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jeu 27.10.2005
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Expo
Les "Motion Paintings" d’Egan sont des animations numériques faites à la main qui utilisent des écrans plasma comme cadre. En travaillant avec le concept de Pollock qui considère la toile comme "une place d’action", associé à l’idée de Rothko de plasticité picturale, le travail d’Egan remonte aux formulations de l’expressionnisme abstrait, rafraîchissant le genre et ramenant littéralement le monde de la peinture à la vie. Chaque travail est une boucle parfaitement uniforme, sans couture, supprimant cet élément-clef, le temps. Le résultat est un monde visuel sans commencement ni fin, une incursion qui enveloppe le téléspectateur dans l’hyper-réalité du sublime. http://www.jeffersegan.com -
Steina & Woody Vasulka
Véritables pionniers dans les domaines de l"art électronique et de la vidéo, c"est vers la fin des années Œ60 que Steina et Woody Vasulka commencent leurs investigations autour de procédés et d"outils de création aussi bien analogiques que digitaux. Leurs premières expériences se focalisent très vite sur la possibilité de créer simultanément des signaux audio et vidéo. En branchant un Portapak à un synthétiseur, ils réalisent ainsi une série de vidéos où l"image est générée par le signal audio et le son par le signal vidéo. La compilation ici présentée propose quelques-unes des vidéos qu"ils réalisèrent au début des années Œ70 avec ce procédé. En bonus nous programmons aussi "Matrix", un des épisodes d"une série qu"il conçurent pour la télévision où ils expliquent et contextualisent leur travail. — -
Life in Loops
Les Sofa Surfers et leur membre visuel Timo Novotny (http://www.vidok.org) ont récemment fini leur dernier projet : le film "Megacities" dirigé par Michael Glawogger, dont le son et l’image on été remixé. C’est une nouvelle version du remix audio, de nouvelles images ont été ajoutées ainsi qu’une bande sonore assurée par les deux des membres des Sofa Surfers, débouchant sur 90 minutes d’expérience cinématographique jouée live. Le remix a été présenté dans un état embryonnaire sous le nom "Displacement Activities" en 2003 et est à présent complètement finalisé. http://www.vidok.org http://www.sofasurfers.net http://www.lifeinloops.com -
ven 28.10.2005
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Digital storm
Une compilation internationale de films qui explorent les limites de la production digitale. Ces artistes investissent l’esthétique de l’imaginaire, soit par la composition mathématique, soit par l’altération de la réalité grâce au processeur. ilcortilealle17e30 - Marco Di Noia (Italy) - 01:05 Kasja - Stephan Dunkelman (Be/Ger) - 07:39 diagonale - Nicolas Boulard (France) - 06:52 Potenzierung - David Kleinl (Germany) - 04:30 v3/GSIL XXIX - _@c & Lia (Portugal/Austria) - 09:40 pixelsound - Marco Di Noia (Italy) - 00:59 everything you can see through a little hole - Ryoichi Kurokawa (Japan) - 05:02 Grau - Robert Seidel (Germany) - 10:01 Dot - Ryoichi Kurokawa (Japan) - 03:59 information - Nicolas Boulard (France) - 09:22 -
Christopher Willits & Scott Pagano
Scott Pagano crée, en tant que "motion designer", un contenu d’images en mouvement qui touche les domaines de l"architecture, la communication, le dysfonctionnement et le futurisme. Son travail vise à développer un langage qui offre une alternative à la multitude de strates graphiques qui saturent notre perception visuelle. Il utilise des outils industriels standards, motivé par le désir de pousser les frontières de leur utilisation habituelle et d"élargir les possibilités des machines. Il s’associe avec Christophe Willits, guitariste, compositeur, producteur, peintre et sound designer basé à San Fransisco. Il utilise des logiciels customisés et combine en temps réel le traitement de logiciels et l’improvisation de guitare, pour produire un mélange unique de mélodies, de rythmes et de textures. http://www.christopherwillits.com http://www.neither-field.com -
