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ven 14.03.2003
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SPACEPAFPAF
A l"occasion du 7 e Parallèle, le foyer du Cinéma Nova accueillera les sérigraphies de Laurence Gonry, alias Spacepafpaf. Inspirées par les séries Z, les aventures extra-terrestres d’une borgne scintillante et d’un martien caméléon seront à l’affiche. Space pafpaf nous invite découvrir ses supers-héros dans un casting où les icônes qui les ont inspirés, notamment Santo (qui hantera l’antre du Nova) et the woman of 50 foot (qui fit antérieurement une appartition estimée au Nova) feront de la figuration ou seront dans le champ d"action de nos héros. gratos (Foyer) -
Dracula, pages from a virgin"s diary
Le jeune prodige du cinéma canadien Guy Maddin offre une relecture originale du récit mythique mille fois filmé de Bram Stocker. Avec son Dracula, fait d’un assemblage d’effets numériques au départ de matériaux filmés en différents formats, il entreprend la synthèse audacieuse d’un cinéma d"avant-garde et d"une chorégraphie originale. Il enrichit le ballet physique et sensuel de Mark Godden, interprété par le Ballet Royal de Winnipeg, de pantomimes et d"intertitres. La narration et la photographie en noir et blanc, rehaussée de quelques touches de couleur vive, caractéristiques de l"oeuvre de Maddin, l"injection d"éclairs écarlates et d"effets sonores spasmodiques qui font irruption dans la musique symphonique de Gustav Mahler, parachèvent une esthétique de l"excès, conforme à la tonalité mélodramatique du récit. 5 / 3,5 Euro -
Simon del Desierto + El Angel Exterminator
SIMON DEL DESIERTO Luis Bunuel, Mexico, 1964, 35 mm, vo st fr/ fr ond, 42" Simon est un dévot qui fait pénitence depuis 6 ans, sur une colonne exposée au milieu du désert. Ses visiteurs, y compris le diable sous des différentes formes humaines, tentent vainement de le dissuader dans sa mission spirituelle. Cependant, le diable parvient à ses fins sous les apparences d’une femme qui l’emmène à New York. Simon y devient un intellectuel moderne qui s’ennuie et le diable une danseuse qui exécute un bal final nommée "chair radioactive". Pour réaliser cette oeuvre, de genre satirique, Luis Bunuel a pu compter sur le succès amassés "Viridiana", sans toutefois obtenir suffisamment de financement. C’est pourquoi la durée du film n’est pas commune, et la chute, des plus singulière. + EL ANGEL EXTERMINATOR Luis Bunuel, Mexico, 1962, 35 mm, vo st fr/ fr ond, 95" Lors d’un dîner célébré dans la maison des Nobiles (les nobles), les membres de la bourgeoisie invités pour cette occasion se retrouvent inexplicablement dans un huis-clos. En réalité, ils ne parviennent pas à sortir de la maison, abandonnés à leur sort (les serviteurs, pressentant le (...) -
sam 15.03.2003
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Dracula, pages from a virgin"s diary
Le jeune prodige du cinéma canadien Guy Maddin offre une relecture originale du récit mythique mille fois filmé de Bram Stocker. Avec son Dracula, fait d’un assemblage d’effets numériques au départ de matériaux filmés en différents formats, il entreprend la synthèse audacieuse d’un cinéma d"avant-garde et d"une chorégraphie originale. Il enrichit le ballet physique et sensuel de Mark Godden, interprété par le Ballet Royal de Winnipeg, de pantomimes et d"intertitres. La narration et la photographie en noir et blanc, rehaussée de quelques touches de couleur vive, caractéristiques de l"oeuvre de Maddin, l"injection d"éclairs écarlates et d"effets sonores spasmodiques qui font irruption dans la musique symphonique de Gustav Mahler, parachèvent une esthétique de l"excès, conforme à la tonalité mélodramatique du récit. 5 / 3,5 Euro -
The last great wilderness
Rencontre imprévue entre deux agités (l’un, Charlie, en route pour faire sauter la baraque de la popstar qui lui a piqué sa femme, et l’autre, Vincente, gigolo poursuivi par des tueurs pour le même genre de raison), le récit de The Last Great Wilderness prend des allures trépidantes de road movie dans le décor fabuleux des Highlands, avant de virer thriller sombre ou drame psychhologique, lorsque les deux comparses malgré eux se réfugient dans une maison isolée investie par une communauté d’âmes perdues, dépendantes ou en pleine crise émotionnelle. L’intrusion des deux étrangers provoque la révélation des secrets les plus inavouables des résidents... "The Last Great Wilderness" est en partie financé par Zentropa (Danemark), qui a sans doute apprécié sa narration non traditionnelle et ses portraits hors du commun. 5 / 3,5 Euro -
La mansion de la locura
"La Mansion de la Locura" relate les tribulations de Gaston Leblanc, journaliste qui souhaite enquêter sur les méthodes étranges et littéraires d’un médecin psychiatre, le docteur Maillard. Pour ce faire, Gaston se rend dans l’asile et aboutit, contraint et forcé, interné par Fragonard, imposteur du véritable doc, dont le dessein est l’hégémonie de la folie sur terre... Alors débute une série de tentatives d’évasion, de pièges et de coups de théâtre (y compris une scène d’exécution qui déménage). Le contenu narratif est davantage un prétexte à une expérience visuelle baroque, rythmée et burlesque. Les rares référents correspondants entre le théâtre et le cinéma s’enrichissent chez Moctezuma, qui s’est entouré d’acteurs et de créateurs hors-pairs. Vos mirettes, vos tripes, vos poils, vos oreilles seront laminés à la sortie de la projection. 5 / 3,5 Euro -
