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jeu 16.01.2003
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NEW YORK NEWSREEL : RADICAL FILMMAKING IN THE ’60S
Paul McIsaac fut membre du premier groupe de Newsreel, celui de New York. Aujourd"hui producteur vidéo et radio, impliqué dans Indymedia, il dirige également le Playback Theater à New York. Les cinéphiles le connaissent mieux dans la peau du Doc de "Doc"s Kingdom" et "Route One : USA", deux films dirigés par l"un des membres fondateurs de Newsreel : Robert Kramer. Dans cette première séance, Paul McIsaac présentera une sélection de courts métrages et d"extraits de films qui restitueront le contexte des débuts du Newsreel de New-York, mais aussi les voix et les gestes des acteurs des mouvements sociaux de l"époque. Il commentera le développement social, politique et artistique des collectifs Newsreel et leur impact sur le cinéma politique et activiste d"hier et d"aujourd"hui. > 3,5 or 2,5 ¤ -
Slacker
Pratiquement inconnu chez nous, "Slacker" aura pourtant marqué toute une génération Outre-Atlantique. En effet, Richard Linklater a été l"un des premiers à s"attacher à la "génération sacrifiée", les "twentysomething" ou encore les slackers qui, à l"instar de la Beat Generation, préfèrent zôner, glander, philosopher sur n"importe quoi, que de vivre le sempiternel "métro-boulot-dodo". Quoique, dormir, c"est aussi rêver. Et rêver, c"est un peu cogiter. Or, "chacune de nos pensées créent sa propre réalité", comme l"explique frénétiquement un jeune gars (Linklater himself) à un taximan qui n"en a cure. Dès lors, le film voyagera de pensées en pensées, et donc de réalités en réalités, puisque ne s"attachant qu"un moment à des personnages qui se rencontrent, parlent de leur lubies, puis se quittent. On suit alors un nouveau venu, et les anecdotes s"enchaînent, tel un road movie, mais sans héros. Une foule d"histoires donc, par une pléthore d"acteurs, qui nous dépeint avec humour et esprit, une journée de désoeuvrement à Austin, au Texas, capitale de l"oisiveté postmoderne américaine. Un véritable film indépendant, libre comme une caméra que l"on jetterait en l"air ! > 5 or 3,5 ¤ -
ven 17.01.2003
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HITTING THE ROAD WITH ROBERT KRAMER
Au cours de cette soirée dédiée à Robert Kramer, Paul McIsaac nous invite à refaire le chemin qu’ils ont parcouru ensemble depuis l’époque de Newsreel. Des films ou des extraits seront projetés à chaque étape du voyage. 1969 : "Ice" McIsaac y joue le rôle d’un chef de groupe activiste. Bien que réalisé avec une large participation des membres de Newsreel, "Ice" sera désavoué par le collectif et Kramer poursuivra sa route en solo. 1987 : "Doc’s Kingdom" Un médecin américain, joué par Paul McIsaac, revenu de tout et notamment d’Afrique, soigne les déshérités de la banlieue de Lisbonne. 1989 : "Road One USA" Alors que les primaires battent leur plein, on retrouve le personnage du docteur occupé à sillonner la route n°1 et à pratiquer une incision à vif sur la société américaine. 1990 : "Dear Doc" Une video-lettre adressée à Paul alias Doc depuis Paris. Un film qui fait le point sur 20 ans de parcours commun avec moments de complicités et de discordes. 1997 : "Ghosts of Electricity" Dans ce film de commande, Kramer oppose aux joies simples de la nature le spectacle malsain de la télévision et il prophétise la désincarnation de l’homme (...) -
The Atomic Café
