• jeu 13.09.2007
  • 20:00

    Kelly Reichardt, 2006, US, video, vo st fr, 76'
    "Old Joy", couronné d’un Tiger Award au festival de Rotterdam, a été décrit comme l’un des films les plus intéressants et étonnants à sortir d’Indiewood depuis des années. Cela montre que des surprises peuvent encore arriver alors qu’une bonne partie de la production "indépendante" s’enlise dans les automatismes liés au succès mainstream. Preuve de l’un comme de l’autre : le festival de Sundance, kermesse du film indépendant, a dû placer le film dans sa section "expérimentale". Pourtant "Old Joy" est un film si simple et en apparence si classique qu’on ne s’attendrait pas à le voir bouleverser les catégories de genres. La simplicité est d’ailleurs pour beaucoup dans sa réussite. C’est la subtilité du rythme, des ambiances (le cadre naturel et la musique de Yo La Tengo) et du jeu d’acteurs qui le rendent si touchant. Le film est un road movie minimaliste et mélancolique. Deux amis qui s’étaient un peu perdu de vue partent camper en forêt et se retrouvent, avec un peu de mal. L’un pour l’autre, ils représentent le parcours de vie qu’ils n’ont pas choisi. Mark (Daniel London) est marié, va devenir papa et s’est un peu résigné à une vie tranquille alors (...)
    + American Nutria
    Matt McCormick, 2003, US, video, vo, 10'
  • 22:00

    A la base, une idée simple : en échange d’un repas, l’ami réalisateur que Mike Plante invite à dîner doit réaliser pour lui un court film avec un budget équivalent à l’addition, pourboire non inclus. En mangeant, le "commanditaire" et l’"artiste" griffonnent quelques consignes sur une serviette : des idées sur la forme que le film doit avoir, des références qui doivent s’y trouver, un délai pour la réalisation, une contrainte technique... Au fil des repas et des années, Mike Plante, programmateur à CineVegas et Sundance, rédacteur pour différents journaux, dont son webzine CineMad, s’est constitué une impressionnante collection. Pour l’instant il en est à $622,71 de films, soit plus de 30, certains en cours de production, qui portent comme titres "$26,69", "$41,32" ou même "$131,00" ! Au-delà du concept et du côté "communauté" qu’il révèle, quand on sait qui sont les amis réalisateurs de Mike, on peut s’attendre à une compilation pour le moins intéressante. Les noms ne vous seront peut-être pas tous familiers, mais pour qui s’intéresse à ce qui se trame dans l’underground américain, ce sont des références : Sam Green, Ben Russell, Roger Beebe, Bill (...)
  • ven 14.09.2007
  • 20:00

    Les compagnons Bill Daniel et Vanessa Renwick sont des voyageurs. Leurs films sont des récits de leurs périples et des portraits de gens ou d’endroits rencontrés en cours de route. Ils ont sillonnés les USA ensemble à bord du "Sailvan" de Bill, utilisant parfois les voiles comme écran de projection dans des lieux improvisés ! Ils n’ont pas encore traversé l’Atlantique en camionnette, mais voici déjà quelques une de leurs aventures. Les courts métrages de Vanessa sont des récits personnels, des journaux intimes et des souvenirs filmés. Vous apprendrez comment elle s’en est sortie pour ne pas porter de chaussures pendant deux ans et demi, que les corbeaux lui révèlent des secrets dans les moments tristes et difficiles et qu’elle aime infiniment le Pacific Northwest. Vous partagerez son regard nostalgique sur le port de Vancouver, ancien espace de liberté aujourd’hui sous haute surveillance, et serez émus par les regards d’enfants d’un autre temps découvrant la caméra. Pour les plaisirs des moins anglophones d’entre-vous, le film sera sous-titré... en anglais. Ça aide déjà beaucoup, et puis ça vaut vraiment la peine rien que pour les images !
    + Crowdog
    Vanessa Renwick, 1984-1998, US, video, vo, 7'
    + Portrait #1 : Cascadia Terminal
    Vanessa Renwick, 2005, US, video, sans dial, 6'
    + 9 is a Secret
    Vanessa Renwick, 2002, US, video, vo, 5'
    + Britton, South Dakota
    Vanessa Renwick (& Ivan Besse), 1938-2003, US, video, sans dial, 9'
    + Who is Bozo Texino ?
    Bill Daniel, 2005, US, video, vo st ang, 56'
  • 22:00

    Walter Hill, 1981, US, 35mm, vo, 106'
    Des militaires partent faire des manoeuvres dans le bayou. Première bonne idée. Et puis pour rire (humour de garnison), ils tirent à blanc sur une bande de rednecks bûcherons, trappeurs, pêcheurs, à l’humour plutôt limité. Ça dérape ensuite méchamment, et nos militaires vont pouvoir bien s’entraîner : l’ennemi ne fait pas de quartier. A l’époque de sa sortie, on a rapidement taxé le film, comme quelques autres, de pâle copie de "Delivrance". C’était prêter bien peu d’attention au savoir-faire de Walter Hill, qui fait ici plus que copier Boorman. Le propos du film diffère de son prétendu modèle. Il utilise son décor à bon escient, conserve son rythme propre, la traque invisble devient vite source d’angoisse. Rarement montré au cinéma de par sa réputation injustifiée, il est intéressant de le revoir à la lumière du parcours cinématographique de Walter Hill.
  • 24:00

    Herschell Gordon Lewis, 1964, US, 35mm, vo, 87'
    Après son étonnant "Blood Feast", que l’on considère comme le premier film gore de l’histoire, H.G. Lewis revient avec "2,000 Maniacs !". Parodie plus ou moins avouée du Brigadoon de Minnelli, il use du mythe du village où l’on arrive, que l’on quitte avec difficulté et qu’on ne peut retrouver. Mais les habitants de ce petit village sont moins charmants que Cyd Charisse. Ils veulent faire payer à des yankees la perte de leur village de sudistes pendant la guerre civile. Ils inventent de petits jeux mortels exquis, jouent du bluegrass, sans oublier de rigoler un bon coup. Le tout dans une ambiance mi-inquiétante, mi-cartoonesque. Le film fit grand bruit à l’époque et divise toujours les spectateurs. Il reste que "2,000 Maniacs !" est un pur moment jubilatoire, qui a inspiré de nombreux films et vaut bien mieux que son pâle remake de l’année dernière.
  • sam 15.09.2007
  • 20:00

    Whispering Pines (1) : Comme chaque dimanche après-midi, vous combattez l’ennui en perfectionnant votre déco d’intérieur psyché-bab. Mais cette fois - la dose de Crystal devait être trop forte - les choses tournent mal. Vous n’auriez jamais dû accepter l’invitation de cette plante. Il vous faut de l’air frais. Dehors, les choses ne tournent pas rond (2). Vous vous retrouvez dans la rue, dans Market Street (3), les motifs de votre quotidien urbain commencent à s’animer et à dessiner des formes géométriques frénétiques qui se ressemblent et s’assemblent, s’enchaînent et se déchaînent. Ca se calme. Et ça reprend. Vous étiez mieux à l’intérieur. Vous luttez, le temps de rentrer et de vous installer devant la TV. L’épisode de "La fête à la maison" / "Full House" (4) sur lequel vous tombez explose votre poste et vous plonge, aux côtés de la famille Tanner, dans un état second psychédélique. Vous êtes assailli par vos instincts primaires. Vous tentez de vous maîtriser, mais ça ne sert plus à rien, des visions religieuses et des rythmes primitifs vous submergent, envoyés à une cadence hallucinante par Richard Bishop des défuntes Sun City Girls. God Damn (...)
    + Whispering Pines #8
    Shana Moulton, 2006, US, video, sans dial, 8'
    + Square mm of Opportunity : Geese
    Luke Lamborn, 2006, US, video, sans dial, 1'
    + Market Street
    Tomonari Nishikawa, 2005, US, 16mm, sans dial, 5'
    + Light Is Waiting
    Michael Robinson, 2007, US, video, sans dial, 11'
    + God Damn Religion
    Richard Bishop, 2006, US, video, sans dial, 30'
    + Optic Force Trilogy
    E-Rock, 2006, US, video, sans dial, 35'
    + Dancing Rainbows
    George Andrus, 2003, US, video, sans dial, 3'
  • 22:00

