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jeu 15.02.2007
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Vernissage : Réjane Hallet
Réjane Hallet travaille l’image à l’énergie, dans la lumière et l’espace ou l’action. Elle dessine les affiches, taille les décors et marionnettes d’un théâtre d’ombres, le N-Ombr’Ile, qu’elle anime avec Anne Peeters dès 1996 : sept pièces, tous publics ("Le Noyé de la Tamise", "Ambulance"") ou pour enfants ("Les Trois Petits Cochons"), jouées dans des Festivals (au Nova, en France), dans un autobus écologique, dans une valise. Avec le Simili Théâtre, Réjane exécute des performances (au Nova aussi). Elle crée des vidéos, un film sur "la valise". Ce que fait Réjane est spontané, sensible, heurté, tellement vivant. Elle dessine des carnets de voyage (au Brésil ou entre Ixelles et son Brabant wallon natal). En chasse d’images, elle a toujours quelques plaques de zinc préparées dans son sac. Elle saisit à la pointe sèche les attitudes de musiciens, celles de son fils. Vues de près, ses aquatintes de petits paysages forestiers ou d’atmosphères citadines exaltent un chaos sensoriel, de plus loin elles affirment l’ordre d’un espace. Autre image : le camionneur n’a rien vu, son énorme bétonnière écrase une petite cycliste, Réjane Hallet (1973-2004). - G. M. 15.02 > 11.03 [Foyer] -
Compil Nova #4
+ 8/2 robeszaik+ Histoire à la Gomme+ Jour et Nuit+ Saperlipopette+ Un Karaoké pour l’Enfer 2+ Feux de Décembre+ Glou Glou+ No Comment+ Le kiki de tous les kiki -
The Honeymoon Killers
Martha Beck est une femme visiblement malheureuse. D’un embonpoint excessif, elle n’est ni fiancée ni mariée et semble destinée à poursuivre ainsi sa vie. Elle décide alors de se faire membre du "Friendship Club", un club de rencontres matrimoniales, et entame un échange de lettres de plus en plus sulfureuses avec un certain Raymond Fernandez. Le jour où finalement elle le rencontre c’est le coup de foudre. Mais c’est sans savoir que ce bellâtre de Raymond est en réalité un gigolo invétéré qui arnaque des coeurs solitaires pour après disparaître. Maladivement possessive et jalouse, Martha lui voue un amour démesuré. Elle quitte son travail d’infirmière pour l’assister dans ses méfaits. Cela entraînera le couple dans une spirale meurtrière sans fin. Basé sur un fait divers qui avait défrayé la chronique aux USA à la fin des années ’40, "The Honeymoon Killers" aurait dû au départ être tourné par Martin Scorsese. Des différends amenèrent Leonard Kastle, qui était un compositeur de musique, à prendre en main le tournage du film. Ce sera son seul et unique film. Tourné dans un style épuré et proche du documentaire, avec un noir et blanc contrasté, ce (...) -
ven 16.02.2007
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Arna’s Children
Youssef a commis un attentat-suicide en 2001. Ashraf a été abattu par l’armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu’à sa mort, en 2003. Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis, le réalisateur, avait fondée dans les années 1980 dans le camp de réfugiés de Jenine, avec sa mère Arna, issue d’une famille sioniste mais mariée à un Palestinien. A l’époque, Juliano Mer Khamis avait filmé les répétitions et les représentations. Il est retourné à Jenine en avril 2002, pour voir ce qu’étaient devenus les enfants qu’il y avait connus et essayer de comprendre leurs choix et leurs itinéraires. Le résultat est un portrait de groupe effrayant, un film violent et sans concession sur une génération perdue de Palestiniens, condamnée par l’occupation israélienne. http://arna.info -
La bouche de Jean-Pierre
En France aujourd’hui. Une nuit, la petite Mimi assiste impuissante à la tentative de suicide de sa mère. Tandis que la femme se remet lentement à l’hôpital, la tante Solange emmène la fillette dans son HLM. Afin de ne pas perturber l’ordre qui règne dans l’appartement, Solange relègue Mimi dans un un placard pour ses nuits, et parfois même sur le palier dans la journée. Or, dès la première nuit, le sommeil de la fillette est troublé par l’arrivée de Jean-Pierre, le fiancé de Solange. Un jour, Mimi se retrouve seule dans l’appartement avec Jean-Pierre... L’oppression de Mimi, l’abjection des rapports entre Solange, Jean-Pierre et sa nièce sont amplifiées ici par le cadre large du cinémascope. Un grand moment de cinéma, pour cette seconde réalisation signée Lucile Hadzihalilovic.+ Good Boys use Condoms -
Seul contre tous
Ceux qui ont vu "Carne", ce petit joyau (dont il n’existe malheureusement plus de copie projetable actuellement) dont "Seul contre tous" est la suite - et qui est, déjà, si l’on ose le jeu de mots, une tranche de vie d’un boucher chevalin -, ceux-là donc avaient laissé son personnage principal en faillite et expédié en prison pour avoir tué un jeune homme qu’il soupçonnait à tort d’avoir violé sa fille. Ici, on le retrouve à Lille, où il veut refaire sa vie. En ménage avec une patronne de café (qu’il surnomme "la grosse"), dont il espère qu’elle lui donnera les moyens de rouvrir une boucherie et avec qui il partage un minable trois-pièces. Vue d’ici ou du fond d’une cellule parisienne, la France reste un grand camembert puant et rempli d’asticots ! Dans cette nation en pleine décadence, le boucher est le modèle de la classe moyenne qui vire à la précarité. Il lui faut à présent retrouver la face, l’honneur perdu, sauver sa peau et ce qui reste de son amour propre, aussi. C’est là que le film nous emmène : dans la tête du boucher. Le résultat est plus proche de "Salo", "Deliverance", "Taxi Driver", "Bad Lieutenant", ou encore de "C’est arrivé près (...) -
sam 17.02.2007
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The Swimmer
Burt Lancaster apparait en slip de bain sur votre écran, vous ne rêvez pas, votre écran de cinéma n’est pas déréglé. Ce slip de bain et son illustre possesseur vont, 95 minutes durant, nager de piscines en piscines afin de remonter, jusqu’à chez eux, la "rivière" qui travèrse les jardins de leurs voisins. Des péripéties étonnantes, des rencontres improbables, du saut d’obstacles, des images magnifiquement kitsch, tout est possible dans cette rareté qu’est "The Swimmer". On parle très peu de ce film aux niveaux de lecture et de perception multiple : nanar ultime, petit chef d’oeuvre, grand petit film, "Fraises sauvages" hollywoodiennes ratées, témoignage de symptômes psychiatriques que Perry connaît bien... Il vaut mieux laisser la surpise plutôt que de dévoiler les pépites de cette oeuvre hors normes, dont certaines scènes ont été réalisées par Sydney Pollack (non crédité au générique). Ce film fait partie de la série de "projections ratées" ; proposé au PleinOPENair 2006, le projecteur lâcha au début de la séance, il fut finalement projeté en vidéo devant un public clairsemé. Beaucoup de frustration donc pour le public de la Porte de Hal et pour (...) -
