• jeu 22.09.2005
  • 19:00

    BNGL : un lieu-paysage, le Bengale. 1943 : une période-charnière. Cette installation vidéo s’incrit "in situ" au sein du Nova Cinema pour offrir un point d’ancrage et évoquer un sujet d’histoire, de mémoire, à peine connu en Europe, en dialogue avec la programmation et l’hommage à Ritwik Ghatak : "BNGL : 1943" parle du massacre de centaines de milliers de personnes en 1943-1944, causées par les manigances politiciennes des Britanniques. Quelles sont les déchirures subies par le Bengale depuis 1905 ? Sont-elles cicatrisables ? Aujourd’hui en 2005 ? Pendant un siècle, les blessure se succédèrent : en 1905 avec Curzon, en 1943, en 1947 avec la Partition, en 1971, ...mais la "terre natale" immuable se (re)définit ou croit se redéfinir... Utopie ? Dystopie ? Du 22.09 au 16.10 Vernissage :
  • 19:00

    "Through the Looking Glass" est un projet photographique insolite qui propose des portraits d’environnements, en excluant délibérément les sujets humains pour se focaliser sur leur espace de vie et de travail, ce qui donne des vues d’intérieurs, images attachantes et parfois très amusantes. En capturant ainsi les lieux de la vie de tous les jours, le projet se présente comme un contrepoint aux images stylisées et bien disciplinées qui sont d’habitudes montrées dans les beaux livres et les magazines qui font dans le design d’intérieur et l’habitat en Asie du Sud. Le produit de ce travail qui se poursuit maintenant depuis sept ans a été montré à Bombay, New York et dans le Queensland ; il a reçu un accueil enthousiaste tant de la part du public que des critiques d’art. Du 22.09 au 16.10 Vernissage :
  • 20:00

    Divine Vision
    Sidharth Srinivasan, 2001, IN, vo st ang, 95'
    Dans une banlieue en friche de Bombay, un saint homme, charlatan, officie à l"échoppe à thé de Raju. Les habitants du voisinage, empêtrés dans un réseau complexe de liaisons adultères et de désirs inassouvis, lui font une confiance aveugle. Le comble, c"est qu"en perdant la vue, le saint homme découvrira finalement la "voyance". Divya Drishti cherche à analyser la nature même de la vérité et de la croyance. Le résultat est une satire puissante et provocante, qui montre la superstition et l"hypocrisie régnant dans les banlieues de Bombay. Ce film explore les possibilités formelles et esthétiques offertes par la vidéo numérique. Il a été tourné caméra à l"épaule, en son-synchrone et lumières naturelles. Prix du Meilleur Long Métrage au festival Digital Talkies, 2001 et au Kara Film Festival, Pakistan. —
  • 22:00

    Arguments and a story
    Ritwik Ghatak, 1974, IN, 35mm, vo st fr, 119'
    Comment inscrire son histoire dans l"Histoire. Ghatak le démontre dans son (hélas) dernier long métrage, film-testament. Il y joue le rôle d"un intellectuel alcoolique parcourant le Bengale pour se réconcilier avec son épouse. Les rencontres et compagnons de voyage jalonnent le film : un réfugié du Bengladesh et un professeur de sanskrit, un écrivain devenu auteur de textes pornographiques, un syndicaliste, un artisan de masques de danse Chau, des étudiants révolutionnaires naxalites. Ghatak, malade, alcoolique, à l’article de la mort, offre un film pessimiste mais lucide, dans lequel il joue avec élégance et ironie. Un sens inouï de liberté permet au réalisateur de combiner des images de tout type, du populaire à l"abstrait, du musical baul au religieux. En fait, Ghatak met en scène un paysage politique contemporain, dans son évidente violence du quotidien. Le mot de la fin, extrait d"un roman de Manik Bandyopadhyay (à propos d"un tisseur continuant à tisser avec sa machine sans fil) est dans la bouche du protaganiste, en train de mourir : "One must do something", —
  • ven 23.09.2005
  • 20:00

    The cloud-capped star
    Ritwik Ghatak, 1960, IN, 35mm, vo st ang, 134'
    L"étoile cachée est Nita : une femme qui se sacrifie pour sa famille. Son emploi, son salaire font vivre, dans les abords de Calcutta, une famille de réfugiés de la Partition du Bengale. Nita décide de retarder son propre mariage avec Sanat le scientifique, pendant que son frère aîné espère devenir musicien et que ses jeunes frère et s¦ur traînent leurs savates. Des accidents immobilisent le père et le jeune frère. La jeune s¦ur, aidée par la mère, séduit Sanat et ils se marient. Le musicien part à Bombay et laisse Nita seule soutenir le ménage. Mais atteinte de tuberculose, elle doit être envoyée au sanatorium, dans les montagnes, seule. Alors qu"elle "veut vivre, tellement vivre", dit-elle à son frère. Ghatak choisit de combiner un code mélodramatique avec des mythologies indiennes rendant le texte complexe, riche, soutenu par une mise en scène tendant vers l"épique, et une bande sonore musicale, avec des chants qui complètent l"univers bengali (Tagore, Bauls) autour d"une Nita, forte et faible, dense comme dans un film de Mizoguchi.—
  • 22:00

