• jeu 18.09.2003
  • 18:00

    Les chansons napolitaines ne sont-elles plus les mêmes ? Passant par les métros, les collectionneurs, les mariages, les chanteurs de rue, Paolo Santoni tente de suivre la chanson napolitaine d’antan et ce qui lui survit au travers de rencontres avec des personnages parfois bien singuliers. Il propose une confrontation entre des bandes sons de l’époque, des films d’archives, et ces rencontres inusitées. Porte-parole des amants jaloux et des immigrés aux Etats-Unis, chronique politique et sociale de Naples, porteuse d’un certain romantisme,Š Au-delà de ses allures folkloriques, la chanson reste présente dans l’univers de Naples et survit dans l’âme napolitaine. D’où notre choix de vous la faire entendre et découvrir par le biais de ce documentaire coproduit par Arte.
  • 20:00

    Mario Martone, 1992, IT, 35mm, vo st fr, 105'
    Nous sommes en 1959, dans la salle d’attente de la plus grande gare de Rome, Stazione Termini. Un homme, à l’apparence négligée, saoul, se fait arrêter par la police suite à un contrôle d’identité. Relâché, il prend le premier train pour Naples. On découvre alors que celui qui nous apparaissait comme un clochard est en réalité un illustre professeur de mathématique, ex communiste, à l’université de Naples. Renato Caccioppoli, tel est son nom, est connu de tout le monde et, justement parce que renommé pour ses études de mathématique, tolléré dans ses excès excentriques et alcooliques. Et puis, très vite, on comprend que derrière ses négligences vestimentaires, derrière son goût prononcé pour l’alcool se cachent en réalité un mépris et un désabusement profonds pour la vie académique qui l’entoure, pour son génie qui décline, pour ces idées politiques dans lesquelles il croyait. Une spirale d’idées noires qui le porteront au suicide. Filmé avec des couleurs jaunâtres, chaudes et en même temps ’maladives’, avec des ambiances à certains moments presque suspendues dans le temps, ce premier long métrage de Martone met en scène un des acteurs les plus (...)
  • 22:00

    Antonio Capuano, 2001, IT, 35mm, vo st ang, 115'
    Cinquième long métrage de Capuano, présenté aux Festivals de Venise et de Cannes, "Luna Rossa" est l’histoire d’une famille camorriste racontée au travers d’une relecture de l’Orestie de Eschyle. Dans un long flash back le jeune Oreste, repenti, raconte à un juge la saga de sa famille, celle des Cammarano. Les intrigues, incestueuses, mortelles, incandescantes, se succèdent et s’entremêlent, et dévoilent un portrait éffronté et sombre des multiples membres de la famille. On pourrait croire que "Luna rossa" ne serait qu’un film de plus sur des histoires de mafia, et pourtant... Là où le film surprend c’est bien dans son approche du sujet. Les scènes en écho à ce qui pourrait presque être un genre cinématographique à part entière, le film de mafia, s’alternent avec d’autres résolument modernes, contemporaines, au ton ’high-tech’. Clash entre modernité et tradition. Les couleurs, saturées, rouge vif ou noir intense, et le style, redondant et baroque, contribuent à l’impression d’une tragédie suspendue dans le temps où les événements se succèdent dans un mouvement circulaire inéluctable. Le film s’appuye sur un cast de premier ordre, avec des (...)
  • ven 19.09.2003
  • 18:00

    Enfant, Danilo Cope amusait ses amis en provoquant de petites explosions. Aujourd’hui, il se dévoue pour le bien de la communauté avec ses bâtons de dynamite. Petit garçon, Giovanni Piperno rêvait de l’arrivée au gouvernement du PCI (ancien Parti Communiste Italien) et de l’anéantissement des immeubles ’inutiles’ qui représentaient la spéculation immobilière dans son pays. Après avoir collaboré avec Scorsese, Moretti, Terry Gilliam,Š il réalise des documentaires où se retrouve clairement son expérience de l’image : l’utilisation de la dvcam, du 35MM et du Super 8, le passage de la dominance magenta, au noir et blanc, puis à la couleur donnent au film un corps esthétique qui n’enlève rien à son contenu ! La mise en situation de Piperno dans son propre film nous rappelle les procédés de Pierre Carles, ou encore de Avi Mograbi. Pour que les explosions puissent avoir lieu, il faut obtenir l’autorisation du gouvernement. C’est ici que les choses se compliquent et qu’interviennent l’enjeu des élections, la pression de potentats privés, et, bien entendu, la population en verve,Š ’L’esplosione’ est une irrésistible métaphore sur les disfonctionnement de (...)
  • 20:00

    Paolo Sorrentino, 2001, IT, 35mn, vo st fr, 100'
    Mais qui est donc "l’uomo in più", l’homme ’en plus’ ? Naples, années quatre-vingt. Deux hommes portent le même nom. L’un, Tony Pisapia, est un chanteur acclamé par les foules et adoré par les femmes, un Don Juan fanfaron et égocentrique ; l’autre, Antonio Pisapia, est un footballeur d’une équipe en série A, auteur d’un mémorable goal, réservé et un peu naïf, qui, une fois devenu entraîneur, rêve d’un schéma de jeu parfait pour son équipe. Tony et Antonio ne se connaissent pas, et pourtant leurs vies, parallèles, ont beaucoup de ressemblances. On les découvre à l’apogée de leur gloire respective. Puis, un jour, pour les deux tout s’arrête. Un scandale, une fracture du genoux, et commence un long et lent voyage vers l’oubli. Le hasard fera qu’ils se rencontrent, loin des strass, des ambiances cocktail et disco, des imbroglio de toutes sorte qu’ils vécurent dans le passé. Construit à partir d’une série de flash-back aux tons surréels, "L’uomo in più" est un film tour à tour poétique et énigmatique sur l’imprévisibilité de la vie, sur ces hasards qui peuvent faire qu’un être humain perde tout d’un coup ses repères, ne soit plus un protagoniste dans (...)
  • 22:00

