• ven 01.06.2001
  • 20:00

    le pressentiment
    Alex Stockman, 2000, BE, 35mm, vo st fr, 98'
    En plein chagrin d’amour, Joris décide de quitter la ville et de découvrir de nouveaux horizons. Il fait sa valise et se dirige vers la gare. La gare c’est celle du Midi, et la ville c’est Bruxelles... Joris ne va pas entrer dans la première, ni quitter la seconde. Un pressentiment l’en empêche. En face de la gare, dans ce quartier en pleine mutation, se trouve un petit hôtel qui ne paie pas de mine. C’est là que Joris va s’installer, comme un étranger qui débarque dans une ville qu’il ne connaît pas. Comme dans un rêve éveillé, il va passer quatre jours et quatre nuits d’errances urbaines. Un voyage sans but apparent, où ce personnage désincarné va déambuler en solitaire et faire la rencontre d’autres personnages anonymes, d’autres âmes errantes... Cette rafraîchissante promenade cinématographique nous réconcilie d’abord avec Bruxelles, qu’on n’avait pas trouvée aussi belle depuis longtemps. Malgré sa fragilité, ce premier long métrage d’Alex Stockman est un véritable petit OVNI. Un film absurde, drôle et mélancolique, qui nous réconcilie aussi avec le cinéma belge.
  • 22:00

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • sam 02.06.2001
  • 20:00

    le pressentiment
    Alex Stockman, 2000, BE, 35mm, vo st fr, 98'
    En plein chagrin d’amour, Joris décide de quitter la ville et de découvrir de nouveaux horizons. Il fait sa valise et se dirige vers la gare. La gare c’est celle du Midi, et la ville c’est Bruxelles... Joris ne va pas entrer dans la première, ni quitter la seconde. Un pressentiment l’en empêche. En face de la gare, dans ce quartier en pleine mutation, se trouve un petit hôtel qui ne paie pas de mine. C’est là que Joris va s’installer, comme un étranger qui débarque dans une ville qu’il ne connaît pas. Comme dans un rêve éveillé, il va passer quatre jours et quatre nuits d’errances urbaines. Un voyage sans but apparent, où ce personnage désincarné va déambuler en solitaire et faire la rencontre d’autres personnages anonymes, d’autres âmes errantes... Cette rafraîchissante promenade cinématographique nous réconcilie d’abord avec Bruxelles, qu’on n’avait pas trouvée aussi belle depuis longtemps. Malgré sa fragilité, ce premier long métrage d’Alex Stockman est un véritable petit OVNI. Un film absurde, drôle et mélancolique, qui nous réconcilie aussi avec le cinéma belge.
  • 22:00

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • dim 03.06.2001
  • 20:00

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • 22:00

    le pressentiment
    Alex Stockman, 2000, BE, 35mm, vo st fr, 98'
    En plein chagrin d’amour, Joris décide de quitter la ville et de découvrir de nouveaux horizons. Il fait sa valise et se dirige vers la gare. La gare c’est celle du Midi, et la ville c’est Bruxelles... Joris ne va pas entrer dans la première, ni quitter la seconde. Un pressentiment l’en empêche. En face de la gare, dans ce quartier en pleine mutation, se trouve un petit hôtel qui ne paie pas de mine. C’est là que Joris va s’installer, comme un étranger qui débarque dans une ville qu’il ne connaît pas. Comme dans un rêve éveillé, il va passer quatre jours et quatre nuits d’errances urbaines. Un voyage sans but apparent, où ce personnage désincarné va déambuler en solitaire et faire la rencontre d’autres personnages anonymes, d’autres âmes errantes... Cette rafraîchissante promenade cinématographique nous réconcilie d’abord avec Bruxelles, qu’on n’avait pas trouvée aussi belle depuis longtemps. Malgré sa fragilité, ce premier long métrage d’Alex Stockman est un véritable petit OVNI. Un film absurde, drôle et mélancolique, qui nous réconcilie aussi avec le cinéma belge.
  • jeu 07.06.2001
  • 20:30

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • 22:00

    le pressentiment
    Alex Stockman, 2000, BE, 35mm, vo st fr, 98'
    En plein chagrin d’amour, Joris décide de quitter la ville et de découvrir de nouveaux horizons. Il fait sa valise et se dirige vers la gare. La gare c’est celle du Midi, et la ville c’est Bruxelles... Joris ne va pas entrer dans la première, ni quitter la seconde. Un pressentiment l’en empêche. En face de la gare, dans ce quartier en pleine mutation, se trouve un petit hôtel qui ne paie pas de mine. C’est là que Joris va s’installer, comme un étranger qui débarque dans une ville qu’il ne connaît pas. Comme dans un rêve éveillé, il va passer quatre jours et quatre nuits d’errances urbaines. Un voyage sans but apparent, où ce personnage désincarné va déambuler en solitaire et faire la rencontre d’autres personnages anonymes, d’autres âmes errantes... Cette rafraîchissante promenade cinématographique nous réconcilie d’abord avec Bruxelles, qu’on n’avait pas trouvée aussi belle depuis longtemps. Malgré sa fragilité, ce premier long métrage d’Alex Stockman est un véritable petit OVNI. Un film absurde, drôle et mélancolique, qui nous réconcilie aussi avec le cinéma belge.
  • ven 08.06.2001
  • 20:00