The Chaddom Blechbourne Experience
C’est avec grand plaisir que le Nova reçoit simultanément Kevin Blechdom et Eugène Chadbourne. La première, virtuose du laptop subversif et du banjo déjanté, chanteuse toujours surprenante et "private dancer" hot hot hot, était venue nous voir en compagnie de Lucile Desamory et Janine Rostron il y a deux ans. Elle participe à toutes sortes de collaborations (le super groupe Adult Rodeo avec son frere Rob Erickson et Stephanie Mankins, Blectum for Blechdom avec Bevin Blectum, etc..) et se révèle toujours une perfomeuse hors pair. Le docteur Chadbourne est maintenant un habitué du Nova (on va peut être lui demander de filer un coup de main au bar...) puisqu’il viendra pour la troisième fois. Son parcours musical hors norme, ses nombreux projets plus fous les uns que les autres l’emmenent régulièrement aux quatres coins du monde. Guitariste, chanteur et banjoïste de génie, il a joué avec tout ce qui se fait de plus dingue (Sun City Girls, Violent Femmes, Paul Lovens, John Zorn, Zu, etc.). Les deux personnages s’étaient rencontrés sur la scène du Lieu unique à Nantes en 2006, on leur a proposé de réitérer l’expérience chez nous, du coup ils seront en (...) -
dim 18.02.2007
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How I Learned to Overcome my Fear and Love Arik Sharon
En 1982, Mograbi a refusé de servir dans l’armée pour la guerre contre le Liban. Le ministre de la défense de l’époque, Arik Sharon, est devenu depuis lors l’homme fort du Likoud. A l’approche des élections de 1996, Mograbi décide de brosser le portrait de cet homme qui à la fois le rebute et le fascine. Pendant une première période, Tammi, la femme de Mograbi, le pousse à faire ce film sur ce qu’ils croient être tous deux "le chant du cygne de Sharon", sauf que le même Sharon ne se laisse pas approcher. En une seconde période, Sharon est souvent croisé et filmé par Mograbi et mieux, se livre avec bonhomie à l’exercice, alors que Tammi, elle, s’oppose de plus en plus vivement à la poursuite du tournage, jusqu’à quitter son époux. Renversement. Ainsi apparaît la dimension humaine d’un homme politique dont les crimes ne peuvent pourtant cesser d’horrifier : le rappel des massacres de Sabra et Chatila hante le film, comme pour nous empêcher de céder à notre tour à la "séduction" de Sharon. -
The Reconstruction
En décembre 1983, un adolescent juif de la ville d’Haifa est kidnappé, assassiné et violé après sa mort. Cinq employés arabes d’un supermarché du quartier sont accusés et emprisonnés à vie. Cette inculpation repose sur leurs propres aveux, mais des années après leur arrestation les 5 inculpés clament leur innocence. Le coeur du film est l’enregistrement vidéo de la reconstitution du meurtre, dans lequel les inculpés passent aux "aveux", parfois de manière très hésitante. Avi Mograbi reconstitue les investigations policières et le procès judiciaire, étape par étape, jusqu’à se loger au coeur du doute et à questionner la possibilité de déceler la vérité dans une affaire de ce type. A la suite du film, l’enquête sera d’ailleurs réouverte.+ Deportation -
Bil’in Habibti
En 2002, l"Etat d"Israël a décidé d"édifier une barrière dans les territoires occupés, officiellement pour protéger ses colonies d"éventuels attentats. Confrontés à la construction de ce mur qui empiète sur leurs terres, les habitants de Bil’in, un village palestinien, ont répliqué par des manifestations pacifiques pour tenter de faire reculer les bulldozers. De plus en plus d"Israéliens en désaccord avec la politique de leur pays défilent, eux aussi à Bil’in, à l"instar de Shai Carmeli Pollak qui, semaine après semaine, a filmé cette lutte. Aux côtés des villageois, ils interpellent les patrouilles militaires de Tsahal. Celles-ci barrent la route aux manifestants et, en cas de résistance, dégainent leur arsenal : balles de caoutchouc, gaz lacrymogène, haut-parleur déversant des bruits stridents... Bilan : environ un millier de blessés et 11 personnes tuées depuis 2004. A cela, les habitants de Bil"in opposent leur détermination et une incessante créativité. Chaque semaine, ils tentent de trouver l"action qui surprendra les soldats... -
jeu 22.02.2007
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Open Screen
C’est sûr qu’il est bien chargé le programme des dix ans du Nova. Du coup, beaucoup d’entre vous auront oublié d’envoyer leus films pour le premier Open Screen. Et ben, voilà une occasion de se ratrapper. Les retardataires doivent aussi respecter la règle : pas plus de 15 minutes, sinon on vous envoie en Sibérie ! Tous les formats sont accepctés, tous les sujets, tous les traitements... Et puis faut nous faire parvenir le tout une semaine avant au 65 rue de l’Ecuyer, 1000 Bruxelles. -
ven 23.02.2007
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Film Surprise
Ce film surprise est sans doute le plus maudit du cinéma belge. Librement adaptée d’un auteur sulfureux, cette fiction baroque n’aura connu que quelques jours d’exploitation dans un pays étranger pour ensuite être définitivement sequestrée malgré un public enthousiaste. Jusqu’à ce qu’une copie providentielle nous tombe entre les mains. Traduit et sous-titrée par nos soins, son avant-première belge eu lieu le 22 décembre 2002 au cours de notre programmation "Zwartgeelrood une fois !", un focus de fictions transgressives belges. Pour cette seconde projection, exceptionnelle donc, et toujours gratuite, une autre surprise de taille vous attend. Qu’on se le dise. -
The Swimmer
Burt Lancaster apparait en slip de bain sur votre écran, vous ne rêvez pas, votre écran de cinéma n’est pas déréglé. Ce slip de bain et son illustre possesseur vont, 95 minutes durant, nager de piscines en piscines afin de remonter, jusqu’à chez eux, la "rivière" qui travèrse les jardins de leurs voisins. Des péripéties étonnantes, des rencontres improbables, du saut d’obstacles, des images magnifiquement kitsch, tout est possible dans cette rareté qu’est "The Swimmer". On parle très peu de ce film aux niveaux de lecture et de perception multiple : nanar ultime, petit chef d’oeuvre, grand petit film, "Fraises sauvages" hollywoodiennes ratées, témoignage de symptômes psychiatriques que Perry connaît bien... Il vaut mieux laisser la surpise plutôt que de dévoiler les pépites de cette oeuvre hors normes, dont certaines scènes ont été réalisées par Sydney Pollack (non crédité au générique). Ce film fait partie de la série de "projections ratées" ; proposé au PleinOPENair 2006, le projecteur lâcha au début de la séance, il fut finalement projeté en vidéo devant un public clairsemé. Beaucoup de frustration donc pour le public de la Porte de Hal et pour (...) -