SND
Mat Steel et Mark Fell se sont rencontrés pour la première fois au début des années 90’ à Sheffield (UK). Après avoir tous les deux collaboré à divers projets artistiques, ils s’associent sous le nom SND en 1998. Leur premier album, "Makesnd Cassette", enregistré entre janvier et mars 1999 sur le label allemand Mille Plateaux, a reçu une Mention Honoraire dans la catégorie des Musiques Numériques à ARS Electronica. Suivent sur ce même label deux nouveaux albums acclamés par la critique puis la sortie de plusieurs vinyls sur leur propre label, également appelé SND. Leur sortie la plus récente, "Blir" (juillet 2005) est assurée par le label Raster Noton. Stell et Fell ont des approches créatives et des goûts musicaux très différents : dans SND ils explorent leur intérêts communs pour la technique et la musique électronique minimaliste contemporaine. http://www.raster-noton.de -
sam 29.10.2005
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Human Touch & Yvette Klein : Bits&Pieces
Une sélection thématique de films autour des réalisateurs qui utilisent la caméra comme source primaire. Le monde est une plaine de jeux qui peut être recréée selon les désirs de l’artiste, la réalité, présentée ou transformée en quelque chose de neuf. Dans la deuxième partie, on explore le monde d’Yvette Klein. Associé au label Traum Schallplatten, elle a créé plusieurs vidéos pour les artistes de chez Traum et Kompakt. City Drives - F.M. & Beate Olbrisch (Germany) - 06:46 Contorted Reverb - Doris Krane (Denmark) - 03:50 black day to freedom - Rob Chiu (UK) - 03:56 Humanity Lost - Sara Tagariello (Italy/UK) - 02:47 The corridor - Virginie Laganiere (Canada) - 02:30 Brilliant City - D-Fuse (UK) - 14:32 Bits&Pieces stewardess - Yvette Klein (Germany) - 03:51 efficient traveller - Yvette Klein - 03:30 recognizer - Yvette Klein - 03:02 home - Yvette Klein - 02:58 occupy - Yvette Klein - 02:20 gallery - Yvette Klein - 03:21 all - Yvette Klein - 03:06 -
Chessmachine
Chessmachine est un projet de collaboration artistique initié par Richard Chartier (USA) et Ivan Pavlov (RUS). La distance géographique qui sépare les deux acolytes définit la forme de leur collaboration, réminiscence des jeux d’échecs à distance de l’époque de la guerre froide, quand les joueurs annonçaient le mouvement des pièces du jeu par courrier - certains d’entre ceux prenaient parfois des décennies pour achever une partie. De façon semblable, pendant plus de deux ans, nos deux joueurs ont échangé leurs pièces musicales ou "mouvements" par courrier aérien, chaque essai visant à transmettre sa stratégie à l’autre. Un certain humour forme le concept dialectique de l’expérience en direct de Chessmachine. Leur interaction suggère la confrontation historique Est-Ouest. Les performances live de Chessmachine ont lieu en temps réel avec une couleur codée mettant en scène costumes, éclairage et projections vidéo conçues par les artistes d’installation/vidéo russo-américains Evelyn Domnitch et Dmitry Gelfand. http://www.3particles.com/chessmachine http://www.post-pop.org/ http://www.3particles.com http://www.portablepalace.com/ -
dim 30.10.2005
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Cineketje au travail !