dim 16.03.2003
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The last great wilderness
Rencontre imprévue entre deux agités (l’un, Charlie, en route pour faire sauter la baraque de la popstar qui lui a piqué sa femme, et l’autre, Vincente, gigolo poursuivi par des tueurs pour le même genre de raison), le récit de The Last Great Wilderness prend des allures trépidantes de road movie dans le décor fabuleux des Highlands, avant de virer thriller sombre ou drame psychhologique, lorsque les deux comparses malgré eux se réfugient dans une maison isolée investie par une communauté d’âmes perdues, dépendantes ou en pleine crise émotionnelle. L’intrusion des deux étrangers provoque la révélation des secrets les plus inavouables des résidents... "The Last Great Wilderness" est en partie financé par Zentropa (Danemark), qui a sans doute apprécié sa narration non traditionnelle et ses portraits hors du commun. 5 / 3,5 Euro -
A forest without name [MIKE YOKOHAMA]
L"opposition entre individuel et collectif, s"il est un thème immémorial de la littérature, peut prendre une forme très concrète dans certains films. Ainsi, dans le dernier opus de, Mike Yokohama, détective cynique et froid, accepte comme mission de ramener sa fille à un père. Celle-ci, taraudée par les doutes sur son identité, s"isole dans un lieu régi par une jeune femme très énigmatique et où des événements bizarres se produisent. L"atmosphère grise de cette mise au vert angoissante est accentuée par une musique minimaliste qui éveille des sentiments confus et peu rassurante. Shinji Aoyama s"approprie ici le film de genrestigmatise ainsi la société japonaise, écartelée entre l"obligation de la réussite personnelle et l"impossibilité de s"évader de la pression du groupe. 5 / 3,5 Euro -
Alucarda, la hija de las tinieblas
"Alucarda", crée et réalisé par Juan Lopez Moctezuma (assistant d’A. Jodorowsky pour "Fando y Lis" et "El Topo"), nous plonge avec une virtuosité théâtrale dans une atmosphère d"angoisses et de désirs. Lorsqu"Alucarda, inquiétante pensionnaire d’un couvent austère, devient l’intime d"une nouvelle pensionnaire, Justine, elle l"initie aux forces occultes. Le goût gothique du film, rendu par un dispositif scénique maîtrisé, sublime la structure narrative : l’univers sonore croise avec brio les cris, les fracas et la musique ; les robes organiques des soeurs contrastent avec les tenues d’époques (l’histoire se déroule en l’an 1868) des autres protagonistes ; les déplacements et les gesticulations des acteurs répondent à une chorégraphie subtile et affolante ; les éclairages décuplent l’impression paniquante du film... 5 / 3,5 ¤ -
lun 17.03.2003
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A Snake of June
"Snake of june" expose le parcours chaotique et aliéné d’un couple. Un maître-chanteur, épiant les jeux érotiques solitaires auxquels se livre la jeune femme, la pousse à en réaliser d’autres. Par la suite, ce chantage atteint l’homme et génère des situations inattendues et violentes. Cependant, l’extrême intensité des séquences créent un espace où la caresse est possible... La saison des pluies, diluviennes, chaudes et humides, influence profondément l’atmosphère érotique du film où le grain bleu et permanent des images stimule une impression étrange et intime à la fois. Inspiré par la photographie de Mapplethorpe, Tsukamoto révèle les réponses émotionnelles des individus aux prises à la réalisation de leurs phantasmes érotiques. 5 / 3,5 Euro -
A forest without name [MIKE YOKOHAMA]
L"opposition entre individuel et collectif, s"il est un thème immémorial de la littérature, peut prendre une forme très concrète dans certains films. Ainsi, dans le dernier opus de, Mike Yokohama, détective cynique et froid, accepte comme mission de ramener sa fille à un père. Celle-ci, taraudée par les doutes sur son identité, s"isole dans un lieu régi par une jeune femme très énigmatique et où des événements bizarres se produisent. L"atmosphère grise de cette mise au vert angoissante est accentuée par une musique minimaliste qui éveille des sentiments confus et peu rassurante. Shinji Aoyama s"approprie ici le film de genrestigmatise ainsi la société japonaise, écartelée entre l"obligation de la réussite personnelle et l"impossibilité de s"évader de la pression du groupe. 5 / 3,5 Euro -
mar 18.03.2003
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Dead Creatures
Dead Creatures met en scène trois jeunes femmes, Jo, Ann et Ali, qui vivent et survivent dans une banlieue ouvrière de Londres. Après avoir été agressées, elles sont infectées par un virus qui les plonge en pleine déchéance physique et font d’elles des zombies. Leur survie dépend alors de leur approvisionnement en sang et chair fraîche. Leur ballet macabre les met sur la route d’un homme qui n’a qu’un seul but : les détruire... La transposition du vieux mythe zombie dans un environnement réaliste, la description minutieuse d’un microcosme social marginalisé dans un tissu urbain industriel, le refus de recourir au phantasmé (fascination et désir) permettent à Andrew Parkinson de travailler sa métaphore de la maladie : infection, contagion, déchéance. Son film, ponctué de scènes crues et chocs (violence, sexualité, drogue) aborde le terrain des émotions avec pudeur. 5 / 3,5 Euro -