    Kelly Reichardt, 2006, US, video, vo st fr, 76'
    "Old Joy", couronné d’un Tiger Award au festival de Rotterdam, a été décrit comme l’un des films les plus intéressants et étonnants à sortir d’Indiewood depuis des années. Cela montre que des surprises peuvent encore arriver alors qu’une bonne partie de la production "indépendante" s’enlise dans les automatismes liés au succès mainstream. Preuve de l’un comme de l’autre : le festival de Sundance, kermesse du film indépendant, a dû placer le film dans sa section "expérimentale". Pourtant "Old Joy" est un film si simple et en apparence si classique qu’on ne s’attendrait pas à le voir bouleverser les catégories de genres. La simplicité est d’ailleurs pour beaucoup dans sa réussite. C’est la subtilité du rythme, des ambiances (le cadre naturel et la musique de Yo La Tengo) et du jeu d’acteurs qui le rendent si touchant. Le film est un road movie minimaliste et mélancolique. Deux amis qui s’étaient un peu perdu de vue partent camper en forêt et se retrouvent, avec un peu de mal. L’un pour l’autre, ils représentent le parcours de vie qu’ils n’ont pas choisi. Mark (Daniel London) est marié, va devenir papa et s’est un peu résigné à une vie tranquille alors (...)
    + American Nutria
    Matt McCormick, 2003, US, video, vo, 10'
  • dim 16.09.2007
  • 20:00

    Todd Haynes, 1995, US, 35mm, vo st nl, 119'
    Carol White est une femme au foyer vivant dans une banlieue aisée de Californie. Sa petite vie, d’une banalité idyllique, faite de séances d’aérobic, de décoration d’intérieur et de relations sexuelles convenues, semble lui suffire. Jusqu’au jour où une étrange maladie la frappe : elle est subitement devenue allergique aux produits chimiques les plus innnocents, de la poudre à lessiver aux produits de beauté. Son univers s’écroule, son entourage devient un ennemi, et sa vie quotidienne, une terreur. Obsédée par cette maladie, elle fuit la ville pour une communauté alternative au Nouveau-Mexique, où les thérapies "new age" vont l’éloigner de plus en plus de la réalité. Todd Haynes, réalisateur de "Far From Heaven" et "Velvet Goldmine" (et producteur d’"Old Joy"), traite dans "Safe" de l’obsession pour l’écologie, la propreté et le contrôle, comme expression de l’incapacité actuelle de considérer que l’impureté, le chaos et le danger font partie intégrante de la vie. Carol White devient littéralement malade du XXe siècle, tellement surchargée par le monde moderne qu’elle s’écroule physiquement. La mise en scène hyperréaliste et la performance (...)
  • 22:00

    James Marsh, 1999, US-GB, 35mm, vo, 76'
    Ce film est basé sur le livre du même nom dans lequel l’historien Michael Lesy met en parallèle une série de photos du Midwest des années 1890 et des coupures de presse d’un journal local. Les images montrent ce que les colonisateurs du Far West faisaient déjà devant l’objectif : poser avec un trophée de chasse, veiller un mort, danser complètement saoul... Les textes parlent de décès bizarres et de psychoses qui ne le sont pas moins. Dans le film, James Marsh donne vie aux photographies à l’aide de quelques acteurs locaux qui jouent et recréent quelques uns de ces évènements insolites : suicide, enfant abandonné, incendie criminel, adultère, faillite, épidémies, hystérie collective, sorcellerie... Il en ressort une ambiance tragique et parfois surréaliste. Les scènes de la vie rurale du XIXe, tournées en noir et blanc et magnifiquement filmées, alternent avec des images modernes du même trou perdu de Black River Falls. Ainsi, le film n’est pas seulement une démystification d’un des mythes fondateurs des USA, celui des pionniers, des "founding fathers", mais aussi une analyse du malaise au coeur de la société américaine contemporaine. La violence (...)
    + Roswell
    Bill Brown, 1994, US, 16mm, vo, 19'
  • jeu 20.09.2007
  • 20:00

    Appel est lancé aux auteur(e)s afin qu’elles/ils nous fassent parvenir sur cd/cdr/K7 ou MD un enregistrement s’inscrivant dans la création sonore. Ears Open propose régulièrement des écoutes collectives, dans la pénombre, de créations plongeant l’auditrice/eur dans le réel, l’imaginaire, le poétique, le politique... Les enregistrements auront une durée maximale de 10 minutes et devront nous parvenir pour le 15 septembre au plus tard avec vos coordoonnées au bureau du Nova (c/o Ears Open 65, Rue de l’Ecuyer - 1000 Bruxelles).
  • 22:00

    Whispering Pines (1) : Comme chaque dimanche après-midi, vous combattez l’ennui en perfectionnant votre déco d’intérieur psyché-bab. Mais cette fois - la dose de Crystal devait être trop forte - les choses tournent mal. Vous n’auriez jamais dû accepter l’invitation de cette plante. Il vous faut de l’air frais. Dehors, les choses ne tournent pas rond (2). Vous vous retrouvez dans la rue, dans Market Street (3), les motifs de votre quotidien urbain commencent à s’animer et à dessiner des formes géométriques frénétiques qui se ressemblent et s’assemblent, s’enchaînent et se déchaînent. Ca se calme. Et ça reprend. Vous étiez mieux à l’intérieur. Vous luttez, le temps de rentrer et de vous installer devant la TV. L’épisode de "La fête à la maison" / "Full House" (4) sur lequel vous tombez explose votre poste et vous plonge, aux côtés de la famille Tanner, dans un état second psychédélique. Vous êtes assailli par vos instincts primaires. Vous tentez de vous maîtriser, mais ça ne sert plus à rien, des visions religieuses et des rythmes primitifs vous submergent, envoyés à une cadence hallucinante par Richard Bishop des défuntes Sun City Girls. God Damn (...)
    + Whispering Pines #8
    Shana Moulton, 2006, US, video, sans dial, 8'
    + Square mm of Opportunity : Geese
    Luke Lamborn, 2006, US, video, sans dial, 1'
    + Market Street
    Tomonari Nishikawa, 2005, US, 16mm, sans dial, 5'
    + Light Is Waiting
    Michael Robinson, 2007, US, video, sans dial, 11'
    + God Damn Religion
    Richard Bishop, 2006, US, video, sans dial, 30'
    + Optic Force Trilogy
    E-Rock, 2006, US, video, sans dial, 35'
    + Dancing Rainbows
    George Andrus, 2003, US, video, sans dial, 3'
  • ven 21.09.2007
  • 20:00

