• ven 15.08.2003
  • 12:00

    Zone Levier 2. La Cité administrativeŠ Nous longeons la jonction Nord-Midi. Les autoroutes, les voitures, le train, la circulation. Bruxelles comme point de circulation, laissant d"un côté, un centre historique aux jeux de sons et lumières, aux restaurants alignés, aux autocars, aux appareils photos et un peu à la " fête ", et de l"autre le " Haut de la Ville ". Les projets des années 50, puis des années 60 et encore des années 70. La Cité administrative, c"est toute une aventure, celle du " progrès national " : 6 hectares de béton, une tour de 140 mètres. Le chantier, prévu pour quatre ans débute dans la foulée de l"Expo Universelle, en 1958 ; il s"achève bien entendu en 1983, écrasant sous son poids le marché couvert de Cluysenaar. C"est l"époque des grands chantiers " fonctionnalistes " inspirés des théories urbanistiques des années 30 : on fera de Bruxelles, une ville " moderne " ponctuée de monuments d"un nouveau genre, la plaçant au centre des axes Anvers-Paris et Ostende-Liège, voire Amsterdam-Paris et Londres-Istanbul pour les rêveurs les plus fous. Pour ce faire, on morcelle " rationnellement " car " Si l"on veut mettre un peu d"ordre (...)
  • 20:00

    Drôle d"oiseau que ce Felix Kubin. Basé dans son repère à Hambourg où il travaille contre le reste du monde (dixit Kubin lui-même), il se mue tour à tour en musicien pop sci-fi ou noise, dessinateur, réalisateur de films d"animations, membre du futuriste dada-band Klangkrieg, fondateur du label Gagarin Records.... et est de plus en plus souvent présent sur les scènes bruxelloises. Les apparitions scéniques "electro-poppy one-man" de Kubin sont vraiment déjantées et basées sur une musique faite de rythmes tordus qu’il produit sur ses vieux synthés. A expérimenter ! http://www.felixkubin.de
  • 21:30

    L’exploration avisée et mobile de Peter Downsbrough, dresse le portrait vivant d’un lieu atypique : la Cité administrative. Les coupes (balustrades, vitres, escaliers) et les perspectives (lampadaires, colonnes, bassins) expérimentent une perception animée et sonore d’un espace deserté, haut/bas statique...
  • 21:45

    Steven Soderbergh, 1997, US, 35mm, vo st fr, 92'
    Pour l"ouverture du PleinOPENair édition 2003, nous avons choisi un film relativement inconnu - excepté au Nova - d"un réalisateur plutôt connu ("Sex, Lies and Videotapes", "Ocean"s Eleven", etc) : Steven Söderbergh ! Ce fanatique cinéaste ne peut s"empêcher de faire de temps à autre un film hautement personel, qui malheureusement se voit condamné à l"inattention du large public. Mais cela ne veut rien dire, du moins rien sur la qualité intrinsèque de cette comédie absurde autour de l" esprit "Suburb". Fable contemporaine loin de toute description, "Schizopolis" tient plus d"un remake à la "Kentucky Fried Movie" ou autres élucubrations Monthy Pythoniennes, travaillé par Samuel Becket et ensuite réordonné en un chaos hallucinogèneŠ Dans les grandes lignes "Schizopolis" raconte l"histoire d"une famille banlieusarde schizophrène, de "l"éventualisme" et de son gourou, d"un homme et de son sosie, d"un espion, d"un manque de communication, de journaux télévisés et d"un concept échappatoire. Cet auteur-réalisateur- monteur-interprète nous met face à une société de plus en plus étrangère à elle-même où superficialité et civilisation, profondeur et (...)
  • 24:00

    Ogino:Knauss est un collectif qui a été créé au CPA, un centre autonome squatté à Florence et malheureusement expulsé il y a à peu près un an. Ogino:knauss continue malgré tout ses recherches autour de l"image, de la musique et de l"architecture. Pour eux, l"art du VJ-ing est une manière d"exprimer une attitude engagée dans la ville. Une preuve forte et vivante que l"activisme et l"imagination peuvent faire bon ménage ! http://www.oginoknauss.org
  • sam 16.08.2003
  • 12:00