A Snake of June
"Snake of june" expose le parcours chaotique et aliéné d’un couple. Un maître-chanteur, épiant les jeux érotiques solitaires auxquels se livre la jeune femme, la pousse à en réaliser d’autres. Par la suite, ce chantage atteint l’homme et génère des situations inattendues et violentes. Cependant, l’extrême intensité des séquences créent un espace où la caresse est possible... La saison des pluies, diluviennes, chaudes et humides, influence profondément l’atmosphère érotique du film où le grain bleu et permanent des images stimule une impression étrange et intime à la fois. Inspiré par la photographie de Mapplethorpe, Tsukamoto révèle les réponses émotionnelles des individus aux prises à la réalisation de leurs phantasmes érotiques. 5 / 3,5 Euro -
mer 19.03.2003
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Dead Creatures
Dead Creatures met en scène trois jeunes femmes, Jo, Ann et Ali, qui vivent et survivent dans une banlieue ouvrière de Londres. Après avoir été agressées, elles sont infectées par un virus qui les plonge en pleine déchéance physique et font d’elles des zombies. Leur survie dépend alors de leur approvisionnement en sang et chair fraîche. Leur ballet macabre les met sur la route d’un homme qui n’a qu’un seul but : les détruire... La transposition du vieux mythe zombie dans un environnement réaliste, la description minutieuse d’un microcosme social marginalisé dans un tissu urbain industriel, le refus de recourir au phantasmé (fascination et désir) permettent à Andrew Parkinson de travailler sa métaphore de la maladie : infection, contagion, déchéance. Son film, ponctué de scènes crues et chocs (violence, sexualité, drogue) aborde le terrain des émotions avec pudeur. 5 / 3,5 Euro -
Drive
Kenichi Asakura est un homme d’affaires d’une correction et d’une ponctualité irréprochables. Pour son malheur, il croise un jour la route de trois braqueurs de banque qui font irruption dans sa voiture et le forcent à les suivre sur les traces de leur comparse qui s’est taillé avec l’argent. Et c’est le début d’une aventure hallucinante... "Drive", cinquième film de Sabu, reste fidèle à la préoccupation principale du réalisateur : plonger un homme ordinaire dans un chaos indescriptible. Son sens de l’humour particulier provient du décalage entre la violence des situations, et la naïveté maladroite du personnage qui y est plongé et réagit de façon inattendue -en tout cas pas comme un héros aguerri - dans ses tentatives désespérées pour s’en sortir. 5 / 3,5 Euro -
Macario
Adapté de l’oeuvre de l’écrivain allemand du XXe siècle, B. Traven, "Macario", réalisé par Roberto Galvadon, figure parmi les productions cinématographiques exécutées dans les studios Churubusco (le Cineccita ou le Hollywood mexicain). Macario, pauvre bûcheron, accoutumé à la disette et la misère, accepte de partager une dinde avec la mort qui, en retour, lui fait don du pouvoir de guérison. Cependant, les bienfaits qu’il répand autour de lui deviennent suspect pour l’Inquisition qui le condamne au bûcher... Cette oeuvre, alors considérée comme une légende traditionnelle du sud mexicain, conjugue un conte existentiel et un canevas anthropologique. Le contraste saisissant des ombres et lumière, opéré par l’illustre chef-opérateur Gabriel Figueroa, crée une atmosphère de réalisme magique... 5 / 3,5 Euro -
jeu 20.03.2003
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Drive
Kenichi Asakura est un homme d’affaires d’une correction et d’une ponctualité irréprochables. Pour son malheur, il croise un jour la route de trois braqueurs de banque qui font irruption dans sa voiture et le forcent à les suivre sur les traces de leur comparse qui s’est taillé avec l’argent. Et c’est le début d’une aventure hallucinante... "Drive", cinquième film de Sabu, reste fidèle à la préoccupation principale du réalisateur : plonger un homme ordinaire dans un chaos indescriptible. Son sens de l’humour particulier provient du décalage entre la violence des situations, et la naïveté maladroite du personnage qui y est plongé et réagit de façon inattendue -en tout cas pas comme un héros aguerri - dans ses tentatives désespérées pour s’en sortir. 5 / 3,5 Euro -
OPEN SCREEN
Une tradition chasse l’autre. Mars : comme chaque année, l’Open Screen subit sa mutation et troque ses habitudes pour une sélection thématique mais toujours prompte à diffuser vos films, tous vos films, pour autant qu’ils ne dépassent pas les 15 minutes et que leur thème ou leur approche soitŠ "fantastique". En dehors de ce que vous y apporterez vous-mêmes, la soirée inclura notamment un clin d’oeil à notre cinéaste fétiche Guy Maddin (dont le "Dracula" inaugure ce sixième "Septième parallèle"), avec la projection de "The Heart of the World" où nous découvrirons avec Anna, scientifique travaillant pour l’Etat, que le c¦ur du monde est sur le point d’avoir une attaque... Mais aussi "Un karaoké pour l’enfer", scratch-vidéo politiquement fort incorrect qui apporte un début de réponse à cette question : "Que peut-on faire avec un avion ?", et, du même réalisateur français, Eliof Drustagni, "Vacancy", son dernier opus, entre film d’horreur et de vacances, avec un "hommage" appuyé pour Chirac. Ou encore une série de courts métrages tournés en super 8 sous le titre "De la nocivitéŠ", dans les montagnes du Geres (un équivalent des Carpathes au Portugal) (...) -
