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jeu 11.11.2004
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Vernissage
• Notre société et sa psychiatrie • Mathias Lazlo • Den Teirling • Nos différences se ressemblent Expos du 11.11 au 05.12 -
Edvard Munch, la danse de la vie
"La maladie, la folie et la mort sont les anges noirs qui ont veillé sur mon berceau à ma naissance", disait Edvard Munch (1863-1944). Très tôt marqué par la mort et la folie, ces thèmes sont récurrents dans l’art du peintre norvégien. Sa mère et une de ses soeurs meurent alors qu’il est encore enfant. Sa deuxième soeur sera atteinte de folie. Munch vit alors dans l’angoisse de ce lourd destin familial et prendra le pinceau pour exprimer son tourment. Son art est intimement lié à son histoire personnelle. Evitant les normes de représentation et de montage des films biographiques, Peter Watkins a ajouté des éléments très personnels et subjectifs à cette biographie des jeunes années de Munch, aux prises avec les conventions et le puritanisme de son époque. Par un montage audacieux, revisitant les techniques documentaires et narratives, Watkins pousse un "cri" personnel autant qu’il dresse le portrait de l’artiste et de son milieu. Considéré par beaucoup comme un des très rares films autobiographiques de qualité, "Edvard Munch" est sans doute la meilleure oeuvre jamais consacrée à l’acte créatif et à la peinture. Un chef-d’oeuvre, réalisé à l’époque (...) -
Edvard Munch, la danse de la vie
"La maladie, la folie et la mort sont les anges noirs qui ont veillé sur mon berceau à ma naissance", disait Edvard Munch (1863-1944). Très tôt marqué par la mort et la folie, ces thèmes sont récurrents dans l’art du peintre norvégien. Sa mère et une de ses soeurs meurent alors qu’il est encore enfant. Sa deuxième soeur sera atteinte de folie. Munch vit alors dans l’angoisse de ce lourd destin familial et prendra le pinceau pour exprimer son tourment. Son art est intimement lié à son histoire personnelle. Evitant les normes de représentation et de montage des films biographiques, Peter Watkins a ajouté des éléments très personnels et subjectifs à cette biographie des jeunes années de Munch, aux prises avec les conventions et le puritanisme de son époque. Par un montage audacieux, revisitant les techniques documentaires et narratives, Watkins pousse un "cri" personnel autant qu’il dresse le portrait de l’artiste et de son milieu. Considéré par beaucoup comme un des très rares films autobiographiques de qualité, "Edvard Munch" est sans doute la meilleure oeuvre jamais consacrée à l’acte créatif et à la peinture. Un chef-d’oeuvre, réalisé à l’époque (...) -
ven 12.11.2004
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Art-thérapie #1
Depuis 1964, André Robillard fabrique des fusils avec des matériaux de récupération. Le docteur Renard a envoyé un de ceux-ci à Jean Dubuffet, collectionneur d’art brut. À son tour, celui-ci fit exposer plusieurs de ces fusils au musée de l’Art Brut à Lausanne. Cette reconnaissance l’a bouleversé et stimulé à en créer des dizaines d’autres. Dans ce film tourné dans un style très "direct", l’artiste nous fait part de son enthousiasme d’être bientôt exposé à Cologne. Ce film témoigne de l’importance d’être connu, voire reconnu, en tout cas accepté comme artiste. Le psychologue et criminologue flamand Steven De Batselier, lié à l’époque au projet thérapeutique non-conventionnel "Passage 144" à Louvain, a co-signé ce travail autour de l’univers torturé d’un psychopathe criminel. Le film est construit au moyen, d’une part de textes poético-autobiographiques du détenu, que l’on ne verra jamais, et d’autre part de ses hallucinants dessins, qui nous mettent en contact avec des pensées et sentiments d’un sinistre accompli. + Rencontre Jean Florence, psychocritique, et Tanguy de Foy, animateur d’un atelier thérapeutique au Centre Chapelle-aux-Champs, (...)+ André Robillard, à coup de fusils !+ Ik ben een psychopaat -
Art-thérapie #1
Depuis 1964, André Robillard fabrique des fusils avec des matériaux de récupération. Le docteur Renard a envoyé un de ceux-ci à Jean Dubuffet, collectionneur d’art brut. À son tour, celui-ci fit exposer plusieurs de ces fusils au musée de l’Art Brut à Lausanne. Cette reconnaissance l’a bouleversé et stimulé à en créer des dizaines d’autres. Dans ce film tourné dans un style très "direct", l’artiste nous fait part de son enthousiasme d’être bientôt exposé à Cologne. Ce film témoigne de l’importance d’être connu, voire reconnu, en tout cas accepté comme artiste. Le psychologue et criminologue flamand Steven De Batselier, lié à l’époque au projet thérapeutique non-conventionnel "Passage 144" à Louvain, a co-signé ce travail autour de l’univers torturé d’un psychopathe criminel. Le film est construit au moyen, d’une part de textes poético-autobiographiques du détenu, que l’on ne verra jamais, et d’autre part de ses hallucinants dessins, qui nous mettent en contact avec des pensées et sentiments d’un sinistre accompli. + Rencontre Jean Florence, psychocritique, et Tanguy de Foy, animateur d’un atelier thérapeutique au Centre Chapelle-aux-Champs, (...)+ André Robillard, à coup de fusils !+ Ik ben een psychopaat -
Ce gamin-là
"A TROP se pencher sur eux, c’est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière". Fernand Deligny, c’est une ligne, des lignes, ces remarquables "lignes d’erres" (transcriptions des déplacements et des agirs des enfants mutiques) qui ont fait rêver Gilles Deleuze et Félix Guattari. C’est aussi, dés 1945, son livre "Graine de crapule. Conseils aux éducateurs qui voudraient la cultiver". C’est être inlassablement avec les incurables, les invivables. En 1967, il s’installe définitivement dans une petite maison dans les Cévennes et crée un réseau de "présences proches". Il était une fois un NOUS et c’est justement là que nous mènent ce film-carnet-notes. Là, LOIN. Loin de ces "lieux prévus pour", "lieux exprès", "lieux tout à fait pour"... LOIN de la "loi du langage" oppressante. En plein milieu des Cévennes, en plein milieu d’une "tentative" : tracer des lignes "afin de voir ce qui (ne) nous regarde pas", "afin de voir ce que notre regard aveugle de parlant à bien du mal à voir". Ce film prend son temps, prend le rythme des "tentatives" et laisse tout s’entremêler, une vieille cafetière, quatre pierres plates, la nourriture qui cuit, (...) -
Ce gamin-là
"A TROP se pencher sur eux, c’est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière". Fernand Deligny, c’est une ligne, des lignes, ces remarquables "lignes d’erres" (transcriptions des déplacements et des agirs des enfants mutiques) qui ont fait rêver Gilles Deleuze et Félix Guattari. C’est aussi, dés 1945, son livre "Graine de crapule. Conseils aux éducateurs qui voudraient la cultiver". C’est être inlassablement avec les incurables, les invivables. En 1967, il s’installe définitivement dans une petite maison dans les Cévennes et crée un réseau de "présences proches". Il était une fois un NOUS et c’est justement là que nous mènent ce film-carnet-notes. Là, LOIN. Loin de ces "lieux prévus pour", "lieux exprès", "lieux tout à fait pour"... LOIN de la "loi du langage" oppressante. En plein milieu des Cévennes, en plein milieu d’une "tentative" : tracer des lignes "afin de voir ce qui (ne) nous regarde pas", "afin de voir ce que notre regard aveugle de parlant à bien du mal à voir". Ce film prend son temps, prend le rythme des "tentatives" et laisse tout s’entremêler, une vieille cafetière, quatre pierres plates, la nourriture qui cuit, (...) -
sam 13.11.2004
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Family Life
Janice, une jeune fille de dix-neuf ans vit avec ses parents dans un pavillon de la banlieue londonienne. Ecartelée entre un père effacé et une mère dominatrice, elle se réfugie peu à peu dans un mutisme qui la conduit à être internée. De tranquillisants en électrochocs, son état se détériore. Tout en refusant de se plier aux codes d’une société conformiste, Janice ne trouve pas les armes nécessaires pour conquérir son autonomie. Exclue de la société, elle n’est plus traitée que comme un cas psychiatrique. Sur le thème de l’asile engendrant la folie, "Family life" est un réquisitoire contre le dogme parental de la "normalité" et l’intolérance médicale, et un virulent plaidoyer en faveur des théories de Laing (ici fictionnalisé par le personnage du Dr Donaldson), davantage centrées sur la parole et l’écoute. "Je pense que les schizophrènes ont plus de choses à apprendre aux psychiatres sur leur monde intérieur, que les psychiatres aux malades", aimait à dire le médecin anglais. Un film trentenaire qui nous fait froid dans le dos tant il parle encore de nos relations familiales actuelles. -
Family Life
Janice, une jeune fille de dix-neuf ans vit avec ses parents dans un pavillon de la banlieue londonienne. Ecartelée entre un père effacé et une mère dominatrice, elle se réfugie peu à peu dans un mutisme qui la conduit à être internée. De tranquillisants en électrochocs, son état se détériore. Tout en refusant de se plier aux codes d’une société conformiste, Janice ne trouve pas les armes nécessaires pour conquérir son autonomie. Exclue de la société, elle n’est plus traitée que comme un cas psychiatrique. Sur le thème de l’asile engendrant la folie, "Family life" est un réquisitoire contre le dogme parental de la "normalité" et l’intolérance médicale, et un virulent plaidoyer en faveur des théories de Laing (ici fictionnalisé par le personnage du Dr Donaldson), davantage centrées sur la parole et l’écoute. "Je pense que les schizophrènes ont plus de choses à apprendre aux psychiatres sur leur monde intérieur, que les psychiatres aux malades", aimait à dire le médecin anglais. Un film trentenaire qui nous fait froid dans le dos tant il parle encore de nos relations familiales actuelles. -
Aliénations
En suivant au quotidien médecins, malades et familles dans le service de psychiatrie d’un hôpital de Constantine, le film tente de comprendre les souffrances que peuvent vivre, aujourd’hui les Algériens et de cerner le malaise social dominant dans ce pays, les difficultés qu’il rencontre pour définir son identité collective et nationale. La société algérienne a été profondément bouleversée durant le siècle dernier. La colonisation tout d’abord, a mis en contact - violent - deux cultures. Depuis 1962 et plus encore ces dix dernières années, l’Algérie n’a cessé d’être travaillée par l’opposition tradition/modernité, valeurs religieuses/valeurs démocratiques. S’intéresser à ce qui se passe aujourd’hui dans un hôpital algérien de psychiatrie est une façon de prendre le pouls de cette société en s’écartant du tourbillon des événements et de leur médiatisation. L’auteur dédie son film à son père, l’un des fondateurs de la psychiatrie algérienne. -
Englar Alheimsins
Paul est schizophrène et semble intégré dans sa famille, jusqu’au jour où, suite à une déception amoureuse, il pète un câble. Ses parents le conduisent à l’hôpital psychiatrique où il rencontre Oli Beatle qui pense être l’auteur des chansons des Beatles qu’il leur aurait envoyées par télépathie, Victor qui se prend pour Hitler et Pierre qui pense avoir écrit une thèse sur Schiller. Au bout d’un certain temps, Paul va mieux. Il retourne chez ses parents. Mais peu après, il rechute et, comme au Monopoly : retour case départ, ou plutôt en "prison". Devenus de plus en plus dociles, Paul et ses amis de l’hôpital ont l’autorisation de sortir. Ils décident de se rendre dans un restaurant de haut standing afin d’y faire un somptueux repas. Au moment de l’addition, l’un d’entre eux demande au garçon de téléphoner à la police pour les ramener à l’hôpital psychiatrique. La fin est beaucoup moins drôle (mais on ne vous la donne pas)... Cette fiction met le doigt sur l’absence de suivi post-psychiatrique. -
