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jeu 11.01.2024
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est alimentée par son propre public et s’enrichit au gré des événements organisés par le Nova. La collection entière est inventoriée sur le site de la Microboutiek. -
Fin de bail ? Même pas peur ! #1
– HASHËT > Collectif DIY entre création et militantisme, aux sérigraphies libres de style brut, qui partage des savoirs au travers d’ateliers participatifs (ce 11.01 en soirée). → hashet.be – RISORVOIR DOGS > un groupe d’étudiant.e.s en Master de l’atelier de dessin de l’ENSAV La Cambre proposera une série d’affiches en Risographie de films imaginaires à caractère politique et social. → Avec le soutien de l’ENSAV La Cambre et de Chez Rosi. – SUKKUBE > Groupuscule cryptique de jeunes rejetons d’écoles d’arts exprimant sauvagement leurs pulsions créatrices lors de rituels collectifs en une multitude de chimères graphiques, performatives et sonores (vers 22h le 11.01). → @les_succubes sur instagram -
Le chantier des gosses
Au pied du Palais de Justice, une friche sert de terrain de jeu aux kets des Marolles, jusqu’à ce qu’architectes et géomètres les expulsent. S’ensuit une confrontation malicieuse pour reprendre les lieux. Cela fait exactement 10 ans que cette perle néo-réaliste avec l’œuvre de Jean Harlez a été mise à l’honneur par le Nova, marquant les mémoires de milliers de spectateurs. Auto-produit et tourné de 1954 à 1956 par un cinéaste débutant, "Le chantier des gosses" devra attendre 1970 pour être sonorisé en une journée, puis encore 2014 pour connaître une sortie en salle. Cette séance anniversaire tombe à point nommé pour ouvrir la programmation "Fin de bail" où il est question de protéger des lieux de vie... L’occasion aussi de fêter l’anniversaire de Jean Harlez qui sera tout juste rentré dans sa 100ème année ! – En présence de Jean Harlez et de sa compagne Marcelle Dumont (auteure des dialogues).+ Quand chacun apporte sa part -
ven 12.01.2024
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Bacurau
Kleber Mendonça Filho est rejoint cette fois par son chef opérateur habituel, Juliano Dornelles, pour réaliser cet incroyable thriller qui oscille entre les univers de Glauber Rocha et de John Carpenter ! On est, en effet, plongé dans un futur très proche, un village appauvri du Sertao où des tensions montent en lien avec l’accès commun à l’eau à cause d’un barrage privé. Les anciennes cicatrices de la communauté sont fragilisées alors qu’un évènement étrange se produit : le village semble avoir disparu des cartes et des coordonnées GPS ! Cette fois sorti de son quartier, Kleber Mendonça Filho pousse encore plus loin ce sentiment rare au cinéma, de ne plus du tout savoir où l’on est. Le spectateur mettant autant de temps que les personnages à se mettre en condition pour affronter l’avenir. Très impressionant, "Bacurau" fait partie de ces films récents ambitieux et populaires (comme le “Parasite” de Bong Joon-Ho), acclamés, qui parviennent à traiter les enjeux locaux tout en pointant un système global dysfonctionnel. Et de nous tenir en haleine avec une vraie proposition de cinéma qui se regarde sur grand écran. -
Dawson City : Frozen Time
Dawson City, ville champignon du Yukon canadien, apparue à la faveur de la ruée vers l’or, est le lieu d’un petit miracle de l’histoire du cinéma. Difficilement accessible, la ville grossit pourtant très vite et accueille, outre les orpailleurs, des écrivains, photographes, venus tenter leur chance ou simplement témoigner. Elle attire aussi des limonadiers et des tenanciers de bordels (dont un certain Fred Trump...) pour que les aventuriers puissent dépenser leur argent. Théâtres et cinémas muets y font bientôt leur apparition. Et même si la ville décline, que la prohibition et le puritanisme règnent ensuite, cinéma et équipe de hockey, une activité saine, y font bon ménage. D’ailleurs, un homme décide d’utiliser un vieux stock de films nitrates comme remblai pour la nouvelle patinoire. À la fin des années 70, ceux-ci sont excavés par hasard. Parmi eux, nombre de films qu’on pensait disparus à jamais ! -
sam 13.01.2024
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Des quartiers de cinéma aux cinémas de quartier
Le cinéma est né il y a presque 130 ans. Faut-il croire que cet art n’a pas eu le temps d’atteindre ses lettres de noblesses pour que nos pouvoirs publics se préoccupent si peu de préserver le témoignage de sa jeunesse ? Sans parler de la disparition des techniques du support pellicule, qui font l’objet d’autres séances dans ce programme, nous évoquerons ici les salles de cinéma de la région bruxelloise. D’abord projeté dans les théâtres, le cinéma a bénéficié ensuite de véritables temples construits à sa mesure, la plupart situés dans les quartiers centraux de Bruxelles, mais aussi de salles plus modestes qui ont innervé le territoire. Depuis le déclin du cinéma, entamé dans les années 1960, que sont devenus ces ouvrages précieux et uniques, parfois conçus avec extravagance et innovation ? → En première partie de soirée, Isabel Biver, véritable archéologue de ces salles et co-autrice de l’ouvrage "Cinémas de Bruxelles", nous contera l’histoire des 250 temples, grands et petits, du septième art bruxellois. Ils retracent une histoire de l’architecture "amplifiée" à Bruxelles. Mais la plupart, démolis ou transformés en autre chose, ont vécu leur (...)+ Ciné bijou+ 81 Metrs+ Music Palace -
dim 14.01.2024
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Bla Cinima
Au travers de discussions improvisées avec des passants de tous âges et conditions sociales, et des habitués à la retraite ou parfois sans logis d’une placette populaire de Meissonier au cœur de la ville d’Alger, le réalisateur Lamine Ammar-Khodja raconte l’histoire d’un cinéma de quartier qui ne l’est plus. Ou qui en tout cas, depuis sa rénovation, semble avoir échoué à le rester malgré toutes les bonnes intentions des autorités. Le Sierra Maestra, nom en hommage au passage de Castro en ’72, montre encore des films mais quelque chose a changé. Films du samedi, spectacles de clown ou événements culturels patriotiques, on ne sait pas si on peut encore lui faire confiance. Une réflexion sur la place du cinéma en Algérie d’aujourd’hui, doublée d’un instantané sur la vie d’un quartier populaire d’Alger, et par extension du peuple algérien, sans cinéma. -
Coconut Head Generation
Le titre fait référence, de façon dérogative, à la génération née avec le siècle. Alain Kassanda s’en amuse et suit un groupe d’étudiants, à la vieille Université d’Ibadan dans l’ouest du Nigeria. Ceux-ci animent un ciné club, discutent des films, s’engueulent, et affinent leur esprit critique. Par un montage subtil, Kassanda donne au spectateur assez de clés sur les films projetés pour que les enjeux des débats soient clairs et, dans un premier temps, on pourrait penser qu’ils pourraient avoir lieu à Bruxelles ou Berkeley. Mais la venue d’un jeune photographe montrant son travail sur les conditions extrêmes de logement des étudiants, et surtout le suivi des manifs réprimées dans le sang en octobre 2020, font basculer le film dans quelque chose de beaucoup plus fort. À savoir le portrait d’étudiants éloquents, impliqués, dans un Nigeria vibrant, en pleine mutation, pays de cinéma, dont la jeunesse cherche a donner du sens et à proposer de profondes transformations. -
