• Sciopticon
Un film tourné avec un Sciopticon. La lanterne magique du 19e siècle est équipée de filtres de couleur et d’un mécanisme de fondu enchaîné. Filmer, c’est capter la lumière. Images, contours, formes. Tout est lumière, seule la lumière vit.
• Wall of Sound Flowers
Le protagoniste de ce court métrage ne se préoccupe pas du monde extérieur. Elle reste enfermée chez elle et se prélasse dans sa routine quotidienne. Elle arrose les plantes, se fait un sandwich, se verse une tasse de thé, et à nouveau arrose les plantes, se refait un sandwich... L’amaryllis est magnifique cette année, mais elle pâlit devant le paysage qui se déroule en arrière-plan : le papier peint se décolle et se pare de couleurs vives. D’étranges motifs se bousculent dans leur appétit d’attention et leur soif de gloire. Ils titillent cette femme d’intérieur diligente, virevoltent autour d’elle comme des feux-follets pour l’inciter au désordre...
Ce film a été réalisé à l’aide de multiples techniques d’éclairage, d’animation et de "travelling matte printing". La musique est écrite et interprétée par Kamiel Tolenaars.
• Oscillation in Sight #1
Oscillation in Sight est une série d’expériences cinématographiques qui résistent à l’idée de représenter et de reconstruire l’apparence du mouvement dans le monde réel. En fabriquant sa propre caméra 16 mm, le cinéaste peut capturer des images sans restrictions telles que le format de l’image, le cadre, la vitesse et l’obturateur. Dans Oscillation in Sight #1, nous regardons un morceau de plastique transparent déformé au moyen d’un micro-moteur rotatif, oscillant entre des visions familières et déformées.
• Fioritura
Filmé en 16 mm, Fioritura est un répit intérieur dans le quotidien. Les protagonistes naviguent entre émotions bouillonnantes et contradictions internes ; ils utilisent le dégoût et le toucher pour passer du superficiel au profond. Les tripes et la ville réclament leur attention. Tandis que les mains balayées rêvent de manucure, les messages attachés aux sachets de tisane deviennent des prophéties instantanées.
Fioritura a été filmé en 16 mm et développé en DIY au Filmwerkplaats, WORM Rotterdam.
• Seed
La création d’une image cinématographique découle du processus d’exposition - un passage, un moment de rencontre avec la lumière. Je produit une image latente formée sur le film à l’aide d’un révélateur "écologique" fait maison. En observant la "nature de la nature", je veux me connecter à la nature en écoutant et en enregistrant les sons au lever et au coucher du soleil. À la nouvelle lune et à la pleine lune, je crée une émulsion sensible à la lumière et l’applique sur des bandes de film 16 mm, transformant la nature sauvage, sans pollution lumineuse, en une chambre noire en plein air.
Chaque étape du processus devient un élément de réflexion et de possibilité créative.
• Konrad & Kurfurst
L’émulsion handmade est la métaphore fragile de l’"héroïsme" de Konrad et de son cheval Kurfurst aux Jeux olympiques de Berlin, en 1936. En tombant de cheval, il est devenu un héros national, avant de se transformé, rattrapé par l’histoire, en un anti-héros. Réalisé à partir des expérimentations techniques des premières publications cinématographiques et photographiques.
• 69sec project
7 films réalisés par des membres de Filmwerkplaats ; chaque film dure 69 secondes, ce qui correspond à une couche de film 16 mm enroulé dans les 15 m de la spirale de la cuve de développement LOMO. La durée de 69 secondes était la seule limite, car chaque film a été créé à partir de perspectives, d’expérimentations et de concepts différents.
• Deletion
Dans un nuage immersif de perles de couleur, les contours d’un espace en négatif peuvent être discernés, par suggestion, on soupçonne une image ou un objet absent. L’interprétation dépend de l’imagination du spectateur, instinctivement colorée par l’ambiance "dark" de la bande son de Ji Youn Kang. Réalisé sur film 16 mm avec une émulsion maison, Deletion s’inspire du procédé de coloration autochrome, vieux de plus de 100 ans.