Englar Alheimsins
Paul est schizophrène et semble intégré dans sa famille, jusqu’au jour où, suite à une déception amoureuse, il pète un câble. Ses parents le conduisent à l’hôpital psychiatrique où il rencontre Oli Beatle qui pense être l’auteur des chansons des Beatles qu’il leur aurait envoyées par télépathie, Victor qui se prend pour Hitler et Pierre qui pense avoir écrit une thèse sur Schiller. Au bout d’un certain temps, Paul va mieux. Il retourne chez ses parents. Mais peu après, il rechute et, comme au Monopoly : retour case départ, ou plutôt en "prison". Devenus de plus en plus dociles, Paul et ses amis de l’hôpital ont l’autorisation de sortir. Ils décident de se rendre dans un restaurant de haut standing afin d’y faire un somptueux repas. Au moment de l’addition, l’un d’entre eux demande au garçon de téléphoner à la police pour les ramener à l’hôpital psychiatrique. La fin est beaucoup moins drôle (mais on ne vous la donne pas)... Cette fiction met le doigt sur l’absence de suivi post-psychiatrique. -
Aliénations
En suivant au quotidien médecins, malades et familles dans le service de psychiatrie d’un hôpital de Constantine, le film tente de comprendre les souffrances que peuvent vivre, aujourd’hui les Algériens et de cerner le malaise social dominant dans ce pays, les difficultés qu’il rencontre pour définir son identité collective et nationale. La société algérienne a été profondément bouleversée durant le siècle dernier. La colonisation tout d’abord, a mis en contact - violent - deux cultures. Depuis 1962 et plus encore ces dix dernières années, l’Algérie n’a cessé d’être travaillée par l’opposition tradition/modernité, valeurs religieuses/valeurs démocratiques. S’intéresser à ce qui se passe aujourd’hui dans un hôpital algérien de psychiatrie est une façon de prendre le pouls de cette société en s’écartant du tourbillon des événements et de leur médiatisation. L’auteur dédie son film à son père, l’un des fondateurs de la psychiatrie algérienne. -
Englar Alheimsins
Paul est schizophrène et semble intégré dans sa famille, jusqu’au jour où, suite à une déception amoureuse, il pète un câble. Ses parents le conduisent à l’hôpital psychiatrique où il rencontre Oli Beatle qui pense être l’auteur des chansons des Beatles qu’il leur aurait envoyées par télépathie, Victor qui se prend pour Hitler et Pierre qui pense avoir écrit une thèse sur Schiller. Au bout d’un certain temps, Paul va mieux. Il retourne chez ses parents. Mais peu après, il rechute et, comme au Monopoly : retour case départ, ou plutôt en "prison". Devenus de plus en plus dociles, Paul et ses amis de l’hôpital ont l’autorisation de sortir. Ils décident de se rendre dans un restaurant de haut standing afin d’y faire un somptueux repas. Au moment de l’addition, l’un d’entre eux demande au garçon de téléphoner à la police pour les ramener à l’hôpital psychiatrique. La fin est beaucoup moins drôle (mais on ne vous la donne pas)... Cette fiction met le doigt sur l’absence de suivi post-psychiatrique. -
dim 14.11.2004
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Kusum
Kusum est une jolie adolescente de New Delhi qui semble atteinte d’un profond abattement sans qu’elle puisse en exprimer la raison. Ses parents la conduisent chez le médecin, à l’hôpital,... Rien n’y fait. Un guérisseur traditionnel conseille alors de l’emmener dans un village éloigné où subsiste une vieille querelle familiale. Dans le temple du village, une grande cérémonie est organisée au cours de laquelle les fidèles entrent en possession. Quelques temps après, on commence à noter chez Kusum les premiers changements... "Kusum" est un film bouleversant par sa capacité à nous faire entrer dans l’intimité d’une famille indienne désemparée ainsi qu’un remarquable document ethno-psychiatrique sur un processus thérapeutique. Après la vision de ce film, on ne peut que porter un regard différent sur la médecine traditionnelle et sur le culte des ancêtres. Rarement montré dans nos contrées - mis à part Kaurismaki -, le cinéma finlandais possède une excellente tradition documentaire. Plutôt classiques dans leur réalisation, ces films sont très bien construits d’un point de vue narratif et très bien filmés (souvent sur support argentique). "Kusum" de Jouko Aaltonen ne fait pas exception. -
Kusum
Kusum est une jolie adolescente de New Delhi qui semble atteinte d’un profond abattement sans qu’elle puisse en exprimer la raison. Ses parents la conduisent chez le médecin, à l’hôpital,... Rien n’y fait. Un guérisseur traditionnel conseille alors de l’emmener dans un village éloigné où subsiste une vieille querelle familiale. Dans le temple du village, une grande cérémonie est organisée au cours de laquelle les fidèles entrent en possession. Quelques temps après, on commence à noter chez Kusum les premiers changements... "Kusum" est un film bouleversant par sa capacité à nous faire entrer dans l’intimité d’une famille indienne désemparée ainsi qu’un remarquable document ethno-psychiatrique sur un processus thérapeutique. Après la vision de ce film, on ne peut que porter un regard différent sur la médecine traditionnelle et sur le culte des ancêtres. Rarement montré dans nos contrées - mis à part Kaurismaki -, le cinéma finlandais possède une excellente tradition documentaire. Plutôt classiques dans leur réalisation, ces films sont très bien construits d’un point de vue narratif et très bien filmés (souvent sur support argentique). "Kusum" de Jouko Aaltonen ne fait pas exception. -
Concert : Open Mind
Quentin, né avec un handicap mental et physique, est devenu chanteur autodidacte. Il a développé un univers sensible et poétique. Avec son grand frère Anton, ils joueront quelques ballades acoustiques où une guitare rauque répond à des murmures, puis à des mots, triturés jusqu’à l’onomatopée, d’où jaillissent un blues du fond de l’âme. Un concert comme une invitation à découvrir, par-delà le langage, la différence comme une jouissance. De l’impro libre, un peu maladroite, mais plutôt originale. *Dans le foyer du Nova. Entrée gratuite.* -
Asylum
Dans les années 60, Ronald Laing fonde dans la région londonienne plusieurs lieux d’accueils thérapeutiques ou "households", dont le but est de mettre les patients à l’abri des agressions de la psychiatrie traditionnelle. La communauté d’Archway est de 1969 à 1972 un des principaux lieux où va émerger un regard radicalement neuf sur la maladie mentale et où la "thérapie" consistera à tenter de responsabiliser les malades dans leur prise en charge et de leur rendre le pouvoir sur leur propre vie. C’est cet univers que le cinéaste américain Peter Robinson, flanqué d’une équipe légère, va explorer sept semaines durant. Il en a tiré un petit bijou de cinéma-vérité, loin des clichés sur les "fous". Et quand, dans une scène renversante, le père d’un patient explique, avec entrain, qu’il a loué les services d’une fille pour un rendez-vous avec son fils catatonique, on se demande qui est à enfermer... Archway ressemble un peu à une société tribale. David, l’intellectuel impétueux, entraîne tout qui l’écoute dans un discours sans fin sans cesse menacé d’auto-invalidation. Julia, consumée par le besoin émotionnel de clamer sa bonne santé mentale, régresse (...) -
Asylum
Dans les années 60, Ronald Laing fonde dans la région londonienne plusieurs lieux d’accueils thérapeutiques ou "households", dont le but est de mettre les patients à l’abri des agressions de la psychiatrie traditionnelle. La communauté d’Archway est de 1969 à 1972 un des principaux lieux où va émerger un regard radicalement neuf sur la maladie mentale et où la "thérapie" consistera à tenter de responsabiliser les malades dans leur prise en charge et de leur rendre le pouvoir sur leur propre vie. C’est cet univers que le cinéaste américain Peter Robinson, flanqué d’une équipe légère, va explorer sept semaines durant. Il en a tiré un petit bijou de cinéma-vérité, loin des clichés sur les "fous". Et quand, dans une scène renversante, le père d’un patient explique, avec entrain, qu’il a loué les services d’une fille pour un rendez-vous avec son fils catatonique, on se demande qui est à enfermer... Archway ressemble un peu à une société tribale. David, l’intellectuel impétueux, entraîne tout qui l’écoute dans un discours sans fin sans cesse menacé d’auto-invalidation. Julia, consumée par le besoin émotionnel de clamer sa bonne santé mentale, régresse (...) -
Tag der Idioten
Carole Schneider (Carole Bouquet, dans un de ses premiers rôles, plutôt déshabillé) est une jeune femme charmante autant qu’excentrique. L’insouciance d’une vie aisée et d’un milieu bien-comme-il-faut la laisse toutefois insatisfaite. Son petit ami semble bien incapable d’apporter la moindre réponse à ses demandes émotionnelles. Pour attirer l’attention sur elle, elle dénonce comme dangereux terroristes ses paisibles voisins. Par ce petit détail, le réalisateur pointe la paranoïa, savamment entretenue par le gouvernement, qui avait touché la société allemande pendant les "années de plomb". Ses outrances amènent Carol dans un asile psychiatrique assez étrange, qui peut être vu comme la métaphore d’une société avide de se débarrasser de tous ses "gêneurs". Werner Schroeter signe ici une oeuvre qui, si elle renoue avec la structure narrative linéaire (après une série de films-collages expérimentaux), utilise pour traduire l’état d’esprit de sa protagoniste des séquences hallucinées, dont le montage sert à créer une désorientation spatiale et temporelle. L’essentiel de la signification du film est délivré par le corps de Carole, ses expressions (...) -
Tag der Idioten
Carole Schneider (Carole Bouquet, dans un de ses premiers rôles, plutôt déshabillé) est une jeune femme charmante autant qu’excentrique. L’insouciance d’une vie aisée et d’un milieu bien-comme-il-faut la laisse toutefois insatisfaite. Son petit ami semble bien incapable d’apporter la moindre réponse à ses demandes émotionnelles. Pour attirer l’attention sur elle, elle dénonce comme dangereux terroristes ses paisibles voisins. Par ce petit détail, le réalisateur pointe la paranoïa, savamment entretenue par le gouvernement, qui avait touché la société allemande pendant les "années de plomb". Ses outrances amènent Carol dans un asile psychiatrique assez étrange, qui peut être vu comme la métaphore d’une société avide de se débarrasser de tous ses "gêneurs". Werner Schroeter signe ici une oeuvre qui, si elle renoue avec la structure narrative linéaire (après une série de films-collages expérimentaux), utilise pour traduire l’état d’esprit de sa protagoniste des séquences hallucinées, dont le montage sert à créer une désorientation spatiale et temporelle. L’essentiel de la signification du film est délivré par le corps de Carole, ses expressions (...) -
jeu 18.11.2004
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Art-thérapie #2
Le peintre et écrivain belge Serge Moinet a passé douze années d’internement dans un asile psychiatrique, et s’est réfugié pendant dix ans dans un mutisme complet. Devant la caméra de Thierry Zéno, dont c’est la première réalisation avant le sulfureux "Vase de noces", il parle, parle beaucoup, lit des papiers, explique ses tableaux et sa conception du monde qu’ils illustrent, une cosmogonie personnelle liée au fonctionnement du cerveau et de la cellule, à la réverbération de la pensée. A son discours, à peine audible, cohérent dans la logique "folle", fait écho, à l’arrière plan, le brouhaha d’une salle d’hôpital. Thierry Zéno a choisi de filmer le visage du peintre comme ses tableaux, en gros plan. Il se rapproche des yeux, de la bouche, de la barbe, du menton, comme il capte un fragment de tableau. Dans l’art brut, plus encore qu’ailleurs, la personnalité et la création sont liées. En présence de Thierry Zéno. En 1960, René Laloux organise un atelier à La Borde avec l’aide de Félix Guattari. Dix malades inventent les dialogues et le scénario de son premier film. Un dentiste vole les dents des pauvres pour les revendre aux riches. Heureusement, (...)+ Bouche sans fond ouverte sur les horizons+ Les dents du singe+ Swimming in a Sick Head -
