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sam 08.02.2003
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Aux frontières + Rakana
Film poético-documentaire, sous forme de road-movie proche-oriental, "Aux frontières" part de l’idée de faire un parcours en voiture de toutes les frontières extérieures de la Palestine. Tout au long de ce périple Danielle Arbid collecte ainsi les regards et les paroles de réfugiés palestiniens. A la fois journal intime de la réalisatrice et carnet de bord, chacun y raconte "sa" Palestine telle que vécue en exil. Le film met en confrontation le regard de ces palestiniens avec la vue de ’terres’ qui leur sont interdites (pour les raisons géopolitiques que l’on connaît) : images de paysages palestiniens observés du haut d"une montagne jordanienne ; silhouettes de villages palestiniens perçues de la côte méditerranéenne à partir de camps de réfugiés touchant le no man"s land entre le Liban et la PalestineŠ + RAKANA : "Six aigles et un enfant en Palestine" Sylvie De Roeck, textes : Ghassan Kanafani, création radiophonique, 33’ "Rakana" sont les premières syllabes de la création radiophonique ainsi que de la nouvelle de Ghassan Kanafani (l’auteur des "Dupes" dont Tawfiq Salah s’inspira pour le film du même nom), un écrivain palestinien qui fut (...)+ Aux frontières -
FATHY SALAMA
Fondateur de "Sharkiat", groupe de world-music, Fathy Salama, musicien égyptien (mais aussi créateur sonore pour les arts de la scène et des musiques de films) s’évertue à explorer les limites entre la musique traditionnelle et les structures sonores contemporaines. Aujourd’hui il utilise l’électronique pour sauver les plus vieux rythmes du monde et rompt pour cela avec la tendance actuelle d’emprunter la musique arabe comme seule banque de sons à sampler ou remixer. En faisant le contraire de ce qui s’affiche généralement sur les panneaux de la "world-music" grand-public, mais grâce à l’électronique qui aujourd’hui est de mise, c’est à la musique arabe qu’il veut redonner une prééminence, en remontant même très loin dans ses origines. Une musique peut-être de plus en plus édulcorée dans ces pays d’où pourtant elle provient. Pour le Nova Cinema, Fathy se présentera en solo pour un mix expérimental, véritable voyage entre orient et occident. Soirée d’ouverture, dans le foyer, gratuit !! -
DJ TITANIC
Le DJ résident du Dépôt 214, s’exile au Nova. De la valse viennoise à la pop libanaise, ce DJ aux identités multiples fera danser tout le foyer ! 08/02/ à partir de minuit. Gratuite est l’entrée ! -
dim 09.02.2003
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La Nuit
En tentant de reconstituer la vie et la mort de son père, combattant pour la Palestine, Mohammed Malas retrace l’histoire épique, mouvementée et torturée de Koneitra. Sur la base de souvenirs personnels mais aussi collectifs, le réalisateur évoque les troubles de cette ville occupée et détruite en 1967 par les Israéliens. En posant des questions brûlantes, aux réponses souvent amères, ce film, tel un corps blessé, ébranlé dans sa structure par des flashs-back et des scènes oniriques, est le témoin direct et sensible des meurtrissures subies par cette ville. Koneitra revient comme un symbole dans les films de Mohammed Malas dont nous montrons l’un de ses premiers courts-métrages "Koneitra 74" dans la compilation. Mohammed Malas est un ancien élève de l’Institut VGIK à Moscou, devenu figure de proue de l’assez méconnu cinéma syrien. > 5 / 3,5 Euros -
War and Peace in Vesoul
Deux cinéastes sont dans le train. Ils discutent de leur vie, de la situation politique de leur pays. Attendus sur le quai de la gare de Vesoul, en France, par des représentants de la mairie, ils viennent présenter leurs films dans un festival de cinéma dédié à la paix. L’un vient de Haifa, l’autre de Nazareth. Un Israélien, un Palestinien : Amos Gitai (auteur de nombreux films de documentaire et de fiction comme la série des "Wadi", "Berlin-Jerusalem", "Kadosh" ou "Kedma") et Elia Suleiman (connu pour ses deux longs métrages "Chronique d’une disparition" et "Intervention divine"). "Guerre et paix à Vesoul" est un film que ces deux protagonistes ont improvisé ensemble. Tourné avec une petite caméra DV, il relate les événements incroyables de leur voyage à Vesoul ! Leur sensation de n’être pas à leur place. Le vertige d’un décalage culturelŠ Non pas entre un Arabe et un Juif, mais plutôt entre eux et les Français rencontrés sur place, en qui leur venue a éveillé un sentiment presque mystique et des attentes démesurées. Un film potache et caustique. Méprisant pour les uns, cynique et tendre pour les autresŠ > 5 / 3,5 Euros -