Nuit du grenier Nova
Le cinéma bis n’a pas fini de nous livrer ses trésors inestimés. Enfouis dans les caves de collectionneurs, éparpillés aux quatre coins du monde et oubliés de tous... C’est précisément ces caves - et parfois ces greniers - que l’équipe du Nova a valeureusement entrepris d’explorer depuis 10 ans, non sans un certain succès. Mais au-delà des pellicules qu’on découvre puis qu’on emprunte, qu’on loue ou qu’on importe, il y a aussi les bobines récupérées au hasard de fouilles ardues, et vaillament arrachées aux mains de leurs propriétaires jaloux. En l’absence d’un véritable conservateur de cinémathèque au sein de notre équipe, ces perles-là finissent par constituer un grand tas de bobines rouillées et poussiéreuses dans le grenier du Nova. Or, notre volonté n’est pas de laisser dormir cette petite collection à l’abri des regards indiscrets, mais au contraire de montrer aux masses ignorantes ces films passés aux oubliettes de l’histoire du cinéma. Pour la deuxième fois en 10 ans, le Nova vous offre donc un accès privilégié à ses richesses les plus secrètes. Le temps d’une nuit, un peu comme si on était en famille, nous puiserons pas tout-à-fait au (...) -
sam 24.02.2007
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The Honeymoon Killers
Martha Beck est une femme visiblement malheureuse. D’un embonpoint excessif, elle n’est ni fiancée ni mariée et semble destinée à poursuivre ainsi sa vie. Elle décide alors de se faire membre du "Friendship Club", un club de rencontres matrimoniales, et entame un échange de lettres de plus en plus sulfureuses avec un certain Raymond Fernandez. Le jour où finalement elle le rencontre c’est le coup de foudre. Mais c’est sans savoir que ce bellâtre de Raymond est en réalité un gigolo invétéré qui arnaque des coeurs solitaires pour après disparaître. Maladivement possessive et jalouse, Martha lui voue un amour démesuré. Elle quitte son travail d’infirmière pour l’assister dans ses méfaits. Cela entraînera le couple dans une spirale meurtrière sans fin. Basé sur un fait divers qui avait défrayé la chronique aux USA à la fin des années ’40, "The Honeymoon Killers" aurait dû au départ être tourné par Martin Scorsese. Des différends amenèrent Leonard Kastle, qui était un compositeur de musique, à prendre en main le tournage du film. Ce sera son seul et unique film. Tourné dans un style épuré et proche du documentaire, avec un noir et blanc contrasté, ce (...) -
Ludo Mich & The Joyous Cosmology
Rencontré fin 2002 au Nova lors de la diffusion de son film anarcho-satyrique de 1974, "Lysistrata", Ludo Mich, avant-gardiste anversois, et sa compagne sont depuis devenus des amis. Issu, dès les années 60 du mouvement international Fluxus - inspiré de Dada - cet artiste protéiforme iconoclaste et féru d’happenings accompagne à présent de sa voix primale des formations noisy (dont les anglais Blood Stereo ou Hack Pac Sac Sac, avec qui il continuera une tournée en mai, cette fois à New-York). Il nous proposera d’ailleurs une courte performance avec The Joyous Cosmology, un groupe jazzy noise d’Anvers dont sa propre fille, Djuna, est membre. Leurs improvisations aux réminiscences free évoquent bien ces "Adventures in the Chemistry of Consciousness" du livre d’Allan A. W.Watts dont le titre a donné le nom au groupe. Le Nova est d’autant plus heureux d’acceuillir Joyous Cosmology que ce sera son premier concert à Bruxelles ! Et la seconde fois qu’il accompagnera le dernier film expérimental de Ludo, "Multi D:2D", un montage d’images fabriquées maison par les techniques d’holographie et autres procédés d’imageries multidimentionnelles (le holo-cinéma (...)+ Lost in Traktor -
dim 25.02.2007
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The Prisoner [1]
"Le plus grand film de science-fiction de tous les temps" - Roland Topor *Tout auréolé du succès de son interprétation d’un agent secret dans la série "Destination Danger", Patrick McGoohan en profita non pas pour renouveler l’expérience, mais pour lancer un projet hors-normes dont il devint l’homme-à-tout-faire. Série courte (17 épisodes en tout et pour tout, dont 3 inédits tournés à la sauvette quand les producteurs ont commencé à couper les finances), "The Prisoner" est un chef-d’oeuvre télévisuel qui n’a fait l’objet d’un culte que très longtemps après sa première diffusion. Celle-ci suscita des réactions négatives et virulentes des téléspectateurs de l’époque, provoquant même l’exil de son auteur. Réalisée à l’époque de la guerre froide, on peut dire qu’il s’agit d’une allégorie sur le totalitarisme quotidien de la société. Mais Patrick McGoohan n’a jamais voulu imposer une interprétation sur la fin de cette série (les deux derniers épisodes), qui ouvre des perspectives plus qu’elle ne ferme les portes. Et 40 ans après sa réalisation, elle reste encore mythique. Tourné pour la télévision mais en pellicule, il est très rare de pouvoir voir (...)+ Arrival (episode #1)+ Free for All (episode #4) -
The Prisoner [2]
+ Many Happy Returns (episode #7)+ Once Upon a Time (episode #16)+ Fall Out (episode #17) -
jeu 01.03.2007
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Microboutiek
+ Special guests > Extrapool -
Misha Moon’s final tribute
Rappelez-vous : le 26 novembre 2002, Misha Michel, membre et Diva exhubérante du Nova, disparaissait tragiquement. Ses nombreux amis lui rendirent un vibrant hommage en organisant le 1er mars 2003 au Nova la soirée Misha Moon (son nom de scène). La fête fût un succès, récoltant des fonds pour un futur CD comme deux autres soirées "off" (au Nova et à l’ULB). Cependant, le projet collectif prit de l’ampleur et a mis du temps à voir le jour. Il est enfin finalisé et devrait nous parvenir juste à temps pour son lancement le 1er mars 2007. Il s’agit d’un carnet-chansonnier réalisé à partir des journaux intimes de Misha, d’un CD alternant chansons et moments dialogués, et d’un DVD double couche regroupant de nombreux films allant d’une animation de sa chanson titre "Sexe à la Maison", au concert live de son groupe fétiche "As Well as Daniel", en passant par son unique film "Nude" ou encore de petits films de famille. Le tout est à la fois tendre et ludique, rock et électronique, accessible à ceux et celles qui ne l’ont pas connue. De conception artisanale, l’impression stencil du "boîtier" et du livret est le fait d’Extrapool, basé à Nijmegen en Hollande, (...) -