    Pappi Corsicato, 1993, IT, 35mm, vo st fr, 85'
    Trois histoires, trois portraits de femmes, issues de trois classes sociales différentes. Dans un luxueux appartement vit Aurora, mariée avec un homme très riche, qu’elle a épousé pour son argent et qui ne rate pas les occasions pour la trahir. Un jour Aurora rencontre un vieil amant, Pistoletta, qui recommence à la courtiser de façon insistante. Pour son argent. Entretemps, le mari est parti, l’argent aussi ! Deuxième portrait : celui de Carmela, qui a un jeune fils, Sebastiano, qui essaye de savoir qui fut son père. Un jour Sebastiano tombe sur une photo, et découvre que sa mère est en réalité son père, qui se "transforma" en mère après la mort de celle-ci.... Et enfin Libera. Libera vit dans un quartier populaire, travaille dans un kiosque de journaux, est mariée... et elle est certaine que son mari la trompe ; une cassette vidéo le prouve ; par erreur celle-ci est vendue à un commerçant de cassettes porno...Vous l’aurez compris : il y a de l’Almodovar dans l’air ! Corsicato est effectivement passé par cette école-là mais, après, l’histoire est toute italienne. Ses films, entre drame et mélodrame, entre satire et dérision acide, mettent en scène (...)
  • sam 20.09.2003
  • 18:00

    Stefano Incerti, 1995, IT, 35mm, vo st ang, 80'
    Crescenzio, un jeune homme au corps lourd et maladroit, travaille comme vérificateur de compteurs de gaz. Solitaire, sans amis, encore retranché chez ses parents, il s’éprend de Giuliana, pour qui il affiche un sentiment qui frôle la dévotion, une jeune fille au caractère réservé et taciturne qui, tout en éprouvant de l’amitié pour lui, n’en est pas amoureuse. Giuliana travaille comme secrétaire dans un atelier de réparations électroniques, dont le propriétaire est un homme vicieux et sans scrupules. Leurs vies, ainsi que celles de quelques autres personnages, s’écoulent de façon anodine, dans une Naples hivernale qui s’apprête aux fêtes de noël, et qui pourtant est grise et sombre. Jusqu’au jour où un drame survient... Premier long métrage de fiction de Incerti, réalisé avec Teatri Uniti, "Il verificatore" est un film aussi bien sur la solitude et les tensions internes qu’elle peut créer, que sur des ambiances de Naples méconnues ou inavouées. (Primé en 1996, au David di Donatello, les Oscars italiens).
  • 20:00

    Vincenzo Marra, 2001, IT, 35mm, vo st ang, 88'
    "Tornando a casa" fait partie de ces premiers longs métrages qui en disent long sur le revival du cinéma italien. Remarqué et primé dans de nombreux festivals, il traite un sujet difficile, tout en en perturbant les stéréotypes cinématographiques. On a déjà pu voir des fictions sur les difficultés (mortelles) de ceux qui se sont décidés à la traversée de la mer séparant l’Europe de l’Afrique. Vincenzo Marra multiplie et inverse les rôles de la victime et de l’agresseur, teintés d’une quête identitaire et d’un fatalisme qui se joue des personnages. Le lieu central du film est une barque de pêcheurs (qui s’oppose à la terre ferme (in)hospitalière), à la fois huis-clos, lieu d’exil, et gagne-pain risqué. Le capitaine décide de pêcher dans les eaux tunisiennes, interdites aux pêcheurs italiens, et ce malgré le désaccord de Franco et Samir, les plus jeunes. Samir est un émigré ’illégal’ et enfreindre la loi signifie pour lui le risque d’expulsion directeŠ Marra choisit le réalisme social : ainsi certains des acteurs ont été choisis parmis les marins du port. Sa façon de filmer, âpre et dure, sied à la vie dure (sous le soleil de Naples) des personnages (...)
  • 22:00

    Carla Apuzzo, 1999, IT, 35mm, vo st fr, 81'
    Le film commence sur un plan embué de volutes de fumée de cigarettes et une voix qui questionne l"avenir sur base du ’I-ching’, un jeu divinatoire. Rose et Angelo sont en cavale, sans un sou et avec un tueur à gage (engagé par l"ex mari de Rosa) à leurs trousses. Malgré leur fuite dans une périphérie industrielle de Naples (Bagnoli), le jeune couple, plutôt foireux, se préoccupe de gagner rapidement de l"argent. Angelo prépare un hold up et Rosa tente de gagner vite quelques sous en vendant de la drogue et en retournant travailler dans la boîte de téléphone rose qu"elle avait quittée. " Rose e pistole " a tout du scénario de roman noir américain contemporain. Touchant aux clichés du portrait d"une société dégradée et de ses personnages, empreints des couleurs locales d"une banlieue barge. Portrait caricatural d’une jeunesse marginale, vétue de skaï et de cuir, vivant de cigarettes, d’alcool et loin de se préoccuper d’une carrière sociale. Le film s"arroge une certaine dose d"humour par le biais des situations et de quelques dialogues incongrus,Š plus un clin d"¦il au célèbre ŒPulp Fiction" de Tarantino. ’Rose e pistole’ surprend par la fin et (...)
  • dim 21.09.2003
  • 18:00