    Silvano Castano, 2002, video, vo st fr, 55'
    Une journée dans le Goulag de Tito : Goli Otok, lieu de mémoire. Entre 1949 et 1956, plus de 40.000 personnes ont été envoyées sur l’île de Goli Otok. Minuscule et déserte, cette île de l’Adriatique a servi de camp de déportation aux opposants au régime titiste, notamment aux "Kominformistes", ceux qui avaient choisi le parti de l’Union soviétique. C’est un témoignage poignant des survivants que nous livre ce documentaire.
  • 21:30

    Srdjan Dragojevic, 1998, RS, 35mm, vo st fr, 99'
    Au moment de l’apogée du nationalisme serbe et des guerres en Croatie et en Bosnie, Pinki et Svaba grandissent dans la banlieue belgradoise, témoins de la désintégration progressive de la société yougoslave. Adolescents dans une société qui a perdu tout repère, ils vont irrémédiablement se sentir attirés par le train de vie du gangster du quartier, Ludi Kure, littéralement "Kure le Fou". Ce film culte est l’expression de la décadence, de la criminalité et de l’absurdité qui caractérisent la société yougoslave des années 90. Il situe également les origines de la crise dans le régime de Slobodan Milosevic et révèle les failles de la politique de Fraternité et d’Unité de Tito. Né à Belgrade en 1963, Srdjan Dragojevic est le réalisateur le plus important à émerger dans la scène cinématographique yougoslave des années 1990. Auteur à la fois de la comédie serbe culte de la décennie ("Mi nismo andjeli"), du film de guerre par excellence ("Lepa sela lepo gore") et de l’un des films urbains les plus marquants de l’époque ("Rane"), Srdjan Dragojevic est aujourd’hui l’une des figures de proue de la nouvelle cinématographie serbe en pleine (re)construction.
  • 22:00

    Srdjan Dragojevic, 1998, RS, 35mm, vo st fr, 99'
    Au moment de l’apogée du nationalisme serbe et des guerres en Croatie et en Bosnie, Pinki et Svaba grandissent dans la banlieue belgradoise, témoins de la désintégration progressive de la société yougoslave. Adolescents dans une société qui a perdu tout repère, ils vont irrémédiablement se sentir attirés par le train de vie du gangster du quartier, Ludi Kure, littéralement "Kure le Fou". Ce film culte est l’expression de la décadence, de la criminalité et de l’absurdité qui caractérisent la société yougoslave des années 90. Il situe également les origines de la crise dans le régime de Slobodan Milosevic et révèle les failles de la politique de Fraternité et d’Unité de Tito. Né à Belgrade en 1963, Srdjan Dragojevic est le réalisateur le plus important à émerger dans la scène cinématographique yougoslave des années 1990. Auteur à la fois de la comédie serbe culte de la décennie ("Mi nismo andjeli"), du film de guerre par excellence ("Lepa sela lepo gore") et de l’un des films urbains les plus marquants de l’époque ("Rane"), Srdjan Dragojevic est aujourd’hui l’une des figures de proue de la nouvelle cinématographie serbe en pleine (re)construction.
  • sam 22.09.2007
  • 20:00

    Les compagnons Bill Daniel et Vanessa Renwick sont des voyageurs. Leurs films sont des récits de leurs périples et des portraits de gens ou d’endroits rencontrés en cours de route. Ils ont sillonnés les USA ensemble à bord du "Sailvan" de Bill, utilisant parfois les voiles comme écran de projection dans des lieux improvisés ! Ils n’ont pas encore traversé l’Atlantique en camionnette, mais voici déjà quelques une de leurs aventures. Les courts métrages de Vanessa sont des récits personnels, des journaux intimes et des souvenirs filmés. Vous apprendrez comment elle s’en est sortie pour ne pas porter de chaussures pendant deux ans et demi, que les corbeaux lui révèlent des secrets dans les moments tristes et difficiles et qu’elle aime infiniment le Pacific Northwest. Vous partagerez son regard nostalgique sur le port de Vancouver, ancien espace de liberté aujourd’hui sous haute surveillance, et serez émus par les regards d’enfants d’un autre temps découvrant la caméra. Pour les plaisirs des moins anglophones d’entre-vous, le film sera sous-titré... en anglais. Ça aide déjà beaucoup, et puis ça vaut vraiment la peine rien que pour les images !
    + Crowdog
    Vanessa Renwick, 1984-1998, US, video, vo, 7'
    + Portrait #1 : Cascadia Terminal
    Vanessa Renwick, 2005, US, video, sans dial, 6'
    + 9 is a Secret
    Vanessa Renwick, 2002, US, video, vo, 5'
    + Britton, South Dakota
    Vanessa Renwick (& Ivan Besse), 1938-2003, US, video, sans dial, 9'
    + Who is Bozo Texino ?
    Bill Daniel, 2005, US, video, vo st ang, 56'
  • 22:00

    Todd Haynes, 1995, US, 35mm, vo st nl, 119'
    Carol White est une femme au foyer vivant dans une banlieue aisée de Californie. Sa petite vie, d’une banalité idyllique, faite de séances d’aérobic, de décoration d’intérieur et de relations sexuelles convenues, semble lui suffire. Jusqu’au jour où une étrange maladie la frappe : elle est subitement devenue allergique aux produits chimiques les plus innnocents, de la poudre à lessiver aux produits de beauté. Son univers s’écroule, son entourage devient un ennemi, et sa vie quotidienne, une terreur. Obsédée par cette maladie, elle fuit la ville pour une communauté alternative au Nouveau-Mexique, où les thérapies "new age" vont l’éloigner de plus en plus de la réalité. Todd Haynes, réalisateur de "Far From Heaven" et "Velvet Goldmine" (et producteur d’"Old Joy"), traite dans "Safe" de l’obsession pour l’écologie, la propreté et le contrôle, comme expression de l’incapacité actuelle de considérer que l’impureté, le chaos et le danger font partie intégrante de la vie. Carol White devient littéralement malade du XXe siècle, tellement surchargée par le monde moderne qu’elle s’écroule physiquement. La mise en scène hyperréaliste et la performance (...)
  • dim 23.09.2007
  • 18:00

    A la base, une idée simple : en échange d’un repas, l’ami réalisateur que Mike Plante invite à dîner doit réaliser pour lui un court film avec un budget équivalent à l’addition, pourboire non inclus. En mangeant, le "commanditaire" et l’"artiste" griffonnent quelques consignes sur une serviette : des idées sur la forme que le film doit avoir, des références qui doivent s’y trouver, un délai pour la réalisation, une contrainte technique... Au fil des repas et des années, Mike Plante, programmateur à CineVegas et Sundance, rédacteur pour différents journaux, dont son webzine CineMad, s’est constitué une impressionnante collection. Pour l’instant il en est à $622,71 de films, soit plus de 30, certains en cours de production, qui portent comme titres "$26,69", "$41,32" ou même "$131,00" ! Au-delà du concept et du côté "communauté" qu’il révèle, quand on sait qui sont les amis réalisateurs de Mike, on peut s’attendre à une compilation pour le moins intéressante. Les noms ne vous seront peut-être pas tous familiers, mais pour qui s’intéresse à ce qui se trame dans l’underground américain, ce sont des références : Sam Green, Ben Russell, Roger Beebe, Bill (...)
  • 20:00