jeu 13.02.2003
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Nightfall + the last frontiers
NIGHTFALL (Jusqu’au déclin du jour) Mohamed Soueid, Liban, 2000, 67’, VO st ang/OV eng ond, Beta En 1975, un groupe d’étudiants libanais se bat pour la cause palestinienne. Ils font partie du mouvement révolutionnaire du Fateh. On les surnommait les "Students Squad". Après l’invasion israélienne de Beyrouth, le groupe s’est séparé : les uns sont morts, d’autres ont quitté le pays, certains se sont revus. Ces derniers se retrouvent dans le film, vivant dans la désillusion et les rêves brisés. Ils se saoûlent, mangent, racontent, dictent des poèmes et chantent. Mohamed Soueid jongle avec ces moments de vie pour raconter leur histoire collective parsemée d’anecdotes personnelles. Entre euphorie éthylique et larmes, les conversations se muent en spéculation. Le réalisateur décompose ces moments et les entrelace avec de longs plans filmés à l’extérieur où les voix des protagonistes continuent à se raconter. L’utopie se mélange au réel. L’adversité sans cesse sublimée. A votre santé ! + THE LAST FRONTIERS Saed Andoni, Palestine, 2002, 32 ’, VO st ang/ OV eng ond, video Home movie ironique sur un voyage aux Etats-Unis du réalisateur palestinien (...) -
ven 14.02.2003
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The Dupes
Un classique qui n’a pas pu l’être. Censuré à l’époque, "Les dupes" raconte trois histoires qui en deviennent une : l’envie d’aller au Koweït pour échapper à la misèreŠ Après la Nakba (catastrophe) de 1948, trois palestiniens originaires de différentes régions se rencontrent dans une petite ville près de la frontière. Chacun d’entre eux se souvient de ce qui vient de leur arriver. Ils décident de partir clandestinement dans un camion-citerne à travers le désert. Il y fait torrideŠ Cette histoire est une métaphore de la tragédie du peuple palestinien. Pour "Les dupes", Tawfik Saleh a prêté une grande attention à la réalisation de la bande sonore. Filmé en noir et blanc, avec une composition de plans et une lumière particulièrement soignés, ce film devenu culte dans le monde arabe se déploie selon un rythme très particulier ponctué de flash-back. Il ne s’agit en tout cas pas d’un voyage comme les autres ! Le film contient énormément d’informations sur la période d’après 48. Tiré du roman de Ghasan Kanafani, écrivain phare palestinien, réalisé par un égyptien, produit par la Syrie et tourné en Irak, il est une vraie perle du cinema oriental. > 5 / 3,5 Euros -
God Told Me To
Impitoyable nocturne que voilà : avec "God Told Me To", Larry Cohen radiographie l’Amérique des snipers, des intégrismes et de la paranoïa, et démontre par l’absurde l’incohérence maladive d’un système de valeurs fondées sur la foi en la famille et en Dieu. Scénariste habile souvent subtile, Larry Cohen est un "film-maker" indépendant qui aime le cinéma de genre - de tous les genres, depuis l’horreur pure jusqu’au polar fantastique en passant par la Blaxploitation - qu’il pimente d’irrévérences marquées de dérision et de politiquement incorrect. Dans "God Told Me To", des gens ordinaires issus de la population New-Yorkaise, se transforment en meurtriers en série, prétendant avoir agi sous les ordres de Dieu. Larry Cohen y détourne avec ingéniosité les moteurs habituels du polar - le questionnement, la recherche de la vérité - opposant le tangible, le raisonnable à l’aveuglement d’ordre mystique, les images réalistes répondant à de surprenants délires psychédéliques dans un étrange dialogue de sourdŠ > 5 / 3,5 Euros -
sam 15.02.2003
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Jenin Jenin + youngster"s eyes
