• mar 08.05.2001
  • 20:30

    I BURNT LEGS Srdjan Vuletic / Bos-Herz / 1993 / Beta / 10’ Sarajevo en temps de guerre. Un étudiant en réalisation cinéma travaille comme infirmier. Son job consiste entre autres à évacuer des membres amputés en direction du crématorium. "I burnt Legs" est un film fort sur l’hystérie collective qui s’est emparée de Sarajevo. http://www.sagafilm.com/legs.html MGM SARAJEVO (Man - God - the Monster) Pjer zalica, Mirza Idrizovic, Ismet Nuno Arnautalic, Ademir Kenovic / Bos / 1994 / vo st-ang / 93’ Par la forme et le contenu, MGM Sarajevo rappelle une esthétique que l’on pourrait intituler "Super-réalisme de Sarajevo". Une esthétique mise au point à Sarajevo en état de siège et influencée par les conditions de guerre. Espoirs déchus, vies et membres déchiquetés : tels sont les ingrédients de cette mise en garde de Sarajevo au reste du monde. SERBIAN EPICS Paul Pawlikowsky/UK/1992/Beta/ vo st-ang /46’ Un regard pénétrant sur Radovan Karadzic, psychiatre et poète. Du haut des collines, le poète raconte ses visions d’une ville en flammes d’il y a plusieurs années. L’épouvantable criminel de guerre dans la peau de l’artiste, dominant la cité (...)
  • mer 09.05.2001
  • 20:30

    Une incursion dans la vie privée de Josip Broz Tito, qui pendant 40 ans fût l’homme fort de la Fédération yougoslave, grâce à sa personne et à sa volonté de fer. Partisan, prisonnier, maréchal, dictateur, célébrité. Son histoire est contée par ses plus proches. Des collègues, des amis et des employés donnent leur avis sur l’homme qui a préservé la Yougoslavie de l’occupation allemande et qui politiquement fût sur ses gardes pendant les quatre décennies suivantes, se faisant ainsi respecter, que cela plaise ou non, tant par les puissances occidentales que par la superpuissance russe.
  • jeu 10.05.2001
  • 20:30

    INTERVISTA, quelques mots pour le dire Anri Sala /Fr/1998 / Beta / vo fr st ang /26’ Un film de 16mm : gros plan sur Hoxha qui acclame une foule en liesse. Une femme sourit à ses côtés.. Lors d’un déménagement, le jeune cinéaste albanais de 25 ans Anri Sala découvre ce rouleau de pellicule dans une vieille boîte en carton. La femme dans ce film des années ’70 est sa mère. Sa mère prétend toutefois ne se souvenir de rien...
    + KAKO SE KAZE FOUNTAIN ?
    Katja Soltes & Emir Jelkic, 2000, SI, video, vo st ang, 8'
    + Stari Most
    Vlado Skafar, 1998, SI, 35mm, 11'
  • sam 12.05.2001
  • 21:00

    > DJ Cadav’Eric Un set dans le foyer, composé de collages sonores et visuels autour du thème de l’adolescence trash. > SAD VACATION Un mélange de théâtre, de cinéma et d’éléments chorégraphiques pour une création-collage autour de textes de R.W. Fassbinder, Bertold Brecht, Kathy Acker et Lydia Lunch. Un travail sur l’univers gothique, indus et "fifties" : de Rammstein à Marilyn Manson, en passant par Gene Vincent ou encore Johnny Thunders. Par la troupe de performance Teen Machine, une tentative de rencontre entre l’esthétique de la Neue Sachlichkeit et une féérie hollywoodienne qui aurait mal tourné ! > THE WILD WORLD OF LYDIA LUNCH Nick Zedd, USA / 1983 / Super 8/vo ang/ov eng/ 61’ Nick Zedd plonge ici dans la vie d’une des "chantresses" de l’underground Lydia Lunch. Tourné en Super 8 en Irlande et en Angleterre, c’est un carnet rare et intime de la vie de cette performeuse pour le moins féroce. > FINGERED Richard Kern / USA / 1986 / Super-8 / vo ang / 25’ Souvent associé à Nick Zedd, Richard Kern est l’une des principales figures du cinéma de la transgression. "Fingered" a été co-écrit avec Lydia Lunch, qui en signe la musique et (...)
  • dim 13.05.2001
  • 13:00