Art-thérapie #2
Le peintre et écrivain belge Serge Moinet a passé douze années d’internement dans un asile psychiatrique, et s’est réfugié pendant dix ans dans un mutisme complet. Devant la caméra de Thierry Zéno, dont c’est la première réalisation avant le sulfureux "Vase de noces", il parle, parle beaucoup, lit des papiers, explique ses tableaux et sa conception du monde qu’ils illustrent, une cosmogonie personnelle liée au fonctionnement du cerveau et de la cellule, à la réverbération de la pensée. A son discours, à peine audible, cohérent dans la logique "folle", fait écho, à l’arrière plan, le brouhaha d’une salle d’hôpital. Thierry Zéno a choisi de filmer le visage du peintre comme ses tableaux, en gros plan. Il se rapproche des yeux, de la bouche, de la barbe, du menton, comme il capte un fragment de tableau. Dans l’art brut, plus encore qu’ailleurs, la personnalité et la création sont liées. En présence de Thierry Zéno. En 1960, René Laloux organise un atelier à La Borde avec l’aide de Félix Guattari. Dix malades inventent les dialogues et le scénario de son premier film. Un dentiste vole les dents des pauvres pour les revendre aux riches. Heureusement, (...)+ Bouche sans fond ouverte sur les horizons+ Les dents du singe+ Swimming in a Sick Head -
ven 19.11.2004
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Microboutiek
La Microboutiek invitera, lors de ses "tables micro(r)ondes", Luc Vigneault qui vient Québec et qui présentera "Allez-retour au pays de la folie" et le guide "Gestion autonome des médicaments" ; Pierre Wynant, qui proposera son recueil "Parcours d’un fou" ; et enfin les "ateliers satiriques" de l’Autre lieu qui publient deux recueils : "Passages" et "Aventures en Psychiatrie". -
Histoire de Paul
"J’étais acteur de théâtre. Mon père est mort prématurément. J’avais 22 ans. Je l’ai très mal supporté. Alors que je jouais un très grand rôle dans une pièce de Dario Fo en Bretagne, j’ai fait une sorte de dépression nerveuse. Je tombais dans les pommes en scène. Je devais culpabiliser d’être encore en vie. Je ressentais le vertige d’une problématique vaste et mystérieuse qui allait être la source des sujets de mes films à venir. Mais j’étais encore très loin du cinéma. Ma déprime a été dramatique. J’ai fait une tentative de suicide, heureusement ratée, qui m’a mené dans un hôpital psychiatrique, dans le Nord, à Armentières. Juste pendant les événements de mai 68... J’en suis sorti trois mois après, marqué par ce que j’y avais vu : le malheur de la folie, l’enfermement, la force de l’institution, les groupes : médecins, infirmiers, malades... Je n’ai eu de cesse de raconter ça à mes amis. Six ans après, j’ai eu la force d’écrire un scénario et de chercher les moyens de réaliser un film" (René Féret). Prix Jean-Vigo en 1975. Charlotte a écrit son journal à l’hôpital Sainte-Anne entre 1998 et 1999. Mis en images avec une grande sensibilité par son (...)+ Charlotte quelque part -
Histoire de Paul
"J’étais acteur de théâtre. Mon père est mort prématurément. J’avais 22 ans. Je l’ai très mal supporté. Alors que je jouais un très grand rôle dans une pièce de Dario Fo en Bretagne, j’ai fait une sorte de dépression nerveuse. Je tombais dans les pommes en scène. Je devais culpabiliser d’être encore en vie. Je ressentais le vertige d’une problématique vaste et mystérieuse qui allait être la source des sujets de mes films à venir. Mais j’étais encore très loin du cinéma. Ma déprime a été dramatique. J’ai fait une tentative de suicide, heureusement ratée, qui m’a mené dans un hôpital psychiatrique, dans le Nord, à Armentières. Juste pendant les événements de mai 68... J’en suis sorti trois mois après, marqué par ce que j’y avais vu : le malheur de la folie, l’enfermement, la force de l’institution, les groupes : médecins, infirmiers, malades... Je n’ai eu de cesse de raconter ça à mes amis. Six ans après, j’ai eu la force d’écrire un scénario et de chercher les moyens de réaliser un film" (René Féret). Prix Jean-Vigo en 1975. Charlotte a écrit son journal à l’hôpital Sainte-Anne entre 1998 et 1999. Mis en images avec une grande sensibilité par son (...)+ Charlotte quelque part -
Aliénations
En suivant au quotidien médecins, malades et familles dans le service de psychiatrie d’un hôpital de Constantine, le film tente de comprendre les souffrances que peuvent vivre, aujourd’hui les Algériens et de cerner le malaise social dominant dans ce pays, les difficultés qu’il rencontre pour définir son identité collective et nationale. La société algérienne a été profondément bouleversée durant le siècle dernier. La colonisation tout d’abord, a mis en contact - violent - deux cultures. Depuis 1962 et plus encore ces dix dernières années, l’Algérie n’a cessé d’être travaillée par l’opposition tradition/modernité, valeurs religieuses/valeurs démocratiques. S’intéresser à ce qui se passe aujourd’hui dans un hôpital algérien de psychiatrie est une façon de prendre le pouls de cette société en s’écartant du tourbillon des événements et de leur médiatisation. L’auteur dédie son film à son père, l’un des fondateurs de la psychiatrie algérienne. -
Englar Alheimsins
Paul est schizophrène et semble intégré dans sa famille, jusqu’au jour où, suite à une déception amoureuse, il pète un câble. Ses parents le conduisent à l’hôpital psychiatrique où il rencontre Oli Beatle qui pense être l’auteur des chansons des Beatles qu’il leur aurait envoyées par télépathie, Victor qui se prend pour Hitler et Pierre qui pense avoir écrit une thèse sur Schiller. Au bout d’un certain temps, Paul va mieux. Il retourne chez ses parents. Mais peu après, il rechute et, comme au Monopoly : retour case départ, ou plutôt en "prison". Devenus de plus en plus dociles, Paul et ses amis de l’hôpital ont l’autorisation de sortir. Ils décident de se rendre dans un restaurant de haut standing afin d’y faire un somptueux repas. Au moment de l’addition, l’un d’entre eux demande au garçon de téléphoner à la police pour les ramener à l’hôpital psychiatrique. La fin est beaucoup moins drôle (mais on ne vous la donne pas)... Cette fiction met le doigt sur l’absence de suivi post-psychiatrique. -
Englar Alheimsins
Paul est schizophrène et semble intégré dans sa famille, jusqu’au jour où, suite à une déception amoureuse, il pète un câble. Ses parents le conduisent à l’hôpital psychiatrique où il rencontre Oli Beatle qui pense être l’auteur des chansons des Beatles qu’il leur aurait envoyées par télépathie, Victor qui se prend pour Hitler et Pierre qui pense avoir écrit une thèse sur Schiller. Au bout d’un certain temps, Paul va mieux. Il retourne chez ses parents. Mais peu après, il rechute et, comme au Monopoly : retour case départ, ou plutôt en "prison". Devenus de plus en plus dociles, Paul et ses amis de l’hôpital ont l’autorisation de sortir. Ils décident de se rendre dans un restaurant de haut standing afin d’y faire un somptueux repas. Au moment de l’addition, l’un d’entre eux demande au garçon de téléphoner à la police pour les ramener à l’hôpital psychiatrique. La fin est beaucoup moins drôle (mais on ne vous la donne pas)... Cette fiction met le doigt sur l’absence de suivi post-psychiatrique. -
Aliénations
En suivant au quotidien médecins, malades et familles dans le service de psychiatrie d’un hôpital de Constantine, le film tente de comprendre les souffrances que peuvent vivre, aujourd’hui les Algériens et de cerner le malaise social dominant dans ce pays, les difficultés qu’il rencontre pour définir son identité collective et nationale. La société algérienne a été profondément bouleversée durant le siècle dernier. La colonisation tout d’abord, a mis en contact - violent - deux cultures. Depuis 1962 et plus encore ces dix dernières années, l’Algérie n’a cessé d’être travaillée par l’opposition tradition/modernité, valeurs religieuses/valeurs démocratiques. S’intéresser à ce qui se passe aujourd’hui dans un hôpital algérien de psychiatrie est une façon de prendre le pouls de cette société en s’écartant du tourbillon des événements et de leur médiatisation. L’auteur dédie son film à son père, l’un des fondateurs de la psychiatrie algérienne. -
Englar Alheimsins
Paul est schizophrène et semble intégré dans sa famille, jusqu’au jour où, suite à une déception amoureuse, il pète un câble. Ses parents le conduisent à l’hôpital psychiatrique où il rencontre Oli Beatle qui pense être l’auteur des chansons des Beatles qu’il leur aurait envoyées par télépathie, Victor qui se prend pour Hitler et Pierre qui pense avoir écrit une thèse sur Schiller. Au bout d’un certain temps, Paul va mieux. Il retourne chez ses parents. Mais peu après, il rechute et, comme au Monopoly : retour case départ, ou plutôt en "prison". Devenus de plus en plus dociles, Paul et ses amis de l’hôpital ont l’autorisation de sortir. Ils décident de se rendre dans un restaurant de haut standing afin d’y faire un somptueux repas. Au moment de l’addition, l’un d’entre eux demande au garçon de téléphoner à la police pour les ramener à l’hôpital psychiatrique. La fin est beaucoup moins drôle (mais on ne vous la donne pas)... Cette fiction met le doigt sur l’absence de suivi post-psychiatrique. -
The Brood
Bienvenu dans le monde de la "psychoplasmatique" du docteur Raglan, le modèle ultime de la thérapie ! Docteur Raglan n’est pas n’importe qui quand même, c’est un vrai psychiatre, diplômé scientifique. Cronenberg signe ici son seul film autobiographique qui est pour lui une version très personnelle de "Kramer contre Kramer"... Film culte, d’une tension extrême qui nous propose une version radicale des maladies psychosomatiques qui créent une interaction inhabituelle entre troubles psychiques et manifestations organiques. Désormais nous prendrons plus au sérieux nos réactions somatiques du type : eczéma, pustule et autres signes émis par notre corps et nous nous méfierons peut-être de ce que nos rêves peuvent enfanter. "Tu veux venir dans mon monde ? Vraiment ?". Attention vous êtes prévenu ! -
The Brood
Bienvenu dans le monde de la "psychoplasmatique" du docteur Raglan, le modèle ultime de la thérapie ! Docteur Raglan n’est pas n’importe qui quand même, c’est un vrai psychiatre, diplômé scientifique. Cronenberg signe ici son seul film autobiographique qui est pour lui une version très personnelle de "Kramer contre Kramer"... Film culte, d’une tension extrême qui nous propose une version radicale des maladies psychosomatiques qui créent une interaction inhabituelle entre troubles psychiques et manifestations organiques. Désormais nous prendrons plus au sérieux nos réactions somatiques du type : eczéma, pustule et autres signes émis par notre corps et nous nous méfierons peut-être de ce que nos rêves peuvent enfanter. "Tu veux venir dans mon monde ? Vraiment ?". Attention vous êtes prévenu ! -
sam 20.11.2004
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Rencontre vidéo en Santé mentale
