• sam 18.10.2003
  • 20:00

    Les films et vidéos présentés ici témoignent de l"appropriation de technologies prévues à l"origine à d"autres fins, mais utilisées ici pour l"enregistrement des changements radicaux et souvent dramatiques dans les Amériques de ces cinquante dernières années. Une série de Œfilmstrips" des années 1950 témoigne d"une époque où les arts graphiques du Mexique post-révolutionnaire n"étaient pas seulement une forme artistique, mais aussi un instrument politique. Dans deux enregistrements de performances, Lotty Rosenfeld attire l"attention sur le caractère poreux et menaçant des frontières, avec des références symboliques à la Œguerre sale" qui fit rage dans les années 1970-Œ80 en Amérique Latine. La Brésilienne Silvana Afram traite le dépérissement du lien entre identité culturelle et langue ; finalement sera présenté le travail de deux artistes vidéo mexicains, Ximena Cuevas et Rubén Ortiz-Torres, qui traitent chacun à leur façon les relations américano-mexicaines et l"introduction des médias et de la technologie. Graphic Arts Workshop of Los Angeles Workshop of People"s Graphic Art / Taller de Gráfica Popular (35mm filmstrip, n/b, V.O. anglais, 25", (...)
  • 22:00

    – Nicht löschbares Feuer Harun Farocki, GERMANY, 2001, 25 min, vo all, st ang, 16 mm Le réalisateur est assis à une table et lit avec une voix impersonnelle le compte rendu d"un témoin oculaire d"une attaque au napalm menée par l"armée américaine. A la fin du rapport Farocki dit, en regardant la caméra : "si nous vous montrons les images des victimes du napalm, vous allez fermer vos yeux. Vous allez fermer vos yeux à ces images. Puis vous allez les fermer à la mémoire. Et puis vous la fermerez aux faits". Dans un acte d"autodestruction le réalisateur éteint une cigarette dans sa main. – Die Schöpfer der Einkaufswelten Harun Farocki, GERMANY, 2001, 72 min, vo all, st ang, video 18/10 > 22:00 Ce documentaire se focalise sur les gens qui réalisent le design de produits de consommation, recherchant l"optimisation du comportement du consommateur dans les centres commerciaux et les supermarchés. A l"aide d"exemples, Farocki montre comment ces maîtres de la persuasion douce s"y prennent. Il se retient de tout commentaire, analysant méticuleusement les tactiques invisibles de manipulation dont le consommateur n"est pas conscient.
  • dim 19.10.2003
  • 20:00

    Ce programme s"intéresse à la notion même de frontière, aux effets que différents contextes sociaux et générationnels peuvent avoir sur une identité dans la diaspora. Autant Jorge Lozano que Pablo Duràn, respectivement d"origine colombienne et chilienne mais tous deux résidant au Canada, traitent leurs expériences par des méditations autobiographiques sur les analogies et les oppositions entre Œchez soi" et Œailleurs", entre richesse et pauvreté, aliénation et sécurité. Ana Rosa Machado retrace dans Coca Cola en las venas les paradoxes d"une vie entre Tijuana et San Francisco, du point de vue d"une Mexicaine qui a été éduquée aux Etats Unis et qui y réside. Pareil pour Jim Mendiola et Rubén Ortiz-Torres qui , dans Pretty Vacant et Frontierland élargissent la notion de frontière au-delà de son existence géopolitique et explorent de manière ludique et Œrock Œn" roll" l"arrière-pays de fantaisies transnationales et d"hybridation culturelle. Jorge Lozano The End of Thought/ Final del pensamiento (Vidéo, couleur, V.O. anglais et espagnol, 8", Canada/Colombie, 2002) Pablo Durán The Garden of the Forking Paths (Vidéo, couleur, V.O. anglais 3"09"", (...)
  • 22:00