jeu 18.01.2024
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Séance info Supernova Coop
Pour survivre à la pression immobilière et se propulser dans le futur, en pérennisant sa liberté éditoriale, le Nova s’est inventé un propriétaire idéal : Supernova Coop. Cette société coopérative d’économie sociale a pour mission de garantir l’usage de la salle au Nova, en échange d’un loyer modeste. Pour ce faire, elle doit réunir d’ici au 31 mars prochain la somme nécessaire à l’achat d’une emphytéose de 68 ans. Supernova Coop fait appel à vous : aidez-nous à rendre ce rêve possible en achetant une ou plusieurs parts dans la coopérative ! La mise minimale est de 50€, mais il est possible de souscrire autant de parts que vous le voulez. Le site de Supernova et sa FAQ détaillent les tenants et aboutissants de ce projet, mais si vous préférez vous informer dans un mode non virtuel et plus chaleureux, rendez-vous à l’une de ces deux séances info ! En bonus, la Brasserie de la Senne et le Nova vous offrent un verre. – Et en participant à la séance info, vous recevrez aussi un ticket gratuit pour la séance de cinéma qui suit avec deux films enthousiasmants : "Be Kind Rewind" le 18.01 à 22h, "La Estrategia del caracol" le 18.02 à 20h30 ! -
Be Kind Rewind
Au New Jersey, Jerry et Mike (Jack Black et Mos Def) zonent dans la vidéothèque de Dany Glover où l’un d’eux travaille. À la suite d’un attentat complotiste raté, ils démagnétisent toutes les VHS. Ils décident de refaire eux-mêmes les films au caméscope et réenchantent la clientèle par leur inventivité. Sauf qu’Hollywood s’en mêle et détruit leur travail. On peut gaver les gens de "Blockbusters", mais grâce au Copyright, les empêcher d’en faire leur miel. Reste à tenter de sauver le bâtiment des mains des promoteurs, en rendant hommage collectivement à Fats Wallers, figure importante de la culture populaire, mais qui, comme la VHS ou le vieux bâtiment, apparaît dépassée. Un film simple, riche où l’art du bricolage et de l’onirisme rejoignent une forme de cinéma politique dans la lignée de Capra, une œuvre pertinente et généreuse, bref, une vraie anomalie dans le cinéma mainstream du XXIe siècle ! – Séance introduite par Juan Esteban, animateur de Vidéo Express, dernier vidéo club de Bruxelles, que la pression immobilière vient de faire déménager… – Séance gratuite pour le public qui a assisté à la séance info de Supernova Coop le même jour à 20h. -
ven 19.01.2024
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Angustia
La mère du Docteur John Pressmann, Alice, exerce un pouvoir médiumnique pour faire commettre à son fils ophtalmologue les pires atrocités. Égorgements et énucléations pour venger son manque de considération. Clin d’œil à Hitchcock comme à Freddy, "Angustia" (Angoisse) est un slasher conceptuel qui, à travers une mise en abyme des plus perverses, fait participer les spectateurs de la salle de cinéma où le film est projeté… Le refuge feutré de la salle obscure et le miroir-écran révèlent toute l’insécurité du spectateur dans cette expérience à voir absolument dans une vraie salle de cinéma doté d’un écran Scope comme celui du Nova ! Un film particulièrement recommandé aux aficionados de films subversifs, autant tordus que grand-guignolesques, mais vivement déconseillé aux âmes sensibles, surtout celles de personnes facilement enclines à tomber en état d’hypnose, car il en va de la sécurité de notre public. Vous voilà prévenu, le Nova déclinant toute responsabilité autre que "technique" de la soirée… -
Demons
Une jeune étudiante accepte une invitation de la part d’un homme masqué à une séance ciné spéciale. Le soir venu, dans le hall d’un cinéma semblant reprendre vie, une jeune femme un peu délurée se coupe le visage en mettant un masque de démon promotionnel. Et qui dit coupure dit forcément métamorphose en goule. L’infection se répand et le cinéma " Le Métropole " se transforme bientôt en succursale de l’Enfer. En cette année 1985, Lamberto Bava et Dario Argento, désireux de prendre leur revanche sur l’"Evil Dead" de Sam Raimi qui a ringardisé les productions italiennes du même genre, passent à l’action ! Les deux hommes laisseront leur esprit critique sur le bas-côté lors des sessions d’écriture et nous donneront au final l’un des derniers fleurons du bis italien, où le meilleur, comme la superbe photo héritée de papa Mario et une scène de katana à moto, côtoie le grand n’importe quoi : des punks qui sniffent de la coke sur fond de Billy Idol. -
sam 20.01.2024
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Du matos au grand écran
Une soirée en compagnie de deux passionnés de l’histoire des techniques cinématographiques. L’un, Jean-Pierre Verscheure, bien connu du Nova dont il a accompagné les débuts, est accaparé pour son expertise par les cinémathèques du monde entier. L’autre, Pascal Becker, collectionneur compulsif de tout appareil lié au cinéma amateur ou pro, des premiers temps aux débuts du numérique. Bref, deux fêlés de technologies, mais deux passeurs passionnants d’histoires de cinéma. -
Cadence d’une passion
Une visite guidée en forme de portrait du Matos Museum, une collection privée sur l’évolution des technologies audio-visuelles, installée tel un musée à Bierges au domicile même de son conservateur et collectionneur, Pascal Becker. En compagnie de différents intervenants, Pascal nous conte une foule d’anecdotes sur cette passion d’ une cadence à 24i/sec…+ Préhistoire du cinéma -
Le Nova, une machine à remonter le temps
Selon Jean-Pierre Verscheure, le Nova est "un authentique cinéma où l’héritage et le présent se côtoient comme nul part ailleurs". Par son balcon, sa fosse d’orchestre, son Dolby Stéréo, son écran Scope et sa capacité à projeter la pellicule, le Nova permet encore de découvrir dans son jus le patrimoine cinématographique. Soit un véritable terrain de jeu pour Jean-Pierre en tant que vulgarisateur insatiable de l’histoire des reproductions sonores et visuelles du cinéma. Il nous promet ce soir un voyage à travers le temps en mode "supernovae" avec moult bobines de sa collection personnelle. Une opportunité unique de découvrir les mutations de l’argentique qui auront permises aux cinéastes d’affiner leur point de vue ou de magnifier des productions dont l’essence même est d’être projetées sur grand écran. -
dim 21.01.2024
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Visite guidée du Nova
L’usage veut qu’on visite un bien avant de l’acheter. Aujourd’hui, Supernova Coop vous propose de devenir en quelque sorte "co-propriétaires" de la salle de cinéma du n°3 rue d’Arenberg. Vous ne la connaissez pas ? Vous voulez mieux connaître son histoire de 1899 à nos jours, ses recoins et sa cabine de projection ? Cette visite est pour vous ! Elle sera guidée notamment par Isabel Biver, auteure du livre "Cinémas de Bruxelles" (CFC Editions, 2020), qui fera le lien entre la petite histoire de cette salle et la grande histoire des cinémas de Bruxelles. – Visite en français : 21.01 à 14:30 et 16:00 + 28.01 à 14:30. – Sur réservation (20 personnes par visite) : contact@supernova.coop -