Cineketje est un programme mensuel du nova dédié aux petits et aux grands dés l’âge de 6 ans. Ce mois d’octobre, en collaboration avec le festival Cimatics, Cineketje propose un atelier en plus de son habituel programme de courts métrages d’animation. L’atelier tenu par le collectif bolwerK permettra aux enfants de s’adonner à la confection d’animations qui seront présentées en début de séance, avec une bande son électro préparée par la musicos délirante Roberta Groove. La suite du programme sera une compilation de courts métrages dédiée cette fois à l’audiovisuel, à la place et au rôle tenu par ce marchand d’images dans notre quotidien, ainsi qu’aux technologies qui lui sont apparentées. Ces ’new tech’ ont donné de nouvelles formes tant visuelles que physiques aux animations. C’est ce petit fourmillement de robots, câbles et objets mouvants qui peupleront une heure durant l’écran des ketjes du cine que nous sommes. L’atelier sera ouvert aux enfants de 9 à 13 ans inscrits via le site de Cimatics. Pour la séance, reculée à 17h pour l’occasion, nous ouvrirons nos portes à tous. Le brumeux automne est aussi l’annonce du retour sur les bancs de l’école (...) -
Talking Pictures - Mario Spiroglou
Un échantillon impressionnant de productions "home made" issu de la meilleure tradition "cut"n paste". Mario Spiroglou poursuit sur les standards de Steinski du début des années 80. Avec une bande sonore composée d’une agréable série de chansons à succès alternatives, Spiroglou remix aussi bien footage TV, films muets, Hollywood blockbusters, documentaires, que son propre stock d"images. "All the Tricks from the Book", réconcilié d"une façon sublime. -
Dagens Bilaga
RUGA est le nouveau magazine dévédé des créateurs de ROJO. L’idée de ne pouvoir inclure mouvement et travaux vidéo dans un magazine imprimé a forcé la décision de créer RUGA. Un nouveau magazine au format dévédé qui sortira tous les deux mois. Deux publications par an, une édition limitée à 1000 copies dévédé contenant des pièces audiovisuelles inhabituelles réalisées par les artistes les plus doués et surprenants du monde entier. Dagens Bilaga inclut des travaux de Transforma, Zeitguised, Ekumen, Lycette Bros, Sascha Pohflepp, Qian Qian, 310k, Bowling Club ?, D-fuse, Via Grafik, Gregori Saavedra, Carolina Melis, Actop, Glaznost, Wagoer, Crankbunny, Boris Hoppek, Jewboy Corporation http://www.ruga-magazine.com http://www.revista-rojo.com/ -
ven 04.11.2005
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Expo TravAÏE
Une exposition d’affiches, vidéos, installations..., autour de la problématique du travail. du 4.11 au 20.11 vernissage : 4.11 > 19h -
Les aventuriers du RMI
Les aventuriers du RMI, c’est au départ un livre paru chez L’Insomniaque. Ces trois lettres représentent l’équivalent français de notre RIS, revenu d’intégration sociale. Après des études universitaires et un avenir tout tracé au service du salariat, le narrateur raconte comment il envoya tout promener pour entrer en RMI comme d’autres entrent en religion. En 124 pages d’une chronique jubilatoire, nous découvrons tous les moments de l’existence exposés d’un point de vue érémistique : l’utilisation du temps libre, la liberté, l’argent, la chasse au gaspillage, le poids, l’habitat, le sexe ou encore la télévision. Musicien, auteurcompositeurinterprète et randonneur au long cours, Jérôme Akinora sera au Nova pour une séance de lecture d’extraits de son ouvrage, accompagné d’un musicien. Si vous êtes un aventurier de l’Onem ou du CPAS, si vous aussi avez dû rédiger des CV aux frontières du réel et si les méandres de nos institutions vous paraissent éventuellement pénibles, vous découvrirez, dans une ambiance conviviale, les possibilités illimitées d’en rire. -
sam 05.11.2005
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Wittstock, Wittstock
A Wittstock, une petite ville du Brandebourg en Allemagne de l"Est, l"une des principales activités est l"usine de vêtements où Volker Koepp rencontre ses trois personnages : Edith, Elisabeth (Stupsi) et Renate. Trois femmes, de trois générations différentes, travaillent ensemble dans l"idéal ouvriériste de la RDA. Le film offre un aperçu fascinant de la vie provinciale en RDA. Ses habitants ont dû faire face à des problèmes constants au travail, générés par les mutations politiques et la chute du mur, pour aboutir ensuite à des licenciements pour raisons politiques, et enfin à la fermeture de l"usine. Le chômage arrive brutalement dans la vie des trois ouvrières, elles s"en accomodent différemment. Elisabeth passe d"une formation à une autre, Renate l"ainée devient femme de chambre dans un petit hôtel, et Edith, la rebelle, est partie vivre dans une autre région, et a perdu ses réflexes militants. Volker Koepp, dans la tradition est-allemande de cinéma documentaire de longue observation, a filmé 22 ans à Wittstock, et a tiré cinq films de cette expérience. "Wittstock, Wittstock" est le dernier volet, un triple portrait magnifique, où le lien créé (...) -