Août 1945, Hiroshima et Nagasaki sont « soufflées » en quelques instants. Pour justifier cette hécatombe de civils, le gouvernement américain avait construit l’image d’un peuple nippon féroce et fanatique qui se battra jusqu’à la mort. On sait aujourd’hui que la glorieuse armée impériale était sur le point de capituler sans conditions. Années cinquante, la machine de propagande américaine imagine un « péril rouge ». La peur atomique permet de tenir docile une opinion publique qui pourrait être tentée par la contestation, et rencontre les intérêts du complexe militaro-industriel. C’est à un jubilatoire travail de déconstruction idéologique que se livrent les auteurs d’Atomic Café, magistrale leçon de montage digne d’Eisenstein. Entièrement conçu à partir de materiel de propagande nucléaire américaine des années de guerre froide, le film est constitué d’une juxtaposition d’extraits d’émissions radio et télé, d’archives gouvernementales et de l’armée, de dessins animés, de chansons folk et country ridicules sur le thème de la bombe atomique. Certains conseils des autorités de l’époque pourraient nous être fort utiles encore aujourd’hui. Exemple : « en (...) -
General Massacre
Encore un film belge transgressif, véritable pétard pirate dans le panier du politiquement correct, réalisé par unŠ Américain. Burr Jerger avait fui le pays de Georges Bush, à l"époque de la guerre du Vietnam. Il réalise à Brasschaat ce pamphlet anti-militariste, avec la complicité d"Herman Wuyts, dont nous vous avons montré dans un précédent Midnight Screening le savoureux "Princess". Un général yankee parano (Burr Jerger himself) qui doit comparaître devant un tribunal militaire pour crimes de guerre - le film fait explicitement référence au massacre de Mi-Lai au Vietnam - crache sa haine raciste, fasciste et belliqueuse à la face du lieutenant noir qui l"interroge. Il se réfugie dans la villa de sa fille en Belgique où, hanté par des obsessions sado-incestueuses, il se livre à des simulations guerrières grotesques dans la forêt allant jusqu"à flinguer à la mitraillette des vaches dans un pré. Pour cette scène, Burr Jerger avait acheté un troupeau de bovins et les avait réellement abattus à la kalachnikov. A l"époque, cette exécution sommaire avait provoqué plus d"émoi que les images documentaires réelles sur lesquelles on voyait un prisonnier (...) -
sam 18.01.2003
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Newsreel : Revolutionary Cinema in the 1960’s
PEOPLE’S WAR 40 min./B&W/1969 A l"inverse de la perception générale aux Etats-Unis, ce film témoigne de la mobilisation et de la participation du peuple vietnamien à la lutte contre le colonialisme et l"agression militaire. YIPPIE 10 min./B&W/1968 1968, Chicago. Tourné comme le manifeste officiel du Youth International Party, un film irrévérencieux et en roue libre à l"image des Yippies eux-mêmesŠ AMERICA 30 min./B&W/1969 Au moment de l"escalade de la guerre au Vietnam, la protestation s"accroît et les mouvements de contestation se diversifient. Conversations avec des vétérans du Vietnam, des jeunes teenagers américainsŠ > 3,5 or 2,5 ¤ -
ALEX MACKENZIE
Directeur du Vancouver Underground Film Festival (Canada), Alex MacKenzie programme et anime là-bas le Blinding Light !! Cinema : une salle obscure dévouée six soirs par semaine à la découverte de films, vidéos et performances expérimentaux, alternatifs, rares etŠ obscures, justement. Un peu comme le Nova, peut-être ? Nous aurons l’occasion de le vérifier lors de sa venue à Bruxelles, puisqu’Alex, lui-même réalisateur et performeur, fera une halte au Nova dans le cadre de sa première tournée en Europe. C’est la cinéaste Martha Colburn qui nous l’envoieŠ Une référence, pour ceux qui s’en rappellent. THIS FLEETING (2002, 45’, video, 16mm) A la base de ce film : la découverte d’une boîte remplie de bobines de films 16mm, tournés (en Kodachrome et noir & blanc) un peu partout autour du monde, entre 1948 et 1957, par une famille de Vancouver. Alex Mackenzie a saisi l’occasion pour réinventer des moments de quotidien à partir de ce matériel. En explorant les moments fragiles ou indésirés ; les imprévus et les hasards captés par la caméraŠ MEDI(CINE) (EXPANDED CINEMA PERFORMANCE, 20’) Cette fois, la matière choisie est constituée de films (...) -
dim 19.01.2003
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Slacker