    Acteur, auteur et metteur en scène, dans le paysage théâtral argentin Federico Leon s’inscrit du côté de la scène indépendante et alternative. Invité par le KunstenFestival des Arts pour présenter son spectacle ’Mil Quinientos’, Federico Leon sera aussi à Bruxelles pour le baptême de son premier film. Entièrement tourné dans les cafés de Buenos Aires ’Everything Together’ conte la pérégrination d’un couple, Leon et Jimena, qui se sépare. La caméra enveloppe leurs adieux, leurs conversations, leurs coups de fil. La décision de cette séparation ne vient pas d’eux et pourtant ils en arrivent à ne pouvoir plus se parler sans se faire saigner. "Une gifle, c’est une caresse à l’envers" disait John Cassavetes.
  • 21:00

    Hans Van den Broeck, 2001, BE, video, vo ang , 76'
    Tourné à Moscou en août 1999, "Our Circumscribed Days" est le premier long-métrage de Hans Van den Broeck, chorégraphe entre autre du noyau des Ballets C. de la B. Basé sur des courts récits de Daniil Charms, écrivain surréaliste moscovite des années ’20, le film est une chronique poétique d’une ville qui vacille. Tourné au détour des parcs, des rues de banlieue, des artères du centre, il nous dévoile Moscou en l’abordant selon un tracé urbain radial et circulaire. En se concentrant sur les personnes, leurs énergies, le mouvement spontané de leurs activités, c’est une dimension "absurde" du quotidien qui s’en dégage, bien au-delà de ce qui pourrait paraître anodin.
  • mar 15.05.2001
  • 20:30

    (Veillées d’Armes : Histoire du Journalisme de guerre) Le film de Marcel Ophuls tient sur la sellette les conteurs d’aujourd’hui, au pouvoir indéniable : ce sont les correspondants de guerre. Il nous livre son opinion toute crue sur ceux qui servent l’industrie de l’"infotainment". Après un check in à l’hôtel Holiday Inn à Sarajevo, notre guide nous apprend à discerner la fiction de la réalité. Avec une parfaite aisance, il nous branche sur une scène du musical hollywoodien "Holiday Inn" (Mark Sandrich) pour revenir ensuite aux correspondants et sur la nature de leurs problèmes : les paiements, les notes de frais, le rédacteur en chef et les pontifes de leur chaîne. Inutile de répéter que "the troubles" ne correspondent pas toujours a
  • mer 16.05.2001
  • 20:30

    A Home Road Movie
    A l’issue de la seconde guerre mondiale, dans un esprit "out of an existential and ideological hunger", la nation construisit une route qui devait relier entre elles toutes les républiques fédérées de Yougoslavie : la "Road of Fraternity and Unity". Quelques décennies plus tard, la B51 devient la voie apocalyptique où règnent la guerre et les ténèbres. La réalisatrice Maja Weiss voyage le long de cette route en compagnie de sa soeur Ida et une caméra DV à portée de main. Son home-road-movie ne cherche pas à expliquer les raisons de l’effondrement de la Yougoslavie, ni les nouvelles frontières en cours de définition. Elle apporte plutôt une vision très personnelle de la douleur qu’a créé cet effondrement.
  • jeu 17.05.2001
  • 20:30

    Zelimir Zilnik, 2001, SI, video, vo st ang, 80'
    Des ressortissants de divers pays d’Europe centrale essaient de pénétrer en Occident et contournent à cet effet les contrôles frontaliers et les législations européennes. C’est de cette réalité qu’émanent les histoires que nous retrace le réalisateur. Les intervenants sont parfois acteurs, parfois des gens qui ont réellement vécu ces histoires. Celles-ci sont reconstruites ou jouées, sous forme de questions-réponses que leur soumettent les douaniers (hongrois, slovènes, italiens ou croates) et le réalisateur.
  • ven 18.05.2001
  • 20:30