Censuré en Israël, ce film parle du massacre du camp de réfugiés de Jenin en avril 2002. Plutôt qu’une analyse filtrée et "objective" de journaliste, Mohammed Bakri prend le parti de laisser la parole aux réfugiés : il suit le rythme de ses interlocuteurs, laissant à chacun le temps de s’installer face à la caméra. Une approche sensible se mêle à une forme documentaire militante. Le film donne une vue de l"interieur du massacre : un muet raconte les fusillades, un homme cherche ses affaires dans les décombres, un médecin raconte les traumatismes. "Jenin. Jenin" montre comment les invasions israéliennes ont affecté physiquement et psychologiquement les palestiniens. Mohammed Bakri est un acteur renommé en Palestine, "Jenin, Jenin" est sa deuxième réalisation, il a reçu le prix du meilleur film au festival international de Carthage en 2002. + Youngster"s eyes Pal, 2002, 2 x 10", VO/OV, DV Le projet "youngter"s eyes" vise à donner l"opportunité à des jeunes de Jenin et de Ramallah de réaliser leurs premières oeuvres audiovisuelles. Dans chacune des deux villes une cinquantaine de jeunes participants ont réalisé une dizaine de films sur une (...)+ JeninŠ Jenin -
The Settlers
Pour la première fois, une caméra fut acceptée dans la communauté des colons de Hébron, considérée comme étant l’une des plus fanatiques et racistes. Ruth Walk nous livre les paroles brutes d’hommes et de femmes qui ont appris à ne plus voir leurs voisins palestiniens. Leur vie se limite à un huis-clos qu"ils ne quittent que rarement, pour des fêtes religieuses qui sont autant de prétextes à imposer des couvre-feux aux PalestiniensŠ Le film est important, ne fut-ce que pour les témoignages recueillis : rares sont les occasions d’entendre le point de vue des colons et de les suivre au quotidien. Sans rien affirmer, "The Settlers" expose avec finesse la problématique des colonies considérée comme l"obstacle majeur à une paix au Proche-Orient. Bien que produit par une société israëlienne, ce film fut interdit d"antenne en Israël. > 3,5 / 2,5 Euros -
Waiting for Sallah El-Din + DiaryŠ
WAITING FOR SALLAH EL-DIN Tawfik Abu Wael, Palestine, 2001, 53’, VO st fr/OV eng ond, video La situation à Jérusalem est telle qu’il n’y a pas grand chose à y faire. L’oppression israélienne y a été rarement aussi pesante et le temps s’écouleŠ Les gens doivent se battre pour trouver de quoi subsister, faire la file pour leurs papiers, trouver du travail,Š En s’inspirant de "En attendant Godot" de S. Becket, Tawfik Abu Wael réalise quatre portraits : un acteur et sa compagnie de théâtre, une femme qui vend des légumes dans la rue, quelqu’un qui a tout perdu, un chômeur qui malgré lui dépend de son enfant. Dans "Waiting for Sallah El-Din", la dimension du temps devient relative. Pour chaque situation, Tawfiq Abu Wael a une façon singulière d’observer et de filmer. De temps à autre, c’est la situation qui l’emporte, le spectateur passe alors lui-même en attente, le temps de comprendre. + Esam, un soldat réfugié arabe qui vit à Tel-Aviv, se prostitue par nécessité. Cette situation l’amène aussi à vivre un certain plaisir physique qui finalement est déclencheur d’une série de souvenirs vécus dans son village natal. > 3,5 / 2,5 Euros+ Diary of a male whore. -
La Nuit
En tentant de reconstituer la vie et la mort de son père, combattant pour la Palestine, Mohammed Malas retrace l’histoire épique, mouvementée et torturée de Koneitra. Sur la base de souvenirs personnels mais aussi collectifs, le réalisateur évoque les troubles de cette ville occupée et détruite en 1967 par les Israéliens. En posant des questions brûlantes, aux réponses souvent amères, ce film, tel un corps blessé, ébranlé dans sa structure par des flashs-back et des scènes oniriques, est le témoin direct et sensible des meurtrissures subies par cette ville. Koneitra revient comme un symbole dans les films de Mohammed Malas dont nous montrons l’un de ses premiers courts-métrages "Koneitra 74" dans la compilation. Mohammed Malas est un ancien élève de l’Institut VGIK à Moscou, devenu figure de proue de l’assez méconnu cinéma syrien. > 5 / 3,5 Euros -
AL-FARABI
