• jeu 14.09.2023
  • 20:00

    D’accord, notre salle n’accueille que 200 sièges ; sur une plateforme de partage vidéo, les paires d’yeux peuvent être innombrables. Mais, l’accumulateur de vues en ligne ne peut rien face à 200 personnes (ou moins, soyons francs, ça arrive aussi), qui s’exclament, vibrent ou sont transies de silence à la découverte des films des vidéastes du soir. En bonus, nous n’avons aucune clause d’exclusivité, nous pouvons même rester muets comme des carpes et taire la présence d’un film dans notre série peu importe la raison invoquée. Films de vacances, production indépendante, tentative de salto à la caméra super8 ou poésie depuis un téléphone de dealer, tout ce qui peut être projeté et qui fait maximum 15 minutes est bienvenu. Une voie royale : l’envoi d’un mail à l’adresse suivante : openscreen@nova-cinema.org
  • ven 15.09.2023
    Tables d'hôtes 19:00 Microboutiek 19:00
  • 18:30 Expo

    Jean Marcel Busson, FR
    "Je suis un simple iconoclaste, je coupe des têtes, fasciné par un monde de bibelots sans valeur. Le voilà le santonnier des abandonnés, de ces petits êtres cassés, laissés pour rien sur le pavé. Cette fois, ils sont sauvés. Mais ce qui me fascine par-dessus tout, c’est votre fascination et ses regards d’enfants comme devant un miroir." A partir de figurines humaines et animales trouvées sur le Vieux marché, l’artiste protéiforme Jean-Marcel Busson recompose des êtres étonnants. Chat, ours, Jésus, Marie, Bouddha, un piaf, reprennent vie avec le corps ou la tête d’un autre. C’est beau, mystérieux, drôle et joyeux. En regard de ces êtres hybrides, Jean Marcel exposera quelques unes de ses peintures chimériques, ainsi qu’une installation de son film "Au Nord d’Eden", le tout évoquant la mystique d’un monde anthropomorphe unifié. → Expo visible aux heures d’ouverture du Nova du 15.09 (Vernissage) au 29.10
  • 19:00

    La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, Vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est aussi bien alimentée par son propre public que par les invités du Nova.
  • 19:00 Micro Evening

    Quoi de mieux qu’une soirée de micro-éditions jumelée au vernissage de ce programme de rentrée. Pour le lancement de la programmation, nous mettrons en avant les éditions des Grands Champs qui publient depuis 2012, essais, notes et recherches, touchant à la nature et aux sciences. Savants ou pas, leurs livres sont souvent drôles, décalés et légers, à l’instar de leur bel habillage iconographique. Ses deux fondatrices, Julia Curiel et Stéfani de Loppinot, complices de la sélection en séances "combi" de ce soir, seront accompagnées de Laure Belhassen et du Dr Lichic, deux auteurs parmi la dizaine présente dans leur catalogue. Sans oublier leur bouquinerie fétiche, "L’imaginaire" au 30 place du Jeu de Balle, qui proposera au foyer une sélection hétéroclite de lectures de circonstance à côté de celles de la Microboutiek du Nova. NB : une table d’hôte vg est prévue dans le foyer toute la soirée !
  • 19:30 Films + lecture + conférence

    NB : une table d’hôte vg est prévue dans le foyer toute la soirée !
    + Der Geringste Widerstand
    Peter Fischli & David Weiss, 1981, CH, 16mm > video, vo de st fr, 29'
  • 22:00 Cineketje