    Zone Levier 2. La Cité administrativeŠ Nous longeons la jonction Nord-Midi. Les autoroutes, les voitures, le train, la circulation. Bruxelles comme point de circulation, laissant d"un côté, un centre historique aux jeux de sons et lumières, aux restaurants alignés, aux autocars, aux appareils photos et un peu à la " fête ", et de l"autre le " Haut de la Ville ". Les projets des années 50, puis des années 60 et encore des années 70. La Cité administrative, c"est toute une aventure, celle du " progrès national " : 6 hectares de béton, une tour de 140 mètres. Le chantier, prévu pour quatre ans débute dans la foulée de l"Expo Universelle, en 1958 ; il s"achève bien entendu en 1983, écrasant sous son poids le marché couvert de Cluysenaar. C"est l"époque des grands chantiers " fonctionnalistes " inspirés des théories urbanistiques des années 30 : on fera de Bruxelles, une ville " moderne " ponctuée de monuments d"un nouveau genre, la plaçant au centre des axes Anvers-Paris et Ostende-Liège, voire Amsterdam-Paris et Londres-Istanbul pour les rêveurs les plus fous. Pour ce faire, on morcelle " rationnellement " car " Si l"on veut mettre un peu d"ordre (...)
  • 20:00

    De Yellow à Eddy Mitchell, de Dick Rivers à Aphex Twin, Domguè a les horizons musicaux plutôt larges. Domguè ? Un surnom que cet ingénieur liégeois a reçu quand il travaillait à Haïti, dans des bidonvilles. De cette période, Domguè doit donc son nom, mais aussi la prise de conscience qui l’a détourné de sa carrière de chef d’entreprise. Domguè ne sait pas écrire d’histoires. Alors il s’exprime avec un saxophone, un "groovebox" etŠ des paroles chantées dans un language imaginaire. Adepte de l’autodérision, il invente des mots à partir de sensations aussi simples que la solitude, la passion, le ridicule ou le dégoûtŠ Une alchimie unique se produit entre ses mots étranges, son sax envoûtant et ses rythmes "groovants". Mais si Domguè en est arrivé à faire de la musique électronique, il reste sûr d’une chose : "Tu peux m"enlever toutes mes machines mais on ne peut pas m"enlever mon saxophone"Š
  • 21:30

    Portrait d’après nature de la vie bruxelloise au milieu des années ’50. Essentiellement tourné dans le centre de la ville, ce petit film a la particularité de composer sa bande son comme une musique, en captant les sons de la fourmilière urbaine : klaxons, roucoulement, rumeurs et clameursŠ
  • 21:45

    Le rebelle
    King Vidor, 1949, US, 35mn, vo st fr, 114'
    Basé sur le roman homonyme de Ayn Rand, ce film fait figure d"ovni tant dans la carrière hollywoodienne de King Vidor que de celle de Gary Cooper. Cooper alias l" architecte Howard Roark, génie moderniste librement inspiré par Frank Lloyd Wright, se heurte à l"esthétisme conservateur ambiant, aux embroglios et manipulations diverses inhérents au milieu de l"immobilier. Plutôt que de compromettre ses idéaux, il n"hésitera ni à travailler comme ouvrier dans une carrière, ni à dynamiter un projet de logements en construction ne respectant pas ses plans originaux. Roark justifiera son acte dans un long monologue passionné défendant un objectivisme néo-nietzschéen prônant une liberté personnelle absolue ; un plaidoyer pour les droits des créateurs contre l"écrasement dans la collectivité. Cette représentation de l"architecte en génie indéniable détenteur d"une vision supérieure en irritera ou amusera plus d"un. Mais ce mélodrame extravagant et romantique filmé dans style expressionniste virtuose et miné de symboles freudiens reste une perle rare et ne manquera de faire écho dans un contexte bruxellois guère plus réjouissant.
  • ven 22.08.2003
  • 12:00

