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jeu 05.12.2002
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EXPO COLLECTIVE
Et bien ’oui’, nous avons demandé à tout le monde, c’est-à-dire à tous les cinéastes présents dans cette programmation, de nous prêter ’quelque chose’ se rapportant aux films programmés : une photo de tournage, des notes, une affiche, un accessoire,Š Exposition qui sera donc extrêmement hétéroclite, pour la plus grande joie de nos iris ! Vernissage : jeudi 5 à 19:30 Expo : du 5 au 22 décembre BELGIE BEER Venez savourez des bières qui goûtent le terroir ! Pendant toute la durée de la programmation, un choix de bières importées de nos régions campagnardes profondes seront proposées en plus de la carte habituelle du bar du Nova. Tout ça, pour nous faire sentir encore plus dans le plat pays ! CLASSIC YESTERDAY, INSPIRATION TODAY Quiz : quel fût le premier pays au monde à avoir un Top 50 entièrement consacré aux nouvelles sonorités électroniques ? La réponse dans quelques instantsŠ Sachez entretemps que la clôture de la programmation se fera avec Dj Deg et Mike, maîtres dans l’art de revisiter des mouvances musico-temporelle novatrices. De la disco à la new-wave, de l’électro-pop à l’acid-house, de l’électro-funk à l’industriel, voire à (...) -
C’EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS
Coucou gamin ! Avec son prix très spécial remporté à Cannes en ’92, les fausses polémiques sur la gratuité de la violence à l’écran, ses répliques imparables, son budget qu’on n’oserait même pas qualifier de dérisoire et son côté bricolé parfaitement assumé, "C’est arrivé près de chez vous" est devenu le représentant le plus emblématique du cinéma belge trash et culte. Nombriliste, pathétique, auto-satisfait et donneur de leçons, le personnage de Ben a permis depuis au comédien Poelvoorde d’explorer de manière répétitive les mêmes voies - celles de la reconnaissance ou de l’ego, mais est-ce un hasard ? - relativement éloignées du postulat irrévérencieux du brûlot initial. Parce que la question de la transgression reste pertinente - même si la transgression mène à tout - "C’est arrivé près de chez vous" est un ovni fulgurant et incontournable. Noir et blanc, caméra à l’épaule (avant l’ère Dogma), faussement malhabile et complaisant, "C’est arrivé près de chez vous" se permet aussi d’égratigner le cinéma-vérité, de faire suinter l’image dans un paysage visuel encombré de "Strip-tease", de faire éclater les conventions d’un genre. Ce n’est pas pour rien que nous en redemandons ! -
ven 06.12.2002
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LES TUEURS FOUS
Avant d’être co-auteur avec Picha du résolument iconoclaste "Tarzoon", Boris Szulzinger a réalisé un premier long métrage de fiction revendiqué qui a fait parler de lui, au point d’être toujours excellement coté dans la littérature anglo-saxonne. "Les tueurs fous", fort réputé sous son titre anglais "Lonely Killers", est un des premiers films à avoir disséqué le comportement de deux tueurs en série, bien avant que ce terme ne soit à la mode. Clinique, froid, sans parti-pris moralisateur, le film est inspiré d’un fait divers de l’été ’71, et est à rapprocher par son traitement et sa rigueur du film de John McNaughton, "Henry, portrait of a serial killer". De plus, Szulzinger, choisissant de tourner à Bruxelles, fait de la ville un cadre surprenant pour son récit, exploitant au mieux rues fréquentées, banlieues et décors nocturnes, l’élevant, en terme de crédibilité graphique, au niveau des géographies urbaines issues des fictions américaines. Jugé insoutenable, "Les tueurs fous" a, à l’époque de sa sortie, alimenté les discours inévitables sur les dangers de la complaisance au cinéma. Le film continue de confronter le spectateur à son propre écoeurement avec une lucidité rare. -
Tarzoon, la honte de la jungle
Joyeusement féroce, "Tarzoon" fut le premier long métrage d’animation réalisé en Belgique à rivaliser d’audaces avec la référence américaine du genre : "Fritz the cat" de Ralph Bakshi. Contre-culturel, sexuellement incorrect, saignant et jusqu’au-boutiste, cultivant un mauvais goût que ne renierait pas John Waters, "Tarzoon" surpasse l’irrévérence de Bakshi en s’attaquant à l’icône la plus kitch de la culture clean et puritaine U.S. Les héritiers d’Edgar Rice Burroughs portèrent plainte, bien sûr, et obtinrent gain de cause aux Etats-Unis ; Tarzoon l’anti-héros fut rebaptisé Shame. Mais le mal était fait : les ineffables Zombits cracheurs de sperme et leur défilé militaire, les pygmées cannibales, les fleurs nymphomanes, le slip de Tarzoon (pardon : Shame) peuplent à présent nos pauvres imaginaires enfiévrés et moites, et les réflexions éthyliques du Belge Volant pourraient rivaliser de popularité avec les répliques de Ben dans "C’est arrivé près de chez vous". Déjà classique, mais toujours vert malgré son âge... Tu dis rien, toi ! T’es bouddhiss’ ou quoi ? -