    Ladislas & Irène Starewitch, 1937-1941, FR, DCP, vo st ang, 65'
    Dans le royaume animal, un goupil nommé Renard, harcèle les habitants. Excédé des plaintes de ses sujets, le roi Lion leur ordonne de ne plus se manger les uns les autres. Renard, carnivore, ne peut se soumettre à cet édit contre-nature, et très vite de nouveaux griefs s’accumulent contre lui… Cette adaptation désopilante de la fameuse épopée moyenâgeuse de même nom, est l’un des premiers et des plus beaux classiques en stop-motion (animation d’objets réels), dont l’espièglerie et la satire sociale n’ont pas pris une ride ! Les adultes y apprécieront les duperies subversives d’un facétieux renard aux dépends des puissants, et les enfants, une cocasse fable anthropomorphe telle celles de Jean de La Fontaine. C’est pourquoi nous proposons ce chef-d’oeuvre en "combi" lors de la soirée d’ouverture, et la semaine suivante en "cineketje" (à partir de 6 ans).
  • sam 16.09.2023
  • 20:00

    Bonne nouvelle pour les amateurs de musique improvisée : la bassiste belge Farida Amadou et le guitariste hollandais Andy Moor seront sur la scène du Nova ce soir, pour deux performances solo entre exploration et spontanéité. Sur la scène… et sur l’écran aussi, puisqu’Andy Moor jouera en parallèle avec la projection de ses propres images.
    + Andy Moor : Intense Sound Signal Operates Without Warning
    40'
  • dim 17.09.2023
  • 20:00 Film

    Maxim Arbugaev & Evgenia Arbugaeva, 2022, GB-RU-GB-RU, DCP, vo st fr, 25'
    Evgenia Arbugaeva et Maxim Arbugaev sont nés en Sibérie. La sœur est photographe, le frère cinéaste. Ensemble ou séparément, Evgenia et Maxim documentent la vie dans l’Arctique sibérien. Pour tourner ce court métrage, le duo s’est installé pendant trois mois sur une côte de cette région isolée, dans une hutte battue par les vents. C’est ici que le biologiste marin Maxim Chakilev vient, chaque année à la même période, observer le rassemblement de milliers de morses qui cherchent un peu de repos sur les rivages avant de poursuivre leur migration. Mais le réchauffement des océans entraîne un changement inattendu. En cette année 2020, le climat n’a jamais été aussi chaud dans l’Arctique. Et le biologiste se retrouve bientôt dépassé par les événements… Un film absolument saisissant.
    + Churchill, Polar Bear Town
    Annabelle Amoros, 2021, FR, vo ang st fr, 37'
  • 21:30 Film

    LIJO JOSE PELLISSERY, 2019, IN, DCP, vo ml st fr, 95'
    Projeté lors du Festival Offscreen en 2021, "Jallikattu" est d’un genre nouveau qui a défrayé la chronique de par son étonnante proposition formelle et son intensité. Le titre évoque une fête tamoule où un taureau est lâché dans un village. Les hommes doivent tenter d’entourer l’animal de leurs bras, prouvant ainsi leur dévotion, leur valeur et leur courage. Bien que moins violentes que les équivalents européens entrainant la mort, ces pratiques sont aujourd’hui critiquées. Dans le film, un buffle échappe à son destin de viande et, ce faisant, écrase les cultures d’un village. Une chasse à l’animal s’ensuit, nourrie de plus en plus d’hommes, de différentes positions sociales, aux multiples motifs, enivrés par l’expression de leur virilité et animalité. Une vision maximaliste, effrénée et époustouflante, qui impressionne et questionne comme seul le cinéma de genre peut le faire !
  • jeu 21.09.2023
    Tables d'hôtes 18:30
  • 19:00 Compilation

    Séance composée de trois films qui, de trois manières différentes, racontent un état ou une vision des liens entre femmes.
    Cool Hands, Warm Heart
    Su Friedrich, 1979, super8 > video, sans dial, 16'
    Rules of the Road
    Su Friedrich, 1993, US, 16mm > video, vo ang st fr, 31'
    Hide and Seek
    Su Friedrich, 1996, US, 16mm > video, vo ang st fr, 60'
  • 21:30 Film