The Mayfair Set
Ce documentaire retrace, des années 1960 en Angleterre jusqu’aux années 1990 aux Etats-Unis, l’histoire d’une révolution économico-politico-symbolique initiée par une nouvelle espèce de spéculateurs. Il explique comment ces pirates de la finance s’attaquent aux grandes industries de l’époque pour les démanteler. Accumulant les sociétés, ils réduisent les coûts en fermant les secteurs jugés improductifs et licencient jusqu’à 40 % du personnel. Ces nouveaux prédateurs ruinent le vieux système économique et inaugurent l’ère de l’individualisme et du profit à tout crin, sans égards pour les milliers d’employés éjectés. Ils transforment le monde en une mêlée générale où le marché décide jour après jour, minute par minute, qui aura le pouvoir et la richesse, et qui en sera privé. La révolution financière qu’ils ont déclenchée, leurs idées et leurs méthodes leur ont survécu. Un peu d’analyse avec cette enquête très british qui a le mérite de personnaliser et dénouer l’origine des liens politico-financiers qui pèsent sur nos vies ... -
Trois portraits de printemps
"Des "instantanés" pris dans la réalité sociale de l’Europe de l’Ouest. Dans les portraits de Joop Uchtman, qui a travaillé jusqu’à l’année dernière comme contremaître dans un atelier de textile, et de Doris Schwert, une jeune femme qui suit la tradition communiste de son père, j’ai surtout travaillé sur la parole, en interviewant les personnages de façon frontale, tout en tenant la caméra sur l’épaule (la caméra est un protagoniste du film). Dans le troisième portrait, les mots sont rares. Le film montre tous les gestes que Jan van Haagen, ouvrier métallurgique, accomplit au cours de sa journée de travail, de façon condensée : les 9 heures 25 qu’on passe en sa présence défilent en 12 minutes" (Van Der Keuken). "Le printemps" était le titre du film original. Il. rassemblait cinq portraits, témoignages de la crise économique de 1974, dont Johan Van Der Keuken a préféré ensuite diffuser uniquement ces trois séquences, qui confrontent les vécus et les questionnements de chômeurs et ouvriers. + André Görz. Sur le travail Le philosophe français André Gorz, ancien compagnon de route de Jean-Paul Sartre, centre sa pensée sur la problématique des (...)+ André Görz. Sur le travail -
dim 06.11.2005
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Kühle Wampe, oder Wem gehört die Welt ?
A Berlin, durant la crise, Annie fréquente Fritz : tous deux ont du travail mais le frère de la jeune fille, chômeur, se suicide. Les amoureux fêtent leurs fiançailles sous la tente des parents d’Annie, expulsés de leur logement et réinstallés dans un camp de chômeurs nommé Kühle Wampe. Une fête sportive et politique est organisée pour galvaniser l’énergie des victimes de la crise. La censure interdit ce pamphlet politique qui, sur un scénario de Bertolt Brecht, posait la question (c’est le sens du sous-titre allemand) de savoir "à qui appartient le monde", aux exploiteurs ou aux exploités ? Sa vigueur polémique et didactique, portée par la musique de Hanns Eisler, en faisait un efficace instrument d’agit-prop. Il conserve encore sa force filmique caractérisée par la mise en oeuvre d’un authentique réalisme dans une approche quasi documentaire de la situation sociale de l’Allemagne à la veille du nazisme. (d’après Marcel Martin) (Avec le soutient du Goethe Institut) -
Attention danger travail