    Paban Das Baul, originaire du Bengale, embellit sa musique en puisant dans les cultures tantrique, sufi, vishnouite et bouddhiste. Chanteurs et sages mystiques et iconoclastes, les Bauls appartiennent à une tradition orale née de la rencontre entre les mystiques soufi et les sages tantriques sahajiya. Les Bauls vénèrent l"énergie féminine, condamne le système des castes et le fanatisme des mollahs ! Les chansons baul sont improvisées et transmises oralement par ces chanteurs et sages qui recherchent le féminin en leur intérieur. Paban Das Baul nous proposera différents types de répertoires jouant des instruments créés par lui-même : le dubki (tambourin), le khamad (percussion à corde), le dotara (luth à cinq cordes) ainsi que d"autres instruments de son cru. Il sera accompagné par Urmimala Sen (écrivain, actrice, musicienne), par un percussioniste, un bassiste et par Dedeyn Duniya (voix et percussions). —
  • sam 24.09.2005
  • 18:00

    Lettre à une mère
    John Abraham, 1986, IN, vo st fr, 115'
    Purushan apprend la mort tragique de son ami Hari. Choqué, il entreprend un long voyage pour informer la mère du défunt. En cours de route, il croise des proches d"Hari qui se joignent à lui. Purushan se retrouve bientôt entouré de toute une bande de personnages qui évoquent, chacun à leur manière, le souvenir d"Hari. Les points de vue se multiplient et, de fil en aiguille, la discussion s"engage autour de questions idéologiques. Le voyage qui s"annonçait funèbre prend une tournure métaphysiqueŠ Road-movie pédestre, le film emprunte son esthétique au documentaire et sa narration au récit épistolaire. John Abraham fut beaucoup influencé par Ritwik Ghatak, professeur à l"école de cinéma de Pune. Plus que n"importe quel cinéaste, il utilisa le film comme une arme pour le changement social. John et ses amis avaient créé "Odessa Movie Collective" pour récolter les fonds nécessaire à la réalisation de ce film. "Lettre à une mère" est donc né de la générosité d"ouvriers et de paysans illettrés.—
  • 20:00

    Bombay our city
    Anand Patwardhan, 1985, IN, video, vo st ang, 75'
    Attirés par l"espoir d"une vie plus digne, les personnes défavorisées des régions avoisinantes viennent chaque jour grossir les banlieues de Bombay. Régulièrement, la police débarque avec ses bulldozers pour raser les abris en bambous qui repoussent aussi vite. En signe de protestation, les habitants des bidonvilles campent sur les trottoirs de la métropole. La caméra d"Anand dresse un portrait émouvant de ces gens qui vivent de petits boulots pour quelques roupies. Face à tant de situations dramatiques, le réalisateur oppose le discours "légaliste" de l"administration, le doigt accusateur des forces de l"ordre ou les commentaires charitables de la bourgeoisie. Mais pour connaître les vraies raisons de l"acharnement policier et administratif, il faut chercher plus loin. Les théâtres de rue et les chants populaires dénoncent avec humour les visées électorales et la corruption des autorités. Ce film a obtenu le prix spécial du jury au festival Cinéma du Réel ainsi que le "National Award for Best Non-Fiction".— + —
    + New
    Vani Subramanian, 2003, IN, video, vo st ang, 6'
  • 22:00 Compilation

    An I Make Short Films
    S.N.S Sastry, 1968, IN, 35mm, vo st ang, 16'
    Etcetera
    Etcetera
    Ashish Avikunthak, 1995-1997, IN, 16mm, vo st ang, 33'
    Bomgay
    Riyad Wadia, 1996, IN, video, vo st ang, 12'
    ...
  • dim 25.09.2005
  • 15:00

    Pendant que le Cinéma Nova vous fait visiter l’Inde, Cinéketje ne laisse pas vos enfants tout seuls. Cette nouvelle programmation de films pour enfants, dont vous avez pu avoir un avant-goût lors du dernier PleinOpenAir, sera cette fois placée sous le signe du voyage. Cinéketje programme des films réalisés par des adultes et des enfants. Les enfants vous emmènent faire un passionnant voyage d’exploration vers d’autres continents et planètes. Tous ces petits films ont été réalisés lors d’ateliers organisés par Caméra Enfants Admis, Art Basic for Children, Graphoui, Imagica, Jekino, Kidscam et l’Académie des Beaux-Arts. A noter, dans cette programmation, le court métrage d’animation de la réalisatrice indienne Rani Day, intitulé "Varju and the Friendly Flute". Rani Day Burra a fait des études d’écriture de scénario à l’Institut Cinéma et TV d’Inde à Puna. Elle a écrit et mis en scène plusieurs documentaires, films d’animation et pubs. Elle a obtenu pour son film "Mahakapi" le prix Unesco du meilleur film sur la culture nationale et le patrimoine mondial. Après le film, pour rester encore un peu dans l’ambiance du voyage, nous vous proposons de (...)
  • 18:00

