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jeu 05.04.2007
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Der Kommissar
Des hommes politiques métamorphosés en Zigra et Varan, des Kaijus ; des présentateurs de JT aux allures de squelette ; des consommateurs transformés en zombies... A travers l’art Punk et le DIY, Der Kommissar travaille sur la récupération et le détournement de l’image. En déformant les codes capitalistes et la profusion d’images de nos sociétés de consommation, Der Kommissar fait suinter "des squelettes de banquiers, des charniers de billets, des supermarchés infernaux, des mannequins éventrés, des golden-boy exterminés, des costards, des cravates, des billets, des têtes de mort, du sang, des armes et des rictus..." Créant d’abord un fanzine, puis faisant l’artwork du label indie SKrecords, Der Kommissar a fait de l’affiche son fétiche. A partir de découpages/collages, de la photocopie (puis de la sérigraphie) et de l’utilisation du noir et blanc, Der Kommissar recouvre les murs de la ville de Lyon pendant la nuit, avec des affiches de concerts punk. Partisan de la déformation, de la dégradation et de la dégénérescence, Der Kommissar placardera ses sérigraphies dans le bar du nova. Et il utilise de l’encre phosphorescente, idéal pour un vernissage (...) -
Sílení
Sur la route de Charenton, où il va enterrer sa mère morte dans un hôpital psychiatrique, Jean Berlot s’arrête dans une auberge où il sympathise avec un homme qui se fait appeler le Marquis. Il accepte son invitation de passer quelques jours dans sa propriété, où il découvre qu’une fois la nuit tombée, le Marquis se livre à de biens étranges cérémonies. Sujet à des crises d’angoisse dûes à l’idée de se faire enfermer dans un asile, Berlot finira aussi par accepter la proposition du Marquis de "traiter le mal par le mal"... en effectuant un petit séjour en psychiatrie. Inspiré par la philosophie, les pamphlets blasphématoires et la littérature (et plus particulièrement par deux contes d’Edgar Allan Poe ainsi que le journal tenu par le Marquis de Sade), "Sileni" ("Aliénation") traite de sujets comme la liberté absolue, la civilisation du progrès, la répression et la manipulation, en plongeant dans les méandres de la psychiatrie. S’il reste fidèle à son univers surréaliste, Jan Svankmajer ("Alice", "Faust", "Conspirators of Pleasure", "Otesanek"...) filme ici pour la première fois essentiellement en prises réelles, avec des êtres de chair et d’os. Il (...) -
Hanai Sachiko no Kareina Shogai
Une jeune fille lubrique pratique le plus vieux métier du monde. Parfois ça donne soif. Alors elle va dans un bar. Y a deux types qui s’engueulent. Alors ils sortent un flingue. Elle prend une balle perdue dans la tête. Mais elle est pas morte. Elle trouve un cylindre zarbi. La balle est coincée dans sa tête, du coup elle a des visions, elle devient intello, elle lit des bouquins. Elle comprend tout, la vie, la mort tout ça. Elle va voir un prof d’université. Ils échangent beaucoup. Elle devient tutrice dans sa famille dans laquelle elle fout le bordel, et devient encore plus lubrique. La balle s’enfonce encore plus loin dans son cerveau. Alors elle perd encore plus les pédales. Elle en peut plus. Et puis y’a George Bush qui lui apparait et lui parle de la guerre en Irak, et elle est encore plus lubrique. Bref, c’est du Pink cinéma japonais pour public averti, Mitsuru Meike avait d’ailleurs remporté le prix du meilleur nouveau réalisateur de Pink films quelques années plus tôt ! Il offre ici un second montage de son film érotique pour en faire une bien étrange satire politique. -
ven 06.04.2007
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Sílení
Sur la route de Charenton, où il va enterrer sa mère morte dans un hôpital psychiatrique, Jean Berlot s’arrête dans une auberge où il sympathise avec un homme qui se fait appeler le Marquis. Il accepte son invitation de passer quelques jours dans sa propriété, où il découvre qu’une fois la nuit tombée, le Marquis se livre à de biens étranges cérémonies. Sujet à des crises d’angoisse dûes à l’idée de se faire enfermer dans un asile, Berlot finira aussi par accepter la proposition du Marquis de "traiter le mal par le mal"... en effectuant un petit séjour en psychiatrie. Inspiré par la philosophie, les pamphlets blasphématoires et la littérature (et plus particulièrement par deux contes d’Edgar Allan Poe ainsi que le journal tenu par le Marquis de Sade), "Sileni" ("Aliénation") traite de sujets comme la liberté absolue, la civilisation du progrès, la répression et la manipulation, en plongeant dans les méandres de la psychiatrie. S’il reste fidèle à son univers surréaliste, Jan Svankmajer ("Alice", "Faust", "Conspirators of Pleasure", "Otesanek"...) filme ici pour la première fois essentiellement en prises réelles, avec des êtres de chair et d’os. Il (...) -
Matango
Ca faisait longtemps qu’on en avait envie, mais ce film magnifique nous a décidé à concrétiser l’idée : une nuit légumes tueurs !!! Enfin, même si champignons, tomates... bref. "Matango" est un véritable petit bijou. Réalisé par le père de "Godzilla" (Ishiro Honda), ce film présente un petit groupe d’hommes et de femmes qui font de la voile tranquillement sur l’océan. On se marre, on s’engueule, on chante des chansons dont les paroles sont lalalalala. Très bien. Mais arrive un gros orage et là, ça rigole beaucoup moins. Le petit groupe se retrouve naufragé sur une île bien étrange... Un peu comme dans Lost ? Ouais mais en mieux ! Ils découvrent ensuite un vieux bateau, échoué, recouvert d’une étrange mousse et de champignons bizarres. La question de savoir s’il faut manger ces champignons va fortement diviser le groupe... Sous couvert d’un film d’aventure basé sur une histoire de William Hope Hodgson, Honda se réapproprie la trame et insuffle au récit un surprenant pessimisme qui tranche avec l’apparente légèreté du genre. Difficile de décrire correctement ce film ovni, très très très rare au cinéma. Datant du début des années soixante, le film (...) -
Return Of The Killer Tomatoes !