Princess
"Princess" est un bonbon graphique, un pur délire ludique, parfaitement maîtrisé techniquement, à la fois glorification de l’image poétique et sexy des années ’60, et parodie des films de genre façon James Bond. Le récit : un photographe free-lance désire réaliser un roman-photo dont l’héroine est son amie ; le succès du roman, qui exploite les clichés sexe/violence, met en péril leur relation amoureuse, l’actrice se sentant exploitée à son tour. Seul long métrage d’Herman Wuyts, "Princess" fut très mal reçu à sa sortie, car le film se situait sur la frontière floue séparant l’hommage et la critique d’un genre. Cet échec mit fin aux projets cinématographiques du réalisateur. Dommage, car une fois accepté que la légèreté en constitue à la fois la forme et le propos, "Princess" ne cesse de surprendre par son inventivité. Délaissant l’introspection et le rapport au réel, explorant le terrain délaissé par Antonioni dans le développement de "Blow up", "Princess" est un divertissement reposant sur la mise en scène du désir - comme le cinéma érotique, mais à la différence de celui-ci, l’objet du désir n’y est pas la nudité, pourtant présente sur écran, (...) -
Princess
"Princess" est un bonbon graphique, un pur délire ludique, parfaitement maîtrisé techniquement, à la fois glorification de l’image poétique et sexy des années ’60, et parodie des films de genre façon James Bond. Le récit : un photographe free-lance désire réaliser un roman-photo dont l’héroine est son amie ; le succès du roman, qui exploite les clichés sexe/violence, met en péril leur relation amoureuse, l’actrice se sentant exploitée à son tour. Seul long métrage d’Herman Wuyts, "Princess" fut très mal reçu à sa sortie, car le film se situait sur la frontière floue séparant l’hommage et la critique d’un genre. Cet échec mit fin aux projets cinématographiques du réalisateur. Dommage, car une fois accepté que la légèreté en constitue à la fois la forme et le propos, "Princess" ne cesse de surprendre par son inventivité. Délaissant l’introspection et le rapport au réel, explorant le terrain délaissé par Antonioni dans le développement de "Blow up", "Princess" est un divertissement reposant sur la mise en scène du désir - comme le cinéma érotique, mais à la différence de celui-ci, l’objet du désir n’y est pas la nudité, pourtant présente sur écran, (...) -
sam 07.12.2002
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LES TUEURS FOUS
Avant d’être co-auteur avec Picha du résolument iconoclaste "Tarzoon", Boris Szulzinger a réalisé un premier long métrage de fiction revendiqué qui a fait parler de lui, au point d’être toujours excellement coté dans la littérature anglo-saxonne. "Les tueurs fous", fort réputé sous son titre anglais "Lonely Killers", est un des premiers films à avoir disséqué le comportement de deux tueurs en série, bien avant que ce terme ne soit à la mode. Clinique, froid, sans parti-pris moralisateur, le film est inspiré d’un fait divers de l’été ’71, et est à rapprocher par son traitement et sa rigueur du film de John McNaughton, "Henry, portrait of a serial killer". De plus, Szulzinger, choisissant de tourner à Bruxelles, fait de la ville un cadre surprenant pour son récit, exploitant au mieux rues fréquentées, banlieues et décors nocturnes, l’élevant, en terme de crédibilité graphique, au niveau des géographies urbaines issues des fictions américaines. Jugé insoutenable, "Les tueurs fous" a, à l’époque de sa sortie, alimenté les discours inévitables sur les dangers de la complaisance au cinéma. Le film continue de confronter le spectateur à son propre écoeurement avec une lucidité rare. -
La fugue de Suzanne
Film minimaliste à 5 personnages évoluant dans 5 décors en 15 plans-séquences fixes, "La fugue de Suzanne" est peut-être un premier long-métrage fauché, auto-produit, le film ayant même été monté sur bobineuse, mais c’est surtout un film fort drôle, d’un humour délicieux, "pince sans rire". A partir d’un prétexte sentimental banal - Suzanne quitte Albert - Buchet parvient en effet à raconter moultes péripéties - Suzanne, Albert et leurs amis Emile, Pélagie et Victor ne cessent de se chercher ou se croiser, mais sans savoir exactement quoi faire - pour finalement revenir à la case départ. Excepté un monologue anthologique sur Proust, les dialogues sont très courts et effectivement insignifiants, mais par là-même, atteignent une poésie de l’absurde fort subtile... Boris Lehman (assistant réalisateur sur ce film) de surenchérir : "Jean-Marie Buchet, c’est Bresson ou Duras revu par le Douanier Rousseau, c’est notre Eustache à nous, sans les références culturelles et le parisianisme". Un film qui se bonifie curieusement avec les années, comme certains vins, et, à l’égale de son auteur, s’inscrit pleinement dans cet âge d’or irrévérencieux du cinéma belge des années 70’. -