    In the name of God
    Anand Patwardhan, 1992, IN, video, vo st ang, 75'
    Selon la légende, un temple hindou aurait été érigé sur les lieux de naissance du dieu Ram. Mais le pouvoir colonial anglais - qui cherchait à briser l’alliance fragile des hindous et des musulmans - a fait courir le bruit que les Musulmans avaient construit une mosquée à la place du temple. Dans les années 90, un leader du V.H.P. (parti fondamentaliste hindou) s’est emparé de cette vieille rumeur pour partir en croisade contre les musulmans. Avec sa caravane décorée de motifs religieux et sous bonne escorte, il bat la campagne pour inciter les fidèles à reconstruire le temple à la place de la mosquée. Partout où elle passe, la caravane laisse derrière elle un sillage de sang. A travers ce nouvel avatar de la lutte entre hindous et musulmans, le film permet d’appréhender tous les clivages de la société indienne (castes, religions, pouvoir, richesse) et de comprendre leur influence sur l’échiquier politique. Ce film a obtenu le National Award for Best Investigative Documentary . + The Boy in the branch The Branch est une des sections du parti fondamentaliste hindou R.S.S. Il inculque la discipline mais aussi les valeurs racistes et patriotiques (...)
    + The Boy in the branch
    Lalit Vachani, 1993, IN, video, vo st ang, 27'
  • 21:00

    The name of a river
    Anup Singh, 2001, IN, vo st ang, 90'
    Dans cette odyssée de nonante minutes, Anup Singh touche, à travers une sorte de docu-fiction, aux matières cinématographiques, théâtrales, musicales, littéraires chères à Ritwik Ghatak à qui il rend un hommage fascinant, riche de références culturelles. Les paysages du Bengale rencontrent, en musique ou non, les divinités et les mythes, les souvenirs, les joies et les regrets de l"âme bengalie, de l"âme à la Gathak, de l"âme à la Tagore. La rivière était métaphore essentielle dans le cinéma du maestro indien : métaphore de voyages et métaphore de séparations. Par ailleurs, le film commence sur le fleuve Padma, fleuve-frontière entre le West Bengal et le Bengladesh. Ce premier long métrage du réalisateur né à Dar-es-Salaam (Tanzanie) et basé à Londres traduit une passion pour Ghatak à travers une fiction épique où l"allusion à l"univers ghatakien est riche de sens, complexe comme dans les films de Ghatak. Anup Singh propose ici une "improvisation sur les histoires, les images et les idées qui font le cinéma de Ritwik Ghatak", renforcant ainsi les principes d"aliénation et de coïncidence, principes brechtiens que Ghatak a transporté avec brio dans son cinéma.—
  • jeu 29.09.2005
  • 20:00

    Anand Patwardhan & Simantini Dhuru, 1995, IN, video, vo st ang, 57'
    A partir des années 60, l’Etat Indien se lance dans une politique prestigieuse de grands travaux. La construction d’un immense barrage sur la rivière Narmada doit permettre d’alimenter en eau les campagnes et les grandes villes des états avoisinants. Mais ce projet pharaonique va entraîner l’inondation de toute une vallée fertile où vivent des populations indigènes, les Adivasis. La mobilisation enfle à mesure que le niveau d’eau monte et que les incohérences du projet émergent. Durant cinq années consécutives, Anand va suivre et accompagner la lutte des Adivasis pour l’abandon du projet, une lutte faite d’actes de bravoures et de fragiles espoirs. Confrontant films de propagande officielle et archives du mouvement de résistance, le film oppose idéologie du progrès et droit des populations locales. Présenté dans le cadre du workshop animé par Anand Patwardhan (voir Rencontres)
  • 22:00

    Anand Patwardhan, 1990, IN, video, vo st ang, 60'
    Début des années 30, un jeune militant socialiste est arrêté et pendu par les Anglais. Après l’Indépendance, Bhagat Singh est élevé au rang de héros national par le gouvernement de Nehru. Aujourd’hui, son image de héros est revendiquée tant par les autorités de l’Etat du Punjab qui voient en lui un patriote Sikh que par les fondamentalistes qui en font un héraut de la religion sikh. Pendant ce temps, le Parti communiste mène campagne à travers les villages pour promouvoir la fraternité entre communautés et pour propager le message socialiste de Bhagat Singh. Alors que l’on célèbre l’anniversaire de sa mort, sa statue voit défiler pêle-mêle cortèges officiels, rassemblement Sikh et manifestants communistes. Ce film a reçu le National Award for Best Investigative Documentary. Présenté dans le cadre du workshop animé par Anand Patwardhan (voir Rencontres)
  • ven 30.09.2005
  • 20:00

    The name of a river
    Anup Singh, 2001, IN, vo st ang, 90'
    Dans cette odyssée de nonante minutes, Anup Singh touche, à travers une sorte de docu-fiction, aux matières cinématographiques, théâtrales, musicales, littéraires chères à Ritwik Ghatak à qui il rend un hommage fascinant, riche de références culturelles. Les paysages du Bengale rencontrent, en musique ou non, les divinités et les mythes, les souvenirs, les joies et les regrets de l"âme bengalie, de l"âme à la Gathak, de l"âme à la Tagore. La rivière était métaphore essentielle dans le cinéma du maestro indien : métaphore de voyages et métaphore de séparations. Par ailleurs, le film commence sur le fleuve Padma, fleuve-frontière entre le West Bengal et le Bengladesh. Ce premier long métrage du réalisateur né à Dar-es-Salaam (Tanzanie) et basé à Londres traduit une passion pour Ghatak à travers une fiction épique où l"allusion à l"univers ghatakien est riche de sens, complexe comme dans les films de Ghatak. Anup Singh propose ici une "improvisation sur les histoires, les images et les idées qui font le cinéma de Ritwik Ghatak", renforcant ainsi les principes d"aliénation et de coïncidence, principes brechtiens que Ghatak a transporté avec brio dans son cinéma.—
  • 22:00