Journée de projections et d’échanges autour de la pratique de la vidéo dans le champ de la santé mentale. 12 productions vidéo issues pour la plupart d’institutions psychothérapeutiques seront présentées par leurs auteurs. Inspiré par les "Rencontres" qui se déroulent chaque année à Paris, le principe de cette journée est d’accueillir conjointement des patients, soignants et toute autre personne ayant pris part aux films présentés. En soirée de 20h à 22h, 3 documentaires indépendants seront projetés en présence de leur réalisateur sur un vécu ou une vision personnelle de la psychiatrie. Renseignements : Psymages > psymages@equipe.be > 02/534.55.29 10:00 > 12:30 : « Bruxelles City » (Club Antonin Artaud, B, 2004, 20’) + « Le jour des heures » (Code, B, 2004, 21’) + « Page d’intimité... Cinq lettres filmées » (C.A.T.T.P. Fr, 2003, 19’) + « Mary-Ann, Isabelle Prémand et le Foyer féminin » (CH, 2002, 15’) 14:00 > 17:00 : « Vigade ? » (La Porte Ouverte, B, 2001 12’) + « Bande annonce » (La Petite Maison, B, 2003, 8’) + « C’est pas possible » (C.R.I.T., B, 2002, 22’) + « Il, Tu, Je » (Hakim Salem, B, 2003, 8’) + « Re-présentation » (C.A.T.T.P. (...) -
Rencontre vidéo en Santé mentale
Journée de projections et d’échanges autour de la pratique de la vidéo dans le champ de la santé mentale. 12 productions vidéo issues pour la plupart d’institutions psychothérapeutiques seront présentées par leurs auteurs. Inspiré par les "Rencontres" qui se déroulent chaque année à Paris, le principe de cette journée est d’accueillir conjointement des patients, soignants et toute autre personne ayant pris part aux films présentés. En soirée de 20h à 22h, 3 documentaires indépendants seront projetés en présence de leur réalisateur sur un vécu ou une vision personnelle de la psychiatrie. Renseignements : Psymages > psymages@equipe.be > 02/534.55.29 10:00 > 12:30 : « Bruxelles City » (Club Antonin Artaud, B, 2004, 20’) + « Le jour des heures » (Code, B, 2004, 21’) + « Page d’intimité... Cinq lettres filmées » (C.A.T.T.P. Fr, 2003, 19’) + « Mary-Ann, Isabelle Prémand et le Foyer féminin » (CH, 2002, 15’) 14:00 > 17:00 : « Vigade ? » (La Porte Ouverte, B, 2001 12’) + « Bande annonce » (La Petite Maison, B, 2003, 8’) + « C’est pas possible » (C.R.I.T., B, 2002, 22’) + « Il, Tu, Je » (Hakim Salem, B, 2003, 8’) + « Re-présentation » (C.A.T.T.P. (...) -
San Clemente
Epigone français de Wiseman (dont le "Titicut Follies" en 1967 créait le scandale en montrant toute l’obscénité du traitement réservé aux pensionnaires d’une prison d’Etat réservée aux fous) et photographe renommé, Raymond Depardon décrit dans San Clemente (1982) un asile d’aliénés en mutation, dans une petite île de la lagune vénitienne. Là s’est construit une tentative de "psychiatrie alternative", inspirée par les travaux du docteur Franco Basaglia, l’un des militants essentiels du groupe Psychiatrica democratica, soutenu par le parti communiste italien, et inspirateur de la loi qui, en 1978, a fermé les asiles en Italie. "En fermant l’hôpital, déclare-t-il, nous annonçons aussi la fin de sa logique. L’asile est une institution de répression, de torture et d’isolement". L’idée maîtresse de Basaglia était qu’"une nation civilisée ne peut évoluer qu’en intégrant ce qu’on appelle ses tarés", c’est-à-dire qu’il ne faut pas exclure pour soigner, mais intégrer. En cela, il a voulu dénoncer la notion de confort social que représente le fait d’enfermer le malade mental pour être tranquille dans sa ville. Ce film a été tourné en dix jours, pendant le (...)+ Contacts -
San Clemente
Epigone français de Wiseman (dont le "Titicut Follies" en 1967 créait le scandale en montrant toute l’obscénité du traitement réservé aux pensionnaires d’une prison d’Etat réservée aux fous) et photographe renommé, Raymond Depardon décrit dans San Clemente (1982) un asile d’aliénés en mutation, dans une petite île de la lagune vénitienne. Là s’est construit une tentative de "psychiatrie alternative", inspirée par les travaux du docteur Franco Basaglia, l’un des militants essentiels du groupe Psychiatrica democratica, soutenu par le parti communiste italien, et inspirateur de la loi qui, en 1978, a fermé les asiles en Italie. "En fermant l’hôpital, déclare-t-il, nous annonçons aussi la fin de sa logique. L’asile est une institution de répression, de torture et d’isolement". L’idée maîtresse de Basaglia était qu’"une nation civilisée ne peut évoluer qu’en intégrant ce qu’on appelle ses tarés", c’est-à-dire qu’il ne faut pas exclure pour soigner, mais intégrer. En cela, il a voulu dénoncer la notion de confort social que représente le fait d’enfermer le malade mental pour être tranquille dans sa ville. Ce film a été tourné en dix jours, pendant le (...)+ Contacts -
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Léolo
Il s’appelle Léolo Lozone et vit entouré d’une famille quelque peu dérangée. Sa mère a la force d’un grand bateau qui vogue sur un océan malade. Son père est convaincu que la santé vient en chiant. Il y a aussi ses soeurs Rita et Nanette, son frère Fernand, qu’il aime pour la tendresse de son ignorance et son grand-père, qui n’est pas un homme méchant, mais qui a quand même essayé de le tuer deux fois. C’est comme si l’hérédité de ce grand-père avait frappé la famille de plein fouet et qu’une petite cellule de trop s’était déposée dans le cerveau de tout le monde. Pour ne pas devenir fou, il lit et écrit beaucoup et s’envole sur les chansons de sa jolie voisine sicilienne. Ce film nous pose la question de l’hérédité. Peut-on vraiment y échapper ? Quels sont les moyens de résistances individuels d’un enfant dans un univers familial malade de la misère sociale et psychique ? -
Léolo
Il s’appelle Léolo Lozone et vit entouré d’une famille quelque peu dérangée. Sa mère a la force d’un grand bateau qui vogue sur un océan malade. Son père est convaincu que la santé vient en chiant. Il y a aussi ses soeurs Rita et Nanette, son frère Fernand, qu’il aime pour la tendresse de son ignorance et son grand-père, qui n’est pas un homme méchant, mais qui a quand même essayé de le tuer deux fois. C’est comme si l’hérédité de ce grand-père avait frappé la famille de plein fouet et qu’une petite cellule de trop s’était déposée dans le cerveau de tout le monde. Pour ne pas devenir fou, il lit et écrit beaucoup et s’envole sur les chansons de sa jolie voisine sicilienne. Ce film nous pose la question de l’hérédité. Peut-on vraiment y échapper ? Quels sont les moyens de résistances individuels d’un enfant dans un univers familial malade de la misère sociale et psychique ? -
Léolo
Il s’appelle Léolo Lozone et vit entouré d’une famille quelque peu dérangée. Sa mère a la force d’un grand bateau qui vogue sur un océan malade. Son père est convaincu que la santé vient en chiant. Il y a aussi ses soeurs Rita et Nanette, son frère Fernand, qu’il aime pour la tendresse de son ignorance et son grand-père, qui n’est pas un homme méchant, mais qui a quand même essayé de le tuer deux fois. C’est comme si l’hérédité de ce grand-père avait frappé la famille de plein fouet et qu’une petite cellule de trop s’était déposée dans le cerveau de tout le monde. Pour ne pas devenir fou, il lit et écrit beaucoup et s’envole sur les chansons de sa jolie voisine sicilienne. Ce film nous pose la question de l’hérédité. Peut-on vraiment y échapper ? Quels sont les moyens de résistances individuels d’un enfant dans un univers familial malade de la misère sociale et psychique ? -
dim 21.11.2004
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Alternatives #1
+ Rencontre Luc Vigneault, ex-usager de la psychiatrie, consultant en santé mentale, viendra nous présenter le réseau d’entraide formé au Québec par des usagers et des professionnels de la santé mentale, et nous parlera de la gestion autonome des médicaments. http://www.cam.org/~agidd/presentation.html+ La forteresse sentimentale+ Maboul Palace -
Alternatives #1
+ Rencontre Luc Vigneault, ex-usager de la psychiatrie, consultant en santé mentale, viendra nous présenter le réseau d’entraide formé au Québec par des usagers et des professionnels de la santé mentale, et nous parlera de la gestion autonome des médicaments. http://www.cam.org/~agidd/presentation.html+ La forteresse sentimentale+ Maboul Palace -
An Angel at my Table
Ce film est l’adaptation de 3 autobiographies rédigées en 1983, 1984, 1985 par l’écrivaine néo-zélandaise, Janet Frame (1924-2004). Présenté à Venise, il reçoit le prix spécial du Jury en 1990. L’histoire évoque la vie tragique de la romancière, issue du milieu ouvrier et intéressée très jeune par l’écriture. Solitaire et incomprise, sa différence recevra le nom de "schizophrénie" et sera internée pendant 8 ans dans un asile psychiatrique. Elle devra sa libération à la notoriété que lui apportèrent ses récits. Jamais prix littéraire n’aura sauvé une vie au sens premier du terme. A travers ce vécu, on traverse le quotidien des institutions psychiatriques tel qu’il existait dans les années 40-50, découvrant l’inhumanité de certains traitements et les nombreuses erreurs commises par le personnel médical. Les derniers passages du film laissent entrevoir la révolution du secteur asilaire survenu dans les années 70 laissant plus de place à la parole et à l’écoute du patient. -
An Angel at my Table
Ce film est l’adaptation de 3 autobiographies rédigées en 1983, 1984, 1985 par l’écrivaine néo-zélandaise, Janet Frame (1924-2004). Présenté à Venise, il reçoit le prix spécial du Jury en 1990. L’histoire évoque la vie tragique de la romancière, issue du milieu ouvrier et intéressée très jeune par l’écriture. Solitaire et incomprise, sa différence recevra le nom de "schizophrénie" et sera internée pendant 8 ans dans un asile psychiatrique. Elle devra sa libération à la notoriété que lui apportèrent ses récits. Jamais prix littéraire n’aura sauvé une vie au sens premier du terme. A travers ce vécu, on traverse le quotidien des institutions psychiatriques tel qu’il existait dans les années 40-50, découvrant l’inhumanité de certains traitements et les nombreuses erreurs commises par le personnel médical. Les derniers passages du film laissent entrevoir la révolution du secteur asilaire survenu dans les années 70 laissant plus de place à la parole et à l’écoute du patient. -
An Angel at my Table
Ce film est l’adaptation de 3 autobiographies rédigées en 1983, 1984, 1985 par l’écrivaine néo-zélandaise, Janet Frame (1924-2004). Présenté à Venise, il reçoit le prix spécial du Jury en 1990. L’histoire évoque la vie tragique de la romancière, issue du milieu ouvrier et intéressée très jeune par l’écriture. Solitaire et incomprise, sa différence recevra le nom de "schizophrénie" et sera internée pendant 8 ans dans un asile psychiatrique. Elle devra sa libération à la notoriété que lui apportèrent ses récits. Jamais prix littéraire n’aura sauvé une vie au sens premier du terme. A travers ce vécu, on traverse le quotidien des institutions psychiatriques tel qu’il existait dans les années 40-50, découvrant l’inhumanité de certains traitements et les nombreuses erreurs commises par le personnel médical. Les derniers passages du film laissent entrevoir la révolution du secteur asilaire survenu dans les années 70 laissant plus de place à la parole et à l’écoute du patient. -
jeu 25.11.2004
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Alternatives #2
+ Rencontre Notre invité, Michel Hock, psychologue de formation, créa la Devinière en 1976, un lieu de d’accueil et de thérapie, ouvrant ses portes à des enfants dits incurables, refusés par tous. Pour lui, la psychiatrie est aujourd’hui influencée par les firmes pharmaceutiques, elle est devenue un enfermement chimique.+ Des grilles dans la tête -
Alternatives #2
+ Rencontre Notre invité, Michel Hock, psychologue de formation, créa la Devinière en 1976, un lieu de d’accueil et de thérapie, ouvrant ses portes à des enfants dits incurables, refusés par tous. Pour lui, la psychiatrie est aujourd’hui influencée par les firmes pharmaceutiques, elle est devenue un enfermement chimique.+ Des grilles dans la tête -
Open Screen
Soyez fous ! Montrez vos films ! 15 minutes maximum, tout format accepté sauf le Digi-Beta. A déposer avec contact et fiche technique au bureau du Nova, 65 rue de l’Ecuyer, avant le 20/11. Entrée gratuite. -
La chose étrange etc.