Une bonne comédie 80’s avec le look, la musique et tout et tout... Deuxième volet de la quadrilogie de John De Bello (après "Attack of the Killer Tomatoes" et avant "Killer Tomatoes Strike Back" et "Killer Tomatoes Eat France"), le plus connu aussi, notamment en raison de la présence de...George Clooney ! Dans cette suite, le méchant professeur Gangrene (John Astin) trouve un moyen de transformer des tomates en humain (style Rambo cheap) pour envahir la terre. Il crée aussi une bien jolie jeune femme aux formes généreuses qui ne tarde pas à séduire un jeune pizzaiolo. Les tomates, bannies depuis leur attaque, se revendent au marché noir. Le pizzaiolo et son pote George Clooney, poursuivis par Igor (l’assistant de Gangrene) cachent la jolie jeune femme sans s’appercevoir qu’elle est en réalité une tomate ! Evidemment, ça n’a pas l’air fin et ça ne l’est pas ! Mais c’est trés drôle (si on aime les trucs bien débiles), et on vous laisse découvrir les gags, tous plus lourds les uns que les autres, mais toujours décalés et rythmés. La chanson du générique est inoubliable, la masquotte Fuzzy aussi... -
Concert : Rabbit
Rabbit, c’est deux carottes géantes qui jouent la meilleure musique pour lapins, enfin du mieux qu’elles peuvent... et ils ont bien de la chance, les lapins. Y aurait pas grand chose à dire de plus, sauf que leur musique est drôle, inventive, pertinente, surpenante, énergique... le groupe parfait pour finir cette nuit légumes. Tout juste échappés de leur potager, Bob Carotte et Jonny Jo tentent de donner au reste du monde leur point de vue de la chose et de dévoiler des sentiments intimes chers à leur conditions de tubercules péniformes. Un peu comme une ballade pop-punk dans une forêt transgénique, truffée de champignons étranges, de mélodies suaves et de sons concrets. Ajoutons qu’ils ont pleins d’instruments bizarres, éléctroniques et acoustiques, qu’ils chantent, qu’ils jouent de la batterie, qu’ils tripotent des boutons, ça fait beaaucoup pour des carottes. Y a des morceaux pour lapins malins, y a des chansons pours lapins métaphysiquement mélancoliques, y a des musiques magiques pour lapins timides, des mélodies déjantées pour lapins chagrins. Une bonne salade psychédélique pour oublier d’aller se coucher. http://www.musicforrabbits.com (...) -
sam 07.04.2007
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Ikeru Shinibana
Au Japon comme ailleurs, il ya des types désoeuvrés qui passent leur temps à commander des pizzas et à jouer aux jeux vidéos. Aprés avoir gagné à un jeu, un jeune homme se rend à une mystérieuse adresse pour recevoir son prix. Comme de bien entendu, il se retrouve prisonnier aprés avoir été empoisonné : il a quelques heures pour résoudre une énigme, être libéré et avaler l’antidote. Les quelques participants ne prennent pas tous bien la chose et n’adoptent pas tous les mêmes techniques pour s’en sortir. Dans de petites salles, des séquences de théâtre se succèdent, il faut prendre des notes et tenter de comprendre les mystérieux personnages. Le casse-tête s’annonce sévère. Pour quelqu’un qui est habitué à perdre son temps, il va falloir apprendre à bien utiliser le peu qu’on lui donne... http://www.ikerushinibana.com/ -
Le dernier homme
Chaque matin, Beyrouth se réveille en découvrant la nouvelle victime d’un serial killer dont la particularité est de vider le sang de ses victimes… Khalil, médecin d’une quarantaine d’années, autrefois grand séducteur et amateur de plongée sous-marine, revient travailler dans son hôpital après un long arrêt maladie. Depuis quelque temps, il souffre d’étranges symptômes qui bouleversent sa vie. Quand il apprend l’existence du tueur en série et de son modus operandi, il se lance dans sa propre enquête, se sentant imperceptiblement lié aux victimes et plus précisément à leur insaisissable meurtrier. Progressivement, irrémédiablement, Khalil glisse hors de sa condition, disparaît du champ social, devient un fantôme, que même le miroir ne renvoie plus… En empruntant au mythe du vampire, le nouveau film de Ghassan Salhab ("Beyrouth fantôme", "Terra incognita") se frotte au fantastique et à l’épouvante. Mais la comparaison avec les films du genre s’arrête là. Ici, le vampire est la métaphore impressionniste d’un processus de transformation qui se joue au cœur d’une ville mutante, ténébreuse, pleines de fantômes… et qui a tout naturellement enfanté un (...) -
The Butcher Boy
Sur fond de guerre froide et de domination catholique, c’est l’Irlande rurale des années 50 qui est le décor de "Butcher Boy", l’itinéraire grotesque et brutal d’un petit garçon rouquin, souriant et turbulent, qui va s’évader de l’ambiance de plomb de son village et basculer dans un monde virtuel. Jusqu’à devenir un vrai garçon boucher. On connaît Neil Jordan pour sa filmographie éclectique, parfois inspirée par des récits d’épouvante ("The Company of Wolves", "Interview with the Vampire"...) ou plus réalistes ("Michael Collins"...). On le connaît moins pour ce film à la frontière entre fantaisie, comédie sociale et cauchemar éveillé. Et pour cause : malgré Sinead O’Connor dans le rôle de la Vierge Marie (!), mais surtout un très bon accueil critique et même un Ours d’argent au Festival de Berlin, il n’est quasiment pas sorti sur les écrans. Une décision des studios Warner. Pourtant, quand Neil Jordan a décidé adapter le roman de Patrick McCabe, il pensait en faire un film indépendant, comme "The Crying Game". Mais Warner a absolument voulu produire le film... Avant d’en prendre peur, devant la grossièreté des dialogues et la noirceur du scénario. (...) -
dim 08.04.2007
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Le dernier homme