Vivement ce soir
Tout au long de sa trop discrète et trop brève carrière, Patrick Van Antwerpen a bâti une ¦uvre à l"écart des standards à la mode de l"industrie cinématographique, des films conçus comme des expériences menées de manière artisanale. " Le film, écrit-il à propos de Vivement ce soir, relate le déroulement d"une journée dans un supermarché de la région bruxelloise. L"histoire de cette journée, avec ses petits événements drôles ou pathétiques, constituent la trame générale du film. Les situations traitées par petites touches successives mettent en évidence certains de nos comportements face à la nourriture, le côté répétitif de nos gestes et de nos déplacements dans cet univers closŠ " L"humour est à chaque coin de plan, de l"humour qui, comme le concevait Tati, manifeste notre pitoyable condition d"hommes et de femmes plongés dans un monde unidimensionnel, absurde. Un univers très belge aussi, capté par un regard à la fois timide, tendre et naïf, où peut se glisser une ironie grinçante, voire un brin de révolte. " Dans cent ans, il ne restera probablement plus que ça du cinéma belge " (Jean-Marie Buchet). -
dim 08.12.2002
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Vivement ce soir
Tout au long de sa trop discrète et trop brève carrière, Patrick Van Antwerpen a bâti une ¦uvre à l"écart des standards à la mode de l"industrie cinématographique, des films conçus comme des expériences menées de manière artisanale. " Le film, écrit-il à propos de Vivement ce soir, relate le déroulement d"une journée dans un supermarché de la région bruxelloise. L"histoire de cette journée, avec ses petits événements drôles ou pathétiques, constituent la trame générale du film. Les situations traitées par petites touches successives mettent en évidence certains de nos comportements face à la nourriture, le côté répétitif de nos gestes et de nos déplacements dans cet univers closŠ " L"humour est à chaque coin de plan, de l"humour qui, comme le concevait Tati, manifeste notre pitoyable condition d"hommes et de femmes plongés dans un monde unidimensionnel, absurde. Un univers très belge aussi, capté par un regard à la fois timide, tendre et naïf, où peut se glisser une ironie grinçante, voire un brin de révolte. " Dans cent ans, il ne restera probablement plus que ça du cinéma belge " (Jean-Marie Buchet). -
Waar de vogeltjes hoesten
Surnommé le "Joris Ivens flamand", Frans Buyens est connu pour ses nombreux documentaires engagés, lui qui fût résistant et militant communiste, mais aussi écrivain, éditeur, fondateur d’un théâtre satyrique, ... et on en passe. Aujourd’hui âgé de 78 ans, il continue à travailler, alors que depuis peu, on lui rend hommage à Paris, à New-York, et à présent au Nova ! Buyens a effectivement réalisé des fictions, tout aussi pamphlétaires et "conscientisateurs" que son "cinéma-vérité", d’où sa présence dans ce programme. "Là où toussent les petits oiseaux" est l’histoire d’amour entre une fleuriste et un épouvantail qui, une fois en ville seront victimes de leur propre esprit de lucre. Une fable écologique et humoristique dénonçant farouchement notre société de consommation et de spéculation, et rappelant certains films de la nouvelle vague de l’ex-Tchècoslovaquie. Un film plus que rarement montré, même à l’époque, et enfin visible au Nova ! Existant en version française, nous avons préféré la copie originale non sous-titrée. Un synopsis sera dès lors distribué à l’entrée. Et même si vous ne comprendrez pas toutes les subtilités, certaines séquences (...) -
La fugue de Suzanne
Film minimaliste à 5 personnages évoluant dans 5 décors en 15 plans-séquences fixes, "La fugue de Suzanne" est peut-être un premier long-métrage fauché, auto-produit, le film ayant même été monté sur bobineuse, mais c’est surtout un film fort drôle, d’un humour délicieux, "pince sans rire". A partir d’un prétexte sentimental banal - Suzanne quitte Albert - Buchet parvient en effet à raconter moultes péripéties - Suzanne, Albert et leurs amis Emile, Pélagie et Victor ne cessent de se chercher ou se croiser, mais sans savoir exactement quoi faire - pour finalement revenir à la case départ. Excepté un monologue anthologique sur Proust, les dialogues sont très courts et effectivement insignifiants, mais par là-même, atteignent une poésie de l’absurde fort subtile... Boris Lehman (assistant réalisateur sur ce film) de surenchérir : "Jean-Marie Buchet, c’est Bresson ou Duras revu par le Douanier Rousseau, c’est notre Eustache à nous, sans les références culturelles et le parisianisme". Un film qui se bonifie curieusement avec les années, comme certains vins, et, à l’égale de son auteur, s’inscrit pleinement dans cet âge d’or irrévérencieux du cinéma belge des années 70’. -