A l"origine, il y a le projet de trois réalisateurs de se lancer dans la réalisation d"un film sur le refus du travail. Aujourd"hui, Pierre Carles (qu"on connaît notamment pour "Pas vu pas pris", "Enfin pris" et "La sociologie est un sport de combat"), Christophe Coello et Stéphane Goxe n"ont toujours pas fini de concrétiser ce film qui devrait sortir en septembre 2006 sous le titre de "Volem rien foutre al pais". En attendant, "Attention danger travail" a vu le jour. C"est d"abord une compilation de séquences nouvelles ou existantes, sortie dans un premier temps en cassette vidéo et destinée à promouvoir et à financer le projet des trois réalisateurs. Au fil des projections, leur enquête n"a cessé d"évoluer, d"intégrer de nouveaux éléments, au point d"offrir une multitude de visages et d"aboutir à une version qui a finalement bénéficié en France d"une sortie en salles. On y croisera notamment une dizaine de chômeurs et chômeuses racontant pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler. Après avoir fréquenté le monde du travail, ces hommes et femmes ont fui l"usine, l"entrepôt ou le bureau, bien décidés à ne plus accepter les règles (...) -
jeu 10.11.2005
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Trois portraits de printemps
"Des "instantanés" pris dans la réalité sociale de l’Europe de l’Ouest. Dans les portraits de Joop Uchtman, qui a travaillé jusqu’à l’année dernière comme contremaître dans un atelier de textile, et de Doris Schwert, une jeune femme qui suit la tradition communiste de son père, j’ai surtout travaillé sur la parole, en interviewant les personnages de façon frontale, tout en tenant la caméra sur l’épaule (la caméra est un protagoniste du film). Dans le troisième portrait, les mots sont rares. Le film montre tous les gestes que Jan van Haagen, ouvrier métallurgique, accomplit au cours de sa journée de travail, de façon condensée : les 9 heures 25 qu’on passe en sa présence défilent en 12 minutes" (Van Der Keuken). "Le printemps" était le titre du film original. Il. rassemblait cinq portraits, témoignages de la crise économique de 1974, dont Johan Van Der Keuken a préféré ensuite diffuser uniquement ces trois séquences, qui confrontent les vécus et les questionnements de chômeurs et ouvriers. + André Görz. Sur le travail Le philosophe français André Gorz, ancien compagnon de route de Jean-Paul Sartre, centre sa pensée sur la problématique des (...)+ André Görz. Sur le travail -
Wittstock, Wittstock
A Wittstock, une petite ville du Brandebourg en Allemagne de l"Est, l"une des principales activités est l"usine de vêtements où Volker Koepp rencontre ses trois personnages : Edith, Elisabeth (Stupsi) et Renate. Trois femmes, de trois générations différentes, travaillent ensemble dans l"idéal ouvriériste de la RDA. Le film offre un aperçu fascinant de la vie provinciale en RDA. Ses habitants ont dû faire face à des problèmes constants au travail, générés par les mutations politiques et la chute du mur, pour aboutir ensuite à des licenciements pour raisons politiques, et enfin à la fermeture de l"usine. Le chômage arrive brutalement dans la vie des trois ouvrières, elles s"en accomodent différemment. Elisabeth passe d"une formation à une autre, Renate l"ainée devient femme de chambre dans un petit hôtel, et Edith, la rebelle, est partie vivre dans une autre région, et a perdu ses réflexes militants. Volker Koepp, dans la tradition est-allemande de cinéma documentaire de longue observation, a filmé 22 ans à Wittstock, et a tiré cinq films de cette expérience. "Wittstock, Wittstock" est le dernier volet, un triple portrait magnifique, où le lien créé (...) -
ven 11.11.2005
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Attention danger travail
A l"origine, il y a le projet de trois réalisateurs de se lancer dans la réalisation d"un film sur le refus du travail. Aujourd"hui, Pierre Carles (qu"on connaît notamment pour "Pas vu pas pris", "Enfin pris" et "La sociologie est un sport de combat"), Christophe Coello et Stéphane Goxe n"ont toujours pas fini de concrétiser ce film qui devrait sortir en septembre 2006 sous le titre de "Volem rien foutre al pais". En attendant, "Attention danger travail" a vu le jour. C"est d"abord une compilation de séquences nouvelles ou existantes, sortie dans un premier temps en cassette vidéo et destinée à promouvoir et à financer le projet des trois réalisateurs. Au fil des projections, leur enquête n"a cessé d"évoluer, d"intégrer de nouveaux éléments, au point d"offrir une multitude de visages et d"aboutir à une version qui a finalement bénéficié en France d"une sortie en salles. On y croisera notamment une dizaine de chômeurs et chômeuses racontant pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler. Après avoir fréquenté le monde du travail, ces hommes et femmes ont fui l"usine, l"entrepôt ou le bureau, bien décidés à ne plus accepter les règles (...) -
Tijd om gelukkig te zijn