    Su Friedrich, 2012, US, video, vo ang st fr, 81'
    Fin des années ’80, Su Friedrich et un groupe d’amies artistes louent et rénovent un grand loft dans un bâtiment industriel désaffecté de Brooklyn. Seulement voilà qu’au tournant des années 2000 les pouvoirs publics décident que ce quartier, anciennement habités par des ouvriers, doit devenir une nouvelle zone résidentielle avec un autre cachet. Promoteurs immobiliers et investisseurs privés se ruent évidemment sur l’aubaine. Les prix au mètre carré explosent, tous les ateliers d’artistes qui s’étaient installés sont l’un après l’autre priés de déménager. Pendant cinq ans Friedrich filme les changements qui s’opèrent dans son quartier : le départ des anciens habitants, l’arrivée des nouveaux habitants plus fortunés, démolition d’anciens bâtiments, construction d’appartements à la mode... Elle note méticuleusement , sur une carte de la ville, l’exécution des schémas stratégiques immobiliers. Dans ce documentaire, la fibre militante de Su Friedrich se déploie sans réserve pour dénoncer la gentrification de New-York.
  • ven 22.09.2023
  • 19:00 Film

    Gaav
    Dariush Mehrjui, 1969, IR, DCP, vo st fr, 104'
    Projeté à Cannes et à la Mostra de Venise à une époque où le cinéma iranien n’existait pas aux yeux du monde, “La Vache” est considérée comme une œuvre pionnière de la Nouvelle vague du cinéma iranien. Influencé par le néoréalisme italien, Dariush Mehrjui l’a réalisée dans un noir et blanc magnifique, avec des acteurs pour la plupart non professionnels. Le film propose un récit universel, d’une grande simplicité, qui produit encore ses effets aujourd’hui. C’est l’histoire d’un animal qui tend un miroir au monde des humains. C’est l’histoire d’un village pauvre. Un village sans électricité, perdu au milieu de collines arides, où Dariush Mehrjui s’intéresse à la relation singulière qu’un villageois entretient avec sa vache. Ce villageois, c’est Hassan. Il n’a pas d’enfants. Sa vache est tout pour lui, et il la soigne d’autant plus qu’elle s’apprête à mettre bas. Mais à son retour d’un voyage à la capitale, la vache n’est plus là. Elle est morte. Les villageois, craignant la réaction d’Hassan, tentent cependant de faire croire qu’elle s’est enfuie. L’homme refuse à la fois de les croire et d’accepter cette situation. Fou de douleur, il s’isole, (...)
  • 22:00 Nocturne

    Noel Marshall, 1981, DCP, vo ang , 102'
    Idée très 70’s que de tourner un film à la gloire des animaux sauvages par le truchement d’un film de genre. Ici, un Survival où une famille est assiégée par une horde de lions. Consacré "film le plus dangereux de tous les temps", il compte en effet son lot d’accidents de plateau, ce qui, au vu des scènes d’attaques animales hallucinantes, se comprend aisément. Des années de tournage furent nécessaires, en comptant les convalescences d’acteurs et actrices lacérées au fur et à mesure des séquences. On y retrouve Tippi Hedren, échappée des "Oiseaux" et des griffes d’Hitchcock, menacée cette fois par des bêtes sauvages avec ses enfants (dont Melanie Griffith) sous la direction de son mari, l’étrange Noel Marshall. Ce dernier joue la plupart des interactions les plus dingues avec les fauves. Le résultat est étonnant et, à défaut de faire rugir, laisse sans voix.
  • sam 23.09.2023
  • 19:30 Film

    Peter Brosens & Dorjkhandyn Turmunkh, 1998, BE-MN, 35mm, vo mn st fr & ang, 91'
    "State of Dogs" nous conte la parabole de Baasar, un chien de Mongolie qui, mort, refuse de se réincarner en homme comme le veut la croyance populaire. Tué par un chasseur qui a pour mission de débarrasser les rues de la capitale Oulan Bator d’une partie des milliers de canidés errants, l’esprit de Baasar se souvient de sa vie de chien, jadis aimé par une famille nomade des steppes tartares, puis abandonné et rejeté par les humains. Attiré cependant par une jeune citadine enceinte, il ressent un grand danger pour elle : le dragon Rah menace de dévorer le soleil, prémisse à la fin du monde. Plus que la vie d’un chien errant dont on découvre à travers le regard une société traditionnelle, ses mythes et son adaptation à la modernité, l’alchimie de la beauté des images, de la musique et des poèmes qui jalonnent le récit du chien, finissent par transformer "State of Dogs" en une sublime expérience sensorielle sur la condition des êtres vivants. → Le 23.09, projection suivie d’une rencontre avec le co-réalisateur Peter Brosens
  • 22:00 Film