    – Jean-Marie Straub und Danièle Huillet bei der Arbeit an einem Film nach Franz Kafkas Romanfragment "Amerika" Harun Farocki, GERMANY, 1983, 26 min, vo all, st ang, 16 mm Ce film est à la fois un autoportrait et un hommage à Jean-Marie Straub, modèle de Farocki et ancien enseignant à la Film Akademie. Farocki documente la répétition de son rôle de Delamarche dans le film Klassenverhältnisse (1983). Les méthodes de mise en scène de Straub et de sa femme Danièle Huillet sont si répétitives et détaillées qu"elles obligent les acteurs de répéter leurs scènes jusqu"à l"épuisement. – Bilder der Welt und Inschrift des Krieges Harun Farocki, GERMANY, 1998, 75 min, vo all, st et commentaire ang, 16mm Ce film prend comme point de départ les vue aériennes du complexe industriel IG Farben prises par les Alliés en 1944. Les commentaires et les annotations qui accompagnent les images montrent que ce n"est que dix ans plus tard que la CIA réalisa ce que les Alliés avaient refusé de voir : le camp de concentration Auschwitz, visible à côté du complexe visé. Le film traite la question de l"interprétation des images et plus spécifiquement ce que nous ne pouvons ou ne voulons pas voir.
  • lun 20.10.2003
  • 20:00

    Les réalisateurs dans cette selection font partie d"une génération qui a grandi après des années de terreur qui leur inspirèrent une quête artistique, avec des moyens aussi bien conventionnels qu"expérimentaux. Jimena Ortuzar règle ses comptes avec l"histoire qui suivit le rapatriement du dictateur chilien après la poursuite judiciaire engagée contre lui en Grande Bretagne en 2000. Patricia Moran rassemble des témoignages et des réflexions de gens qui ont vécu, ou vivent toujours, depuis les années 1960 dans la clandestinité au Brésil. Le documentaire O Ciclone Lento e Sutil a été tourné par des étudiants qui ont examiné les circonstances qui ont mené à la disparition de milliers de personnes dans la Œguerre sale" en Amérique Latine. La Señorita Extraviada de Lourdes Portillo enquête sur le viol et l"assassinat de presque 350 ouvrières dans la frontière entre les Etats Unis et le Mexique. Jimena Ortuzar Pinochet"s Trial (Vidéo, couleur, V.O. anglais, 7", Chili/Canada, 2001) Patricia Moran Clandestinos (ClandestinePeople) (35mm, couleur, V.O. portuguais, sst. anglais, 11",Brésil, 2001) Stephen Marshall O Ciclone Lento e Sutil (The Quiet (...)
  • 22:00

    – Videogramme einer Revolution Harun Farocki, GERMANY, 1992, 110 min, vo roumain, st et commentaire ang, 16 mm 20/10 > 22:00 En décembre 1989 des manifestants occupèrent l"émetteur national de la télévision roumaine durant cinq jours pour transmettre en direct la révolution. Les Œvidéogrammes" de Farocki et Andreij Ujica montrent la révolution roumaine dans une historiographie basée sur les médias. De cette façon le studio de télévision se révèle comme un nouveau lieu historique. Le médium déterminant d"une époque a toujours eu un impact sur l"histoire, du théâtre à la littérature. Le vingtième siècle est hautement filmique. Vu le nombre toujours plus grand de possibilités de prise de vues et de mobilité, la caméra vidéo peut compléter le processus d"histoire filmique.
  • mar 21.10.2003
  • 20:00

    Prenant comme point de départ les différences fondamentales dans la représentation de l"expérience indienne contemporaine dans les deux Amériques, ces oeuvres ne traitent pas seulement de problèmes importants comme l"assimilation, mais aussi de l"influence de la technologie et du pouvoir. Comme The Spirit of TV, qui examine l"impact du médium télévision sur des tribus de la région amazonienne. Take a Picture With a Real Indian est basé sur une Œperformance d"intervention" de James A. Luna, originaire d"une réserve, qui réagit par là à la commercialisation des cultures indiennes. Le réalisateur canado-péruvien Marcos Arriaga donne un compte rendu de l"histoire de sa famille, mêlée aux événements politiques locaux et internationaux ; Carlos Martínez Suarez documente les harcèlements subis par les communautés indigènes mexicaines qui sympathisent avec les rebelles zapatistes. Vicente Carelli & Video nas aldeas The Spirit of TV (Vidéo, couleur, V.O. waiãpi, sst. anglais, 18", Brésil, 1990) James A. Luna (w. David J. Merritt) Take a Picture With a Real Indian (Vidéo, couleur, V.O. anglais, 12"10"", E.U., 2001) Marcos Arriaga Promised Land/ (...)
  • 22:00