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • 21:30

    Lepa sela lepo gore
    Srdjan Dragojevic, 1996, RS, 35mm, vo st fr, 125'
    Sur son lit d’hôpital, Milan se remémore les dix jours d’enfer qu’il vient de traverser, coincé dans un tunnel, avec son détachement. Mêlée à ses souvenirs de guerre, la nostalgie de son amitié avec son ami musulman Halil envahit ses pensées. Il y a aussi une journaliste américaine, Lisa Linel (elle aussi dans le tunnel), obligée de revoir ses positions sur les raisons et les torts de chaque partie... Tiré d’une histoire vraie de la guerre de Bosnie en 1992, « Pretty Village, Pretty Flame » n’est ni un simple film de guerre, ni un western classique, ni même un drame psychologique sur la violence. Sa narration alterne présent et passé : le caractère des personnages s’y dessine peu à peu, tandis que se développe une action dramatique qui trouvera sa conclusion lorsque le passé aura enfin rejoint le présent. Psychologue, poète et cinéaste, Srdjan Dragojevic est né en 1963 à Belgrade. « Pretty Village, Pretty Flame » est son second long métrage. « Beaucoup de gens raconteraient sur cette guerre une histoire poignante que vous iriez voir avec votre bien-aimé(e), confortablement installés dans une salle de cinéma », dit Dragojevic. « Après, vous iriez (...)
  • 24:00

    Bob Balaban, 1988, US, 35mm, vo, 82'
    Enfant unique, Michaël est maladivement inquiet depuis que sa famille modèle (type 50’s) a emménagé dans une banlieue chic des Etats-Unis. En effet, tout l’effraye et en premier... ses parents ! Que contiennent exactement les plats que prépare chaque jour avec amour sa mère ? Que fait réellement la journée son "sympathique" père, pour procurer tout le confort voulu à sa petite famille ? Et que font la nuit ses parents "idéaux" lorsqu’il doit aller se coucher ? Toutes ces questions plutôt "normales" pour un garçon de neuf ans, deviennent ici un véritable cauchemard paranoïaque pour Michaël. Il faudra attendre un bon petit moment avant de savoir si ses cauchemards - fort réussis d’ailleurs - sont véritables ou pures illusions... Pratiquement inconnu en Europe, ce premier long métrage de l’acteur Bob Balaban est une brillante comédie noire, dégénérant en film d’horreur. Servie par une image fort soignée et un jeu d’acteurs excellent, ce film pourrait être comparé assez pertinemment avec l’atmosphère inquiétante du "Blue Velvet" de David Lynch... D’autant plus que la musique est en partie due à Angelo Badalamenti, le compositeur lynchéen par excellence !
  • sam 09.06.2001
  • 20:00

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • 22:00

    J.-C. Fitoussi, 2000, FR, video, vo fr , 82'
    Dernière scéance de ce documentaire réalisé sur le tournage de « Sicilia ! » : « Sicilia si gira » de Jean-Charles Fitoussi, qui a suivi le tournage artisanal et sans compromis de ce film remarquable... De l’écriture au choix des acteurs, de la production au montage, du cadrage au montage sonore, ce « making-of » (conçu au départ comme quatre films pour une exposition sur le travail de Straub & Huillet) est une belle manière d’approcher la philosophie et la démarche singulières « des Straub ».
  • dim 10.06.2001
  • 20:00

    le pressentiment
    Alex Stockman, 2000, BE, 35mm, vo st fr, 98'
    En plein chagrin d’amour, Joris décide de quitter la ville et de découvrir de nouveaux horizons. Il fait sa valise et se dirige vers la gare. La gare c’est celle du Midi, et la ville c’est Bruxelles... Joris ne va pas entrer dans la première, ni quitter la seconde. Un pressentiment l’en empêche. En face de la gare, dans ce quartier en pleine mutation, se trouve un petit hôtel qui ne paie pas de mine. C’est là que Joris va s’installer, comme un étranger qui débarque dans une ville qu’il ne connaît pas. Comme dans un rêve éveillé, il va passer quatre jours et quatre nuits d’errances urbaines. Un voyage sans but apparent, où ce personnage désincarné va déambuler en solitaire et faire la rencontre d’autres personnages anonymes, d’autres âmes errantes... Cette rafraîchissante promenade cinématographique nous réconcilie d’abord avec Bruxelles, qu’on n’avait pas trouvée aussi belle depuis longtemps. Malgré sa fragilité, ce premier long métrage d’Alex Stockman est un véritable petit OVNI. Un film absurde, drôle et mélancolique, qui nous réconcilie aussi avec le cinéma belge.
  • 22:00