Chaque matin, Beyrouth se réveille en découvrant la nouvelle victime d’un serial killer dont la particularité est de vider le sang de ses victimes… Khalil, médecin d’une quarantaine d’années, autrefois grand séducteur et amateur de plongée sous-marine, revient travailler dans son hôpital après un long arrêt maladie. Depuis quelque temps, il souffre d’étranges symptômes qui bouleversent sa vie. Quand il apprend l’existence du tueur en série et de son modus operandi, il se lance dans sa propre enquête, se sentant imperceptiblement lié aux victimes et plus précisément à leur insaisissable meurtrier. Progressivement, irrémédiablement, Khalil glisse hors de sa condition, disparaît du champ social, devient un fantôme, que même le miroir ne renvoie plus… En empruntant au mythe du vampire, le nouveau film de Ghassan Salhab ("Beyrouth fantôme", "Terra incognita") se frotte au fantastique et à l’épouvante. Mais la comparaison avec les films du genre s’arrête là. Ici, le vampire est la métaphore impressionniste d’un processus de transformation qui se joue au cœur d’une ville mutante, ténébreuse, pleines de fantômes… et qui a tout naturellement enfanté un (...) -
Ikeru Shinibana
Au Japon comme ailleurs, il ya des types désoeuvrés qui passent leur temps à commander des pizzas et à jouer aux jeux vidéos. Aprés avoir gagné à un jeu, un jeune homme se rend à une mystérieuse adresse pour recevoir son prix. Comme de bien entendu, il se retrouve prisonnier aprés avoir été empoisonné : il a quelques heures pour résoudre une énigme, être libéré et avaler l’antidote. Les quelques participants ne prennent pas tous bien la chose et n’adoptent pas tous les mêmes techniques pour s’en sortir. Dans de petites salles, des séquences de théâtre se succèdent, il faut prendre des notes et tenter de comprendre les mystérieux personnages. Le casse-tête s’annonce sévère. Pour quelqu’un qui est habitué à perdre son temps, il va falloir apprendre à bien utiliser le peu qu’on lui donne... http://www.ikerushinibana.com/ -
The Reflecting Skin
Seth Dove a huit ans et demi. On est dans les années ’50, le ciel est bleu, les blés brillent au soleil. C’est pas la joie dans sa famille, il y a des vieilles histoires qui trainent. Si seulement son grand frère soldat rentrait de Corée, les choses iraient sûrement mieux. Seth a bien quelques copains qui participent à ses jeux morbides, son monde est beau et simple, mais il y manque quelque chose. Quand son père lui lit une histoire de vampires, c’est la révélation : l’étrange femme qui habite la ferme d’à côté en est sûrement une ! Cette prise de conscience va bouleverser son innocence, il comprend qu’il y a des choses qu’il ignore et se rattache à cette explication, il s’est trouvé une obsession qui le terrorise et le fascine. Les choses s’emballent quand une sombre histoire éclate dans la région. La réalité si dure ne peut s’expliquer que par quelque chose de surnaturel. Il est le seul à connaître le secret de la vampire et doit agir. On s’enfonce de plus en plus loin dans le drame, mais il fait toujours aussi beau. La réalité est bien plus cruelle que l’imagination de Seth, lugubre mais naive. Ces deux monde sont confrontés avec beaucoup de (...) -
lun 09.04.2007
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Roman
Angela Bettis s’est fait connaître en interprétant le rôle titre de "May" de Lucky Mckee. Cette fois-ci, la jeune femme réalise le film tandis que Lucky Mckee joue le personnage principal. Une inversion des rôles intéressante et qui était pour le moins attendue. De toutes évidence, le duo ne change pas radicalement de cap et il ne faut pas s’attendre à une comédie familiale. Lucky Mckee interpète un ouvrier menant une existence morne entre son usine et son appartement. De temps en temps il regarde par la fenêtre, voir si d’autres s’emmerdent un peu moins. C’est alors qu’il commence à observer sa voisine d’en face à travers sa fenêtre, sans la rencontrer vraiment. Jusqu’au jour où la rencontre arrive mais où les choses ne se passent pas comme prévu... "Roman" s’éloigne de l’ambiance de "May", pour proposer une autre facette malsaine d’un certain cinéma indépendant américain. -
Hanai Sachiko no Kareina Shogai
Une jeune fille lubrique pratique le plus vieux métier du monde. Parfois ça donne soif. Alors elle va dans un bar. Y a deux types qui s’engueulent. Alors ils sortent un flingue. Elle prend une balle perdue dans la tête. Mais elle est pas morte. Elle trouve un cylindre zarbi. La balle est coincée dans sa tête, du coup elle a des visions, elle devient intello, elle lit des bouquins. Elle comprend tout, la vie, la mort tout ça. Elle va voir un prof d’université. Ils échangent beaucoup. Elle devient tutrice dans sa famille dans laquelle elle fout le bordel, et devient encore plus lubrique. La balle s’enfonce encore plus loin dans son cerveau. Alors elle perd encore plus les pédales. Elle en peut plus. Et puis y’a George Bush qui lui apparait et lui parle de la guerre en Irak, et elle est encore plus lubrique. Bref, c’est du Pink cinéma japonais pour public averti, Mitsuru Meike avait d’ailleurs remporté le prix du meilleur nouveau réalisateur de Pink films quelques années plus tôt ! Il offre ici un second montage de son film érotique pour en faire une bien étrange satire politique. -
mar 10.04.2007
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Cineketje #1
Atelier > 13:00 Atelier d’astronautes Cineketje vous convie à un voyage fantastique dans l’espace. Durant l’atelier qui se tient le premier jour du festival, nous entamerons les préparatifs pour un voyage intergalactique. Nous allons construire un vaisseau spatial et des combinaisons d’astronautes qui nous protégerons des températures extrêmes des autres planètes. Nous préparerons aussi ensemble les rations de nourriture que nos courageux astronautes emporteront dans leur voyage intersidéral ! Les créations seront exposées pendant les deux jours du festival cineketje, si le patron du Nova le permet. Films > 16:00 Compilation de courts métrages : "Objectif lune !" La lune a inspiré bien des cinéastes, aussi bien avant les premiers pas de l’homme sur son satellite, lorsque l’alunissage n’était encore porté que par des oeuvres de fiction, qu’après la promenade de Neil Armstrong. Que vous l’ayez vécu en direct à la télé ou en différé dans vos rêves, nous avons sélectionné pour vous quelques uns de ces films lunaires, d’hier et d’aujourd’hui. Pour commencer, le classique des classiques, Georges Méliès nous emmène dans son "Voyage dans la (...) -
Roman