    James Marsh, 1999, US-GB, 35mm, vo, 76'
    Ce film est basé sur le livre du même nom dans lequel l’historien Michael Lesy met en parallèle une série de photos du Midwest des années 1890 et des coupures de presse d’un journal local. Les images montrent ce que les colonisateurs du Far West faisaient déjà devant l’objectif : poser avec un trophée de chasse, veiller un mort, danser complètement saoul... Les textes parlent de décès bizarres et de psychoses qui ne le sont pas moins. Dans le film, James Marsh donne vie aux photographies à l’aide de quelques acteurs locaux qui jouent et recréent quelques uns de ces évènements insolites : suicide, enfant abandonné, incendie criminel, adultère, faillite, épidémies, hystérie collective, sorcellerie... Il en ressort une ambiance tragique et parfois surréaliste. Les scènes de la vie rurale du XIXe, tournées en noir et blanc et magnifiquement filmées, alternent avec des images modernes du même trou perdu de Black River Falls. Ainsi, le film n’est pas seulement une démystification d’un des mythes fondateurs des USA, celui des pionniers, des "founding fathers", mais aussi une analyse du malaise au coeur de la société américaine contemporaine. La violence (...)
    + Roswell
    Bill Brown, 1994, US, 16mm, vo, 19'
  • 22:00

    Kelly Reichardt, 2006, US, video, vo st fr, 76'
    "Old Joy", couronné d’un Tiger Award au festival de Rotterdam, a été décrit comme l’un des films les plus intéressants et étonnants à sortir d’Indiewood depuis des années. Cela montre que des surprises peuvent encore arriver alors qu’une bonne partie de la production "indépendante" s’enlise dans les automatismes liés au succès mainstream. Preuve de l’un comme de l’autre : le festival de Sundance, kermesse du film indépendant, a dû placer le film dans sa section "expérimentale". Pourtant "Old Joy" est un film si simple et en apparence si classique qu’on ne s’attendrait pas à le voir bouleverser les catégories de genres. La simplicité est d’ailleurs pour beaucoup dans sa réussite. C’est la subtilité du rythme, des ambiances (le cadre naturel et la musique de Yo La Tengo) et du jeu d’acteurs qui le rendent si touchant. Le film est un road movie minimaliste et mélancolique. Deux amis qui s’étaient un peu perdu de vue partent camper en forêt et se retrouvent, avec un peu de mal. L’un pour l’autre, ils représentent le parcours de vie qu’ils n’ont pas choisi. Mark (Daniel London) est marié, va devenir papa et s’est un peu résigné à une vie tranquille alors (...)
    + American Nutria
    Matt McCormick, 2003, US, video, vo, 10'
  • jeu 27.09.2007
  • 20:00

    Les films présentés ici sont tous issus d’un recyclage d’images et de sons, trouvés, récupérés, volés, décomposés et recomposés pour des résultats très différents. Les poubelles de la culture inspirent, la quantité de matière existante qui pleure pour être détournée est énorme. En espérant que cela vous donne des idées !
    + Gimme The Mermaid
    Negativland & Tim Maloney, 2000, US, video, vo, 5'
    + Slow Death of a Large Animal
    Mark Hejnar & TM Caldwell, 2000, US, video, sans dial, 6'
    + The Coldest War - part 1
    James T. Hong, 2006, US, video, zh st ang, 7'
    + Rollerboogie III
    Damon Packard, 2005, US, video, vo, 16'
    + Togetherness
    Oliver Smith, 2004, US, video, sans dial, 3'
    + Manuelle Labor
    Marie Losier (& Guy Maddin), 2007, US, video, vo, 10'
    + Animal Charm
    Animal Charm, 200x, US, video, vo, 10'
    + Not Too Much Remember
    Tony Gault, 2003, US, 16mm, vo, 11'
    + Super Mario Movie
    Cory Arcangel & Paper Rad, 2005, US, Nintendo Entertainment System, sans dial, 15'
  • 22:00

    James Marsh, 1999, US-GB, 35mm, vo, 76'
    Ce film est basé sur le livre du même nom dans lequel l’historien Michael Lesy met en parallèle une série de photos du Midwest des années 1890 et des coupures de presse d’un journal local. Les images montrent ce que les colonisateurs du Far West faisaient déjà devant l’objectif : poser avec un trophée de chasse, veiller un mort, danser complètement saoul... Les textes parlent de décès bizarres et de psychoses qui ne le sont pas moins. Dans le film, James Marsh donne vie aux photographies à l’aide de quelques acteurs locaux qui jouent et recréent quelques uns de ces évènements insolites : suicide, enfant abandonné, incendie criminel, adultère, faillite, épidémies, hystérie collective, sorcellerie... Il en ressort une ambiance tragique et parfois surréaliste. Les scènes de la vie rurale du XIXe, tournées en noir et blanc et magnifiquement filmées, alternent avec des images modernes du même trou perdu de Black River Falls. Ainsi, le film n’est pas seulement une démystification d’un des mythes fondateurs des USA, celui des pionniers, des "founding fathers", mais aussi une analyse du malaise au coeur de la société américaine contemporaine. La violence (...)
    + Roswell
    Bill Brown, 1994, US, 16mm, vo, 19'
  • ven 28.09.2007
  • 12:00

    Initié par Craig Baldwin, Other Cinema existe depuis la fin des années 1970. Les premiers évènements étaient des rassemblements festifs célébrant "l’autre cinéma", les marges, l’avant-garde, l’expérimental et le radical, une culture pour laquelle il n’y avait pas beaucoup d’espace. Aujourd’hui, ce sont des séances hebdomadaires dans le cinéma ATA à San Francisco, des rassemblements autour de projections et de rencontres, devenues immanquables dans le paysage underground américain. Progressivement, l’envie de faire circuler l’information et de toucher un public plus large se fait sentir et conduit l’équipe à proposer les programmes à d’autres salles du réseau. Ils commencent donc à concevoir des shows qui peuvent s’exporter, idée qui donnera aussi naissance plus tard à la branche digitale d’Other Cinema, le label DVD co-fondé par Craig Baldwin et Noel Lawrence. Le catalogue compte une vingtaine de titres, dont des films de Mike Kuchar, Sam Green, Negativland, Bill Morrison, ... et quelques compilations thématiques regroupant courts métrages, bandes annonces et films d’archives, autour du sexe, de l’horreur ou encore des 70s ! Internet permettra aussi (...)
  • 20:00

    Première compilation proposée par Other Cinema, dans un registre qu’on connaît bien dans cette salle obscure de San Francisco... et qu’on apprécie beaucoup au Nova aussi. Jouant sur l’imagerie cinématographique de la terreur, cette dizaine de films déterrés spécialement pour vous, explorent les coins sombres du cinéma et expérimentent avec la beauté monstrueuse de l’effroi et la poésie de l’horreur pour satisfaire vos envie perverses et votre curiosité malsaine. Des esprits seront avec nous, ceux des films muets, de Karloff et Lugosi, des giallos, des grindhouse, des films d’exploitation et de tous les films en décomposition qui n’ont pas dit leur dernier mot. Ces morceaux du passé, démembrés, seront recousus et réanimés sous des formes contemporaines grâce à la maîtrise de techniques magiques de montage et de mise en scène. Les différents films jouent sur tous les tableaux et toutes les émotions. Un parcours à travers des ambiances classiques du muet, des cris psychédéliques et hypnotiques, des murmures poético-cauchemardesques et des grincements gore. Sans oublier une bonne dose d’amour éternel et de passion, sans quoi tous ces films et cet esprit (...)
    + Psych-Burn
    J.X. Williams, 1969, US, 16mm, vo, 3'
    + The Fear
    Angel Nieves, 2001, US, 16mm, vo, 16'
    + Opus 5
    Lloyd M. Williams, 1961, US, 16mm, vo, 5'
    + Bela Lugosi Interview
    6'
    + The Early 70s Horror Trailer
    Damon Packard, 1999, US, super8, vo, 9'
    + Halloween Make-Up
    1'
    + Amor Peligrosa
    Michelle Silva, 2002, US, video, vo, 2'
    + Between Two Deaths
    Wago Kreider, 2006, US, video, vo, 6'
    + The Mesmerist
    Bill Morrison, 2003, US, 35mm, vo, 15'
    + Hold My Scissors
    Usama Alshaibi, 2004, US, video, vo, 4'
    + She Sank on Shallow Bank
    Clifton Childree, 2006, US, 16mm, vo, 12'
  • 22:00