    Paolo Sorrentino, 2001, IT, 35mn, vo st fr, 100'
    Mais qui est donc "l’uomo in più", l’homme ’en plus’ ? Naples, années quatre-vingt. Deux hommes portent le même nom. L’un, Tony Pisapia, est un chanteur acclamé par les foules et adoré par les femmes, un Don Juan fanfaron et égocentrique ; l’autre, Antonio Pisapia, est un footballeur d’une équipe en série A, auteur d’un mémorable goal, réservé et un peu naïf, qui, une fois devenu entraîneur, rêve d’un schéma de jeu parfait pour son équipe. Tony et Antonio ne se connaissent pas, et pourtant leurs vies, parallèles, ont beaucoup de ressemblances. On les découvre à l’apogée de leur gloire respective. Puis, un jour, pour les deux tout s’arrête. Un scandale, une fracture du genoux, et commence un long et lent voyage vers l’oubli. Le hasard fera qu’ils se rencontrent, loin des strass, des ambiances cocktail et disco, des imbroglio de toutes sorte qu’ils vécurent dans le passé. Construit à partir d’une série de flash-back aux tons surréels, "L’uomo in più" est un film tour à tour poétique et énigmatique sur l’imprévisibilité de la vie, sur ces hasards qui peuvent faire qu’un être humain perde tout d’un coup ses repères, ne soit plus un protagoniste dans (...)
  • 20:00

    Mario Martone, 1995, IT, 35mn, vo st fr, 100'
    Delia vit à Bologna, mais est de Naples. De temps à autre sa mère vient lui rendre visite, l’envahissant à chaque fois avec une attention bruyante typiquement napolitaine. Un jour le corps de sa mère, presque nu, avec juste une petite lingerie érotique, est retrouvé sur une plage. Delia rentre alors à Naples, où elle peine à réintégrer le chaos de la ville. De lourdes tâches l’y attendent : reconnaître le corps à la morgue, les funérailles à préparer, les affaires à ranger... Mais un sentiment d’incompréhension s’installe, qui grandi de plus en plus : pourquoi cette mort, que s’est-il passé ? Des indices la troublent, et le mystère qui plane sur les dernières heures précédant la mort de sa mère la pousse à rechercher une explication au drame. Petit à petit le portrait d’une femme, qu’elle se rend compte d’avoir mal connu, se dévoile, des facettes inattendues et surprenantes font surface. Inspiré du livre homonyme de Elena Ferrante, "L’amore molesto" est un film qui, au niveau scénaristique, touche au drame psychologique et au polar. Mais il est surtout et avant tout un très beau portrait qu’un cinéaste ’homme’ dresse de l’âme féminine.
  • 22:00

    Giuseppe Gaudino, 1998, IT, 35mm, vo st ang, 101'
    "Tours de lune entre terre et mer" serait le titre littéral de ce très beau film de Gaudino. Entre terre et mer, entre antiquité et contemporanéité, entre légende et réalité, le film nous conte l’histoire d’une ville, Pozzuoli, située à quelques kilomètres de Naples. Pozzuoli est une ville où les traces laissées par ’l’histoire’ remontent à 500 ans avant Jésus-Christ ; d’autres cicatrices sont par la suite venues s’y ajouter : celles des épidémies de choléra ou celles provoquées par le banditisme. Gennarino est le jeune garçon qui nous fait de guide pour ce parcours inhabituel dans l’histoire et dans l’état d’âme de Pozzuoli. Des fragments historiques- surprenantes reconstitutions de séquences où l’empereur Néron, Agrippina ou Sybille sont protagonistes-s’entremêlent avec les événements qui touchent sa famille. Une famille de pêcheurs, de conditions très pauvres, obligée à déménager de maison en maison. Perpétuels déplacements qui pourtant s’inscrivent dans une temporalité et un espace continus. C’est bien ici, d’ailleurs, que se situe l’incroyable singularité du film de Gaudino, dans cette capacité de raconter la continuité de l’Histoire, et donc (...)
  • mer 24.09.2003
  • 18:00

    Entre peinture et photographie, cette série d’impressions photographiques sur toile confronte la tradition à la modernité, en réinterprétant l’iconographie napolitaine : une pizza épicée aux clous de barillet, un billet de lotto décoré d’une seringue d’héroïnomane,Š ces compositions sont autant de visions sur les rêves/prisons, la mafia et les instances de pouvoir dominant la ville. Sergio de Benedittis, qui sera avec nouspour cette exposition, a fondé une galerie à Naples : un espace pour la photographie contemporaine où s’organisent aussi des rencontres et des ateliers, qui peuvent donner lieu à des expositions comme celle qui émigre au Nova... www.nigmafotographi.it
  • 18:00

    Mario Martone, 1992, IT, 35mm, vo st fr, 105'
    Nous sommes en 1959, dans la salle d’attente de la plus grande gare de Rome, Stazione Termini. Un homme, à l’apparence négligée, saoul, se fait arrêter par la police suite à un contrôle d’identité. Relâché, il prend le premier train pour Naples. On découvre alors que celui qui nous apparaissait comme un clochard est en réalité un illustre professeur de mathématique, ex communiste, à l’université de Naples. Renato Caccioppoli, tel est son nom, est connu de tout le monde et, justement parce que renommé pour ses études de mathématique, tolléré dans ses excès excentriques et alcooliques. Et puis, très vite, on comprend que derrière ses négligences vestimentaires, derrière son goût prononcé pour l’alcool se cachent en réalité un mépris et un désabusement profonds pour la vie académique qui l’entoure, pour son génie qui décline, pour ces idées politiques dans lesquelles il croyait. Une spirale d’idées noires qui le porteront au suicide. Filmé avec des couleurs jaunâtres, chaudes et en même temps ’maladives’, avec des ambiances à certains moments presque suspendues dans le temps, ce premier long métrage de Martone met en scène un des acteurs les plus (...)
  • 20:00