Angela Bettis s’est fait connaître en interprétant le rôle titre de "May" de Lucky Mckee. Cette fois-ci, la jeune femme réalise le film tandis que Lucky Mckee joue le personnage principal. Une inversion des rôles intéressante et qui était pour le moins attendue. De toutes évidence, le duo ne change pas radicalement de cap et il ne faut pas s’attendre à une comédie familiale. Lucky Mckee interpète un ouvrier menant une existence morne entre son usine et son appartement. De temps en temps il regarde par la fenêtre, voir si d’autres s’emmerdent un peu moins. C’est alors qu’il commence à observer sa voisine d’en face à travers sa fenêtre, sans la rencontrer vraiment. Jusqu’au jour où la rencontre arrive mais où les choses ne se passent pas comme prévu... "Roman" s’éloigne de l’ambiance de "May", pour proposer une autre facette malsaine d’un certain cinéma indépendant américain. -
Sakebi
L’officier de police Yoshioka (Kôji Yakusho, qui joue dans presque tous les films de Kurosawa) enquête sur le meurtre d’une belle inconnue retrouvée noyée, de l’eau salée plein les poumons, pourtant bien loin de la mer. Tous les indices que la police trouve pointent vers une personne : lui-même ! C’est évidemment assez déstabilisant, d’autant que ce meurtre s’avère n’être que le premier d’une série. Le doute l’envahit au fur et à mesure que l’enquête progresse et que les résultats l’incriminent de plus en plus clairement. De fausse piste en fausse piste, les enquêteurs - et les spectateurs - ne savent plus à qui se fier. En dernier recours, Yoshioka décide de consulter un psy pour faire le tri dans sa mémoire embuée. Mais l’explication viendra sans doute plutôt du fantôme de la première victime qui commence à lui apparaître... Après quelques essais moyennement réussis, Kiyoshi Kurosawa retrouve ses marques dans ce film aux thèmes classiques dans sa filmographie et parvient à créer des ambiances aussi belles et prenantes qu’émouvantes et effrayantes. Un must pour les fans de Kurosawa et les amateurs de cinéma d’horreur japonais. -
Mais ne nous délivrez pas du mal
Anne (Jeanne Goupil dans son premier et plus beau rôle) et Lore (Catherine Wagener), adolescentes de bonnes familles vivant en pensionnat religieux, découvrent les joies de la rébellion et décident tout naturellement de se consacrer au mal. Entre Jesus et Satan, le choix est vite fait. Elles commenceront par des jeux plus ou moins innocents pour tester le monde qui les entoure mais deviendront vite de plus en plus affirmées dans leurs actions, jusqu’à devenir fièrement malfaisantes. Le film construit progressivement le malaise qui nait de cette conviction pour le mal qui est à la base de cette belle amitié. Cela devient presque dérangeant, aussi provocateur dans l’image que dans le propos. Le film s’attaque surtout à l’ennui bourgeois et à la perversité de la mentalité chrétienne, les deux catalyseurs des actes des fillettes. Le film sera d’ailleurs intérdit par la censure, sous pression de l’Eglise. Mais sous des dehors provocateurs, ce très beau film, le premier de Joël Séria, est très nuancé et joue aussi bien sur l’érotisme et le fantastique que sur le drame psychologique autour de cette amitié adolescente. Pour l’anécdote, le film est (...) -
mer 11.04.2007
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Cineketje #2
11:00 > Courts métrages pour les petits, 40’ La journée commence avec une compilation de six courts métrages, anciens et récents, connus ou moins connus, francophones, néerlandophones ou sans paroles. On peut y suivre les aventures fantastiques d’une petite taupe. Ce petit animal a inspiré bien des cinéastes d’hier et d’aujourd’hui. Deux épisodes de la série d’animation tchèque "Taupek" que Zdenek Miller a réalisé à partir de 1954 seront montrés : "La petite taupe et l’étoile verte", et "La petite taupe et la fusée". On verra aussi le court métrage finlandais "La trésor de Mole" que Tino Sauvo a fait en 2001. Superbement dessiné, il raconte les tentatives d’une petite taupe pour décrocher une étoile filante du ciel. Egalement au programme, deux petits films de la "Nederlands Kunstacademie",en colloboration avec AVRO, "Deux petits oiseaux" et "Brigands sur la lune", réalisés sur des poèmes d’Annie M.G. Schmidt, une auteure pour enfants très connue aux Pays-Bas. Comme avant-goût de l’atelier qui suit, on terminera avec les crêpes lunaires de "La Migration Bigoudenn", réalisé par trois étudiants de l’école de l’image Gobelins, Eric Castaing, (...) -
Cineketje #3
13:30 > Atelier de film d’animation Les "Taartrovers" proposent un atelier de film d’animation image par image en "stop motion" sur le thème du fantastique. Chaque enfant a la possibilité de réaliser des planètes, des étoiles, des ovnis avec différentes matières (papier découpé ou glacé, etc.). Le film réalisé en atelier sera projeté à la séance suivante. Sur la planète Perdide, Claude succombe à une attaque de frelons, laissant son fils Piel seul et désemparé. Avant de mourir, il a eu le temps pour d’envoyer un message à son ami Jaffar pour sauver son fils. Cet aventurier, accompagné par le prince renégat Matton et sa fiancée Sildbad, commence son voyage avec un seul but : sauver Piel. Une incroyable course-poursuite s’engage dans l’espace... Ce classique chef-d’œuvre du cinéma d’animation est le fruit d’une rencontre magique entre le réalisateur René Laloux ("La planète sauvage") et l’auteur de bandes dessinées Moebius ("L’Incal noir", "Blueberry"). La séance sera introduite par des films d’ateliers réalisés par des enfants au Nova, à Maligne en colloboration avec asbl Kidscam et à Amsterdam par le "Taartreover" dans le cadre du BIFFF. Ne ratez pas toutes ces merveilles.+ 16:00 > Les maîtres du temps -
Sakebi
L’officier de police Yoshioka (Kôji Yakusho, qui joue dans presque tous les films de Kurosawa) enquête sur le meurtre d’une belle inconnue retrouvée noyée, de l’eau salée plein les poumons, pourtant bien loin de la mer. Tous les indices que la police trouve pointent vers une personne : lui-même ! C’est évidemment assez déstabilisant, d’autant que ce meurtre s’avère n’être que le premier d’une série. Le doute l’envahit au fur et à mesure que l’enquête progresse et que les résultats l’incriminent de plus en plus clairement. De fausse piste en fausse piste, les enquêteurs - et les spectateurs - ne savent plus à qui se fier. En dernier recours, Yoshioka décide de consulter un psy pour faire le tri dans sa mémoire embuée. Mais l’explication viendra sans doute plutôt du fantôme de la première victime qui commence à lui apparaître... Après quelques essais moyennement réussis, Kiyoshi Kurosawa retrouve ses marques dans ce film aux thèmes classiques dans sa filmographie et parvient à créer des ambiances aussi belles et prenantes qu’émouvantes et effrayantes. Un must pour les fans de Kurosawa et les amateurs de cinéma d’horreur japonais. -