    Damon Packard, 2002, US, video, vo, 115'
    Hollywood, l’opulence dans le sens le plus gras du terme. Un monde cruel et dégénéré, avec son lot de freaks ordinaires. S’il faisait nuit, on serait peut-être dans un film de David Lynch, mais là, il fait jour, la folie et la violence sont encore plus visibles. Bobby, l’alter ego boulimique et paranoïaque de Damon Packard essaye de s’en sortir en vendant des montres dans la rue. Il est rejeté, méprisé et se fait agresser par tout ce qui bouge. Ses abus de sucre le font délirer, des visions de sa défunte soeur le hantent et le replongent dans le monde de rêve des Universal Studios - dont Packard est désormais banni à vie - à l’époque où Spielberg, son idole/cible préférée, tournait ses premiers films. D’ailleurs, Packard c’est un peu le Spielberg d’une dimension parallèle, un cinéphile obsessionnel qui maîtrise la réalisation (dans un style toutefois un peu plus bricolé) et qui n’hésite pas à abuser de tous les effets spéciaux sonores et visuels disponibles dans Final Cut. "Reflections of Evil" est un film ultra-personnel en passe de virer au culte grâce à l’assiduité de Packard : Dilapidant tout un héritage, il fit presser plus de 25.000 copies du (...)
  • sam 29.09.2007
  • 12:00

    Initié par Craig Baldwin, Other Cinema existe depuis la fin des années 1970. Les premiers évènements étaient des rassemblements festifs célébrant "l’autre cinéma", les marges, l’avant-garde, l’expérimental et le radical, une culture pour laquelle il n’y avait pas beaucoup d’espace. Aujourd’hui, ce sont des séances hebdomadaires dans le cinéma ATA à San Francisco, des rassemblements autour de projections et de rencontres, devenues immanquables dans le paysage underground américain. Progressivement, l’envie de faire circuler l’information et de toucher un public plus large se fait sentir et conduit l’équipe à proposer les programmes à d’autres salles du réseau. Ils commencent donc à concevoir des shows qui peuvent s’exporter, idée qui donnera aussi naissance plus tard à la branche digitale d’Other Cinema, le label DVD co-fondé par Craig Baldwin et Noel Lawrence. Le catalogue compte une vingtaine de titres, dont des films de Mike Kuchar, Sam Green, Negativland, Bill Morrison, ... et quelques compilations thématiques regroupant courts métrages, bandes annonces et films d’archives, autour du sexe, de l’horreur ou encore des 70s ! Internet permettra aussi (...)
  • 20:00

    "J.X.Williams ? Jamais entendu parler", dites-vous. Et c’est bien normal, J.X. Williams est sans doute le secret le mieux gardé du cinéma américain. Mais c’est uniquement parce qu’il l’a voulu ainsi. Séance de rattrapage. Noel Lawrence, en plus de s’occuper d’Other Cinema, collectionne les films underground en tous genres. Il a été amené par hasard à devenir le spécialiste et confident de ce cinéaste maudit des années 1960. Il travaille aujourd’hui pour la J.X. Williams Archive à San Franciso et collabore à l’écriture de sa biographie. Il nous présente ce soir une séance spéciale au cours de laquelle il nous montrera l’ensemble des films "survivants" de J.X. Williams et nous expliquera en quoi son oeuvre pourrait bien être un chaînon manquant dans l’Histoire officielle de l’Amérique du milieu du XXe siècle. http://www.jxarchive.org Petit retour sur sa découverte. Voyant un jour sur ebay un film de 3 minutes d’un dénommé J.X. Williams, "Psych-Burn", partir pour plusieurs milliers de dollars, Noel décida de s’informer sur ce cinéaste mystérieux. Une décision dont il ne pouvait imaginer les conséquences... Obsédé par les passions que ce J.X. (...)
    + Psych-Burn
    J.X. Williams, 1968, US, 16mm, sans dial, 3'
    + Satan Claus
    J.X. Williams, 1975, US, 16mm, vo, 3'
    + The Virgin Sacrifice
    J.X. Williams, 1969, US, 16mm, vo, 9'
    + Peep Show
    J.X. Williams, 1965, US-DK, 16mm > video, vo st fr, 46'
  • 22:00

    Frissons et fantasmes en tous genres dans cette compilation composée par Noel Lawrence, pour le plaisir de notre organe sexuel le plus développé, ... le cerveau. Xperimental Eros met le cinéma à nu, le spectacle du sexe dans son plus simple appareil ou parfois dans ses variétés exotiques les plus complexes. Une dizaine de films explorant les plaisirs sacrés et profanes, documentant les passions les plus étonnantes, expérimentant avec nos sens et laissant les tabous au vestiaire. De l’élection de Miss Nude Universe et Mister Nude Trucker dans un camping nudiste, aux collages colorés de Lewis Klahr, en passant par le porno blanchi de Naomi Uman, les temoignages d’une "sex junkie" et un film porno écrit par un gamin de 13 ans, ne dites pas que ça ne vous intéresse pas...
    + King of Porn
    Jeff Krulik, 1996, US, video, vo, 7'
    + Blue Movie
    Mark Street, 1994, US, 16mm, sans dial, 5'
    + Sneakin’ and Peekin’
    Tom Palazzolo, 1976, US, 16mm, vo, 15'
    + Removed
    Naomi Uman, 1999, US, 16mm, sans dial, 6'
    + The influence of ocular light perception on metabolism in man and in animal
    Thomas Draschan & Stella Friedrichs, 2005, US, 16mm, vo, 6'
    + Downs are Feminine
    Lewis Klahr, 1993, US, 16mm, vo, 9'
    + The Colour of Love
    Peggy Ahwesh, 1994, US, 16mm, sans dial, 9'
    + Sexjunkie
    Julia Ostertag, 2003, DE, video, vo st ang, 10'
    + Pacifier
    Oscar Perez, 1999, US, 16mm, vo, 10'
  • dim 30.09.2007
  • 15:00

    Bretislav Pojar & Miroslav Stepànek, 1965-1973, CZ, 35mm, vt fr , 45'
    Vous avez deux ans, bientôt trois, donnez un peu d’argent à vos parents qu’ils vous accompagnent voir "Monsieur et Monsieur", trois charmants petits films d’animation inédits en Belgique, tirés de la série créée par Bretislav Pojar. Moins connu que ses compatriotes Jiri Trnka ou Jan Svankmajer, Pojar est un des maîtres de la très féconde école d’animation tchèque. Il travaille avec des marionnettes, mais aussi avec des dessins, des découpages qu’il réalise lui-même en studio, ou encore en associant plusieurs techniques, comme les marionnettes et les épingles. Dans les années soixante, il se consacre à une série de petits films de marionnettes mettant en scène deux oursons — l’un plutôt malin, l’autre un peu naïf — diffusée à la télévision tchèque entre 1965 et 1973. Les marionnettes des personnages sont créées en semi-relief, plats d’un côté, en volume de l’autre. D’aucuns considèrent ses oursons comme les ancêtres des Barbapapas, de par leur commune aptitude à se transformer à volonté. Vos parents se souviendront sans doute de ces temps immémoriaux, c’était l’époque du "Printemps de Prague", on passait son temps à transformer la réalité, on se (...)
  • 18:00