Pratiquement inconnu chez nous, "Slacker" aura pourtant marqué toute une génération Outre-Atlantique. En effet, Richard Linklater a été l"un des premiers à s"attacher à la "génération sacrifiée", les "twentysomething" ou encore les slackers qui, à l"instar de la Beat Generation, préfèrent zôner, glander, philosopher sur n"importe quoi, que de vivre le sempiternel "métro-boulot-dodo". Quoique, dormir, c"est aussi rêver. Et rêver, c"est un peu cogiter. Or, "chacune de nos pensées créent sa propre réalité", comme l"explique frénétiquement un jeune gars (Linklater himself) à un taximan qui n"en a cure. Dès lors, le film voyagera de pensées en pensées, et donc de réalités en réalités, puisque ne s"attachant qu"un moment à des personnages qui se rencontrent, parlent de leur lubies, puis se quittent. On suit alors un nouveau venu, et les anecdotes s"enchaînent, tel un road movie, mais sans héros. Une foule d"histoires donc, par une pléthore d"acteurs, qui nous dépeint avec humour et esprit, une journée de désoeuvrement à Austin, au Texas, capitale de l"oisiveté postmoderne américaine. Un véritable film indépendant, libre comme une caméra que l"on jetterait en l"air ! > 5 or 3,5 ¤ -
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jeu 23.01.2003
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Wisconsin Death Trip
Basé sur le livre éponyme de l’historien Michael Lesy, et centré sur les quelques 3000 images, à la fois morbides et fascinantes, d’un photographe de l’époque, Charles Van Schaik, "Wisconsin Death Trip" nous conte la folie meurtrière et suicidaire qui s’empare d’une communauté de fermiers et de négociants de Black River Falls, dans le Wisconsin, à la fin d’un XIXème siècle en pleine dépression. Cependant, James Marsh ajoute à ce cauchemard authentique, celui de faits divers contemporains qu’un narrateur nous décrit aussi minutieusement que les précédents, sur des images du même bled mais à notre époque. Des acteurs anonymes prennent la pose devant la caméra ; les prises sont tantôt en noir et blanc, tantôt en couleur suivant les périodes évoquées ; la musique en background va de Arvo Part au Réquiem de Faure. Mi-fiction, mi-documentaire, terrifiant, hallucinant et superbe, "Wisconsin Death Trip" est un poème cruel sur une Amérique profonde en décomposition, un monde en suspension encore et toujours au bord de l’abîmeŠ > 5 or 3,5 ¤ -
Slacker
Pratiquement inconnu chez nous, "Slacker" aura pourtant marqué toute une génération Outre-Atlantique. En effet, Richard Linklater a été l"un des premiers à s"attacher à la "génération sacrifiée", les "twentysomething" ou encore les slackers qui, à l"instar de la Beat Generation, préfèrent zôner, glander, philosopher sur n"importe quoi, que de vivre le sempiternel "métro-boulot-dodo". Quoique, dormir, c"est aussi rêver. Et rêver, c"est un peu cogiter. Or, "chacune de nos pensées créent sa propre réalité", comme l"explique frénétiquement un jeune gars (Linklater himself) à un taximan qui n"en a cure. Dès lors, le film voyagera de pensées en pensées, et donc de réalités en réalités, puisque ne s"attachant qu"un moment à des personnages qui se rencontrent, parlent de leur lubies, puis se quittent. On suit alors un nouveau venu, et les anecdotes s"enchaînent, tel un road movie, mais sans héros. Une foule d"histoires donc, par une pléthore d"acteurs, qui nous dépeint avec humour et esprit, une journée de désoeuvrement à Austin, au Texas, capitale de l"oisiveté postmoderne américaine. Un véritable film indépendant, libre comme une caméra que l"on jetterait en l"air ! > 5 or 3,5 ¤ -
ven 24.01.2003
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The Atomic Café