"Al-Farabi", d’après le nom d’un des plus grands philosophes musulmans (873-950) de Mésopotamie, est un groupe syrien de musique traditionnelle. La formation est composée de Maan Alhasbane (chant et percussions), Mohamed Marwan (luth et violon) et de Jamal Moussaid (percussions). Ce sont donc des chants syriens qui seront au répertoire, issus des registres musicaux "Al-Nouachah" et "Koudoud" d’Aleppe. "Al-Farabi" se produit en Belgique depuis plus de trois ans, et connait déjà ses adeptes. Leur musique, ensorceleuse, impose parfois une écoute silencieuse, mais elle sait aussi et surtout faire bouger ! Dans le foyer et c’est gratuit !! -
dim 16.02.2003
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Work, Place
En oscillant entre plusieurs points de vue imprégnés de nostalgie, la caméra nous entraîne dans la complexité des relations israélo-palestiniennes. Pris par la "real politic", des agriculteurs israéliens d"un moshav ont renoncé à employer leurs amis palestiniens depuis le meurtre d"un des leurs, mais non sans regretter la connivence qu"ils avaient avec eux . Ces mêmes palestiniens, amers, se retrouvent à travailler sur de nouveaux chantiers. A ce tableau viennent se rajouter des travailleurs thaïlandais, remplaçant la main d"¦uvre bon marché palestinienne, essayent de combler leur mal du pays en restant entre eux, loin des réalités géopolitiques de la région. Le dispositif du film alterne ces différentes réalités, par le biais de confidences face caméra, pour mieux en faire ressortir les difficultés. 5 / 3,5 Euros -
Etoiles du Jour
Sur un ton doux-amer, voir même satirique, "Etoiles du jour" relate les péripéties engendrées par la célébration d’un double mariage dans une famille rurale, et par la même occasion aborde le problème de l’exode rural, un phénomène grandissant non seulement en Syrie mais dans tout le Moyen-Orient. Comme dit le réalisateur, certains individus veulent s’échapper de leur réalité et pour cela "Šsautent d’un seul bond sur leur rêve (d’exode) et se perdent dans le brouillard des illusions à attendre les étoiles en plein jourŠ". Réalisé par une des figures-proue du cinéma syrien, "Etoiles du jour" est le résultat d’un long travail d’observation, minutieux et personnel (Oussama s’étant basé sur la situation de son village natal). Mais dans le film l’imaginaire déborde allégrement sur le réel et la forme, qui y est très libre, contraste délibérément avec le contenu ’tragique’. La subtilité de la narration se traduit aussi dans les nombreux non-dits, et nous assisterons au déroulement fatal et inattendu des deux cérémonies. > 5 / 3,5 Euros -
Sacrifices
Quinze ans après "Etoiles du jour", au détour de démarches dont la lenteur est à relier au fonctionnement hiérarchique et "kafkaïen" des organismes syriens, voici le nouveau film d’Oussama Mohammad. Un film tout en métaphores, qui par des sentiers narratifs détournés, fait référence au présent de la Syrie, et du réalisateur. On le relie aussi aux mondes puissants de Tarkovsky, Kusturica et de l’art arabe pré-islamique. On vous conseille vivement "Sacrifices", riche en images et en sons, un film rare où la narration s’invente, bref un OVNI, comme on les aime. L’histoire : dans un monde isolé, au pied d’un arbre géant, une famille vit en autarcie. Le patriarche mourrant veut donner un nom à trois nouveaux-nés mais n’y parvient pas. Nous suivons donc l’évolution dans cet univers clos (mais si riches en personnages) des garçons "un", "deux" et "trois", à travers la magie, l’amour, le silence et la violence. Une ouverture bien réelle vers le présent international : le père est appelé à la guerre. Il en revient un peu plus révolté, un peu plus religieux. L’incursion du politique et du religieux dans cet univers ajouté au chaos, pour quelle issue ? > 5 / 3,5 Euros -
jeu 20.02.2003
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Jenin Jenin + youngster"s eyes