    Kelly Reichardt, 2006, US, video, vo st fr, 76'
    "Old Joy", couronné d’un Tiger Award au festival de Rotterdam, a été décrit comme l’un des films les plus intéressants et étonnants à sortir d’Indiewood depuis des années. Cela montre que des surprises peuvent encore arriver alors qu’une bonne partie de la production "indépendante" s’enlise dans les automatismes liés au succès mainstream. Preuve de l’un comme de l’autre : le festival de Sundance, kermesse du film indépendant, a dû placer le film dans sa section "expérimentale". Pourtant "Old Joy" est un film si simple et en apparence si classique qu’on ne s’attendrait pas à le voir bouleverser les catégories de genres. La simplicité est d’ailleurs pour beaucoup dans sa réussite. C’est la subtilité du rythme, des ambiances (le cadre naturel et la musique de Yo La Tengo) et du jeu d’acteurs qui le rendent si touchant. Le film est un road movie minimaliste et mélancolique. Deux amis qui s’étaient un peu perdu de vue partent camper en forêt et se retrouvent, avec un peu de mal. L’un pour l’autre, ils représentent le parcours de vie qu’ils n’ont pas choisi. Mark (Daniel London) est marié, va devenir papa et s’est un peu résigné à une vie tranquille alors (...)
    + American Nutria
    Matt McCormick, 2003, US, video, vo, 10'
  • 20:00

    Todd Haynes, 1995, US, 35mm, vo st nl, 119'
    Carol White est une femme au foyer vivant dans une banlieue aisée de Californie. Sa petite vie, d’une banalité idyllique, faite de séances d’aérobic, de décoration d’intérieur et de relations sexuelles convenues, semble lui suffire. Jusqu’au jour où une étrange maladie la frappe : elle est subitement devenue allergique aux produits chimiques les plus innnocents, de la poudre à lessiver aux produits de beauté. Son univers s’écroule, son entourage devient un ennemi, et sa vie quotidienne, une terreur. Obsédée par cette maladie, elle fuit la ville pour une communauté alternative au Nouveau-Mexique, où les thérapies "new age" vont l’éloigner de plus en plus de la réalité. Todd Haynes, réalisateur de "Far From Heaven" et "Velvet Goldmine" (et producteur d’"Old Joy"), traite dans "Safe" de l’obsession pour l’écologie, la propreté et le contrôle, comme expression de l’incapacité actuelle de considérer que l’impureté, le chaos et le danger font partie intégrante de la vie. Carol White devient littéralement malade du XXe siècle, tellement surchargée par le monde moderne qu’elle s’écroule physiquement. La mise en scène hyperréaliste et la performance (...)
  • 22:00

    Lodge Kerrigan, 1993, US, 35mn, vo st fr, 79'
    Le premier long métrage de Lodge Kerrigan est un petit chef-d’oeuvre minimaliste qui nous entraîne dans les affres de la psyché d’un schyzophrène fraîchement sorti de l’asile et à la recherche de sa fille. Comme dans ses films suivants, "Claire Dolan" et "Keane", le réalisateur brosse un portrait sans compromis d’un personnage solitaire, marginal et (mentalement) déviant. Ici aussi, il filme de manière sobre mais pas distante. Au contraire, Kerrigan est sur ses personnages, la caméra plongée dans les visages, et contraint le spectateur à l’empathie. Il utilise de manière brillante le son et l’image pour immerger le spectateur dans une subjectivité mentale terrifiante. Il traduit les manifestations de la schizophrénie, telles les hallucinations auditives, l’hypersensibilité ou les impulsions incontrôlées, dans un langage visuel clair et effrayant, où il utilise effets sonores subjectifs, abstractions visuelles, discontinuité narrative et techniques d’avant-garde expérimentale. Le résultat est décapant. L’alchimie du détail clinique et de la poésie crue place très politiquement Kerrigan dans ces zones grises et industrielles de l’Amérique du salaire (...)
    + Urine Man
    Greta Snider, 2000, US, video, vo, 6'
  • jeu 04.10.2007
  • 20:00

    En espérant que vous aurez profité de l’absence du pleinOPENair pour tourner plein de films de moins de 15 minutes, sur n’importe quel support et sujet, nous vous invitons à nous les envoyer au 65 de la rue de l’Ecuyer, une semaine avant la projection. Encore une fois, la qualité de l’évènement ne dépendra que de vous...
  • ven 05.10.2007
  • 20:00

    + TRIBULATION 99 : Alien Anomalies Under America
    Craig Baldwin, 1991, US, 16mm, vo, 48'
    + ROCKETKITKONGOKIT
    Craig Baldwin, 1986, US, 16mm, vo, 30'
  • 22:00

    Herschell Gordon Lewis, 1964, US, 35mm, vo, 87'
    Après son étonnant "Blood Feast", que l’on considère comme le premier film gore de l’histoire, H.G. Lewis revient avec "2,000 Maniacs !". Parodie plus ou moins avouée du Brigadoon de Minnelli, il use du mythe du village où l’on arrive, que l’on quitte avec difficulté et qu’on ne peut retrouver. Mais les habitants de ce petit village sont moins charmants que Cyd Charisse. Ils veulent faire payer à des yankees la perte de leur village de sudistes pendant la guerre civile. Ils inventent de petits jeux mortels exquis, jouent du bluegrass, sans oublier de rigoler un bon coup. Le tout dans une ambiance mi-inquiétante, mi-cartoonesque. Le film fit grand bruit à l’époque et divise toujours les spectateurs. Il reste que "2,000 Maniacs !" est un pur moment jubilatoire, qui a inspiré de nombreux films et vaut bien mieux que son pâle remake de l’année dernière.
  • 24:00

    Walter Hill, 1981, US, 35mm, vo, 106'
    Des militaires partent faire des manoeuvres dans le bayou. Première bonne idée. Et puis pour rire (humour de garnison), ils tirent à blanc sur une bande de rednecks bûcherons, trappeurs, pêcheurs, à l’humour plutôt limité. Ça dérape ensuite méchamment, et nos militaires vont pouvoir bien s’entraîner : l’ennemi ne fait pas de quartier. A l’époque de sa sortie, on a rapidement taxé le film, comme quelques autres, de pâle copie de "Delivrance". C’était prêter bien peu d’attention au savoir-faire de Walter Hill, qui fait ici plus que copier Boorman. Le propos du film diffère de son prétendu modèle. Il utilise son décor à bon escient, conserve son rythme propre, la traque invisble devient vite source d’angoisse. Rarement montré au cinéma de par sa réputation injustifiée, il est intéressant de le revoir à la lumière du parcours cinématographique de Walter Hill.
  • sam 06.10.2007
  • 20:00