Août 1945, Hiroshima et Nagasaki sont « soufflées » en quelques instants. Pour justifier cette hécatombe de civils, le gouvernement américain avait construit l’image d’un peuple nippon féroce et fanatique qui se battra jusqu’à la mort. On sait aujourd’hui que la glorieuse armée impériale était sur le point de capituler sans conditions. Années cinquante, la machine de propagande américaine imagine un « péril rouge ». La peur atomique permet de tenir docile une opinion publique qui pourrait être tentée par la contestation, et rencontre les intérêts du complexe militaro-industriel. C’est à un jubilatoire travail de déconstruction idéologique que se livrent les auteurs d’Atomic Café, magistrale leçon de montage digne d’Eisenstein. Entièrement conçu à partir de materiel de propagande nucléaire américaine des années de guerre froide, le film est constitué d’une juxtaposition d’extraits d’émissions radio et télé, d’archives gouvernementales et de l’armée, de dessins animés, de chansons folk et country ridicules sur le thème de la bombe atomique. Certains conseils des autorités de l’époque pourraient nous être fort utiles encore aujourd’hui. Exemple : « en (...) -
Slacker
Pratiquement inconnu chez nous, "Slacker" aura pourtant marqué toute une génération Outre-Atlantique. En effet, Richard Linklater a été l"un des premiers à s"attacher à la "génération sacrifiée", les "twentysomething" ou encore les slackers qui, à l"instar de la Beat Generation, préfèrent zôner, glander, philosopher sur n"importe quoi, que de vivre le sempiternel "métro-boulot-dodo". Quoique, dormir, c"est aussi rêver. Et rêver, c"est un peu cogiter. Or, "chacune de nos pensées créent sa propre réalité", comme l"explique frénétiquement un jeune gars (Linklater himself) à un taximan qui n"en a cure. Dès lors, le film voyagera de pensées en pensées, et donc de réalités en réalités, puisque ne s"attachant qu"un moment à des personnages qui se rencontrent, parlent de leur lubies, puis se quittent. On suit alors un nouveau venu, et les anecdotes s"enchaînent, tel un road movie, mais sans héros. Une foule d"histoires donc, par une pléthore d"acteurs, qui nous dépeint avec humour et esprit, une journée de désoeuvrement à Austin, au Texas, capitale de l"oisiveté postmoderne américaine. Un véritable film indépendant, libre comme une caméra que l"on jetterait en l"air ! > 5 or 3,5 ¤ -
Starship Troppers
XXIVème Siècle. La Terre est entièrement dirigée par une fédération militarisée (assez proche d"ailleurs du régime actuel des Etats-Unis). Cependant, notre planète est menacée par d"énormes insectes d"une autre galaxie. Dès lors, des colonies de soldats, les Starship Troopers, sont envoyées sur la planète mère des aliens afin d"y débusquer leur reine. Or, c"est la fin de l"année scolaire, source de recrutement pour ces colonies. Johnny, Dizzy, Carmen et Carl, bien que ressemblant physiquement et intellectuellement aux personnages aseptisés d"un vulgaire sitcom, s"engagent pour le meilleur, et surtout le pire dans l"aventure guerrière... Adapté d"un roman controversé de Robert A. Heinlein, "Starship Troopers" fût dès sa sortie mis au rang des films "cultisistes". Et pour cause ! Divertissant, il n"en atteint pas moins un art stupéfiant de la subversion. Tout y est à lire au second degré, et malgré ses habits de film SF violent, aux effets spéciaux plutôt réussis, il s"agit avant tout d"un pamphlet anti-militaire décapant. Et même d"un film anti-américain ! Comme si Paul Verhoeven fût, un temps, redevenu "hollandais", qui sait ? > 5 or 3,5 ¤ -
sam 25.01.2003
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Wisconsin Death Trip
Basé sur le livre éponyme de l’historien Michael Lesy, et centré sur les quelques 3000 images, à la fois morbides et fascinantes, d’un photographe de l’époque, Charles Van Schaik, "Wisconsin Death Trip" nous conte la folie meurtrière et suicidaire qui s’empare d’une communauté de fermiers et de négociants de Black River Falls, dans le Wisconsin, à la fin d’un XIXème siècle en pleine dépression. Cependant, James Marsh ajoute à ce cauchemard authentique, celui de faits divers contemporains qu’un narrateur nous décrit aussi minutieusement que les précédents, sur des images du même bled mais à notre époque. Des acteurs anonymes prennent la pose devant la caméra ; les prises sont tantôt en noir et blanc, tantôt en couleur suivant les périodes évoquées ; la musique en background va de Arvo Part au Réquiem de Faure. Mi-fiction, mi-documentaire, terrifiant, hallucinant et superbe, "Wisconsin Death Trip" est un poème cruel sur une Amérique profonde en décomposition, un monde en suspension encore et toujours au bord de l’abîmeŠ > 5 or 3,5 ¤ -