Visite guidée du Nova
L’usage veut qu’on visite un bien avant de l’acheter. Aujourd’hui, Supernova Coop vous propose de devenir en quelque sorte "co-propriétaires" de la salle de cinéma du n°3 rue d’Arenberg. Vous ne la connaissez pas ? Vous voulez mieux connaître son histoire de 1899 à nos jours, ses recoins et sa cabine de projection ? Cette visite est pour vous ! Elle sera guidée notamment par Isabel Biver, auteure du livre "Cinémas de Bruxelles" (CFC Editions, 2020), qui fera le lien entre la petite histoire de cette salle et la grande histoire des cinémas de Bruxelles. – Visite en français : 21.01 à 14:30 et 16:00 + 28.01 à 14:30. – Sur réservation (20 personnes par visite) : contact@supernova.coop -
Aquarius
La soixantaine, Clara habite dans l’Aquarius, un immeuble des années 1940 situé en bord de mer, à Recife. Sa vie est ici, dans son appartement qui recèle d’objets et de souvenirs, dans ce bâtiment dont le second long métrage de Mendonça Filho fait l’un des personnages principaux. Après avoir gagné sa bataille contre un cancer du sein, Clara entame un nouveau combat solitaire, cette fois contre un agent immobilier qui est en train de racheter tous les appartements de l’Aquarius et de les vider de leurs habitants. Les tentacules du promoteur ont beau se refermer autour de Clara, elle n’en démord pas : elle ne partira pas. Sa vie est ici. Pas question de céder à l’argent ni aux intimidations. Pas question, à son échelle, de laisser aller la machine capitaliste sans lui opposer de résistance. Fluide et maîtrisé dans ses cadrages comme ses plans-séquence, envoûtant et mélancolique, flirtant avec l’ethnologie, "Aquarius" est à la fois un portrait d’une femme intransigeante et une métaphore d’une société de classes qui ne se construit qu’au profit des plus riches. -
Un sale métier
Dans les salles, les couloirs et les cabines de projection du cinéma Utopia d’Avignon, se cache un singulier personnage. Roger y projette des films depuis près de 20 ans. C’est lui qui tient les films entre ses mains abimées par la graisse des projecteurs et les coupures de pellicule. Ses machines, il les connait par cœur, il les a entretenues et bricolées de nombreuses fois. Mais depuis l’arrivée du numérique, le métier a changé. Les projecteurs ont été arrachés des cabines sous les yeux ébahis de Roger, et tandis que la pellicule a presque disparu des écrans, il n’a jamais cessé de raconter des histoires de bobines. Tous ces photogrammes qui ont défilé devant ses yeux, ces répliques qu’il a entendues maintes et maintes fois, semblent avoir infusés dans tout son être. Les anecdotes qui surgissent de sa mémoire sont comme teintées d’un certain sens de la dramaturgie. Avec ses yeux fatigués et son flegme séduisant, Roger est devenu un personnage de cinéma. Pascal Catheland signe un portrait juste et tendre d’un homme de l’ombre, en perpétuelle lutte contre l’effacement. -
jeu 25.01.2024
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est alimentée par son propre public et s’enrichit au gré des événements organisés par le Nova. La collection entière est inventoriée sur le site de la Microboutiek. -
Fin de bail ? Même pas peur ! #2
– CHAMBRE FROIDE, collectif/atelier qui aime partager et créer avec des publics variés, par l’entremise des techniques d’impressions Riso, laser ou de sérigraphie ambulante. → @atelier_chambre_froide sur instagram – LES ARPENTEUR.EUSES, collectif de l’Autre "lieu" RAPA, qui sillonne Bruxelles et ses marges pour y capturer des visions troubles d’un passé récent déjà oublié, et les disséminer en clichés imprimés. → autrelieu.be – POIJUKU TESSY, magazine trimestriel belge de BD et littérature souterraines, ses auteur·ice·s s’attèleront cette fois autour du thème novaste : le rachat de ce cinéma par ses membres et usagers ! → ultravnr.be/PJT – VENTRICULE GAUCHE, fanzine et collective encore jeunes, invitent tout·e faussaire en puissance à rejoindre son imprimerie clandestine de monnaie de singe, un atelier participatif de création d’argent (le 25.01 en soirée). → ventriculegauche.be -
O Som ao Redor
À Récife, la 99ème plus grande ville du monde, sur la Côte Ouest du Brésil, les habitants du vieux quartier bourgeois de Setúbal vivent sereinement malgré quelques désagréments de voisinage. Mais les relations humaines se tendent lorsqu’un certain Francesco fait appel à une société de sécurité privée qui a l’ambition de s’implanter dans le quartier. Dans un cinémascope magnifique, Kleber Mendoça Filho filme l’intimité de son quartier. Récife est la ville de naissance de Mendoça Filho et c’est aussi le décors de ses trois premiers courts métrages. Ici l’appartement de Bia n’est autre que l’appartement familial du réalisateur. Portant un regard incisif sur des détails qui racontent les mutations de la société brésilienne, il s’attaque à cette classe moyenne dont les "pieds ne touchent jamais le sol". Un film d’une grande maitrise qui s’inscrit dans un contexte social mouvementé puisqu’il sort la veille des manifestations de mars 2013 survenues alors que le prix des transports en communs augmente et que tout le pays se prépare à accueillir la coupe du monde de football et les J.O. -
Serbis
Dans la ville d’Angeles aux Philippines, trône un cinéma paquebot, le "Family". Des trois salles des temps glorieux, il n’en reste qu’une à peine occupée la nuit par quelques spectateurs et spectatrices assises et d’autres, debout, qui offrent leurs services. De jour, le ciné labyrinthique a son béton perforé par un soleil aussi envahissant que la cacophonie urbaine d’une ville hyper active. Ce palais d’un autre temps vibre au rythme de la famille des gestionnaires qui y vit, y dort et parfois s’y déchire. Toujours au plus près des corps déambulant, Brillante Mendoza capte la vie intime de ce monstre de béton organique où cohabitent prostitution gay, vente de soda et balades en tricycle du plus jeune habitant. Dans cette chronique claire obscure d’un lieu en pleine décrépitude, les aspirations des femmes courage à une vie intime rangée se fracassent à la lâcheté des hommes qu’elles fréquentent et au commerce sexuel dont "Serbis" ne camoufle ni la crudité ni l’impasse prévisible. -
ven 26.01.2024
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Matinee
Le célèbre producteur Lawrence Woolsey, arrive à Key West en Floride, pour présenter "Mant !", son dernier film d’horreur. Le même jour à la TV, le président J.F.Kennedy confirme la présence de missiles soviétiques sur le sol cubain. L’après-midi de la première au cinéma Key West Strand, où se rend le jeune Gene dont le père est de service près de Cuba, la tension est à son comble… "Matinee" (Panic sur Florida Beach), dépeint sous le prisme de la comédie une Amérique parano aux bonnes intentions où le cinéma ne s’arrête pas malgré le vrombissement des avions. L’incomparable John Goodman, en figure paternelle, gérant de salle de cinéma, sera heureusement là pour rassurer une jeunesse confuse entre le catastrophisme ambiant et l’exploration de l’amour naissante. Film devenu culte avec le temps, serti d’un vibrant hommage au maître des gimmicks, William Castle, "Matinee" n’a pas rencontré à sa sortie le succès espéré par Joe Dante. Voilà donc l’occasion de venir (re)découvrir cette pépite dans la salle du Nova dont le balcon n’est pas sans rappeler celui de la salle du film (clin d’œil aux fans, invitation aux non-initiés). -