"Etienne Mériaux était un artiste aux dons multiples (bd, peinture, sculpture, musique, performance, dance, théâtre, poésie, écriture, couture), il fabriquait presque tout lui même (canevas,instruments, vêtements). C’était aussi notre ami, à ma femme Aï et à moi. Nous étions tous les trois très liés, plein d’estime et de respect mutuel pour nos travaux. En 1993, alors qu’il vivait aux ateliers Mommen, il se retrouve psychiatrisé, son atelier vidé, la majeure partie de son oeuvre passe à la poubelle. En 2001, il meurt à 40 ans, de mort naturelle, dans sa grange en Bretagne, et laisse une dernière performance filmée,qui traite de sa maladie : "La chose étrange, j’étais bien seul avec". Il y a là quelque chose d’inachevé, pour nous aussi. Son fantôme et son art continue de vivre en nous, avec nous. Nous nous sentons responsables et liés, et cela nous oblige à "cannibaliser", à vampiriser ses restes, nous autres rescapé du martyre de l’art. C’est pouquoi, nous aimerions, à la fois, montrer son travail, et le faire évoluer avec nous, en tant que performance à 3" (Pascal Baes). Attention : la performance se déroule aux Ateliers Mommen (37, rue de la (...) -
ven 26.11.2004
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La moindre des choses
A La Borde, la clinique fondée par Jean Oury et Felix Guattari au début des années soixante, premier lieu de la psychothérapie dite "institutionelle", Nicolas Philibert filme la préparation et la représentation d’une pièce de Witold Gombrowicz par les résident(e)s et les intervenant(e)s. En s’attardant sur des presque-riens lors des répétitions, l’approche permet de percevoir comment des personnes souffrant de névroses ou de psychoses investissent le quotidien, créant des ponts entre eux-mêmes et le monde extérieur et où la moindre des choses peut être signifiante et délivrer un potentiel bienfaisant ; un geste, une attention, une atmosphère... La moindre des choses étant aussi, de la part des thérapeutes, d’être le moins nocifs possibles : être là, dans l’écoute et la connivence, ni juge, ni admiratif. -
La moindre des choses
A La Borde, la clinique fondée par Jean Oury et Felix Guattari au début des années soixante, premier lieu de la psychothérapie dite "institutionelle", Nicolas Philibert filme la préparation et la représentation d’une pièce de Witold Gombrowicz par les résident(e)s et les intervenant(e)s. En s’attardant sur des presque-riens lors des répétitions, l’approche permet de percevoir comment des personnes souffrant de névroses ou de psychoses investissent le quotidien, créant des ponts entre eux-mêmes et le monde extérieur et où la moindre des choses peut être signifiante et délivrer un potentiel bienfaisant ; un geste, une attention, une atmosphère... La moindre des choses étant aussi, de la part des thérapeutes, d’être le moins nocifs possibles : être là, dans l’écoute et la connivence, ni juge, ni admiratif. -
Paviljon VI
Dans un village de l’Europe de l’Est à l’époque du "socialisme réel", le docteur Andrei Efimich travaille dans un centre psychiatrique et sa vie solitaire est marquée par d’interminables questionnements sur la vie, la mort et le sens de son travail. Son sentiment d’isolement est d’autant plus profond qu’il dédaigne les gens qui l’entourent. Un jour son attention est attirée par un des patients, considéré comme fou mais dont les délires ne sont autres qu’ un refus viscéral de l’idéologie qui règne dans son pays. Entre les deux naît une complicité bizarre, peut-être une amitié, qui entraînera Andrei à sa perte... Basé sur une histoire de Tchekov, "Pavillon VI" est le premier film réalisé en exil par un des plus grands cinéastes roumains (il fut par la suite inscrit dans la liste des dix meilleurs films yougoslaves). Une parabole noire et absurde sur le pouvoir et le totalitarisme qui nie le droit à la liberté des idées. -
Paviljon VI
Dans un village de l’Europe de l’Est à l’époque du "socialisme réel", le docteur Andrei Efimich travaille dans un centre psychiatrique et sa vie solitaire est marquée par d’interminables questionnements sur la vie, la mort et le sens de son travail. Son sentiment d’isolement est d’autant plus profond qu’il dédaigne les gens qui l’entourent. Un jour son attention est attirée par un des patients, considéré comme fou mais dont les délires ne sont autres qu’ un refus viscéral de l’idéologie qui règne dans son pays. Entre les deux naît une complicité bizarre, peut-être une amitié, qui entraînera Andrei à sa perte... Basé sur une histoire de Tchekov, "Pavillon VI" est le premier film réalisé en exil par un des plus grands cinéastes roumains (il fut par la suite inscrit dans la liste des dix meilleurs films yougoslaves). Une parabole noire et absurde sur le pouvoir et le totalitarisme qui nie le droit à la liberté des idées. -
The Brood
Bienvenu dans le monde de la "psychoplasmatique" du docteur Raglan, le modèle ultime de la thérapie ! Docteur Raglan n’est pas n’importe qui quand même, c’est un vrai psychiatre, diplômé scientifique. Cronenberg signe ici son seul film autobiographique qui est pour lui une version très personnelle de "Kramer contre Kramer"... Film culte, d’une tension extrême qui nous propose une version radicale des maladies psychosomatiques qui créent une interaction inhabituelle entre troubles psychiques et manifestations organiques. Désormais nous prendrons plus au sérieux nos réactions somatiques du type : eczéma, pustule et autres signes émis par notre corps et nous nous méfierons peut-être de ce que nos rêves peuvent enfanter. "Tu veux venir dans mon monde ? Vraiment ?". Attention vous êtes prévenu ! -
The Brood
Bienvenu dans le monde de la "psychoplasmatique" du docteur Raglan, le modèle ultime de la thérapie ! Docteur Raglan n’est pas n’importe qui quand même, c’est un vrai psychiatre, diplômé scientifique. Cronenberg signe ici son seul film autobiographique qui est pour lui une version très personnelle de "Kramer contre Kramer"... Film culte, d’une tension extrême qui nous propose une version radicale des maladies psychosomatiques qui créent une interaction inhabituelle entre troubles psychiques et manifestations organiques. Désormais nous prendrons plus au sérieux nos réactions somatiques du type : eczéma, pustule et autres signes émis par notre corps et nous nous méfierons peut-être de ce que nos rêves peuvent enfanter. "Tu veux venir dans mon monde ? Vraiment ?". Attention vous êtes prévenu ! -
sam 27.11.2004
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Das Weisse Rauschen
"Pour les médecins, j’étais schizophrène, mais pour la plupart du monde, j’étais seulement un idiot. En fait, je n’accordais pas d’importance à la façon dont les gens m’appelaient. Je cherchais simplement une vie qui me conviendrait". Lukas (Daniel Brühl, monsieur "Goodbye Lenin") cherche une vie qui pourrait lui convenir. En route vers Cologne pour rejoindre sa soeur, serveuse dans un bar, il fuit sa morne existence en province. Suite à la prise de substances hallucinogènes, les choses semblent changer radicalement et son cauchemar commence. Il entend des voix et devient obsédé par l’idée que ses proches, puis le monde entier, se sont ligués contre lui. La particularité de "White Sound" est de jouer sur la correspondance entre la perception de Lukas et les effets visuels et sonores. Au lieu d’en rester au huis clos familial, le film, conçu dans une logique de "road movie", le suit dans sa recherche du "son vierge". Premier long métrage, ce film rend compte de la difficulté de communiquer et traite avec sensibilité de la schizophrénie et tire parti de ses faiblesses pour rendre avec justesse la fragilité de cet état. -
Das Weisse Rauschen
"Pour les médecins, j’étais schizophrène, mais pour la plupart du monde, j’étais seulement un idiot. En fait, je n’accordais pas d’importance à la façon dont les gens m’appelaient. Je cherchais simplement une vie qui me conviendrait". Lukas (Daniel Brühl, monsieur "Goodbye Lenin") cherche une vie qui pourrait lui convenir. En route vers Cologne pour rejoindre sa soeur, serveuse dans un bar, il fuit sa morne existence en province. Suite à la prise de substances hallucinogènes, les choses semblent changer radicalement et son cauchemar commence. Il entend des voix et devient obsédé par l’idée que ses proches, puis le monde entier, se sont ligués contre lui. La particularité de "White Sound" est de jouer sur la correspondance entre la perception de Lukas et les effets visuels et sonores. Au lieu d’en rester au huis clos familial, le film, conçu dans une logique de "road movie", le suit dans sa recherche du "son vierge". Premier long métrage, ce film rend compte de la difficulté de communiquer et traite avec sensibilité de la schizophrénie et tire parti de ses faiblesses pour rendre avec justesse la fragilité de cet état. -
Microboutiek
La Microboutiek invitera, lors de ses "tables micro(r)ondes", Luc Vigneault qui vient Québec et qui présentera "Allez-retour au pays de la folie" et le guide "Gestion autonome des médicaments" ; Pierre Wynant, qui proposera son recueil "Parcours d’un fou" ; et enfin les "ateliers satiriques" de l’Autre lieu qui publient deux recueils : "Passages" et "Aventures en Psychiatrie". -
Geel
A la fin des années 70, Vincent Blanchet et André Van In ont planté leur caméra durant seize mois à Geel, à 45 kilomètres d’Anvers, une bourgade où des malades mentaux partagent la vie quotidienne des familles, sans contraintes ni préjugés. Là, depuis le XIIIè siècle, s’est poursuivie une tradition d’accueil des aliénés, à l’origine religieuse (sainte Dymphne ou Dympna, patronne du village, est la protectrice des aliénés), une forme de placement thérapeutique, l’"open door" (dans le jargon des spécialistes). En 1978, le village vit encore au rythme de ces pensionnaires, qui sont souvent devenus au fil des ans les enfants, les amis, les ouvriers agricoles, voire les nounous de leurs hôtes. Ils participent aux travaux de la ferme et semblent faire partie du paysage. Les habitants de Geel ne s’étonnent plus de leurs comportements parfois étranges. "Geel" tord le cou à tous ceux qui ne croient pas possible le placement en famille. Il s’agit d’une véritable alternative à l’asile, qui fait écho à la politique de réinsertion sociale des malades mentaux initiée en Italie par Franco Basaglia, ou, chez nous, à l’expérience des maisons communautaires des Peuls. -
Geel
A la fin des années 70, Vincent Blanchet et André Van In ont planté leur caméra durant seize mois à Geel, à 45 kilomètres d’Anvers, une bourgade où des malades mentaux partagent la vie quotidienne des familles, sans contraintes ni préjugés. Là, depuis le XIIIè siècle, s’est poursuivie une tradition d’accueil des aliénés, à l’origine religieuse (sainte Dymphne ou Dympna, patronne du village, est la protectrice des aliénés), une forme de placement thérapeutique, l’"open door" (dans le jargon des spécialistes). En 1978, le village vit encore au rythme de ces pensionnaires, qui sont souvent devenus au fil des ans les enfants, les amis, les ouvriers agricoles, voire les nounous de leurs hôtes. Ils participent aux travaux de la ferme et semblent faire partie du paysage. Les habitants de Geel ne s’étonnent plus de leurs comportements parfois étranges. "Geel" tord le cou à tous ceux qui ne croient pas possible le placement en famille. Il s’agit d’une véritable alternative à l’asile, qui fait écho à la politique de réinsertion sociale des malades mentaux initiée en Italie par Franco Basaglia, ou, chez nous, à l’expérience des maisons communautaires des Peuls. -