Id
Pour ceux qui suivent : Kei Fujiwara était l’actrice du fameux "Tetsuo" de Tsukamoto. Cette même jeune femme a réalisée dans les années quatre vingt, un curieux film nommé "Organ", dont "Id" est en quelque sorte le pendant. Dans ce nouvel opus, Kei Fujiwara propose un monde décalé, ou plutôt aux personnages décalés. S’éloignant d’une narration classique, le film présente des personnages dont l’itinéraire est modifié par des rencontre ou des actions violentes, une sorte d’errance radicale quoi. De là naissent des oppositions stucturantes comme nature/urbanité, douceur/violence, homme/femme mais ou les pôles et les attractions ne sont pas forcément ceux qu’on a l’habitude de croiser. L’approche de la lumière et des couleurs évolue au fur et à mesure du récit et tente de trouver sa place dans les visions du monde inhérentes à l’ontologie des personnages. Les personnages se révèlent peu à peu à eux mêmes, sans pitié ni bienveillance. Le film fonctionne comme une entité et ne nécessite pas d’avoir préalablement vu "Organ". De quoi faire saliver les fans de Kei Fujiwara... -
Unman, Wittering, and Zigo
Le cinéma anglais n’avait dejà plus rien à prouver en matière de films malsains en ce début des années ’70. Michael Powell, Ken Russell, Lindsay Anderson et d’autres s’en chargeaient. C’était sans compter avec John McKenzie. L’approche chez lui est plus classique certes, mais il sait parfaitement maintenir un état de tension permanente chez le spectateur. Un professeur d’une école anglaise stricte et retirée du monde tombe d’une falaise et meurt. Meutre ou accident Herr Derrick ? C’est bien cette question que se pose rapidement le jeune prof remplaçant. Il a en effet quelques petits problèmes avec sa classe de sales gosses. Il tente d’oublier tout ça dans les bras de sa charmante femme, dans un ravissant cottage, mais fais gaffe mec, on sait où t’habite... Le moins qu’on puisse dire c’est que ce film est ultra rare. Il n’est même pas disponible en vidéo. Imaginez les difficultés à trouver une copie 35mm, nous, on en a encore des sueurs froides... Mais c’est aussi et surtout une vraie petite perle de cinéma british très bien mené, et qui ne recule pas devant grand-chose pour provoquer une angoisse tenace. -
jeu 12.04.2007
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Id
Pour ceux qui suivent : Kei Fujiwara était l’actrice du fameux "Tetsuo" de Tsukamoto. Cette même jeune femme a réalisée dans les années quatre vingt, un curieux film nommé "Organ", dont "Id" est en quelque sorte le pendant. Dans ce nouvel opus, Kei Fujiwara propose un monde décalé, ou plutôt aux personnages décalés. S’éloignant d’une narration classique, le film présente des personnages dont l’itinéraire est modifié par des rencontre ou des actions violentes, une sorte d’errance radicale quoi. De là naissent des oppositions stucturantes comme nature/urbanité, douceur/violence, homme/femme mais ou les pôles et les attractions ne sont pas forcément ceux qu’on a l’habitude de croiser. L’approche de la lumière et des couleurs évolue au fur et à mesure du récit et tente de trouver sa place dans les visions du monde inhérentes à l’ontologie des personnages. Les personnages se révèlent peu à peu à eux mêmes, sans pitié ni bienveillance. Le film fonctionne comme une entité et ne nécessite pas d’avoir préalablement vu "Organ". De quoi faire saliver les fans de Kei Fujiwara... -
How to Get Rid of the Others
Pour redresser son économie, le Danemark décrète une loi martiale. Partant du principe que 20% de la population danoise utilise 60% du budget de l’Etat, le gouvernement donne pleins pouvoirs à l’armée pour identifier et juger cette frange de la population. Les "losers", les drogués, les inactifs, les mères alcooliques, les pères violents, les vieux, les handicaps, les inactifs et "profiteurs" de tous poils sont dans la ligne de mire. Pour mener ce projet à bien, une liste de critères, dits "critères de Copenhagen", est établie. Mais elle est différemment interprétée par les militaires (assistés de parlementaires) désignés pour les appliquer, comme nous le constaterons en suivant quelques-uns des interrogatoires-procès menés par un gradé, interprété par Søren Pilmark, l’un des inoubliables médecins du "Kingdom" de Lars Von Trier (dont la société Zentropa est productrice de ce film). Si la subtilité n’est pas le maître mot qui convient au nouveau film d’Anders Ronnow-Klarlund, jeune réalisateur danois dont c’est le quatrième long métrage (il a notamment réalisé "The Eighteens" et "Possessed", primé au BIFFF en 2000), la critique sociale, l’humour et (...) -
Mais ne nous délivrez pas du mal
Anne (Jeanne Goupil dans son premier et plus beau rôle) et Lore (Catherine Wagener), adolescentes de bonnes familles vivant en pensionnat religieux, découvrent les joies de la rébellion et décident tout naturellement de se consacrer au mal. Entre Jesus et Satan, le choix est vite fait. Elles commenceront par des jeux plus ou moins innocents pour tester le monde qui les entoure mais deviendront vite de plus en plus affirmées dans leurs actions, jusqu’à devenir fièrement malfaisantes. Le film construit progressivement le malaise qui nait de cette conviction pour le mal qui est à la base de cette belle amitié. Cela devient presque dérangeant, aussi provocateur dans l’image que dans le propos. Le film s’attaque surtout à l’ennui bourgeois et à la perversité de la mentalité chrétienne, les deux catalyseurs des actes des fillettes. Le film sera d’ailleurs intérdit par la censure, sous pression de l’Eglise. Mais sous des dehors provocateurs, ce très beau film, le premier de Joël Séria, est très nuancé et joue aussi bien sur l’érotisme et le fantastique que sur le drame psychologique autour de cette amitié adolescente. Pour l’anécdote, le film est (...) -