    Une réserve naturelle de deux hectares et demi de marais, douze en comptant la vallée du Kerkebeek et le Parc Walckiers. La vallée du Kerkebeek ? Bien oui, comme le Maelbeek, le Roodkloosterbeek,... un affluent de la Senne. La Senne ? Sous nos pieds depuis plus d’un siècle, au nom de l’hygiénisme ambiant. Longez les rails, puis, brusquement, plongez dans ces bosquets, fourrés, à la recherche de tritons, de belettes, de putois, c’est selon, de grenouilles, de volatiles merveilleux ou angoissants. Mais le plus important, c’est que l’on peut y dénicher le glorieux et fier iris. Parce que, qu’on se le dise, voilà une fleur qui pousse dans les marais, en eaux troubles et basses : il paraît que les ducs de Brabant trompaient ainsi leurs barbares ennemis, lâchant leurs chevaux à tous vents sur les portions fleuries des marécages. Iris, la messagère relayant les caprices des dieux aux mortels par arc-en-ciel interposé. Moments de suspension. Certainement. Restes du vieux Bruxelles. Pas vraiment. Le parc Walckiers, par exemple doit son biotope recomposé à un abandon. Au temps où le Geuzenberg nous abreuvait du Saint-Witloof, c’était un des premiers "parcs à (...)
  • 17:00

    Au menu les 22 et 23 août : pleinOPENair au vert ! Nous alternons le béton et les terrains vagues avec les arbres frémissants et les oiseaux sifflotants. Et pourtantŠ au milieu de la réserve naturelle du Moeraske, quelques pilones électriques s"alignent fièrement à coté des trains qui foncent, et en dessous des avions qui décollent. Quelques guides expérimentés vous révèleront les secrets du Moeraske, de la gare de Schaerbeek-formation et des environs en général. "Schaerbeek en Formation" vendredi 22/8 17:00 - Rendez-vous à la gare de Schaerbeek. Réservation indispensable au numéro 02.218.38.78 (p.a.f. : 2,50 euro) (en collaboration avec Brukselbinnenstebuiten) ""t Moeraske" samedi 23/8 17:00, 18:00, 19:00. Rendez-vous à l"église Saint-Vincent (Evere). (en collaboration avec la Commission de l"environnement de Bruxelles et environs)
  • 20:00

    LUSTROlustre, c’est Loredana Lanciano (à la voix et aux bruits) et Mattieu Delaunay (à la guitare, aux platines et aux bruits). Ces deux membres du groupe Zur (souvenez-vous : l’installation-performance "La La La La", en 2002 au Nova) se présentent à Bruxelles sous la forme d’un concert "in situ". LUSTROlustre tente de combiner la chanson mélodique, la recherche et l"expérimentation sonore. Il s"agit, à chaque concert, de réinventer la perception auditive : l"emplacement du public est fonction du climat sonore créé sur un lieu, son immobilité fait face aux déambulations musicales du groupe. Dans la recherche d"une musique intime, un son du coeur, des bruits d"âme, un tempo interne et communŠ
  • 21:30

    Court métrage composé de photos du collectif BlowUp et d"une bande son concoctée par Bruxelles nous appartient (Wendy Van Wynsberghe). En point de mire : le Moeraske et son environnementŠ
  • 21:45

    Where the Green Ants Dream
    Werner Herzog, 1984, DE, 35mm, vo ang st fr, 100'
    Cela commence par un paysage désertique où dansent des tornades sur une musique lyrique. Nous sommes quelque part au coeur de l’Australie, terre ancestrale pour les Aborigènes, nouvel Eldorado pour l’homme blanc. Une compagnie minière anglaise vient de s’y implanter en vue d’y exploiter de l’uranium. Leur recherches sont très vite interrompues par les Aborigènes du coin, revendiquant pacifiquement cette terre sacrée où rêvent les Fourmis Vertes. Inspiré de faits réels, "Le pays où rêvent les fourmis vertes" est bien plus qu’un film écologique généreux d’une beauté plastique indéniable. C’est une fable, paradoxalement humoristique quoique sombre dans l’absolu, où Herzog, à l’instar de ses autres films, y développe sa propre mythologie, peut-être moins exacerbée ici, mais tout aussi visionnaire. Et bien que semblant léger dans son traitement, ce film méconnu d’un réalisateur désormais célèbre pour ses illuminations, renferme des interrogations profondes sur la nature immémoriale de l’Humanité, peut-être bien en passe de disparaître faute de pouvoir continuer à rêverŠ
  • sam 23.08.2003
  • 12:00