    LIJO JOSE PELLISSERY, 2019, IN, DCP, vo ml st fr, 95'
    Projeté lors du Festival Offscreen en 2021, "Jallikattu" est d’un genre nouveau qui a défrayé la chronique de par son étonnante proposition formelle et son intensité. Le titre évoque une fête tamoule où un taureau est lâché dans un village. Les hommes doivent tenter d’entourer l’animal de leurs bras, prouvant ainsi leur dévotion, leur valeur et leur courage. Bien que moins violentes que les équivalents européens entrainant la mort, ces pratiques sont aujourd’hui critiquées. Dans le film, un buffle échappe à son destin de viande et, ce faisant, écrase les cultures d’un village. Une chasse à l’animal s’ensuit, nourrie de plus en plus d’hommes, de différentes positions sociales, aux multiples motifs, enivrés par l’expression de leur virilité et animalité. Une vision maximaliste, effrénée et époustouflante, qui impressionne et questionne comme seul le cinéma de genre peut le faire !
  • dim 24.09.2023
  • 15:30 Cineketje

    Ladislas & Irène Starewitch, 1937-1941, FR, DCP, vo st ang, 65'
    Dans le royaume animal, un goupil nommé Renard, harcèle les habitants. Excédé des plaintes de ses sujets, le roi Lion leur ordonne de ne plus se manger les uns les autres. Renard, carnivore, ne peut se soumettre à cet édit contre-nature, et très vite de nouveaux griefs s’accumulent contre lui… Cette adaptation désopilante de la fameuse épopée moyenâgeuse de même nom, est l’un des premiers et des plus beaux classiques en stop-motion (animation d’objets réels), dont l’espièglerie et la satire sociale n’ont pas pris une ride ! Les adultes y apprécieront les duperies subversives d’un facétieux renard aux dépends des puissants, et les enfants, une cocasse fable anthropomorphe telle celles de Jean de La Fontaine. C’est pourquoi nous proposons ce chef-d’oeuvre en "combi" lors de la soirée d’ouverture, et la semaine suivante en "cineketje" (à partir de 6 ans).
  • 17:00 Film

    Maxim Arbugaev & Evgenia Arbugaeva, 2022, GB-RU-GB-RU, DCP, vo st fr, 25'
    Evgenia Arbugaeva et Maxim Arbugaev sont nés en Sibérie. La sœur est photographe, le frère cinéaste. Ensemble ou séparément, Evgenia et Maxim documentent la vie dans l’Arctique sibérien. Pour tourner ce court métrage, le duo s’est installé pendant trois mois sur une côte de cette région isolée, dans une hutte battue par les vents. C’est ici que le biologiste marin Maxim Chakilev vient, chaque année à la même période, observer le rassemblement de milliers de morses qui cherchent un peu de repos sur les rivages avant de poursuivre leur migration. Mais le réchauffement des océans entraîne un changement inattendu. En cette année 2020, le climat n’a jamais été aussi chaud dans l’Arctique. Et le biologiste se retrouve bientôt dépassé par les événements… Un film absolument saisissant.
    + Churchill, Polar Bear Town
    Annabelle Amoros, 2021, FR, vo ang st fr, 37'
  • 18:30 Film