    Ken Loach, 1972, GB, 35mm, vo st fr, 105'
    Vivant en banlieue londonienne, Janice étouffe dans son milieu familial malgré l’aide de son petit ami Tim. Tombant enceinte, sa mère l’oblige à avorter. Janice, déprimée, se replie alors sur elle-même, à tel point qu’on l’interne. Malgré l’aide d’une thérapie de groupe, elle rechutera, tant le poids de son milieu social est oppressant. Dès lors, elle ne sera plus considérée que comme un cas psychiatrique incurable. Un film terrible, au réalisme minutieux, où nous est frontalement montré la lente dépersonnalisation d’une jeune fille de dix neuf ans par deux institutions sacrées en Grande-Bretagne : la Famille et le National Health Service... "Family Life", troisième long-métrage de Ken Loach, est l’un de ses films les plus marquants et les plus forts. Il aura d’ailleurs influencé toute une génération de cinéastes, et non des moindres. Un film sans concession, se basant sur des techniques documentaires "cinéma-vérité", à la fois révoltant et bouleversant, et qui, trente ans plus tard, n’a pas pris une seule ride ... A (re)voir donc.
  • jeu 14.06.2001
  • 20:30

    Lepa sela lepo gore
    Srdjan Dragojevic, 1996, RS, 35mm, vo st fr, 125'
    Sur son lit d’hôpital, Milan se remémore les dix jours d’enfer qu’il vient de traverser, coincé dans un tunnel, avec son détachement. Mêlée à ses souvenirs de guerre, la nostalgie de son amitié avec son ami musulman Halil envahit ses pensées. Il y a aussi une journaliste américaine, Lisa Linel (elle aussi dans le tunnel), obligée de revoir ses positions sur les raisons et les torts de chaque partie... Tiré d’une histoire vraie de la guerre de Bosnie en 1992, « Pretty Village, Pretty Flame » n’est ni un simple film de guerre, ni un western classique, ni même un drame psychologique sur la violence. Sa narration alterne présent et passé : le caractère des personnages s’y dessine peu à peu, tandis que se développe une action dramatique qui trouvera sa conclusion lorsque le passé aura enfin rejoint le présent. Psychologue, poète et cinéaste, Srdjan Dragojevic est né en 1963 à Belgrade. « Pretty Village, Pretty Flame » est son second long métrage. « Beaucoup de gens raconteraient sur cette guerre une histoire poignante que vous iriez voir avec votre bien-aimé(e), confortablement installés dans une salle de cinéma », dit Dragojevic. « Après, vous iriez (...)
  • ven 15.06.2001
  • 20:30

    Robert Kramer, 2000, FR, 35mm, vo fr , 110'
    « Cités de la plaine » s’articule autour de la vie de Ben, un exilé algérien, devenu aveugle, qui après avoir fondé une famille et avoir trimé pour ouvrir un commerce, se retrouve à tout perdre, par négligence mais aussi et surtout à cause de son penchant pour les jeux de cartes.... En un long flash-back, trois périodes de la vie de Ben s’y entremêlent, avec en arrière-plan l’Odyssée d’Homère. « Cités de la plaine » est le film posthume de Robert Kramer (« Ice », « Route One », « Walk the Walk », ...), tourné dans la région du Nord Pas-de-Calais lors de sa résidence au Fresnoy. Hormis pour sa trame narrative, c’est un film difficile à décrire, car il est surtout empreint d’atmosphères qui suggèrent des états d’âme autour du sentiment d’être étranger, de la mémoire du passé, du décalage avec le monde qui change. Etrangement, ce film pré-annonçait, quelque part, le départ de Kramer. Il n’a d’ailleurs pas eu le temps d’achever ce film, laissant un montage-image et des notes détaillées. Sa fille Keja et l’ingénieur du son ont entrepris de le terminer. Ce soir, Keja Kramer, étudiante de cinéma au Fresnoy, viendra présenter "Cités de la plaine" et (...)
  • 24:00

