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jeu 10.04.2025
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternative d’une scène indépendante bruxelloise et au-delà, la Microboutiek est alimentée par son propre public. -
Danses macabres
La Mort est avec l’Amour l’un des sujets les plus inspirant de la création artistique. Pour accompagner les cinq premières semaines de notre mortelle programmation, nous avons demandé à une dizaine d’artistes, jeunes ou confirmé.es, d’exposer leur vision de la mort. Des travaux préexistants ou spécialement conçus pour l’occasion déclineront la Grande Faucheuse à toutes les sauces, dans le bar et d’autres recoins du Nova. Expo du 10.04 (vernissage) au 11.05 Avec : Siwa A., à travers le graphite, l’acrylique et le pastel gras, s’intéresse aux ressentis, aux territoires de l’âme et à la perception du temps. De fait, la mort figure en bonne place dans sa production, quoiqu’elle n’est pas la seule à influer sur les traits sensibles de la jeune artiste. Emile Barret, artiste pluridisciplinaire, scénographe, performer, archiviste, explore depuis plusieurs années les lieux funéraires et autres mystiques de l’insconscient collectif, qu’il transforme en images mentales baroques ou en installations synchrétiques. → http://emilebarret.com André Chabot, écrivain, photographe, ethnologue de cimetières, tantôt poétique, tantôt humoristique, est devenu, avec (...) - [ Gratis]
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Koma
Narguant depuis 1976 l’entrée du Beffroi de Mons, Koma est une galerie d’art associative, (co)productrice et diffuseuse de créations, avec un intérêt particulier pour l’art funéraire et l’esthétique de la disparition. Animé d’un esprit joyeusement rebelle, son fondateur, l’iconoclaste Jean-Pierre Denefve, a accepté de composer avec le Nova un Micro Evening spécial Koma en guise d’ouverture de notre programmation mortelle. Au menu : des films d’os, une promenade mortuaire et un grand voyage nécropolitain ! -
Balades Nécropolitaines
Après la projection de trois joyeuses danses macabres, Jean-Pierre Denefve parcourra en compagnie de ses complices Jacky Legge et André Chabot, l’album souvenir des balades thématiques qu’ils organisent dans les cimetières de la région depuis les années 2000. Ces visites tiennent plus de la performance et sont prétextes à mettre en valeur les qualités artistico-ludiques de ces espaces dédiés au souvenir. Ces sujets aux titres souvent cocasses ("Portes à Faux", "Le crucifié conforme", "Les loges funèbres", etc.) sont ensuite publiés sous forme de micro éditions par Koma, constituant la collection "Carré Noir sur Fond Noir" dirigée par Denefve et Legge, avec des textes et photos de Chabot. 25 balades et 55 titres ont été créés à ce jour.+ The Skeleton Dance+ Death Day+ The Ossuary -
Necropolis
"Franchissons les portes de l’au-delà et pénétrons dans Nécropolis, cette ville mythique aux frontières de la cité des vivants dont elle plagie les formes et sous le calme apparent de laquelle sourdent une vie silencieuse, un lent affairement, des passions discrètes, des blessures secrètes, des protestations d’amour vraies ou mensongères. Un album de famille gorgé d’hommes de bien, d’épouses modèles et de fils reconnaissants joue, en marbre sculpté, en bronze fondu ou en médaillons photographiques le jeu de la vie et de la mort…". Une conférence parcourant des cimetières du monde entier, photographiés, contés et magnifiés par l’invétéré promeneur nécropolitain, André Chabot. -
ven 11.04.2025
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Artistes en Zone Troublés
"Artistes en Zone Troublés" pour AZT, ce premier médicament antirétroviral utilisé contre le VIH. C’est du moins ce que l’énergie poétique d’Hervé Couergou en fait dans ce film. Réalisé à partir du journal vidéo filmé sur plusieurs décennies par son amant, le cinéaste Lionel Soukaz, le film raconte l’histoire de ces deux amants pendant les douloureuses premières années de l’épidémie de VIH/sida. Dans une atmosphère d’ébriété constante s’exprime une pulsion de vie, une défiance quotidienne contre la mort. On découvre dans ces cassettes du journal vidéo ce qu’ils partagent, leurs amis, leurs amants, les désespoirs, les joies de vivre, la création : ce que la mort ne saurait réduire au silence. Lionel Soukaz, cinéaste d’avant-garde et militant LGBT est décédé le 4 février dernier. Cette séance est l’occasion de lui rendre hommage. -
Três Tigres Tristes
Saõ Paulo, dans un futur pas si éloigné. Un mystérieux virus qui s’attaque principalement au cerveau et à la capacité de mémoire semble se répandre. Trois amis queer dérivent dans cette ville assiégée par la pandémie et le capitalisme. Ensemble, ils divaguent, se souviennent de leurs amants décédés et se retrouvent avec d’autres oublié·es de la société. D’une star du make-up exerçant dans la rue à une animalerie tenue par une drag-queen, ou d’une antiquaire-médium à un cabaret surréaliste, les cauchemars se mélangent au rêve et aux apparitions magiques dans ce film haut en couleur. Cinq ans après le confinement de 2020, impossible en voyant ce film de ne pas penser à l’abandon et à la violence qui s’exercent sur les marges de la société en temps de pandémie. -
sam 12.04.2025
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Café mortel
Non, un café mortel n’a rien d’un jeu macabre où les convives s’inquiéteraient du contenu de leur tasse. Il s’agit d’un espace où la parole se dépose librement autour d’un sujet souvent tabou : la mort. Le sociologue suisse Bernard Crettaz a initié ces rencontres en 1999, conscient que nous manquions cruellement de lieux pour parler simplement du deuil et de la fin de vie. Ces cafés sont ouverts à toutes et tous, sans visée thérapeutique ni appartenance religieuse. L’idée ? Échanger, partager, écouter, sans commentaire ni jugement, dans un cadre respectueux et bienveillant. Anne Meesters et Salomé Mulongo, thanadoulas et cofondatrices avec d’autres de l’ASBL "Doulas de fin de vie", animent ces rencontres mensuellement. Elles vous invitent à deux rendez-vous pour oser parler de ce qui vous traverse et accueillir les silences autant que les mots, sans contrainte ni tabou. Venez comme vous êtes. L’entrée est libre, la parole aussi. -
Waarom Wettelen ?
Alors que le cercueil de Christine est déjà dans la fosse, son notaire informe l’assemblée de ses dernières volontés : reposer à Wettelen. Mais où donc se trouve ce lieu que seul le conducteur du corbillard semble connaître ? Commence une marche funèbre de plusieurs jours à travers le plat pays… Premier film de Dimitri Verhulst, auteur à succès du roman autobiographique "La merditude des choses", "Waarom Wettelen ?" est un étonnant road-movie pédestre, parsemé de scènes absurdes aux dialogues irrévérencieux, prétexte à brosser le portrait sensible d’une famille dysfonctionnelle dont les membres apprendront au fil des étapes à se (re)connaître. Grotesque et grinçant, ce film flamand surréaliste est aussi touchant à bien des égards, notamment par ces moments teintés d’un réalisme magique propre à notre belgitude. Sorti presque exclusivement en Flandre, il joue les prolongations au Nova. -
Martyr
Jeune trentenaire au regard profond et triste, Hassane vit encore dans le modeste appartement de ces parents dans un Liban que les stigmates de plusieurs décennies de guerre ont radicalisé. Sans travail il passe ses journées avec ses amis sur les plages rocailleuses de Beyrouth quand il meurt d’une mystérieuse noyade. Ce moment de rupture d’un quotidien sans espoir porte le film dans la dimension parallèle de la mort. Comme un souffle en suspens, l’après se charge d’intensité. Avec tout ce qu’elle anime autour de lui, la mort d’Hassane le rend étrangement vivant et nous en dit plus sur l’homme qu’il est. En montrant le soin apporté au cadavre, embaumé chez lui par ses amis proches, c’est l’intimité d’une culture que nous partage ici le cinéaste. Un film impressionniste à la réalisation osée, qui aborde transversalement les thèmes de l’intégrisme et de l’homosexualité. -
dim 13.04.2025
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Même les souris vont au paradis
En voulant suivre l’exemple de son père disparu en héros, une intrépide petite souris décide de taquiner un timide renardeau… lorsque par accident elle se retrouve avec lui au Paradis des animaux. Dans cet univers inconnu, aussi bizarre que magique, le duo improbable part à la recherche du papa de la souris, tout en apprenant à se connaître au cours d’un voyage leur réservant bien des surprises… Film initiatique par excellence, qui, au départ de la mort, parle d’entraide, d’amitié, de tolérance et de confiance en soi afin de surmonter ses peurs les plus profondes, "Même les souris vont au paradis" est un petit bijou de divertissement intelligent où l’on rit beaucoup, réalisé avec bonheur selon des techniques d’animation en stop-motion. Pour toute la famille à partir de 6 ans. - [ 12€/6€]
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Le Dama d’Ambara (enchanter la mort)
Quand Jean Rouch découvre la magie et la culture songhaï, il se consacre entièrement à l’ethnologie et au cinéma anthropologique. Guidé par sa voix, ce film nous emmène chez les Dogons de Sanga au Mali pour une immersion dans cette société, leur cosmogonie, la symbolique de leurs masques et costumes créés pour l’occasion. Nous suivons le défilé de la cérémonie du grand Dama trois jours durant, une levée de deuil destinée à chasser la "chose dangereuse" pour qu’elle rejoigne le pays des morts. Ce rituel puissant et collectif organisé tous les cinq ans environ veut enchanter les âmes des morts. Nous aurons le privilège d’en goûter un aperçu avec ce film qui vous enchantera à coup sûr, au rythme des tambours, des danses et des chants.+ Sulfur -
La mort et le deuil en scène
Pendant la crise du covid, nombre de fins de vie et de morts se sont vues scandaleusement privées de la présence de leurs proches, puis de rites dignes. Cela a révélé toute l’importance du rituel funéraire et du processus de deuil. Lors de cette soirée, deux artistes de théâtre partagent leur travail sur ces questions. Avec Barbara Sylvain, Étienne Van der Belen a créé le seul-en-scène "Célébration(s)". Il y fait le récit de la mort de son père en plein confinement puis propose une expérience de réparation collective. Juliette Kempf est en cours de création de "L’Enveillée", un acte poétique, théâtral et chanté, centré sur la présence du chant et de la voix autour du dernier souffle. Après la présentation d’extraits live et sonores de leurs spectacles - avec, pour "L’Enveillée", la présence de Carole Verhaeghe, l’une des chanteuses de l’équipe artistique -, nos invité.es échangeront sur les nécessités qui les traversent. Que peuvent l’art et le théâtre face à de telles problématiques ? Création de "L’Enveillée" en mars 2026 au Lieu Unique, Scène nationale de Nantes, France+ Le Deuil au temps du coronavirus -
jeu 17.04.2025
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Heart of a Dog