Censuré en Israël, ce film parle du massacre du camp de réfugiés de Jenin en avril 2002. Plutôt qu’une analyse filtrée et "objective" de journaliste, Mohammed Bakri prend le parti de laisser la parole aux réfugiés : il suit le rythme de ses interlocuteurs, laissant à chacun le temps de s’installer face à la caméra. Une approche sensible se mêle à une forme documentaire militante. Le film donne une vue de l"interieur du massacre : un muet raconte les fusillades, un homme cherche ses affaires dans les décombres, un médecin raconte les traumatismes. "Jenin. Jenin" montre comment les invasions israéliennes ont affecté physiquement et psychologiquement les palestiniens. Mohammed Bakri est un acteur renommé en Palestine, "Jenin, Jenin" est sa deuxième réalisation, il a reçu le prix du meilleur film au festival international de Carthage en 2002. + Youngster"s eyes Pal, 2002, 2 x 10", VO/OV, DV Le projet "youngter"s eyes" vise à donner l"opportunité à des jeunes de Jenin et de Ramallah de réaliser leurs premières oeuvres audiovisuelles. Dans chacune des deux villes une cinquantaine de jeunes participants ont réalisé une dizaine de films sur une (...)+ JeninŠ Jenin -
War and Peace in Vesoul
Deux cinéastes sont dans le train. Ils discutent de leur vie, de la situation politique de leur pays. Attendus sur le quai de la gare de Vesoul, en France, par des représentants de la mairie, ils viennent présenter leurs films dans un festival de cinéma dédié à la paix. L’un vient de Haifa, l’autre de Nazareth. Un Israélien, un Palestinien : Amos Gitai (auteur de nombreux films de documentaire et de fiction comme la série des "Wadi", "Berlin-Jerusalem", "Kadosh" ou "Kedma") et Elia Suleiman (connu pour ses deux longs métrages "Chronique d’une disparition" et "Intervention divine"). "Guerre et paix à Vesoul" est un film que ces deux protagonistes ont improvisé ensemble. Tourné avec une petite caméra DV, il relate les événements incroyables de leur voyage à Vesoul ! Leur sensation de n’être pas à leur place. Le vertige d’un décalage culturelŠ Non pas entre un Arabe et un Juif, mais plutôt entre eux et les Français rencontrés sur place, en qui leur venue a éveillé un sentiment presque mystique et des attentes démesurées. Un film potache et caustique. Méprisant pour les uns, cynique et tendre pour les autresŠ > 5 / 3,5 Euros -
ven 21.02.2003
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The Dupes
Un classique qui n’a pas pu l’être. Censuré à l’époque, "Les dupes" raconte trois histoires qui en deviennent une : l’envie d’aller au Koweït pour échapper à la misèreŠ Après la Nakba (catastrophe) de 1948, trois palestiniens originaires de différentes régions se rencontrent dans une petite ville près de la frontière. Chacun d’entre eux se souvient de ce qui vient de leur arriver. Ils décident de partir clandestinement dans un camion-citerne à travers le désert. Il y fait torrideŠ Cette histoire est une métaphore de la tragédie du peuple palestinien. Pour "Les dupes", Tawfik Saleh a prêté une grande attention à la réalisation de la bande sonore. Filmé en noir et blanc, avec une composition de plans et une lumière particulièrement soignés, ce film devenu culte dans le monde arabe se déploie selon un rythme très particulier ponctué de flash-back. Il ne s’agit en tout cas pas d’un voyage comme les autres ! Le film contient énormément d’informations sur la période d’après 48. Tiré du roman de Ghasan Kanafani, écrivain phare palestinien, réalisé par un égyptien, produit par la Syrie et tourné en Irak, il est une vraie perle du cinema oriental. > 5 / 3,5 Euros -
Nightfall + the last frontiers
NIGHTFALL (Jusqu’au déclin du jour) Mohamed Soueid, Liban, 2000, 67’, VO st ang/OV eng ond, Beta En 1975, un groupe d’étudiants libanais se bat pour la cause palestinienne. Ils font partie du mouvement révolutionnaire du Fateh. On les surnommait les "Students Squad". Après l’invasion israélienne de Beyrouth, le groupe s’est séparé : les uns sont morts, d’autres ont quitté le pays, certains se sont revus. Ces derniers se retrouvent dans le film, vivant dans la désillusion et les rêves brisés. Ils se saoûlent, mangent, racontent, dictent des poèmes et chantent. Mohamed Soueid jongle avec ces moments de vie pour raconter leur histoire collective parsemée d’anecdotes personnelles. Entre euphorie éthylique et larmes, les conversations se muent en spéculation. Le réalisateur décompose ces moments et les entrelace avec de longs plans filmés à l’extérieur où les voix des protagonistes continuent à se raconter. L’utopie se mélange au réel. L’adversité sans cesse sublimée. A votre santé ! + THE LAST FRONTIERS Saed Andoni, Palestine, 2002, 32 ’, VO st ang/ OV eng ond, video Home movie ironique sur un voyage aux Etats-Unis du réalisateur palestinien (...) -