ven 21.03.2003
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La Constellation Jodorowsky
Qui est Alexandro Jodorowsky ? Difficile de cerner ce touche-à-tout, personnalité complexe, tour à tour clown, mime, sorcier, astrologue, bédéiste, homme de théâtre, cinéaste et poète, doué d’une intuition infaillible sur les mystères de la psychologie humaine. Né en 1930, de parents juifs originaires de l’Europe de l’Est réfugiés au Chili, il quitte son pays natal dès l’âge de 18 ans. En France, il fonde avec Arrabal et Topor le mouvement "panique" dont les célèbres happenings inspireront ses premiers films au Mexique. S’appuyant sur des extraits de films, des planches de dessins et surtout des témoignages de collaborateurs et amis, ce documentaire du cinéaste suisse Louis Mouchet nous entraîne dans le délire de cet artiste qui se défend d’en être un et nous laisse étourdis. 5 / 3,5 Euro -
CABARET MYSTIQUE
Depuis 1981, Jodorowsky donne à Paris des conférences libres sur l"interprétation du Tarot. Pour la première fois, Bruxelles sera le théâtre d"une telle expérience psychomagique. Cette rencontre sera de plus l’occasion de lancer un "Acte de la RéEvolution Poétique", un mouvement qui va être rebaptisé expressément à Bruxelles. Il s’agit pour Jodorowsky et Bertoli (expert du mouvement "panique") d’une dissolution/ refonte du mouvement dans un nouveau, plus adapté au troisième millénaire. 2,5 Euro -
The Holy Mountain
Holy Mountain, la montagne sacrée, devientcomme c’est souvent le cas chez Alejandro Jodorowsky, l’objet d’un quête initiatique, le lieu d’une conquête spirituelle. Si d’aventure, certaines séquences du film rappelent les décors bédéphéliques des tribulations du Major, l’histoire mystérieuse et intriguante qui nous est contée est le fruit d’un délire érotique et d’une satire politique. La recherche de la vie éternelle et de la vérité alchimique est condensée dans un univers où se croisent des martyrs, des prostituées, des aspirants à l’immortalité et des faux prophètes. A terme, Jodorowsky nous révèle que le sacré est aussi une construction humaine et nous invite à pénétrer dans ses propres reconstructions cinématographiques où la critique acerbe des valeurs de notre société est subtile et explorée avec le talent cinématographique qui est le sien. 5 / 3,5 Euro -
Fando y Lis
Basé sur une pièce "panique" d’Arrabal, Fando et Lis est le premier film de Jodorowski. Et il s’en fallut de peu qu’il soit aussi le dernier, puisqu’il faillit coûter la vie à son auteur. Lors de sa présentation au festival d’Acapulco, la projection dégénéra en émeute et Jodorowski échappa de peu à un lynchage, en s’enfuyant caché sous la banquette arrière d’une auto. C’est une fable moderne, dans laquelle deux jeunes gens sont à la recherche d’une cité mythique où tous leurs voeux seraient exaucés. Mais sur leur chemin, ils ne rencontreront que corruption et folie. Ce premier opus du cinéaste chilien est une sorte de divine comédie surréaliste, mettant en scène une kyrielle de personnages dérisoires dont le comportement semble obéir à la logique de l’absurde, et où l’allusion politique est perpétuellement contaminée par l’inspiration fantastique. 5 / 3,5 Euro -
Santa Sangre
Fable psychanalytique sur fond de mystique chrétienne et de paganisme, "Santa Sangre" est peu-être le plus acclamé des films de Jodorowsky, un poème cru et scabreux, magnifique et perturbant. Un jeune homme, enfermé dans une institution psychiatrique, est traumatisé par une scène vécue dans son enfance : son père a tranché les bras de sa mère, bigote fanatique, avant de trouver la mort à son tour. Il s’échappe et venge sa mère, devenant ses bras meurtriers. Extrêmement sanglant, scatologique et flamboyant, collision improbable entre le bestial et le sacré, "Santa Sangre" contient des scènes de beauté pure et de violence brutale, et baigne dans une sensualité tour à tour malsaine et voluptueuse. On peut y trouver des métaphores christiques, une ode à la cruauté, des couleurs belles et chaudes comme une maîtresse... 5 / 3,5 Euro -
El Topo
Sorte de western spaghetti revisité par un apôtre du surréalisme, "El Topo" est vite devenu une perle noire du cinéma culte, un film d’aventures shooté sous LSD dont les délires psychédéliques, les audaces graphiques et le refus de respecter les convenances cinématographiqes ont rencontré les attentes de la génération flower-power. "El Topo", un gunfighter qui traverse le désert en compagnie de son rejeton (Jodorowsky père et fils) découvre un massacre, recueille le témoignage d’un mourant, et accomplit sa vengeance. Ce faisant, il libère une femme qui le met au défi de prouver sa valeur en tuant les quatre grands maîtres du désert. La véritable quête mystique d’El Topo commence alors, traversée de fulgurances inoubliables : carnages, souffrance et désir, luxure et mystères, difformités physiques et perversions de l’esprit... 5 / 3,5 Euro -
sam 22.03.2003
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Suicide Club [Jisatsu Circle]