Une balade intime dans le monde hypercréatif de Laurie Anderson. Artiste aux mille talents, elle utilise différentes techniques pour nous emporter dans son univers poétique au gré de ses impressions, émotions, réflexions personnelles et universelles sur les relations entre individus, et en particulier avec sa chienne. Guidée par son maître bouddhiste, elle évoque les liens entre vivants et morts, ce qui se passe après, la conscience... Un parcours expérimental dans lequel la poésie se révèle à chaque image, au son et à la vibration de sa narration apaisante. On se prendrait à croire à la métempsychose pour devenir chien et se laisser envoûter par la magie de cette voix particulière, à laquelle répond celle de Lou Reed, son compagnon disparu deux ans plus tôt. -
La mort dans les traditions tibétaines et le corps arc-en-ciel
Depuis plus de 2500 ans, un savoir de la mort et de son "au-delà" s’est développé dans le bouddhisme puis dans les traditions tibétaines comme dans le dzogchen. Philippe Cornu, ethnologue et tibétologue, et Grégoire Langouët, co-directeur des éditions Vues de l’esprit, partageront leurs connaissances à ce sujet, en se concentrant sur un de ses résultats ultimes : l’incroyable disparition du corps physique à la mort des grands pratiquant·es. Il s’appuieront sur un cas récent traité dans l’enquête ethnographique "Corps arc-en-ciel et résurrection - La dissolution du corps dans le dzogchen et le christianisme ancien" de Francis Tiso, traduit chez Vues de l’esprit. Elle servira de fil rouge pour questionner l’improbable rencontre entre la mort et résurrection de Jésus, et le corps arc-en-ciel, le long des Routes de la soie en Asie centrale. Se dévoilera alors un savoir intime et profond de la mort qui pourrait bien éclairer notre actuelle condition. -
ven 18.04.2025
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Viet and Nam
Nam et Viêt s’aiment. Tous les deux travaillent à la mine de charbon, à mille mètres sous terre où le danger guette et l’obscurité règne. Alors que Nam rêve d’une vie meilleure de l’autre côté de la mer, un mystérieux chaman lui promet de retrouver la dépouille de son père enfouie dans les profondeurs de la forêt, soldat disparu lors de la guerre du Vietnam. Avec sa mère et l’aide de Viêt, il se lance dans cette quête pour retrouver les fantômes du passé. Viêt and Nam est un film post-guerre qui interroge les traumatismes et ce qui suit la guerre, telles que les cérémonies de voyance, très courantes et populaires dans le Nord Vietnam, où beaucoup de familles font appel à des médiums pour chercher ou rendre hommage aux disparus. Un film manifeste qui tente à sa manière de recoller les morceaux : Viêt and Nam. -
This Blessed Plot
Lori, jeune cinéaste chinoise, découvre le petit village anglais de Thaxted, un lieu où les morts côtoient encore les vivants. Lors d’une visite à l’église, elle fait la rencontre de Conrad Noel, prêtre socialiste décédé depuis longtemps. Il ne sera pas le seul fantôme à s’entretenir avec elle... Marc Isaac, cinéaste que le Nova avait perdu de vue un temps, suit depuis plusieurs films la vie de ce coin reculé d’Angleterre, où il décide cette fois d’embarquer ses habitants dans une fiction inspirée de leur vécu, où les limites entre visible et invisible sont joyeusement déjouées. Pourvu d’un humour teinté d’absurde typiquement british, le film n’en est pas moins touchant au travers d’une histoire de deuil d’un des membres de la communauté filmée de manière ingénue par une apprentie cinéaste se découvrant médiumnique. -
sam 19.04.2025
- About country teasers [ 13€/9€]
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This Film Should not Exist
Massimo Scocca et Gisella Albertini filment une tournée extrêmement alcoolisée, punk, radicalement ancrée dans un nihilisme anglais début 90’s de deux groupes du label Crypt : les américains de The Oblivians et les impossibles Country Teasers. Ben Wallers est l’âme noire de ces derniers, groupe anglais qui invoque la country et le punk de The Fall dans une fuite en avant marquée au fer rouge par son époque maléfique. Le mélange de son acuité littéraire, sa pertinence visionnaire, sa nonchalance sombre fascinent et mettent (très) mal à l’aise ses condisciples et le public au fil d’images hallucinantes d’intensité. Nicolas Drolc rejoint les deux cinéastes vingt ans plus tard et, avec Ben Wallers devenu entretemps quasi un autre homme, ils reviennent sur ces "archives". On y découvre un artiste à la sensibilité et à l’intelligence acide désarmante, se livrant comme il peut à la caméra et montant sur scène sous le nom de The Rebel. Son admiration et sa relation épistolaire avec David Edwards du groupe gallois Datblygu, magnifique bouée dans ce torrent furieux, apporte au film une sortie vers le haut, une déclaration d’amour, une lueur d’espoir fragile (...) -
The Rebel
Ben Wallers est un personnage qui tranche. À tel point qu’on se demande s’il partage bien notre espace/temps. Et on se pince de le savoir entre nos murs, même si, comme le Nova, il est issu de la culture DIY, alternative, undergound... des années 90. Punk, un mot galvaudé à périr mais qui colle bien à ce mal élevé qui fréquenta les bonnes écoles, en dégueula sa culture de classe britannique odieuse mais absorba les géniales intuitions de la littérature anglaise qu’on lui a inculquée et qu’il vénère. C’est un songwriter d’un talent dingue, à la fois laborieux et fulgurant qui, depuis l’époque des Country Teasers s’inspire de musique country, de la nonchalance de Mark E Smith et de David Edwards. Un syncrétisme évident et bancal de la culture anglo-américaine dans ce qu’elle a de fascinant et d’aliéné. Tout se désagrège, mais ce soir... Ben Wallers est au Nova ! -
dim 20.04.2025
- Méta Nova
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Techno liminale
En préambule, il est important de préciser que la techno revendique une manière spécifique d’occuper l’espace et un processus de création en marge des normes du monde économique et politique dont elle refuse la verticalité et la violence. Les soirées techno se sont développées dans des espaces liminaux (anciennes banques ou usines d’électricité, etc.) indiquant un goût pour le passage vers une autre société que celle qui nous a trop longtemps été promise. Or, le Capital ne manque pas de bonne volonté pour reprendre à son compte l’esthétique de la techno via le monde de l’industrie musicale ou celui des promoteurs immobiliers avides de "revitaliser" les quartiers les moins côtés des grandes métropoles européennes. En récupérant le mouvement, le capitalisme participe à sa déshistoricisation et en fait un instrument de gentrification qui occulte ses fondements et son contexte d’émergence. -
Rage
Pendant un court moment, à la fin des années 1980, une scène s’est organisée autour de l’Acid Music, version hardcore de la Techno. Définie par deux machines mythiques, la TR-909 pour le rythme, et la TB-303 pour la mélodie, cette musique jouée à un volume brutal est destinée à être vécue en live dans les raves parties où elle s’associe aux stroboscopes et à la drogue… En enquêtant sur cette scène underground, "Rage" mêle abruptement mais non sans poésie cette subculture Techno à l’horizontalité de la pensée anarchiste. S’y croisent pèle-mêle une constellation de sujets tels que le désordre, l’enfance, le chaos, l’instinct de vie et de mort, des sociétés secrètes, la violence, mais aussi l’amour pour créer une constellation hétérogène que pourrait être cette scène sans succomber à la tentation de lui donner un sens définitif. C’est néanmoins de cette façon indisciplinée, que Dominique Lohlé et Guy-Marc Hinant ont choisi de répondre à la difficile question de savoir comment parler d’Acid Music. -
mini DJ Set (in Nova) & party (in Bodies in Space/Berchem-Sainte-Agathe)
Pour ambiancer le public du Nova et le préparer à la suite de ce qui s’annonce comme une longue et belle soirée, la Médiathèque Nouvelle, avec sa "Discothèque Nationale de Belgique", proposera un petit DJ set concocté à partir de quelques grands classiques de la techno, issus de sa riche collection. Ensuite, direction le Bodies In Space à Berchem-Sainte-Agathe où le collectif Méta organisera une soirée pensée dans l’esprit de ce qui aura été discuté. Au programme, scénographie bien léchée, sound system Funktion One, une installation de lumières précises et hypnotiques, et une performance live du producteur berlinois Tobias, résident du Berghain. > Chaussée de Zellik 65, 1082 Berchem-Sainte-Agathe > 23:00 à 08:00 -
jeu 24.04.2025
- Gaslighting
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Arpentage "Le Gaslighting ou l’art de faire taire les femmes"
Dans le film "Gaslight", un homme persuade son épouse qu’elle est folle. Chaque soir, la lumière des lampes à gaz "gaslight" baisse. Lui, à la manœuvre, prétend qu’elle fabule et distille comme un poison le doute dans son esprit. Parmi l’éventail vertigineux des pièges qu’il lui tend, celui-là est à la fois symbolique et redoutable. La maison se pare d’ombre, la raison vacille. Quatre-vingts ans plus tard, le magazine féministe belge "axelle" a recueilli dans cet article le témoignage de deux femmes victimes de "gaslighteurs". Elles ont traversé cette violence qui, à petit feu, a fissuré leur identité. Nous vous proposons, en première partie de cette soirée un moment de réflexion pour arpenter en petits groupes quelques chapitres du livre "Le Gaslighting ou l’art de faire taire les femmes", et mettre ainsi à jour une mécanique que la philosophe Hélène Frappat, décrit comme une "entreprise de déshumanisation, un crime parfait qui vise à tuer l’autre, même sans le supprimer physiquement". -
Gaslight
Paula, jeune bourgeoise innocente, tombe éperdument amoureuse de Gregory, pianiste d’âge mur qu’elle épouse quelques semaines après leur rencontre. Rapidement l’homme se montre fourbe et calculateur. Il parvient à faire revenir Paula dans la villa londonienne luxueuse de son enfance, hantée par le souvenir de sa tante assassinée sous ses propres yeux. Profitant des séquelles laissées par ce trauma, Gregory construit méthodiquement un système d’emprise qui piège inéluctablement son épouse. Paula se croit devenir folle. Cependant le mari est loin d’être seulement un manipulateur pervers, le film prend une tournure policière et révèle le plan machiavélique de ce sombre personnage. Remarquablement joué par Ingrid Bergmann et Charles Boyer, la finesse de la mise en scène psychologique de ce film puissant a donné naissance au terme "gaslighting". Le gaslighting est une forme de manipulation qui vise à prendre le pouvoir sur la conscience de quelqu’un en l’empêchant d’accéder à la vérité. -
ven 25.04.2025
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Festin boréal
Ce film nous plonge au cœur d’une nature vierge, dans le grand nord canadien, où l’homme est quasi invisible tant l’espace est donné à la nature, sauf lorsque de grosses machines dévorent les arbres… Tout commence avec un orignal blessé par une flèche, prenant la fuite, se laissant tomber et mourir doucement. Dans le silence des longues nuits et du bourdonnement des journées à la belle saison, le cadavre commence sa longue transformation au cours des mois qui suivent. Le colosse inerte invite la gente animale des lieux à un véritable festin qui, sous nos yeux éblouis par des couleurs resplendissantes, nous fait prendre conscience de la longue décomposition d’un corps afin de nourrir la Vie. Un film qui prête à une véritable méditation contemplative ! -
Inhumer ? Crématiser ? Pourquoi pas composter ?!