The Second Civil War
A la suite d’une catastrophe nucléaire indo-pakistanaise, des orphelins sont envoyés dans l’état d’Idaho. Ce qui n’est pas du goût de son gouverneur qui ferme ses frontières afin d’y préserver l’"American Way of Live". La Maison Blanche lui lance alors un ultimatum, risquant de provoquer une nouvelle guerre de sécession. Une aubaine pour la chaine d’actualité NN qui ne manquera pas de précipiter les événements... "The Second Civil War" est une satyre redoutable, une politique-fiction apocalyptique où Joe Dante (Gremlins, Small Soldiers) s’amuse à faire imploser littéralement les Etats-Unis, tout en critiquant les différents niveaux de la société américaine actuelle par le biais de caricatures extrêmistes, à la fois fort drôles et parlantes. Que ce soit les médias, la politique, l’armée, du président au simple citoyen, tous en prennent pour leur grade, sans la moindre concession. Joyeusement subversif, et pourtant si vraissemblable, "The Second Civil War" est aussi d’une facture étonnante quand bien même il fût produit par et pour la chaîne de télévision HBO. L’iconoclaste Joe Dante aura effectivement su utilisé brillament le relatif "peu" de moyens (...) -
sam 22.02.2003
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Waiting for Sallah El-Din + DiaryŠ
WAITING FOR SALLAH EL-DIN Tawfik Abu Wael, Palestine, 2001, 53’, VO st fr/OV eng ond, video La situation à Jérusalem est telle qu’il n’y a pas grand chose à y faire. L’oppression israélienne y a été rarement aussi pesante et le temps s’écouleŠ Les gens doivent se battre pour trouver de quoi subsister, faire la file pour leurs papiers, trouver du travail,Š En s’inspirant de "En attendant Godot" de S. Becket, Tawfik Abu Wael réalise quatre portraits : un acteur et sa compagnie de théâtre, une femme qui vend des légumes dans la rue, quelqu’un qui a tout perdu, un chômeur qui malgré lui dépend de son enfant. Dans "Waiting for Sallah El-Din", la dimension du temps devient relative. Pour chaque situation, Tawfiq Abu Wael a une façon singulière d’observer et de filmer. De temps à autre, c’est la situation qui l’emporte, le spectateur passe alors lui-même en attente, le temps de comprendre. + Esam, un soldat réfugié arabe qui vit à Tel-Aviv, se prostitue par nécessité. Cette situation l’amène aussi à vivre un certain plaisir physique qui finalement est déclencheur d’une série de souvenirs vécus dans son village natal. > 3,5 / 2,5 Euros+ Diary of a male whore. -
Rêve d"exil
Regards croisés de deux jeunes filles vivant dans deux camps de réfugiés palestiniens, Shatila au Liban et Dheisheh en Cisjordanie. Deux filles partageant une même culture s"écrivent, communiquent, mais sont séparées par une frontière de barbelés. Un jour, elles se retrouvent de part et d’autre des fils de cette frontière pour parvenir à se toucher. Sans vraiment se connaître, elles vivent le même drame à distance. Au travers du regard naïf et émouvant de jeunes réfugiés, Mai Masri, réalisatrice palestinienne vivant au Liban, parle du droit au retour des réfugiés palestiniens, mais évoque la problématique de l"exil et de la liberté en générale. D’un style classique, ses documentaires ont suivi à plusieurs reprises la problématique des réfugiés palestiniens au Liban à travers la vie des enfants du camp de Shatila. > 3,5 / 2,5 Euros -
Israland
Sur fond de guerre du Golfe, une série d’interviews pointe le choc quotidien de la cohabitation. Construire un paradis terrestre en domestiquant le désert, tel est le rêve sioniste et la tâche des palestiniens qui travaillent sur le chantier du parc d"attraction ŒIsraland". Par contre, les relations entre les travailleurs palestiniens et israéliens sont loin d"être idylliques. En recherchant les points de vue des uns sur Œl"autre", un tableau catastrophique nous est exposé. L"avenir ne semble ni paradisiaque ni verdoyant entre l"architecte du projet, un allemand converti au judaïsme et pessimiste, un contremaître israélien suspicieux vis-à-vis des palestiniens, et un ouvrier palestinien qui se retient de parler ! Eyal Sivan, réalisateur israélien très controversé pour ses prises de position publique anti-sionistes sera notre invité. > 3,5 / 2,5 Euros -