    Sheltered
    Saskia Gubbels, 2020, NL, DCP, vo st ang, 73'
    "Dierbaren" nous plonge au cœur d’un refuge pour animaux de compagnie d’Amsterdam. Sans commentaire, ni interview, le film raconte à la fois la condition des pensionnaires meurtris dans leur chair et celle des employés et des bénévoles qui s’en occupent avec compassion. Entre l’arrivée quotidienne d’animaux en souffrance, les soins et la rééducation promulgués sans relâche par une équipe majoritairement féminine, la réalisatrice s’attarde sur les entrevues des candidats à l’adoption d’un animal, voire de maîtres obligés d’abandonner le leur. Au fil des séquences, la chronique s’épaissit d’histoires personnelles, exemplatives du rapport émotionnel qui se joue avec ces petits êtres fragilisés qu’une vie domestique inadaptée. Au final, "Dierbaren" est un hommage à un personnel dévoué qui, malgré les drames vécus, garde l’espoir d’une vie meilleure pour chaque animal recueilli.
  • 20:00 Film

    Andreas Horvath, 2022, AT, DCP, sans dial, 73'
    Le Zoo de Salzbourg en Autriche est ouvert 365 jours par an, ne laissant aucun répit aux habitants non-humains de cette prison à ciel ouvert. Jusqu’au printemps 2020, où tombe le rideau du confinement planétaire, laissant plusieurs mois les lieux déserts de ses dizaines de milliers de visiteurs. C’est alors qu’Andreas Horvath a pris sa caméra au bond, filmant au jour le jour le zoo jusqu’à l’inéluctable retour à la normale. L’humour décalé engendré par ce temps suspendu parcourt "Zoo Lock Down" qui très vite se transforme en théâtre quasi-burlesque. Dès les premières images, le cadreur-réalisateur nous dévoile le quotidien derrière les décors factices des lieux en une suite de séquences touchant au surréalisme, où les animaux semblent enfin reprendre vie… voire même jouer cette fois dans une pièce de théâtre à ciel ouvert ! La bande sonore travaillée de manière dramatique telle une partition d’opéra n’y est sans doute pas pour rien…
  • 22:00 Film

    Carlos Casas, 2019, FR-GB-UZ-PL-GB, DCP, vo st fr, 85'
    Après un tremblement de terre, Nga, un vieil éléphant, sent venir la fin d’un monde. Sanra, son ami, l’accompagne dans son lent voyage vers le cimetière des éléphants. Invité à partager les ressentis de l’éléphant, le spectateur se retrouve immergé au plus profond de la jungle sri-lankaise, poursuivi par des braconniers, eux aussi à la recherche de ce site immémorial et secret dont ils espèrent voler le trésor. Mais par la magie du cinéma et d’une nature trop grande pour eux, ces chasseurs avides finiront par laisser le spectateur seul témoin d’un voyage hypnotique vers un autre monde, aux limites de la perception sonore et visuelle. À la lisière entre documentaire et arts visuels, le cinéaste espagnol Carlos Casas propose avec “Cemetery” une expérience initiatique et sensorielle vers une compréhension non-humaine de l’espace et du temps.
  • jeu 28.09.2023
  • 20:00 Film

    Carlos Casas, 2019, FR-GB-UZ-PL-GB, DCP, vo st fr, 85'
    Après un tremblement de terre, Nga, un vieil éléphant, sent venir la fin d’un monde. Sanra, son ami, l’accompagne dans son lent voyage vers le cimetière des éléphants. Invité à partager les ressentis de l’éléphant, le spectateur se retrouve immergé au plus profond de la jungle sri-lankaise, poursuivi par des braconniers, eux aussi à la recherche de ce site immémorial et secret dont ils espèrent voler le trésor. Mais par la magie du cinéma et d’une nature trop grande pour eux, ces chasseurs avides finiront par laisser le spectateur seul témoin d’un voyage hypnotique vers un autre monde, aux limites de la perception sonore et visuelle. À la lisière entre documentaire et arts visuels, le cinéaste espagnol Carlos Casas propose avec “Cemetery” une expérience initiatique et sensorielle vers une compréhension non-humaine de l’espace et du temps.
  • 22:00 Film