jeu 12.12.2002
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12/12 > 20:00 Au travers des nombreux courts métrages qu’Olivier Smolders a déjà réalisé se dessine une oeuvre, on peut le dire, d’une remarquable et rare cohérence. Sa maîtrise du format ’court’ est telle que ses films sembleraient s’inscrirent dans un registre plus proche de la ’nouvelle’ littéraire, en tant que genre, que dans celui du court métrage tel que habituellement on l’entend. C’est à dire un exercice de style avant de passer au long. D’une rigueur esthétique singulière, voire même déconcertante, ses films déploient une narration qui touche à ce qu’il peut y avoir de plus profond et indéfinissable dans l’âme humaine : des fantasmes non avoués, des contradictions insolubles, des confessions intimes et troublantes. Il y a peu, Smolders est passé au long métrage, pour la première fois. On l’attend avec impatienceŠ "Adoration" (Film anonyme) 1987, 35mm, vo fr/ fr ov,15’ "Le point de départ est le sentiment, à la lecture du fait divers, que cette histoire est impossible (non crédible). Je pourrais à la rigueur tuer celle que j’aime, la découper peut-être, la manger jamais. Cet "impossible" est une provocation. " (O. Smolders) "Point (...)
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Lysistrata
Adaptation très libre de la pièce satirique d’Aristophane, "Lysistrata" est l’unique long-métrage de Ludo Mich, artiste avant-gardiste anversois qui n’avait alors réalisé que quelques courts-métrages expérimentaux dont certains seront montrés en avant-programme. "Lysistrata" donne un aperçu de la création cinématographique, théâtrale et conceptuelle, low budget, qui sévissait alors durant cette période. Tourné en 16mm couleur dans un unique studio décoré de manière rudimentaire où se déplacent un peu anarchiquement des acteurs entièrement nus (mais qui s’en donnent à coeur joie), "Lysistrata" nous conte donc la révolte des femmes grecques au cours de l’assiègement d’Athènes par les troupes spartiates. Elles décident de s’enfermer dans l’Acropole, refusant toute relation sexuelle tant que les hommes ne leur promettent de cesser de faire la guerre. Féminisme et anti-militarisme sont donc au rendez-vous, mais aussi l’hymne nationale belge dénaturée et autres anachronismes contestataires. Excentrique, personnel, frôlant le mauvais goût pour mieux attaquer le "bon", ce film en forme de happening fait penser à la cinématographie underground (...) -
ven 13.12.2002
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Une page d’amour
La critique cinématographique belge n"a jamais brillé par sa mansuétude envers la production nationale. Elle s"est même autorisé quelques assassinats en bonne et due forme de chef-d"¦uvres comme L"homme au crâne rasé. Elle n"a pas manqué de démolir les films de Maurice Rabinowicz, un de nos cinéastes les plus importantsŠ autant que méconnu ! Une page d"amour, comme déjà son très brechtien précédent film, le Nosférat, intègre des moments de théâtre à une action jouée avec un réalisme décalé, et c"est sans doute cette extrême distanciation qui a le plus déconcerté. François (Samy Frey) assiste de sa fenêtre à l"internement brutal de Carlos, un ouvrier en révolte qui a assassiné son patron. Une série de rencontres étranges, des comédiens militants, une belle inconnue (Géraldine Chaplin) l"amènera à tout remettre en question, une vie banale et routinière, une carrière de fonctionnaire, une fiancée bourgeoise et conformiste. Il décide d"organiser l"évasion de CarlosŠ Pour cette démolition en règle, lente, minutieuse, méthodique, des valeurs rancies de la bourgeoisie et du fascisme ordinaire, Maurice Rabinowicz avait fait appel à deux acteurs d"envergure (...) -
Vase de noces