    – Der Auftritt Harun Farocki, GERMANY, 1996, 40 min, vo all, st ang, vidéo Le patron d"une agence publicitaire berlinoise présente sa stratégie à un client potentiel, une firme optique danoise. Le logo suggéré, Eyedentity, est examiné sous tous les angles : il doit exprimer à la fois le dynamisme et la fiabilité de l"entreprise. Ce film offre un regard fascinant et impartiale derrière les portes closes, où chaque détail est dramatisé afin de décrocher le contrat lucratif. – Die Bewerbung Harun Farocki, GERMANY, 1997, 58 min, vo all, st ang, video Ce documentaire montre des cours où on apprend à postuler pour un emploi. Toute caractéristique individuelle trop marquante doit être aplanie et est considérée comme une erreur. Dans ce film Farocki répète ces Œerreurs" au ralenti et en noir et blanc, accompagnées de la musique de Dead Man de Jim Jarmush. On trouve l"idée sous-jacente d"un Œsoi" utopique, où la différence aurait été corrigée.
  • mer 22.10.2003
  • 20:00

    Les marques d"identités familières disparaissent dans la diaspora, et l"individu doit essayer d"acquérir une position par ses propres moyens, dans des nouvelles formes d"échanges sociaux. Les films et vidéos de cette sélection éclairent les différentes manières dont le regard hésite entre voyeurisme et scopophilie (le plaisir d"être regardé), maîtrise et capitulation. Des régisseurs comme Claudia Morgado Escanilla, Paula Levine et Ricardo Nicolayevski dévoilent une dynamique changeante de fétichisme, de machisme et masochismes qui semblent être mêlés à la culture et l"identité sud-américaine. La remise en question du pouvoir du regard de la caméra est également un thème récurrent dans ce programme, comme le montre Dadá de Eduardo Vaisman. D"autres, comme Marilu Mallet, Edin Vélez, Jorge Lozano et Juana Awad explorent l"identité de la diaspora avec une forte connotation autobiographique. Paula Levine Mirror Mirror (Vidéo, n/b, V.O. anglais, 2"30"", E.U., 1987) Ricardo Nicolayevski Mexican Cinema for Dummies (Vidéo, couleur, V.O. espagnol et anglais, 15", Mexique, 2001-2002) Claudia Morgado Escanilla Bitten (35mm, couleur ; V.O. anglais, 15", (...)
  • 22:00

    – Ein Bild Harun Farocki, GERMANY, 1983, 25 min, vo all, st ang, 16 mm En juillet 1983 Farocki installa sa caméra dans les studios de Playboy Magazine pour déconstruire une séance de photo. Il filme le processus créatif, et permet au spectateur de le rejoindre dans la perspective du photographe approchant les modèles avec un dévouement professionnel total. – Wie man sieht Harun Farocki, GERMANY, 1986, 72 min, vo ang, st et commentaires ang, 16 mm Cet essai filmique est une réflexion sur les filles des revues porno à qui on donne des noms, sur les corps sans nom dans les fosses communes, sur les machines si laides que les yeux des ouvriers doivent être protégés et sur les moteurs trop beaux pour être cachés sous le capot. Farocki montre les liens étroits entre la guerre et la paix dans l"histoire du travail, et comment la destruction est fermement enracinée dans des objets qui ne sont pas des armes.
  • jeu 23.10.2003
  • 20:00