Un homme de quarante ans est soudainement renvoyé de son boulot. Il est au chômage, comme tant d"autres. Il passe son temps à se promener en ville, il prend des photos. Il rencontre sa maîtresse, une femme mariée avec qui il se dispute incessamment. Sa situation de chômeur a des conséquences inattendues dans sa vie amoureuse ! Comme chaque chômeur, il doit aller pointer c’est l’époque où le contrôle se faisait tous les jours -, et il est censé chercher activement du travail. Mais est-ce vraiment cela qu"il veut ? N"a-t-il pas enfin du temps pour être heureux ? Pendant cette quête du sens de son existence, il rencontre une jeune fille qui se révolte contre la banalité de sa petite vie. Une amitié inhabituelle entre ces deux âmes errantes commence. Jan Decleir, sans aucun doute le meilleur acteur en Flandre, joue le rôle du chômeur dans un film du réalisateur Frans Buyens, décédé en 2004. Cet autodidacte, auteur de documentaires socialement engagé, est considéré comme le réalisateur belge "le moins commercial, mais le plus productif". "Du temps pour être heureux" date de début années 80, une période de crise où l’on pensait que le chômage serait (...) -
sam 12.11.2005
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Rencontre
La "remise au travail des chômeurs" notamment par le démantèlement de l’assurance-chômage n’est qu’une dimension d’un projet plus global d’asservissement des populations aux "besoins de l’économie". Dès lors, la lutte contre ce projet de société concerne tant les "actifs" que les "inactifs" et appelle un front commun. L’objet de cet atelier est de dresser l’état des lieux de la situation en Europe du Nord et de s’inspirer d’autres expériences pour faire le point en Belgique sur ces menaces ainsi que des raisons et des possibilités de les contrer. La rencontre se déroulera a priori en trois temps. Deux intervenants feront le point successivement sur l’origine de ces réformes : agenda de Lisbonne et politiques européennes d’une part, théories économiques du chômage dont celles-ci s’inspirent d’autre part. Le démantèlement de l’assurance chômage dans l’Union Européenne est bien avancé. Si ces mesures relèvent des compétences nationales, elles répondent en fait à un agenda coordonné par la Commission européenne main dans la main avec le patronat européen, connu sous le nom d’"agenda de Lisbonne". La vision patronale qui sous-tend cet agenda est (...) -
Chômage et précarité : l’Europe vue d’en bas
L’un des grands problèmes auxquels l’Europe doit faire face aujourd’hui est la persistance d’un chômage de masse. Pour tenter d’enrayer ce mouvement, les gouvernements mettent en place diverses mesures dont aucune, jusqu’à présent, n’a fait la preuve de son efficacité. Le film montre, à travers les témoignages de chômeurs et de travailleurs sociaux, comment ces mesures sont de plus en plus coercitives : réduction des allocations de chômage, obligation de rechercher activement un emploi, voire même d’accepter n’importe quel travail à n’importe quel prix. L’étude comparative menée sur quatre pays -la France, la Grande-Bretagne, la Belgique et l’Allemagne- permet de voir comment ces dispositifs, largement orchestrés par la Commission européenne, ont pour objet non pas d’éradiquer le chômage mais de faire baisser encore les bas salaires et d’accroître la précarité du travail. Un film documentaire qui s’inscrit dans un débat malheureusement très actuel : la remise en cause des systèmes de protection sociale dans de nombreux pays européens. + débat -
dim 13.11.2005
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Le temps de vivre
Au début des années 1980, des jeunes gens d’origine ouvrière, tous chômeurs, témoignent de leur souhait de s’inventer par tous les moyens une vie meilleure. Les usines ferment les unes après les autres, mais les jeunes continuent de rêver à une existence libérée des servitudes du prolétariat. Portraits, entre autres, de caïds liégeois qui n’ont vraiment pas envie de travailler, de leurs amis ouvriers qui n’ont vraiment pas envie d’être au chômage et d’un délégué syndical et son utopie du plein emploi, tous réunis au café. Témoin d’une époque de crise où les mesures de diminution de l’allocation de chômage ont entrainé des manifestations houleuses contre les mesures d’austerité du gouvernement, ce documentaire montre des jeunes réclamant de l’emploi, des sous, et la fin du pointage quotidien. -
Le chômage a une histoire