dim 26.01.2003
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Milestones
Les G.I.s sont rentrés du Vietnam. L"Amérique panse ses plaies. Les radicaux de gauche, les militants contre la guerre du Vietnam se sont repliés dans les communautés rurales. Ils ont maintenant quelques années de plus et sont confrontés à de nouvelles questions. Ils avaient tout lâché pour mener la révolution. Comment poursuivre la lutte ? Ils redécouvrent leurs racines, le mouvement imperturbable de la vie, veulent à leur tour donner la vieŠ Le titre du film est tiré d"un poème d"Ho Chi Minh, le héros révolutionnaire vietnamien. Ces "bornes kilométriques" qui jalonnent les sentiers du maquis vietnamien servent à mesurer le trajet accompli et celui qui reste à parcourir jusqu"à la victoireŠ "Milestones" est le dernier film tourné par Kramer avant son départ pour l"Europe. Une discussion avec sa femme Erika, est prévue après la projection. > 5 or 3,5 ¤ -
jeu 30.01.2003
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OPEN SCREEN
Osez ! Envoyez ou déposez vos films, videos et tout autre délire cinématographique avant le 26/01. Pour rappel : pas de censure, presque tous formats acceptés, 15" maximum par film. L"Open Screen sera accompagné par l"ouverture de la Microboutiek (micro éditions en formats imprimés, sonores, vidéo et autresŠ). Info : 02/511.24.77 GRRRATIS ! -
ven 31.01.2003
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InternationalVideoProgram
C’est la plus politisée et expérimentale des compilations. Un portrait, troublant, d’une société au bord de la catastrophe ; un décryptage du 11 septembre avec pour toile de fond le putsch militaire chilien d’il y a 30 ans ; ou encore les faux documentaires du réalisateur pris en otage au Liban et de la réalisatrice enfermée pendant des semaines dans un cargo... Tous les films ont pour point commun de poser la question de l’authenticité des images en jouant avec un angle de vision bien particulier dans la narration. > 3,5 or 2,5 ¤+ Hello Ingmar+ Nest of tens+ 11 de septiembre+ Hostage : the Bachar tapes+ Cargo -
Zilnik&GodinaProgramme
C’est notre choix ! Et c’est à Oberhausen qu’on a eu le privilège de découvrir l’oeuvre surprenante de Zelimir Zilnik et Karpo Godina. Provenants d’ex-Yougoslavie (l’un Serbe, l’autre Slovène), à deux ils ont développé une filmographie qui synthétise de façon étonnante des tendances avant-gardistes qui se sont profilées dans le cinéma des années ’60 à aujourd’hui, tout en se confrontant à des interrogations sociales, historiques, politiques. Leurs films sont pertinents/ impertinents, sérieux/ ludiques, elliptiques. En attendant de leur consacrer une rétrospective bien plus conséquente, Oberhausen nous sort de ses boîtes quelques-uns de leurs films archivés. > 3,5 or 2,5 ¤+ The unemployed+ June turmoil+ Black film+ The gratinated brain of Pupilija Ferkeverk+ The uprising in Jazak+ Silos -
General Massacre
Encore un film belge transgressif, véritable pétard pirate dans le panier du politiquement correct, réalisé par unŠ Américain. Burr Jerger avait fui le pays de Georges Bush, à l"époque de la guerre du Vietnam. Il réalise à Brasschaat ce pamphlet anti-militariste, avec la complicité d"Herman Wuyts, dont nous vous avons montré dans un précédent Midnight Screening le savoureux "Princess". Un général yankee parano (Burr Jerger himself) qui doit comparaître devant un tribunal militaire pour crimes de guerre - le film fait explicitement référence au massacre de Mi-Lai au Vietnam - crache sa haine raciste, fasciste et belliqueuse à la face du lieutenant noir qui l"interroge. Il se réfugie dans la villa de sa fille en Belgique où, hanté par des obsessions sado-incestueuses, il se livre à des simulations guerrières grotesques dans la forêt allant jusqu"à flinguer à la mitraillette des vaches dans un pré. Pour cette scène, Burr Jerger avait acheté un troupeau de bovins et les avait réellement abattus à la kalachnikov. A l"époque, cette exécution sommaire avait provoqué plus d"émoi que les images documentaires réelles sur lesquelles on voyait un prisonnier (...) -