    Maxim Arbugaev & Evgenia Arbugaeva, 2022, GB-RU-GB-RU, DCP, vo st fr, 25'
    Evgenia Arbugaeva et Maxim Arbugaev sont nés en Sibérie. La sœur est photographe, le frère cinéaste. Ensemble ou séparément, Evgenia et Maxim documentent la vie dans l’Arctique sibérien. Pour tourner ce court métrage, le duo s’est installé pendant trois mois sur une côte de cette région isolée, dans une hutte battue par les vents. C’est ici que le biologiste marin Maxim Chakilev vient, chaque année à la même période, observer le rassemblement de milliers de morses qui cherchent un peu de repos sur les rivages avant de poursuivre leur migration. Mais le réchauffement des océans entraîne un changement inattendu. En cette année 2020, le climat n’a jamais été aussi chaud dans l’Arctique. Et le biologiste se retrouve bientôt dépassé par les événements… Un film absolument saisissant.
    + Churchill, Polar Bear Town
    Annabelle Amoros, 2021, FR, vo ang st fr, 37'
  • ven 29.09.2023
  • 20:00 Film

    LIJO JOSE PELLISSERY, 2019, IN, DCP, vo ml st fr, 95'
    Projeté lors du Festival Offscreen en 2021, "Jallikattu" est d’un genre nouveau qui a défrayé la chronique de par son étonnante proposition formelle et son intensité. Le titre évoque une fête tamoule où un taureau est lâché dans un village. Les hommes doivent tenter d’entourer l’animal de leurs bras, prouvant ainsi leur dévotion, leur valeur et leur courage. Bien que moins violentes que les équivalents européens entrainant la mort, ces pratiques sont aujourd’hui critiquées. Dans le film, un buffle échappe à son destin de viande et, ce faisant, écrase les cultures d’un village. Une chasse à l’animal s’ensuit, nourrie de plus en plus d’hommes, de différentes positions sociales, aux multiples motifs, enivrés par l’expression de leur virilité et animalité. Une vision maximaliste, effrénée et époustouflante, qui impressionne et questionne comme seul le cinéma de genre peut le faire !
  • 22:00 Nocturne

    Saul Bass, 1974, vo ang st fr, 84'
    Depuis un désert d’Arizona, des scientifiques captent d’étranges signaux venus de l’espace. Au même moment, des fourmis noires se réunissent par milliers, semblant obéir à des ordres destructeurs. Ernest Hubbs, biologiste, est aux premières loges pour observer ce dérèglement de comportement inquiétant. Avec un spécialiste du langage, ils vont faire une découverte qui dépasse l’entendement. Mais comment l’annoncer au monde ? "Phase IV" est l’unique film de Saul Bass, star d’Hollywood pour ses génériques de "Vertigo", "Anatomy of a Murder" ou encore "West Side Story", Saul Bass a élevé cette discipline au rang d’art. Malgré un budget limité, il nous propose avec "Phase IV" de plonger dans un huis clos Sci-Fi qui regorge de trouvailles visuelles, comme ces macros sur les fourmis, qui nous poussent à l’empathie jusqu’à se demander si elles ne méritent pas de prendre le dessus sur l’humain.
  • sam 30.09.2023
  • 20:00 Film

    Maud Alpi, 2016, FR, DCP, vo fr , 82'
    Des vaches, des moutons, un chien et un homme, reliés par un espace, caché, où s’exerce une domination et une destruction du vivant souvent jugées indispensables. Maud Alpi se sert de nos sens pour faire émerger une analyse politique des relations dans un abattoir. Les points de vue de ses personnages émergent par le regard des autres. Les lucarnes s’agrandissent face à l’empathie, qui apparaît comme le grand ennemi de l’industrie de la viande. De la masse des bêtes surgissent des individualités, des tragédies propres à la place très cantonnée que permet cet espace. Boston et Virgile nous offrent leur subjectivité, cachant ainsi un hors champs que le regard préfère éviter. Alors que les positionnements quant à la consommation de viande font débat dans notre société de façon souvent binaire, ce film sensible et puissant propose un pas de côté vers le cinéma, et de se laisser toucher par des regards. → Le 30.09 à 20h, projection suivie d’une rencontre avec Maud Alpi.
  • dim 01.10.2023
  • 16:00 Film