En 1967 (250 000 demandeurs d’emploi), Georges Pompidou s’inquiétait : "Si un jour on atteint les cinq cent mille chômeurs en France, ça sera la révolution". Il n’y a pas eu de révolution, mais un lent "écrasement" provoqué à la fois par une armée de réserve d’intérimaires et de contrats à durée déterminée, la défaite ouvrière, l’affaiblissement des syndicats, le démantèlement de l’Etat social et la fragmentation des classes populaires. Le personnage de M. Edouard Balladur fournit une illustration saisissante de l’opposition entre deux époques : en 1968, le "jeune" conseiller social de Pompidou joue les démineurs face au "péril rouge". Trente ans plus tard, l’ex-premier ministre raconte, de sa voix méprisante et suffisante, qu’il n’a rien contre les mots de "flexibilité" ou de "précarité". Depuis, la peur sociale a changé de camp. Entre-temps, la société salariale s’est décomposée, les systèmes de protection ont craqué, les valeurs de gauche - comme égalité ou fraternité - ont été tournées en ridicule. Et le film insiste sur le "tournant de la rigueur", la "modernisation conservatrice" de la gauche au pouvoir, la montée du chômage, la réhabilitation (...) -
Rencontre avec G. Balbastre
Débat en présence du réalisateur, après la projection de "Le chômage a une histoire". -
jeu 17.11.2005
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Open Screen
La fin de l’année au Nova est précoce mais c’est les meilleurs qui partent les premiers ! Le dernier Open Screen de 2005 se tiendra donc en Novembre avec vos superbes films en guise de gui pour s’embrasser dessous en se souhaitant plein de bonnes choses. Tout ça ne dépassant pas 15 minutes et pas en digi-béta, ça porte malheur, surtout après Halloween... Dans la mesure du possible, envoyez-nous vos documents une semaine avant l’évènement au 65 rue de l’Ecuyer, 1000 BXL, c’est la maison de la sorcière... Joyeux Noël ! -
ven 18.11.2005
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La comédie du travail
Mini-fable saugrenue et démente sur le thème des demandeurs d’emploi, "La comédie du travail" dresse les portraits parallèles d’un chômeur professionel entêté à ne rien faire et d’un obsédé infatigable du travail à tout prix. On y rencontrera aussi une sorte de Mère Thérèsa du chômage s’acharnant à fournir un métier à ceux qui n’en veulent pas. Il n’ y avait que Luc Moullet pour tenter en France un tel film sur un sujet comme le chômage. Ancien critique drôlatique des "Cahiers du cinéma" et cinéaste pince-sans-rire issu de la Nouvelle Vague, spécialisé dans les sujets guoguenards et la dérision grinçante, Moullet a bricolé six films gags en 25 ans, aux frontières de la subversion et de la malséance. Dans la lignée d’"Une aventure de Billy the Kid" et d’"Anatomie d’un repas", "La comédie du travail" est un autre essai de dinguerie noire. Un seul regret : "J’aurais voulu mettre en exergue à mon film la phrase d’un humoriste connu : "L’homme n’est pas fait pour le travail, la preuve, le travail le fatigue". -
Tijd om gelukkig te zijn
Un homme de quarante ans est soudainement renvoyé de son boulot. Il est au chômage, comme tant d"autres. Il passe son temps à se promener en ville, il prend des photos. Il rencontre sa maîtresse, une femme mariée avec qui il se dispute incessamment. Sa situation de chômeur a des conséquences inattendues dans sa vie amoureuse ! Comme chaque chômeur, il doit aller pointer c’est l’époque où le contrôle se faisait tous les jours -, et il est censé chercher activement du travail. Mais est-ce vraiment cela qu"il veut ? N"a-t-il pas enfin du temps pour être heureux ? Pendant cette quête du sens de son existence, il rencontre une jeune fille qui se révolte contre la banalité de sa petite vie. Une amitié inhabituelle entre ces deux âmes errantes commence. Jan Decleir, sans aucun doute le meilleur acteur en Flandre, joue le rôle du chômeur dans un film du réalisateur Frans Buyens, décédé en 2004. Cet autodidacte, auteur de documentaires socialement engagé, est considéré comme le réalisateur belge "le moins commercial, mais le plus productif". "Du temps pour être heureux" date de début années 80, une période de crise où l’on pensait que le chômage serait (...) -
sam 19.11.2005
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Atelier