    Leonardo Di Costanzo, 1998, IT-FR, video, vo st fr, 84'
    Situé à quelques kilomètres de Naples, au pied du Vésuve, Ercolano est réputée pour son contexte mafieux. Quand Luisa Bossa est élue, en 1995, à la tête d"une coalition de centre-gauche, la ville est dans un état déliquescent : le maire précédent a été assassiné en 1990 ; en 1993, le conseil municipal a été dissous pour infiltration camorriste et la ville placée sous tutelle préfectorale. Sans commentaire, si ce n’est quelques phrases qui resituent le contexte, la caméra discrète de Leonardo di Costanzo la suit dans ses fonctions sur plus d’un an. "Ce n’est plus comme avant, ce n’est pas du ressort du maire", hurle-t-elle tous les mercredis, quand son bureau est ouvert aux citoyens qui viennent lui demander un piston pour un emploi ou de faire sauter un PV. Bientôt ce sont toutes les familles qui débarquent dans les bureaux du maire. Une situation qui fait rire tant elle touche à l’inimaginable. Et qui en dit long ! Leonardo Di Costanzo a étudié les lettres à Naples, puis la réalisation documentaire à Paris. Il rejoint en 1993 l"équipe pédagogique des Ateliers Varan, avec qui il crée une antenne à Pnom Penh (Cambodge). Un des noms à retenir dans le (...)
  • 22:00

    Stefano Incerti, 1995, IT, 35mm, vo st ang, 80'
    Crescenzio, un jeune homme au corps lourd et maladroit, travaille comme vérificateur de compteurs de gaz. Solitaire, sans amis, encore retranché chez ses parents, il s’éprend de Giuliana, pour qui il affiche un sentiment qui frôle la dévotion, une jeune fille au caractère réservé et taciturne qui, tout en éprouvant de l’amitié pour lui, n’en est pas amoureuse. Giuliana travaille comme secrétaire dans un atelier de réparations électroniques, dont le propriétaire est un homme vicieux et sans scrupules. Leurs vies, ainsi que celles de quelques autres personnages, s’écoulent de façon anodine, dans une Naples hivernale qui s’apprête aux fêtes de noël, et qui pourtant est grise et sombre. Jusqu’au jour où un drame survient... Premier long métrage de fiction de Incerti, réalisé avec Teatri Uniti, "Il verificatore" est un film aussi bien sur la solitude et les tensions internes qu’elle peut créer, que sur des ambiances de Naples méconnues ou inavouées. (Primé en 1996, au David di Donatello, les Oscars italiens).
  • jeu 25.09.2003
  • 18:00

    Mario Martone, 1995, IT, 35mn, vo st fr, 100'
    Delia vit à Bologna, mais est de Naples. De temps à autre sa mère vient lui rendre visite, l’envahissant à chaque fois avec une attention bruyante typiquement napolitaine. Un jour le corps de sa mère, presque nu, avec juste une petite lingerie érotique, est retrouvé sur une plage. Delia rentre alors à Naples, où elle peine à réintégrer le chaos de la ville. De lourdes tâches l’y attendent : reconnaître le corps à la morgue, les funérailles à préparer, les affaires à ranger... Mais un sentiment d’incompréhension s’installe, qui grandi de plus en plus : pourquoi cette mort, que s’est-il passé ? Des indices la troublent, et le mystère qui plane sur les dernières heures précédant la mort de sa mère la pousse à rechercher une explication au drame. Petit à petit le portrait d’une femme, qu’elle se rend compte d’avoir mal connu, se dévoile, des facettes inattendues et surprenantes font surface. Inspiré du livre homonyme de Elena Ferrante, "L’amore molesto" est un film qui, au niveau scénaristique, touche au drame psychologique et au polar. Mais il est surtout et avant tout un très beau portrait qu’un cinéaste ’homme’ dresse de l’âme féminine.
  • 20:00

    Giuseppe Gaudino, 1998, IT, 35mm, vo st ang, 101'
    "Tours de lune entre terre et mer" serait le titre littéral de ce très beau film de Gaudino. Entre terre et mer, entre antiquité et contemporanéité, entre légende et réalité, le film nous conte l’histoire d’une ville, Pozzuoli, située à quelques kilomètres de Naples. Pozzuoli est une ville où les traces laissées par ’l’histoire’ remontent à 500 ans avant Jésus-Christ ; d’autres cicatrices sont par la suite venues s’y ajouter : celles des épidémies de choléra ou celles provoquées par le banditisme. Gennarino est le jeune garçon qui nous fait de guide pour ce parcours inhabituel dans l’histoire et dans l’état d’âme de Pozzuoli. Des fragments historiques- surprenantes reconstitutions de séquences où l’empereur Néron, Agrippina ou Sybille sont protagonistes-s’entremêlent avec les événements qui touchent sa famille. Une famille de pêcheurs, de conditions très pauvres, obligée à déménager de maison en maison. Perpétuels déplacements qui pourtant s’inscrivent dans une temporalité et un espace continus. C’est bien ici, d’ailleurs, que se situe l’incroyable singularité du film de Gaudino, dans cette capacité de raconter la continuité de l’Histoire, et donc (...)
  • 22:00