    Silvestro revient au pays natal, la Sicile, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... pour ne pas dire le Nord de l’Italie. Ses retrouvailles se dérouleront en quatre temps, le confrontant à des interlocuteurs qui le bousculeront dans ses certitudes de citadin "occidentalisé"... pour ne pas dire "américanisé". Il dialoguera avec un vendeur d’oranges dont personne ne veut, puis avec les passagers d’un train ayant chacun leur avis sur ce pays désenchanté (et pourtant enchanteur sous l’oeil des cinéastes). Ensuite, chez sa mère, il entretiendra une joute verbale dont ni lui ni le spectateur ne sortiront indemnes. Enfin, sur la place du village, il croisera un rémouleur illuminé dont le verbe est aussi tranchant que les couteaux qu’il aiguise. Tranchant, c’est un mot qui résumerait d’ailleurs parfaitement le cinéma du couple Straub qui depuis plus de trente ans pratique la résistance pour un art qui n’est jamais vraiment devenu celui qu’il aurait dû être, tout aussi exilé comme le "pauvre" Silvestro. Cependant, "Sicilia !" se dénote de leurs précédentes productions, ce dernier opus étant vraiment accessible au commun des spectateurs-mortels (...)
  • 22:00

    Silvestro revient au pays natal, la Sicile, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... pour ne pas dire le Nord de l’Italie. Ses retrouvailles se dérouleront en quatre temps, le confrontant à des interlocuteurs qui le bousculeront dans ses certitudes de citadin "occidentalisé"... pour ne pas dire "américanisé". Il dialoguera avec un vendeur d’oranges dont personne ne veut, puis avec les passagers d’un train ayant chacun leur avis sur ce pays désenchanté (et pourtant enchanteur sous l’oeil des cinéastes). Ensuite, chez sa mère, il entretiendra une joute verbale dont ni lui ni le spectateur ne sortiront indemnes. Enfin, sur la place du village, il croisera un rémouleur illuminé dont le verbe est aussi tranchant que les couteaux qu’il aiguise. Tranchant, c’est un mot qui résumerait d’ailleurs parfaitement le cinéma du couple Straub qui depuis plus de trente ans pratique la résistance pour un art qui n’est jamais vraiment devenu celui qu’il aurait dû être, tout aussi exilé comme le "pauvre" Silvestro. Cependant, "Sicilia !" se dénote de leurs précédentes productions, ce dernier opus étant vraiment accessible au commun des spectateurs-mortels (...)
  • 24:00

    Une gentille famille, typiquement américaine, se rend dans le désert en caravane pour y trouver le cadeau d’anniversaire des noces d’argent des parents retraités : une mine d’argent tout simplement. Au lieu de cela, elle y rencontrera une autre famille, bien plus sauvage celle-là puisque carrément meurtrière, voire cannibale. Il ne restera plus qu’aux survivants de la dite "bonne" famille d’être pire que l’autre pour se venger... Second film toujours ignoré du réalisateur désormais célèbre de "Nightmare on Elm Street" (Freddy) et plus récemment de "Scream", "The Hills have Eyes" lui a valu à l’époque pas mal de déboires avec la censure. Et pour cause, puisque les scènes extrèmes de violence y sont filmées de manière réaliste, provoquant un malaise certain chez le spectateur habitué à rire d’effets gore granguignolesques. De plus, la mauvaise famille s’inspire d’une réelle famille de cinglés du 17ème siècle : the Sawney Beane clan of old Scotland...
  • sam 19.05.2001
  • 20:30