dim 23.02.2003
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Asurot
Deux réalisatrices israéliennes prennent la décision de filmer le sort, absurde, de trois femmes palestiniennes. Par un dispositif qui privilégie l’observation et la rencontre, où les réalisatrices se font discrètes et évitent le piège de la voix en off ici superflue, ce documentaire nous donne à voir plus qu’une simple actualité. Car c’est bien d’une situation peu commune qu’ il s’agit et c’est avec une force visuelle également peu habituelle que le film reflète les tensions, les difficultés physiques et psychiques vécues quotidiennement par ces trois femmes. Toutes les trois, veuves, vivent avec leurs enfants dans une même maison dans la vieille ville d’Hébron, à côté d’un check-point israélien. Des circonstances auront fait que le côté rue de leur maison soit sous contrôle israélien, que le côté arrière soit sous celui palestinien et que le toit soit utilisé comme bastion-urinoir par des soldats israéliens avec qui, par ailleurs, leurs enfants peuvent parfois vivre des moments joyeuxŠA ces déboires s’ajoutent les difficultés de vivre dans une société dépeinte comme conservatrice et ponctuée de ragots, et l’isolement social imposé par leur statut (...) -
This is not Beyrouth + replay +
THIS IS NOT BEYROUTH Jayce Salloum, Liban/USA, 1994, 48’, VO st ang/OV eng ond, video A travers son oeuvre, Jayce Salloum scrute la perception du Moyen-Orient en Occident. Son travail s’attache au décryptage du langage (audio)visuel et à trouver ensuite une façon de communiquer cette analyse en utilisant le même medium. C’est ainsi qu’il s’interroge sur des concepts tels que le "terrorisme" et le fait d’être "musulman". Plus de 200 heures de film HI-8, VHS et de films trouvés sont le matériel de base qui a servi à la réalisation de "This is not Beyrouth". Ce film de montage est un film hybride, à la fois argumentation, document, et film expérimental. Jayce Salloum y examine le sens caché, sous-jacent des images véhiculées lors de la guerre au Liban, en relation avec sa position de réalisateur libanais "occidentalisé" et avec celle du spectateur. La perception du film variant selon le background de chacun et selon les conditions de projection. Libanais résidant aux Etats-Unis, puis au Canada, Jayce Salloum est à la fois curateur et artiste vidéo. Nous avions déjà eu l’occasion de voir en septembre 2000 "Introduction to the End of an (...) -
jeu 27.02.2003
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The Settlers
Pour la première fois, une caméra fut acceptée dans la communauté des colons de Hébron, considérée comme étant l’une des plus fanatiques et racistes. Ruth Walk nous livre les paroles brutes d’hommes et de femmes qui ont appris à ne plus voir leurs voisins palestiniens. Leur vie se limite à un huis-clos qu"ils ne quittent que rarement, pour des fêtes religieuses qui sont autant de prétextes à imposer des couvre-feux aux PalestiniensŠ Le film est important, ne fut-ce que pour les témoignages recueillis : rares sont les occasions d’entendre le point de vue des colons et de les suivre au quotidien. Sans rien affirmer, "The Settlers" expose avec finesse la problématique des colonies considérée comme l"obstacle majeur à une paix au Proche-Orient. Bien que produit par une société israëlienne, ce film fut interdit d"antenne en Israël. > 3,5 / 2,5 Euros -
Open Screen
A vos caméras ! Vous connaissez les conditions : maximum 15 minutes par film, presque tous formats acceptés, pas de censure, et à envoyer ou déposer au Nova une semaine avant la date de l’Open Screen. Ce dernier sera agrémenté de deux ou trois courts films égyptiens, ainsi que de la microboutiek (micro éditions en formats imprimés, sonores, vidéo et autresŠ). -
ven 28.02.2003
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Sacrifices