Et si, à travers les rites funéraires, l’être humain retrouvait son lien originel avec l’humus, source de toute vie ? Compostage humain, humusation, terramation : autant de pratiques funéraires prometteuses, déjà adoptées dans certains pays comme l’Allemagne et les États-Unis, sur lesquelles nous pourrions doucement nous reposer à l’avenir. Les rituels, essentiels pour accompagner le deuil, peuvent s’adapter à ces méthodes, honorant à la fois la mémoire des défunts et le retour au temps long, celui du passage, de la traversée du deuil. Ces pratiques invitent à repenser notre lien avec la mort et la terre. Là où nous sommes en quête de sens dans nos vies, notre corps pourrait donner du sens à celle-ci. Le compostage humain n’est pas simplement une disposition finale, mais un acte en faveur du vivant. -
Waarom Wettelen ?
Alors que le cercueil de Christine est déjà dans la fosse, son notaire informe l’assemblée de ses dernières volontés : reposer à Wettelen. Mais où donc se trouve ce lieu que seul le conducteur du corbillard semble connaître ? Commence une marche funèbre de plusieurs jours à travers le plat pays… Premier film de Dimitri Verhulst, auteur à succès du roman autobiographique "La merditude des choses", "Waarom Wettelen ?" est un étonnant road-movie pédestre, parsemé de scènes absurdes aux dialogues irrévérencieux, prétexte à brosser le portrait sensible d’une famille dysfonctionnelle dont les membres apprendront au fil des étapes à se (re)connaître. Grotesque et grinçant, ce film flamand surréaliste est aussi touchant à bien des égards, notamment par ces moments teintés d’un réalisme magique propre à notre belgitude. Sorti presque exclusivement en Flandre, il joue les prolongations au Nova. -
sam 26.04.2025
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In Vivo + Roxane Métayer
Film expérimental sensible et poreux, "In Vivo" donne à voir le monde comme une série de signes qui raisonnent les uns entre les autres où la place de l’humain est étrangement anecdotique à côté de la puissance visuelle des éléments organiques de la terre. Un film qui nous propose d’entrer dans une dimension animiste de lecture des images. Notre œil décrypte les abstractions et parle à notre esprit tel un langage familier nous racontant une histoire. C’est une expérience de la reconnexion avec notre environnement que propose ici le cinéaste. Si on entend la terre nous parler, qu’a-t-elle à nous dire ? Elle était venue jouer au Nova en décembre 2023 sur la performance de la mexicaine Elena Pardo et nous avait comblé avec son violon et ses sons organiques en live looping. Le film vibrant éco-poétique de Karel Doing est l’occasion parfaite pour ré-enchanter notre salle avec un Live Soundtrack inédit improvisé par Roxane Métayer. L’artiste basée à Bruxelles, qui navigue entre création sonore et arts visuels, revient enrichie de plusieurs semaines de résidence à Kamiyama sur l’île Shikoku au Japon. → Maître et pionnier dans l’art qu’il nomme (...) -
L’Incinérateur de cadavres
Fin des années ’30, Karel Kopfrkingl est employé au crématorium de Prague, métier qu’il exerce avec un amour troublant. Bon père de famille, Karel est aussi poète dans l’âme, vantant à ses concitoyens les vertus de la crémation qu’il tire de l’enseignement du Livre des morts tibétain. Ce qui est plutôt du goût de son nouvel ami, l’ingénieur Reinke, membre du parti nazi qui persuade Karel d’être investi d’une mission bienfaitrice pour l’humanité… Chef d’œuvre d’humour noir issu de la Nouvelle Vague Tchèque, "L’incinérateur de cadavres" fut banni durant vingt ans des écrans suite à la répression du printemps de Prague. Pas étonnant car cette satire est avant tout une virulente dénonciation des collaborateurs ordinaires de régimes criminels de toute époque, par le biais d’une subversion jubilatoire des codes cinématographiques jusqu’à atteindre la nausée. -
dim 27.04.2025
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Le souper du squelette
La mort nous titille à tout âge et c’est bien ce que disent les contes : du Petit Poucet que l’ogre veut manger tout cru au Petit Chaperon Rouge qui finit dans l’estomac du loup, on y mange… et on y meurt. Alors, quoi d’étonnant à ce qu’un squelette de Louisiane s’invite à la table d’un chanteur cajun pour faire la fête ? Conteur et chanteur de jazz, blues, chanson française, perché sur son tabouret, ukulélé en main, Julien Staudt nous fait voyager aux quatre coins du monde. Une renarde chinoise déguisée en jeune fille fredonne des airs ensorcelants ; un cavalier irlandais sillonne les bois à la recherche de sa belle disparue ; un petit oiseau des îles, siffleur à tue-tête, vous colle une ritournelle en tête que vous n’êtes pas prêt·e d’oublier. Vous chanterez haut et fort pour conjurer la peur, éclats de rire et frissons garantis. Petits et grands de 6 à 106 ans, préparez-vous à frémir de rire… À défaut de mourir de rire. -
After Life
Si vous ne pouviez garder qu’un seul souvenir pour l’éternité, quel serait-il ? C’est la question au cœur du film de Hirokazu Kore-eda. Dans un lieu mystérieusement bureaucratique, des agents d’accueil reçoivent toutes sortes d’individus de tous âges et les questionnent sur leur vie. Une fantaisie douce-amère dans laquelle les personnes récemment décédées se retrouvent dans des limbes où elles doivent choisir un seul moment cher de leur vie qui sera recréé sur pellicule pour l’emmener avec eux dans l’au-delà. L’idée originale d’"After Life" s’appuie sur l’habituel approche documentaire de Kore-eda, qui s’est inspiré d’entretiens réalisés avec des centaines de Japonais. Il en ressort une vision de l’expérience humaine - ses joies éphémères et ses regrets persistants - ainsi qu’une méditation d’une grande profondeur sur la mémoire, nos relations et le pouvoir du cinéma, même bricolé, de figer le temps. -
Esther Forever
En 1997, Richard Olivier tira le portrait d’Esther dans "Peaux de Chagrin", un épisode culte de la série Strip-Tease, où on la voyait vivre avec sa sœur Elvire parmi leurs animaux de compagnie empaillés, qu’elles chérissaient comme de leur vivant. Gardant contact avec ces septuagénaires d’un autre temps, le cinéaste suivra leur destinée tragi-comique durant six ans, pour nous livrer "Esther forever", un cinéma du réel qu’aucune fiction n’aurait osé imaginer. Misanthrope, Esther ne s’est jamais mariée et a toujours vécu entourée d’animaux, à part les hommes qu’elle fréquenta toute sa jeunesse en travaillant dans le café de ses parents. Femme entière et complice, sa gouaille truculente et son franc-parler bruxellois sont autant irrésistibles que touchants. Et la mort dans tout ça ? Sans aucun doute le fil conducteur de toute sa vie, du film aussi, avec force humour et tendresse, quoique au bord de la folie. -
mar 29.04.2025
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Café Mortel radiophonique
Radio Mouette, ce sont des émissions qui mettent les ainé·es au coeur de la radio, diffusées tous les mois sur Radio Panik. Pour sa prochaine émission, Radio Mouette s’associe à l’asbl "Doulas de fin de vie" pour proposer un café mortel radiophonique enregistré en public au Nova. Autour du plateau radio, une bande d’ainé·es et moins ainé·es se retrouveront pour parler librement de la mort. Un temps pour évoquer ensemble nos rapports à la fin de vie, comment les mots circulent ou non autour de nous pour en parler, nos deuils et nos rites. Un temps pour remettre la mort au coeur de la vie, simplement et sans tabou. L’enregistrement de l’émission se déroulera dans la grande salle et se fera en public : vous êtes toutes et tous les bienvenu·es. L’émission sera diffusée sur Radio Panik (105.4 FM ou www.radiopanik.org) jeudi 8 mai à 11H, puis accessible en replay sur : www.radiomouette.org -
jeu 01.05.2025
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Open Screen
Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés seront projetés, quels que soient leur genre et format, à la condition de ne pas dépasser 15 minutes. 28 ans que ça existe (!), gratuitement, pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance. -
ven 02.05.2025
- [ combi 9€/6€]
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Ceci n’est pas un adieu
"Ceci n’est pas un adieu" est une cérémonie chantée de deuillage collectif pour raconter la perte, dire ou redire au-revoir, libérer des larmes ou faire des clins d’œil amusés aux défunt·es. Ces chants d’une nouvelle tradition sont créés sur base de vécus intimes et de rencontres de la vie. Iels chantent à trois ou quatre voix, à capella, en français, en anglais et en picard. feux.fracas est un collectif formé en 2019, aujourd’hui composé de quatre créateur·ices issu·es de multiples horizons et pratiques. Iels développent des performances vocales et rituelles qui invitent à des espaces d’écoute sensibles, des moments de passage et de transition, de transformation intime et collective. -
Immémorial, chants de la grande nuit
Comme venues d’un temps dont l’origine se perd dans la nuit des temps, les voix et images rassemblées dans ce magnifique essai documentaire nous emportent dans des espaces temporels à la fois terriblement présents et hors du temps, loin de notre monde urbain. Mélange d’archives et d’atmosphères variées (nature, photos) présentées sans commentaire : nous assistons à quelques rituels mortuaires en Italie (Sicile, les Pouilles, Sardaigne) et en Grèce dans une sorte de longue excursion méditative. Une incantation chantée dont les voix rauques et profondes tissent un lien avec l’indicible, entre monde des vivants et des morts, qui nous touchent au plus profond. Une expérience contemplative et sensorielle particulière, à vivre sur grand écran. -
sam 03.05.2025
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La Voisine
"Pour s’apprivoiser à la mort, je trouve qu’il n’y a que de s’en avoisiner." Michel de Montaigne. Comment nous préparons-nous à mourir ? Cette question nous guidera tout au long de l’après-midi en compagnie du documentaire "Les Vivant·es" d’Inès Rabadán, de propositions d’écritures fragmentaires, de lectures et échanges. Nous prendrons un peu de temps pour nous pencher sur ce qui nous attend. Il n’est pas obligatoire d’être en deuil pour participer à l’atelier, mais c’est une possibilité. Aliette est une auteure pluridisciplinaire, calligraphiste, entre poésie et récit. Cet atelier est la continuation du projet "La Chambre" de Ian Dykmans et Aliette Griz, présenté en 2023 à la Biennale de Molenbeek. Il est ouvert à quiconque souhaite s’asseoir dans le bar, en compagnie d’autres corps et de toutes les âmes qui seront là. Il n’y a pas de prérequis en écriture. -