    Ce programme est basé sur les trois signataires de l"accord NAFTA , le Canada, les Etats Unis et le Mexique, et examine les ressemblances et les différences dans la manière dont ces pays remplissent leur promesse de Œlibre échange" et de Œfrontières ouvertes". Dans Rinoplastia, Yoshua Okón suit un jour de la journée de deux jeunes rejetons de l"infâme classe de Œnouveaux riches" qui est au pouvoir au Mexique, interprété pour la plupart par des jeunes qui se sont retrouvés réellement dans ce genre de situations dégradantes. Dans Objects Are Larger Than They Appear, la première collaboration entre Shawn Chappelle et Heather Frise, un voyage en voiture au Mexique devient une méditation sur l"expérience même du voyage, qui pose la question si Œchez soi" est vraiment un lieu qu"on peut laisser derrière soi. Conditional Love de Ardele Lister, finalement, dissèque de façon pince-sans-rire et désarmante l"identité nationale canadienne avec une large collection de matériau d"archive Yoshua Okón Rinoplastia (Vidéo, couleur, V.O. espagnol, sst. anglais, , Spanish spoken, English subtitled, 30", Mexico, 2001) Shawn Chappelle and Heather Frise Objects Are (...)
  • 22:00

    – Ich glaubte Gefangene zu sehen Harun Farocki, GERMANY, 2000, 25 min, vo ang, video Au travers d"images récupérées d"une caméra de surveillance dans la Maximum Security Prison de Corcoran, Californie, Farocki donne une représentation visuelle de l"idée du Panopticon. Cette idée d"une zone qui est surveillée dans tous les angles et qui était appliquée par Foucault à d"autres institutions fermées afin de révéler les fonctions de pouvoir sous-jacentes dans des sociétés basées sur la discipline. – Erkennen und Verfolgen Harun Farocki, GERMANY, 2003, 58 min, vo ang, st et commentaire ang, video Au travers d"images d"archive, le réalisateur essaie de définir la relation entre stratégie militaire et production industrielle, et jette une lumière sur la manière dont les technologies de guerre trouvent leur chemin vers la vie de tous les jours.
  • ven 24.10.2003
  • 20:00

    Displacements rassemble six points forts de l"¦uvre de l"artiste français Pierre Huyghe. Il explore les structures narratives dans la culture populaire, mettant l"accent sur la relation ambiguë entre la réalité et la représentation, entre la mémoire et l"histoire. En 1999 il acheta les droits d"un personnage manga, du nom de Annlee, et la mit à disposition dans le cadre d"un projet de longue haleine, No Ghost Just a Shell, où des artistes pouvaient l"adopter. Dans Two Minutes out of Time et One Million Kingdoms Huyghe lui donna vie lui-même. Dans d"autres ¦uvres il fait référence au cinéma, comme dans Blanche Neige/Lucie dont le titre fait référence à la Française qui doubla une chanson dans le film de Walt Disney, et The Third Memory, qui est lié au film de Sidney Lumet, Dog Day Afternoon. Dans Block Party il se focalise sur une ramification de la culture pop, c"est à dire le hip-hop, des premiers grondements festifs dans le Bronx à l"industrie lucrative qu"il est devenu aujourd"hui. Les Grands Ensembles est une reconstruction d"un paysage urbain des années 1970. Blanche Neige Lucie (35 mm, colour, v.o. anglais, sst. français, 4", 1997) Annlee (...)
  • 21:00

    Chacune des trois vidéos expérimentales de Ortiz-Torres cherche avec un humour caractéristique et un excès formel son chemin le long des frontières entre les cultures anglophones et latines. Dans La Zamba del Chevy l"artiste fait exécuter une Œlow riderdans" à une réplique de la Chevrolet de Che Guevara, en compagnie d"autres voitures américaines transformées. La voiture devient une sorte d"icône paradoxal de la liberté de deux côtés opposés de l"éventail politique : le socialisme cubain et le capitalisme américain. Spastec Aztec Visits the Alamo, réalisé en collaboration avec Jimmy Mendiola, se passe devant un arrière-plan de façades de l"Alamo, le fort où se déroula la guerre frontalière de 1835-1836, perdue par les troupes mexicaines, et qui mena à la fondation de la république du Texas. L"hilarant P2 in 3D est une parodie scatologique sur la culture automobile mondiale, avec dans les rôles principaux ŒEl Pedorrero" (le pétomane) et son propriétaire-créateur Bill Al Capone Pot d"Echappement. La Zamba del Chevy (Vidéo 3D, couleur, V.O. espagnol, sst. anglais, 5" 56"", E.U., 2000) Spastec Aztec Visits the Alamo (Vidéo 3D, couleur, V.O. (...)
  • 22:00