sam 01.02.2003
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InternationalFilmProgramme
Au-delà du fait d’être une plate-forme pour le format ’court’, le Festival de Oberhausen est surtout un terrain d’exploration pour des pratiques cinématographiques qui se veulent innovatrices dans la forme ou la narration. Difficile donc d’arriver à un choix représentatif de l’éclectisme qui peut se voir dans ce festival. Le parti pris pour cette 1ère compilation est alors celui de jouer la carte de la diversité : sept films issus de six pays différents, qui tous, avec un ton humoristique ou corrosif, avec ou sans dialogues, expérimentent dans les domaines de l’animation, de la fiction, du documentaire ou encore dans le film de danse. > 3,5 or 2,5 ¤+ The chinese dog+ Dog+ Deadly boring+ Joy+ Erè mèla mèla+ Comme un seul homme+ En malas companias -
GermanPopVideo
La scène musicale allemande se porte bien et pas étonnant, alors, qu’elle se crée des adeptes dans celle de la vidéo. En 1999 le festival d’Oberhausen décide d’ailleurs de créer une section entièrement dédiée au format court musical (avec le prix MuVi). Réalisées par des réalisateurs parmis les plus innovateurs en Allemagne, les pop-vidéos présentées dans cette compilation s’inscrivent dans la droite lignée du court métrage. Insolites, provocantes, et probablement trop expérimentales pour MTV ! + petite soirée dans le café du Nova, die deutsche Muzik revisitée à notre manière (!) *Star Escalator (for Sensorama) Michel Klöfkorn/Olivier Husain, D, 1998, 4’ Weil wir einverstanden sind (for Die Goldenen Zitronen) D. Schamoni/U. Lindenmann, 1D, 998, 3’ Distroia (for Mouse on Mars) Rosa Barba/Herwig Weiser, D, 1999, 4’ Ping Pong (for Computerjockeys) Sebastian Kaltmeyer, D, 1999, 5’ Die Summe der einzelnen Teile (for Kante) Tom Kimmig, D, 2000, 4’ What is it with you (for The Third Eye Foundation) Daniela Sieling, D, 1999, 5’ The worst MC (for Gonzales) Gonzales/Mocky, D, 2000, 4’ Because (for Ulf Lohmann) Graw Böckler, D, 2002, (...) -
dim 02.02.2003
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EasternEuropeProgram
Parallèlement au rendez-vous annuel et festivalier, le Festival de Oberhausen développe aussi un travail d’archivage avec un catalogue de courts métrages assez impressionnant dans son genre, s’étalant sur ses quasi cinquante ans d’activité. Un intérêt tout particulier ayant toujours été affiché pour ce qui se passe dans l’Europe de l’Est ("Europe socialiste" à une certaine époque), il était tout à fait normal que le Festival de Oberhausen puise dans ses trésors et nous concocte un Spécial avec des best-off provenant de "là-bas". Dans la compilation, il y en a même un qui a réussi à décrocher un Oscar ! > 3,5 & 2,5 ¤+ The unemployed+ Healthy people for fun+ Tango+ Death of Stalinism in Bohemia+ Flying Over The Blue Fields+ The way to Nirvana -
Zilnik&GodinaProgramme
C’est notre choix ! Et c’est à Oberhausen qu’on a eu le privilège de découvrir l’oeuvre surprenante de Zelimir Zilnik et Karpo Godina. Provenants d’ex-Yougoslavie (l’un Serbe, l’autre Slovène), à deux ils ont développé une filmographie qui synthétise de façon étonnante des tendances avant-gardistes qui se sont profilées dans le cinéma des années ’60 à aujourd’hui, tout en se confrontant à des interrogations sociales, historiques, politiques. Leurs films sont pertinents/ impertinents, sérieux/ ludiques, elliptiques. En attendant de leur consacrer une rétrospective bien plus conséquente, Oberhausen nous sort de ses boîtes quelques-uns de leurs films archivés. > 3,5 or 2,5 ¤+ The unemployed+ June turmoil+ Black film+ The gratinated brain of Pupilija Ferkeverk+ The uprising in Jazak+ Silos