    Vincenzo Marra, 2001, IT, 35mm, vo st ang, 88'
    "Tornando a casa" fait partie de ces premiers longs métrages qui en disent long sur le revival du cinéma italien. Remarqué et primé dans de nombreux festivals, il traite un sujet difficile, tout en en perturbant les stéréotypes cinématographiques. On a déjà pu voir des fictions sur les difficultés (mortelles) de ceux qui se sont décidés à la traversée de la mer séparant l’Europe de l’Afrique. Vincenzo Marra multiplie et inverse les rôles de la victime et de l’agresseur, teintés d’une quête identitaire et d’un fatalisme qui se joue des personnages. Le lieu central du film est une barque de pêcheurs (qui s’oppose à la terre ferme (in)hospitalière), à la fois huis-clos, lieu d’exil, et gagne-pain risqué. Le capitaine décide de pêcher dans les eaux tunisiennes, interdites aux pêcheurs italiens, et ce malgré le désaccord de Franco et Samir, les plus jeunes. Samir est un émigré ’illégal’ et enfreindre la loi signifie pour lui le risque d’expulsion directeŠ Marra choisit le réalisme social : ainsi certains des acteurs ont été choisis parmis les marins du port. Sa façon de filmer, âpre et dure, sied à la vie dure (sous le soleil de Naples) des personnages (...)
  • ven 26.09.2003
  • 18:00

    Leonardo Di Costanzo, 2003, IT-FR, video, vo st ang, 60'
    "Collège Nino Cortese, périphérie de Naples. Entre langue italienne et dialecte napolitain, entre éducation citoyenne et loi du quartier, l’établissement, comme beaucoup d’autres dans les grandes villes, est un lieu d’affrontement. La directrice a décidé de ne plus recourir aux exclusions comme mesure disciplinaire, car la capacité d’enseigner à tous est la raison d’être de l’école publique". C’est sur ces quelques phrases que s’ouvre le tout dernier documentaire de Leonardo Di Costanzo, présenté au festival de Venise il y a quelques semaines. "A scuola" pourrait paraître un documentaire de plus sur les rapports difficiles ou conflicuels entre élèves et enseignants, si ce n’est qu’ici la caméra de Di Costanzo plutôt que de s’arrêter sur les élèves, sujet habituel de ce genre de documentaire, se fixe sur les enseignants. Au centre des événements : leur persévérance, leurs faiblesses, leur fatigue dans cette ardue tâche d’enseigner à des élèves qui ne veulent rien savoir, à des adolescents qui déjà dénigrent toute loi et sont désabusés par la société qui les entoure. (Sous réserve : peut-être sous-titré en français).
  • 20:00

    Antonio Capuano, 2001, IT, 35mm, vo st ang, 115'
    Cinquième long métrage de Capuano, présenté aux Festivals de Venise et de Cannes, "Luna Rossa" est l’histoire d’une famille camorriste racontée au travers d’une relecture de l’Orestie de Eschyle. Dans un long flash back le jeune Oreste, repenti, raconte à un juge la saga de sa famille, celle des Cammarano. Les intrigues, incestueuses, mortelles, incandescantes, se succèdent et s’entremêlent, et dévoilent un portrait éffronté et sombre des multiples membres de la famille. On pourrait croire que "Luna rossa" ne serait qu’un film de plus sur des histoires de mafia, et pourtant... Là où le film surprend c’est bien dans son approche du sujet. Les scènes en écho à ce qui pourrait presque être un genre cinématographique à part entière, le film de mafia, s’alternent avec d’autres résolument modernes, contemporaines, au ton ’high-tech’. Clash entre modernité et tradition. Les couleurs, saturées, rouge vif ou noir intense, et le style, redondant et baroque, contribuent à l’impression d’une tragédie suspendue dans le temps où les événements se succèdent dans un mouvement circulaire inéluctable. Le film s’appuye sur un cast de premier ordre, avec des (...)
  • 22:00

    Carla Apuzzo, 1999, IT, 35mm, vo st fr, 81'
    Le film commence sur un plan embué de volutes de fumée de cigarettes et une voix qui questionne l"avenir sur base du ’I-ching’, un jeu divinatoire. Rose et Angelo sont en cavale, sans un sou et avec un tueur à gage (engagé par l"ex mari de Rosa) à leurs trousses. Malgré leur fuite dans une périphérie industrielle de Naples (Bagnoli), le jeune couple, plutôt foireux, se préoccupe de gagner rapidement de l"argent. Angelo prépare un hold up et Rosa tente de gagner vite quelques sous en vendant de la drogue et en retournant travailler dans la boîte de téléphone rose qu"elle avait quittée. " Rose e pistole " a tout du scénario de roman noir américain contemporain. Touchant aux clichés du portrait d"une société dégradée et de ses personnages, empreints des couleurs locales d"une banlieue barge. Portrait caricatural d’une jeunesse marginale, vétue de skaï et de cuir, vivant de cigarettes, d’alcool et loin de se préoccuper d’une carrière sociale. Le film s"arroge une certaine dose d"humour par le biais des situations et de quelques dialogues incongrus,Š plus un clin d"¦il au célèbre ŒPulp Fiction" de Tarantino. ’Rose e pistole’ surprend par la fin et (...)
  • sam 27.09.2003
  • 18:00