Monument du cinéma belge en marge, "Vase de noces" reste à ce jour le seul long métrage de fiction d’un réalisateur devenu depuis ascète du documentaire. Bien que ce film singulier fait encore scandale, du moins dans l’être intime du spectateur, il fût récompensé tant chez nous qu’à l’étranger, admiré par des personnalités telle Henri Michaux, et ce malgré de nombreux détracteurs zélés. Poème abyssal, fascinant et répugnant, où un homme - magistralement interprêté par Dominique Garny - fornique amoureusement avec une truie, lui fait des petits, et ... Mais laissons la parole à plus expert que nous : Vase de noces (...) "est le premier film proprement schizophrénique qui va de la perte consommée de la réalité à l’automation du rêve profond, inconscient, répétitif et obsessionnel. (...) Vase de noces, qui tient de l’écriture automatique, tire sa substance dans un réel désintégré, un microcosme d’objets, d’animaux, de plantes et de ciel où se génèrent les thèmes de l’amour, la mort et la résurrection, comme autant de vases communicants. (...) Je comprends très bien que l’on puisse détester ce film, non tant pour y avoir vu une histoire scandaleuse de (...) -
Le diabolique Docteur Flak
Avant que Canal + ne s’en accapare et tente d’en tirer un produit de consommation vidéo à la mode, le cinéaste le plus fêlé de la région la plus sinistée de Belgique commettait des films qui ne ressemblaient à aucun autre sur cette planète. Même pas à ceux d’Ed Wood. Acoquiné de Victor Sergeant (un fana de surnaturel qui devint son scénariste et comédien favori), Jean-Jacques Rousseau démarra sa carrière par quelques courts métrages prometteurs (comme "Le reposoir", "L’étoile du mal" ou "Dossier réincarnation") oscillant entre gore, épouvante et action. "Le diabolique Docteur Flak" est son premier long métrage. Est-il possible d’en résumer le scénario ? Non. Il y est bien question d’un sombre laboratoire, planqué dans les caves d’une famille wallone pour le moins déboussolée. Et d’un docteur démoniaque qui caresse le projet de créer une nouvelle race d’êtres humains. Mais le principal se situe ailleurs, du côté de l’inventivité visuelle et de la liberté débridée de cette oeuvre bricolée de toutes pièces. Comme un Kaurismaki, Rousseau s’est entouré d’une série de fidèles collaborateurs ; des autochtones de Souvret et des alentours de Charleroi, (...) -
Le diabolique Docteur Flak
Avant que Canal + ne s’en accapare et tente d’en tirer un produit de consommation vidéo à la mode, le cinéaste le plus fêlé de la région la plus sinistée de Belgique commettait des films qui ne ressemblaient à aucun autre sur cette planète. Même pas à ceux d’Ed Wood. Acoquiné de Victor Sergeant (un fana de surnaturel qui devint son scénariste et comédien favori), Jean-Jacques Rousseau démarra sa carrière par quelques courts métrages prometteurs (comme "Le reposoir", "L’étoile du mal" ou "Dossier réincarnation") oscillant entre gore, épouvante et action. "Le diabolique Docteur Flak" est son premier long métrage. Est-il possible d’en résumer le scénario ? Non. Il y est bien question d’un sombre laboratoire, planqué dans les caves d’une famille wallone pour le moins déboussolée. Et d’un docteur démoniaque qui caresse le projet de créer une nouvelle race d’êtres humains. Mais le principal se situe ailleurs, du côté de l’inventivité visuelle et de la liberté débridée de cette oeuvre bricolée de toutes pièces. Comme un Kaurismaki, Rousseau s’est entouré d’une série de fidèles collaborateurs ; des autochtones de Souvret et des alentours de Charleroi, (...) -
sam 14.12.2002
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Une page d’amour
La critique cinématographique belge n"a jamais brillé par sa mansuétude envers la production nationale. Elle s"est même autorisé quelques assassinats en bonne et due forme de chef-d"¦uvres comme L"homme au crâne rasé. Elle n"a pas manqué de démolir les films de Maurice Rabinowicz, un de nos cinéastes les plus importantsŠ autant que méconnu ! Une page d"amour, comme déjà son très brechtien précédent film, le Nosférat, intègre des moments de théâtre à une action jouée avec un réalisme décalé, et c"est sans doute cette extrême distanciation qui a le plus déconcerté. François (Samy Frey) assiste de sa fenêtre à l"internement brutal de Carlos, un ouvrier en révolte qui a assassiné son patron. Une série de rencontres étranges, des comédiens militants, une belle inconnue (Géraldine Chaplin) l"amènera à tout remettre en question, une vie banale et routinière, une carrière de fonctionnaire, une fiancée bourgeoise et conformiste. Il décide d"organiser l"évasion de CarlosŠ Pour cette démolition en règle, lente, minutieuse, méthodique, des valeurs rancies de la bourgeoisie et du fascisme ordinaire, Maurice Rabinowicz avait fait appel à deux acteurs d"envergure (...) -
Le revolver aux cheveux rouges