"Suicide Club" commence par une scène hallucinante : le suicide collectif de 54 collégiennes qui se jettent sur les voies d’un train, dans un geyser de sang. La suite confirme ce qu’on pressent après une telle vision : "Suicide Club" est bien le brûlot jusqu’au-boutiste qu’on espère découvrir à chaque édition du festival. Une mystérieuse série de suicides collectifs met la police sur la piste d’un site internet clandestin, ce qui n’empêche pas les drames de s’enchaîner inexorablement... Gore et intelligent, "Suicide Club" est une satyre acide de la société japonaise consumériste, vue sous l’angle d’un de ses fléaux : le suicide. Le point de départ de la réflexion de Sono Sion est le suivant : le sang et le corps font partie des objets de consommation de masse. Mais si la mort est montrée comme une performance, le réalisateur n’oublie pas de rester jouissif et accumule les outrances graphiques qui réjouiront les inconditionnels de "Audition" et "Battle Royale". Sono Sion a derrière lui une bonne poignée de films depuis 1990, et réalise également des vidéos porno gay. Avec les excellents Masatoshi Nagase ("Electric Dragon 80,000 V") et Ryo Ishibashi ("Audition"). 5 / 3,5 Euro -
Fando y Lis
Basé sur une pièce "panique" d’Arrabal, Fando et Lis est le premier film de Jodorowski. Et il s’en fallut de peu qu’il soit aussi le dernier, puisqu’il faillit coûter la vie à son auteur. Lors de sa présentation au festival d’Acapulco, la projection dégénéra en émeute et Jodorowski échappa de peu à un lynchage, en s’enfuyant caché sous la banquette arrière d’une auto. C’est une fable moderne, dans laquelle deux jeunes gens sont à la recherche d’une cité mythique où tous leurs voeux seraient exaucés. Mais sur leur chemin, ils ne rencontreront que corruption et folie. Ce premier opus du cinéaste chilien est une sorte de divine comédie surréaliste, mettant en scène une kyrielle de personnages dérisoires dont le comportement semble obéir à la logique de l’absurde, et où l’allusion politique est perpétuellement contaminée par l’inspiration fantastique. 5 / 3,5 Euro -
The Holy Mountain
Holy Mountain, la montagne sacrée, devientcomme c’est souvent le cas chez Alejandro Jodorowsky, l’objet d’un quête initiatique, le lieu d’une conquête spirituelle. Si d’aventure, certaines séquences du film rappelent les décors bédéphéliques des tribulations du Major, l’histoire mystérieuse et intriguante qui nous est contée est le fruit d’un délire érotique et d’une satire politique. La recherche de la vie éternelle et de la vérité alchimique est condensée dans un univers où se croisent des martyrs, des prostituées, des aspirants à l’immortalité et des faux prophètes. A terme, Jodorowsky nous révèle que le sacré est aussi une construction humaine et nous invite à pénétrer dans ses propres reconstructions cinématographiques où la critique acerbe des valeurs de notre société est subtile et explorée avec le talent cinématographique qui est le sien. 5 / 3,5 Euro -
NE TEATR N’E
De passage par Bruxelles, le collectif Ne Teatr N’e de Moscou déboule en plein 7ème parallèle pour un moment rafraîchissant dans le foyer du Nova. Basés sur le milieu environnant (la ville, la société ou la vie personnelle de quelqu’un), leurs projets mettent l’accent sur l’action. Celle-ci prend forme dans un univers de récup’, vielles fringues, objets de chantierŠ Ne Teatr N’e ne veut pas se confronter au théâtre clasique, mais tente de se glisser sur les côtés de la règle, de mêler les genres artistiquesŠ gratis (Foyer) -
El Topo
Sorte de western spaghetti revisité par un apôtre du surréalisme, "El Topo" est vite devenu une perle noire du cinéma culte, un film d’aventures shooté sous LSD dont les délires psychédéliques, les audaces graphiques et le refus de respecter les convenances cinématographiqes ont rencontré les attentes de la génération flower-power. "El Topo", un gunfighter qui traverse le désert en compagnie de son rejeton (Jodorowsky père et fils) découvre un massacre, recueille le témoignage d’un mourant, et accomplit sa vengeance. Ce faisant, il libère une femme qui le met au défi de prouver sa valeur en tuant les quatre grands maîtres du désert. La véritable quête mystique d’El Topo commence alors, traversée de fulgurances inoubliables : carnages, souffrance et désir, luxure et mystères, difformités physiques et perversions de l’esprit... 5 / 3,5 Euro -
Santa Sangre
Fable psychanalytique sur fond de mystique chrétienne et de paganisme, "Santa Sangre" est peu-être le plus acclamé des films de Jodorowsky, un poème cru et scabreux, magnifique et perturbant. Un jeune homme, enfermé dans une institution psychiatrique, est traumatisé par une scène vécue dans son enfance : son père a tranché les bras de sa mère, bigote fanatique, avant de trouver la mort à son tour. Il s’échappe et venge sa mère, devenant ses bras meurtriers. Extrêmement sanglant, scatologique et flamboyant, collision improbable entre le bestial et le sacré, "Santa Sangre" contient des scènes de beauté pure et de violence brutale, et baigne dans une sensualité tour à tour malsaine et voluptueuse. On peut y trouver des métaphores christiques, une ode à la cruauté, des couleurs belles et chaudes comme une maîtresse... 5 / 3,5 Euro -
dim 23.03.2003
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Chut !