Popcorn
Un groupe d’étudiants en cinéma et leur professeur décident d’organiser une nuit de films d’horreur à gimmicks dans un vieux cinéma abandonné. Séances en Odorama, moustique géant 3D… notre petite troupe de geeks veut en donner aux jeunes spectateurs pour leur argent. Petit souci, un tueur rode dans la salle et détourne ces interventions sensationnelles de leur usage premier. Sept ans avant "Scream", "Popcorn" inventait le slasher post-moderne, si pas "méta". Fausses séries B à la William Castle, hommage au "Fantôme de l’opéra" tout autant qu’aux productions indépendantes satanistes de la fin des années 60 : plaisir régressif garanti ! Précurseur, le film de Mark Herrier joue habilement des différents niveaux de réalité pour un film de genre en nous plongeant dans un récit empreint d’une poésie macabre, et au final étonnamment tragique. Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas pu retrouver l’ayant-droit de ce film. Au cas où vous détenez ceux-ci, merci de nous contacter : nova@nova-cinema.org ENG : We have made every effort to trace the copyright holders of the films shown. Should you nevertheless claim copyright, please contact us at nova@nova-cinema.org -
sam 27.01.2024
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Prendre racine : les Lentillères
Lentillères : quartier en friche de Dijon qui, en lieu et place de devenir un écoquartier béton, a vu en 2010 une centaine de personnes, fourche en main, ratisser le sol et y démarrer une dynamique de maraîchages collectifs. D’abord les légumes, ensuite, ce sont les humains qui prennent racine. Fermes entretenues et réoccupées et construction de cabanes bigarrées en ont fait une ZAD urbaine inspirante et vivace. Seulement voilà, la ville de Dijon vient d’acheter le lopin de terre au propriétaire privé et personne ne connaît exactement les motivations de l’administration... En attendant, les esprits joueurs des Lentillères - le Collectif des pirates des Lentillères - ont réalisé un film, "Une île et une nuit" qui est un prétexte parfait - en plus d’être un film réjouissant - pour parler résistance, vie et création collectives. – Soirée composée de la projection de "Une île et une nuit", d’une discussion, d’une table d’hôte et du concert de Tarbiya. -
Une île et une nuit
Un soir, des voyageurs émergent d’un bois après une route que l’on imagine harassante. Masures aux allures de cabanes, chemins sinueux et de la musique Touareg qui transpercent des fenêtres illuminés ?! Où sommes-nous ? Aux Lentillères mais ce ne sera jamais très clair. Ce qui l’est par contre, c’est que ce film collectif passe avec bonheur d’évocations oniriques des voyages passés aux luttes contre les promoteurs immobiliers en comédie musicale (entre autre). Les scènettes sont vibrantes, dotées de cette couleur si particulière des bobines 16mm et vivifiantes. On s’amuse (les enfants aussi !) et c’est pas rien dans un film qui évoque la lutte. Enfin, ne cherchez pas les sous-titres, il n’y en a pas. Les langues parlées s’entortillent et nulle traduction n’est nécessaire pour comprendre ce que les personnes venues de partout ont à raconter. -
Tarbiya
Groupe de musique touareg qui s’est constitué dans le quartier des Lentillères, Tarbiya lance le film sur l’écran du Nova, et sera ensuite des nôtres pour prolonger la soirée. -
dim 28.01.2024
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Visite guidée du Nova
L’usage veut qu’on visite un bien avant de l’acheter. Aujourd’hui, Supernova Coop vous propose de devenir en quelque sorte "co-propriétaires" de la salle de cinéma du n°3 rue d’Arenberg. Vous ne la connaissez pas ? Vous voulez mieux connaître son histoire de 1899 à nos jours, ses recoins et sa cabine de projection ? Cette visite est pour vous ! Elle sera guidée notamment par Isabel Biver, auteure du livre "Cinémas de Bruxelles" (CFC Editions, 2020), qui fera le lien entre la petite histoire de cette salle et la grande histoire des cinémas de Bruxelles. – Visite en français : 21.01 à 14:30 et 16:00 + 28.01 à 14:30. – Sur réservation (20 personnes par visite) : contact@supernova.coop -
Visite guidée du Nova
L’usage veut qu’on visite un bien avant de l’acheter. Aujourd’hui, Supernova Coop vous propose de devenir en quelque sorte "co-propriétaires" de la salle de cinéma du n°3 rue d’Arenberg. Vous ne la connaissez pas ? Vous voulez mieux connaître son histoire de 1899 à nos jours, ses recoins et sa cabine de projection ? Cette visite est pour vous ! Elle sera guidée notamment par Isabel Biver, auteure du livre "Cinémas de Bruxelles" (CFC Editions, 2020), qui fera le lien entre la petite histoire de cette salle et la grande histoire des cinémas de Bruxelles. – Visite en français : 21.01 à 14:30 et 16:00 + 28.01 à 14:30. – Sur réservation (20 personnes par visite) : contact@supernova.coop -
Histoires d’autogestion
Nombre d’associations, coopératives et autres collectifs pratiquent des modes d’organisation basés sur l’auto-organisation et la prise de décision par les travailleurs. Véritable laboratoire d’intelligence collective, l’autogestion, ce n’est pourtant pas de la tarte. Décider ensemble sur des questions telles que les salaires, le partage des tâches ou encore la résolution des conflits, cela n’a rien d’évident. Encore moins lorsqu’il faut composer avec les contraintes extérieures, provenant par exemple de l’octroi de subventions ou du choix de sa personnalité juridique, dont le modèle n’est pas toujours compatible avec un fonctionnement autogestionnaire. Des membres de différents groupes échangeront sur leurs pratiques, leurs difficultés, mais aussi les petites et grandes victoires de leur expérience de l’autogestion au quotidien. – Projection suivie d’une discussion avec : des membres du Pianocktail, Laurence Jenard du journal "Médor", Fabian Hoffman de la maison médicale "Collectif santé 1040", Alexandre Liesenborghs de la Boulangerie sans patron à Liège.+ Into Our Own Hands / Entre nos mains -
jeu 01.02.2024
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Open Screen
– Open Screen, levez-vous ! Ceci est votre dernière apparition avant la fin de bail du cinéma. Qu’avez-vous à dire pour la défense de vos activités ? – Votre Honneur, je voudrais avant tout souligner que depuis le début de l’aventure du Cinéma Nova, je suis là. Chaque deux mois depuis 27 ans, je recueille les films venus de tous, toutes et de partout. Je vous accorde que la limite des 15 minutes n’est pas toujours respectée mais on fait le maximum pour s’y tenir. Tous les films sont les bienvenus, pas de censure, rien ! Je vous épargne les détails les plus compromettants mais nous avons accueillis sur notre écran des films de famille, des pamphlets politiques (et scatophiles), des films primés en festival, des créations d’habitués, des films d’enfants... de tout, tant que ça se projette sur un écran de cinéma et que ça fait 15 minutes maximum. Alors, votre honneur, invitez vos sujets à envoyer leurs créations à l’adresse suivante : openscreen@nova-cinema.org et qu’on passe dans la joie au bail suivant ! -
ven 02.02.2024
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Focus Général Films