ven 13.04.2007
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How to Get Rid of the Others
Pour redresser son économie, le Danemark décrète une loi martiale. Partant du principe que 20% de la population danoise utilise 60% du budget de l’Etat, le gouvernement donne pleins pouvoirs à l’armée pour identifier et juger cette frange de la population. Les "losers", les drogués, les inactifs, les mères alcooliques, les pères violents, les vieux, les handicaps, les inactifs et "profiteurs" de tous poils sont dans la ligne de mire. Pour mener ce projet à bien, une liste de critères, dits "critères de Copenhagen", est établie. Mais elle est différemment interprétée par les militaires (assistés de parlementaires) désignés pour les appliquer, comme nous le constaterons en suivant quelques-uns des interrogatoires-procès menés par un gradé, interprété par Søren Pilmark, l’un des inoubliables médecins du "Kingdom" de Lars Von Trier (dont la société Zentropa est productrice de ce film). Si la subtilité n’est pas le maître mot qui convient au nouveau film d’Anders Ronnow-Klarlund, jeune réalisateur danois dont c’est le quatrième long métrage (il a notamment réalisé "The Eighteens" et "Possessed", primé au BIFFF en 2000), la critique sociale, l’humour et (...) -
1, 2, 3, Whiteout
"1, 2, 3, Whiteout" est le premier long métrage de James Junes Schneider, connu aussi sous le nom de Matterlink, as du ’vampling’ (sampling vidéo ET audio, à ne pas confondre avec le VJ’ing). Le film, présenté en 16mm, est avant tout une expérience visuelle et sonore, nous plongeant dans un futur contemporain inondé par la lumière artificielle, faisant perdre son rythme au monde. Plus de cycle, plus de temps mort, plus de rêve. C’est ce contre quoi lutte un inventeur, joué par Lou Castel, avec sa machine à créer de la pénombre artificielle. Le film suit celle qui deviendra par hasard son cobaye, Véronique. Les scènes jouées laisseront bientôt place aux expériences qu’elle subit, rendues à l’écran par des compositions audio-visuelles faite d’images et de sons récoltés ou trouvés depuis 8 ans par Schneider entre l’Europe, la Chine et l’Amérique, intégrant aussi des soundscapes produits notamment par AE, Elmapi, Richard Harrison des Spaceheads... Schneider travaille sur le rapport entre son et image depuis ses premières expériences dans la scène punk de Washington DC. En dehors de ses films et de ses performances de vampling, il réalise aussi des (...) -
Maniac
Est-il encore besoin de présenter le chef d’oeuvre de William Lustig ? "Maniac" rassemble l’incroyable Joe Spinell, acteur intuitif génial et inquiétant, et Caroline Munroe, bimbo un peu oubliée des 70’s. Les deux acteurs s’étaient déjà rencontrés sur le tournage de "Star Crash : le choc des étoiles", hilarante réponse italienne à "Star Wars". Joe Spinell livre dans "Maniac" sa performance la plus mémorable, le transformant d’emblée en acteur culte. Ici, il est un homme au lourd passé entretenant de bien étranges rapports avec sa défunte mère (une prostituée qui le maltraitait). Il assassine des femmes de façons ultraviolentes et habite un antre malfaisant. Le film fait penser à une sorte de "Psycho" ou de "Peeping Tom", 20 ans plus tard, de par l’approche du scénario. Son ambiance nauséabonde est accentuée par la mise en scène viscérale de Lustig et les effets spéciaux impressionants de Tom Savini, figure majeure du slasher movie. Le parti pris intéressant de Lustig est de filmer son histoire partiellement avec un style documentaire, ce qui renforce la moiteur de l’ambiance et rend le personnage principal crédible. Une Double Bill méchante, (...) -
I Spit On Your Grave
Deuxième partie de cette Double Bill, et on s’enfonce encore plus loin dans l’horreur. Ce film culte, unique essai du réalisateur, pousse très loin le film de vengeance. Une jeune romancière de la ville vient s’installer à la campagne pour y écrire son prochain livre. Elle tombe dans un village de rednecks indécrottables. L’un d’eux, l’idiot du village, travaille pour le drugstore local. Il rencontre la charmante jeune femme en venant lui livrer à manger à domicile. Ses compères, moins idiots mais plus mauvais lui rendent visite à leur tour. Commence alors l’une des scènes de viol les plus longues et dures du cinéma. La jeune femme, détruite, décide de se venger, et ça fait mal, très mal. Le moins qu’on puisse dire est que la vengeance de la jeune femme sera largement proportionnelle à l’outrage reçu. "I Spit On Your Grave" est un film d’une violence rare, très peu projeté au cinéma, qui ravira les amateurs d’expériences extrêmes et fera passer un bien mauvais quart d’heure aux âmes sensibles. On ne vous conseille pas de rentrer à pied chez vous, tout seul dans le noir... -
sam 14.04.2007
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1, 2, 3, Whiteout
"1, 2, 3, Whiteout" est le premier long métrage de James Junes Schneider, connu aussi sous le nom de Matterlink, as du ’vampling’ (sampling vidéo ET audio, à ne pas confondre avec le VJ’ing). Le film, présenté en 16mm, est avant tout une expérience visuelle et sonore, nous plongeant dans un futur contemporain inondé par la lumière artificielle, faisant perdre son rythme au monde. Plus de cycle, plus de temps mort, plus de rêve. C’est ce contre quoi lutte un inventeur, joué par Lou Castel, avec sa machine à créer de la pénombre artificielle. Le film suit celle qui deviendra par hasard son cobaye, Véronique. Les scènes jouées laisseront bientôt place aux expériences qu’elle subit, rendues à l’écran par des compositions audio-visuelles faite d’images et de sons récoltés ou trouvés depuis 8 ans par Schneider entre l’Europe, la Chine et l’Amérique, intégrant aussi des soundscapes produits notamment par AE, Elmapi, Richard Harrison des Spaceheads... Schneider travaille sur le rapport entre son et image depuis ses premières expériences dans la scène punk de Washington DC. En dehors de ses films et de ses performances de vampling, il réalise aussi des (...) -
Brand Upon the Brain !