This Blessed Plot
Lori, jeune cinéaste chinoise, découvre le petit village anglais de Thaxted, un lieu où les morts côtoient encore les vivants. Lors d’une visite à l’église, elle fait la rencontre de Conrad Noel, prêtre socialiste décédé depuis longtemps. Il ne sera pas le seul fantôme à s’entretenir avec elle... Marc Isaac, cinéaste que le Nova avait perdu de vue un temps, suit depuis plusieurs films la vie de ce coin reculé d’Angleterre, où il décide cette fois d’embarquer ses habitants dans une fiction inspirée de leur vécu, où les limites entre visible et invisible sont joyeusement déjouées. Pourvu d’un humour teinté d’absurde typiquement british, le film n’en est pas moins touchant au travers d’une histoire de deuil d’un des membres de la communauté filmée de manière ingénue par une apprentie cinéaste se découvrant médiumnique. -
Des morts
Pendant près de deux ans, les trois réalisateurs ont exploré les rites funéraires en Corée du Sud, Thaïlande, Népal, Mexique, Belgique et États-Unis avec un regard frontal et sans fard, nous offrant des images puissantes. Ils dévoilent une réalité profondément incarnée et crue : le corps du défunt et les façons dont nous l’accompagnons lors de ce dernier voyage. Entre les pratiques hygiénistes, transformant le corps en une présence presque effacée tel un "dormant" et les traditions où la décomposition est exposée aux yeux de tous, ce documentaire saisissant propose une vision à la fois poétique et bouleversante. La dimension collective des rites de certaines cultures contraste avec l’approche technique et commerciale de nos sociétés occidentalisées. En confrontant le spectateur à la matérialité brute de la mort, il interroge nos perceptions modernes et invite à une réflexion profonde sur notre propre finitude. Un film marquant, impossible à oublier. -
Carbon
1992, la Moldavie s’apprête à fêter sa première année d’indépendance alors que le conflit perdure avec la Transnistrie limitrophe soutenue par les Russes. Dima, conducteur de tracteur, veut s’engager pour obtenir en retour un appartement et se marier. Son ami Vasea, vétéran d’Afghanistan, accepte de l’emmener au front. En chemin, ils trouvent un cadavre sans identité qu’ils décident d’enterrer dignement. C’est alors que maints obstacles viendront empêcher leur entreprise. Pépite d’un cinéma moldave que l’on pensait inexistant, "Carbon" est une comédie grinçante rappelant celles de la Nouvelle Vague tchèque des années 60 ! On y suit une galerie de personnages empêtrés dans leurs contradictions par les effets délétères de la guerre et d’une société en mutation. Selon leurs lâchetés ou ambitions, chacun empêchera l’enterrement d’un corps qui n’est plus que charbon. Un film doux-amer jouant à fond l’absurde de situation, tout en étant sensible à la nature humaine de ses protagonistes. -
dim 04.05.2025
- Brussels Porn Film Festival
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Patrimoine pornographique
En tant que genre cinématographique, la pornographie alternative a une histoire. Elle est dense et faites d’exploration d’un vocabulaire érotique trop souvent étouffé par les canons de l’industrie porno. C’est en fouillant dans le catalogue de la société de distribution Light Cone que nous avons sélectionné une série de films – en bobine ou non – pour ciseler un voyage à travers formes et époques. Des années 1960 jusqu’à nos jours, cette séance kaléidoscopique expose quelques-unes des facéties que des cinéastes réservent à la sexualité à l’écran. Film d’animation explicite, détournement de found footage porno, démultiplication d’un clip à l’érotisme kitsch ou, simplement, échange sexuel tendrement filmé, sont quelques-uns des éléments de ce trip en compagnie de bouts de corps nus. Une séance pleine de jeux, de blagues, de poésie, de tendresse... et de sexe, évidemment !• Negative / Positive Film• Ai(Love)• Libertine (x6)• ... -
BxlPFF Closing
Ce n’est jamais facile d’arriver à la fin. Après un week-end de sexe non-stop sur les écrans bruxellois et de fluides échangés sur le dancefloor, le Brussels Porn Film Festival se termine en beauté. Ne manquez pas la soirée de clôture du festival le plus chaud de l’année ! Dans un dernier moment de joie, participez à la remise des prix du jury et du public, et découvrez les films qui ont marqué cette édition. La soirée se poursuivra par l’avant-première d’un court métrage réalisé durant le festival lors d’un Kino Porn – un film porno réalisé sous le modèle des Kino Cabaret – suivi des courts métrages primés par notre jury, composé de Puck Ellington, Bishop Black et Laurent Micheli. Et pour ne pas finir la bouche sèche de désir, profitez de l’occasion pour trinquer une dernière fois avant l’année prochaine ! -
jeu 08.05.2025
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternative d’une scène indépendante bruxelloise et au-delà, la Microboutiek est alimentée par son propre public. - Combi Stanley Schtinter Night [ 9€/6€]
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Last Movies
Last Movies retrace un siècle de cinéma à partir des derniers films visionnés par certaines de ses icônes culturelles, donnant au public l’occasion de "voir ce que ceux qui ne voient plus ont vu pour la dernière fois". Replacer la mort au centre du débat et de la création, on peut dire que c’est ce que fait Stanley Schtinter avec brio et une certaine jovialité burlesque. Il nous présente ici le fruit bien mûr de sa recherche, extraits de films à la clé, et nous apprend que Kurt Cobain a regardé "La leçon de Piano" la veille de sa mort, que John Kennedy s’est prélassé devant un James bond juste avant son assassinat. Le dernier film de Franz Kafka fut "Le Kid". À la mort de ces célébrités s’ajoutent de sombres anecdotes, par exemple après la mort de Chaplin (son dernier film était "Barry Lyndon" de Kubrick), son cercueil a été déterré d’un cimetière de Lausanne par deux réfugiés qui ont demandé une rançon. Schtinter prend la liberté de spéculer, il aime comparer son projet à une version occulte de "OK ! Magazine". Attention, cette présentation est en anglais sans sous-titres mais avec plein d’extraits de films. -
Liberated Screening
Présentée par Stanley Schtinter, cette séance donnera l’occasion de découvrir deux courts métrages réalisés par le cinéaste et d’écouter quelques morceaux inédits mis en perspective et racontés par le directeur artistique du label Purge.xxx. Pour vous donner envie d’aller jusqu’au bout de cette soirée Schtinter, on citera le poète et romancier britannique Iain Sinclair qui disait de son film Hotel Bardo qu’il est "The last avant-garde anti-project at the end of time".+ Funeral of Diana, Princess of Wales 2.0+ Hotel Bardo -
ven 09.05.2025
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Before We Go
Pouvoir réaliser l’un de ses rêves avant le grand départ, telle est la "chance" offerte à trois personnes qui ont en commun d’être en fin de vie. Celle de découvrir et expérimenter les ressources humaines et artistiques de la Monnaie. Celle d’y être accompagnées et soutenues avec une tendre douceur et une bienveillante attention par les professionnels de l’opéra : musiciens, chorégraphes et acteurs, alors que la vie et la vieillesse ont abîmé les corps. Un beau film autour de la vulnérabilité partagée par tous les protagonistes et qui nous renvoie à la nôtre. Une expérience privilégiée que chacun d’entre nous pourrait souhaiter réaliser le moment venu ! -
Carbon
1992, la Moldavie s’apprête à fêter sa première année d’indépendance alors que le conflit perdure avec la Transnistrie limitrophe soutenue par les Russes. Dima, conducteur de tracteur, veut s’engager pour obtenir en retour un appartement et se marier. Son ami Vasea, vétéran d’Afghanistan, accepte de l’emmener au front. En chemin, ils trouvent un cadavre sans identité qu’ils décident d’enterrer dignement. C’est alors que maints obstacles viendront empêcher leur entreprise. Pépite d’un cinéma moldave que l’on pensait inexistant, "Carbon" est une comédie grinçante rappelant celles de la Nouvelle Vague tchèque des années 60 ! On y suit une galerie de personnages empêtrés dans leurs contradictions par les effets délétères de la guerre et d’une société en mutation. Selon leurs lâchetés ou ambitions, chacun empêchera l’enterrement d’un corps qui n’est plus que charbon. Un film doux-amer jouant à fond l’absurde de situation, tout en étant sensible à la nature humaine de ses protagonistes. -
sam 10.05.2025
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L’opacité et l’invisibilisation dans le milieu funéraire
L’individualisme propre à nos sociétés occidentales touche également la mort, avec l’apparition d’une distance physique et symbolique. On meurt majoritairement en institution, on commémore dans des lieux dédiés (funérarium...) et on se recueille dans des cimetières de plus en plus éloignés. Les funérailles sont perçues comme un poids potentiel pour les proches, invitant à les préparer et les payer en amont. Éloignement de la mort et standardisation des funérailles... La mort est un événement personnel, sa dimension collective s’efface. Où et comment la mort est-elle présente dans la ville ? La mort est-elle publique ou privée ? Quel est le rôle des funérailles pour situer la mort et les défunts ? En quoi peuvent-elles être un instrument de réappropriation ? Betsy Zbiegiel et Charlotte Dereppe, fondatrices des Funérailles Lavoisier et membres du GRRF, feront tourner les paroles autour de ces questions. Fortes de leur approche originale des funérailles avec plusieurs années d’expérience, elles alimenteront la discussion sans apporter de réponses mais en éveillant la conscience. -
Plus belle la mort