    Ce programme met à nu les tensions entre souvenirs personnels, amnésie sociale et le désir de changement et de transformation et souligne le rôle de la technologie. Nathan Gibbs reconstitue le paysage culturel et médiatique des Etats Unis après le 11 septembre, saturé des couleurs rouge, blanc et bleu. Leandro Katz, né en Argentine et résidant à New York, met en opposition la production hallucinante de bananes à la chaîne dans le Guatemala contemporain, avec la calme monumentalité des anciennes ruines maya. Dans The American Egypt, Jesse Lerner déterre un chapitre de l"histoire mexicaine oublié depuis longtemps : L"institution du premier gouvernement socialiste du continent dans le Yucatán en 1915. Lerner rassemble de nombreux fragments d"origines diverses en une analyse pointue de ce moment anachronique/ utopique de l"histoire américaine. Nathan Gibbs Ov3r104d (Vidéo, couleur, V.O. anglais, 2"30"", E.U., 2002) Leandro Katz Paradox (Vidéo, couleur, V.O. anglais, 30", E.U./Guatemala, 2001) Jesse Lerner (In the presence of the artist) The American Egypt/El Egypto americano (16mm, n/b, V.O. anglais et espagnol, sst. espagnol et anglais, 57", E.U./Mexique, 2001
  • sam 25.10.2003
  • 20:00

    Le cinéma narratif fait une différence entre la réalité et l"image, entre l"effectif et le virtuel. Les films du duo Jeroen De Rijke et Willem De Rooij brisent ce modèle et créent une sorte de métacinéma, où l"on tend vers des nouvelles formes de subjectivité : un cinéma qui nous laisse voir au travers du mouvement et du temps. Chun Tian montre en quelques prises de vue un tableau idyllique avec deux amants asiatiques. Par la séparation des composantes filmiques et cinématographiques les images sont réduites à une série de figures abstraites. Dans Forever and Ever, tourné à Bombay et faisant référence aux drames bollywoodiens mais également à la nouvelle vague, les conventions du médium film sont mises au tapis. Of Three Men est une vue statique de l"intérieur d"une église néogothique servant maintenant de mosquée. JUNKS fait le portrait de six drogués. Chun Tian (16 mm, couleur, sonore, 3", 1994) Forever and Ever (16 mm, couleur, sonore, 18", 1995) Of Three Men (35 mm, couleur, sonore, 10", 1998) Junks (Vidéo, couleur, sonore, 20", 1994)
  • 22:00

    Cette deuxième série de films de De Rijke et De Rooij est également composée d"images calmes ­ souvent des prises de vues uniques, statiques ­ qui invitent à une étude méticuleuse. Bantar Gebang, qui offre une image très picturale d"un bidonville des alentours de Jakarta, soulève une question plutôt politique : dans quelle mesure une ¦uvre d"art peut-elle adopter des prises de position critiques politiques et sociales ? Dans d"autres ¦uvres, c"est la perception du temps qui est centrale, comme dans I"m Coming Home in Forty Days, l"image d"un iceberg avec un effet transcendant et dans Untitled, qui montre un cimetière islamique près de Jakarta. Dans le même style minimal, Voor Bas Oudt et Crystals I-IX assemblent science et beauté dans une image hybride d"artificialité et de naturel. le récent The Point of Departure est leur premier film ayant une structure narrative. Le film est le résultat d"un examen minutieux de tapis, de modèles et de leur origine. Bantar Gebang (35mm, couleur, sonore, 10", 2000) Voor Bas Oudt (16 mm, couleur, muet, 1", 1996) Untitled (35 mm, couleur, muet, 10", 2001) I"m Coming Home in Forty Days (16 mm, couleur, sonore, (...)
  • 23:00