Si la non-prise en compte institutionnelle de l’activité bénévole ne date pas d’hier, le plan de "réactivation" des chômeurs est un nouveau danger pour le monde associatif. A l’image de milliers d’associations et d’activités mises en place en Belgique, le Nova est un projet qui a été rendu possible et qui continue à fonctionner grâce au bénévolat. C’est pourquoi il est particulièrement concerné et s’inquiète des mesures politiques qui, visant à "réactiver" les chômeurs, ne leur reconnaissent pas le droit d’exercer des activités non rémunérées. Personne ne nie pourtant que la collectivité bénéficie du foisonnement de cette vie associative ‹ que l’Etat d’ailleurs encourage et subventionne car il serait bien incapable de remplir lui-même tous ces services rendus dans des domaines aussi variés que la santé, l’alphabétisation ou la culture, pour ne citer que quelques exemples. Mais l’Etat prétend encore hypocritement tendre au plein emploi et s’efforce de remplir ses obligations européennes, à un niveau statistique notamment. Il ne voit donc pas de contradiction à mettre en place des plans de "remise au travail" qui finissent par condamner la vie (...) -
Le bal des chômeurs
Pour lutter contre la morosité, voici une soirée mélangée avec des courts films, de dérision, activistes ou d’entreprises (trés serieux) ; avec des interventions, des chansons, des invités surprises... Et pourquoi ne pas mettre un pas sur la piste de danse pour célebrer la fin du pointage ? Ambiance joyeusement décadente et férocement anti-turbin, animé par Matthieu Ha & les Novembristes, et leurs diapositives subliminales contre le travail ! Suivi par DJ Poil sur le dos. Et tout ça GRATIS ! A voir, entre autres, et dans le désordre : Saint Precarious goes shopping (*) - A Milan, pour protester contre l’ouverture des supermarchés les jours fériés, St Précaire et ses fidèles processionnent dans les temples de la consommation et de l’exploitation. Yomango Tango (*) - Pour commémorer la "révolution de décembre" en Argentine, Yomango dévalise le rayon Champagne sur un air de tango. Contrato Basura (*) - Un jeune homme décroche un contrat. Ô surprise... Nous sommes partout (*) - La lutte acharnée des intermittents en France contre la liquidation de leur assurance chômage... ONEM ou on n’aime pas (André François) - Etre inspecteur de (...) -
dim 20.11.2005
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Cineketje au travail !
Cineketje est un programme mensuel du nova dédié aux petits et aux grands dés l’âge de 6 ans. Ce mois d’octobre, en collaboration avec le festival Cimatics, Cineketje propose un atelier en plus de son habituel programme de courts métrages d’animation. L’atelier tenu par le collectif bolwerK permettra aux enfants de s’adonner à la confection d’animations qui seront présentées en début de séance, avec une bande son électro préparée par la musicos délirante Roberta Groove. La suite du programme sera une compilation de courts métrages dédiée cette fois à l’audiovisuel, à la place et au rôle tenu par ce marchand d’images dans notre quotidien, ainsi qu’aux technologies qui lui sont apparentées. Ces ’new tech’ ont donné de nouvelles formes tant visuelles que physiques aux animations. C’est ce petit fourmillement de robots, câbles et objets mouvants qui peupleront une heure durant l’écran des ketjes du cine que nous sommes. L’atelier sera ouvert aux enfants de 9 à 13 ans inscrits via le site de Cimatics. Pour la séance, reculée à 17h pour l’occasion, nous ouvrirons nos portes à tous. Le brumeux automne est aussi l’annonce du retour sur les bancs de l’école (...) -
Agone
Rencontre avec les éditions Agone sur le thème "Travail et littérature", avec Thierry Discepolo (éditions Agone, Marseille). + Microboutiek -
Welfare
Dans le cadre de son travail d’observation et de critique des institutions américaines, Frederick Wiseman filme le quotidien d’un bureau d’aide sociale (welfare center) à New-York. Pendant plusieurs mois, il assiste, en témoin silencieux, aux discussions entre les employés et les usagers. Balladés d’un service à un autre, obligés de se justifier et de jouer le rôle qu’on leur demande pour bénéficier de l’allocation, desesperés et révoltés, toujours dignes, une centaine de personnes vont se succéder pendant deux heures et demi devant la caméra du maître du "cinema direct". Les conversations, restituées dans leur intégralité, sans commentaires ni voix-off, plongent littéralement le spectateur dans la terrible réalité sociale d’un aquarium où des précaires affamés et sans nageoires viennent s’échouer dans les filets d’une administration débordée et impuissante. Cela ne se passe pas dans le monde imaginaire d’une série-B futuriste, mais aux Etats Unis, en 1975.