Un jeune couple vient de s’installer dans un grand appartement. Très vite, la jeune femme entend des bruits étranges, croit voir quelques choses, se fait griffer par on-ne-sait qui ou quoi. Son compagnon ne voit ni n’entend rien. La tension s’établit entre les deux jeunes gens qui ne se comprennent pas. "Quand Christian Charret et Laurent Thiry m’ont proposé de réaliser Chut ! (...)l’étincelle de curiosité s’est rallumée (...) écrit quelques années plus tôt et arraché à mes tiroirs par la farouche volonté de Matthieu Rozé, s’adaptait parfaitement à ce défi. Parler du couple, du mensonge, du non-dit, dans le cadre d’un film à suspense frôlant le fantastique. Téléscopage d’univers, donnant la part belle au dialogue et donc, aux comédiens. Huis-clos, oui, mais n’excluant pas le spectacle. Mix en somme, de cinéma personnel et de film de genre." (Philippe Setbon, février 2002) 5 / 3,5 ¤ -
Revenger"s Tragedy
Doit-on encore présenter Alex Cox, cinéaste anglais réputé punk pour sa propension à vitrioler sa narration et pour le regard cru et juste qu’il porte sur les représentants d’un courant radical dont il a été un des rares cinéastes à en être le témoin sans condescance ("Sid and Nancy"). 2011. Le sud de l’Angleterre a été ravagé par une comète, laissant le Nord en proie à la guerre des gangs et à la décadence. Vindici arrive à Liverpool pour venger sa fiancée assassinée par le Duc parce qu’elle avait résisté à ses avances. Cox ne se prive pas de régler ses comptes avec l’aristocratie anglaise, rongée par l’ambition, l’argent, les privilèges. Hargneux et sanglant, "Revengers Tragedy" ne fait pas dans la dentelle : vengeance et inceste sur fond de luttes pour le pouvoir et d’injustices sociales, un tourbillon excessif non dépourvu d’humour féroce. 5 / 3,5 Euro -
El esqueleto de la signora morales
Rogelio A. Gonzalez fait partie des ces réalisateurs prolifiques obstinément ignorés en dehors de leur pays d’origine. Il a cependant à son actif une bonne soixantaine de films réalisés entre 1950 et 1984, année de sa mort. Avec "El Esqueleto de la senora Morales", nous plongeons en pleine comédie macabre : nous suivons les tribulations d’un taxidermiste sexuellement refoulé, dont la femme, frigide et hystérique, souffre de son amour immodéré pour les animaux morts. Ne vous attendez pas à une série Z involontairement drôle : le film est mené d’une façon surprenante. Jubilatoire, monstrueux et féroce, avec une attention portée sur les détails assez redoutable, une direction d’acteurs plus que convaincante, il ne passe décidément pas inaperçu dans les festivals qui se sont proposés de le (re)découvrir. 5 / 3,5 Euro -
lun 24.03.2003
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Chut !
Un jeune couple vient de s’installer dans un grand appartement. Très vite, la jeune femme entend des bruits étranges, croit voir quelques choses, se fait griffer par on-ne-sait qui ou quoi. Son compagnon ne voit ni n’entend rien. La tension s’établit entre les deux jeunes gens qui ne se comprennent pas. "Quand Christian Charret et Laurent Thiry m’ont proposé de réaliser Chut ! (...)l’étincelle de curiosité s’est rallumée (...) écrit quelques années plus tôt et arraché à mes tiroirs par la farouche volonté de Matthieu Rozé, s’adaptait parfaitement à ce défi. Parler du couple, du mensonge, du non-dit, dans le cadre d’un film à suspense frôlant le fantastique. Téléscopage d’univers, donnant la part belle au dialogue et donc, aux comédiens. Huis-clos, oui, mais n’excluant pas le spectacle. Mix en somme, de cinéma personnel et de film de genre." (Philippe Setbon, février 2002) 5 / 3,5 ¤ -
Revenger"s Tragedy
Doit-on encore présenter Alex Cox, cinéaste anglais réputé punk pour sa propension à vitrioler sa narration et pour le regard cru et juste qu’il porte sur les représentants d’un courant radical dont il a été un des rares cinéastes à en être le témoin sans condescance ("Sid and Nancy"). 2011. Le sud de l’Angleterre a été ravagé par une comète, laissant le Nord en proie à la guerre des gangs et à la décadence. Vindici arrive à Liverpool pour venger sa fiancée assassinée par le Duc parce qu’elle avait résisté à ses avances. Cox ne se prive pas de régler ses comptes avec l’aristocratie anglaise, rongée par l’ambition, l’argent, les privilèges. Hargneux et sanglant, "Revengers Tragedy" ne fait pas dans la dentelle : vengeance et inceste sur fond de luttes pour le pouvoir et d’injustices sociales, un tourbillon excessif non dépourvu d’humour féroce. 5 / 3,5 Euro -
mar 25.03.2003
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The Uninvited
The Uninvited nous présente les tribulations d’une bande d’étudiants qui profitent de leur temps libre pour enquêter sur les légendes urbaines. L’action du film, initialement à Jakarta, se transporte dans un petit village appelé Angker Batu (West Java). Ce lieu abandonné depuis des décennies a été le théâtre d’un sacrifice rituel où un jeune homme a été immolé. Les jeunes citadins tentent de rentrer en communication avec son esprit. Pour y parvenir, ils utilisent une poupée traditionnelle vaudou, un Jelangklung, et provoquent des situations qui les dépasseront. Inspirés par une légende javanaise, les réalisateurs déploient leur talent, grâce aux possibilités offertes par la caméra digitale. Leur créativité (petit budget de production) parvient à nous effrayer délicieusement, avec les recettes du genre horrifique (cris, climat d’effroi et humour). 5 / 3,5 Euro -
Suicide Club [Jisatsu Circle]