    Alias Professor
    Pankaj Advani, 2001, IN, video, vo st ang, 120'
    Un tueur à gage, myope et asmathique, presse nerveusement la détente et rate son coup. La victime se rend compte de la manigance et réclame vengeance. Elle ordonne de tuer le commanditaire du meurtre, qui n"est autre que son mariŠ Deux gansters de seconde zone décident de voler une voiture qui leur rapportera le pactole. Ils croisent la route de notre tueur à gage qui abandonne sa grosse bagnole le temps d"un coup de fil. Et le magot contenu dans la valise à l"arrière s"envole avec elleŠ Urf Professor raconte les histoires de quatre hommes et femmes désespérés qui se battent à l"aveuglette contre les caprices du destin. Conte moral, comédie noire, satire sociale et thriller. Un film coup de poing, à petit budget, devant lequel vous resterez scotchés. Le scénario fourmille d"idées et les effets numériques sont habilement utilisés. Le réalisateur s"est formé à l"école de cinéma de Pune (FTII), où il s"est spécialisé en montage. —
  • sam 01.10.2005
  • 18:00

    Arguments and a story
    Ritwik Ghatak, 1974, IN, 35mm, vo st fr, 119'
    Comment inscrire son histoire dans l"Histoire. Ghatak le démontre dans son (hélas) dernier long métrage, film-testament. Il y joue le rôle d"un intellectuel alcoolique parcourant le Bengale pour se réconcilier avec son épouse. Les rencontres et compagnons de voyage jalonnent le film : un réfugié du Bengladesh et un professeur de sanskrit, un écrivain devenu auteur de textes pornographiques, un syndicaliste, un artisan de masques de danse Chau, des étudiants révolutionnaires naxalites. Ghatak, malade, alcoolique, à l’article de la mort, offre un film pessimiste mais lucide, dans lequel il joue avec élégance et ironie. Un sens inouï de liberté permet au réalisateur de combiner des images de tout type, du populaire à l"abstrait, du musical baul au religieux. En fait, Ghatak met en scène un paysage politique contemporain, dans son évidente violence du quotidien. Le mot de la fin, extrait d"un roman de Manik Bandyopadhyay (à propos d"un tisseur continuant à tisser avec sa machine sans fil) est dans la bouche du protaganiste, en train de mourir : "One must do something", —
  • 20:00 Compilation

    Passage
    Gurvinder Singh, 2004, IN, video, st non sous-titré, 9'
    18 (+2) Blinks of an eye
    Anuradha Chandra, 2004, IN, 16mm, sans dial, 20'
    Winter Trail
    Pooja Kaul, 2002, IN, video, vo st ang, 11'
    ...
  • 22:00

    Love in time of Malaria
    Sanjiv Shah, 1992, IN, 35mm, vo st ang, 133'
    Le Royaume de Khojpuri souffre d"un fléau de moustiques. La piqûre infligée par ces "déshérités et autres marginaux négligeables" (!) dérange la tranquillité de l"honnête citoyen. Hunshilal, un jeune scientifique issu de la classe moyenne, met au point un remède très puissant pour exterminer ces importuns moustiques. Comédie musicale et film politique, Hun Hunshi Hunshilal évoque l"histoire contemporaine, la subversion politique et l"action des multinationales. Ce film à la narration non-linéaire, tourné en couleurs atténuées, explore l"hybridation des genres les plus divers : film de gangsters, film populaire hindi, musique pop, musique traditionnelle gujaratie et théâtre de rue. Sanjiv Shah a étudié le montage à l"école de cinéma de Pune (FTII) et fut l"assistant d"Anand Patwardhan sur "Bombay our City". Lors d"un tournage sur des réfugiés, il a été confronté à la malaria : c"est alors qu"est né l"idée du film.—
  • dim 02.10.2005
  • 18:00

    War and Peace
    Anand Patwardhan, 2002, IN, video, vo st ang, 130'
    La première partie du film s’ouvre sur l’assassinat de Gandhi qui s’opposait à la partition de l’Inde. Quarante ans plus tard, l’Inde procède à des essais nucléaires au Rajasthan. Le Pakistan se sent menacé et relance son programme nucléaire. Des deux côtés de la frontière, les mouvements pacifistes se mobilisent et entament des actions en faveur de la paix. La deuxième partie du film prend pour point de départ la tragédie d’Hiroshima et de Nagasaki. La doctrine va-t’en-guerre des Etats-Unis impose petit à petit son modèle belliqueux au reste de la planète. Mais alors que les dirigeants sont condamnés à s’inventer des ennemis pour justifier tout cet arsenal, Anand se demande si le message de Gandhi n’était pas un mirage. Ce film a obtenu de nombreuses récompenses dont le prestigieux "National Award for Best Non-Fiction". Les 2 parties du film sont présentées à l’occasion de la Gandhi Jayanti.
  • 20:00