Misha Moon’s final tribute
Rappelez-vous : le 26 novembre 2002, Misha Michel, membre et Diva exhubérante du Nova, disparaissait tragiquement. Ses nombreux amis lui rendirent un vibrant hommage en organisant le 1er mars 2003 au Nova la soirée Misha Moon (son nom de scène). La fête fût un succès, récoltant des fonds pour un futur CD comme deux autres soirées "off" (au Nova et à l’ULB). Cependant, le projet collectif prit de l’ampleur et a mis du temps à voir le jour. Il est enfin finalisé et devrait nous parvenir juste à temps pour son lancement le 1er mars 2007. Il s’agit d’un carnet-chansonnier réalisé à partir des journaux intimes de Misha, d’un CD alternant chansons et moments dialogués, et d’un DVD double couche regroupant de nombreux films allant d’une animation de sa chanson titre "Sexe à la Maison", au concert live de son groupe fétiche "As Well as Daniel", en passant par son unique film "Nude" ou encore de petits films de famille. Le tout est à la fois tendre et ludique, rock et électronique, accessible à ceux et celles qui ne l’ont pas connue. De conception artisanale, l’impression stencil du "boîtier" et du livret est le fait d’Extrapool, basé à Nijmegen en Hollande, (...) -
ven 02.03.2007
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Microboutiek
+ Special guests > Extrapool -
Culloden
Le 16 avril 1746 à Culloden, dans les landes marécageuses d’Ecosse, les régiments d’élite anglais écrasèrent en à peine plus d’une heure Charles-Edouard Stuart et ses partisans, qui cherchaient à rétablir une Ecosse indépendante. Une fois les Highlanders décimés, une impitoyable "pacification" des Hautes terres s’ensuivît... En introduisant sur ce champ de bataille un reporter commentant le déroulement du conflit, interviewant les soldats en direct et commentant en voix off ce qui se passe, Peter Watkins recrée sous nos yeux toute l’horreur d’un événement datant de plus de deux siècles. Avec cette reconstitution documentaire réalisée sur le mode du "docu-drama", Watkins chamboule la représentation de l’histoire à l’écran et les fondements du soi-disant réalisme objectif des reportages télévisuels. Premier film professionnel de Watkins (et aussi son premier pour la BBC, qu’il quittera après "The War Game"), "Culloden" fut tourné en trois semaines, près d’Inverness, avec 142 interprètes non-professionnels de Londres et des Lowlands écossaises pour les forces royalistes, d’Inverness pour l’armée clanique. Pour beaucoup descendants directs des (...) -
Walk the Walk
"Si Robert avait connu cet endroit, il s’y serait senti chez lui" a déclaré lors d’un concert au Nova, son ami le contrebassiste Barre Philips. C’est le plus bel hommage qu’il pouvait nous rendre. Sans doute, nous direz-vous, que pas mal de réalisateurs présents dans cette programmation-anniversaire pourraient ressentir la même chose. Mais Robert était un américain exilé en Europe, un déraciné qui avait laissé derrière lui sa culture, ses attaches... Lorsqu’il a débarqué en Europe, la révolution portugaise était en passe de triompher de la dictature et il en a fait le sujet de son premier film européen. 7 ans après "Route-One", son road-movie américain, Kramer entreprend la traversée de l’Europe d’Ouest en Est... et remonte le cours de l’Histoire. Les personnages de son film traversent des crises intérieures. Il y a Raye, la jeune métisse qui se cherche dans l’art du chant, son père, un sportif en convalescence, et sa mère dépressive, chercheuse en biologie. Suite au brusque départ de la fille, la famille valse en éclats. Suivant leurs impulsions, la fille puis le père partent sur les routes pour mieux se retrouver. Leurs trajectoires croiseront (...) -
sam 03.03.2007
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Microboutiek
+ Special guests > Extrapool -
Soirée patrons
*Réminiscence de la programmation que le Nova concocta en 2005 sur le chômage et la précarité en Europe, ce programme composé sera l’occasion de passer, grâce à deux documentaires puis un concert, un délicieux samedi soir en compagnie de grands patrons et de leur rhétorique avant de découvrir les nouvelles chansons de René Binamé contre le travail... Cravates à disposition à l’entrée !* -
Paroles de bibs
Dans un livre publié fin 1998, François Michelin mettait en avant sa conception humaniste du capitalisme quelques mois avant l’annonce d’une vague de licenciements sans précédent dans son entreprise. Jocelyne Lemaire-Darnaud, après avoir lu ce livre et frappée par les énormités qui y sont prononcées, décida de prendre la caméra pour donner la parole aux ouvriers de Michelin. Seule avec sa caméra numérique, interdite de tournage dans les usines Michelin, elle enregistrera une autre version des faits, rarement relayée par les médias. Le résultat est "Paroles de Bibs", un documentaire enlevé, en forme de droit de réponse aux inepties de François Michelin. Bibs, comme Bibendum, ou comme "hommes de chez Michelin"... -
La voix de son maître
Dans des plans longs, sans découpage ni commentaire, douze grands patrons (L’Oréal, IBM, Darty, Waterman, Elf Aquitaine, Club Méditerranée, Saint Gobain, etc.) parlent du pouvoir, de la hiérarchie, des grèves, de l’autogestion... Ils évoquent leurs relations avec les employés et les syndicats, définissent leur rapport au pouvoir de l’état et justifient leur propre puissance économique. Comme titre du film, ils proposent d’ailleurs "Les patrons" ou "Les gagneurs". Par leur écoute et un regard attentif, les réalisateurs réussissent une critique subtile de ces patrons dont le regard se fait toujours plus équivoque au fur et à mesure du film. Premier film de Nicolas Philibert et Gérard Mordillat, "La voix de son maître" fût interdit pendant plusieurs années par les patrons interrogés. -
René Binamé
René Binamé aime la chansonnette et les ritournelles, il chante en français, et aussi en wallon et en flamand. René Binamé clapote et vrombit, il juxtapose et superpose les mélodies fluettes et les murs de guitares. René Binamé joue dans les grandes villes et les petits villages, dans des squats et des salles paroissiales, sous des chapiteaux et sous les étoiles. René Binamé aime le pogo convivial, tendre, chaloupé, langoureux. Embrasse ton amour sans lâcher ton fusil ! René Binamé n’aime pas être réduit au travail, il préfère retourner la terre, manier la truelle le ciseau, le laser, faire l’amour au bord de la rivière, gambader dans la bruyère. Stop met werken, doe iets nuttig ! René Binamé a pondu une chiée de disques et en prépare une autre, mais il a tout son temps. Un prochain album, "Le temps payé ne revient plus", est en cours d’enregistrement. René Binamé n’a jamais joué au Nova. C’est une première. Patron, une tournée ! http://www.aredje.net/ -