Tag der Idioten
Carole Schneider (Carole Bouquet, dans un de ses premiers rôles, plutôt déshabillé) est une jeune femme charmante autant qu’excentrique. L’insouciance d’une vie aisée et d’un milieu bien-comme-il-faut la laisse toutefois insatisfaite. Son petit ami semble bien incapable d’apporter la moindre réponse à ses demandes émotionnelles. Pour attirer l’attention sur elle, elle dénonce comme dangereux terroristes ses paisibles voisins. Par ce petit détail, le réalisateur pointe la paranoïa, savamment entretenue par le gouvernement, qui avait touché la société allemande pendant les "années de plomb". Ses outrances amènent Carol dans un asile psychiatrique assez étrange, qui peut être vu comme la métaphore d’une société avide de se débarrasser de tous ses "gêneurs". Werner Schroeter signe ici une oeuvre qui, si elle renoue avec la structure narrative linéaire (après une série de films-collages expérimentaux), utilise pour traduire l’état d’esprit de sa protagoniste des séquences hallucinées, dont le montage sert à créer une désorientation spatiale et temporelle. L’essentiel de la signification du film est délivré par le corps de Carole, ses expressions (...) -
Tag der Idioten
Carole Schneider (Carole Bouquet, dans un de ses premiers rôles, plutôt déshabillé) est une jeune femme charmante autant qu’excentrique. L’insouciance d’une vie aisée et d’un milieu bien-comme-il-faut la laisse toutefois insatisfaite. Son petit ami semble bien incapable d’apporter la moindre réponse à ses demandes émotionnelles. Pour attirer l’attention sur elle, elle dénonce comme dangereux terroristes ses paisibles voisins. Par ce petit détail, le réalisateur pointe la paranoïa, savamment entretenue par le gouvernement, qui avait touché la société allemande pendant les "années de plomb". Ses outrances amènent Carol dans un asile psychiatrique assez étrange, qui peut être vu comme la métaphore d’une société avide de se débarrasser de tous ses "gêneurs". Werner Schroeter signe ici une oeuvre qui, si elle renoue avec la structure narrative linéaire (après une série de films-collages expérimentaux), utilise pour traduire l’état d’esprit de sa protagoniste des séquences hallucinées, dont le montage sert à créer une désorientation spatiale et temporelle. L’essentiel de la signification du film est délivré par le corps de Carole, ses expressions (...) -
dim 28.11.2004
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Ethnopsychiatrie
"Nous ne sommes pas seuls au monde. Il existe d’autres pensées que la nôtre, d’autres façons de faire pour prendre en charge les douleurs de l’existence. Nous ne sommes pas seuls au monde. C’est par cette formule qu’en Afrique de l’Ouest, on reconnaît l’action des esprits qui viennent perturber la vie des humains" (Tobie Nathan). L’ethnopsychiatrie est un "art de l’influence", une médiation avec les ombres, les ancêtres, les esprits, et les dieux... Elle permet de penser la souffrance de ceux qui viennent en consultation à partir de leur propre langue et de leurs propres objets. Nous avons ici la chance de voir la reconstitution de deux consultations (initialement destinée uniquement aux étudiants) d’une famille réunionnaise par Tobie Nathan et son équipe selon le dispositif ethnopsychiatrique. Deux séances comme elles sont menées tous les jours depuis 1993 au centre Devereux à l’Université Paris VIII. Loin des polémiques sulfureuses suscitées par cette pratique, ce film est un étonnant et passionnant témoignage de cette méthode. Sommes-nous, nous aussi, prêts à prendre en compte le grand-père, mort et enterré qui revient hanter cette famille (...) -
Ethnopsychiatrie
*Le sexe des morts Emmanuelle Ohniguian & Tobie Nathan, F, vo fr, Beta SP, 2002, 2 x 50’* "Nous ne sommes pas seuls au monde. Il existe d’autres pensées que la nôtre, d’autres façons de faire pour prendre en charge les douleurs de l’existence. Nous ne sommes pas seuls au monde. C’est par cette formule qu’en Afrique de l’Ouest, on reconnaît l’action des esprits qui viennent perturber la vie des humains" (Tobie Nathan). L’ethnopsychiatrie est un "art de l’influence", une médiation avec les ombres, les ancêtres, les esprits, et les dieux... Elle permet de penser la souffrance de ceux qui viennent en consultation à partir de leur propre langue et de leurs propres objets. Nous avons ici la chance de voir la reconstitution de deux consultations (initialement destinée uniquement aux étudiants) d’une famille réunionnaise par Tobie Nathan et son équipe selon le dispositif ethnopsychiatrique. Deux séances comme elles sont menées tous les jours depuis 1993 au centre Devereux à l’Université Paris VIII. Loin des polémiques sulfureuses suscitées par cette pratique, ce film est un étonnant et passionnant témoignage de cette méthode. Sommes-nous, nous aussi, (...) -
Family Life
Janice, une jeune fille de dix-neuf ans vit avec ses parents dans un pavillon de la banlieue londonienne. Ecartelée entre un père effacé et une mère dominatrice, elle se réfugie peu à peu dans un mutisme qui la conduit à être internée. De tranquillisants en électrochocs, son état se détériore. Tout en refusant de se plier aux codes d’une société conformiste, Janice ne trouve pas les armes nécessaires pour conquérir son autonomie. Exclue de la société, elle n’est plus traitée que comme un cas psychiatrique. Sur le thème de l’asile engendrant la folie, "Family life" est un réquisitoire contre le dogme parental de la "normalité" et l’intolérance médicale, et un virulent plaidoyer en faveur des théories de Laing (ici fictionnalisé par le personnage du Dr Donaldson), davantage centrées sur la parole et l’écoute. "Je pense que les schizophrènes ont plus de choses à apprendre aux psychiatres sur leur monde intérieur, que les psychiatres aux malades", aimait à dire le médecin anglais. Un film trentenaire qui nous fait froid dans le dos tant il parle encore de nos relations familiales actuelles. -
Family Life
Janice, une jeune fille de dix-neuf ans vit avec ses parents dans un pavillon de la banlieue londonienne. Ecartelée entre un père effacé et une mère dominatrice, elle se réfugie peu à peu dans un mutisme qui la conduit à être internée. De tranquillisants en électrochocs, son état se détériore. Tout en refusant de se plier aux codes d’une société conformiste, Janice ne trouve pas les armes nécessaires pour conquérir son autonomie. Exclue de la société, elle n’est plus traitée que comme un cas psychiatrique. Sur le thème de l’asile engendrant la folie, "Family life" est un réquisitoire contre le dogme parental de la "normalité" et l’intolérance médicale, et un virulent plaidoyer en faveur des théories de Laing (ici fictionnalisé par le personnage du Dr Donaldson), davantage centrées sur la parole et l’écoute. "Je pense que les schizophrènes ont plus de choses à apprendre aux psychiatres sur leur monde intérieur, que les psychiatres aux malades", aimait à dire le médecin anglais. Un film trentenaire qui nous fait froid dans le dos tant il parle encore de nos relations familiales actuelles. -
Matti da slegare
"Matti da slegare". Littéralement : fous à délier. Tout d’abord se délier de la fange des traitements des asiles italiens : maltraités, liés, ligotés, camisolés, jetés dans l’eau froide, électrochoqués et lobotomisés... Délier ensuite, pour composer, expérimenter de nouveaux rapports avec le monde, le cinéma. Documentaire-bougeotte qui sent la nécessité de s’y mêler, de se relier autrement, de respirer aux grands airs. Il faut aller vite. Ca brûle. Filmer des portraits, des asiles-prisons, des discussions animées, une confrontation avec un curé (superbe remake de Pepone et Don Camillo !), des usines où l’on célèbre "l’autre", des nouvelles expériences "hors les murs"... Le tout saupoudré de chants et musiques traditionnelles. Nous sommes ici dans le chaudron de l’anti-psychiatrie italienne, celle qui cherche à "démasquer dans la pratique que l’usine est nuisible pour la santé, que l’hôpital produit la maladie, que l’école produit des marginaux et des analphabètes, que l’asile rend fou, que les prisons fabriquent des délinquants et que cette production "inférieure" est réservée à la classe subalterne" (Basaglia). -
Matti da slegare
"Matti da slegare". Littéralement : fous à délier. Tout d’abord se délier de la fange des traitements des asiles italiens : maltraités, liés, ligotés, camisolés, jetés dans l’eau froide, électrochoqués et lobotomisés... Délier ensuite, pour composer, expérimenter de nouveaux rapports avec le monde, le cinéma. Documentaire-bougeotte qui sent la nécessité de s’y mêler, de se relier autrement, de respirer aux grands airs. Il faut aller vite. Ca brûle. Filmer des portraits, des asiles-prisons, des discussions animées, une confrontation avec un curé (superbe remake de Pepone et Don Camillo !), des usines où l’on célèbre "l’autre", des nouvelles expériences "hors les murs"... Le tout saupoudré de chants et musiques traditionnelles. Nous sommes ici dans le chaudron de l’anti-psychiatrie italienne, celle qui cherche à "démasquer dans la pratique que l’usine est nuisible pour la santé, que l’hôpital produit la maladie, que l’école produit des marginaux et des analphabètes, que l’asile rend fou, que les prisons fabriquent des délinquants et que cette production "inférieure" est réservée à la classe subalterne" (Basaglia). -
mer 01.12.2004
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Live Soundtrack
(Bratko Bibic, accordion / Marjan Stanic, percussions / Matjaz Sekne, violin, viola, sampler / Vasko Atanasovski, alto, soprano, sax, flute) C’est en 1999 que Bratko Bibic démarre "In the family garden", un projet sonore, musical et visuel en quatre parties. Ou plus précisement en quatre étapes. Car Bratko a pris le temps de faire évoluer sur plusieurs années les aspects tant visuel que sonore de cette création. Au départ de ce projet, il y a une complicité avec la Cinémathèque slovène qui lui donne accès à une série de films réalisés entre 1905 et les années 60. Bratko s’attèle lui-même au banc de montage et en tire une composition visuelle téméraire - ne pas coller à ce que historiquement les films peuvent montrer, mais plutôt réinventer une "histoire" à partir de ce que les films proposent - soutenue par une écriture sonore/ musicale en perpétuelle évolution et recherche. Le troisième volet, celui qui est proposé ce soir, couvre la fin des années 40 au début des années 60, tout en récapitulant aussi les volets précédents. Bratko est certainement un des accordéonistes les plus importants en Europe, entre autres par l’irrévérence qu’il porte au (...) -
Live Soundtrack