Une série d’histoires questionneront notre façon d’aborder la mort et le deuil. Ces récits s’inscrivent dans le mouvement Death Positive, qui propose de parler de la mort avec moins d’interdits et de la voir comme une partie intégrante et naturelle de la vie. Et vous, que pensez-vous de ces nouvelles manières d’appréhender la mort ? Le public sera invité à participer et à partager ses réflexions ! Kate Houben est accompagnante funéraire, elle convie la beauté dans l’accompagnement du deuil, les relations humaines et les objets qui les entourent. Son rôle est à la fois pratique, guidant les familles à chaque étape, et émotionnel, en les aidant à préserver la dignité de leur proche décédé tout en favorisant l’expression de leur gratitude. Avec des gestes simples mais essentiels, elle privilégie le sens plutôt que la "pompe". Elle crée sa propre maison funéraire en 2022, Le Cerf Blanc, où elle poursuit cette approche attentive et humaine. -
La Mort d’un bureaucrate
Paco, prolétaire émérite, meurt broyé par sa machine à fabriquer des bustes patriotiques. En hommage à ce stakhanoviste de l’art révolutionnaire cubain, le responsable de l’atelier de propagande picturale propose de l’enterrer avec son livret de travail. Apprenant plus tard que sa veuve est obligée de fournir le document pour recevoir sa pension, le neveu du défunt entreprend les démarches nécessaires pour le récupérer… Satire rocambolesque hautement burlesque, "La Mort d’un bureaucrate" est une attaque malicieuse envers la bureaucratie kafkaienne qui sévissait alors dans l’État insulaire, quoique aisément transposable ailleurs et à d’autres époques. Un divertissement populaire iconoclaste, réalisé de main de maître par un cinéaste de l’âge d’or du cinéma cubain, en copie restaurée à découvrir absolument sur grand écran ! -
dim 11.05.2025
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La Vie de Château : épisodes 1, 2, 3
Dans "Violette et Régis", c’est la découverte d’un nouveau monde, celui sans ses parents, avec cet oncle bourru, agent d’entretien qui aurait rêvé d’être danseur, et Geneviève l’assistante sociale. Le "Noël en famille" chez ses grands-parents révèle des tensions familiales anciennes que Violette dépassera grâce à son imagination, sa détermination et son ami Malcolm. Dans "Un château sous les eaux", Régis et Violette quittent leur maison inondée et habitent chez Olga, une collègue de travail, avec ses jumeaux énergiques, Leslie et Ousmane. -
Martyr
Jeune trentenaire au regard profond et triste, Hassane vit encore dans le modeste appartement de ces parents dans un Liban que les stigmates de plusieurs décennies de guerre ont radicalisé. Sans travail il passe ses journées avec ses amis sur les plages rocailleuses de Beyrouth quand il meurt d’une mystérieuse noyade. Ce moment de rupture d’un quotidien sans espoir porte le film dans la dimension parallèle de la mort. Comme un souffle en suspens, l’après se charge d’intensité. Avec tout ce qu’elle anime autour de lui, la mort d’Hassane le rend étrangement vivant et nous en dit plus sur l’homme qu’il est. En montrant le soin apporté au cadavre, embaumé chez lui par ses amis proches, c’est l’intimité d’une culture que nous partage ici le cinéaste. Un film impressionniste à la réalisation osée, qui aborde transversalement les thèmes de l’intégrisme et de l’homosexualité. -
Retour vers nos futurs
L’auto-détermination d’un territoire hors de l’emprise de l’État, ça ne va pas de soi. C’est ce que plusieurs centaines de personnes ont intensément expérimenté à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pendant six ans, jusqu’à leur victoire contre un projet d’aéroport. Une quinzaine d’entre elles, qui ont fait le choix de rester vivre dans le bocage, se souviennent : sous l’unité de façade, ce n’était pas si simple. Comment concilier l’usage des terres, quand pratiques et aspirations sont en partie contradictoires ? Comment appréhender les situations de violence sans avoir recours aux institutions traditionnelles ? Comment s’entendre sur de nouvelles formes sociales, quant l’urgence de répondre aux menaces prend tant de place ? Comment faire durer ces usages quand les marges de manœuvre s’amenuisent ? Il n’y a pas de réponses définitives à ces questions, mais les tentatives de ces années-là peuvent en aiguiller d’autres. C’est la raison d’être de ce film. -
jeu 15.05.2025
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternative d’une scène indépendante bruxelloise et au-delà, la Microboutiek est alimentée par son propre public. -
Le Dernier cri
Un nom qui évoque, au choix, ce qui se fait de mieux dans une discipline ou l’ultime soupir avant de rendre l’âme. Un atelier de sérigraphie né en 1993 des cendres du mouvement "undergraphique" français, et qui résiste encore à la gentrification dans une friche marseillaise. Trois décennies d’artisanat exigeant et intransigeant. Un univers graphique bizarre au croisement du comics, de l’art brut et de l’épouvante. Un laboratoire qui suinte l’odeur de l’encre et dont sortent par centaines fanzines, posters et livres remplis de dessins hétéroclites jaillissant à votre figure en provenance directe de perturbations neuronales de tous les coins du monde. Un siphon de couleurs criardes qui tapisse les murs et remplit les écrans d’images se mettant à bouger, turbulentes, rapides. Bien vivantes, en tout cas, comme l’est ce collectif définitivement immunisé contre les modes, le bon goût et les affres du temps... et qui pour la troisième fois investit le foyer du Nova avec une exposition collective reprenant des planches sérigraphiées et des objets, cette fois issus de son nouveau film : "Mondo DC". Comme on dit dans ces cas-là : âmes trop sensibles s’abstenir ! -
Mondo DC
L’ironie de l’histoire du Dernier Cri, c’est que c’est Canal+ qui a permis en 1997 à ce collectif de sérigraphie de mettre en mouvement pour la première fois ses dessins morbides et subversifs. Les temps ont bien changé : le groupe du milliardaire d’extrême droite breton Vincent Bolloré ne produit plus les films de la bande à Pakito Bolino. Laquelle ne s’en porte pas plus mal, si l’on en juge par son dernier-né cinématographique, sorte de docu-fiction destiné à célébrer trois décennies de suractivité et de suractivation graphique. Explorant un pays imaginaire appelé Mondo DC, le film croise, compile et empile une succession de courtes séquences exécutées par une quarantaine d’artistes internationaux fidèles aux talents de l’imprimeur et éditeur indépendant marseillais. Et pour accompagner cette débauche d’animations dignes d’un cabinet de curiosités, rien de tel que Pakito Bolino lui-même, accompagné d’amis musiciens-dessinateurs, pour dresser une imperçable colonne sonore d’électro-trash bruitiste. -
ven 16.05.2025
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Bon voyage
"Dans la vie, il n’y a que l’amour qui compte." Et il en faut, de l’amour, pour accompagner sa grand-mère plus que centenaire vers son choix de l’euthanasie malgré les doutes et les jugements culpabilisants du home français où elle résidait. La Belgique ouvrira ses portes pour que sa vie se finisse sans angoisse, en douceur, entourée de ses proches. Ces espaces et ces questionnements difficiles sont traités avec une délicatesse rare. Les théâtres de poupées et les automates s’animent pour aider à prendre une juste distance. Un simple jeu pudique ? Plutôt un lien viscéral entre cette grand-mère qui travaillait dans une usine de poupées et sa petite-fille, marionnettiste inventive et poétique. Un voyage sous le signe de la beauté, l’écoute et la quiétude combative.+ Berthe is Dead but it’s Ok -
A Matter of Life and Death
Un coup de fil peut sauver la vie, ce film en est la preuve ! Mais rien n’est simple quand la vie en question était sensée se terminer. Dans les registres de l’au-delà, un mort manque à l’appel car l’amour a été le plus fort. Là-bas comme ici, il faudra en passer par un procès pour trancher cette situation inédite. Ce film de commande tout juste sorti après-guerre devait réconcilier Anglais et Américains. Une merveille d’humour anglais avec un David Niven en pleine forme. Les décors sont incroyables, les images du paradis des plus réjouissantes, où les nouveaux arrivants se voient attribuer une paire d’ailes toute propre et bien emballée. Sans parler de cet escalier infini, impressionnant "Stairway to Heaven". L’usage du Technicolor et du noir et blanc est parfaitement maîtrisé pour plonger d’un monde à l’autre. Fantastique, dans tous les sens du terme ! Une gourmandise à ne rater sous aucun prétexte. -
sam 17.05.2025
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Fumet des revenant.es
Pour cet atelier culinaire·funéraire, nous vous invitons à la préparation d’une grande soupe. Nous nous mettrons à table pour parler de nos recettes consolantes, compiler celles que l’on souhaiterait laisser aux vivant·es, celles qui nous rassembleront, même absent.es. Ce moment sera l’occasion de faire vivre à nouveau nos mort·es et leurs recettes ; quelles saveurs, quels gestes, quels rituels ? Nina et Léa vous accompagneront à travers ce moment de popote funéraire. Ces deux artistes vivant·es s’intéressent à la mort, au deuil et à l’accompagnement à travers différents médiums : l’art plastique, le chant, la libération de la parole... Iels font aussi partie du GRRF. -
- ANNULÉ ! > Voulez-vous mourir avec moi ce soir ?
Alain Guyard a dû annuler sa venue au Nova pour des raisons personnelles. Le Nova programmera à la place le film " After Life " en entrée libre. La table d’hôte à prix modique préparée lors du "fumet des revenant.e.s" est maintenue. Alain Guyard est philosophe forain, bonimenteur de métaphysique et decravateur de concepts. Guyard s’y connaît question mort, vu que nombre de philosophes qui ont vécu n’ont pas duré, mais que, lui personnellement, jusqu’à preuve du contraire, la mort, non. Et comme philosopher c’est parler doctement de ce dont on ne peut rien dire, il causera de ce rien comme si c’était tout ce qu’il fallait taire. Mais brillamment et avec des références. Car comment peut-on mourir quand on porte une cravate ? Ancien prof de philo refusant d’associer sa discipline à une pratique élitiste de ségrégation sociale, Guyard partage ses concepts avec des publics en détresse (soins palliatifs, hôpital psy, prison) et, tel un saltimbanque dandy punk de la pensée, décongestionne les neurones du grand public par des numéros de philo foraine. Avec gouaille et érudition, ses perfs abordent une question, la tord, l’essore, l’éclaire et la (...) -
Waarom Wettelen ?