Après avoir sauvé la collection du cinéma ABC, re-belote avec les bobines de série B découvertes par le Nova dans les caves de la maison de distribution et production Général Films, chaussée de Haecht. Créée dans les années 60 par Jean Querut, reprise par son fils Pierre Querut, Général Films est le pendant belge d’Eurociné en France, coproduisant notamment Jean Rollin ou Jess Franco. Pierre Querut, présent au festival Offscreen de 2019, est décédé en 2020. Ce soir, nous reviendrons sur l’histoire de Général Films en compagnie de son frère cadet, Jean Querut, mais aussi d’un couple d’artistes, Katleen Vermeir et Ronny Heiremans ayant réalisé deux vidéos sur lui pour une installation en 2004, et de l’historien des techniques de cinéma, Jean-Pierre Verscheure qui, adolescent, a côtoyé le petit business familial de la Général. -
Cadavre Exquis
Début 2000, Katleen Vermeir demande au propriétaire de son logement, Pierre Querut, de cartographier in situ d’anciens lieux liés à l’exploitation cinématographique des années ’70. Suivi par la réalisatrice caméra mini-DV au poing, le senior raconte entre autre les tournages à petit budget de sa société Général Films dont la grande maison de maître servait aux décors intérieurs. Doté d’extraits d’archives sur Bruxelles et de cinéma bis, ce portrait vivant au titre trompeur était réalisé au départ pour une installation artistique éponyme.+ Cadavre Exquis -
Les démoniaques
Après avoir été violées par des pilleurs de navires, deux jeunes naufragées se réfugient dans des ruines maléfiques où elles pactisent avec le diable afin de hanter leurs tortionnaires. Atmosphères gothiques, paysages désertiques, plages et bords de mer sont omniprésents dans le cinéma érotico-fantastique de Jean Rollin. Co-produit par Général Films, en partie tourné dans l’ancienne abbaye de Villers-La-Ville, le film oscille entre scènes incongrues et fulgurances poétiques, un curieux mélange qui en fait tout le charme et que les productions actuelles seraient bien en peine de reproduire. -
sam 03.02.2024
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Un sale métier
Dans les salles, les couloirs et les cabines de projection du cinéma Utopia d’Avignon, se cache un singulier personnage. Roger y projette des films depuis près de 20 ans. C’est lui qui tient les films entre ses mains abimées par la graisse des projecteurs et les coupures de pellicule. Ses machines, il les connait par cœur, il les a entretenues et bricolées de nombreuses fois. Mais depuis l’arrivée du numérique, le métier a changé. Les projecteurs ont été arrachés des cabines sous les yeux ébahis de Roger, et tandis que la pellicule a presque disparu des écrans, il n’a jamais cessé de raconter des histoires de bobines. Tous ces photogrammes qui ont défilé devant ses yeux, ces répliques qu’il a entendues maintes et maintes fois, semblent avoir infusés dans tout son être. Les anecdotes qui surgissent de sa mémoire sont comme teintées d’un certain sens de la dramaturgie. Avec ses yeux fatigués et son flegme séduisant, Roger est devenu un personnage de cinéma. Pascal Catheland signe un portrait juste et tendre d’un homme de l’ombre, en perpétuelle lutte contre l’effacement. -
Bacurau
Kleber Mendonça Filho est rejoint cette fois par son chef opérateur habituel, Juliano Dornelles, pour réaliser cet incroyable thriller qui oscille entre les univers de Glauber Rocha et de John Carpenter ! On est, en effet, plongé dans un futur très proche, un village appauvri du Sertao où des tensions montent en lien avec l’accès commun à l’eau à cause d’un barrage privé. Les anciennes cicatrices de la communauté sont fragilisées alors qu’un évènement étrange se produit : le village semble avoir disparu des cartes et des coordonnées GPS ! Cette fois sorti de son quartier, Kleber Mendonça Filho pousse encore plus loin ce sentiment rare au cinéma, de ne plus du tout savoir où l’on est. Le spectateur mettant autant de temps que les personnages à se mettre en condition pour affronter l’avenir. Très impressionant, "Bacurau" fait partie de ces films récents ambitieux et populaires (comme le “Parasite” de Bong Joon-Ho), acclamés, qui parviennent à traiter les enjeux locaux tout en pointant un système global dysfonctionnel. Et de nous tenir en haleine avec une vraie proposition de cinéma qui se regarde sur grand écran. -
dim 04.02.2024
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Perdurer… à tout prix ?
Alors que bon nombre de collectifs nés dans l’urgence connaissent une existence éphémère, certains perdurent dans le temps, parfois au plus grand étonnement de leurs propres membres. Mais cela ne va pas sans tensions avec leurs modes de fonctionnement et parfois avec leurs principes fondateurs. Comment gérer les contraintes juridiques, financières, bureaucratiques ou institutionnelles, sans se renier ni perdre son rôle de contre-pouvoir ? Comment garder l’usage des lieux qui ont permis à ces initiatives de naître, sans transformer son caractère non marchand ? Ce sera le fil rouge de cette rencontre en deux temps, avec pause soupe ! – 16:30 : – 18:00 : → Chaque projection suivie d’une discussion. Avec : Vincent Wattiez, habitant du quartier de la Baraque à Louvain-la-Neuve et travailleur du Réseau brabançon pour le droit au logement, Alain Willaert du Collectif 21, Radio Panik (radio associative qui vient de fêter ses 40 ans), le cinéma La Clef à Paris (qui mène campagne pour racheter sa salle), Sébastien Borguet de la cafétaria collective Kali à Liège (également en train de chercher les moyens d’acheter son lieu), et Anne Berger de Financité (...)+ La Loi du léger, histoire populaire d’un décret+ Vox Usini -
jeu 08.02.2024
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est alimentée par son propre public et s’enrichit au gré des événements organisés par le Nova. La collection entière est inventoriée sur le site de la Microboutiek. -
Fin de bail ? Même pas peur ! #3
– HABITANT(E)S DES IMAGES, structure collaborative d’action hybride entre art, social et politique, mettant en lien des publics variés, dont la finalité est l’expression engagée. → habitants-des-images.be – JEAN GUICHON ÉDITEUR, collectif sorti de St-Luc BD il y a plus de 10 ans, il s’auto-édite et engendre tout type d’ovnis papiers. Il est l’un des collectifs fondateurs des ateliers du Toner. → jeanguichon.com – LE 75 > Un groupe d’étudiant.e.s de 1ère Graphisme de l’ ESA Le 75, s’essayera à la Riso dans le cadre d’un cours d’affiche politique… à rebrousse-poil. – LA VOIX DES SANS-PAPIERS, collectif autogéré de sans-papiers, occupant des bâtiments vides, publiant un journal, pour défendre leurs droits. → sanspapiers.be -
The Smallest Show on Earth
Un classique des années ’50 dirigé par Basil Dearden (l’un des piliers de la comédie anglaise) où un jeune couple peu fortuné, hérite d’un vieux cinéma décrépi qui, entre deux chemins de fer suspendus, tremble a chaque passage de train. Son personnel, lui aussi vétuste, est composé d’ un trio de personnages truculents dont un vieux projectionniste alcoolique joué par un Peter Sellers grimé. S’ensuit une bataille avec le grand cinéma commercial d’à côté qui aimerait racheter ce Cinéma Bijou, le raser et en faire un parking. Avec une mise en scène simple et très efficace, le film joue de son superbe décor de vieux cinéma qu’on rêverait, nous aussi, de récupérer pour le relancer. Les personnages principaux, mais aussi ceux qui composent le public du cinéma, habitent et hantent le film, proposant un spectacle sans temps mort, où jeux de mots et comique de situation désuets font fureur. -