René Binamé
René Binamé aime la chansonnette et les ritournelles, il chante en français, et aussi en wallon et en flamand. René Binamé clapote et vrombit, il juxtapose et superpose les mélodies fluettes et les murs de guitares. René Binamé joue dans les grandes villes et les petits villages, dans des squats et des salles paroissiales, sous des chapiteaux et sous les étoiles. René Binamé aime le pogo convivial, tendre, chaloupé, langoureux. Embrasse ton amour sans lâcher ton fusil ! René Binamé n’aime pas être réduit au travail, il préfère retourner la terre, manier la truelle le ciseau, le laser, faire l’amour au bord de la rivière, gambader dans la bruyère. Stop met werken, doe iets nuttig ! René Binamé a pondu une chiée de disques et en prépare une autre, mais il a tout son temps. Un prochain album, "Le temps payé ne revient plus", est en cours d’enregistrement. René Binamé n’a jamais joué au Nova. C’est une première. Patron, une tournée ! http://www.aredje.net/ -
dim 04.03.2007
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Microboutiek
+ Special guests > Extrapool -
Step Across the Border
"Middle of the Moment" (1995), voyage filmique avec des nomades, avait illuminé l’écran du Nova lors d’"Urar Imazighen" (la fête berbère) puis de "Terra incognita". Mais jamais nous ne nous étions encore donnés l’occasion de projeter "Step Across the Border", autre ciné-poème des mêmes comparses de CineNomad. Pendant deux années, Nicolas Humbert et Werner Penzel ont suivi l’itinéraire de Fred Frith. Compositeur, parolier et instrumentiste anglais issu de la musique pop, Frith pratique son art en refusant d’en limiter sa connaissance. Toujours en recherche de nouvelles expérimentations, de nouveaux sons, de nouvelles musiques qui transgressent les frontières et les classifications, Frith a fortement inspiré les réalisateurs et influencé la forme même du documentaire qui lui est consacré. Eux aussi en recherche, les cinéastes semblent avoir trouvé le même plaisir, la même liberté et la même curiosité que les musiciens qu’ils ont filmé. Filmé avec ses collaborateurs et ses amis dans ses voyages à Londres, New-York, Leipzig et au Japon, Frith joue en compagnie de divers musiciens japonais, roumains, mais aussi de John Zorn, d’Arto Lindsay, d’Iva (...) -
Ambitus
"Des rencontres inespérées, Cecil et Luc, nous et "Ambitus", Luc et nous..." Voilà comment se terminait notre petit texte sur ce film introuvable et retrouvé pour la programmation "Free Jazz, Great Black Music" (2004). Film encoche, film perle-rare (produit par Pierre Schaeffer pour la série "Les grandes répétitions") qui décide de jouer les marieuses là où chacun devrait rester dans sa niche, "machine de guerre" contre le démon des probabilités. Luc Ferrari, compositeur au sourire toujours subversif, dynamiteur doux de la musique dite sérieuse, part à la rencontre de la musique de Cecil Taylor, pianiste génial, poète, créateur de flux sonores infinis, maître-physiologique des rythmes, danseur, magicien et mangeur de pamplemousses. Cecil Taylor nous parle de ses conceptions musicales et de l’importance qu’il accorde à l’improvisation sur un ton afro-américain enragé... mais c’est tout le film qui devient un manifeste sur l’improvisation, sur les mystères de l’indéterminé, de l’in-joué d’avance et nous offre une arme puissante : le goût de l’affirmation ! Entre temps, Luc Ferrari nous a quittés... Mais nous gardons activement en mémoire notre (...) -
The Audible Picture Show + Brocante sonore
Brocante sonore Rencontre autour de sons glanés ici et là, d’instants forcément décalés, récolté tant bien que mal au gré des ondes, des déambulations (souvent) nocturnes et de micros parfois indiscrets, ôde au larcin et à la récupération sans scrupule, aux détournements et aux esthétiques irrécupérables, hymne aux foisonnements merveilleux et chaotiques du vivant. Avec Mr Jack : Chasseur perdu à la recherche de l’onde fondamentale (radio ondes courtes). Mr Anton : Noble fétard à l’affût des résonnances de nos champs magnétiques et culturels (guitare préparée). Mr Bowl : Joyeux clochard à la récolte de résidus précieux de nos quotidiens sonores (mini-discs). Marc : Cireur de pompes. Françoise : Secrétariat et design. http://www.audiblepictureshow.org.uk/ http://www.brocantesonore.be/+ The Audible Picture Show -
jeu 08.03.2007
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Compil Nova #6
*(No title yet) Katia Rossini, B, 2007* Un film dont on ne connait pas encore le contenu, ni la durée, ni le format, car non réalisé en écrivant ces lignes, par l’une des fondatrices du Nova, toujours aussi assidue à la tâche.+ Dans dix jours ou dans dix ans... -
ven 09.03.2007
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Walk the Walk
"Si Robert avait connu cet endroit, il s’y serait senti chez lui" a déclaré lors d’un concert au Nova, son ami le contrebassiste Barre Philips. C’est le plus bel hommage qu’il pouvait nous rendre. Sans doute, nous direz-vous, que pas mal de réalisateurs présents dans cette programmation-anniversaire pourraient ressentir la même chose. Mais Robert était un américain exilé en Europe, un déraciné qui avait laissé derrière lui sa culture, ses attaches... Lorsqu’il a débarqué en Europe, la révolution portugaise était en passe de triompher de la dictature et il en a fait le sujet de son premier film européen. 7 ans après "Route-One", son road-movie américain, Kramer entreprend la traversée de l’Europe d’Ouest en Est... et remonte le cours de l’Histoire. Les personnages de son film traversent des crises intérieures. Il y a Raye, la jeune métisse qui se cherche dans l’art du chant, son père, un sportif en convalescence, et sa mère dépressive, chercheuse en biologie. Suite au brusque départ de la fille, la famille valse en éclats. Suivant leurs impulsions, la fille puis le père partent sur les routes pour mieux se retrouver. Leurs trajectoires croiseront (...) -
Accumulator 1