    Par la force des choses, Mohandas K. Gandhi est devenu un révolutionnaire célèbre. Tout au long de sa vie, il développa une philosophie de la non-violence, l"ahimsa", et puisa la force de son action politique dans une conception de la résistance non-violente, la "satyagraha" ou "fermeté dans la vérité". Son énergie, il la puisait en lui-même., par transformation intérieure et pratiques ascétiques. Sa philosophie se prolongea au domaine politique : libérer l"Inde du joug colonial. Si nous avons gardé l"image d"un ascète, quel a été l"impact du Mahatma dans l"histoire contemporaine de l"Inde ? La première partie du film "War & Peace" amorce ces questions que nous approfondirons grâce à la présence d"Anand Patwardhan et de Jean-Louis Hengchen, instituteur bruxellois et adepte de Gandhi. Et en Belgique, quelles actions mettent en lumière la désobéissance civile ? Nous aborderons cette question en présence de militants du Forum voor Vredesactie. Nous invitons aussi les personnes et les associations engagées à venir nous rejoindre et à partager leurs expériences. La soirée se terminera par la deuxième partie de "War and Peace" suivie d"une (...)
  • jeu 06.10.2005
  • 20:00

    Surabhi Sharma, 2001, IN, video, vo st ang, 74'
    Les fabricants de textile, sur lesquels reposait l’économie de Bombay, ont mis clé sous porte. Jari Mari est le nom d’un bidonville proche de l’aéroport de Bombay ; ses rues étroites sont remplies d’ateliers où hommes et femmes gagnent à peine de quoi vivre. Les autorités veulent démolir Jari Mari pour agrandir l’aéroport. Face à la caméra, les pauvres parlent de leur vie d’une manière détachée. Les mains des ouvrières ne cessent de travailler, même devant l’objectif.
    + Cosmopolis : Two tales of a city
    Paromita Vohra, 2004, IN, video, vo st ang, 15'
  • 22:00

    Appel est lancé aux auteur(e)s afin qu’elles/ils nous fassent parvenir sur cd/cdr/K7 ou MD un enregistrement s’inscrivant dans la création sonore. Ears Open propose régulièrement des écoutes collectives, dans la pénombre, de créations plongeant l’auditrice/eur dans le réel, l’imaginaire, le poétique, le politique... Les enregistrements auront une durée maximale de 10 minutes et devront nous parvenir pour le 30 septembre au plus tard avec vos coordoonnées au bureau du Nova (c/o Ears Open 65, Rue de l’Ecuyer - 1000 Bruxelles).
  • ven 07.10.2005
  • 20:00

    Lettre à une mère
    John Abraham, 1986, IN, vo st fr, 115'
    Purushan apprend la mort tragique de son ami Hari. Choqué, il entreprend un long voyage pour informer la mère du défunt. En cours de route, il croise des proches d"Hari qui se joignent à lui. Purushan se retrouve bientôt entouré de toute une bande de personnages qui évoquent, chacun à leur manière, le souvenir d"Hari. Les points de vue se multiplient et, de fil en aiguille, la discussion s"engage autour de questions idéologiques. Le voyage qui s"annonçait funèbre prend une tournure métaphysiqueŠ Road-movie pédestre, le film emprunte son esthétique au documentaire et sa narration au récit épistolaire. John Abraham fut beaucoup influencé par Ritwik Ghatak, professeur à l"école de cinéma de Pune. Plus que n"importe quel cinéaste, il utilisa le film comme une arme pour le changement social. John et ses amis avaient créé "Odessa Movie Collective" pour récolter les fonds nécessaire à la réalisation de ce film. "Lettre à une mère" est donc né de la générosité d"ouvriers et de paysans illettrés.—
  • 22:00 Compilation

    An I Make Short Films
    S.N.S Sastry, 1968, IN, 35mm, vo st ang, 16'
    Etcetera
    Etcetera
    Ashish Avikunthak, 1995-1997, IN, 16mm, vo st ang, 33'
    Bomgay
    Riyad Wadia, 1996, IN, video, vo st ang, 12'
    ...
  • sam 08.10.2005
  • 18:00

    Children of mini Japan
    Chalam Bennurakar, 1990, IN, 16mm, vo st ang, 60'
    Une petite ville du Tamil Nadu est le producteur principal d’allumettes et de feux d’artifice en Inde. Bienvenue à Sivakasi ! Mais pourquoi la comparer au Japon ? "Parce qu’au Japon on travaille vite, très vite et on est productif". Tel est le discours quotidien des chefs d’usines aux ouvriers. Ce qui saute aussi aux yeux : les ouvriers ne dépassent pas 16 ans. La région aride n’est pas cultivable, c’est donc avec un certain fatalisme que les familles démunies commencent à travailler dès le plus jeune âge. "Montre tes images au gouvernement pour qu’il nous aide", répète une femme devant la caméra. Considéré comme un des films clé du documentaire en Inde, le film joue d’une cinématograhie habile. Il a obtenu la Colombe d’Or au Festival de Leipzig, ainsi que le Prix du Citoyen au Festival de Yamagata (Japon).
  • 19:00