(Bratko Bibic, accordion / Marjan Stanic, percussions / Matjaz Sekne, violin, viola, sampler / Vasko Atanasovski, alto, soprano, sax, flute) C’est en 1999 que Bratko Bibic démarre "In the family garden", un projet sonore, musical et visuel en quatre parties. Ou plus précisement en quatre étapes. Car Bratko a pris le temps de faire évoluer sur plusieurs années les aspects tant visuel que sonore de cette création. Au départ de ce projet, il y a une complicité avec la Cinémathèque slovène qui lui donne accès à une série de films réalisés entre 1905 et les années 60. Bratko s’attèle lui-même au banc de montage et en tire une composition visuelle téméraire - ne pas coller à ce que historiquement les films peuvent montrer, mais plutôt réinventer une "histoire" à partir de ce que les films proposent - soutenue par une écriture sonore/ musicale en perpétuelle évolution et recherche. Le troisième volet, celui qui est proposé ce soir, couvre la fin des années 40 au début des années 60, tout en récapitulant aussi les volets précédents. Bratko est certainement un des accordéonistes les plus importants en Europe, entre autres par l’irrévérence qu’il porte au (...) -
jeu 02.12.2004
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Antipsychiatry
+ Rencontre : Jean-Jacques Péché et Luke Fowler viendront nous présenter leurs films. Alec Luyckx nous entretiendra de son expérience de psychiatre, hier et aujourd’hui.+ Le psychiatre, son asile et son fou+ What you See is Where you’re at -
Antipsychiatry
+ Rencontre : Jean-Jacques Péché et Luke Fowler viendront nous présenter leurs films. Alec Luyckx nous entretiendra de son expérience de psychiatre, hier et aujourd’hui.+ Le psychiatre, son asile et son fou+ What you See is Where you’re at -
San Clemente
Epigone français de Wiseman (dont le "Titicut Follies" en 1967 créait le scandale en montrant toute l’obscénité du traitement réservé aux pensionnaires d’une prison d’Etat réservée aux fous) et photographe renommé, Raymond Depardon décrit dans San Clemente (1982) un asile d’aliénés en mutation, dans une petite île de la lagune vénitienne. Là s’est construit une tentative de "psychiatrie alternative", inspirée par les travaux du docteur Franco Basaglia, l’un des militants essentiels du groupe Psychiatrica democratica, soutenu par le parti communiste italien, et inspirateur de la loi qui, en 1978, a fermé les asiles en Italie. "En fermant l’hôpital, déclare-t-il, nous annonçons aussi la fin de sa logique. L’asile est une institution de répression, de torture et d’isolement". L’idée maîtresse de Basaglia était qu’"une nation civilisée ne peut évoluer qu’en intégrant ce qu’on appelle ses tarés", c’est-à-dire qu’il ne faut pas exclure pour soigner, mais intégrer. En cela, il a voulu dénoncer la notion de confort social que représente le fait d’enfermer le malade mental pour être tranquille dans sa ville. Ce film a été tourné en dix jours, pendant le (...)+ Contacts -
San Clemente
Epigone français de Wiseman (dont le "Titicut Follies" en 1967 créait le scandale en montrant toute l’obscénité du traitement réservé aux pensionnaires d’une prison d’Etat réservée aux fous) et photographe renommé, Raymond Depardon décrit dans San Clemente (1982) un asile d’aliénés en mutation, dans une petite île de la lagune vénitienne. Là s’est construit une tentative de "psychiatrie alternative", inspirée par les travaux du docteur Franco Basaglia, l’un des militants essentiels du groupe Psychiatrica democratica, soutenu par le parti communiste italien, et inspirateur de la loi qui, en 1978, a fermé les asiles en Italie. "En fermant l’hôpital, déclare-t-il, nous annonçons aussi la fin de sa logique. L’asile est une institution de répression, de torture et d’isolement". L’idée maîtresse de Basaglia était qu’"une nation civilisée ne peut évoluer qu’en intégrant ce qu’on appelle ses tarés", c’est-à-dire qu’il ne faut pas exclure pour soigner, mais intégrer. En cela, il a voulu dénoncer la notion de confort social que représente le fait d’enfermer le malade mental pour être tranquille dans sa ville. Ce film a été tourné en dix jours, pendant le (...)+ Contacts -
ven 03.12.2004
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La nuit des invisibles
Pour cette soirée inédite, la folie appelée "la maladie du vent" nous emmène vers d’autres horizons : en Afrique. Là où les personnes habitées par "les mauvais esprits" ne sont pas exclues de la société. Au contraire, ils en font partie et pour les soigner, il y a des rituels. La folie se soigne en collectivité, par la représentation scénique qu’on en fait et par l’expression corporelle. Ces personnes participent à une cérémonie pour rencontrer des esprits ancestraux. Passant par des sacrifices, des rituels, des danses, etc., ils accèdent à un niveau de transe qui les délivrent de la maladie du vent. Une thérapie qui épate encore toujours beaucoup de médecins occidentaux. > 20:00 : + Rencontre : Ces deux films documents seront présentés par deux experts des rituels d’Afrique noire : Michel Meignant, ami de Jean Rouch, réalisateur de films médicaux et thérapeute, et Philippe Woitchik, ethnothérapeute et psychologue. Ils nous parleront de ces cérémonies en tant que thérapies, ce qu’elles représentent pour les Africains et leur rôle dans les approches ethnopsychiatriques occidentales. > 22:00 : Rencontre : Dans la seconde partie, nous (...)+ Les maîtres fous+ Le n’doep -
La nuit des invisibles
Pour cette soirée inédite, la folie appelée "la maladie du vent" nous emmène vers d’autres horizons : en Afrique. Là où les personnes habitées par "les mauvais esprits" ne sont pas exclues de la société. Au contraire, ils en font partie et pour les soigner, il y a des rituels. La folie se soigne en collectivité, par la représentation scénique qu’on en fait et par l’expression corporelle. Ces personnes participent à une cérémonie pour rencontrer des esprits ancestraux. Passant par des sacrifices, des rituels, des danses, etc., ils accèdent à un niveau de transe qui les délivrent de la maladie du vent. Une thérapie qui épate encore toujours beaucoup de médecins occidentaux. > 20:00 : + Rencontre : Ces deux films documents seront présentés par deux experts des rituels d’Afrique noire : Michel Meignant, ami de Jean Rouch, réalisateur de films médicaux et thérapeute, et Philippe Woitchik, ethnothérapeute et psychologue. Ils nous parleront de ces cérémonies en tant que thérapies, ce qu’elles représentent pour les Africains et leur rôle dans les approches ethnopsychiatriques occidentales. > 22:00 : Rencontre : Dans la seconde partie, nous (...)+ Les maîtres fous+ Le n’doep -
La nuit des invisibles
Pour cette soirée inédite, la folie appelée "la maladie du vent" nous emmène vers d’autres horizons : en Afrique. Là où les personnes habitées par "les mauvais esprits" ne sont pas exclues de la société. Au contraire, ils en font partie et pour les soigner, il y a des rituels. La folie se soigne en collectivité, par la représentation scénique qu’on en fait et par l’expression corporelle. Ces personnes participent à une cérémonie pour rencontrer des esprits ancestraux. Passant par des sacrifices, des rituels, des danses, etc., ils accèdent à un niveau de transe qui les délivrent de la maladie du vent. Une thérapie qui épate encore toujours beaucoup de médecins occidentaux. > 20:00 : + Rencontre : Ces deux films documents seront présentés par deux experts des rituels d’Afrique noire : Michel Meignant, ami de Jean Rouch, réalisateur de films médicaux et thérapeute, et Philippe Woitchik, ethnothérapeute et psychologue. Ils nous parleront de ces cérémonies en tant que thérapies, ce qu’elles représentent pour les Africains et leur rôle dans les approches ethnopsychiatriques occidentales. > 22:00 : Rencontre : Dans la seconde partie, nous (...)+ Les maîtres fous+ Le n’doep -
La nuit des invisibles
Pour cette soirée inédite, la folie appelée "la maladie du vent" nous emmène vers d’autres horizons : en Afrique. Là où les personnes habitées par "les mauvais esprits" ne sont pas exclues de la société. Au contraire, ils en font partie et pour les soigner, il y a des rituels. La folie se soigne en collectivité, par la représentation scénique qu’on en fait et par l’expression corporelle. Ces personnes participent à une cérémonie pour rencontrer des esprits ancestraux. Passant par des sacrifices, des rituels, des danses, etc., ils accèdent à un niveau de transe qui les délivrent de la maladie du vent. Une thérapie qui épate encore toujours beaucoup de médecins occidentaux. > 20:00 : + Rencontre : Ces deux films documents seront présentés par deux experts des rituels d’Afrique noire : Michel Meignant, ami de Jean Rouch, réalisateur de films médicaux et thérapeute, et Philippe Woitchik, ethnothérapeute et psychologue. Ils nous parleront de ces cérémonies en tant que thérapies, ce qu’elles représentent pour les Africains et leur rôle dans les approches ethnopsychiatriques occidentales. > 22:00 : Rencontre : Dans la seconde partie, nous (...)+ Les maîtres fous+ Le n’doep -
La nuit des invisibles
Pour cette soirée inédite, la folie appelée "la maladie du vent" nous emmène vers d’autres horizons : en Afrique. Là où les personnes habitées par "les mauvais esprits" ne sont pas exclues de la société. Au contraire, ils en font partie et pour les soigner, il y a des rituels. La folie se soigne en collectivité, par la représentation scénique qu’on en fait et par l’expression corporelle. Ces personnes participent à une cérémonie pour rencontrer des esprits ancestraux. Passant par des sacrifices, des rituels, des danses, etc., ils accèdent à un niveau de transe qui les délivrent de la maladie du vent. Une thérapie qui épate encore toujours beaucoup de médecins occidentaux. > 20:00 : + Rencontre : Ces deux films documents seront présentés par deux experts des rituels d’Afrique noire : Michel Meignant, ami de Jean Rouch, réalisateur de films médicaux et thérapeute, et Philippe Woitchik, ethnothérapeute et psychologue. Ils nous parleront de ces cérémonies en tant que thérapies, ce qu’elles représentent pour les Africains et leur rôle dans les approches ethnopsychiatriques occidentales. > 22:00 : Rencontre : Dans la seconde partie, nous (...)+ Les maîtres fous+ Le n’doep -
La nuit des invisibles
Pour cette soirée inédite, la folie appelée "la maladie du vent" nous emmène vers d’autres horizons : en Afrique. Là où les personnes habitées par "les mauvais esprits" ne sont pas exclues de la société. Au contraire, ils en font partie et pour les soigner, il y a des rituels. La folie se soigne en collectivité, par la représentation scénique qu’on en fait et par l’expression corporelle. Ces personnes participent à une cérémonie pour rencontrer des esprits ancestraux. Passant par des sacrifices, des rituels, des danses, etc., ils accèdent à un niveau de transe qui les délivrent de la maladie du vent. Une thérapie qui épate encore toujours beaucoup de médecins occidentaux. > 20:00 : + Rencontre : Ces deux films documents seront présentés par deux experts des rituels d’Afrique noire : Michel Meignant, ami de Jean Rouch, réalisateur de films médicaux et thérapeute, et Philippe Woitchik, ethnothérapeute et psychologue. Ils nous parleront de ces cérémonies en tant que thérapies, ce qu’elles représentent pour les Africains et leur rôle dans les approches ethnopsychiatriques occidentales. > 22:00 : Rencontre : Dans la seconde partie, nous (...)+ Les maîtres fous+ Le n’doep -
sam 04.12.2004
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Paviljon VI