Alors que le cercueil de Christine est déjà dans la fosse, son notaire informe l’assemblée de ses dernières volontés : reposer à Wettelen. Mais où donc se trouve ce lieu que seul le conducteur du corbillard semble connaître ? Commence une marche funèbre de plusieurs jours à travers le plat pays… Premier film de Dimitri Verhulst, auteur à succès du roman autobiographique "La merditude des choses", "Waarom Wettelen ?" est un étonnant road-movie pédestre, parsemé de scènes absurdes aux dialogues irrévérencieux, prétexte à brosser le portrait sensible d’une famille dysfonctionnelle dont les membres apprendront au fil des étapes à se (re)connaître. Grotesque et grinçant, ce film flamand surréaliste est aussi touchant à bien des égards, notamment par ces moments teintés d’un réalisme magique propre à notre belgitude. Sorti presque exclusivement en Flandre, il joue les prolongations au Nova. -
dim 18.05.2025
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La Vie de Château : épisodes 4, 5, 6
Dans sa nouvelle école, Violette devra "Monter sur scène" pour jouer un spectacle dansé en costume dans le château, Régis se transformera en entraîneur hors pair. Olga et Régis sont amoureux, une situation difficile à accepter pour Violette, qui discutera de mort et d’amour avec Louis XIV, "Le fantôme de Versailles". Dans "Retour à Paris", Violette fait son arbre généalogique et se replonge dans ses souvenirs avec ses parents. L’amitié et la confiance effaceront la tristesse. -
Pure Unknown
Chaque nuit, des corps sans nom atterrissent dans la salle d’autopsie du Dr Cristina Cattaneo. Elle les appelle "parfait·es inconnu·es". Ce sont des sans-abri, des prostitué·es, des adolescent·es en fuite. Ces derniers temps, il s’agit surtout de personnes migrantes, rejetées par la mer Méditerranée sur les côtes italiennes. Si tous les droits appartiennent aux individus vivants possédant des papiers, rien n’est laissé aux morts anonymes. Alors, que se passe-t-il quand les cadavres ont perdu leur identité ? Face à cette multitude grandissante, personne ne semble se préoccuper de leur droit à la dignité. Personne sauf Cristina. -
La Mort d’un bureaucrate
Paco, prolétaire émérite, meurt broyé par sa machine à fabriquer des bustes patriotiques. En hommage à ce stakhanoviste de l’art révolutionnaire cubain, le responsable de l’atelier de propagande picturale propose de l’enterrer avec son livret de travail. Apprenant plus tard que sa veuve est obligée de fournir le document pour recevoir sa pension, le neveu du défunt entreprend les démarches nécessaires pour le récupérer… Satire rocambolesque hautement burlesque, "La Mort d’un bureaucrate" est une attaque malicieuse envers la bureaucratie kafkaienne qui sévissait alors dans l’État insulaire, quoique aisément transposable ailleurs et à d’autres époques. Un divertissement populaire iconoclaste, réalisé de main de maître par un cinéaste de l’âge d’or du cinéma cubain, en copie restaurée à découvrir absolument sur grand écran ! -
Des morts
Pendant près de deux ans, les trois réalisateurs ont exploré les rites funéraires en Corée du Sud, Thaïlande, Népal, Mexique, Belgique et États-Unis avec un regard frontal et sans fard, nous offrant des images puissantes. Ils dévoilent une réalité profondément incarnée et crue : le corps du défunt et les façons dont nous l’accompagnons lors de ce dernier voyage. Entre les pratiques hygiénistes, transformant le corps en une présence presque effacée tel un "dormant" et les traditions où la décomposition est exposée aux yeux de tous, ce documentaire saisissant propose une vision à la fois poétique et bouleversante. La dimension collective des rites de certaines cultures contraste avec l’approche technique et commerciale de nos sociétés occidentalisées. En confrontant le spectateur à la matérialité brute de la mort, il interroge nos perceptions modernes et invite à une réflexion profonde sur notre propre finitude. Un film marquant, impossible à oublier. -
jeu 22.05.2025
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Le deuil, une maladie ? La mort, une fin de vie ? Et si on avait tout faux !
Fins de vie difficiles, solitude, culpabilité et poids porté par les accompagnants, deuils assimilés à une pathologie... Notre société comptable et pressée a perdu le sens du temps long, du collectif, des rituels, du spirituel. Pourtant des phares existent, juste à côté de chez soi. Plusieurs d’entre eux seront invités pour cette table ronde : les thanadoulas accompagnent les personnes en fin de vie, leurs proches et les personnes endeuillées sur les plans émotionnel et spirituel ; Pass-âges fonctionne comme une tribu autour de logements groupés intergénérationnels et d’espaces dédiés à la naissance et la mourance ; les services de soins palliatifs ouvrent des espaces de dialogue, d’écoute, de soin et d’apaisement en milieu médical ; Ultimate Care Project se développe autour d’une préparation intime du moment de la mort et de son accompagnement, en lien avec les traditions spirituelles... Des retours d’expérience revigorants qui remettent l’humain, le lien, le sens et le soin au centre.+ Pourquoi moi ? -
ven 23.05.2025
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nosfuturs.net
nosfuturs.net est un site de créations documentaires et transmédia pour mieux comprendre les mondes qui viennent et se projeter ensemble dans un futur plus engageant. Il prend le temps d’approfondir un sujet de société en proposant des contenus originaux autour d’un ou plusieurs documentaires d’auteur·rice·s accessibles en ligne. Après avoir consacré ses deux premières éditions au "Travail qui vient", la prochaine mise en ligne (en mai) s’intéressera à la manière dont nous abordons, en Occident, la question de la mort. Des couloirs d’une maison de repos à l’élaboration de son propre rite funéraire, en passant par le choix de l’euthanasie, cette traversée nous mènera à nous demander comment vivre avec nos morts. Conçu et produit par le CVB (Centre Vidéo de Bruxelles), nosfuturs.net est volontairement low-tech et évolue formellement à chaque nouvelle édition. Avec le soutien de la FWB et de la Commission communautaire française. "La mort vivante", second volet de nosfuturs.net, est consultable sur mortvivante.nosfuturs.net -
La place du mort
À partir de leurs pratiques respectives, la sociologue Fanny Charrasse et l’anthropologue Grégory Delaplace exploreront avec nous les puissances d’agir et les manifestations visibles et invisibles de nos défunts. Comment être en relation et penser nos mort·es au travers de rituels, dispositifs, paroles et créations qui produisent des transformations réciproques entre les vivant·es et les morts ? Le tout sous les auspices du cinéma qui partage de plus en plus avec les sciences sociales cette anthropologie du proche et de l’invisible. Fanny Charrasse est l’autrice de "Le retour du monde magique" (La Découverte, 2023). Grégory Delaplace est notamment l’auteur de "La Voix des fantômes" (Le Seuil, 2024) et "Les Intelligences particulières" (Éditions Vues de l’Esprit, 2021). La rencontre sera modérée par la cinéaste et ethnographe Clémence Hébert. La rencontre sera précédée de la projection du film d’Inès Rabadán, en sa présence. Magali Molinié, qui devait initialement participer à cette rencontre, s’excuse de son absence pour des raisons indépendantes de sa volonté. Un entretien entre elle et Fanny Charrasse sera à retrouver en ligne sur nosfuturs.net+ Les vivant.es -
sam 24.05.2025
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nosfuturs.net
nosfuturs.net est un site de créations documentaires et transmédia pour mieux comprendre les mondes qui viennent et se projeter ensemble dans un futur plus engageant. Il prend le temps d’approfondir un sujet de société en proposant des contenus originaux autour d’un ou plusieurs documentaires d’auteur·rice·s accessibles en ligne. Après avoir consacré ses deux premières éditions au "Travail qui vient", la prochaine mise en ligne (en mai) s’intéressera à la manière dont nous abordons, en Occident, la question de la mort. Des couloirs d’une maison de repos à l’élaboration de son propre rite funéraire, en passant par le choix de l’euthanasie, cette traversée nous mènera à nous demander comment vivre avec nos morts. Conçu et produit par le CVB (Centre Vidéo de Bruxelles), nosfuturs.net est volontairement low-tech et évolue formellement à chaque nouvelle édition. Avec le soutien de la FWB et de la Commission communautaire française. "La mort vivante", second volet de nosfuturs.net, est consultable sur mortvivante.nosfuturs.net -
Le Corps beau
"Le Corps beau" est une immersion dans la morgue au sous-sol d’un hôpital, où Cléo Duponcheel, croque-mort officiant sous le nom de Croque-Madame, réalise une toilette mortuaire. Elle détaille les gestes qu’elle pose sur le corps du défunt, comment elle le lave, l’habille, l’embellit. Elle raconte le cadavre, les rites qui l’entourent, son importance pour le deuil. "Le Corps beau" interroge la place du soin mortuaire et de la mort en général dans notre société de plus en plus médicalisée et déritualisée. Podcast à écouter sur mortvivante.nosfuturs.net/le-corps-beau.html -
Celleux qui respirent dans la nuit
"Celleux qui respirent dans la nuit" invite à une expérience interactive qui donne à entendre les relations qui lient mort·es et vivant·es et les aident, parfois, à respirer ensemble dans la nuit. Leslie Astier et Inès Rabadán présenteront leur processus d’écriture du jeu et les personnes qu’on y entend. En interludes, des artistes et penseur·euses joueront en live des parties du récit. La performance est une étape du projet "Celleux…", porté par le CVB avec le soutien des Arts Numériques de la FWB et de la Fondation Mycélium. Jeu interactif à découvrir sur mortvivante.nosfuturs.net/celleux-qui-respirent-dans-la-nuit.html Crédits : Écriture, réalisation et montage : Leslie Astier et Inès Rabadán Avec les voix de : A, Anne, Chantal, Nathalie, Rareș Crăiuț, x. (aka Xavier Gorgol) Graphisme et intégration web : Thomas Bris Prise de son et mix : Marcellino Costenaro Prod déléguée & direction de prod : Marc Jottard – CVB -
After Life
Si vous ne pouviez garder qu’un seul souvenir pour l’éternité, quel serait-il ? C’est la question au cœur du film de Hirokazu Kore-eda. Dans un lieu mystérieusement bureaucratique, des agents d’accueil reçoivent toutes sortes d’individus de tous âges et les questionnent sur leur vie. Une fantaisie douce-amère dans laquelle les personnes récemment décédées se retrouvent dans des limbes où elles doivent choisir un seul moment cher de leur vie qui sera recréé sur pellicule pour l’emmener avec eux dans l’au-delà. L’idée originale d’"After Life" s’appuie sur l’habituel approche documentaire de Kore-eda, qui s’est inspiré d’entretiens réalisés avec des centaines de Japonais. Il en ressort une vision de l’expérience humaine - ses joies éphémères et ses regrets persistants - ainsi qu’une méditation d’une grande profondeur sur la mémoire, nos relations et le pouvoir du cinéma, même bricolé, de figer le temps. -
dim 25.05.2025
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Direct Action