    Silvestro revient au pays natal, la Sicile, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... pour ne pas dire le Nord de l’Italie. Ses retrouvailles se dérouleront en quatre temps, le confrontant à des interlocuteurs qui le bousculeront dans ses certitudes de citadin "occidentalisé"... pour ne pas dire "américanisé". Il dialoguera avec un vendeur d’oranges dont personne ne veut, puis avec les passagers d’un train ayant chacun leur avis sur ce pays désenchanté (et pourtant enchanteur sous l’oeil des cinéastes). Ensuite, chez sa mère, il entretiendra une joute verbale dont ni lui ni le spectateur ne sortiront indemnes. Enfin, sur la place du village, il croisera un rémouleur illuminé dont le verbe est aussi tranchant que les couteaux qu’il aiguise. Tranchant, c’est un mot qui résumerait d’ailleurs parfaitement le cinéma du couple Straub qui depuis plus de trente ans pratique la résistance pour un art qui n’est jamais vraiment devenu celui qu’il aurait dû être, tout aussi exilé comme le "pauvre" Silvestro. Cependant, "Sicilia !" se dénote de leurs précédentes productions, ce dernier opus étant vraiment accessible au commun des spectateurs-mortels (...)
  • 22:00

    Silvestro revient au pays natal, la Sicile, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... pour ne pas dire le Nord de l’Italie. Ses retrouvailles se dérouleront en quatre temps, le confrontant à des interlocuteurs qui le bousculeront dans ses certitudes de citadin "occidentalisé"... pour ne pas dire "américanisé". Il dialoguera avec un vendeur d’oranges dont personne ne veut, puis avec les passagers d’un train ayant chacun leur avis sur ce pays désenchanté (et pourtant enchanteur sous l’oeil des cinéastes). Ensuite, chez sa mère, il entretiendra une joute verbale dont ni lui ni le spectateur ne sortiront indemnes. Enfin, sur la place du village, il croisera un rémouleur illuminé dont le verbe est aussi tranchant que les couteaux qu’il aiguise. Tranchant, c’est un mot qui résumerait d’ailleurs parfaitement le cinéma du couple Straub qui depuis plus de trente ans pratique la résistance pour un art qui n’est jamais vraiment devenu celui qu’il aurait dû être, tout aussi exilé comme le "pauvre" Silvestro. Cependant, "Sicilia !" se dénote de leurs précédentes productions, ce dernier opus étant vraiment accessible au commun des spectateurs-mortels (...)
  • dim 20.05.2001
  • 20:30

    Silvestro revient au pays natal, la Sicile, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... pour ne pas dire le Nord de l’Italie. Ses retrouvailles se dérouleront en quatre temps, le confrontant à des interlocuteurs qui le bousculeront dans ses certitudes de citadin "occidentalisé"... pour ne pas dire "américanisé". Il dialoguera avec un vendeur d’oranges dont personne ne veut, puis avec les passagers d’un train ayant chacun leur avis sur ce pays désenchanté (et pourtant enchanteur sous l’oeil des cinéastes). Ensuite, chez sa mère, il entretiendra une joute verbale dont ni lui ni le spectateur ne sortiront indemnes. Enfin, sur la place du village, il croisera un rémouleur illuminé dont le verbe est aussi tranchant que les couteaux qu’il aiguise. Tranchant, c’est un mot qui résumerait d’ailleurs parfaitement le cinéma du couple Straub qui depuis plus de trente ans pratique la résistance pour un art qui n’est jamais vraiment devenu celui qu’il aurait dû être, tout aussi exilé comme le "pauvre" Silvestro. Cependant, "Sicilia !" se dénote de leurs précédentes productions, ce dernier opus étant vraiment accessible au commun des spectateurs-mortels (...)
  • 22:00