    City beautiful
    Rahul Roy, 2003, video, vo st ang, 78'
    City Beautiful raconte l’histoire de deux familles vivant dans un quartier ouvrier (Sunder Nagri) de Delhi. La plupart des habitants de ce quartier sont tisserands. Au cours des dix dernières années, ils ont assisté à la disparition progressive du métier à tisser manuel, entraînée par la mondialisation. Ces familles, désormais confrontées aux problèmes du chômage et de l’oisiveté des hommes, luttent pour comprendre un monde qui ne cesse de les repousser vers la marge. Le film rend hommage à l’extraordinaire force de la femme au sein du cercle familiale. Rahul Roy est un documentariste renommé. Il est à l’origine de "Campaign against censorship" et membre actif du Freedom Films Group. Son film a été primé au festival Cinéma du Réel. + Présentation : Films For Freedom Les films présentés le 8 octobre à 19h seront précédés d’une présentation du mouvement "Films for Freedom", depuis ’Campaign Against Censorship’ jusqu’à aujourd’hui.
    + New Empire
    Kurush Canteenwala, 2002, IN, video, vo st ang, 35'
  • 22:00

    Love in time of Malaria
    Sanjiv Shah, 1992, IN, 35mm, vo st ang, 133'
    Le Royaume de Khojpuri souffre d"un fléau de moustiques. La piqûre infligée par ces "déshérités et autres marginaux négligeables" (!) dérange la tranquillité de l"honnête citoyen. Hunshilal, un jeune scientifique issu de la classe moyenne, met au point un remède très puissant pour exterminer ces importuns moustiques. Comédie musicale et film politique, Hun Hunshi Hunshilal évoque l"histoire contemporaine, la subversion politique et l"action des multinationales. Ce film à la narration non-linéaire, tourné en couleurs atténuées, explore l"hybridation des genres les plus divers : film de gangsters, film populaire hindi, musique pop, musique traditionnelle gujaratie et théâtre de rue. Sanjiv Shah a étudié le montage à l"école de cinéma de Pune (FTII) et fut l"assistant d"Anand Patwardhan sur "Bombay our City". Lors d"un tournage sur des réfugiés, il a été confronté à la malaria : c"est alors qu"est né l"idée du film.—
  • 24:00

    Venez vous déhancher sur le Bollywood disco entendu dans des films d’action, d"horreur ou psychédéliques. Edo Bouman fera danser les foules sur une sélection de sa collection, et il projettera les scènes de danse les plus délirantes trouvées dans des films Bollywood entre 1950 et 1985. Cela fait 10 ans qu"Edo collectionne les meilleures musiques de films indiens. Ses premières compilations sortiront bientôt sur le nouveau label BOMBAY JAZZ. Le premier CD contient les meilleurs morceaux de BOLLYWOOD FUNK extraits de films d’action des années 70, et le second est composé de JAZZ ET ROCK & ROLL des scènes de night-clubs bien arrosées issues de films des années 60.—
  • dim 09.10.2005
  • 18:00

    Deepa Dhanraj, 1991, IN, video, vo st ang, 53'
    En 1952, le gouvernement indien lança un projet de "planning familial", mis au point en collaboration avec des experts occidentaux. Ce programme se fondait sur l’hypothèse que la reproduction incontrôlée des pauvres et des illettrés était la cause principale de l’arriération du pays ; on pensait en effet que le contrôle des naissances était la clé du succès. Or, le programme n’est pas parvenu à réduire radicalement le taux de natalité. Ce film nous montre le cynisme, la corruption et la brutalité qui ont caractérisé la mise en oeuvre du programme. Deepa Dharanj défend la cause des femmes depuis 1980. Hormis le cinéma, elle s’intéresse aussi à la théorie des médias et à l’éducation primaire. Elle a enseigné la vidéo à des femmes activistes du Sud-Est asiatique. Dans le cadre de Nazar (voir Rencontres).
  • 20:00

    Reena Mohan, 1991, IN, 16mm, vo st ang, 46'
    Kamla Gokhale, une des premières actrices de théâtre marathe, fut aussi la première femme à apparaître à l’écran en Inde. Connue sous le nom de Kamlabai, elle interprétait non seulement les rôles principaux du répertoire classique mais aussi des rôles masculins. Devenue vieille et infirme, elle n’a perdu ni son enthousiasme ni sa verve lorsqu’elle raconte ses débuts. Les entretiens sont l’ingrédient principal du film, où le passé se mêle au présent : photographies, reconstitutions, musiques d’époque, extraits des films de Dadasaheb Phalke (un réalisateur novateur du muet). Ainsi sont évoquées les années oubliées du début du XXè siècle. Ce film n’est pas seulement nostalgique, c’est aussi un témoignage sur l’évolution du cinéma et du théâtre en Inde, vue à travers les luttes des femmes. Dans le cadre de Nazar (voir Rencontres).
  • 22:00