Employé sans histoire, Olda vit la vie par procuration... par le biais de sa télécommande et par téléviseur interposé. Son apathie a pour effet de l’esseuler peu à peu socialement. Un beau jour, il se retrouve littéralement vidé de son énergie. Incapable de bouger, et à priori de se détacher de son petit écran, il se retrouve dans un monde parallèle situé de l’autre côté du tube catodique. Une petite découverte faite au Nova à la fin des années ’90 et qui a laissé de bons souvenirs. Métaphore sur le pouvoir des médias et sur le voyeurisme, cette fable tchèque est conçue comme une science-fiction, mélangeant curieusement les effets spéciaux aux effets de style du thriller, de la romance et de la comédie. Pour la petite histoire, notons que le père de Jan Sverak n’est autre que Zdenek Verak, connu pour être le scénariste d’"Un si joli village" de Jiri Menzel. "Accumulator 1" est son second long métrage. Dans un autre registre, il réalisera par après le film "Kolya" qui eut un grand succès. Et comme le cinéma tchèque est apparemment une histoire de famille, sachez pour l’anecdote que le rôle principal d’"Accumulator 1" est tenu par Petr Forman, le fils de Milos... -
Dolls of the Shogun’s Harem
Norifumi Suzuki est un réalisateur connu des habitués d’arrières salles de vidéo clubs. Sa réputation de maître du "pink cinéma" n’est plus à faire et les amateurs de films de sabre le connaissent aussi pour ses films avec Sonny Chiba ou pour ses réalisations époustouflantes dont l’influence n’est plus à prouver. Les habituées du Nova se souviennent peut-être de l’incroyable "School of the Holy beast", chef d’oeuvre de la Nunsploitation, projeté l’année dernière au Nova pendant le 7ème parallèle. Dans ce "Samouraï pink movie", un médecin recherche une femme qui porte l’enfant du Shogun pour l’obliger à avorter. Pour cela, il doit la trouver parmis les filles du Harem... Le film ne manque pas de scènes hallucinantes de sexes, de combats, et autres réjouissances. Comme à son habitude, Suzuki utilise une photographie de premier ordre, ce qui réjouira les plus cinéphiles. Ce films est trés rarement projeté malgré son statut de film culte. Ajoutons qu’il est proposé par Jack Stevenson, collectionneur américain préféré du Nova qui est venu souvent présenter de forts mémorables séances tout au long de ces dix années. Il le décrit comme étant sûrement l’un (...) -
sam 10.03.2007
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Step Across the Border
"Middle of the Moment" (1995), voyage filmique avec des nomades, avait illuminé l’écran du Nova lors d’"Urar Imazighen" (la fête berbère) puis de "Terra incognita". Mais jamais nous ne nous étions encore donnés l’occasion de projeter "Step Across the Border", autre ciné-poème des mêmes comparses de CineNomad. Pendant deux années, Nicolas Humbert et Werner Penzel ont suivi l’itinéraire de Fred Frith. Compositeur, parolier et instrumentiste anglais issu de la musique pop, Frith pratique son art en refusant d’en limiter sa connaissance. Toujours en recherche de nouvelles expérimentations, de nouveaux sons, de nouvelles musiques qui transgressent les frontières et les classifications, Frith a fortement inspiré les réalisateurs et influencé la forme même du documentaire qui lui est consacré. Eux aussi en recherche, les cinéastes semblent avoir trouvé le même plaisir, la même liberté et la même curiosité que les musiciens qu’ils ont filmé. Filmé avec ses collaborateurs et ses amis dans ses voyages à Londres, New-York, Leipzig et au Japon, Frith joue en compagnie de divers musiciens japonais, roumains, mais aussi de John Zorn, d’Arto Lindsay, d’Iva (...) -
Felix Kubin
Cosmonautes, astronautes, électrons, protons multicolores, nostalgiques du futur, humains et créatures en tous genres, réjouissons-nous ! Telle une comête à la chevelure d’argent, un astre hilarant, un grand leader de l’humour occulte est de retour. Felix Kubin ! Impliqué depuis les fameuses années ’80 dans la recherche scientifique de solutions sonores aux problémes de morosité, le bonhomme, fondateur déjanté du label déjanté Gagarin Rec., basé à Hambourg, s’était posé à deux reprises déjà au Nova. En 1998 pour un Live Soundtrack au sein du duo électro-dada-bruitiste Klangkrieg et en 2003 pour un PleinOPENair (coucher de soleil magnifique sur la miroitante et défunte Cité administrative). Felix Kubin compose et joue, sous la dictée télépathique d’entités paranormales, une musique pop expérimentale elektroakustische à base de mélodies spacieuses, de rythmes tordus joués sur des jouets ou autres claviers vintages assez rares et soutenues par sa voix de crooner facetieux. Il réalise également des films ! Que nous n’avions pas encore projetés ! Felix Kubin viendra donc poser ses grands yeux magnétiques et rieurs et sera notre conférencier (...) -
DjP’s
Une image qui défile sur un écran sensible... Les flux lumineux controlent des sons électroniques, ainsi induits dans une forme de composition abstraite, simultanée à ce qu’exprime visuellement la source (caméra, film, docu, ...). Amenez vos vidéos à sonoriser... -
dim 11.03.2007
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Atelier Cineketje
Cineketje existe depuis plus d’un an : chaque mois, un film ou une compilation de court-métrages et parfois aussi un atelier. A cette occasion, on commencera l’après-midi avec un atelier animé par Eric Dederen, qui avait déjà accompagné avec brio un des premiers ateliers "cineketje". Cette fois-ci, il va remonter aux sources du film d’animation en nous apprenant à réaliser un taumatrope et un zootrope. Envie de savoir ce que c’est ? Prévenez-nous et une place vous attendra ! de 13:00 à 15:00 *2,5 euro Réservation obligatoire. Tel : 0474 532 247 ou cineketjes@nova-cinema.org Pour enfants à partir de 6 ans.* -
Cineketje / Téléséance
Pour ce deuxième volet de la programmation anniversaire, Cineketje s’est plongé dans les souvenirs des bénévoles du Nova, et en a ressorti une sélection d’émissions télé et dessins animés qui nous ont laissé un goût de bonbon Napoléon... Les Barbapapas, Buurman en Buurman, Téléchat, Rembo en Rembo... voici donc quelques épisodes sortis tout droits des années 80, vus sur nos télés nationales, ainsi qu’en dehors de nos frontières (les Shadoks, la Linéa). Nostalgique ou non, on n’est pas moins surpris aujourd’hui devant leur originalité, leur humour poétique ou absurde, la candeur irrésistible des uns et l’ironie des autres. Ce sont aussi des sketches ou petites histoires qui ouvrent à l’imagination, des personnages inimitables, des couleurs, des dessins pleins de fantaisie et de simplicité, des marionnettes... Le plaisir de les (re)voir égalera sans doute celui de les faire découvrir. Alors, si "Barbatruc !" n’évoque rien à vos enfants, que pour vous "Léguman" est une marque de produits bio, et le "Gluon du Trou", le futur des nanotechnologies, n’hésitez plus et sautez la promenade dominicale pour emmener toute la famille à Cineketje ! *Tous âges. (...) -