    Jack Stevenson, gentleman-collectionneur, revient au Nova pour deux séances, avec ses trésors sur pellicule. Jack est un passionné de cinéma et en plus d’être un grand connaisseur, il s’évertue à propager la bonne parole à travers articles et livres, mais aussi bien sûr par ses tournées des salles obscures. C’est donc tout naturellement qu’il revient avec deux compilations lors de cette programmation de cinéma underground américain, l’une de ses passions. La première séance est un programme comme il est déjà venu nous en présenter beaucoup, cette fois-ci consacré au surréalisme dans le cinéma pop et underground. Il a conçu son show comme une compilation surréaliste, créant un mélange de films déconcertants et drôles, mélangeant aussi bien obscures archives de films éducatifs et de pubs que fictions et films expérimentaux, le tout en 16mm. Dans cette compilation, on croisera des garçons morts nous racontant leur dernier jour sur terre, des rituels sexuels bizarres, on apprendra comment se marier pendant un tremblement de terre ou encore comment dansent les araignées.
    + The Life and Death of 1943 - A Hollywood Extra
    Robert Florey & Slavko Vorkapich, 1928, US, 16mm, vo, 10'
    + Meet The Thinkin’ Fellers
    Gibbs Chapman, 1992, US, 16mm, vo, 7'
    + Outtake from Unidentified 60s’s sexploitation film
    US, 5'
    + Your Self Image
    Inconnu, 1973, US, 16mm, vo, 10'
    + The Day I Died
    Ronald Flothe, 1974, US, 16mm, vo, 14'
    + How To Chose a wife
    Dan Vakentine (with George Kuchar & Deborah Koons), 1980, US, 16mm, vo, 4'
    + Spiders In Love
    Martha Colburn, 1999, US, 16mm, sans dial, 5'
    + Playboy Voodoo
    Tessa-Hughues Freeland & Ela Troyona, 1991, US, 16mm, vo, 10'
  • 22:00

    1. Dexter Gordon at Club Montmartre (Copenhaguen), 1969, 28’ 2. Black and Tan, 1929, 19’ 3. The Count Basie Show 4. Artie Shaw’s "Class in Swing" 5. Mary Osbourne 6. The Delta Rhythm Boys "Take The A-Train" 7. Jungle Jive 8. Buddy Rich 9. Victor Young & His Big Band 10. Les Paul & Mary Ford at Home Le deuxième programme est une compilation musicale dédiée aux géants du jazz, de Dexter Gordon à Duke Ellington, en passant par Count Basie et Artie Shaw. Des films musicaux de sources diverses, des concerts filmés, des courts métrages de fictions, des mises en scène pour la TV (parfois dans un style publicitaire), et même des cartoons. Pas toujours complètement identifiables, les films amassés par Jack Stevenson offrent une belle plongée dans le monde du jazz, sous toutes ses formes : Black and Tan, filmé en 1929, est la première apparition à l’écran de Duke Ellington, dans une fiction étrange mélangeant histoires mises en scène, personnages réels et une touche de surréalisme, en musique bien sûr, avec le Cotton Club Orchestra ; The Count Basie Show propose une série de performances musicales, du "Choo Choo Swing" de Basie à un numéro (...)
  • dim 07.10.2007
  • 20:00

    L’animation, ou plutôt les mille techniques possibles d’animation, permet de bricoler des mondes en tous genres avec peu de moyen. Les films présentés dans cette compilation offrent un panorama très varié d’utilisation de techniques d’animation dans tous les styles. Quelques clips, quelques histoires et quelques curiosités.
    + Wrong Time Capsule
    Martha Colburn, 2006, US, video, sans dial, 3'
    + Bad Cartridge
    Wyldfile (E-Rock & Paper Rad), music: Beck (Gameboy Remix), 2005, US, video, 3'
    + Vile House (Lightning Bolt)
    Harvey Benschoter, 2006, US, video, vo, 4'
    + Color + Modulation #7
    Rob Tyler (music: In Support of Living), 2005, US, video, sans dial, 6'
    + Wolves & Wolverines
    Zak Margolis, music: Old Time Relijun, 2006, US, video, sans dial, 5'
    + How She Slept at Night
    Lilli Carré, 2006, US, video, vo, 4'
    + Carlin
    Brent Green, 2007, US, video, vo, 8'
    + The Bats
    Jim Trainor, 1998, US, video, vo, 8'
    + The Adventures of Lady Long Arms in the Land of Love
    Xander Marro, 200x, US, 16mm, sans dial, 10'
    + The Dreamless Sleep
    Nancy Andrews, 2004, US, 16mm, vo, 30'
  • 22:00

    Lodge Kerrigan, 1993, US, 35mn, vo st fr, 79'
    Le premier long métrage de Lodge Kerrigan est un petit chef-d’oeuvre minimaliste qui nous entraîne dans les affres de la psyché d’un schyzophrène fraîchement sorti de l’asile et à la recherche de sa fille. Comme dans ses films suivants, "Claire Dolan" et "Keane", le réalisateur brosse un portrait sans compromis d’un personnage solitaire, marginal et (mentalement) déviant. Ici aussi, il filme de manière sobre mais pas distante. Au contraire, Kerrigan est sur ses personnages, la caméra plongée dans les visages, et contraint le spectateur à l’empathie. Il utilise de manière brillante le son et l’image pour immerger le spectateur dans une subjectivité mentale terrifiante. Il traduit les manifestations de la schizophrénie, telles les hallucinations auditives, l’hypersensibilité ou les impulsions incontrôlées, dans un langage visuel clair et effrayant, où il utilise effets sonores subjectifs, abstractions visuelles, discontinuité narrative et techniques d’avant-garde expérimentale. Le résultat est décapant. L’alchimie du détail clinique et de la poésie crue place très politiquement Kerrigan dans ces zones grises et industrielles de l’Amérique du salaire (...)
    + Urine Man
    Greta Snider, 2000, US, video, vo, 6'
  • jeu 11.10.2007
  • 19:00

    En octobre 2000, le Nova avait mis en avant deux documentaires de ce cinéaste danois, également scénariste, producteur et cameraman, dans le cadre d’une programmation basée sur les productions expérimentales danoises, dont Dogme 95 : "The Humiliated" (Ydmygede - 1998), un brillant making off du film-dogme "The Idiots", et "The Exhibited" (De Udstillede - 2000) un portrait virtuose du happening "Psychomobile#1 The World Clock" Deux films qui décrivent de manière originale le processus de création excentrique de l’hypocondriaque danois, Lars von Trier. En collaboration avec le Rits, qui accueille Jesper Jargil pour un "master class", nous profitons de sa venue pour montrer ses deux dernières réalisations à ce jour. Peut-être aussi une opportunité de faire avec lui un bilan provisoire du mouvement Dogme 95, toujours actif aujourd’hui de par le monde, mais bien moins médiatisé depuis. 19:15 > 20:30 > Discussion 21:00 > Sketches for a Portrait of a Painter Jesper Jargil, DK, 2004, video,, Interactieve film
    + The Purified
    Jesper Jargil, 2003, DK, video, vo st ang, 74'
  • 22:00