Le Bruxellois Frédéric Geilfus, jusqu’alors directeur photo sur de nombreux films de fiction et documentaires, n’a alors "que" 56 ans lorsqu’il se lance, avec sa femme - Denise Geilfus, co-scénariste du film avec Raphaël Cluzel - dans l’adaptation d’un roman de G.K. Chesterton, "Manalive" ou "Supervivant". Il en sort un premier et unique long-métrage, fantaisiste, sans pareil, aux réminiscences surréalistes (Breton, Magritte) qui passione le couple. "C’est la notion d’humour qui a été prépondérante dans le choix du sujet. L’humour suppose une certaine façon d’être à la différence de l’esprit, qui, lui, peut se faire exclusivement aux dépends d’autrui. Dans l’humour, non seulement on s’implique soi-même, mais la moquerie reste empreinte de sympathie et de participation." (D.Geilfus). Dans un château délabré en passe d’être transformé en asile de fous, un énigmatique étranger, prénommé "Innocent", s’introduit parmis une communauté d’intellectuels inquiets, les entraînant dans des jeux étranges, saugrenus, et leur apportant une bouffée d’oxygène anticonformiste. Ce qui n’est pas au goût de certain qui pense voir en cet individu, un meurtrier... Qui (...) -
dim 15.12.2002
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Vase de noces
Monument du cinéma belge en marge, "Vase de noces" reste à ce jour le seul long métrage de fiction d’un réalisateur devenu depuis ascète du documentaire. Bien que ce film singulier fait encore scandale, du moins dans l’être intime du spectateur, il fût récompensé tant chez nous qu’à l’étranger, admiré par des personnalités telle Henri Michaux, et ce malgré de nombreux détracteurs zélés. Poème abyssal, fascinant et répugnant, où un homme - magistralement interprêté par Dominique Garny - fornique amoureusement avec une truie, lui fait des petits, et ... Mais laissons la parole à plus expert que nous : Vase de noces (...) "est le premier film proprement schizophrénique qui va de la perte consommée de la réalité à l’automation du rêve profond, inconscient, répétitif et obsessionnel. (...) Vase de noces, qui tient de l’écriture automatique, tire sa substance dans un réel désintégré, un microcosme d’objets, d’animaux, de plantes et de ciel où se génèrent les thèmes de l’amour, la mort et la résurrection, comme autant de vases communicants. (...) Je comprends très bien que l’on puisse détester ce film, non tant pour y avoir vu une histoire scandaleuse de (...) -
HOME SWEET HOME
Premier long métrage de Benoît Lamy, ce savoureux "Home Sweet Home" libère toujours, presque 30 ans après sa sortie, tout son potentiel transgressif et sa truculence. Les protagonistes de "Home Sweet Home" sont des personnes agées, placées dans un home bruxellois dont le quotidien est dicté par des règles quasi militaires, traités avec condescendance, voire humiliés comme des enfants désobéissants. A l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire, Jules, septuagénaire insoumis et scandaleusement vivant, se réveille et entraîne à sa suite une vingtaine de vieilles dames, dans une révolte de moins en moins passive contre la directrice d’abord, les pompiers et les gendarmes ensuite. Cadrant au plus près ses acteurs, Benoît Lamy fait ressortir avec justesse et un sens redoutable de l’observation solitude, désir, indignation et tendresse au sein d’un microcosme régi comme tant d’autres par des rapports de pouvoir et d’argent. Le parler cru, très "belge", la distribution épatante et la photographie, chaleureuse et frontale, renforcent l’impression de prise sur le vif, ce qui permet à "Home Sweet Home" de conserver, libre, audacieux et impertinent, tout son impact en 2002. -
jeu 19.12.2002
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The Cutting
Pour des raisons inexplicables, Wout et Frank, des amis censés se rencontrer dans six mois, ainsi que Paul, un inconnu qui prétend être en "superposition" temporelle, se retrouvent piégés dans une forêt. Les tentatives de s’en échapper sont vaines, et la situation semble sans aucune voie d’issue. Graduellement, un jeu triangulaire bien bizarre s’installe entre les trois : l’un devient ’victime’, un autre ’agresseur’, un autre encore ’infirmier’, et vice-versa, tout sens de réalité s’évanouissant. Les scènes basculent alors du comique au tragique, ou inversément, et la situation prend un pli incontrôlable et étrange, accentué par un savant jeu visuel qui rappelle formellement - la forêt, la nuit et la caméra au poing aidant - "The Blair Witch Project". La comparaison s’arrête là, puisque "The Cutting" semble être plutôt une fiction métaphysique en forme de farce cauchemardesque. "The cutting", d’après un scénario de Paul Pourveur, est une production signée De Filmfabriek, dont il sera aussi question dans la rencontre qui suivra la projection du film. Compagnie de production spécialisée dans le multimédia, ainsi que collectif d’artistes, De (...) -
ven 20.12.2002
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Le saigneur est avec nous