    Que se passe-t’il lorsque le cinéaste Pierre Coulibeuf et l’artiste plasticien, performeur, écrivain et chorégraphe Jan Fabre se rencontrent ? Le premier se défend de reproduire une représentation mais parle de création, ré-création, qui naît dans la collaboration. Le second a développé tout un questionnement de la représentation, repoussant les limites de l’acceptable. Pierre Coulibeuf propose une oeuvre qui transforme l’expression du chorégraphe en mouvements et cadrages transversaux, donnant à voir une oeuvre conceptuelle qui est à la fois dense, théâtre et tableau. Une forme qui prend le dessus pour donner au cinéma son statut de vision-imagination, à l’image des textes de Jan Fabre. Les personnages du film tournent sans fin dans un labyrinthe, théâtre d’action de la métamorphose du corps et de l’esprit. On aboutit ainsi à une mise en relation de l’animalité et de la civilisation qui se renvoient la balle sans que l’homme semble ne pouvoir jamais être en repos. L’esprit visionnaire est ici celui de la folie ; les tables de dissection, les hommes mangeant des insectes, l’imagerie gore esthétisée qui rejoint celle du passé mènent à une danse de (...)
    + Les guerriers de la beauté
    Pierre Coulibeuf, 2002, FR, 35mm, vo fr , 70'
  • 20:00

    Agostino Ferrente & Giuseppe Piperno, 1999, IT, video, vo st ang, 52'
    Le point de départ pour ce documentaire est une commande que la RAI, la chaîne publique italienne (ou ce qu’il en reste !) fait à Ferrente et Piperno, les deux réalisateurs en titre. Réaliser un film sur des adolescents, sur ce qu’il pensent et espèrent pour leur futur. Le hasard aura fait que ces deux cinéastes, qui ne sont pas de Naples mais du sud de l’Italie, rencontrent une jeune femme qui travaillait sur un projet avec des jeunes adolescents napolitains. Le film se lance alors avec Adele, Silvana, Enzo, ... Ils ont 12, 14 ans, et rêvent de l’univers fantasmagorique que crée la télévision. Ils reflètent aussi un esprit, une condition, quelque part emblématique des adolescents napolitains qui vivent dans un milieu social défavorisé, ou tout simplement ’prolétaire’. Et puis, revirement de situation ! Les cinéastes donnent la caméra aux jeunes protagonistes, qui finalement deviennent les ’vrais’ réalisateurs du film. Ils interviewent alors leurs mères, leur avouant ce qu’ils n’avaient jamais osé dire avant.... "Intervista a mia madre" est un documentaire que l’on qualifierait certainement de ’social’, mais le dispositif mis en place fait qu’il (...)
  • 22:00

    Pappi Corsicato, 1993, IT, 35mm, vo st fr, 85'
    Trois histoires, trois portraits de femmes, issues de trois classes sociales différentes. Dans un luxueux appartement vit Aurora, mariée avec un homme très riche, qu’elle a épousé pour son argent et qui ne rate pas les occasions pour la trahir. Un jour Aurora rencontre un vieil amant, Pistoletta, qui recommence à la courtiser de façon insistante. Pour son argent. Entretemps, le mari est parti, l’argent aussi ! Deuxième portrait : celui de Carmela, qui a un jeune fils, Sebastiano, qui essaye de savoir qui fut son père. Un jour Sebastiano tombe sur une photo, et découvre que sa mère est en réalité son père, qui se "transforma" en mère après la mort de celle-ci.... Et enfin Libera. Libera vit dans un quartier populaire, travaille dans un kiosque de journaux, est mariée... et elle est certaine que son mari la trompe ; une cassette vidéo le prouve ; par erreur celle-ci est vendue à un commerçant de cassettes porno...Vous l’aurez compris : il y a de l’Almodovar dans l’air ! Corsicato est effectivement passé par cette école-là mais, après, l’histoire est toute italienne. Ses films, entre drame et mélodrame, entre satire et dérision acide, mettent en scène (...)
  • dim 28.09.2003
  • 14:30

    > Balkan baroque Pierre Coulibeuf, Fr, 1999, 35mm,st fr-fr ond, 63" "Balkan baroque" n"est pas un documentaire-portrait de Marina Abramovic, mais une création basée sur la vie et l"¦uvre de l"artiste serbo-monténégrine, rendue célèbre par ses performances corporelles à partir des années ’70. Pierre Coulibeuf a choisi, en accord avec elle, de ne pas utiliser de matériel préexistant, vidéos de ses performances, mais de mettre en scène ses actions, en les adaptant à une situation purement cinématographique. Abramovic adopte ici un registre " auto-parodique " vis-à-vis de son image de " femme fatale de la performance " : elle danse un tango, suggère un strip-tease façon Marylin, se travestit en femme du peuple à mi-chemin entre Magnani et Lollobrigida, tout en alternant des fantasmes de séduction et des moments quotidiens (course à pied dans la campagne, discussions de travail, rituels domestiques et amoureux). Toutes ces images sont reliées par la voix off de l’artiste, qui raconte les étapes importantes de sa propre vie. Balkan Baroque est aussi le titre d’une performance qui a valu à Marina Abramovic le Lion d"or à La Biennale de Venise en 1997. (...)
  • 15:45