    Une réserve naturelle de deux hectares et demi de marais, douze en comptant la vallée du Kerkebeek et le Parc Walckiers. La vallée du Kerkebeek ? Bien oui, comme le Maelbeek, le Roodkloosterbeek,... un affluent de la Senne. La Senne ? Sous nos pieds depuis plus d’un siècle, au nom de l’hygiénisme ambiant. Longez les rails, puis, brusquement, plongez dans ces bosquets, fourrés, à la recherche de tritons, de belettes, de putois, c’est selon, de grenouilles, de volatiles merveilleux ou angoissants. Mais le plus important, c’est que l’on peut y dénicher le glorieux et fier iris. Parce que, qu’on se le dise, voilà une fleur qui pousse dans les marais, en eaux troubles et basses : il paraît que les ducs de Brabant trompaient ainsi leurs barbares ennemis, lâchant leurs chevaux à tous vents sur les portions fleuries des marécages. Iris, la messagère relayant les caprices des dieux aux mortels par arc-en-ciel interposé. Moments de suspension. Certainement. Restes du vieux Bruxelles. Pas vraiment. Le parc Walckiers, par exemple doit son biotope recomposé à un abandon. Au temps où le Geuzenberg nous abreuvait du Saint-Witloof, c’était un des premiers "parcs à (...)
  • 17:00

    Au menu les 22 et 23 août : pleinOPENair au vert ! Nous alternons le béton et les terrains vagues avec les arbres frémissants et les oiseaux sifflotants. Et pourtantŠ au milieu de la réserve naturelle du Moeraske, quelques pilones électriques s"alignent fièrement à coté des trains qui foncent, et en dessous des avions qui décollent. Quelques guides expérimentés vous révèleront les secrets du Moeraske, de la gare de Schaerbeek-formation et des environs en général. "Schaerbeek en Formation" vendredi 22/8 17:00 - Rendez-vous à la gare de Schaerbeek. Réservation indispensable au numéro 02.218.38.78 (p.a.f. : 2,50 euro) (en collaboration avec Brukselbinnenstebuiten) ""t Moeraske" samedi 23/8 17:00, 18:00, 19:00. Rendez-vous à l"église Saint-Vincent (Evere). (en collaboration avec la Commission de l"environnement de Bruxelles et environs)
  • 20:00

    Le son est omniprésent dans le monde magique de Stevie Wishart. Quand elle n"en improvise pas sur ses instruments, elle en compose pour des ensembles, des films, des installationsŠ Elle a ainsi collaboré avec des musiciens aussi fameux que Fred Frith ou Art Zoyd. Son instrument préféré est le "hurdy-gurdy", un instrument moyenâgeux aux sons hypnotiques. Stevie vit souvent à Bruxelles où elle a fondé le groupe "Transients" avec entre-autres Dirk Wachtelaer. Ils se produiront en duo au PleinOPENair. Transients est une collision entre des mondes sonores différents : entre le hurdy-gurdy de Stevie et la batterie et le sampler de Dirk. Médiéval ou contemporain ? Tout ce qu"on peut dire, c"est que le passé et le présent s"accordent ici drôlement bienŠ
  • 21:30

    Pour accompagner le passage du jour à la nuit, Stevie Wishart et Dirk Wachtelaer improviseront sur un court métrage surprise, en lien bien sûr avec le cadre si contrasté et particulier du MoeraskeŠ
  • 21:45