En janvier 2018, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes met un terme au combat mené par l’une des plus importantes communautés d’activistes de France. Dans cette époque marquée par un état d’anxiété, des incertitudes politiques et un pessimisme croissant, Guillaume Cailleau et Ben Russell s’immergent de 2022 à 2023 dans la ZAD. Munis d’une caméra 16mm, leur intention est de témoigner des caractères artistiques, intellectuels, collectifs, sociaux et politiques de la lutte. Ils ne se doutent pas qu’un autre mouvement écologiste est alors en train d’émaner de la ZAD : à Sainte-Soline, les Soulèvements de la Terre s’opposent à un projet de privatisation de l’eau et vont se heurter, une fois encore, à la violence de l’État… Loin des images sensationnelles des confrontations policières, "Direct Action" résulte d’une observation minutieuse et prend le temps de dessiner un portrait puissant et hypnotique d’une communauté qui bouleverse le présent pour proposer un autre futur. -
jeu 29.05.2025
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Travail soigné
À Liège, au sein de la maison médicale des Houlpays, une vingtaine de soignant·es exercent en autogestion depuis plus de 20 ans. Entre la théorie militante et la pratique, les situations des patient·es les invitent à sortir des cadres formatés et des locaux de soins. Pendant deux ans, Dorothée Bouillon a filmé leur quotidien et leurs réunions. Dans ces moments de discussions, c’est toute une pratique du soin qui se déploie. Celle d’une approche globale du patient, autour duquel l’équipe pluridisciplinaire se conseille et s’entraide ; celle aussi d’une construction et d’un questionnement constant des pratiques et du sens de leur travail, dans un contexte social qui se dégrade. En suivant le collectif dans ses réflexions, ses luttes et ses joies, et face à des problématiques humaines parfois insolubles, le film questionne les causes plus structurelles qui affectent le travail des soignant·es. Comment articuler l’action locale et la nécessaire convergence pour une transformation globale ? -
ven 30.05.2025
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Restaurée
Marie-Christine, restauratrice d’œuvres d’art renommée, a consacré sa vie à redonner vie aux créations de Picasso, de Vinci ou Hokusai. À l’approche de sa mort, elle exprimait un profond regret : avoir mis de côté sa propre créativité pour restaurer celle des autres. Le film s’ouvre tel un road-movie, une odyssée vers les terres natales. Anaïs Enshaïan restaure sa maman, tout en se restaurant elle-même. Transmission de la vie de mère en fille, de génération en génération. De Lespugue au Japon, le film nous entraîne à la rencontre de plusieurs femmes remarquables : restauratrices, créatrices, disciples ou complices. Une œuvre vibrante et dense, qui interroge le lien indéfectible entre les âmes et les œuvres d’art qu’elles traversent, au plus intime de la relation entre les vivants et leurs morts.+ Mort à Vignole -
Pure Unknown
Chaque nuit, des corps sans nom atterrissent dans la salle d’autopsie du Dr Cristina Cattaneo. Elle les appelle "parfait·es inconnu·es". Ce sont des sans-abri, des prostitué·es, des adolescent·es en fuite. Ces derniers temps, il s’agit surtout de personnes migrantes, rejetées par la mer Méditerranée sur les côtes italiennes. Si tous les droits appartiennent aux individus vivants possédant des papiers, rien n’est laissé aux morts anonymes. Alors, que se passe-t-il quand les cadavres ont perdu leur identité ? Face à cette multitude grandissante, personne ne semble se préoccuper de leur droit à la dignité. Personne sauf Cristina. -
sam 31.05.2025
- filmlabs-filmwerkplaats [ combi 10€/7€]
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Ebb and flow
"Ebb and Flow" s’inspire du I-Ching, le livre du changement, chapitre 42 - Yi (croissance). Yi est un message d’expansion et de plénitude. Il s’agit simplement du renouvellement perpétuel du cycle de la vie, épanouissement, décrépitude et renaissance. Flux et reflux, obscurité et lumière, vie et mort... "Ce qui est" trouve sa source dans "ce qui n’est pas". Lichun et Robert utilisent des projecteurs 16 mm et des formes d’ondes analogiques pour créer un voyage immersif qui induit la transe. En superposant, construisant et déconstruisant les textures visuelles et auditives, ils tentent de créer une expérience qui transcende le sens, où le spectateur n’est plus conscient de regarder ou d’écouter. Il se contente d’être. -
dim 01.06.2025
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Même les souris vont au paradis
En voulant suivre l’exemple de son père disparu en héros, une intrépide petite souris décide de taquiner un timide renardeau… lorsque par accident elle se retrouve avec lui au Paradis des animaux. Dans cet univers inconnu, aussi bizarre que magique, le duo improbable part à la recherche du papa de la souris, tout en apprenant à se connaître au cours d’un voyage leur réservant bien des surprises… Film initiatique par excellence, qui, au départ de la mort, parle d’entraide, d’amitié, de tolérance et de confiance en soi afin de surmonter ses peurs les plus profondes, "Même les souris vont au paradis" est un petit bijou de divertissement intelligent où l’on rit beaucoup, réalisé avec bonheur selon des techniques d’animation en stop-motion. Pour toute la famille à partir de 6 ans. -
Esther Forever
En 1997, Richard Olivier tira le portrait d’Esther dans "Peaux de Chagrin", un épisode culte de la série Strip-Tease, où on la voyait vivre avec sa sœur Elvire parmi leurs animaux de compagnie empaillés, qu’elles chérissaient comme de leur vivant. Gardant contact avec ces septuagénaires d’un autre temps, le cinéaste suivra leur destinée tragi-comique durant six ans, pour nous livrer "Esther forever", un cinéma du réel qu’aucune fiction n’aurait osé imaginer. Misanthrope, Esther ne s’est jamais mariée et a toujours vécu entourée d’animaux, à part les hommes qu’elle fréquenta toute sa jeunesse en travaillant dans le café de ses parents. Femme entière et complice, sa gouaille truculente et son franc-parler bruxellois sont autant irrésistibles que touchants. Et la mort dans tout ça ? Sans aucun doute le fil conducteur de toute sa vie, du film aussi, avec force humour et tendresse, quoique au bord de la folie. -
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Waarom Wettelen ?
Alors que le cercueil de Christine est déjà dans la fosse, son notaire informe l’assemblée de ses dernières volontés : reposer à Wettelen. Mais où donc se trouve ce lieu que seul le conducteur du corbillard semble connaître ? Commence une marche funèbre de plusieurs jours à travers le plat pays… Premier film de Dimitri Verhulst, auteur à succès du roman autobiographique "La merditude des choses", "Waarom Wettelen ?" est un étonnant road-movie pédestre, parsemé de scènes absurdes aux dialogues irrévérencieux, prétexte à brosser le portrait sensible d’une famille dysfonctionnelle dont les membres apprendront au fil des étapes à se (re)connaître. Grotesque et grinçant, ce film flamand surréaliste est aussi touchant à bien des égards, notamment par ces moments teintés d’un réalisme magique propre à notre belgitude. Sorti presque exclusivement en Flandre, il joue les prolongations au Nova. -
jeu 05.06.2025
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Entre les frontières
Vu sa situation géographique particulière, la région de Dunkerque est l’une des zones d’attrait pour les réfugiés et réfugiées désirant traverser la Manche. La "jungle de Calais" est l’exemple le plus spectaculaire et médiatisé. Pour pallier à la défaillance de l’État, des associations de bénévoles s’organisent pour apporter des aides logistiques et légales. Structuré en quatre épisodes de vingt minutes, "Entre les frontières" est composé de témoignages de bénévoles aux prises avec les enjeux du quotidien autant au niveau de leurs existences propres qu’au niveau des besoins urgents auxquels les réfugiés font face. Discussions au volant, moments d’inquiétude dans le suivi des parcours des personnes en détresse et moments d’échange et d’aide se succèdent pour brosser le témoignage de journées aux prises avec des drames qui se répètent bien trop souvent. -
ven 06.06.2025
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Black Hole
Une interrogation sur la mort et la réincarnation a réuni Emmanuel Grimaud, anthropologue, et Arnaud Deshayes, plasticien. Leur rencontre avec Trupti Jayin, hypnothérapeute à Calcutta, a donné vie à ce film dans lequel elle ouvre son cabinet aux regards extérieurs. Gros plans intimes où des personnes sous hypnose racontent d’autres vies. Leurs précédentes réincarnations ? Vérité ou fiction ? Aucune affirmation, seulement la captation de leurs récits. Parallèlement, les réalisateurs explorent d’autres liens avec l’invisible et les morts, et partent à la rencontre de chasseurs de fantômes dans des lieux chargés, liés à la période coloniale anglaise en Inde. La caméra se pose en observatrice et invite le spectateur à faire son propre film mental en écho avec sa vie, sa culture, son histoire. Un film basé sur des pratiques réelles, hypnotisantes, ce qui est la moindre des choses ! -
Heart of a Dog
Une balade intime dans le monde hypercréatif de Laurie Anderson. Artiste aux mille talents, elle utilise différentes techniques pour nous emporter dans son univers poétique au gré de ses impressions, émotions, réflexions personnelles et universelles sur les relations entre individus, et en particulier avec sa chienne. Guidée par son maître bouddhiste, elle évoque les liens entre vivants et morts, ce qui se passe après, la conscience... Un parcours expérimental dans lequel la poésie se révèle à chaque image, au son et à la vibration de sa narration apaisante. On se prendrait à croire à la métempsychose pour devenir chien et se laisser envoûter par la magie de cette voix particulière, à laquelle répond celle de Lou Reed, son compagnon disparu deux ans plus tôt. -
sam 07.06.2025
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Échange avec les doulas
L’asbl "Doulas de fin de vie" propose un moment de partage entre thanadoulas, doulas de fin de vie, doulas de transition, établi·e·s ou en devenir. Une rencontre ouverte à tous et toutes, dans le bar. -
Manger les pissenlits
Trois improvisateurs chevronnés, deux sur scène et un à la régie son, vous aideront à résoudre vos deuils les plus fous et les moins avouables. Leur crédo : le monde irait mieux s’il était un vaste espace de théâtre d’improvisation. Et ils le prouvent ! Laurent Dupieux et Laurent Delacroix ont fondé Epitaph, agence spécialisée dans l’accompagnement holistique du deuil. Vous serez en de bonnes mains car pour eux, "Même mort, le client est roi." Venez avec un deuil qui vous colle à la peau, vos propositions récoltées en début de spectacle guideront cette pièce inventée en direct. Les deux Laurent et le 3e homme de l’ombre mettront à votre service leur savoir-faire et leur expérience pour imaginer la vie de défunts imaginaires et les accompagner jusqu’au trépas. Aucun tabou, (presque) pas de limites. Vous êtes assurés d’un résultat de toutes façons hilarant, poétique voire plus selon les cas… -
La Mort d’un bureaucrate