    Journaliste à "La lettre du cinéma" et réalisateur, Jean-Charles Fitoussi a suivi, au début de l’été 1998, le tournage de "Sicilia !". Un tournage "hors du commun", comme tous les films de Straub & Huillet, tant leur méthode de travail - éprouvée depuis plus de trente ans - est singulière et sans compromis... De l’écriture au choix des acteurs (une première dans leur carrière : la sélection des acteurs, tous non-professionnels, s’est faite par le biais de petites annonces), de la façon de produire au montage, du cadrage au montage sonore, "les Straub", comme on les appelle souvent, travaillent comme de vrais artisans. Et Fitoussi d’expliquer en quoi ce tournage "des Straub" fut affaires de retrouvailles : celles de vieilles connaissances, qui avaient déjà participé au(x) précédent(s) tournage(s) du couple ; les retrouvailles avec une réalité qui existait avant le texte ayant été adapté pour le film ("Conversazione in Sicilia" d’Elio Vittorini) ; celles d’une mère et de son fils, d’un exilé et de son pays ; et encore, des retrouvailles plus singulières avec l’art de dire et de chanter, avec la nature musicale propre aux films de ces deux (...)
  • ven 25.05.2001
  • 20:30

    Silvestro revient au pays natal, la Sicile, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... pour ne pas dire le Nord de l’Italie. Ses retrouvailles se dérouleront en quatre temps, le confrontant à des interlocuteurs qui le bousculeront dans ses certitudes de citadin "occidentalisé"... pour ne pas dire "américanisé". Il dialoguera avec un vendeur d’oranges dont personne ne veut, puis avec les passagers d’un train ayant chacun leur avis sur ce pays désenchanté (et pourtant enchanteur sous l’oeil des cinéastes). Ensuite, chez sa mère, il entretiendra une joute verbale dont ni lui ni le spectateur ne sortiront indemnes. Enfin, sur la place du village, il croisera un rémouleur illuminé dont le verbe est aussi tranchant que les couteaux qu’il aiguise. Tranchant, c’est un mot qui résumerait d’ailleurs parfaitement le cinéma du couple Straub qui depuis plus de trente ans pratique la résistance pour un art qui n’est jamais vraiment devenu celui qu’il aurait dû être, tout aussi exilé comme le "pauvre" Silvestro. Cependant, "Sicilia !" se dénote de leurs précédentes productions, ce dernier opus étant vraiment accessible au commun des spectateurs-mortels (...)
  • 22:00

    Silvestro revient au pays natal, la Sicile, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... pour ne pas dire le Nord de l’Italie. Ses retrouvailles se dérouleront en quatre temps, le confrontant à des interlocuteurs qui le bousculeront dans ses certitudes de citadin "occidentalisé"... pour ne pas dire "américanisé". Il dialoguera avec un vendeur d’oranges dont personne ne veut, puis avec les passagers d’un train ayant chacun leur avis sur ce pays désenchanté (et pourtant enchanteur sous l’oeil des cinéastes). Ensuite, chez sa mère, il entretiendra une joute verbale dont ni lui ni le spectateur ne sortiront indemnes. Enfin, sur la place du village, il croisera un rémouleur illuminé dont le verbe est aussi tranchant que les couteaux qu’il aiguise. Tranchant, c’est un mot qui résumerait d’ailleurs parfaitement le cinéma du couple Straub qui depuis plus de trente ans pratique la résistance pour un art qui n’est jamais vraiment devenu celui qu’il aurait dû être, tout aussi exilé comme le "pauvre" Silvestro. Cependant, "Sicilia !" se dénote de leurs précédentes productions, ce dernier opus étant vraiment accessible au commun des spectateurs-mortels (...)
  • 24:00

    Une gentille famille, typiquement américaine, se rend dans le désert en caravane pour y trouver le cadeau d’anniversaire des noces d’argent des parents retraités : une mine d’argent tout simplement. Au lieu de cela, elle y rencontrera une autre famille, bien plus sauvage celle-là puisque carrément meurtrière, voire cannibale. Il ne restera plus qu’aux survivants de la dite "bonne" famille d’être pire que l’autre pour se venger... Second film toujours ignoré du réalisateur désormais célèbre de "Nightmare on Elm Street" (Freddy) et plus récemment de "Scream", "The Hills have Eyes" lui a valu à l’époque pas mal de déboires avec la censure. Et pour cause, puisque les scènes extrèmes de violence y sont filmées de manière réaliste, provoquant un malaise certain chez le spectateur habitué à rire d’effets gore granguignolesques. De plus, la mauvaise famille s’inspire d’une réelle famille de cinglés du 17ème siècle : the Sawney Beane clan of old Scotland...
  • sam 26.05.2001
  • 20:30