A River Called Titas
Certains se souviennent peut-être, lors de la programmation "India Zindabad", de la découverte des films Vikalp, de la rencontre avec Anand Patwardhan, mais aussi de la beauté des films de Ritwik Ghatak. Ce cinéaste bengali contemporain de Satyajit Ray, mort en 1976 désepéré et alcoolique, meurtri par la partition de son pays, a proposé un cinéma unique, ne subissant que peu d’influences extérieures. Le Nova avait alors proposé deux films : "Jukti takko aar gapo" ("Arguments and a Story") et "Meghe dhaka tara" ("The Cloud-Capped Star"). Il nous a semblé important pour cet anniversaire de présenter "Titash ekti nadir naam" ("A River Called Titas"), film d’une beauté éblouissante. A travers les histoires déchirantes de familles de pécheurs, l’itinéraire d’une jeune fille célibataire, et la disparition pour cause de sécheresse de la rivière, Ghatak évoque son enfance, ses angoisses, et l’histoire de son pays. Ghatak insuffle une fois de plus à son film, une dimension épique enivrante, qui représente l’élément central de son cinéma. L’originalité de l’histoire, et surtout du traitement du scénario, la qualité de l’interprétation et la pertinence (...) -
Marc Isaacs
Marc Isaacs est certainement un des documentaristes britanniques contemporains qui méritent d’être suivis de près. Dans son ¦uvre on découvre un regard d’une sensibilité rare mais aussi un souci constant pour des questions de société qui ne font pas la une des journaux. En s’arrêtant sur des situations ou des faits en apparence banals, ou trop facilement pris pour acquis, Marc Isaacs aime plonger sa caméra dans le quotidien de gens à priori "quelconques", qu’il nous dévoile avec une épaisseur insoupçonnée. Recherchant l’intimité avec ses "sujets", qu’il côtoie pendant parfois un an, voire deux, il tourne souvent seul ou tout au plus accompagné d’un preneur de son. Depuis quelques mois, Marc Isaacs a commencé le tournage d’un nouveau documentaire. En mai dernier, lors des élections municipales en Grande-Bretagne, le BNP (le plus important parti d’extrême droite anglais) a affiché un score important dans certaines villes, dont une qui se situe à quelques kilomètres d’où habite Marc Isaacs. Il se décide alors à "aller voir". Pourquoi des gens en apparence aimables, tolérants, ont-ils voté pour le BNP ? La séance concoctée avec le réalisateur sera une (...)+ The Lift -
jeu 15.03.2007
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Vernissage : Merkeke
Une dizaine de planches de l’adaptation du scénario "La mémoire aux alouettes" de Paul Meyer et Anne Michotte seront exposées, histoire de rendre compte d’un travail hors norme puisque le dernier découpage de Merkeke atteindrait près de 400 pages ! Mais aussi des photos de repérages en Italie, au Borinage, de sa rencontre avec les protagonistes du film et de tournage au Bois du Cazier. 15.03 > 18.03 [Foyer] -
Gerda 85
C’est l’histoire d’une jeune fille en rupture, quelque part dans la campagne, dans un royaume. C’est l’été. Il faut étudier pour les examens. Gerda se retrouve chez son oncle et sa tante qu’elle n’a plus vus depuis des années, depuis la mort de sa mère. C’est 1985. Il y a y une cassette dans le magnétophone, du flanger sur la basse et les boîtes à rythme sont pleines de reverb. C’est la crise. Gerda est amenée à faire des choix, choix qui doivent l’entraîner vers de nouveaux horizons. Autour d’elle, quelques convulsions : une époque se termine. Cette projection est la première du film, tourné l’été dernier par une équipe proche du Nova. Interprété par Rachel Sassi, Lou Castel, Nathalie Rjewsky, Luc Fonteyn, Christophe Piette, Veronique Dumont, Yves de Falleur, Harrisson et Marcor. L’équipe : Rachel Simoni, Sebastien Koeppel, Dominik Guth, Denis Rollet, Guillaume Arnaud/Duclos, Arnould Chapel, Galia De Backer, Majella Gelise et Binam’... -
Accumulator 1
Employé sans histoire, Olda vit la vie par procuration... par le biais de sa télécommande et par téléviseur interposé. Son apathie a pour effet de l’esseuler peu à peu socialement. Un beau jour, il se retrouve littéralement vidé de son énergie. Incapable de bouger, et à priori de se détacher de son petit écran, il se retrouve dans un monde parallèle situé de l’autre côté du tube catodique. Une petite découverte faite au Nova à la fin des années ’90 et qui a laissé de bons souvenirs. Métaphore sur le pouvoir des médias et sur le voyeurisme, cette fable tchèque est conçue comme une science-fiction, mélangeant curieusement les effets spéciaux aux effets de style du thriller, de la romance et de la comédie. Pour la petite histoire, notons que le père de Jan Sverak n’est autre que Zdenek Verak, connu pour être le scénariste d’"Un si joli village" de Jiri Menzel. "Accumulator 1" est son second long métrage. Dans un autre registre, il réalisera par après le film "Kolya" qui eut un grand succès. Et comme le cinéma tchèque est apparemment une histoire de famille, sachez pour l’anecdote que le rôle principal d’"Accumulator 1" est tenu par Petr Forman, le fils de Milos... -
ven 16.03.2007
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Avoir 20 ans dans les Aurès
Mobilisés en Algérie, des jeunes pacifistes bretons reçoivent la proposition de rester ensemble, et d’éviter une dispersion dans différentes compagnies. En contrepartie le lieutenant Perrin (Philippe Léotard) fait le pari de transformer ces jeunes réfractaires en soldats, engagés dans une guerre coloniale brutale. Formidable étude humaine, cette "fiction" ne l’est pas réellement. Comme nous l’annonce le début de film, la véracité de chacune des scènes peut être attestée par un minimum de cinq témoins ! Un incontournable, qui reçut en 1972 le prix de la critique internationale à Cannes. En présence de René Vautier. -
Déjà s’envole la fleur maigre
Chronique d’une journée de la vie de mineurs immigrés, vécue au travers de l’arrivée d’une famille sicilienne dans le Pays Noir, le Borinage, que Dominico, "l’ancien" de la communauté, veut quitter. Alternant instants de joie et d’amertume, parsemé de touches cocasses, "Déjà s’envole la fleur maigre" reste l’un des témoignages les plus poignant de la culture ouvrière et d’une région en déclin, à l’image du titre emprunté à un poème de Salvatore Quasimodo. Acclamé entre-autre par les principaux tenants du néoréalisme italien, le film de Meyer ne connaîtra pas de distribution, censuré par son commanditaire : l’Etat belge. En présence de Paul Meyer -
Who Killed Jessie ?