    Férus d’éditions rares faites de bric et de broc, de bouts de ficelles et de savoir-faire maison, venez fouiner dans la Microboutiek ! Deux rendez-vous ce mois-ci, le soir du concert d’Eugène Chadbourne et le soir de l’Open Screen. Et si vous aussi vous éditez en micro-série, n’hésitez pas à agrémenter la collection de vos créations.
  • 24:00

    On ne présente plus Eugene Chadbourne, joueur de banjo, virtuose de la guitare "préparée" (comme on parle de piano préparé), improvisateur de jazz-country-rock-avantgarde, chanteur-philosophe usant et abusant de l"humour, "show man" protéiforme, bénéficiaire d"une discographie impressionnante, ancien compagnon de route de John Zorn, Fred Frith, Steve Lacy et Jim O"Rourke, pour ne citer que ceux-là. Chadbourne a renversé les termes de la virtuosité au point d"adopter le jeu oulipien dit du "lipogramme en notes justes" consistant dans l"évitement contrôlé de la précision dans l"attaque et de la pression claire sur la touche, accompagnés du raclement convenablement sonore des ongles ou de tout instrument bruyant sur les spaghettis indigestes qui lui tiennent lieu de cordes. Eugene sera au Nova, en trio, pour un programme sans aucun doute imprévisible où le folk et l"expérimentation feront bon ménage. Avec lui, un percussionniste tchèque manipulateur de jouets, Martin Klapper, qui bidouille des sons à partir d"objets les plus incongrus, boîtes à musique et autres "toy instruments", gadjets électroniques et petits moteurs amplifiés, instruments (...)
  • jeu 30.10.2003
  • 20:00

    Férus d’éditions rares faites de bric et de broc, de bouts de ficelles et de savoir-faire maison, venez fouiner dans la Microboutiek ! Deux rendez-vous ce mois-ci, le soir du concert d’Eugène Chadbourne et le soir de l’Open Screen. Et si vous aussi vous éditez en micro-série, n’hésitez pas à agrémenter la collection de vos créations.
  • 20:00

    Le rendez-vous mensuel de l’écran ouvert aux réalisateurs de tout horizon a tendance à être moins régulier ces temps-ci. Sa périodicité étant en partie chamboulée par les aléas de la programmation, cela risque encore d’arriver pour les mois à venir, vous nous en excuserez. Donc, un seul conseil, profitez de l’open screen de cette fin octobre, à condition que vos films ne dépassent les 15 minutes. Tous les formats sont acceptés (sauf le Beta digital), vos oeuvres, avec fiche technique et contact, doivent nous parvenir avant le lundi 27 octobre (au 65, rue de l’Ecuyer, à 1000 Bxl) . C’est toujours sans sélection et gratuit, avec en prime les paysageries sonores d’Alain Bolle/DJ Some Noise au foyerŠ
  • ven 31.10.2003
  • 20:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur !). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. En perpétuelle effervescence, dans un style foisonnant et formellement impressionnant, "Gallivant" est un film inclassable. Aussi sinueux et imprévisible que le dessin des côtes anglaises dont il suit le tracéŠ
  • 22:00

    Un petit chef-d"oeuvre oublié des années quatre-vingt, jamais sorti chez nous et qui pourtant ne manque pas d"attrait, des images magnifiques, une partition signée Nick Mason et Rick Fenn de Pink Floyd composent le stupéfiant portrait d"un ingénieur du son (David Keith) qui est un dangereux serial-killer à l"insu de sa propre femme (Cathy Moriarty). Retiré dans le désert de Tucson en Arizona, un ingénieur du son tue plusieurs jeunes femmes isolées selon des rites indiens ancestraux. Il mène une double vie à l"insu de sa famille et de la petite communauté de Tucson jusqu"à ce qu"un inspecteur amateur d"art s"y intéresse. La mise en scène époustouflante de Cammell et ses interrogations métaphysiques donnent à ce film une texture novatrice et font de cette banale histoire de serial-killer un film qui, restera dans les annales avec entre autres une des plus belles scènes de meurtre jamais filmée.
  • sam 01.11.2003
  • 20:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur !). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. En perpétuelle effervescence, dans un style foisonnant et formellement impressionnant, "Gallivant" est un film inclassable. Aussi sinueux et imprévisible que le dessin des côtes anglaises dont il suit le tracéŠ
  • 22:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur !). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. En perpétuelle effervescence, dans un style foisonnant et formellement impressionnant, "Gallivant" est un film inclassable. Aussi sinueux et imprévisible que le dessin des côtes anglaises dont il suit le tracéŠ
  • dim 02.11.2003
  • 20:00