Bla Cinima
Au travers de discussions improvisées avec des passants de tous âges et conditions sociales, et des habitués à la retraite ou parfois sans logis d’une placette populaire de Meissonier au cœur de la ville d’Alger, le réalisateur Lamine Ammar-Khodja raconte l’histoire d’un cinéma de quartier qui ne l’est plus. Ou qui en tout cas, depuis sa rénovation, semble avoir échoué à le rester malgré toutes les bonnes intentions des autorités. Le Sierra Maestra, nom en hommage au passage de Castro en ’72, montre encore des films mais quelque chose a changé. Films du samedi, spectacles de clown ou événements culturels patriotiques, on ne sait pas si on peut encore lui faire confiance. Une réflexion sur la place du cinéma en Algérie d’aujourd’hui, doublée d’un instantané sur la vie d’un quartier populaire d’Alger, et par extension du peuple algérien, sans cinéma. -
ven 09.02.2024
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Retratos Fantasmas
Là où les fictions de Kleber Mendonça Filho jouent le mystère, son nouveau film livre nombre de clés, non sans se départir de son rythme hypnotique si particulier, charnel même par l’emploi en continu d’une narration en off mélodieuse. On y redécouvre l’appartement maternel, si présent dans ses films, et on se laisse entrainer à revisiter son cinéma jusqu’à se sentir à la fois visiteur et familier de Recife. Cette exploration s’approfondit et se brouille à la découverte des salles de cinéma qu’il hantait comme spectateur, et qu’il filme eux aussi depuis des années. Ils se révèlent en tant que lieux physiques, avec leurs histoires, leurs personnages, mais aussi comme lieux de passage entre des mondes suggérés, projetés, rêvés, accédant au statut spirituel. Comme dans l’Amérique entière, ces salles obscures sont abandonnées ou transformées le plus souvent en temple de consommation de camelote mondialisée ou en églises évangéliques. Les rapprochements et les questions naissent, alors que se révèlent la mélancolie et la vision du monde de l’auteur. – "Retratos Fantasmas" sera projeté en avant-première au festival En ville ! le 29 janvier à 19h au (...) -
The Rocky Horror Picture Show
Un couple fraîchement fiancé tombe en panne sous la pluie au milieu de la forêt. Ils entrent dans un château lugubre, où d’étranges personnages qui dansent et chantent, les libéreront du carcan social imposé. "The Rocky Horror Picture Show" est une comédie musicale unique car elle mélange projection de cinéma et comédie en direct : tandis que le film est projeté, les personnages prennent vie devant l’écran et jouent les scènes avec un public qui peut interagir. Le film fut un gros échec commercial lors de sa sortie, mais grâce à son public fidèle, la tradition de venir costumé à la projection et de donner la réplique s’est développée. À la fois influencé et influence du mouvement de libération sexuelle des 70s-80s, il est un des pionniers de la représentation queer à l’écran et sur scène, ce qui fait de lui un spectacle incontournable. Le Nova a déjà organisé plusieurs séances de ce film culte, mais aucune autre depuis 16 ans. Au moment où le Nova s’apprête à franchir une nouvelle étape de son histoire après 27 ans d’existence, cette séance viendra, entres autres choses, et plus que jamais avec ce film , réaffirmer la nécessité de la salle de cinéma (...) -
sam 10.02.2024
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Jack Stevenson & the Husets Biograf
Accaparé par la gestion de l’Husets Biograf à Copenhagen (une petite salle des années 70 dont l’atmosphère Grindhouse risque de disparaître pour cause de rénovation), l’essayiste archéologue du cinéma underground et de série B, Jack Stevenson, n’était plus passé au Nova depuis 2017. Collectionneur de bobines rares, c’est en 2000 que Jack était venu la première fois projeter l’une de ses compilations issues de l’histoire parallèle à celle du "mainstream". Ce soir, il nous fait le plaisir de présenter son dernier "screening show" (projeté à l’Husets Biograf à l’occasion des 100 ans du celluloïd 16mm), une compilation de perles de la contre-culture américaine de la fin du muet aux 90’s. Pour ensuite nous faire basculer au XXIe siècle avec un film SF "camp" des plus barrés. → Jack Stevenson amènera aussi dans ses bagages des essais qu’il a écrit, qui seront en vente au bar. -
100 Years of 16mm in U.S. underground
• The Life and Death of 9413, a Hollywood Extra• Behind Every Good Man• Hold Me While I’m Naked• ... -
The American Astronaut
Samuel Curtis, coursier, rejoint son saloon favori où son ancien associé lui propose une nouvelle mission : apporter une femme miniature à l’Homme-Qui-Un-Jour-A-Vu-Des-Seins, leader d’une colonie minière perdue sur une astéroïde… Avec "The American Astronaut", le scénariste-réalisateur-musicien-acteur Cory McAbee signe un premier long métrage décalé : un western spatial mâtiné de comédie musicale rock, dans un monde où le souci principal est de rencontrer l’autre sexe. Et oh surprise ! son ami Jack Stevenson amènera la copie 35mm projetée il y a pile 20 ans sur l’écran stellaire du Nova ! -
dim 11.02.2024
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Patar & Aubier Shoow #1
Première séance en compagnie des personnages burlesques des belges Vincent Patar et Stéphane Aubier, créés dès leurs études à La Cambre. Avec Pic Pic, André et Cowboy, c’est parti pour deux volets de scénettes que l’on croirait sorties de la tête d’un Tex Avery sous acide. Suivent deux péripéties rocambolesques, à Noël puis à l’école, de Cheval, Cowboy et Indien, habitants d’un village où jamais rien ne se passe normalement... Du brut de décoffrage à la sauce rock n’ roll !+ Pic Pic André Shoow - The First+ Pic Pic André Shoow - Le deuxième+ La Bûche de Noël+ La Rentrée des classes -
Dawson City : Frozen Time
Dawson City, ville champignon du Yukon canadien, apparue à la faveur de la ruée vers l’or, est le lieu d’un petit miracle de l’histoire du cinéma. Difficilement accessible, la ville grossit pourtant très vite et accueille, outre les orpailleurs, des écrivains, photographes, venus tenter leur chance ou simplement témoigner. Elle attire aussi des limonadiers et des tenanciers de bordels (dont un certain Fred Trump...) pour que les aventuriers puissent dépenser leur argent. Théâtres et cinémas muets y font bientôt leur apparition. Et même si la ville décline, que la prohibition et le puritanisme règnent ensuite, cinéma et équipe de hockey, une activité saine, y font bon ménage. D’ailleurs, un homme décide d’utiliser un vieux stock de films nitrates comme remblai pour la nouvelle patinoire. À la fin des années 70, ceux-ci sont excavés par hasard. Parmi eux, nombre de films qu’on pensait disparus à jamais ! -
Live Soundtrack : Sherlock Junior