    Quand le familier devient étrange et incertain, que la ville déroule une histoire intime et infiniment mélancolique, s’y glissent des ombres comme des personnages anonymes, perdus là. Des photographies de rues et de fragments de vies, prises entre Tokyo et le Shikoku, Okinawa et Kyoto. Ces photos projetées d’un Japon crépusculaire ont été prises lors d’errances solitaires de la jeune photographe Kumiko Karino, à la façon de Robert Franck ou de Daido Moriyama. En écho aux images, la guitare de Michel Henritzi, jouée du coté de la nuit électrique, entre abstract blues et folk music déconstruite à l’extrême, déroulera son "melancolic mood", obsédant, avec sa dette à la musique "Enka", comme une ombre portée. On y entend les poussières du Deep South et ses fantômes hanter les cordes et le corps de la guitare, comme un feedback, aussi celles de Shinjuku et les songs passés de Hibari Misori et Akira Kobayashi. Cette courte performance avec guitare et photographies ouvre sur un voyage immobile. Un road-movie dans un lointain géographique, où l’on songe à Loren Mazzacane Connors et à ses images grises de New-York. http://michelhenritzi.canalblog.com (...)
  • ven 12.10.2007
  • 20:00

    Lodge Kerrigan, 1993, US, 35mn, vo st fr, 79'
    Le premier long métrage de Lodge Kerrigan est un petit chef-d’oeuvre minimaliste qui nous entraîne dans les affres de la psyché d’un schyzophrène fraîchement sorti de l’asile et à la recherche de sa fille. Comme dans ses films suivants, "Claire Dolan" et "Keane", le réalisateur brosse un portrait sans compromis d’un personnage solitaire, marginal et (mentalement) déviant. Ici aussi, il filme de manière sobre mais pas distante. Au contraire, Kerrigan est sur ses personnages, la caméra plongée dans les visages, et contraint le spectateur à l’empathie. Il utilise de manière brillante le son et l’image pour immerger le spectateur dans une subjectivité mentale terrifiante. Il traduit les manifestations de la schizophrénie, telles les hallucinations auditives, l’hypersensibilité ou les impulsions incontrôlées, dans un langage visuel clair et effrayant, où il utilise effets sonores subjectifs, abstractions visuelles, discontinuité narrative et techniques d’avant-garde expérimentale. Le résultat est décapant. L’alchimie du détail clinique et de la poésie crue place très politiquement Kerrigan dans ces zones grises et industrielles de l’Amérique du salaire (...)
    + Urine Man
    Greta Snider, 2000, US, video, vo, 6'
  • 22:00

    L’animation, ou plutôt les mille techniques possibles d’animation, permet de bricoler des mondes en tous genres avec peu de moyen. Les films présentés dans cette compilation offrent un panorama très varié d’utilisation de techniques d’animation dans tous les styles. Quelques clips, quelques histoires et quelques curiosités.
    + Wrong Time Capsule
    Martha Colburn, 2006, US, video, sans dial, 3'
    + Bad Cartridge
    Wyldfile (E-Rock & Paper Rad), music: Beck (Gameboy Remix), 2005, US, video, 3'
    + Vile House (Lightning Bolt)
    Harvey Benschoter, 2006, US, video, vo, 4'
    + Color + Modulation #7
    Rob Tyler (music: In Support of Living), 2005, US, video, sans dial, 6'
    + Wolves & Wolverines
    Zak Margolis, music: Old Time Relijun, 2006, US, video, sans dial, 5'
    + How She Slept at Night
    Lilli Carré, 2006, US, video, vo, 4'
    + Carlin
    Brent Green, 2007, US, video, vo, 8'
    + The Bats
    Jim Trainor, 1998, US, video, vo, 8'
    + The Adventures of Lady Long Arms in the Land of Love
    Xander Marro, 200x, US, 16mm, sans dial, 10'
    + The Dreamless Sleep
    Nancy Andrews, 2004, US, 16mm, vo, 30'
  • sam 13.10.2007
  • 20:00

    Paola Igliori, 2001, US, video, vo, 93'
    Inutile de dire qu’une vie aussi trépidante et passionnante que celle d’Harry Smith valait la peine d’être documentée. Pourtant, jusque peu avant sa mort, il restait un personnage relativement méconnu, dans l’ombre de ses créations et des personnalités plus médiatiques de son entourage. Paola Igliori, poétesse, écrivaine, éditrice et réalisatrice italienne immigrée à New York dans les années 1980, le fréquenta, notamment au cours des derniers moments de sa vie. Elle lui consacra un livre en 1996, "American Magus : Harry Smith, A Modern Alchemist", qu’elle adapta en documentaire en 2001. Le livre, puis le film, furent les premiers vrais ouvrages biographiques majeurs consacrés à Smith, hommages passionnés et touchants, basés sur les moments partagés et des témoignages de proches. Le film présente de rares images de ses oeuvres diverses et de ses innombrables collections, dans un mélange kaléidoscopique d’archives et d’interviews d’Allen Ginsberg, Jonas Mekas, Robert Frank, DJ Spooky et bien d’autres. Un fascinant collage dans l’esprit d’Harry Smith. Paola Igliori nous fera le plaisir de venir en personne présenter son film et ses souvenirs.
  • 22:00

    Peut-être moins connus du grand public que ses collections musicales, les films qu’Harry Smith réalisa entre les années 1930 et 1980 restent aujourd’hui des références dans l’avant-garde expérimentale. Il toucha bien sûr à toutes les techniques, innovant autant dans l’animation que dans la manière de montrer des prises de vue réelles, chaque film représentant des années de travail obsessionnel. Ses premiers films, présentés dans la compilation "Early Abstractions" (1939-1956), sont de très courtes expérimentations visuelles d’un complexité remarquable, des peintures en mouvement dessinées directement sur pellicule. Ces films sont pensés comme des danses de figures géométriques colorées, d’abord imaginés en avec une bande son be-bop. Il remplaça plus tard leur accompagnement musical par l’album "Meet The Beatles !", prouvant que les images peuvent s’adapter à n’importe quels rythmes. Par la suite, il s’est attelé à de fastidieux projets de films avec des figures découpées, animées sur différents plans pour créer des effets tridimensionnels. "Heaven & Earth Magic" en est un exemple impressionnant. Le film est une sorte de récit de voyage entre (...)
    + Early Abstractions #1-5, 7, 10
    Harry Smith, 1939-1956, US, 16mm, sans dial, 23'
    + Heaven And Earth Magic Feature
    Harry Smith, 1959-1961, US, 16mm, sans dial, 66'
  • dim 14.10.2007
  • 20:00

    + TRIBULATION 99 : Alien Anomalies Under America
    Craig Baldwin, 1991, US, 16mm, vo, 48'
    + ROCKETKITKONGOKIT
    Craig Baldwin, 1986, US, 16mm, vo, 30'
  • 22:00

    Les films présentés ici sont tous issus d’un recyclage d’images et de sons, trouvés, récupérés, volés, décomposés et recomposés pour des résultats très différents. Les poubelles de la culture inspirent, la quantité de matière existante qui pleure pour être détournée est énorme. En espérant que cela vous donne des idées !
    + Gimme The Mermaid
    Negativland & Tim Maloney, 2000, US, video, vo, 5'
    + Slow Death of a Large Animal
    Mark Hejnar & TM Caldwell, 2000, US, video, sans dial, 6'
    + The Coldest War - part 1
    James T. Hong, 2006, US, video, zh st ang, 7'
    + Rollerboogie III
    Damon Packard, 2005, US, video, vo, 16'
    + Togetherness
    Oliver Smith, 2004, US, video, sans dial, 3'
    + Manuelle Labor
    Marie Losier (& Guy Maddin), 2007, US, video, vo, 10'
    + Animal Charm
    Animal Charm, 200x, US, video, vo, 10'
    + Not Too Much Remember
    Tony Gault, 2003, US, 16mm, vo, 11'
    + Super Mario Movie
    Cory Arcangel & Paper Rad, 2005, US, Nintendo Entertainment System, sans dial, 15'