    Un petit chef-d"oeuvre oublié des années quatre-vingt, jamais sorti chez nous et qui pourtant ne manque pas d"attrait, des images magnifiques, une partition signée Nick Mason et Rick Fenn de Pink Floyd composent le stupéfiant portrait d"un ingénieur du son (David Keith) qui est un dangereux serial-killer à l"insu de sa propre femme (Cathy Moriarty). Retiré dans le désert de Tucson en Arizona, un ingénieur du son tue plusieurs jeunes femmes isolées selon des rites indiens ancestraux. Il mène une double vie à l"insu de sa famille et de la petite communauté de Tucson jusqu"à ce qu"un inspecteur amateur d"art s"y intéresse. La mise en scène époustouflante de Cammell et ses interrogations métaphysiques donnent à ce film une texture novatrice et font de cette banale histoire de serial-killer un film qui, restera dans les annales avec entre autres une des plus belles scènes de meurtre jamais filmée.
  • 22:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur !). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. En perpétuelle effervescence, dans un style foisonnant et formellement impressionnant, "Gallivant" est un film inclassable. Aussi sinueux et imprévisible que le dessin des côtes anglaises dont il suit le tracéŠ
  • jeu 06.11.2003
  • 20:00

    Enfin présenté dans sa version intégrale, le dernier film de Cammell, par bien des aspects proche de "Performance", est ce que le réalisateur lui-même nommait un thriller érotico-psychologique. Une galerie de personnages troubles dans une escroquerie à grande échelle baignée dans une bande-son signée Ryuchi Sakamoto. Alex (Anne Heche) est une banquière au sex-appeal indéniable qui a des fins de mois difficiles l"obligeant à devenir call-girl. Un de ses client Mr. Bruno (Christopher Walken !), est un richissime banquier qui lave de l"argent sale mais n"en n"est pas moins un proche de Alan Greenspan... Et voici le banquier véreux embarqué dans une relation particulière avec cette call-girl à mi-temps. La même avec qui la femme de Bruno (Joan Chen) entretient une relation saphiques. Le tout sous l"oeil bienveillant du FBI.
  • 22:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur !). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. En perpétuelle effervescence, dans un style foisonnant et formellement impressionnant, "Gallivant" est un film inclassable. Aussi sinueux et imprévisible que le dessin des côtes anglaises dont il suit le tracéŠ
  • ven 07.11.2003
  • 20:00

    Libraire et journaliste amoureuse du cinéma mais surtout de la vie, Françoise De Paepe s’en est allée rejoindre la piste des étoiles en avril dernier. Si le terme de "chef d’orchestre" associé à son nom peut faire sourciller, les faits sont là : infatigable, curieuse, elle était d’une grande ténacité et présentait un étrange mélange de sérénité zen (elle savait que les jours lui étaient comptés) et d’exubérance ; ses origines françaises et son enfance orientale cristallisant nos frimas belges en autant d’éclats de rire et de réparties étourdissantes d’intelligence, d’une drôlerie alliant causticité et tendresse. Pas question d’être médiocre avec elle ! Poussée par le goût de l’aventure intellectuelle autant qu’humaine, elle avait ouvert "Le Bateau Livre" (rue des Eperonniers), une librairie de livres d’occasion qui se mua en repère des amoureux de cinéma. Malgré sa fermeture, il fut sans aucun doute le creuset d’une des grandes aventures de sa vie : "Cinérivage", un site internet de haute tenue qui débuta avec son désormais célèbre questionnaire et où furent réunies quantité de signatures, prestigieuses ou anonymes. Nombre des répondants se (...)
  • 24:00