    Jan Svankmajer, 2000, CZ, 35mm, vo st fr, 127'
    "Otesanek est un vieux conte de fées populaire tchèque. Le mythe qui le fonde est un des mythes essentiels de notre civilisation : la révolte contre la nature et la dimension tragique de cette révolte". Ainsi Jan Svankmajer explique-t-il le choix d’adapter cette fable surréaliste, genre qu’il affectionne particulièrement, et grâce auquel il parvient le mieux à exprimer la situation catastrophique de notre civilisation. Virtuose du cinéma d’animation dans lequel il évolue depuis 40 ans, Svankmajer a tout animé : le bois, le fer, les légumes, le sable... Avec ce quatrième long métrage, il réalise un chef-d’oeuvre satirique qui combine des techniques d’animations artisanales et déjantées avec des personnages de chair et de sang. A travers l’histoire d’un couple stérile obsédé par son désir d’enfant, le film est une métaphore sur la manipulation de la nature. En bêchant son jardin, l’homme découvre un bout de bois dont la forme évoque la silhouette d’un bébé. Contaminé par un fantasme qui va bientôt vampiriser tout principe de réalité, le couple traite ce petit bout de bois comme un véritable bébé... qui va de fait prendre vie et grandir (...)
  • ven 29.08.2003
  • 12:00

    Depuis l"annonce du projet du terminal TGV, la chronique du Quartier Midi est celle d"une mort annoncéeŠ La spéculation immobilière démarra aussitôt sur les ilôts proches de la gare. La Commune et la Région virent donc la nécessité de réguler les appétits des promoteurs, mais surtout l"occasion de "nettoyer" le bas de Saint-Gilles, densément peuplé, pour en faire une zone d"affaires et de bureaux. Persuadés que des sociétés internationales se presseraient pour s"installer aux abords de la gare, les pouvoirs publics prirent les mesures d"expropriation pour plusieurs ilôts, la Région s"occupant du rachat des maisons et de "l"accompagnement social" des habitants. Tout ce mécanisme pour préparer le terrain à de nouveaux projets immobiliers qui iront, in fine, dans les mains et dans les poches de quelques promoteurs privés. Ainsi espérait-on préserver les quartiers résidentiels plus éloignés, et percevoir de nouvelles taxes bienvenuesŠ Tout était clair. Sur plan en tout casŠ Car si l"on en juge par les résultats accomplis une dizaine d"années plus tard, le processus semble s"être basé sur un mythe. A part un hôtel Ibis et prochainement le siège de la (...)
  • 20:00

    On les appelle Dusminguet et ils viennent de La Garriga (Barcelone). Comme Manu Chao, Amparanoïa ou Macaco (avec lesquels ils ont d’ailleurs collaboré), ils ont le goût du mélange. Ils chantent en catalan, en espagnol, en français, en portuguais ou en arabe. Ils puisent leur inspiration dans les musiques populaires, du reggae au merengue, du rock au cha-cha-cha, des rythmes grecs aux samplers de l"Est de l"EuropeŠ Chacun de leurs disques ("Vafalungo", "Postrof" et "Go") est conçu comme un carnet de voyages ouvert, une aventure imaginaire et surréaliste. En concert aussi, Dusminguet produit ce qu’ils appellent le "mestizo" : un pot-pourri de gaieté et de vitalité ! http://www.dusminguet.to
  • 21:15

    Le réalisateur John Smith et la compositrice Jocelyn Pook habitaient à l"Est de Londres, au début des années "90. Expropriations et démolitions pour la construction de l"impopulaire autoroute M11 battaient alors leur plein. Dans la tradition du documentaire radical, ils immortalisèrent ensemble la destruction de leur quartier et lui rendirent un dernier hommage. Le film au montage libre reconstruit des histoires à partir de fragments éclatés de sons et d"images, relie des réminiscences disparates à des événements contemporains et brouille les limites entre documentaire, film expérimental et fiction.
  • 21:45