Dans un village de l’Europe de l’Est à l’époque du "socialisme réel", le docteur Andrei Efimich travaille dans un centre psychiatrique et sa vie solitaire est marquée par d’interminables questionnements sur la vie, la mort et le sens de son travail. Son sentiment d’isolement est d’autant plus profond qu’il dédaigne les gens qui l’entourent. Un jour son attention est attirée par un des patients, considéré comme fou mais dont les délires ne sont autres qu’ un refus viscéral de l’idéologie qui règne dans son pays. Entre les deux naît une complicité bizarre, peut-être une amitié, qui entraînera Andrei à sa perte... Basé sur une histoire de Tchekov, "Pavillon VI" est le premier film réalisé en exil par un des plus grands cinéastes roumains (il fut par la suite inscrit dans la liste des dix meilleurs films yougoslaves). Une parabole noire et absurde sur le pouvoir et le totalitarisme qui nie le droit à la liberté des idées. -
La moindre des choses
A La Borde, la clinique fondée par Jean Oury et Felix Guattari au début des années soixante, premier lieu de la psychothérapie dite "institutionelle", Nicolas Philibert filme la préparation et la représentation d’une pièce de Witold Gombrowicz par les résident(e)s et les intervenant(e)s. En s’attardant sur des presque-riens lors des répétitions, l’approche permet de percevoir comment des personnes souffrant de névroses ou de psychoses investissent le quotidien, créant des ponts entre eux-mêmes et le monde extérieur et où la moindre des choses peut être signifiante et délivrer un potentiel bienfaisant ; un geste, une attention, une atmosphère... La moindre des choses étant aussi, de la part des thérapeutes, d’être le moins nocifs possibles : être là, dans l’écoute et la connivence, ni juge, ni admiratif. -
La moindre des choses
A La Borde, la clinique fondée par Jean Oury et Felix Guattari au début des années soixante, premier lieu de la psychothérapie dite "institutionelle", Nicolas Philibert filme la préparation et la représentation d’une pièce de Witold Gombrowicz par les résident(e)s et les intervenant(e)s. En s’attardant sur des presque-riens lors des répétitions, l’approche permet de percevoir comment des personnes souffrant de névroses ou de psychoses investissent le quotidien, créant des ponts entre eux-mêmes et le monde extérieur et où la moindre des choses peut être signifiante et délivrer un potentiel bienfaisant ; un geste, une attention, une atmosphère... La moindre des choses étant aussi, de la part des thérapeutes, d’être le moins nocifs possibles : être là, dans l’écoute et la connivence, ni juge, ni admiratif. -
Paviljon VI
Dans un village de l’Europe de l’Est à l’époque du "socialisme réel", le docteur Andrei Efimich travaille dans un centre psychiatrique et sa vie solitaire est marquée par d’interminables questionnements sur la vie, la mort et le sens de son travail. Son sentiment d’isolement est d’autant plus profond qu’il dédaigne les gens qui l’entourent. Un jour son attention est attirée par un des patients, considéré comme fou mais dont les délires ne sont autres qu’ un refus viscéral de l’idéologie qui règne dans son pays. Entre les deux naît une complicité bizarre, peut-être une amitié, qui entraînera Andrei à sa perte... Basé sur une histoire de Tchekov, "Pavillon VI" est le premier film réalisé en exil par un des plus grands cinéastes roumains (il fut par la suite inscrit dans la liste des dix meilleurs films yougoslaves). Une parabole noire et absurde sur le pouvoir et le totalitarisme qui nie le droit à la liberté des idées. -
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Ce gamin-là
"A TROP se pencher sur eux, c’est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière". Fernand Deligny, c’est une ligne, des lignes, ces remarquables "lignes d’erres" (transcriptions des déplacements et des agirs des enfants mutiques) qui ont fait rêver Gilles Deleuze et Félix Guattari. C’est aussi, dés 1945, son livre "Graine de crapule. Conseils aux éducateurs qui voudraient la cultiver". C’est être inlassablement avec les incurables, les invivables. En 1967, il s’installe définitivement dans une petite maison dans les Cévennes et crée un réseau de "présences proches". Il était une fois un NOUS et c’est justement là que nous mènent ce film-carnet-notes. Là, LOIN. Loin de ces "lieux prévus pour", "lieux exprès", "lieux tout à fait pour"... LOIN de la "loi du langage" oppressante. En plein milieu des Cévennes, en plein milieu d’une "tentative" : tracer des lignes "afin de voir ce qui (ne) nous regarde pas", "afin de voir ce que notre regard aveugle de parlant à bien du mal à voir". Ce film prend son temps, prend le rythme des "tentatives" et laisse tout s’entremêler, une vieille cafetière, quatre pierres plates, la nourriture qui cuit, (...) -
Ce gamin-là
"A TROP se pencher sur eux, c’est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière". Fernand Deligny, c’est une ligne, des lignes, ces remarquables "lignes d’erres" (transcriptions des déplacements et des agirs des enfants mutiques) qui ont fait rêver Gilles Deleuze et Félix Guattari. C’est aussi, dés 1945, son livre "Graine de crapule. Conseils aux éducateurs qui voudraient la cultiver". C’est être inlassablement avec les incurables, les invivables. En 1967, il s’installe définitivement dans une petite maison dans les Cévennes et crée un réseau de "présences proches". Il était une fois un NOUS et c’est justement là que nous mènent ce film-carnet-notes. Là, LOIN. Loin de ces "lieux prévus pour", "lieux exprès", "lieux tout à fait pour"... LOIN de la "loi du langage" oppressante. En plein milieu des Cévennes, en plein milieu d’une "tentative" : tracer des lignes "afin de voir ce qui (ne) nous regarde pas", "afin de voir ce que notre regard aveugle de parlant à bien du mal à voir". Ce film prend son temps, prend le rythme des "tentatives" et laisse tout s’entremêler, une vieille cafetière, quatre pierres plates, la nourriture qui cuit, (...) -
dim 05.12.2004
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La forteresse vide : Marcia
Cette émission télévisée fait partie d’un ensemble de 4 documentaires dressant un portrait de Bruno Bettelheim (1903-1990), psychanalyste américain, d’origine autrichienne. La série a été diffusée sous le titre "Un autre regard sur la folie". Avec Marcia, nous découvrons la réalité d’une petite fille autiste enfermée dans son mutisme et le processus thérapeutique de l’équipe de Bettelheim à l’Ecole orthogénique de Chicago pour entrer en communication avec elle. Et de façon plus spécifique, le rapport affectif privilégié que Marcia entretiendra avec son éducatrice. L’Ecole orthogénique est née en 1947 et offre aux enfants autistes un "milieu thérapeutique total", dont le cadre de vie et la solidarité qui unit soignants et patients constituent l’esprit et le "ciment". Le traitement repose sur un principe essentiel : procurer à l’enfant un environnement à tout instant favorable. La vie quotidienne de l’institution n’est soumise à aucune règle disciplinaire, le personnel devant respecter tout ce que fait l’enfant. Les seules interventions visent à protéger l’enfant, à le rassurer, et les seules interdictions posées sont celles dont on pense qu’elles auront un effet thérapeutique.+ Seuls -
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Radio La Colifata
Colifata, en espagnol, signifie foldingue. Depuis une dizaine d’années résonne dans les rues de Buenos Aires et de toute l’Amérique latine, les voix des colifatitos, les résidents et résidentes de la clinique psychiatrique de la Borda. La radio des fous permet d’entendre tous ceux qu’on n’écoute plus. Animée par un psychothérapeute, les fous s’y expriment, parlent de leur vie, chantent, débatent, lisent leurs poèmes ou nous entretiennent de leur passion. L’auditeur est ainsi à nouveau confronté à cette folie que l’on veut nous cacher, rappellé dans sa différence et son étrangeté, et le fou relie avec le lien social qui fait défaut.+ Vigade ? -
Radio La Colifata
Colifata, en espagnol, signifie foldingue. Depuis une dizaine d’années résonne dans les rues de Buenos Aires et de toute l’Amérique latine, les voix des colifatitos, les résidents et résidentes de la clinique psychiatrique de la Borda. La radio des fous permet d’entendre tous ceux qu’on n’écoute plus. Animée par un psychothérapeute, les fous s’y expriment, parlent de leur vie, chantent, débatent, lisent leurs poèmes ou nous entretiennent de leur passion. L’auditeur est ainsi à nouveau confronté à cette folie que l’on veut nous cacher, rappellé dans sa différence et son étrangeté, et le fou relie avec le lien social qui fait défaut.+ Vigade ? -
Radio La Colifata
Colifata, en espagnol, signifie foldingue. Depuis une dizaine d’années résonne dans les rues de Buenos Aires et de toute l’Amérique latine, les voix des colifatitos, les résidents et résidentes de la clinique psychiatrique de la Borda. La radio des fous permet d’entendre tous ceux qu’on n’écoute plus. Animée par un psychothérapeute, les fous s’y expriment, parlent de leur vie, chantent, débatent, lisent leurs poèmes ou nous entretiennent de leur passion. L’auditeur est ainsi à nouveau confronté à cette folie que l’on veut nous cacher, rappellé dans sa différence et son étrangeté, et le fou relie avec le lien social qui fait défaut.+ Vigade ? -
Das Weisse Rauschen
"Pour les médecins, j’étais schizophrène, mais pour la plupart du monde, j’étais seulement un idiot. En fait, je n’accordais pas d’importance à la façon dont les gens m’appelaient. Je cherchais simplement une vie qui me conviendrait". Lukas (Daniel Brühl, monsieur "Goodbye Lenin") cherche une vie qui pourrait lui convenir. En route vers Cologne pour rejoindre sa soeur, serveuse dans un bar, il fuit sa morne existence en province. Suite à la prise de substances hallucinogènes, les choses semblent changer radicalement et son cauchemar commence. Il entend des voix et devient obsédé par l’idée que ses proches, puis le monde entier, se sont ligués contre lui. La particularité de "White Sound" est de jouer sur la correspondance entre la perception de Lukas et les effets visuels et sonores. Au lieu d’en rester au huis clos familial, le film, conçu dans une logique de "road movie", le suit dans sa recherche du "son vierge". Premier long métrage, ce film rend compte de la difficulté de communiquer et traite avec sensibilité de la schizophrénie et tire parti de ses faiblesses pour rendre avec justesse la fragilité de cet état. -
Das Weisse Rauschen
"Pour les médecins, j’étais schizophrène, mais pour la plupart du monde, j’étais seulement un idiot. En fait, je n’accordais pas d’importance à la façon dont les gens m’appelaient. Je cherchais simplement une vie qui me conviendrait". Lukas (Daniel Brühl, monsieur "Goodbye Lenin") cherche une vie qui pourrait lui convenir. En route vers Cologne pour rejoindre sa soeur, serveuse dans un bar, il fuit sa morne existence en province. Suite à la prise de substances hallucinogènes, les choses semblent changer radicalement et son cauchemar commence. Il entend des voix et devient obsédé par l’idée que ses proches, puis le monde entier, se sont ligués contre lui. La particularité de "White Sound" est de jouer sur la correspondance entre la perception de Lukas et les effets visuels et sonores. Au lieu d’en rester au huis clos familial, le film, conçu dans une logique de "road movie", le suit dans sa recherche du "son vierge". Premier long métrage, ce film rend compte de la difficulté de communiquer et traite avec sensibilité de la schizophrénie et tire parti de ses faiblesses pour rendre avec justesse la fragilité de cet état.