    Gaav
    Dariush Mehrjui, 1969, IR, DCP, vo st fr, 104'
    Projeté à Cannes et à la Mostra de Venise à une époque où le cinéma iranien n’existait pas aux yeux du monde, “La Vache” est considérée comme une œuvre pionnière de la Nouvelle vague du cinéma iranien. Influencé par le néoréalisme italien, Dariush Mehrjui l’a réalisée dans un noir et blanc magnifique, avec des acteurs pour la plupart non professionnels. Le film propose un récit universel, d’une grande simplicité, qui produit encore ses effets aujourd’hui. C’est l’histoire d’un animal qui tend un miroir au monde des humains. C’est l’histoire d’un village pauvre. Un village sans électricité, perdu au milieu de collines arides, où Dariush Mehrjui s’intéresse à la relation singulière qu’un villageois entretient avec sa vache. Ce villageois, c’est Hassan. Il n’a pas d’enfants. Sa vache est tout pour lui, et il la soigne d’autant plus qu’elle s’apprête à mettre bas. Mais à son retour d’un voyage à la capitale, la vache n’est plus là. Elle est morte. Les villageois, craignant la réaction d’Hassan, tentent cependant de faire croire qu’elle s’est enfuie. L’homme refuse à la fois de les croire et d’accepter cette situation. Fou de douleur, il s’isole, (...)
  • 18:00 Film

    Théo Anthony, US, st fr, 82'
    Hagard dans sa poubelle, un rongeur gratte et bondit, avide de liberté. A partir de ce début crissant, Theo Anthony déploie une enquête qui explore le mythe urbain du rat de Baltimore. Urine nauséabonde, dégâts des griffes et autres désagréments ; cette invasion est à l’origine de campagnes de dératisation et autres séances de chasse à coups de batte de baseball. À contre-courant, des amoureux bichonnent ces petites bêtes aux tranchantes incisives. De plans en plans, le film révèle la concordance souhaitée entre terre-à-rats et quartiers pauvres jusqu’à la concrétisation par la planification immobilière des idéaux ségrégationnistes de 1911. Alternant avec audace maquette numérique, rencontres chaleureuses et vues de Baltimore, "Rat Film" quitte la périphérie pour évoquer avec force et intelligence l’impact de rouages tenus secrets sur le destin d’une ville et de sa population, qu’elle soit velue ou non.
  • 20:00 Film

    Sheltered
    Saskia Gubbels, 2020, NL, DCP, vo st ang, 73'
    "Dierbaren" nous plonge au cœur d’un refuge pour animaux de compagnie d’Amsterdam. Sans commentaire, ni interview, le film raconte à la fois la condition des pensionnaires meurtris dans leur chair et celle des employés et des bénévoles qui s’en occupent avec compassion. Entre l’arrivée quotidienne d’animaux en souffrance, les soins et la rééducation promulgués sans relâche par une équipe majoritairement féminine, la réalisatrice s’attarde sur les entrevues des candidats à l’adoption d’un animal, voire de maîtres obligés d’abandonner le leur. Au fil des séquences, la chronique s’épaissit d’histoires personnelles, exemplatives du rapport émotionnel qui se joue avec ces petits êtres fragilisés qu’une vie domestique inadaptée. Au final, "Dierbaren" est un hommage à un personnel dévoué qui, malgré les drames vécus, garde l’espoir d’une vie meilleure pour chaque animal recueilli.
  • 22:00 Film