Paco, prolétaire émérite, meurt broyé par sa machine à fabriquer des bustes patriotiques. En hommage à ce stakhanoviste de l’art révolutionnaire cubain, le responsable de l’atelier de propagande picturale propose de l’enterrer avec son livret de travail. Apprenant plus tard que sa veuve est obligée de fournir le document pour recevoir sa pension, le neveu du défunt entreprend les démarches nécessaires pour le récupérer… Satire rocambolesque hautement burlesque, "La Mort d’un bureaucrate" est une attaque malicieuse envers la bureaucratie kafkaienne qui sévissait alors dans l’État insulaire, quoique aisément transposable ailleurs et à d’autres époques. Un divertissement populaire iconoclaste, réalisé de main de maître par un cinéaste de l’âge d’or du cinéma cubain, en copie restaurée à découvrir absolument sur grand écran ! -
dim 08.06.2025
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Café mortel
Non, un café mortel n’a rien d’un jeu macabre où les convives s’inquiéteraient du contenu de leur tasse. Il s’agit d’un espace où la parole se dépose librement autour d’un sujet souvent tabou : la mort. Le sociologue suisse Bernard Crettaz a initié ces rencontres en 1999, conscient que nous manquions cruellement de lieux pour parler simplement du deuil et de la fin de vie. Ces cafés sont ouverts à toutes et tous, sans visée thérapeutique ni appartenance religieuse. L’idée ? Échanger, partager, écouter, sans commentaire ni jugement, dans un cadre respectueux et bienveillant. Anne Meesters et Salomé Mulongo, thanadoulas et cofondatrices avec d’autres de l’ASBL "Doulas de fin de vie", animent ces rencontres mensuellement. Elles vous invitent à deux rendez-vous pour oser parler de ce qui vous traverse et accueillir les silences autant que les mots, sans contrainte ni tabou. Venez comme vous êtes. L’entrée est libre, la parole aussi. -
La place du corps
Bien que ce documentaire de facture classique, néanmoins personnel, remonte à plus de vingt ans, l’enquête fouillée que le cinéaste mène sur le choix du lieu de sépulture et la place du corps des morts reste d’une pertinente actualité dans nos sociétés pluriculturelles. Que ce soit des Bretons de souche, des gens du voyage, des rapatriés d’Algérie, Maghrébins ou Africains, le choix du lieu de sépulture pose des questions existentielles. Au gré des témoignages récoltés par un cinéaste soucieux de répondre aux questionnements de sa fille se dégage un processus universel : la place du corps du défunt conditionne l’identité territoriale de ses descendants. Un film qui ne manquera pas d’interroger notre époque où la crémation devient la norme. -
Carbon
1992, la Moldavie s’apprête à fêter sa première année d’indépendance alors que le conflit perdure avec la Transnistrie limitrophe soutenue par les Russes. Dima, conducteur de tracteur, veut s’engager pour obtenir en retour un appartement et se marier. Son ami Vasea, vétéran d’Afghanistan, accepte de l’emmener au front. En chemin, ils trouvent un cadavre sans identité qu’ils décident d’enterrer dignement. C’est alors que maints obstacles viendront empêcher leur entreprise. Pépite d’un cinéma moldave que l’on pensait inexistant, "Carbon" est une comédie grinçante rappelant celles de la Nouvelle Vague tchèque des années 60 ! On y suit une galerie de personnages empêtrés dans leurs contradictions par les effets délétères de la guerre et d’une société en mutation. Selon leurs lâchetés ou ambitions, chacun empêchera l’enterrement d’un corps qui n’est plus que charbon. Un film doux-amer jouant à fond l’absurde de situation, tout en étant sensible à la nature humaine de ses protagonistes. -
L’Incinérateur de cadavres
Fin des années ’30, Karel Kopfrkingl est employé au crématorium de Prague, métier qu’il exerce avec un amour troublant. Bon père de famille, Karel est aussi poète dans l’âme, vantant à ses concitoyens les vertus de la crémation qu’il tire de l’enseignement du Livre des morts tibétain. Ce qui est plutôt du goût de son nouvel ami, l’ingénieur Reinke, membre du parti nazi qui persuade Karel d’être investi d’une mission bienfaitrice pour l’humanité… Chef d’œuvre d’humour noir issu de la Nouvelle Vague Tchèque, "L’incinérateur de cadavres" fut banni durant vingt ans des écrans suite à la répression du printemps de Prague. Pas étonnant car cette satire est avant tout une virulente dénonciation des collaborateurs ordinaires de régimes criminels de toute époque, par le biais d’une subversion jubilatoire des codes cinématographiques jusqu’à atteindre la nausée. -
jeu 12.06.2025
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Open Screen
Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés seront projetés, quels que soient leur genre et format, à la condition de ne pas dépasser 15 minutes. 28 ans que ça existe (!), gratuitement, pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance. -
ven 13.06.2025
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternative d’une scène indépendante bruxelloise et au-delà, la Microboutiek est alimentée par son propre public. -
Le Dernier cri
Un nom qui évoque, au choix, ce qui se fait de mieux dans une discipline ou l’ultime soupir avant de rendre l’âme. Un atelier de sérigraphie né en 1993 des cendres du mouvement "undergraphique" français, et qui résiste encore à la gentrification dans une friche marseillaise. Trois décennies d’artisanat exigeant et intransigeant. Un univers graphique bizarre au croisement du comics, de l’art brut et de l’épouvante. Un laboratoire qui suinte l’odeur de l’encre et dont sortent par centaines fanzines, posters et livres remplis de dessins hétéroclites jaillissant à votre figure en provenance directe de perturbations neuronales de tous les coins du monde. Un siphon de couleurs criardes qui tapisse les murs et remplit les écrans d’images se mettant à bouger, turbulentes, rapides. Bien vivantes, en tout cas, comme l’est ce collectif définitivement immunisé contre les modes, le bon goût et les affres du temps... et qui pour la troisième fois investit le foyer du Nova avec une exposition collective reprenant des planches sérigraphiées et des objets, cette fois issus de son nouveau film : "Mondo DC". Comme on dit dans ces cas-là : âmes trop sensibles s’abstenir ! -
Les Religions sauvages
Il y eut d’abord la découverte des techniques d’animation et du 16mm. "Vomir des yeux" fut le titre de leur premier film, comme s’il s’agissait de se distinguer définitivement de toute idée d’épure. Leur second film s’intitulait "L’Hôpital brut", en référence à un de leur fanzine. Puis, pour fêter une décennie de production marginale, ingérable et irrécupérable, le Dernier Cri commit "Les Religions sauvages" au terme de deux ans de collaboration avec une trentaine d’artistes gravitant autour du QG marseillais de l’Internationale sérigrafike (Belgique, Scandinavie, Amérique Latine, Afrique du Sud, Suisse, Italie, Allemagne, Japon, Canada, USA…), accouchant de 120 minutes d’animations délicieusement dérangées, méticuleusement psychotiques, densément expérimentales et mortellement mystiques. Nonnes, curés, squelettes, morts-vivants et autres créatures diaboliques s’y adonnent crûment à leurs obsessions et instincts refoulés... Le dernier soir de leur exposition au Nova, quelques dessinateurs-imprimeurs du Dernier Cri (Pakito Bolino, Fredox, Laetitia, Oskar, Cyril Bilbeaud, Franck de Quengo) sortiront guitares, samplers et amplis pour créer une (...) -
sam 14.06.2025
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L’onde de l’écoute du monde
L’écoute du monde est une aventure artistique créée en 2024 : trois artistes invitent neuf enseignant·es à pratiquer des polyphonies vocales, explorer des espaces sacrés (cimetière, chapelle, forêt ardennaise) et inventer un rituel commun. Le processus donne lieu à trois présentations publiques au cimetière de Molenbeek : cortège silencieux, concert a cappella en mouvement, mise à l’écoute. L’écoute du monde nous marque profondément. Aujourd’hui, le projet devient l’onde. Une onde humaine qui se propage par succession de vagues. Au cours d’une conférence–chorale, venez vivre la traversée dans un bain d’images et de chants, entrer dans une polyphonie, échanger sur la place des rites dans nos vies. L’onde commence au Nova. Bienvenue. -
Des morts
Pendant près de deux ans, les trois réalisateurs ont exploré les rites funéraires en Corée du Sud, Thaïlande, Népal, Mexique, Belgique et États-Unis avec un regard frontal et sans fard, nous offrant des images puissantes. Ils dévoilent une réalité profondément incarnée et crue : le corps du défunt et les façons dont nous l’accompagnons lors de ce dernier voyage. Entre les pratiques hygiénistes, transformant le corps en une présence presque effacée tel un "dormant" et les traditions où la décomposition est exposée aux yeux de tous, ce documentaire saisissant propose une vision à la fois poétique et bouleversante. La dimension collective des rites de certaines cultures contraste avec l’approche technique et commerciale de nos sociétés occidentalisées. En confrontant le spectateur à la matérialité brute de la mort, il interroge nos perceptions modernes et invite à une réflexion profonde sur notre propre finitude. Un film marquant, impossible à oublier. -
dim 15.06.2025
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A Matter of Life and Death
Un coup de fil peut sauver la vie, ce film en est la preuve ! Mais rien n’est simple quand la vie en question était sensée se terminer. Dans les registres de l’au-delà, un mort manque à l’appel car l’amour a été le plus fort. Là-bas comme ici, il faudra en passer par un procès pour trancher cette situation inédite. Ce film de commande tout juste sorti après-guerre devait réconcilier Anglais et Américains. Une merveille d’humour anglais avec un David Niven en pleine forme. Les décors sont incroyables, les images du paradis des plus réjouissantes, où les nouveaux arrivants se voient attribuer une paire d’ailes toute propre et bien emballée. Sans parler de cet escalier infini, impressionnant "Stairway to Heaven". L’usage du Technicolor et du noir et blanc est parfaitement maîtrisé pour plonger d’un monde à l’autre. Fantastique, dans tous les sens du terme ! Une gourmandise à ne rater sous aucun prétexte. -
Pure Unknown
Chaque nuit, des corps sans nom atterrissent dans la salle d’autopsie du Dr Cristina Cattaneo. Elle les appelle "parfait·es inconnu·es". Ce sont des sans-abri, des prostitué·es, des adolescent·es en fuite. Ces derniers temps, il s’agit surtout de personnes migrantes, rejetées par la mer Méditerranée sur les côtes italiennes. Si tous les droits appartiennent aux individus vivants possédant des papiers, rien n’est laissé aux morts anonymes. Alors, que se passe-t-il quand les cadavres ont perdu leur identité ? Face à cette multitude grandissante, personne ne semble se préoccuper de leur droit à la dignité. Personne sauf Cristina. -
Waarom Wettelen ?
Alors que le cercueil de Christine est déjà dans la fosse, son notaire informe l’assemblée de ses dernières volontés : reposer à Wettelen. Mais où donc se trouve ce lieu que seul le conducteur du corbillard semble connaître ? Commence une marche funèbre de plusieurs jours à travers le plat pays… Premier film de Dimitri Verhulst, auteur à succès du roman autobiographique "La merditude des choses", "Waarom Wettelen ?" est un étonnant road-movie pédestre, parsemé de scènes absurdes aux dialogues irrévérencieux, prétexte à brosser le portrait sensible d’une famille dysfonctionnelle dont les membres apprendront au fil des étapes à se (re)connaître. Grotesque et grinçant, ce film flamand surréaliste est aussi touchant à bien des égards, notamment par ces moments teintés d’un réalisme magique propre à notre belgitude. Sorti presque exclusivement en Flandre, il joue les prolongations au Nova.