Réminiscence de sa propre enfance, le nouveau Guy Maddin met en scène ses souvenirs de jeunesse. Peintre en bâtiment, Guy accède pour la première fois à la volonté de sa vieille mère malade. Celle-ci, autrefois directrice d’orphelinat totalement sadique et mariée à un savant fou, demande à Guy de revenir sur l’île de Black Notch, où il est né, pour y repeindre le phare dans lequel elle habite... Mélodrame d’horreur frénétique, toujours empreint de folie, de désirs cachés et de déviance sexuelles, le nouveau Guy Maddin est, comme "The Saddest Music in the World", plus narratif que ses premiers films ("Tales From the Gimli Hospital", "Careful"...). Mais cette fois, le cinéaste de Winnipeg a choisi de faire un film quasi primitif, un peu comme l’était sa version de "Dracula" : entièrement muet, tourné en noir et blanc, entrecoupé de panneaux de textes et accompagné d’une bande son mêlant bruitages, musiques classiques et expérimentales, à la douce voix d’Isabella Rosselini. En février au festival de Berlin, "Brand Upon the Brain !" a eu droit à une projection spéciale au Deutsche Opera de Berlin, avec un orchestre symphonique. Si les spectateurs du (...) -
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sam 14.04.2007
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dim 15.04.2007
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Brand Upon the Brain !
Réminiscence de sa propre enfance, le nouveau Guy Maddin met en scène ses souvenirs de jeunesse. Peintre en bâtiment, Guy accède pour la première fois à la volonté de sa vieille mère malade. Celle-ci, autrefois directrice d’orphelinat totalement sadique et mariée à un savant fou, demande à Guy de revenir sur l’île de Black Notch, où il est né, pour y repeindre le phare dans lequel elle habite... Mélodrame d’horreur frénétique, toujours empreint de folie, de désirs cachés et de déviance sexuelles, le nouveau Guy Maddin est, comme "The Saddest Music in the World", plus narratif que ses premiers films ("Tales From the Gimli Hospital", "Careful"...). Mais cette fois, le cinéaste de Winnipeg a choisi de faire un film quasi primitif, un peu comme l’était sa version de "Dracula" : entièrement muet, tourné en noir et blanc, entrecoupé de panneaux de textes et accompagné d’une bande son mêlant bruitages, musiques classiques et expérimentales, à la douce voix d’Isabella Rosselini. En février au festival de Berlin, "Brand Upon the Brain !" a eu droit à une projection spéciale au Deutsche Opera de Berlin, avec un orchestre symphonique. Si les spectateurs du (...) -
Offscreen
Christoffer Boe semble décidemment intéressé par la confusion entre réalité et imagination. Après "Reconstruction" et "Allegro", il plonge son complice acteur Nicolas Bro ("Adam’s Apples", ...) dans le rôle de... Nicolas Bro, un acteur dont le couple bat de l’aile et qui décide, pour sauver sa relation, de filmer une histoire d’amour interprétée par... lui-même et sa femme, l’actrice Lene Maria Christensen. Logiquement, il va trouver son ami cinéaste Christoffer Boe pour lui emprunter une caméra et lui demander conseil. Celui que Bro suivra le mieux sera de filmer tout, et ce tout c’est "Offscreen" : les images du quotidien d’un acteur se filmant lui-même jouant un acteur voulant se mettre en scène, avec sa femme actrice, dans une fiction réaliste sur lui et sa femme, avec l’aide de son ami réalisateur, qui réalise ce film donc. Dans le film (celui réalisé par Boe, pas Bro), Bro fini par exaspérer son entourage à force de les filmer en permanence (il se pointe même sur le tournage de "Allegro" caméra en main). Sa femme n’en peut plus et le quitte. Son projet de film tombe alors à l’eau, mais Bro est bien décidé à le terminer, quitte à trouver une (...) -
Unman, Wittering, and Zigo
Le cinéma anglais n’avait dejà plus rien à prouver en matière de films malsains en ce début des années ’70. Michael Powell, Ken Russell, Lindsay Anderson et d’autres s’en chargeaient. C’était sans compter avec John McKenzie. L’approche chez lui est plus classique certes, mais il sait parfaitement maintenir un état de tension permanente chez le spectateur. Un professeur d’une école anglaise stricte et retirée du monde tombe d’une falaise et meurt. Meutre ou accident Herr Derrick ? C’est bien cette question que se pose rapidement le jeune prof remplaçant. Il a en effet quelques petits problèmes avec sa classe de sales gosses. Il tente d’oublier tout ça dans les bras de sa charmante femme, dans un ravissant cottage, mais fais gaffe mec, on sait où t’habite... Le moins qu’on puisse dire c’est que ce film est ultra rare. Il n’est même pas disponible en vidéo. Imaginez les difficultés à trouver une copie 35mm, nous, on en a encore des sueurs froides... Mais c’est aussi et surtout une vraie petite perle de cinéma british très bien mené, et qui ne recule pas devant grand-chose pour provoquer une angoisse tenace. -
lun 16.04.2007
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The 4th Dimension