Avec "Sherlock Junior", l’un des films de l’âge d’or de Buster Keaton, le troisième de ses moyens métrages, notre "casse-cou" lunaire décide de corser encore un peu la mise en scène et ses cascades pour aboutir à ce chef d’œuvre d’onirisme millimétré. Keaton y incarne un projectionniste sans le sou, se piquant de livres de détective, et surtout du plus célèbre : Sherlock Holmes. Accusé injustement d’avoir volé la montre du père de sa dulcinée, piégé par son odieux rival, il échoue lors de sa première enquête. Dépité, il s’endort au cours d’une projection, rêve et se voit entrer dans l’écran pour devenir le redoutable détective qu’il voudrait être. Une mise en abyme des plus folles se jouera alors entre le film à l’écran et la salle de cinéma, au cours de scènes burlesques d’anthologie, Thomas Giry (Why the Eye) et Guillaume Maupin (Tartine de Clous, Human Jukebox), les deux anciens comparses de Music for Rabbits, reforment leur duo spécialement pour nous afin de mettre ce classique du cinéma muet en musique. A ne pas douter que leur univers déjanté dialoguera avec celui qui se joue à l’écran, finissant par entrainer toute la salle du Nova dans (...)+ Memoirs of a Movie Palace -
jeu 15.02.2024
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Serbis
Dans la ville d’Angeles aux Philippines, trône un cinéma paquebot, le "Family". Des trois salles des temps glorieux, il n’en reste qu’une à peine occupée la nuit par quelques spectateurs et spectatrices assises et d’autres, debout, qui offrent leurs services. De jour, le ciné labyrinthique a son béton perforé par un soleil aussi envahissant que la cacophonie urbaine d’une ville hyper active. Ce palais d’un autre temps vibre au rythme de la famille des gestionnaires qui y vit, y dort et parfois s’y déchire. Toujours au plus près des corps déambulant, Brillante Mendoza capte la vie intime de ce monstre de béton organique où cohabitent prostitution gay, vente de soda et balades en tricycle du plus jeune habitant. Dans cette chronique claire obscure d’un lieu en pleine décrépitude, les aspirations des femmes courage à une vie intime rangée se fracassent à la lâcheté des hommes qu’elles fréquentent et au commerce sexuel dont "Serbis" ne camoufle ni la crudité ni l’impasse prévisible. -
Aquarius
La soixantaine, Clara habite dans l’Aquarius, un immeuble des années 1940 situé en bord de mer, à Recife. Sa vie est ici, dans son appartement qui recèle d’objets et de souvenirs, dans ce bâtiment dont le second long métrage de Mendonça Filho fait l’un des personnages principaux. Après avoir gagné sa bataille contre un cancer du sein, Clara entame un nouveau combat solitaire, cette fois contre un agent immobilier qui est en train de racheter tous les appartements de l’Aquarius et de les vider de leurs habitants. Les tentacules du promoteur ont beau se refermer autour de Clara, elle n’en démord pas : elle ne partira pas. Sa vie est ici. Pas question de céder à l’argent ni aux intimidations. Pas question, à son échelle, de laisser aller la machine capitaliste sans lui opposer de résistance. Fluide et maîtrisé dans ses cadrages comme ses plans-séquence, envoûtant et mélancolique, flirtant avec l’ethnologie, "Aquarius" est à la fois un portrait d’une femme intransigeante et une métaphore d’une société de classes qui ne se construit qu’au profit des plus riches. -
ven 16.02.2024
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est alimentée par son propre public et s’enrichit au gré des événements organisés par le Nova. La collection entière est inventoriée sur le site de la Microboutiek. -
A l’assaut du vide
Place aux squatteureuses, cœur battant de la contre-culture, des luttes pour l’accès au logement et du combat pour la régularisation. Plongez dans l’histoire et l’actualité brûlante du mouvement squat ! Au programme : des films, discussions, émission radio spéciale, de la cartographie radicale, de la sérigraphie et un fanzine pour partir à l’assaut du vide ! Avant de terminer la soirée avec les punshlines de cheapjewels et toast. 18:00 19:30 22:30+ Harraga -
sam 17.02.2024
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Filmlabs
Il existe des lieux éco-utopiques qui méritent d’être connus. Ce sont les laboratoires de cinéastes. Dans ces espaces partagés, autogérés, des artistes travaillent avec le film photochimique qu’on nomme plus communément pellicule. Ils perpétuent un artisanat pionnier du cinéma, beaucoup plus tactile que la technologie numérique, dont le support, pour exister, doit se laisser pénétrer par la chimie et traverser par la lumière. Ces lieux d’expérimentation artistique, d’échange de savoir et de fonctionnement collectif activent une nouvelle conscience écologique. – LABO BxL, une organisation bruxelloise oeuvre depuis presque 20 ans collectivement pour fabriquer des films mais aussi pour donner des workshops d’initiation, de formation à différentes techniques ou pour participer à des recherches universitaires. Aujourd’hui, comme beaucoup d’autres entités alternatives, LABO BxL subit la pression immobilière. Ses membres doivent se mettre en quête d’un nouveau lieu, forcés de quitter les ateliers qu’ils occupent depuis 10 ans. Cette soirée leur est dédiée. – L’Abominable. Pour croiser les expériences et nourrir les perspectives de LABO BxL, nous (...)+ Los conductos -
dim 18.02.2024
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Patar & Aubier Shoow #2
Ultime show de Pic Pic et André, où les poursuites et tours de passe-passe sont sans fin. Puis trois aventures de célèbres figurines de plastique. Animées par Stop Motion, elles prennent surtout vie grâce aux voix irrésistiblement drôles des réalisateurs Vincent Patar et Stéphane Aubier et de personnalités tels que Benoit Poelvoorde, Bouli Lanners, Fred Jannin, Bruce Ellison, etc. Cette fois, Cheval, Cowboy et Indien font un happening, recherchent des tickets, ou se transforment en pirates de cinéma… Du pur punk, absurde, crétin, mais jamais débile !+ Pic Pic André Shoow - Quatre moins un+ Le Bruit du gris+ La Foire agricole+ Les Grandes vacances -
Séance info Supernova Coop
Pour survivre à la pression immobilière et se propulser dans le futur, en pérennisant sa liberté éditoriale, le Nova s’est inventé un propriétaire idéal : Supernova Coop. Cette société coopérative d’économie sociale a pour mission de garantir l’usage de la salle au Nova, en échange d’un loyer modeste. Pour ce faire, elle doit réunir d’ici au 31 mars prochain la somme nécessaire à l’achat d’une emphytéose de 68 ans. Supernova Coop fait appel à vous : aidez-nous à rendre ce rêve possible en achetant une ou plusieurs parts dans la coopérative ! La mise minimale est de 50€, mais il est possible de souscrire autant de parts que vous le voulez. Le site de Supernova et sa FAQ détaillent les tenants et aboutissants de ce projet, mais si vous préférez vous informer dans un mode non virtuel et plus chaleureux, rendez-vous à l’une de ces deux séances info ! En bonus, la Brasserie de la Senne et le Nova vous offrent un verre. – Et en participant à la séance info, vous recevrez aussi un ticket gratuit pour la séance de cinéma qui suit avec deux films enthousiasmants : "Be Kind Rewind" le 18.01 à 22h, "La Estrategia del caracol" le 18.02 à 20h30 ! -
La estrategia del caracol