    Bob Balaban, 1988, US, 35mm, vo, 82'
    Enfant unique, Michaël est maladivement inquiet depuis que sa famille modèle (type 50’s) a emménagé dans une banlieue chic des Etats-Unis. En effet, tout l’effraye et en premier... ses parents ! Que contiennent exactement les plats que prépare chaque jour avec amour sa mère ? Que fait réellement la journée son "sympathique" père, pour procurer tout le confort voulu à sa petite famille ? Et que font la nuit ses parents "idéaux" lorsqu’il doit aller se coucher ? Toutes ces questions plutôt "normales" pour un garçon de neuf ans, deviennent ici un véritable cauchemard paranoïaque pour Michaël. Il faudra attendre un bon petit moment avant de savoir si ses cauchemards - fort réussis d’ailleurs - sont véritables ou pures illusions... Pratiquement inconnu en Europe, ce premier long métrage de l’acteur Bob Balaban est une brillante comédie noire, dégénérant en film d’horreur. Servie par une image fort soignée et un jeu d’acteurs excellent, ce film pourrait être comparé assez pertinemment avec l’atmosphère inquiétante du "Blue Velvet" de David Lynch... D’autant plus que la musique est en partie due à Angelo Badalamenti, le compositeur lynchéen par excellence !
  • sam 16.06.2001
  • 20:00

    Ken Loach, 1972, GB, 35mm, vo st fr, 105'
    Vivant en banlieue londonienne, Janice étouffe dans son milieu familial malgré l’aide de son petit ami Tim. Tombant enceinte, sa mère l’oblige à avorter. Janice, déprimée, se replie alors sur elle-même, à tel point qu’on l’interne. Malgré l’aide d’une thérapie de groupe, elle rechutera, tant le poids de son milieu social est oppressant. Dès lors, elle ne sera plus considérée que comme un cas psychiatrique incurable. Un film terrible, au réalisme minutieux, où nous est frontalement montré la lente dépersonnalisation d’une jeune fille de dix neuf ans par deux institutions sacrées en Grande-Bretagne : la Famille et le National Health Service... "Family Life", troisième long-métrage de Ken Loach, est l’un de ses films les plus marquants et les plus forts. Il aura d’ailleurs influencé toute une génération de cinéastes, et non des moindres. Un film sans concession, se basant sur des techniques documentaires "cinéma-vérité", à la fois révoltant et bouleversant, et qui, trente ans plus tard, n’a pas pris une seule ride ... A (re)voir donc.
  • 22:00

    le pressentiment
    Alex Stockman, 2000, BE, 35mm, vo st fr, 98'
    En plein chagrin d’amour, Joris décide de quitter la ville et de découvrir de nouveaux horizons. Il fait sa valise et se dirige vers la gare. La gare c’est celle du Midi, et la ville c’est Bruxelles... Joris ne va pas entrer dans la première, ni quitter la seconde. Un pressentiment l’en empêche. En face de la gare, dans ce quartier en pleine mutation, se trouve un petit hôtel qui ne paie pas de mine. C’est là que Joris va s’installer, comme un étranger qui débarque dans une ville qu’il ne connaît pas. Comme dans un rêve éveillé, il va passer quatre jours et quatre nuits d’errances urbaines. Un voyage sans but apparent, où ce personnage désincarné va déambuler en solitaire et faire la rencontre d’autres personnages anonymes, d’autres âmes errantes... Cette rafraîchissante promenade cinématographique nous réconcilie d’abord avec Bruxelles, qu’on n’avait pas trouvée aussi belle depuis longtemps. Malgré sa fragilité, ce premier long métrage d’Alex Stockman est un véritable petit OVNI. Un film absurde, drôle et mélancolique, qui nous réconcilie aussi avec le cinéma belge.
  • dim 17.06.2001
  • 18:30

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • 20:00

    George Bogdanich & Martin Lettmayer, 2000, US, video, vo st ang, 165'
    « La guerre évitable » est une implacable dénonciation du rôle joué par les grandes puissances dans la ruine de la Yougoslavie. Le film rappelle le déroulement d’une décennie de guerres yougoslaves, depuis les sécessions slovène et croate jusqu’à la prise du Kosovo par les armées de l’OTAN, et montre les divisions et les maladresses des alliés occidentaux, et encore comment les États-Unis et l’Allemagne ont activement encouragé l’éclatement du pays. De significatives déclarations de plusieurs acteurs majeurs du conflit (médiateurs européens, secrétaires d’état américains, responsables de l’ONU...) révèlent l’ampleur du gouffre entre la représentation des guerres des Balkans servie à l’opinion occidentale et ce qui se passait vraiment sur le terrain. Parsemé de témoignages de journalistes et d’historiens, « La guerre évitable » jette une lumière crue sur les coulisses du conflit et le rôle de pompier ­ pyromane cyniquement joué par nos dirigeants et médias.
  • jeu 21.06.2001
  • 19:30

    Du 21 juin au 1er juillet, le Nova exposera des photos sur toile de Peter De Bruyne et des tirages de Serbie et du Kosovo de Georges Berghezan (réalisés en juillet 1999).
  • 20:30