Jack Emitni travail dans un magasin d’antiquités, sa vie n’est pas très excitante, il est très solitaire, se réfugie dans ses maniaqueries et dans ses pensées. Les choses ne tournaient déjà pas très rond dans sa tête, mais lorsqu’une femme amène une vieille horloge dans son magasin, ses obsessions pour le temps et les théories d’Einstein vont devenir de plus en plus oppressantes. Il est replongé dans ses rêves et dans de vieux souvenirs, jusqu’à se croire capable de voyager dans son passé. Il est submergé et sa stabilité mentale est sérieusement atteinte, il tente désespérément de trouver une explication à ce qu’il vit. Visiblement très inspirés par "Pi" de Darren Aronofsky et de "Eraserhead" de David Lynch, les deux auteurs-réalisateurs, dont c’est le premier long métrage, ont voulu se démarquer, au sein de cette branche assez attendue du cinéma indépendant américain, en créant des ambiances et une esthétique particulières, notamment en tournant en super16mm et en utilisant le noir et blanc pour mettre en images le mental brumeux de Jack. Tom Mattera et David Mazzoni seront présents pour nous parler du film, accompagnés de l’acteur principal, (...) -
Offscreen
Christoffer Boe semble décidemment intéressé par la confusion entre réalité et imagination. Après "Reconstruction" et "Allegro", il plonge son complice acteur Nicolas Bro ("Adam’s Apples", ...) dans le rôle de... Nicolas Bro, un acteur dont le couple bat de l’aile et qui décide, pour sauver sa relation, de filmer une histoire d’amour interprétée par... lui-même et sa femme, l’actrice Lene Maria Christensen. Logiquement, il va trouver son ami cinéaste Christoffer Boe pour lui emprunter une caméra et lui demander conseil. Celui que Bro suivra le mieux sera de filmer tout, et ce tout c’est "Offscreen" : les images du quotidien d’un acteur se filmant lui-même jouant un acteur voulant se mettre en scène, avec sa femme actrice, dans une fiction réaliste sur lui et sa femme, avec l’aide de son ami réalisateur, qui réalise ce film donc. Dans le film (celui réalisé par Boe, pas Bro), Bro fini par exaspérer son entourage à force de les filmer en permanence (il se pointe même sur le tournage de "Allegro" caméra en main). Sa femme n’en peut plus et le quitte. Son projet de film tombe alors à l’eau, mais Bro est bien décidé à le terminer, quitte à trouver une (...) -
mar 17.04.2007
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The 4th Dimension
Jack Emitni travail dans un magasin d’antiquités, sa vie n’est pas très excitante, il est très solitaire, se réfugie dans ses maniaqueries et dans ses pensées. Les choses ne tournaient déjà pas très rond dans sa tête, mais lorsqu’une femme amène une vieille horloge dans son magasin, ses obsessions pour le temps et les théories d’Einstein vont devenir de plus en plus oppressantes. Il est replongé dans ses rêves et dans de vieux souvenirs, jusqu’à se croire capable de voyager dans son passé. Il est submergé et sa stabilité mentale est sérieusement atteinte, il tente désespérément de trouver une explication à ce qu’il vit. Visiblement très inspirés par "Pi" de Darren Aronofsky et de "Eraserhead" de David Lynch, les deux auteurs-réalisateurs, dont c’est le premier long métrage, ont voulu se démarquer, au sein de cette branche assez attendue du cinéma indépendant américain, en créant des ambiances et une esthétique particulières, notamment en tournant en super16mm et en utilisant le noir et blanc pour mettre en images le mental brumeux de Jack. Tom Mattera et David Mazzoni seront présents pour nous parler du film, accompagnés de l’acteur principal, (...) -
The Butcher Boy
Sur fond de guerre froide et de domination catholique, c’est l’Irlande rurale des années 50 qui est le décor de "Butcher Boy", l’itinéraire grotesque et brutal d’un petit garçon rouquin, souriant et turbulent, qui va s’évader de l’ambiance de plomb de son village et basculer dans un monde virtuel. Jusqu’à devenir un vrai garçon boucher. On connaît Neil Jordan pour sa filmographie éclectique, parfois inspirée par des récits d’épouvante ("The Company of Wolves", "Interview with the Vampire"...) ou plus réalistes ("Michael Collins"...). On le connaît moins pour ce film à la frontière entre fantaisie, comédie sociale et cauchemar éveillé. Et pour cause : malgré Sinead O’Connor dans le rôle de la Vierge Marie (!), mais surtout un très bon accueil critique et même un Ours d’argent au Festival de Berlin, il n’est quasiment pas sorti sur les écrans. Une décision des studios Warner. Pourtant, quand Neil Jordan a décidé adapter le roman de Patrick McCabe, il pensait en faire un film indépendant, comme "The Crying Game". Mais Warner a absolument voulu produire le film... Avant d’en prendre peur, devant la grossièreté des dialogues et la noirceur du scénario. (...) -
The Reflecting Skin
Seth Dove a huit ans et demi. On est dans les années ’50, le ciel est bleu, les blés brillent au soleil. C’est pas la joie dans sa famille, il y a des vieilles histoires qui trainent. Si seulement son grand frère soldat rentrait de Corée, les choses iraient sûrement mieux. Seth a bien quelques copains qui participent à ses jeux morbides, son monde est beau et simple, mais il y manque quelque chose. Quand son père lui lit une histoire de vampires, c’est la révélation : l’étrange femme qui habite la ferme d’à côté en est sûrement une ! Cette prise de conscience va bouleverser son innocence, il comprend qu’il y a des choses qu’il ignore et se rattache à cette explication, il s’est trouvé une obsession qui le terrorise et le fascine. Les choses s’emballent quand une sombre histoire éclate dans la région. La réalité si dure ne peut s’expliquer que par quelque chose de surnaturel. Il est le seul à connaître le secret de la vampire et doit agir. On s’enfonce de plus en plus loin dans le drame, mais il fait toujours aussi beau. La réalité est bien plus cruelle que l’imagination de Seth, lugubre mais naive. Ces deux monde sont confrontés avec beaucoup de (...)