"Suicide Club" commence par une scène hallucinante : le suicide collectif de 54 collégiennes qui se jettent sur les voies d’un train, dans un geyser de sang. La suite confirme ce qu’on pressent après une telle vision : "Suicide Club" est bien le brûlot jusqu’au-boutiste qu’on espère découvrir à chaque édition du festival. Une mystérieuse série de suicides collectifs met la police sur la piste d’un site internet clandestin, ce qui n’empêche pas les drames de s’enchaîner inexorablement... Gore et intelligent, "Suicide Club" est une satyre acide de la société japonaise consumériste, vue sous l’angle d’un de ses fléaux : le suicide. Le point de départ de la réflexion de Sono Sion est le suivant : le sang et le corps font partie des objets de consommation de masse. Mais si la mort est montrée comme une performance, le réalisateur n’oublie pas de rester jouissif et accumule les outrances graphiques qui réjouiront les inconditionnels de "Audition" et "Battle Royale". Sono Sion a derrière lui une bonne poignée de films depuis 1990, et réalise également des vidéos porno gay. Avec les excellents Masatoshi Nagase ("Electric Dragon 80,000 V") et Ryo Ishibashi ("Audition"). 5 / 3,5 Euro -
mer 26.03.2003
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The Uninvited
The Uninvited nous présente les tribulations d’une bande d’étudiants qui profitent de leur temps libre pour enquêter sur les légendes urbaines. L’action du film, initialement à Jakarta, se transporte dans un petit village appelé Angker Batu (West Java). Ce lieu abandonné depuis des décennies a été le théâtre d’un sacrifice rituel où un jeune homme a été immolé. Les jeunes citadins tentent de rentrer en communication avec son esprit. Pour y parvenir, ils utilisent une poupée traditionnelle vaudou, un Jelangklung, et provoquent des situations qui les dépasseront. Inspirés par une légende javanaise, les réalisateurs déploient leur talent, grâce aux possibilités offertes par la caméra digitale. Leur créativité (petit budget de production) parvient à nous effrayer délicieusement, avec les recettes du genre horrifique (cris, climat d’effroi et humour). 5 / 3,5 Euro -
Enquête sur le monde invisible
Peu de nations ont une si grande collection de contes populaires que les Islandais, conservés oralement, souvent pendant plusieurs siècles. Parmi ces contes, on trouve les histoires des elfes. Les elfes sont invisibles pour les yeux des humains sauf pour les yeux des humains clairvoyants, ou lorsque les elfes eux-mêmes veulent être vus. D"où viennent les elfes ? Avec cette enquête, basée sur des confessions troublantes, le réalisateur français Jean-Michel Roux nous montre une Islande où la population croit, avec une sincérité étonnante, en l’existence des elfes, mais aussi des fantômes, des monstres aquatiques, des extraterrestres et des anges. Ce documentaire nous fait découvrir un secret de famille qui concerne une nation entière, il nous fait parcourir des limites fragiles, les frontières des forces naturelles qui s"opposent les unes aux autres, les frontières entre le réel et l’imaginaireŠ 5 / 3,5 Euro -
El Vampiro
Tremblez, humains : voici venir "El Vampiro", un des films incontournables du cinéma d’horreur mexicain. Fernando Mendez (rodé à Hollywood dans les années trente) il a abordé des genres divers sans éclat particulier. C’est l’horreur qui lui a apporté succès et reconnaissance, et plus spécialement "Ladron de Cadaveres" (1956) dont la réputation était tellement forte dès sa sortie que l’acteur-producteur Abel Salazar décida d’engager Fernando Mendez pour réaliser un autre film : ce sera "El Vampiro". Un mystérieux étranger débarque dans la campagne des environs de Mexico, avec l’intention de ramener à la vie son frère, tué cent ans plus tôt. Brrrr... Serait-il vampire ? Classique, cette transposition de Dracula dans une hacienda, stylisée et soignée, s’inscrit dans la tradition des meilleurs films gothiques, avec un décalage savoureux procuré par l’utilisation d’un décor inhabituel. 5 / 3,5 Euro -
jeu 27.03.2003
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Enquête sur le monde invisible
Peu de nations ont une si grande collection de contes populaires que les Islandais, conservés oralement, souvent pendant plusieurs siècles. Parmi ces contes, on trouve les histoires des elfes. Les elfes sont invisibles pour les yeux des humains sauf pour les yeux des humains clairvoyants, ou lorsque les elfes eux-mêmes veulent être vus. D"où viennent les elfes ? Avec cette enquête, basée sur des confessions troublantes, le réalisateur français Jean-Michel Roux nous montre une Islande où la population croit, avec une sincérité étonnante, en l’existence des elfes, mais aussi des fantômes, des monstres aquatiques, des extraterrestres et des anges. Ce documentaire nous fait découvrir un secret de famille qui concerne une nation entière, il nous fait parcourir des limites fragiles, les frontières des forces naturelles qui s"opposent les unes aux autres, les frontières entre le réel et l’imaginaireŠ 5 / 3,5 Euro -
Old Men in New Cars
Un comédie d’action venue du Nord avec tous les ingrédients détonnant déjà utilisés dans "In China they eat dogs" réalisé en 1999 par Olsen. Personnages caricaturaux, dialogues décalés, situations tendant légèrement vers l’absurde, fusillades sanguignolantes... Spectaculaire et hilarant diront certains. Harald se voit chargé, par son père adotif, malade en phase terminale, de lui retrouver son enfant naturel. Seulement il se fait que celui-ci est un dangereux psychopathe incarceré dans une prison suèdoise. Tout (et n’importe quoi) sera fait pour satisfaire la dernière volonté du mourant. 5 / 3,5 Euro -
Neutron vs los automates de la muerte