    Luc Hermann & Gilles Bovon, 2000, FR, video, vo fr , 26'
    Que la guerre est jolie, quand elle est bien présentée et intelligemment mise en scène... Quand les spécialistes de la communication sont mobilisés pour faire accepter aux braves gens des décisions qu’au fond ils réprouvent ou, à tout le moins, dont ils se méfient. Ces rois de l’intox et de la manipulation sont devenus indispensables aux gouvernants pour « vendre » la guerre, s’assurer l’appui de la population, quitte à prendre quelques libertés avec la vérité. Les réalisateurs ont passé au crible quelques épisodes de la « guerre du Kosovo » et relevé les mensonges des pontes de l’OTAN pour contrôler leurs opinions publiques. La mission de ces « spin doctors » - conseillers en communication ­ est devenue un art difficile tant le public, de Timisoara à la guerre du Golfe, a été échaudé depuis quelques années. Dans le cas du Kosovo, les cerveaux de l’OTAN n’ont pas hésité à aller bien au-delà du simple arrangement des faits : fausses informations pour diaboliser les Serbes, invention d’actions de l’armée yougoslave pour couvrir les sanglantes bavures de l’Alliance, ouverture de fausses pistes pour écarter les journalistes trop curieux... + debat (...)
  • ven 22.06.2001
  • 20:00

    Debbie Christie & Tone Bringa, 1993, GB, video, vo st ang, 50'
    Un documentaire issu d’une démarche anthropologique. On y suit, jour après jour, quelques habitants d’un petit village bosniaque où Croates et Musulmans cohabitent pacifiquement depuis longtemps. Alors que dans d’autres lieux du pays on se déchire, la guerre se rapproche et déjà les bombes se font entendre au loin. Les esprits, bien que de nature optimiste, s’inquiètent. Un document efficient, tant la cinéaste et une anthropologue de terrain sont parvenues à receuillir, de manière proche, le témoignage direct de villageois pris dans un engrenage qui verra des voisins de longue date s’entretuer au bout de quelques mois...
  • 21:00

    Patrice Barrat, 1999, FR, video, vo fr , 76'
    Durant la guerre en Bosnie, Patrice Barrat réalisa pour plusieurs chaînes européennes entre 1993 et 1995 une chronique quotidienne faite de films de deux minutes sur la vie d’une rue de Sarajevo. Bien après les hostilités, il retourne sur les lieux, non seulement pour y retrouver ses habitants rescapés, mais aussi et surtout pour se questionner du rapport entre lui, l’ « envoyé spécial », vous, les téléspectateurs, et eux, les personnages de la réalité. Un superbe document fait de va et vient entre des témoignages au plus fort de la guerre et ceux du présent d’une certaine paix retrouvée, entrecoupés d’images et de réflexions pertinentes du réalisateur - parfois aussi d’un confrère bosniaque - sur le rôle du médium télévisuel, ses écueils, son spectacle, ses tentatives de se rapprocher... pour mieux échouer. D’ailleurs, dans un passage hallucinant, il y égratigne même une personnalité telle que Bernard-Henri Lévy ! Mais cette chronique est aussi un magnifique portrait d’une capitale cosmopolite prise alors en otage, et qui au présent, s’est vue concrètement dépossédée de cette richesse, après l’avoir été une première fois aux yeux des (...)
  • 22:30

    le pressentiment
    Alex Stockman, 2000, BE, 35mm, vo st fr, 98'
    En plein chagrin d’amour, Joris décide de quitter la ville et de découvrir de nouveaux horizons. Il fait sa valise et se dirige vers la gare. La gare c’est celle du Midi, et la ville c’est Bruxelles... Joris ne va pas entrer dans la première, ni quitter la seconde. Un pressentiment l’en empêche. En face de la gare, dans ce quartier en pleine mutation, se trouve un petit hôtel qui ne paie pas de mine. C’est là que Joris va s’installer, comme un étranger qui débarque dans une ville qu’il ne connaît pas. Comme dans un rêve éveillé, il va passer quatre jours et quatre nuits d’errances urbaines. Un voyage sans but apparent, où ce personnage désincarné va déambuler en solitaire et faire la rencontre d’autres personnages anonymes, d’autres âmes errantes... Cette rafraîchissante promenade cinématographique nous réconcilie d’abord avec Bruxelles, qu’on n’avait pas trouvée aussi belle depuis longtemps. Malgré sa fragilité, ce premier long métrage d’Alex Stockman est un véritable petit OVNI. Un film absurde, drôle et mélancolique, qui nous réconcilie aussi avec le cinéma belge.
  • 24:00