    Madhushree Dutta, 2000, IN, video, vo st ang, 60'
    Au 12ème siècle, une poétesse du nom d’Akka Mahadevi défie l’ordre établi. Revendiquant son union avec le dieu Shiva, elle refuse le mariage avec un prince et mène une vie d’ascète. A l’époque, ses choix font scandale et donne lieu à des commérages. Le village qui l’a vu naître a érigé un temple où est conservée sa statue. Des pélerins et des disciples lui vouent un véritable culte. Icône des féministes en Inde, Akka incarne les débuts de la conscience féminine. Elle inspire des poèmes, des peintures ou des pièces de théâtre. Le film tente de saisir la personnalité d’Akka par le recours à la mise-en-scène, à la reconstitution et à la comédie musicale. Ce film a reçu le "National Award for Best Anthropological film". Dans le cadre de Nazar (voir Rencontres).
  • jeu 13.10.2005
  • 20:00

    Sherna Dastur, 2002, IN, video, vo st fr, 52'
    Miss Manju est un routier qui défie tous les stéréotypes sociaux indiens. Mi-Shiva, mi-Shakti, comme Manju se décrit elle-même, elle s"est construit une identité qui va à l"encontre de tous les codes socio-culturels de son pays, gagnant ainsi le respect de ses pairs. Cette nouvelle identité est délibérément masculine et semble s"accompagner de toute une série de clichés virils. Pourtant, Manju est une énigme qui défie cette simple catégorisation. Magnifiquement filmé, avec de nombreux gros plans révélant l"agitation des routes indiennes, ce documentaire est structuré comme un conte poétique qui dresse le portrait de son héroïne, mais aussi du paysage social qui l"entoure. —
  • 21:00

    La rentrée se prépare, les recherches d"appartement, les cautions à verser, les inscriptions, les pensions alimentaires, les dettes de jeux, les crédits,Š L"écran du Nova lui est gratuit pour les cinéastes et les spectateurs, toujours pas de d’exclusive pour les formats, sauf pour le digi beta, tous styles et sujets sont les bienvenus !Enfin pas plus de quinze minutes quand même, histoire que ca ne dure pas toute la nuit !!! On attend vos chefs-d"oeuvres ou vos pires m.Š au bureau du Nova (c/o Open Screen, 65 rue de l’Ecuyer, 1000 bxl), si possible une semaine avant l"événement... —
  • ven 14.10.2005
  • 19:00

    Avijit Mukul Kishore, 2004, IN, video, vo st ang, 63'
    Après ses études de cinéma, Mukul entreprend un film ayant pour acteurs involontaires les membres de sa famille. Il y a d’abord sa mère qui travaille dans un collège et qui n’aime pas être filmée. Et puis son père, jeune retraité qui s’occupe désormais de son jardin potager. Et ensuite son frère, cité en exemple parce qu’il travaille dur et qu’il va bientôt se marier. Tour à tour, toute la famille défile devant l’objectif de Mukul qui rêve de faire un grand film artistique sous l’oeil incrédule des siens. Sur un mode plus léger que la plupart des autres documentaires, ce film nous introduit dans l’intimité d’une famille de la classe moyenne. On partage avec elle ses préparations culinaires, ses rituels religieux, sess soirées TV, ses voyages en villégiature. A force de gentillesse et d’obstination, Mukul parvient aussi à recueillir les confidences. Tandis que le jeune réalisateur est occupé à filmer sa mère assoupie, celle-ci lui lache que le cinéma artistique n’est utile à personne.
  • 20:00

    Divine Vision
    Sidharth Srinivasan, 2001, IN, vo st ang, 95'
    Dans une banlieue en friche de Bombay, un saint homme, charlatan, officie à l"échoppe à thé de Raju. Les habitants du voisinage, empêtrés dans un réseau complexe de liaisons adultères et de désirs inassouvis, lui font une confiance aveugle. Le comble, c"est qu"en perdant la vue, le saint homme découvrira finalement la "voyance". Divya Drishti cherche à analyser la nature même de la vérité et de la croyance. Le résultat est une satire puissante et provocante, qui montre la superstition et l"hypocrisie régnant dans les banlieues de Bombay. Ce film explore les possibilités formelles et esthétiques offertes par la vidéo numérique. Il a été tourné caméra à l"épaule, en son-synchrone et lumières naturelles. Prix du Meilleur Long Métrage au festival Digital Talkies, 2001 et au Kara Film Festival, Pakistan. —
  • 22:00 Compilation

    Passage
    Gurvinder Singh, 2004, IN, video, st non sous-titré, 9'
    18 (+2) Blinks of an eye
    Anuradha Chandra, 2004, IN, 16mm, sans dial, 20'
    Winter Trail
    Pooja Kaul, 2002, IN, video, vo st ang, 11'
    ...
  • sam 15.10.2005
  • 18:00

    Arun Khopkar, 2003, IN, video, vo st ang, 45'
    Narayan Gangaram Surve ne connaît ni sa date de naissance, ni sa religion, ni sa caste. Il a été abandonné aux portes d"une usine, peu après sa naissance. Pendant des années, il s"est débattu avec son identité inconnue et son absence de racines. Son esprit, enfin, s"apaise dans l"écriture. Il devient un poète contemporain marathe acclamé. L"industrie textile à Bombay constitue la toile de fond de ce film. Le réalisateur utilise une technique narrative novatrice et se sert brillamment de l"image pour construire un récit complexe, fort, et traduire par des métaphores visuelles les poèmes du héros. Ce film a reçu le prestigieux Lotus d"or au National Film Festival et le National Award for Best Non-Feature Film. —
  • 19:00