Avec ce film-collage à la manière des surréalistes, mêlant scènes jouées, pastiches publicitaires, extraits de films trouvés dans les poubelles de cinémathèque, actualités nazies, dessins animés et bandes érotiques, Roland Lethem espérait bien ajouter une provocation de plus à son palmarès. C’est une manière de prolongement à son précédent film, Bandes de cons !, dont la première projection avait provoqué une bagarre générale (avec couteau) : il s’agissait de quatre plans fixes de vingt minutes chacun montrant un doigt s’introduire lentement dans une narine sur fond sonore de halètements obscènes. Dans Le saigneur, le spectateur est promené dans un discours polymorphe, éclaté, avec ses moments d’anthologie, tel cette appétissante (fausse) interview de Jean-Marie Buchet, collectionneur de vieux tampons hygiéniques. Pamphlet sur le fascisme (le Ministère de la Justice ne s’y est pas trompé, qui pria l’auteur de venir s’expliquer en ses bureaux), Le saigneur est avec nous met une fois de plus le spectateur devant sa propre image. -
Séance spéciale Courts
Séance spéciale de courts. Séance qui ne se veut absolument pas représentative d’un regard objectf que l’on pourrait porter sur ce qui se fait dans le domaine du court-métrage. Disons plutôt qu’il s’agit ici de petits coup-de-coeurs...Une avant-première, mondiale pour le film de Nathalie André. Un clin d’oeil au travail de Pieter Van Hees, cinéaste que l’on dit prometteur, et qui se lance dans l’aventure de son premier long. Un moyen métrage, ludique et subversif, un travail de l’orfèvre-faussaire Bram Van Paesschen, juste issu de l’institut Sint Lukas.+ La Noce à Thomas+ Chaque jour est un jour du mois d’août+ Eenzaamheid is der Mensen+ Belgium strikes back+ Rookgordijn boven Brussel -
Parts of the family
Une avant-première unique et nulle part ailleurs qu’au Nova ! Un film 100% "Z", digne des productions déjantées d’Eurociné des années 70 ! De l’avis même du réalisateur gantois, ce film est "tordu" et ne peut vraiment se résumer ; ce dont le producteur, James Desert (alias Johan Vandewoestijne qui est aussi le monteur du film), s’amuse follement. Tentons l’exercice : un malfrat, poursuivit par la police de Courtrai, prend en otage une jeune femme. Cette dernière habite un chancre où ils se réfugient. Elle marche sur un clou. La douleur lui fait revenir en mémoire certains meurtres qu’elle a commis. Il s’avère qu’elle veut recréer une famille en massacrant son entourage. Et d’un coup, au milieu du film, tout bascule. Les zombies débarquent, une orgie anthropophage commence. Effets spéciaux gores hilarants de par leur pauvreté se succéderont alors sans complaisance, souvent avec humour. De plus, la succube est jouée de manière étonnament convainquante par la sexy Cécilia Bergqvist, jeune suédoise qui entame à présent une carrière aux Etats-Unis. Et, pour couronner le tout, en "guest star", Lloyd Kaufmann en personne, le créateur de Troma (...) -
Parts of the family
Une avant-première unique et nulle part ailleurs qu’au Nova ! Un film 100% "Z", digne des productions déjantées d’Eurociné des années 70 ! De l’avis même du réalisateur gantois, ce film est "tordu" et ne peut vraiment se résumer ; ce dont le producteur, James Desert (alias Johan Vandewoestijne qui est aussi le monteur du film), s’amuse follement. Tentons l’exercice : un malfrat, poursuivit par la police de Courtrai, prend en otage une jeune femme. Cette dernière habite un chancre où ils se réfugient. Elle marche sur un clou. La douleur lui fait revenir en mémoire certains meurtres qu’elle a commis. Il s’avère qu’elle veut recréer une famille en massacrant son entourage. Et d’un coup, au milieu du film, tout bascule. Les zombies débarquent, une orgie anthropophage commence. Effets spéciaux gores hilarants de par leur pauvreté se succéderont alors sans complaisance, souvent avec humour. De plus, la succube est jouée de manière étonnament convainquante par la sexy Cécilia Bergqvist, jeune suédoise qui entame à présent une carrière aux Etats-Unis. Et, pour couronner le tout, en "guest star", Lloyd Kaufmann en personne, le créateur de Troma (...) -
sam 21.12.2002
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Le saigneur est avec nous
Avec ce film-collage à la manière des surréalistes, mêlant scènes jouées, pastiches publicitaires, extraits de films trouvés dans les poubelles de cinémathèque, actualités nazies, dessins animés et bandes érotiques, Roland Lethem espérait bien ajouter une provocation de plus à son palmarès. C’est une manière de prolongement à son précédent film, Bandes de cons !, dont la première projection avait provoqué une bagarre générale (avec couteau) : il s’agissait de quatre plans fixes de vingt minutes chacun montrant un doigt s’introduire lentement dans une narine sur fond sonore de halètements obscènes. Dans Le saigneur, le spectateur est promené dans un discours polymorphe, éclaté, avec ses moments d’anthologie, tel cette appétissante (fausse) interview de Jean-Marie Buchet, collectionneur de vieux tampons hygiéniques. Pamphlet sur le fascisme (le Ministère de la Justice ne s’y est pas trompé, qui pria l’auteur de venir s’expliquer en ses bureaux), Le saigneur est avec nous met une fois de plus le spectateur devant sa propre image. -