    Steven Soderbergh, 1997, US, 35mm, vo st fr, 92'
    « Toutes tentatives de résumer mon film se sont soldées par un échec et une tentative de suicide », nous prévient Steven Soderbergh, l’auteur palme-d’orisé de "Sex, Lies and Videotape" et oscarisé avec "Traffic", mais aussi de films aussi différents que "Kafka", "Out of Sight", "The Limey", et "Erin Brokovich" (et oui !). "Schizopolis" est sans conteste son film le plus personnel. Disons qu’il se rapproche de l’idée qu’on pourrait se faire d’un remake de "Hamburger Film Sandwich" par les Monthy Python, réécrit par Beckett et monté dans le désordre par un Tati sous acide. En gros, ça parle d’une famille schizophrène et infidèle ; de l’Eventualisme et de son gourou ; d’un homme et de son double ; d’un espion ; du manque de communication et des langues étrangères ; des journaux télé et d’une idée manquante. Avec cette fable hilarante, l’auteur-réalisateur-interprète nous présente un miroir de notre monde occidental superficiellement policé, profondément absurde et aliénant.
  • sam 23.06.2001
  • 20:00

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • 22:00

    Steven Soderbergh, 1997, US, 35mm, vo st fr, 92'
    « Toutes tentatives de résumer mon film se sont soldées par un échec et une tentative de suicide », nous prévient Steven Soderbergh, l’auteur palme-d’orisé de "Sex, Lies and Videotape" et oscarisé avec "Traffic", mais aussi de films aussi différents que "Kafka", "Out of Sight", "The Limey", et "Erin Brokovich" (et oui !). "Schizopolis" est sans conteste son film le plus personnel. Disons qu’il se rapproche de l’idée qu’on pourrait se faire d’un remake de "Hamburger Film Sandwich" par les Monthy Python, réécrit par Beckett et monté dans le désordre par un Tati sous acide. En gros, ça parle d’une famille schizophrène et infidèle ; de l’Eventualisme et de son gourou ; d’un homme et de son double ; d’un espion ; du manque de communication et des langues étrangères ; des journaux télé et d’une idée manquante. Avec cette fable hilarante, l’auteur-réalisateur-interprète nous présente un miroir de notre monde occidental superficiellement policé, profondément absurde et aliénant.
  • dim 24.06.2001
  • 18:00

    Steven Soderbergh, 1997, US, 35mm, vo st fr, 92'
    « Toutes tentatives de résumer mon film se sont soldées par un échec et une tentative de suicide », nous prévient Steven Soderbergh, l’auteur palme-d’orisé de "Sex, Lies and Videotape" et oscarisé avec "Traffic", mais aussi de films aussi différents que "Kafka", "Out of Sight", "The Limey", et "Erin Brokovich" (et oui !). "Schizopolis" est sans conteste son film le plus personnel. Disons qu’il se rapproche de l’idée qu’on pourrait se faire d’un remake de "Hamburger Film Sandwich" par les Monthy Python, réécrit par Beckett et monté dans le désordre par un Tati sous acide. En gros, ça parle d’une famille schizophrène et infidèle ; de l’Eventualisme et de son gourou ; d’un homme et de son double ; d’un espion ; du manque de communication et des langues étrangères ; des journaux télé et d’une idée manquante. Avec cette fable hilarante, l’auteur-réalisateur-interprète nous présente un miroir de notre monde occidental superficiellement policé, profondément absurde et aliénant.
  • 20:00

    Nikolaus Geyrhalter, 1997, AT, 35mn, vo st ang, 200'
    Ceux qui ont vu « Prypiat » (diffusé au Nova pendant « Back in ex-USSR ») connaissent le cinéaste et photographe autrichien Nikolaus Geyrhalter, et ses talents de documentariste. Geyrhalter a débuté le tournage de « L »année après Dayton » au lendemain de la signature (1995) de « l’accord de paix » de Dayton qui fixait le partage de la Bosnie-Herzégovine. Son film aborde une histoire collective, contée par le biais d’histoires individuelles. Pendant une année, il a suivi la survie dans l’après-guerre. Il a ramené de l’ex-Yougoslavie une vingtaine de portraits : Serbes, Musulmans ou Croates, ils et elles sont victimes de la guerre. Approchés avec respect et intégrité, ils ont pris la parole face à la caméra et se sont exprimés dans une intimité qui les a apparemment confortés. Plus que leur donner simplement la parole, Geyrhalter leur a accordé le temps nécessaire à l’expression de leurs témoignages. Sans jamais rechercher le spectaculaire. Un mérite suffisamment rare en nos heures de flashs télévisuels pour être souligné. D’où les choix délibérés de la durée du film (plus de trois heures), du cadrage toujours proche et d’un montage rythmé par les (...)
  • jeu 28.06.2001
  • 20:30

    Débat : Michel Collon La soirée se déroulera en présence du journaliste Michel Collon, qui a participé à la réalisation de ces deux films. Il les présentera et animera une discussion avec la salle.
    + Sous les bombes de l’OTAN : 15 Belges en Yougoslavie
    Regards Croisés, 1999, BE, video, vo fr , 42'
    + Les damnés du Kosovo
    Regards Croisés, 2001, BE, vo fr , 52'
  • ven 29.06.2001
  • 20:00