Le très mauvais et, bien sûr, très fol Docteur Caronte veut construire une bombe à neutrons surpuissante. Pour ce faire, il veut rendre vie aux cerveaux de trois chercheurs fameux (et fumeux). Mais comme on pouvait s"y attendre, il faut beaucoup de sang pour faire revivre des cerveaux ! Le superman atomique Neutron va tenter d"arrêter le Docteur et de le mettre hors d"état de nuire. Y parviendra-t-il ? 5 / 3,5 Euro -
ven 28.03.2003
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Old Men in New Cars
Un comédie d’action venue du Nord avec tous les ingrédients détonnant déjà utilisés dans "In China they eat dogs" réalisé en 1999 par Olsen. Personnages caricaturaux, dialogues décalés, situations tendant légèrement vers l’absurde, fusillades sanguignolantes... Spectaculaire et hilarant diront certains. Harald se voit chargé, par son père adotif, malade en phase terminale, de lui retrouver son enfant naturel. Seulement il se fait que celui-ci est un dangereux psychopathe incarceré dans une prison suèdoise. Tout (et n’importe quoi) sera fait pour satisfaire la dernière volonté du mourant. 5 / 3,5 Euro -
Teknolust
Rosetta Stone, bio-génétique de son état, utilise son propre ADN pour développer un Programme d’Intelligence Artificielle, et crée trois réplicantes à son image, des SRA (Self Replicants Autonomatons). Mi-humaines, mi-softwares, Ruby, Marine et Olive vivent dans un environnement coloré, incapables de distinguer le rêve de la réalité. Dépendante de ses création, Rosetta doit faire face à leur autonomie croissante nourrie par l’innocence, le désir, leur intelligence propre. Comédie vivifiante, "Teknolust" ne met pas en scène des créatures monstrueuses mais au contraire portées par les sentiments, l’amour, la sexualité, et apparaît comme une étrange parabole sur le conditionnement de nos destinées par la réalité virtuelle. Lynn Hershman Leeson retrouve ici son actrice fétiche Tilda Swinton, qui se fend de pas moins de quatre prestations distinctes, clonage oblige... 5 / 3,5 Euro -
Santo vs la invasion de los marcianos
Les Martiens veulent envahier la Terre pour arrêter les expériences nucléaires que les humains s"entêtent à poursuivre ! Et ça, vous vous en doutez, c"est un boulot pour Santo. Devinez pourquoi ? Parce que, malheureusement (pour eux), les Martiens ont décidé de commencer par le Mexique. Ils kidnappent quelques petits Mexicains, et en désintégrent quelques autres. Pauvres Martiens, ils ne se doutent pas qu"ils vont tomber sur le héros que la galaxie entière envie au Mexique. 5 / 3,5 Euro -
Santo vs las mujeres vampiro
Voici peut-être le film de Santo le plus connu au niveau international. C’est l’histoire d’une colonie de vampires qui tentent de trouver la personne qui succédera à leur Reine, Zorina. Santo doit protéger la fille du Professeur Orlof, Diana, qui semble être la victime désignée. Fortement recommandé. 5 / 3,5 Euro -
sam 29.03.2003
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Teknolust
Rosetta Stone, bio-génétique de son état, utilise son propre ADN pour développer un Programme d’Intelligence Artificielle, et crée trois réplicantes à son image, des SRA (Self Replicants Autonomatons). Mi-humaines, mi-softwares, Ruby, Marine et Olive vivent dans un environnement coloré, incapables de distinguer le rêve de la réalité. Dépendante de ses création, Rosetta doit faire face à leur autonomie croissante nourrie par l’innocence, le désir, leur intelligence propre. Comédie vivifiante, "Teknolust" ne met pas en scène des créatures monstrueuses mais au contraire portées par les sentiments, l’amour, la sexualité, et apparaît comme une étrange parabole sur le conditionnement de nos destinées par la réalité virtuelle. Lynn Hershman Leeson retrouve ici son actrice fétiche Tilda Swinton, qui se fend de pas moins de quatre prestations distinctes, clonage oblige... 5 / 3,5 Euro -
El Castillo de la Pureza
Le cinéma fantastique emrunte aussi les voies d’un univers étrange, subtilement décalé, un cinéma d’auteur dans des codifications de genre, mais parfois bien plus transgresssif. Considéré comme un des plus grands cinéastes mexicains contemporains, très apprécié en Europe, Arturo Ripstein partage le goût de Bunuel (son assistant sur "El Angel Exterminador") pour les perversions, les névroses, les frustrations soigneusement dissimulées sous l’apparence de la normalité, de la bienséance, de la vertu. La chasteté (et son opposé : le viol), les humiliations, l’isolement, l’intolérance sont des thèmes récurrents chez Arturo Ripstein. Dans "El Castillo de la Pureza", un père de famille refoulé, obsédé par la discipline, enferme les siens dans une grande maison pendant des années pour les préserver de l’impureté du monde. 5 / 3,5 Euro -
LOCO CHIPS SUPERCHULO
Des Marriachis ? Au Nova ? Vous rêvez ! Non, ils sont deux DJs se prénommant un peu arbitrairement "Chips" (mais pourquoi pas ?), mâles peut-être, gringos bruxellois sans aucun doute ! Et les musiques qu’ils mixent tout le long de l’année n’ont rien à voir avec le Mexique, ni même avec l’étrange fantastique du "7ème parallèle" ! Quoique, à écouter de près les sons qu’ils sortent de leurs platines, des morceaux assez germaniques et anglo-saxons d’ailleurs - tantôt électrica et électropop, tantôt low-fi et un peu freestyle, mais toujours rafraîchissants et stimulants - on y retrouve parfois cet humour bizzaroïde qui est cher à de nombreux visiteurs du Nova. D’ailleurs, une installation vidéo maison sera de la "party", des images subliminales tournoyantes, orchestrées en live par Rafaël, faisant comme un écho au duo, baptisé pour ce dernier soir "loco chips superchulo DJ’set", qui vous fera danser à n’en pas douter... Et puis, dès l’ouverture du festival, ils feront une apparition lors du vernissage de l’expo, mais beaucoup plus "soft" celle-la, néanmoins toujours très "musique automatique en stéréototal" ! gratos (Foyer)