    Un groupe de jeunes gens des deux sexes lit à haute voix et à tour de rôle le livre de Guy Debord dans un cadre bucolique. Partie de campagne idyllique où une nature accueillante invite les corps à se détendre et à jouir d’une sensualité toute baignée de soleil, rendant cette lecture bien périlleuse. d’autant que pour beaucoup, la rhétorique debordienne semble complètement obscure et franchement indigeste... En avant-première mondiale, voici le sixième et dernier épisode de la "Vie sexuelles des Belges" ! Bucquoy, prenant sa caméra à deux mains comme on cogne à la hache les racines d’un arbre malade, fait un sort aux thèses debordiennes en nous rappelant que tout projet révolutionnaire qui parle de la vraie vie en ignorant l’humour décapant et l’ivresse des passions amoureuses, n’a dans la bouche qu’un cadavre.
  • sam 08.11.2003
  • 20:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur !). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. En perpétuelle effervescence, dans un style foisonnant et formellement impressionnant, "Gallivant" est un film inclassable. Aussi sinueux et imprévisible que le dessin des côtes anglaises dont il suit le tracéŠ
  • 22:00

    Enfin présenté dans sa version intégrale, le dernier film de Cammell, par bien des aspects proche de "Performance", est ce que le réalisateur lui-même nommait un thriller érotico-psychologique. Une galerie de personnages troubles dans une escroquerie à grande échelle baignée dans une bande-son signée Ryuchi Sakamoto. Alex (Anne Heche) est une banquière au sex-appeal indéniable qui a des fins de mois difficiles l"obligeant à devenir call-girl. Un de ses client Mr. Bruno (Christopher Walken !), est un richissime banquier qui lave de l"argent sale mais n"en n"est pas moins un proche de Alan Greenspan... Et voici le banquier véreux embarqué dans une relation particulière avec cette call-girl à mi-temps. La même avec qui la femme de Bruno (Joan Chen) entretient une relation saphiques. Le tout sous l"oeil bienveillant du FBI.
  • dim 09.11.2003
  • 18:30

    BRAL est l’acronyme (flamand) pour "Association bruxelloise pour l"environnement" et lutte pour la qualité de notre environnement urbain, depuis 30 ans exactement. Une occasion pour faire la fête ! Et aussi l"occasion pour deux associations d"habitants étrangères de venir voir comment ça se passe ici à BruxellesŠ Le "Civic Alliance" de New York est un réseau d"habitants, d’artistes, d’universitaires et de syndicats, et donne un coup de pouce au débat public autour de la révalorisation des quartiers autour des tours du WTC. De Fortaleza, au Brésil, nous vient l"association d"habitants de Palmeiras, qui a donné à ce quartier son infrastructure de base, ainsi qu"une banque autonome et alternative ! Bruxelles est représenté par les associations du Quartier européen et du Quartier maritime. De leur coffres de voyage sortiront des videos et des films qui illustrent le fond de leur travail et leurs prises de position. Associations de quartier, réunissez-vousŠ Et il y aura aussi une table d"hôtes pour se rencontrer et discuter ! 18:30 gastentafel ­ table d"hôtes (betalend/payant) 20:00 kortfilms - court métrages mini festival(e) BssL / BxL ­ New York ­ Fortaleza
  • 22:00

    Enfin présenté dans sa version intégrale, le dernier film de Cammell, par bien des aspects proche de "Performance", est ce que le réalisateur lui-même nommait un thriller érotico-psychologique. Une galerie de personnages troubles dans une escroquerie à grande échelle baignée dans une bande-son signée Ryuchi Sakamoto. Alex (Anne Heche) est une banquière au sex-appeal indéniable qui a des fins de mois difficiles l"obligeant à devenir call-girl. Un de ses client Mr. Bruno (Christopher Walken !), est un richissime banquier qui lave de l"argent sale mais n"en n"est pas moins un proche de Alan Greenspan... Et voici le banquier véreux embarqué dans une relation particulière avec cette call-girl à mi-temps. La même avec qui la femme de Bruno (Joan Chen) entretient une relation saphiques. Le tout sous l"oeil bienveillant du FBI.