    Pour avoir son content de sucreries, Charlie participe à un concours organisé par le propriétaire de la légendaire chocolaterie (Gene Wilder) : 5 tickets d"or sont cachés dans les barres de chocolat Willy Wonka. A la clef : une visite de la mystérieuse usine où travaillent les Oompa Loompa"s. Et une vie de sucreries ! Réalisateur de documentaires, Mel Stuart n"a fait que de rares incursions dans le domaine de la fiction. Son premier long métrage, intitulé "If It"s Tuesday, This Must Be Belgium" ("Mardi, c"est la Belgique"), racontait comment un groupe d"Américains moyens effectuait le tour de l"Europe en dix-huit jours ! Mais c"est son adaptation de "Charlie et la chocolaterie" qui laissera des traces dans l"imaginaire de plusieurs générations de grands et petits. Comédie musicale étonnante et sarcastique, "Willy Wonka" est pourtant un film maudit. Roald Dahl en était mécontent, l"adaptation n"étant pas tout-à-fait fidèle à la nouvelle originale. Sa sortie en salles fut un vrai bide. Il faudra attendre les années Œ80 pour que ce film devienne culte. A l"heure où Tim Burton annonce qu"il va s"attaquer à un remake (avec Marilyn Manson dans le rôle (...)
  • sam 30.08.2003
  • 12:00

    Depuis l"annonce du projet du terminal TGV, la chronique du Quartier Midi est celle d"une mort annoncéeŠ La spéculation immobilière démarra aussitôt sur les ilôts proches de la gare. La Commune et la Région virent donc la nécessité de réguler les appétits des promoteurs, mais surtout l"occasion de "nettoyer" le bas de Saint-Gilles, densément peuplé, pour en faire une zone d"affaires et de bureaux. Persuadés que des sociétés internationales se presseraient pour s"installer aux abords de la gare, les pouvoirs publics prirent les mesures d"expropriation pour plusieurs ilôts, la Région s"occupant du rachat des maisons et de "l"accompagnement social" des habitants. Tout ce mécanisme pour préparer le terrain à de nouveaux projets immobiliers qui iront, in fine, dans les mains et dans les poches de quelques promoteurs privés. Ainsi espérait-on préserver les quartiers résidentiels plus éloignés, et percevoir de nouvelles taxes bienvenuesŠ Tout était clair. Sur plan en tout casŠ Car si l"on en juge par les résultats accomplis une dizaine d"années plus tard, le processus semble s"être basé sur un mythe. A part un hôtel Ibis et prochainement le siège de la (...)
  • 20:00

    Entre voies ferrées et chemins de terre, Rom imprime au registre "chanson française" un soupçon de brusseleir. Rom est au départ un projet personnel de Rom Renard, réunissant plusieurs musiciens autour de la création d"un CD intitulé : "Saint-Gilles- Mogador". Inspiré par l’atmosphère des Caravanes d’Europe centrale, d’Afrique et d’ailleurs, cette formation de sept musiciens nous emmène hors des bouges bruxellois. Leur répertoire est constellé de récits, d’histoires vécues où il est question d’humeurs, de colères et d’affections liées à des personnes, des lieux. La richesse des instruments contrebasse, guitares, percussions, violon, clavier et cornet, saisissent les émotions nées d’histoires d’exils, d’escales et de ports telles des expressions vivantes et singulières du voyage. http://www.artbag.be/rom1.htm
  • 21:30

    Jorge Furtado, 1989, BR, 35mm, vt fr st nl, 13'
    Au départ d’une commande de l"université de Rio Grande do Sul pour réaliser une vidéo sur le traitement de déchets, Jorge Furtado a choisi un angle très local comme point de départ d’un scénario étonnant : "J"ai voulu montrer à un visiteur inter-planétaire comment est la Terre". A voir et à revoir sans modération.
  • 21:45