    Steven Soderbergh, 1997, US, 35mm, vo st fr, 92'
    « Toutes tentatives de résumer mon film se sont soldées par un échec et une tentative de suicide », nous prévient Steven Soderbergh, l’auteur palme-d’orisé de "Sex, Lies and Videotape" et oscarisé avec "Traffic", mais aussi de films aussi différents que "Kafka", "Out of Sight", "The Limey", et "Erin Brokovich" (et oui !). "Schizopolis" est sans conteste son film le plus personnel. Disons qu’il se rapproche de l’idée qu’on pourrait se faire d’un remake de "Hamburger Film Sandwich" par les Monthy Python, réécrit par Beckett et monté dans le désordre par un Tati sous acide. En gros, ça parle d’une famille schizophrène et infidèle ; de l’Eventualisme et de son gourou ; d’un homme et de son double ; d’un espion ; du manque de communication et des langues étrangères ; des journaux télé et d’une idée manquante. Avec cette fable hilarante, l’auteur-réalisateur-interprète nous présente un miroir de notre monde occidental superficiellement policé, profondément absurde et aliénant.
  • 22:00

    + en rachâchant
    Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1999, FR-IT, 35mm, vo it st fr, 66'
    C’était une belle coïncidence de mettre "Sicilia !" à l’affiche bruxelloise, vingt-quatre heures à peine après la présentation cannoise du nouvel opus de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub. Tourné dans la même région de Sicile, en partie avec les mêmes acteurs, "Ouvriers, paysans" est lui aussi tiré d’un roman d’Elio Vittorini (dont la "Conversation en Sicile" a inspiré "Sicilia !"). Un hasard moins joyeux a voulu que nous présentions "Sicilia !", que d’aucuns n’ont pas hésité à définir comme le "plus grand film anti-fasciste de l’histoire du cinéma", au moment-même où une coalition pour le moins étrange ramenait au pouvoir en Italie un fascisme d’un nouveau genre (coalition qui bénéficia d’ailleurs, en Sicile, de l’un de ses plus beaux scores électoraux). "Sicilia !" suit le voyage de Silvestro, un personnage dont on ignore tout, de retour dans sa Sicile natale, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... à moins qu’il ne s’agisse du Nord de l’Italie ? Un suspense minimaliste qui se déroulera en quatre temps, avec pour vraie préoccupation de mettre en place une remontée, tendre et drôlement féroce, aux origines des mots et des (...)
  • 24:00

    Bob Balaban, 1988, US, 35mm, vo, 82'
    Enfant unique, Michaël est maladivement inquiet depuis que sa famille modèle (type 50’s) a emménagé dans une banlieue chic des Etats-Unis. En effet, tout l’effraye et en premier... ses parents ! Que contiennent exactement les plats que prépare chaque jour avec amour sa mère ? Que fait réellement la journée son "sympathique" père, pour procurer tout le confort voulu à sa petite famille ? Et que font la nuit ses parents "idéaux" lorsqu’il doit aller se coucher ? Toutes ces questions plutôt "normales" pour un garçon de neuf ans, deviennent ici un véritable cauchemard paranoïaque pour Michaël. Il faudra attendre un bon petit moment avant de savoir si ses cauchemards - fort réussis d’ailleurs - sont véritables ou pures illusions... Pratiquement inconnu en Europe, ce premier long métrage de l’acteur Bob Balaban est une brillante comédie noire, dégénérant en film d’horreur. Servie par une image fort soignée et un jeu d’acteurs excellent, ce film pourrait être comparé assez pertinemment avec l’atmosphère inquiétante du "Blue Velvet" de David Lynch... D’autant plus que la musique est en partie due à Angelo Badalamenti, le compositeur lynchéen par excellence !
  • sam 30.06.2001
  • 20:00

    Mihailo P. Ilic, 1999, SR, 35mn, vo st ang, 44'
    Le 5 février 1994, les médias du monde entier dégoulinent du sang des 68 morts et 197 blessés de l’attentat de Markale, le marché du centre de Sarajevo. Les coupables sont immédiatement désignés, les Serbes bosniaques dont les batteries d’artillerie entourent la ville. La riposte ne tarde pas à venir : pour la 1ère fois de son histoire, l’OTAN lance des actions offensives en bombardant des objectifs militaires serbes. Le début d’une intervention occidentale qui se prolongera par les raids massifs contre les Serbes de Bosnie en 1995 et culminera avec la « guerre du Kosovo » de 1999. Dans la fièvre humanitaro-belliciste, un détail est passé inaperçu : la charge explosive qui a provoqué le massacre ne provenait pas des lignes serbes...
    + Daddy, Where Will We Sleep ?
    Dimce Stojanovski, 2000, RS, video, vo st ang, 8'
  • 21:00