    Ceux qui lisent le programme du Nova fidèlement et attentivement sont déjà au courant : Vox marche à "volle bak". Vox est une initiative du Cinema Nova, Polymorfilms et City Mine(d) et est un collectif pour la ré-appropriation (droit de réponse) de la parole et l’image, comme contrefort des soirées TV Nova qui sont dédiées aux autres formes possibles de la télévision et des médias, rendez-vous où ont déjà été invités des télévisions indépendants, des documentaristes et des collectifs centrés sur les médias venant de la Belgique, la Palestine, la France, la Hollande, le Danemark, la Grande-Bretagne, etc. Partant du constat que des moyens audiovisuels sont de moins en moins chers et de plus en plus faciles à manipuler, Vox veut offrir un autre regard sur la société en donnant à tout individu (même vous !) des occasions de faire leurs propres films. On peut appeler cela du video activisme, mais Vox peut être plus que cela. Les films déjà réalisés portent sur une streetparty et le collectif sans ticket, la problématique des sans papiers, les actions contre les OGN, ou encore des interviews avec des habitués d’un café populaire à Saint-Gilles. Tout cela (...)
  • dim 27.05.2001
  • 20:30

    Silvestro revient au pays natal, la Sicile, après un exil de quinze ans passés aux Etats-Unis... pour ne pas dire le Nord de l’Italie. Ses retrouvailles se dérouleront en quatre temps, le confrontant à des interlocuteurs qui le bousculeront dans ses certitudes de citadin "occidentalisé"... pour ne pas dire "américanisé". Il dialoguera avec un vendeur d’oranges dont personne ne veut, puis avec les passagers d’un train ayant chacun leur avis sur ce pays désenchanté (et pourtant enchanteur sous l’oeil des cinéastes). Ensuite, chez sa mère, il entretiendra une joute verbale dont ni lui ni le spectateur ne sortiront indemnes. Enfin, sur la place du village, il croisera un rémouleur illuminé dont le verbe est aussi tranchant que les couteaux qu’il aiguise. Tranchant, c’est un mot qui résumerait d’ailleurs parfaitement le cinéma du couple Straub qui depuis plus de trente ans pratique la résistance pour un art qui n’est jamais vraiment devenu celui qu’il aurait dû être, tout aussi exilé comme le "pauvre" Silvestro. Cependant, "Sicilia !" se dénote de leurs précédentes productions, ce dernier opus étant vraiment accessible au commun des spectateurs-mortels (...)
  • 22:00

    Journaliste à "La lettre du cinéma" et réalisateur, Jean-Charles Fitoussi a suivi, au début de l’été 1998, le tournage de "Sicilia !". Un tournage "hors du commun", comme tous les films de Straub & Huillet, tant leur méthode de travail - éprouvée depuis plus de trente ans - est singulière et sans compromis... De l’écriture au choix des acteurs (une première dans leur carrière : la sélection des acteurs, tous non-professionnels, s’est faite par le biais de petites annonces), de la façon de produire au montage, du cadrage au montage sonore, "les Straub", comme on les appelle souvent, travaillent comme de vrais artisans. Et Fitoussi d’expliquer en quoi ce tournage "des Straub" fut affaires de retrouvailles : celles de vieilles connaissances, qui avaient déjà participé au(x) précédent(s) tournage(s) du couple ; les retrouvailles avec une réalité qui existait avant le texte ayant été adapté pour le film ("Conversazione in Sicilia" d’Elio Vittorini) ; celles d’une mère et de son fils, d’un exilé et de son pays ; et encore, des retrouvailles plus singulières avec l’art de dire et de chanter, avec la nature musicale propre aux films de ces deux (...)