    Comme point de départ, des lieux de vie (rues, gares, décharges, port et manufactures) dans quatre mégalopoles : Mexico (23 millions d’habitants), Bombay (17 millions), New York et Moscou (9 millions). Et comme point d’aboutissement, la collecte cinématographique de douze histoires de (sur)vieŠ Sans que nous puissions saisir comment Glawogger a rencontré ses personnages et par quelle alchimie leur parole nous est transmise, leurs témoignages se répondent les uns les autres. Ce sont des hommes et des femmes qui mènent leur combat quotidien avec inventivité, esprit et dignité. Tous, ils ont en commun le rêve d"une vie meilleure. Le film invente un style de tournage et de montage propre à chacun d"entre eux, il mêle les séquences documentaires et les séquences rejouées, il va jusqu"à introduire des personnages qui parlent du film terminé.
  • ven 05.09.2003
  • 12:00

    Schuman
    L’organisation d’un PleinOPENair comporte de nombreux facteurs d’incertitude. De là à ne pas être sûrs du lieu qui accueillera l’un de ses 4 week-ends, il n’y a qu’un pasŠ que nous avons franchit cette année ! Une chose est cependant sûre : c"est à Ixelles, dans le quartier européen, que nous avons l"intention de faire notre dernière étape (sous réserves d’autorisation communale, tenez-vous au courant via ce site internet). Parce que c’est là que se jouent en partie les mutations urbanistiques et sociales d’une ville qui, à force de se vouloir "internationale", risque de finir complètement "gentrifiée" et dualiséeŠ Rendez-vous donc dans les alentours de la rue Godecharle et de la chaussé de WavreŠ Soit sur la pointe sud de l’immense dalle de béton du Parlement européen, soit sur un terrain vague de la rue Godecharle (actuellement sans propriétaire, à la suite d’une opération de spéculation immobilière qui a échoué), soit encore un peu plus bas dans la chaussée de Wavre, sur la pelouse d’un terrain aux destinées étroitement liées à l’implantation européenne. A l’ombre de l’austère Caprice européen, c"est une zone surprenante de contrastes, où l’on (...)
  • 20:00

    Cela fait 9 ans que Fantazio se joue de sa contrebasse. Dans ce coffret de bois, il a amassé tous les accidents sonores qu’il a provoqués au cours de ses déambulations urbaines. De Paris à Brighton, de Brighton à Berlin puis de Berlin à Tokyo, il cherche les coïncidences artistiques dans les lieux les plus ouverts : cafés, cabarets, clubs, cirques, galeries ou prairies. Il y défend l"improvisation humaine avec des gens d"horizons différents : artistes de cirques, slameurs, chorégraphes, cinéastes expérimentaux, DJ’s... De cette histoire riche en improvisations, Fantazio a créé un groupe au style improbable (Crooner techno ? Rock hypnotique ?) et aux influences les plus contradictoires, avec un soubassophone, saxophone baryton, un batteur et un bruiteurŠ C’est comme des petites transes pour enfants et adultes chinois, inuites, italiens, vietnamiens si possible, et tout le reste. http://www.fantazio.org
  • 21:30

    s
    Boris Lehman, 1995-2003, BE, vo fr , 20'
    Les dialogues sont tirés de l"Evangile selon St-Jean. Les apôtres sont tous des cinéastes, amis du réalisateur, venus jouer devant la dernière maison restée debout faisant face aux nouveaux bâtiments du Parlement européen. Le film a été tourné en quelques heures, un dimanche matin devant un décor incroyable dans une rue complètement rasée par les promoteurs immobiliers, juste avant l"arrivée de la police.
  • 21:45

    Brooklyn Boogie
    Situé au coeur de Brooklyn, le débit de tabac d’Auggie Wren (Harvey Keitel) constitue l’axe autour duquel se croisent plusieurs histoires de vie singulières. C’est l’endroit où l’on vient refaire le monde, échanger tuyaux, potins et anecdotesŠ Rendez-vous favori des amateurs de cigares, des turfistes, des grandes gueules et des âmes perdues de ce quartier truculent, on y croise Lou Reed, Jim Jarmusch et même Madonna. Parce qu’ils s’étaient tellement plus sur le tournage de "Smoke", Wayne Wang, Paul Auster et leurs comédiens décidèrent d’enchaîner aussitôt avec la réalisation de "Blue in the Face", dans le même quartier de New-York. Le tournage dura trois jours et se basa sur quelques saynettes à partir desquelles les acteurs ont improvisé chacun durant dix minutes face à la caméra. Le résultat est la chronique drôle et sensible d’un quartier par ses habitués, un film à la croisée entre documentaire et fictionŠ
  • sam 06.09.2003
  • 12:00