    Stefano Incerti, 1996, IT, 35mm, vo st ang, 36'
    D’après le roman de Bohumil Hrabal "Une trop bruyante solitude". Dans un dépôt de recyclage de vieux papiers un homme, Hanta, personnage tragi-comique entre un Charlie Chaplin et un Buster Keaton, prépare des balles de papiers. Depuis des années des tonnes et des tonnes de papier lui passent entre les mains. Dans cette masse de papier se recèlent des oeuvres, des livres de valeur, qu’il met de côté et que symboliquement il place au milieu des paquets de papier destinés à être détruits. Un livre sur Kant, sur Erasme, sur Lao-Tze... Hanta bois, des chopes et des chopes de bière. Non pas pour oublier mais pour faciliter le flot de ses pensées. Car il est en même temps le témoin et le tendre bourreau de ce symbolique cycle de vie et de mort. Tourné dans un noir et blanc contrasté et granuleux, "L’uomo di carta"’ a été mis en scène et joué par un des grands acteurs de Teatri Uniti, Andrea Renzi.
    + L’Altro Sguardo
    Rossella Ragazzi, 1996, IT, 35mm, vo st ang, 31'
  • 17:00

    > (In)jonction III Michel Jakar Bel, 2000, Beta, sans dial-zonder dial, 15" En février 2000, une programmation autour de la jonction Nord-Midi est préparée. Dans ce cadre, des acteurs de la cie Mossoux-Bonté se retrouvent déguisés en personnages errant dans les couloirs et les halls de trois gares bruxelloises, tandis que la caméra sobre et tendrement ironique du cinéaste belge s’empare de moments improvisés, isolés, de communication avec les voyageurs. Le court-métrage est prévu pour être projeté en installation sur trois écrans, toutefois, nous le projeterons tel qu’un court-métrage. > Rien de réel Michel Jakar Bel, 1996, Beta, vo st fr-ov fr ond, 24" Partant d’un spectacle de la Cie Mossoux Bonté qui traitait du passage de l’ex-Urss à la Russie, Michel Jakar, Nicole Mossoux et Patrick Bonté ont décidé pour cette vidéo-danse de créer une nouvelle mise-en-scène, cinématographique. Les cadrages captent avec sensibilité le mouvement oscillant, subtil, soudainement brusque des danseuses, tandis qu’en voix-off une ancienne secrétaire du Parti rend hommage à ces femmes qui furent à son service et ont toutes disparu. Tourné en studio, le film (...)
  • 18:30

    Pour clôturer la programmation du Nova dans le cadre de la 2ème édition du Festival ’Temps d’images’, mais aussi celle consacrée à Teatri Uniti, un débat rassemblera des cinéastes, des metteurs-en-scène, des producteurs venus de France, d’Italie et de Bruxelles. A l’ordre du jour : des questions autour des rapports arts de la scène/ cinéma, qui seront abordés du point de vue de la création mais aussi de la production. Des questions telles que celle du rapport à une tradition locale/ nationale, ou celle de la ’transcription’ du spectacle scénique, ou celle encore du rapport et des limites d’une recherche formelle ou de contenu. Une table d’hôtes pour clôturer la toute fin !! Intervenants : België> Patrick Bonté (chorégraphe, metteur-en-scène), Michel Jakar (cinéaste), Nicole Mosseux (chorégraphe, regisseuse) Frankrijk> Pierre Coulibeuf (cinéaste), Chantal Delanoë (productrice/ Regards Productions) Italië> Angelo Curti (producteur), Motus Table d’hôtes : 20:30 (réservez ! tel 02 511 24 77)
  • 22:00

    Mario Martone, 1998, IT, 35mm, vo st ang, 108'
    Depuis trois ans la guerre est en cours dans l’ex-Yougoslavie. Nous sommes en 1994, à Naples, où un jeune metteur-en-scène de théâtre, Leo, démarre les répétitions pour un spectacle qu’il voudrait pouvoir présenter à Sarajevo où, quelques années auparavant, il avait connu le directeur d’un théâtre, lui-même metteur-en-scène. Le spectacle en question est basé sur un texte d’Eschyle, "Les sept contre Thèbes", qui justement parle d’une ville assiégée et d’une guerre fratricide. Les répétitions se déroulent dans un théâtre situé dans "I quartieri Spagnoli", "les quartiers espagnoles", vestiges en quelque sorte de la période pendant laquelle Naples fut sous domination espagnole. La vie de la troupe s’y retrouve ’contaminée’ par celle du quartier, les anecdotes de l’une quelques fois se mélangent avec celle de l’autre. Le jour de l’avant-première arrive... Mais entre-temps un télégramme provenant de Sarajevo aura déjà marqué l’impossibilité d’y amener le spectacle... Film de théâtre ? Film de ’cinéma’ ? "Teatro di guerra" est certainement des deux, accomplissement d’une démarche portée à l’extrême où cinéma et théâtre, justement, fusionnent. Film de (...)
  • jeu 02.10.2003
  • 20:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • 22:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • ven 03.10.2003
  • 20:00

    Co-réalisé avec Nicolas Roeg (" The Man who Fell to Earth ", " Bad Timing ",...) en 1968, ce film nous plonge dans le monde interlope des gangsters du swinging London et d"une rock star déchue jouée par Mick Jagger. Chas Devlin (James Fox, " The servant ", " The Loneliness of the Long Distance Runner ",...) est un gangster, un performer, spécialisé dans le chantage mais suite à une affaire qui tourne mal, poursuivi par son employeur, il doit quitter Londres. Il se réfugie alors chez Turner (Mick Jagger), un rocker que le succès a quitté et qui vit dans une demeure qui tombe en ruines en compagnie de deux charmantes créatures (Anita Pallenberg et Michèle Breton). Commence alors un processus de fusion identitaire entre les deux hommes qui prend l"allure d"un trip psychédélique saisi à tout jamais par la caméra de Cammell et Roeg.
  • 22:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • sam 04.10.2003
  • 20:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • 22:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • dim 05.10.2003
  • 20:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • 22:00