    Amar Kanwar, 2002, IN, video, vo st ang, 77'
    Dans ce film, on voyage à travers le sous-continent indien, dans les états du Maharashtra, de l’Andhra Pradesh, du Nagaland et du Cachemir. Enrichis des particularismes culturels de chaque état, les récits poétiques se fondent les uns dans les autres et laissent entrevoir un language universel et symbolique, celui de l’écriture, de la poésie. Les vers chantent la révolution, l’indépendance, l’oppression. Rarement, l’équilibre entre le visuel et le poétique aura atteint une telle fusion. Les films d’Amar Kanwar sont appréciés et reconnus dans le monde entier.
    + Ebang falguni
    Sharmy Pandey, 2004, IN, video, vo st ang, 21'
  • 22:00

    Un paysage sonore en deux parties et deux formations musicales : Sillyseeds, une bande de potes DJ’s qui aiment survoler un large éventail de sons sur leur platines et Öm, un duo de world jazz aux influences africaines et indiennes. En première partie, leur création musicale accompagnera de vieux documentaires exhumés et détournés de leur vocation pédagogique. Les percussions d’Öm et les platines de Sillyseeds fusionneront dans une approche à la fois douce et dynamique, une invitation au voyage où l’échange avec le public est primordial. En seconde partie, un concert d’Öm avec Piwi aux percussions et Stéphane Wertz à la guitare acoustique, un mélange tout à fait détonnant, plein de charme et haut en couleurs.
  • dim 16.10.2005
  • 18:00

    Pankaj R. Kumar, 1998, IN, video, vo st ang, 76'
    A Kalpi, petite ville du nord de l’Inde, le cinéma est une des rares distractions populaires avec les jeux de société à même le trottoir ou les écrans de télévision en vitrine. Il y a trente ans, le père du réalisateur a ouvert une salle de cinéma, la dernière encore en activité. Peu importe le film qui y est montré, les spectateurs (exclusivement masculins) s’y pressent pour quelques roupies. Les séances sont souvent interrompues par des coupures électriques et le projectionniste a tendance à sauter les bobines qui ne comportent pas de scènes de comédie musicale. Le microcosme du cinéma est un prétexte pour dresser le portrait de cette ville qui fut autrefois le théâtre de fameuses batailles et pour partir à la rencontre de ses habitants durement touchés par le chômage. Car, à l’image de la salle de cinéma délabrée, les conditions de vie à Kalpi se sont détériorées. Ce film a reçu le "National Award for Best Audiography".
    + Brihannala ki khelkali
    Ashish Avikunthak, 2002, IN, 16mm, vo st ang, 18'
  • 20:00

    Time addiction
    Amitabh Chakraborty, 1989, IN, 35mm, vo st ang, 120'
    Chacun de nous porte ses peurs, petites ou grandesŠ Dans "Kaal Abhirati", le protagoniste a peur de la mort. Cette crainte le terrifie, l"immobilise. Un vaste palais vide de Calcutta. Il dort, il déambule, il dessine. Dans son sommeil, il rêve de sa possible mort. Ses dessins retracent des souvenirs d"enfance. Ses promenades laissent entrevoir des silhouettes en sari blanc : sa mère, sa tante. Ses rêves se concluent toujours par sa propre mort. Dans l"un, il est séduit par une beauté en sari et leur conversation le mène dans un immeuble en construction oùŠ il mourra. Dans un autre, une balade avec une condisciple de classe et le vieil instituteur se termine par une traversée de la chaussée etŠ où il meurt écrasé. Il décide d"en finir. Il faut transcender la crainte de la mort : adieux aux rêves, dessins brûlés, aube régénératrice. Et maintenant. Comment va-t-il vivre ? Le réalisateur Amitabh Chakraborty laisse le temps régir la mise en scène. De longues séquences dévoilent la plasticité d"un univers abstrait, où la plasticité prime : dans le vieux palais, sur les dessins, dans les rues.—
  • 22:00

    Alias Professor
    Pankaj Advani, 2001, IN, video, vo st ang, 120'
    Un tueur à gage, myope et asmathique, presse nerveusement la détente et rate son coup. La victime se rend compte de la manigance et réclame vengeance. Elle ordonne de tuer le commanditaire du meurtre, qui n"est autre que son mariŠ Deux gansters de seconde zone décident de voler une voiture qui leur rapportera le pactole. Ils croisent la route de notre tueur à gage qui abandonne sa grosse bagnole le temps d"un coup de fil. Et le magot contenu dans la valise à l"arrière s"envole avec elleŠ Urf Professor raconte les histoires de quatre hommes et femmes désespérés qui se battent à l"aveuglette contre les caprices du destin. Conte moral, comédie noire, satire sociale et thriller. Un film coup de poing, à petit budget, devant lequel vous resterez scotchés. Le scénario fourmille d"idées et les effets numériques sont habilement utilisés. Le réalisateur s"est formé à l"école de cinéma de Pune (FTII), où il s"est spécialisé en montage. —