En Colombie, dans un quartier de Bogotá, un groupe d’individus habitant collectivement un immeuble est sur le point d’en être expulsé. Romero, un jeune avocat débutant, entraîne la joyeuse troupe dans divers stratagèmes savamment pensés pour résister légalement face à la menace. Mais Don Jacinto, un vieil anarchiste espagnol, préfère d’autres méthodes... Ce film arrive à traiter d’une situation dramatique avec un humour jouissif, et nous touche parce que sous la fiction se cache une réalité bien concrète et ô combien toujours actuelle, celle de la spéculation immobilière qui détruit des vies. Si nous avons choisi de remontrer ce film (passé au Nova en 2002), c’est que cette lutte n’est pas sans évoquer, toutes proportions gardées, la résistance que nous entendons mener face à la spéculation immobilière avec la coopérative Supernova Coop, bien que celle-ci prenne une forme un chouïa moins inventive que celle de “La Stratégie de l’escargot”. – Séance gratuite pour le public qui a assisté à la séance d’information du 18.02. -
jeu 22.02.2024
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Bruxelles impayable
Un an et demi après la sortie de "Bruxelles malade", "Médor" publie cet hiver une enquête sur le marché locatif bruxellois. L’explosion des loyers, résidentiels et commerciaux, devient insoutenable pour bon nombre d’habitant·es et de professionnel·es installé·es en ville. Les prix de vente explosent, les investissement immobiliers s’accumulent au centre-ville… Et la gentrification progresse, de rue en rue. Si l’étau se resserre sur les quartiers populaires centraux, où reste-t-il des loyers abordables pour les personnes à moyens et bas revenus ? → Projection suivie d’une discussion animée par Catherine Joie de "Médor", au départ de cette enquête sur les loyers bruxellois, le profil des propriétaires bailleurs et l’absence de pare-feux publics au phénomène de gentrification. Avec : Natacha Debaize (directrice du département locatif d’une société de logements sociaux de l’Est de Bruxelles), Cécile Blavier (gestionnaire du café "Honest" à Forest), Martin Rosenfeld (Inter Environnement Bruxelles, membre de la Commission Consultative Logement), Hugo Périlleux (IGEAT-ULB), Karim Douieb (data scientist Jetpack.AI).+ The Street -
ven 23.02.2024
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Grande Soirée de Gala J-37 (sold out)
Dans la plus pure tradition du music-hall, ce gala en trois actes et deux entractes sera l’occasion de rendre hommage à la grande histoire de l’illustre salle de la rue d’Arenberg, afin d’en retracer la genèse mais aussi de présenter la trajectoire ambitieuse de Supernova Coop : maintenir dans cette salle une affectation culturelle indépendante, mettre le Nova à l’abri de la pression immobilière et le placer en orbite… jusque l’an 2092. Nous lancerons le compte à rebours des 37 derniers jours nous séparant de la date fatidique à laquelle la nébuleuse Supernova doit réunir la somme permettant de remplir sa mission. Toute une constellation d’artistes viendront se pencher sur le berceau d’une étoile qui vient de fêter ses 27 ans et qui est en train de partir pour un voyage de 68 ans... Stand-up queer, téléportation, thème astral, transhumanisme, numéros de dressage d’intelligence artificielle, courrier des lecteurs, actualités, chansons-express, retour vers le passé, ciné-concert, cette soirée inter-gala-ctique permettra d’évoquer dans une ambiance aussi sidérale que sidérante les 2092 raisons et manières de rester sur place ! – Huissier et huissière (...) -
sam 24.02.2024
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Coconut Head Generation
Le titre fait référence, de façon dérogative, à la génération née avec le siècle. Alain Kassanda s’en amuse et suit un groupe d’étudiants, à la vieille Université d’Ibadan dans l’ouest du Nigeria. Ceux-ci animent un ciné club, discutent des films, s’engueulent, et affinent leur esprit critique. Par un montage subtil, Kassanda donne au spectateur assez de clés sur les films projetés pour que les enjeux des débats soient clairs et, dans un premier temps, on pourrait penser qu’ils pourraient avoir lieu à Bruxelles ou Berkeley. Mais la venue d’un jeune photographe montrant son travail sur les conditions extrêmes de logement des étudiants, et surtout le suivi des manifs réprimées dans le sang en octobre 2020, font basculer le film dans quelque chose de beaucoup plus fort. À savoir le portrait d’étudiants éloquents, impliqués, dans un Nigeria vibrant, en pleine mutation, pays de cinéma, dont la jeunesse cherche a donner du sens et à proposer de profondes transformations. -
O Som ao Redor
À Récife, la 99ème plus grande ville du monde, sur la Côte Ouest du Brésil, les habitants du vieux quartier bourgeois de Setúbal vivent sereinement malgré quelques désagréments de voisinage. Mais les relations humaines se tendent lorsqu’un certain Francesco fait appel à une société de sécurité privée qui a l’ambition de s’implanter dans le quartier. Dans un cinémascope magnifique, Kleber Mendoça Filho filme l’intimité de son quartier. Récife est la ville de naissance de Mendoça Filho et c’est aussi le décors de ses trois premiers courts métrages. Ici l’appartement de Bia n’est autre que l’appartement familial du réalisateur. Portant un regard incisif sur des détails qui racontent les mutations de la société brésilienne, il s’attaque à cette classe moyenne dont les "pieds ne touchent jamais le sol". Un film d’une grande maitrise qui s’inscrit dans un contexte social mouvementé puisqu’il sort la veille des manifestations de mars 2013 survenues alors que le prix des transports en communs augmente et que tout le pays se prépare à accueillir la coupe du monde de football et les J.O. -
dim 25.02.2024
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L’Ange blanc
"L’Ange Blanc", de Yann Paranthoën et Claude Giovannetti, tisse sur plusieurs années le portrait d’une jeune femme à la vie tumultueuse. Ce documentaire audio, jamais diffusé sur les ondes, est une des réalisations les plus abouties de Yann Paranthoën (1935–2005). Auteur incontournable de l’histoire de la radio, il a découvert une manière de raconter le monde par le son, inventant un langage et renouvelant totalement les bases de l’expression radiophonique. Antoine Chao qui mène un travail de redécouverte de son œuvre présentera cette écoute exceptionnelle avec Christophe Rault. Organisé par Babelfish avec le Cinéma Nova.+ Temps 1 : La fugue+ Temps 2 : Le procès -
The Smallest Show on Earth
Un classique des années ’50 dirigé par Basil Dearden (l’un des piliers de la comédie anglaise) où un jeune couple peu fortuné, hérite d’un vieux cinéma décrépi qui, entre deux chemins de fer suspendus, tremble a chaque passage de train. Son personnel, lui aussi vétuste, est composé d’ un trio de personnages truculents dont un vieux projectionniste alcoolique joué par un Peter Sellers grimé. S’ensuit une bataille avec le grand cinéma commercial d’à côté qui aimerait racheter ce Cinéma Bijou, le raser et en faire un parking. Avec une mise en scène simple et très efficace, le film joue de son superbe décor de vieux cinéma qu’on rêverait, nous aussi, de récupérer pour le relancer. Les personnages principaux, mais aussi ceux qui composent le public du cinéma, habitent et hantent le film, proposant un spectacle sans temps mort, où jeux de mots et comique de situation désuets font fureur.