    Co-réalisé avec Nicolas Roeg (" The Man who Fell to Earth ", " Bad Timing ",...) en 1968, ce film nous plonge dans le monde interlope des gangsters du swinging London et d"une rock star déchue jouée par Mick Jagger. Chas Devlin (James Fox, " The servant ", " The Loneliness of the Long Distance Runner ",...) est un gangster, un performer, spécialisé dans le chantage mais suite à une affaire qui tourne mal, poursuivi par son employeur, il doit quitter Londres. Il se réfugie alors chez Turner (Mick Jagger), un rocker que le succès a quitté et qui vit dans une demeure qui tombe en ruines en compagnie de deux charmantes créatures (Anita Pallenberg et Michèle Breton). Commence alors un processus de fusion identitaire entre les deux hommes qui prend l"allure d"un trip psychédélique saisi à tout jamais par la caméra de Cammell et Roeg.
  • jeu 09.10.2003
  • 20:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • 22:00

    Le film le plus classique de Cammell et peut-être le moins personnel, mais qui préfigure bien des films qui sont aujourd"hui sur nos écrans de par le thème qu"il traite. Le femme d"un informaticien (interprétée par Julie Christie, " Don"t Look Now ", " Dr Zhivago ",...) est prise au piège dans leur maison entièrement contrôlée par un ordinateur nommé Proteus. La voici donc le cobaye de son propre mari et au coeur d"un combat avec Proteus dont les intentions se révèlent bien vite pleine d"animosité car elle ne rempli pas tout les désirs de cette machine despotique... + BONUS INEDIT !!! : THE ARGUMENT 1971-1996, Dvd, vo ang/ eng ov, 11’ Un court-métrage inédit retrouvé en 1996 après la mort de Donald Cammell par Frank Mazzola (le monteur de " Performance " de " Wild Side ", le dernier film de Cammell). En 1971, Donald Cammell commença des essais pour un long métrage qui ne se fit jamais mais dont il résulte un court-métrage très intriguant. Un réalisateur (Kendrew Lascelles) est perdu dans le désert de Mojave avec son actrice principale (interprétée par Myriam S. Gibril, qui joue Isis dans Lucifer Rising de Kenneth Anger) qui ne se plie pas à (...)
  • ven 10.10.2003
  • 20:00

    Il faut avoir du sex-appeal. Il faut être jeune ! Il faut être corps à transformer, avoir l’âme flexible. Il faut être corps et âme avec son temps. Se "normaliser" en devenant de la viande à sexe, à travail, de la chair à canon, être des "ressources"... Mais quelle est donc cette mode qui est devenue notre peau ? "La passerelle défile" est un spectacle théâtral, visuel et musical. Divisé en huit tableaux entrecoupés de séquences vidéo, il raconte des histoires de vie, explore la détérioration des environnements ruraux et urbains, en passant par l’histoire de l’esclavagisme moderne qu’est l’industrialisation. Cet "anti-défilé de mode" pose des questions et affirmations, pour ouvrir le débat après les représentations. Y a-t-il une autre vie dans, ou en marge de la société moderne ? Peut-on vivre de façon cohérente dans ce cadre incohérent ? Initié à partir d’une coopérative à base agricole de Longo maï, dans le sud de la France, "La laine défile" cherche surtout à susciter des moments de partage et de réflexion sur ce que notre société est devenue et sur les alternatives actuelles...
  • sam 11.10.2003
  • 20:00

    Le film le plus classique de Cammell et peut-être le moins personnel, mais qui préfigure bien des films qui sont aujourd"hui sur nos écrans de par le thème qu"il traite. Le femme d"un informaticien (interprétée par Julie Christie, " Don"t Look Now ", " Dr Zhivago ",...) est prise au piège dans leur maison entièrement contrôlée par un ordinateur nommé Proteus. La voici donc le cobaye de son propre mari et au coeur d"un combat avec Proteus dont les intentions se révèlent bien vite pleine d"animosité car elle ne rempli pas tout les désirs de cette machine despotique... + BONUS INEDIT !!! : THE ARGUMENT 1971-1996, Dvd, vo ang/ eng ov, 11’ Un court-métrage inédit retrouvé en 1996 après la mort de Donald Cammell par Frank Mazzola (le monteur de " Performance " de " Wild Side ", le dernier film de Cammell). En 1971, Donald Cammell commença des essais pour un long métrage qui ne se fit jamais mais dont il résulte un court-métrage très intriguant. Un réalisateur (Kendrew Lascelles) est perdu dans le désert de Mojave avec son actrice principale (interprétée par Myriam S. Gibril, qui joue Isis dans Lucifer Rising de Kenneth Anger) qui ne se plie pas à (...)
  • 22:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • dim 12.10.2003
  • 20:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)
  • 22:00

    Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots (surtout lorsqu’il est question des "fripouilles" du gouvernement conservateur). Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Andrew, ancien ferrailleur, fils de Gladys et papa d’Eden, décide de filmer un vagabondage de trois mois en leur compagnieŠ Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, ils vont remonter toute la côte par l’Ouest pour redescendre ensuite jusqu’à leur point de départ. Cette odyssée est pour eux l’occasion de mieux se connaître, mais également de découvrir la côte britannique : ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Nous croiserons par exemple le géant Bolster qui mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui (...)