    Schuman
    L’organisation d’un PleinOPENair comporte de nombreux facteurs d’incertitude. De là à ne pas être sûrs du lieu qui accueillera l’un de ses 4 week-ends, il n’y a qu’un pasŠ que nous avons franchit cette année ! Une chose est cependant sûre : c"est à Ixelles, dans le quartier européen, que nous avons l"intention de faire notre dernière étape (sous réserves d’autorisation communale, tenez-vous au courant via ce site internet). Parce que c’est là que se jouent en partie les mutations urbanistiques et sociales d’une ville qui, à force de se vouloir "internationale", risque de finir complètement "gentrifiée" et dualiséeŠ Rendez-vous donc dans les alentours de la rue Godecharle et de la chaussé de WavreŠ Soit sur la pointe sud de l’immense dalle de béton du Parlement européen, soit sur un terrain vague de la rue Godecharle (actuellement sans propriétaire, à la suite d’une opération de spéculation immobilière qui a échoué), soit encore un peu plus bas dans la chaussée de Wavre, sur la pelouse d’un terrain aux destinées étroitement liées à l’implantation européenne. A l’ombre de l’austère Caprice européen, c"est une zone surprenante de contrastes, où l’on (...)
  • 20:00

    Pas de vrai PleinOPENair sans hip hop ! A l"affiche cette année, un invité du terroir : Pitcho (district 1030 !). Il ébranle le milieu depuis plus de dix ans avec Onde de Choc, Rival CNN et Souterrain, références du hip hop bruxellois. Il nous fera découvrir son formidable premier album-solo, "Regarde Comment", depuis peu dans les bacs. Pitcho nous enflammera avec ses morceaux oscillant entre rap et poésie... imprégnés par la réalité de la rue et ses origines. A noter : Pitcho est l"un des rares rappeurs à avoir été invité aux très sérieux Midis de la Poésie ! http://www.souterrain.be/pitcho.html
  • 21:30

    Norman Mac Laren, 1952, CA, 16mm, sans dial, 8'
    Deux voisins vivent en harmonie, jusqu’au jour où une fleur pousse sur la frontière de leurs jardins. A qui appartient-elle ? Au début ils restent polis, mais les choses s’envenimentŠ Une animation en pixillation, d’un génie exceptionnel, à la bande son synthétique d’une étrange musicalité.
  • 21:45

    Claude Faraldo, 1973, FR, 35mm, vo, 105'
    Avant de se lancer dans le cinéma, Claude Faraldo était livreur. Autodidacte, il a réalisé des films comme "Bof (Anatomie d’un Livreur)", sur une famille ouvrière qui découvre la paresse et la jouissance. Des films qui ne ressemblent à rien de ce qui s’était vu avant. Et à rien qui ne se soit vu après. Mais ces films sont aujourd’hui enfouis dans des fonds de tiroirs de distributeurs, à peu près invisibles. Adapté d’une pièce qu’il a lui-même écrite, "Themroc" provoque une grande secousse : Faraldo s’y laisse aller à une écriture inventive, qui fait constamment semblant de basculer dans l’absurde, pour mieux amener les spectateurs à réagir. Themroc, un ouvrier exploité et abruti, bascule un beau matin dans la révolte. Il se transforme en lion têtu et euphorique, s’enfuit de son usine et provoque perturbation et effroi partout où il passe. Ainsi commence l’odyssée de Themroc, une fable impitoyable qui se passe - fort bien - de dialogues. Michel Piccoli et l’équipe du Café de la Gare (Romain Bouteille, Miou-Miou, Coluche, Patrick Dewaere...) n’y font en effet que grogner, rugir, glousser ou parler un langage inventé. "Themroc" est un poème barbare. (...)