Gejaagd door de Winst
C"est en 1966 que se crée à Anverse le collectif Fugitive Cinéma, inspiré du Free Cinema en Angleterre, et qui a son tour inspira un collectif en Wallonie, La fleur maigre (de toute évidence aussi influencé par le film de Paul Meyer). Le noyau de force de Fugitive se cristallisa très vite autour de trois noms : Robbe De Hert, Guido Henderickx, Patrick Le Bon. Conçu en tant que collectif de production et de distribution pour des films Œalternatifs", engagés (courts, longs, de fiction ou documentaires), Fugitive est une expérience qui reste marquante dans l"histoire du cinéma belge, surtout pour ses premières productions au ton très polémique, mais aussi pour son effronterie à vouloir contrecarrer les diktats de l"industrie cinématographique. De cette première période nous faisons le choix de vous montrer "Gejaagd door de winst", un long-métrage composé de trois courts, réalisés sur une période de huit ans. Tous ont pour point commun le thème de l"armement et de l" industrie vouée aux nouvelles technologies. Des sujets graves et pourtant abordés avec beaucoup d" humour, en mélangeant images d"archives et fiction .Des farces politico-fictionnelles, (...) -
S.
"S" est tout ce que l’on connait du nom d’une jeune fille, bi-sexuelle, d’une beauté empreinte d’une noirceur ravageuse, et qui émotionnellement est à la dérive. Marquée par des rapports familiaux des plus désaxés - une mère prostituée avec qui elle ne sait communiquer, un père, condamné pour meurtre, qui peut-être abusa d’elle quand elle était petite - S mène une vie détraquée, erratique et extravagante. Entre New-York et Bruxelles, où finalement elle se retrouve à travailler dans un peep-show, elle est désespérement à la quête de ’quelque-chose’, et pourtant ne vit que des relations amoureuses vouées à une sorte d’auto-destruction. Etonnant sous son aspect visuel et formel, "S" est un film qui se déploie dan -
dim 22.12.2002
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Gejaagd door de Winst
C"est en 1966 que se crée à Anverse le collectif Fugitive Cinéma, inspiré du Free Cinema en Angleterre, et qui a son tour inspira un collectif en Wallonie, La fleur maigre (de toute évidence aussi influencé par le film de Paul Meyer). Le noyau de force de Fugitive se cristallisa très vite autour de trois noms : Robbe De Hert, Guido Henderickx, Patrick Le Bon. Conçu en tant que collectif de production et de distribution pour des films Œalternatifs", engagés (courts, longs, de fiction ou documentaires), Fugitive est une expérience qui reste marquante dans l"histoire du cinéma belge, surtout pour ses premières productions au ton très polémique, mais aussi pour son effronterie à vouloir contrecarrer les diktats de l"industrie cinématographique. De cette première période nous faisons le choix de vous montrer "Gejaagd door de winst", un long-métrage composé de trois courts, réalisés sur une période de huit ans. Tous ont pour point commun le thème de l"armement et de l" industrie vouée aux nouvelles technologies. Des sujets graves et pourtant abordés avec beaucoup d" humour, en mélangeant images d"archives et fiction .Des farces politico-fictionnelles, (...) -
FILM SURPRISE
Lors de nos fouilles pour découvrir, voire ré-exhumer, quelques perles rares de l’histoire du cinéma belge, quelle ne fût pas notre surprise de découvrir que derrière beaucoup de ces oeuvres se cachent des histoires de production et des péripéties de distribution/ diffusion qui dans certains cas dépassent la fiction-même ! Des histoires de censure, aussi, encore aujourd’hui difficilement explicables. Un peu de tout ça concerne ce "film surprise" que nous ne pouvons vous annoncer, et qui en fait un film pas mal ’maudit’ ! Jamais projeté en Belgique, malgré son âge, nous lui consacrons donc son avant-première. Entrée gratuite !! -
jeu 26.12.2002
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OPEN SCREEN
La nouvelle formule semble porter ses fruits, les spectateurs et les réalisateurs affluent, et même en redemandent. Rappel : contactez-nous, envoyez-nous vos films ou passer au Nova les déposer, au moins dix jours avant la scéance, et on s’occupe du reste. A condition, comme de coutume, que vos films ne dépassent les 15 minutes. Pas de censure, presque tous formats acceptés (pellicule ou vidéo) et c’est gratuit !