    Martin Meissonnier, 2000, FR, video, vo fr , 65'
    Les Américains ont-ils bombardé l’Irak, la Bosnie et le Kosovo avec des déchets nucléaires ? Martin Meissonnier a mené l’enquête aux Etats-Unis, en Allemagne, en Irak, à Dubaï, au Kosovo afin de cerner les tenants et aboutissants des armes à uranium appauvri (UA). Ce documentaire cherche à établir la vérité sur les conséquences épouvantables que l’emploi de cette arme peut avoir sur l’homme. D’autant plus que l’UA a une durée de vie de quatre milliards et demi d’années, environ... Utilisées massivement par les Etats-Unis en Irak, les armes à UA sont dénoncées par le gouvernement de Saddam Hussein qui y voit l’origine d’une épidémie de cancers et de malformations. Depuis la guerre du Golfe, l’UA a été utilisé par les forces américaines en Bosnie en 1995, en Serbie et au Kosovo en 1999, où des symptômes similaires sont déjà observés. Des témoignages de vétérans, médecins, infirmières, scientifiques et experts sont confrontés à ceux des responsables militaires américains. Aujourd’hui, plus de quarante pays sont équipés en munitions à UA... Une prolifération nucléaire d’autant plus inquiétante qu’elle passe inaperçue.
  • 22:00

    Steven Soderbergh, 1997, US, 35mm, vo st fr, 92'
    « Toutes tentatives de résumer mon film se sont soldées par un échec et une tentative de suicide », nous prévient Steven Soderbergh, l’auteur palme-d’orisé de "Sex, Lies and Videotape" et oscarisé avec "Traffic", mais aussi de films aussi différents que "Kafka", "Out of Sight", "The Limey", et "Erin Brokovich" (et oui !). "Schizopolis" est sans conteste son film le plus personnel. Disons qu’il se rapproche de l’idée qu’on pourrait se faire d’un remake de "Hamburger Film Sandwich" par les Monthy Python, réécrit par Beckett et monté dans le désordre par un Tati sous acide. En gros, ça parle d’une famille schizophrène et infidèle ; de l’Eventualisme et de son gourou ; d’un homme et de son double ; d’un espion ; du manque de communication et des langues étrangères ; des journaux télé et d’une idée manquante. Avec cette fable hilarante, l’auteur-réalisateur-interprète nous présente un miroir de notre monde occidental superficiellement policé, profondément absurde et aliénant.
  • dim 01.07.2001
  • 18:00

    Marcel Ophuls, 1994, FR-DE, 35mn, vo st fr, 224'
    Dernier film en date de Marcel Ophuls, « Veillées d’Armes » est sans doute le plus impertinent de ses (peu nombreux, mais de grande qualité) documentaires d’investigation, sa spécialité. Durant près de quatre heures, nous suivons ses deux périples dans le Sarajevo assiégé de 1993, où il rencontre foule de correspondants de guerre - photographes, caméramans, preneurs de sons, reporters de télévision ou de presse écrite - allant du plus intègre au plus sensasionaliste d’entre eux. Il suit ces « petites » destinées individuelles et leurs tracas quotidiens, certaines du peuple bosniaque aussi, dans le grand ramdam de l’Histoire en train de se jouer, et surtout celui de l’information-spectacle. Par un montage impressionnant, Ophuls parvient aisément à déconstruire tout un système où c’est la propagande qui domine. Pour ce faire, il n’hésite pas à recourir à une autre fiction, issue de certains films hollywoodiens dont il nous passe nonchalamment des extraits, mais aussi d’autres films dont certains de son père Max Ophuls. Son entreprise devient alors ironique, grinçante et provocatrice, mais toujours avec le souci d’atteindre la mémoire et la (...)
  • 22:00

    Steven Soderbergh, 1997, US, 35mm, vo st fr, 92'
    « Toutes tentatives de résumer mon film se sont soldées par un échec et une tentative de suicide », nous prévient Steven Soderbergh, l’auteur palme-d’orisé de "Sex, Lies and Videotape" et oscarisé avec "Traffic", mais aussi de films aussi différents que "Kafka", "Out of Sight", "The Limey", et "Erin Brokovich" (et oui !). "Schizopolis" est sans conteste son film le plus personnel. Disons qu’il se rapproche de l’idée qu’on pourrait se faire d’un remake de "Hamburger Film Sandwich" par les Monthy Python, réécrit par Beckett et monté dans le désordre par un Tati sous acide. En gros, ça parle d’une famille schizophrène et infidèle ; de l’Eventualisme et de son gourou ; d’un homme et de son double ; d’un espion ; du manque de communication et des langues étrangères ; des journaux télé et d’une idée manquante. Avec cette fable hilarante, l’auteur-réalisateur-interprète nous présente un miroir de notre monde occidental superficiellement policé, profondément absurde et aliénant.