Un scientifique marié à une scientifique s’ennuie passablement dans la tchéquoslovaquie communiste des années soixantes. Grâce à une machine à matérialiser les rêves, apparait la plantureuse Jessie, héroïne de Comics dont il raffole. Mais après une mauvaise manipulation, 3 super héros se matérialisent aussi avec l’intention de la récupérer... On assiste alors à des courses poursuites sexy, des trouvailles scénaristiques et formelles étonnantes (Jessie s’exprime en phylactère, la machine matérialise aussi des gadgets délirants sortis des BD, il y a des "shabam, pom, wizzz", ...) et un humour subversif et décalé. Une série B de trés bonne facture, surprenante, esthétiquement trés réussie, bref une petite perle. Un peu entre "Les petites marguerites" et le "Batman" de 1966. Découverte lors du 7ème parallèle en 2005, cette petite merveille avait été projetée dans le désordre et en partie la tête en bas... devant un public légèrement irrité... On se rattrappe cette année avec cette séance de minuit, qui tombe à pic au cours d’un week end où il sera question de BD. -
sam 17.03.2007
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Vechten voor onze rechten
S’il était encore parmi nous, on aurait sûrement invité Frans Buyens à participer à cette rencontre avec Paul Meyer et René Vautier. Cet amateur d’art, écrivain et cinéaste autodidacte, critique politique, poétique et enfant terrible, est décédé en 2004. Lydia Chagoll, sa compagne et collaboratrice durant plus de 30 ans, nous présentera le parcours de ce réalisateur engagé, dont vient d’être édité l’œuvre entière en DVD (avec celle de Lydia). Réalisé à partir de documents d’actualité, "Combattre pour nos droits" est une chronique virulente des 5 semaines de "La grève du siècle" (hiver 60-61) contre le démantèlement des acquis socio-économiques de "la Loi unique" promulguée par le gouvernement catholique-libéral belge de l’époque, défenseur invétéré du capitalisme triomphant. Dédié à Joris Ivens (cinéaste hollandais "internationaliste" qui co-réalisa avec Henri Storck "Misères au Borinage"), ce pamphlet de Frans Buyens fait partie des films rares et précieux qui auront soutenu les luttes de la classe ouvrière du siècle dernier. Ce premier film de Buyens fut fort controversé : refusé au festival d’Anvers et primé lors d’autres festivals comme à (...) -
Paul Meyer
*Klinkaart (La Briqueterie) Paul Meyer, B 1956, 35mm, vo nl st fr / nl ov fr ond, 22’* Véritable phamphlet social, Klinkaart dénonce les abus sur une jeune apprentie de 13 ans dans une briqueterie de la fin du 19è siècle. Une fiction aux accents documentaires dont la tension n’a pas faibli jusqu’à aujourd’hui. En présence de Paul Meyer+ Le Circuit de la Mort+ Ce pain quotidien : Juan Jimenez -
Rencontre croisée
Les deux grands cinéastes invités ont participé récemment à des projets de bande-dessinée en rapport direct avec leur cinema ! "Un Homme est Mort" (ed. Futuropolis, octobre 2006), co-scénarisé par les français Kris et Etienne Davodeau (ce dernier aussi au dessin), revient sur le passé de René Vautier invité en 1950 par le syndicat CGT à filmer la lutte des ouvriers des chantiers de reconstruction de Brest. Suite à la mort par balle policière d’un des leurs, Edouard Mazé, le jeune cinéaste réalisera un film à sa mémoire, qu’il projettera sur tous les sites de grève, si bien que l’unique copie se retrouve désagrégée... Kris nous exposera le processus de renaissance d’un film disparu sous forme d’un récit dessiné racontant sa réalisation. Quant à Merkeke, dessinateur bruxellois qui aura déjà collaboré avec un scénariste-cinéaste belge, Philippe De Pierpont, pour "Le Sablier" (ed. Pyramides, mai 2000), il nous expliquera son adaptation spécifique du scénario de Paul Meyer et de Anne Michotte "La mémoire aux alouettes". Entamé en 2000, et, toujours sans éditeur, le projet est en train d’être mis en planches. En deux mots, c’est l’histoire de Toni (...) -
Marée noire, colère rouge
Ce film expose la réalité du désastre et la désinformation des médias au sujet du naufrage du pétrolier Amoco Cadiz, au large des côtes bretonnes. Il fut interdit à la télévision suite au refus d’y enlever les cris des habitants, révoltés, qui scandaient "Télé, radio, information bidon". Résultat : bannissement du cinéaste sur les chaînes. Et pourtant, ce pamphlet remonte à la surface partout dans le monde à chaque nouveau naufrage pétrolier. En présence de René Vautier+ Afrique 50 -
dim 18.03.2007
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Salon indien
Evénement rare : dans le foyer du Nova (non-fumeur depuis janvier, on y respire enfin !), rebaptisé pour l’occasion "Salon indien" (nom du café parisien où eurent lieu les premières projection de l’histoire du cinéma), aura lieu une projection des 10 premiers films des frères Lumière ainsi que de 3 films d’Edisson (1895) antérieurs à ceux des Lumière, le tout avec un authentique Cinématographe Lumière ! Nous devons cette séance à Jean-Pierre Verscheure, professeur à l’INSAS et collectionneur invétéré d’équipements cinématographiques, qui avait participé aux premières années du Nova avec un projet de musée vivant du cinéma, qui a laissé derrière lui quelques séances mémorables... A ne pas manquer. Films Lumière : – La sortie de l’usine Lumière à Lyon – La voltige – La pêche aux poissons rouges – Le débarquement du Congrès de photographie à Lyon – Les forgerons – Le jardinier – Le repas – Le saut à la couverture – La Place des Cordeliers à Lyon – La mer Films Edison : – La blanchisserie chinoise – Le baiser de May Irwin et de John C. Rice – Sans titre (première expérience Edison de film sonore) -
Pierre Bastien & Karel Doing
Un orchestre futuro-dadaïste composé d’instruments construits à partir de pièces de Légo... Cela ressemble à un rêve d’enfant, mais ça existe ! S’il y a quelques années vous suiviez déjà la programmation du Nova, alors peut-être que vous l’avez même touché de vos doigts ! Et vous vous serez aussi rendu compte que derrière ce projet fou d’orchestre mécanique (baptisé "Mecanium") se cache un musicien/compositeur multi-instrumentaliste qui n’a pas d’égal. Peu par contre savent que Pierre Bastien (car c’est de lui qu’on parle) possède à son actif une kyrielle de collaborations avec des artistes de toute sorte, comme par exemple avec le cinéaste hollandais Karel Doing. Cela fait une dizaine d’années qu’ils collaborent ensemble pour des performances sons/images, dont la dernière en date au Nova remonte à 2002. Chacune de leurs performances est une sorte de "clash" entre nouvelles et anciennes technologies ; les matières, sonores comme visuelles, s’entremêlant, s’ageançant ou se superposant selon des combinaisons à chaque fois étudiées. Pour cette performance, qui boucle les 10 semaines de programme des 10 ans du Nova, Pierre Bastien et Karel Doing nous (...) -
Spaceheads & Greg Pope
Il y a dix ans Greg Pope, co-fondateur du groupe de performers anglais Loophole Cinema (1989-1999), avait scellé avec nous l’ouverture du Nova. Pour la toute première fois nous dévoilions le lieu, encore en chantier, avec une performance sons/images où intervenait aussi le groupe Metamkine. Dix ans plus tard Greg Pope revient, cette fois-ci pour intervenir visuellement sur la musique d’un duo extravagant qui a souvent été invité au Nova, surtout pendant les premières années : les Spaceheads. Spaceheads c’est Andy Diagram à la trompette et Richard Harrison aux percussions. Deux musiciens virtuoses qui aiment brouiller les pistes en passant d’un free-jazz virevoltant à des rythmes plus dansants. De la musique inclassable, comme on l’aime au Nova. Par ailleurs la liste des groupes et musiciens avec qui ils ont collaboré est longue : God Is My Co-Pilot, David Thomas, Père Ubu, Graham Massey (808 State)... et bon sang, ils collaborèrent même pour les derniers concerts de Nico... Pour ce concert, Greg Pope interviendra avec un jeu en multi-projections qui mélangera des séquences en pellicule conçues avec Loophole Cinema et des images vidéo réalisées (...)