Quinze ans après "Etoiles du jour", au détour de démarches dont la lenteur est à relier au fonctionnement hiérarchique et "kafkaïen" des organismes syriens, voici le nouveau film d’Oussama Mohammad. Un film tout en métaphores, qui par des sentiers narratifs détournés, fait référence au présent de la Syrie, et du réalisateur. On le relie aussi aux mondes puissants de Tarkovsky, Kusturica et de l’art arabe pré-islamique. On vous conseille vivement "Sacrifices", riche en images et en sons, un film rare où la narration s’invente, bref un OVNI, comme on les aime. L’histoire : dans un monde isolé, au pied d’un arbre géant, une famille vit en autarcie. Le patriarche mourrant veut donner un nom à trois nouveaux-nés mais n’y parvient pas. Nous suivons donc l’évolution dans cet univers clos (mais si riches en personnages) des garçons "un", "deux" et "trois", à travers la magie, l’amour, le silence et la violence. Une ouverture bien réelle vers le présent international : le père est appelé à la guerre. Il en revient un peu plus révolté, un peu plus religieux. L’incursion du politique et du religieux dans cet univers ajouté au chaos, pour quelle issue ? > 5 / 3,5 Euros -
Lettre d’un temps d’exil
Des instants de vie de quatre libanais ayant quitté leur pays. Deux d’entre eux se sont exilés à Paris. Abdallah, ancien milicien qui attend dans le métro l’improbable venue d’un hypothétique ami. Et Karim, jeune intellectuel à la recherche d’un travail.Et puis il y a Nessim, qui vit à Strasbourg où il est devenu un chirurgien de renom. Dans la seconde de ses "Lettres" filmées (après "Lettre d’un temps de guerre" en 1985 et avant "A toi où que tu sois" en 2000), Borhane Allaouié fait jouer par des acteurs des personnages créés à partir de gens qu’il a rencontrés et qu’il met en situation... Ces quatre personnages ne se connaissent pas. Hormis leur état d’exilés, il n’y a en apparence aucun lien entre eux. C’est la voix du narrateur qui unit ces hommes, en une lettre à la fois douloureuse et nostalgique. Où transparaissent les souvenirs d’un Beyrouth en guerre, et un regard qui ne manque pas d’humour. > 3,5 / 2,5 Euros -
God Told Me To
Impitoyable nocturne que voilà : avec "God Told Me To", Larry Cohen radiographie l’Amérique des snipers, des intégrismes et de la paranoïa, et démontre par l’absurde l’incohérence maladive d’un système de valeurs fondées sur la foi en la famille et en Dieu. Scénariste habile souvent subtile, Larry Cohen est un "film-maker" indépendant qui aime le cinéma de genre - de tous les genres, depuis l’horreur pure jusqu’au polar fantastique en passant par la Blaxploitation - qu’il pimente d’irrévérences marquées de dérision et de politiquement incorrect. Dans "God Told Me To", des gens ordinaires issus de la population New-Yorkaise, se transforment en meurtriers en série, prétendant avoir agi sous les ordres de Dieu. Larry Cohen y détourne avec ingéniosité les moteurs habituels du polar - le questionnement, la recherche de la vérité - opposant le tangible, le raisonnable à l’aveuglement d’ordre mystique, les images réalistes répondant à de surprenants délires psychédéliques dans un étrange dialogue de sourdŠ > 5 / 3,5 Euros -
sam 01.03.2003
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MISHA’S MOONŠ
La nouvelle lune qui marque le début du cycle lunaire est prévue pour le 2 mars à 18h34 (heure du Pacifique). En astrologie, cela signifie une période propice aux nouveaux départs. La soirée annoncée le mois dernier sera, on l’espère, aussi un nouveau départ pour tous ceux et celles qui ont connu Misha et la regrettent encore. Mais avec 24h d’avance sur la lune, le temps de vivre une bacchanale comme elle aurait aimée de notre part. Le 1er mars 1979, Misha naissait. Elle aurait fêté ses 24 ans ce samedi. En souvenir de notre voluptueuse geisha qui hanta tous les espaces du Nova depuis près de 4 ans, et qui côtoie à présent les étoiles - voire les matous ! - l’équipe du Nova et tous ses amis proches, vous convient à une soirée hétéroclite sous le signe de la lune à Misha qu’elle affectionnait particulièrement. Au programme, une table d’hôte, une comédie musicale, des concerts, du spectacle, des films de famille et bien entendu une méga party aux sonorités diverses que l’on oubliera pas de si tôt. Les bénéfices de l’entièreté de la soirée seront mis au profit de la fabrication du CD de Misha, afin de garder une trace fragile mais oh combien (...)