    A praga
    Hélène Robert & Jérémy Perrin, 2013, FR-PT, DCP, vo st fr, 75'
    À Porto, se propagent des rumeurs autour de la présence de plus en plus menaçante des goélands. José Roseira, guide énigmatique, nous emmène dans un voyage parsemé d’ambiances terrifiantes, grotesques et irréelles. Les conseils des experts s’y mêlent aux récits populaires, véritables poésies collectives qui évoquent le dialogue complexe entre humains et animaux, qui s’opposent et s’attirent sans cesse, balançant entre peur et fascination. De magnifiques prises de vue et une bande-son détaillée accompagnent notre narrateur qui tente de comprendre au risque de se perdre. Dans ce documentaire qui flirte avec nos souvenirs des "Oiseaux" d’Hitchcock, Porto dévoile ses peurs et ses fantasmes à travers ses légendes animales.
    + Territory
    Eleanor Mortimer, 2014, GB-GB, DCP, vo st fr, 18'
  • jeu 05.10.2023
  • 20:00 Film

    Gaav
    Dariush Mehrjui, 1969, IR, DCP, vo st fr, 104'
    Projeté à Cannes et à la Mostra de Venise à une époque où le cinéma iranien n’existait pas aux yeux du monde, “La Vache” est considérée comme une œuvre pionnière de la Nouvelle vague du cinéma iranien. Influencé par le néoréalisme italien, Dariush Mehrjui l’a réalisée dans un noir et blanc magnifique, avec des acteurs pour la plupart non professionnels. Le film propose un récit universel, d’une grande simplicité, qui produit encore ses effets aujourd’hui. C’est l’histoire d’un animal qui tend un miroir au monde des humains. C’est l’histoire d’un village pauvre. Un village sans électricité, perdu au milieu de collines arides, où Dariush Mehrjui s’intéresse à la relation singulière qu’un villageois entretient avec sa vache. Ce villageois, c’est Hassan. Il n’a pas d’enfants. Sa vache est tout pour lui, et il la soigne d’autant plus qu’elle s’apprête à mettre bas. Mais à son retour d’un voyage à la capitale, la vache n’est plus là. Elle est morte. Les villageois, craignant la réaction d’Hassan, tentent cependant de faire croire qu’elle s’est enfuie. L’homme refuse à la fois de les croire et d’accepter cette situation. Fou de douleur, il s’isole, (...)
  • 22:00 Film

    Andreas Horvath, 2022, AT, DCP, sans dial, 73'
    Le Zoo de Salzbourg en Autriche est ouvert 365 jours par an, ne laissant aucun répit aux habitants non-humains de cette prison à ciel ouvert. Jusqu’au printemps 2020, où tombe le rideau du confinement planétaire, laissant plusieurs mois les lieux déserts de ses dizaines de milliers de visiteurs. C’est alors qu’Andreas Horvath a pris sa caméra au bond, filmant au jour le jour le zoo jusqu’à l’inéluctable retour à la normale. L’humour décalé engendré par ce temps suspendu parcourt "Zoo Lock Down" qui très vite se transforme en théâtre quasi-burlesque. Dès les premières images, le cadreur-réalisateur nous dévoile le quotidien derrière les décors factices des lieux en une suite de séquences touchant au surréalisme, où les animaux semblent enfin reprendre vie… voire même jouer cette fois dans une pièce de théâtre à ciel ouvert ! La bande sonore travaillée de manière dramatique telle une partition d’opéra n’y est sans doute pas pour rien…
  • ven 06.10.2023
  • 20:00 Film

    Il fait nuit en Amérique
    Ana Vaz, 2022, FR-BR-IT, DCP, vo pt st fr & ang, 66'
    Pendant le confinement de 2020, on a pu remarquer la présence d’animaux sauvages dans les villes, là où ils ne mettaient habituellement jamais les pattes. À Brasilia, c’est devenu un phénomène courant. Ana Vaz filme ces espèces souvent menacées d’extinction qui, en manque de territoire, se retrouvent à arpenter "nos" espaces. Ces animaux nous regardent ! De fait, ils ne peuvent plus nous ignorer. Régulièrement, les habitants appellent la police environnementale pour signaler leur présence dans leurs jardins. Gardiens de zoo, biologistes et vétérinaires interviennent alors pour en prendre soin. Ana Vaz a choisi de filmer en nuit américaine sur de la pellicule 16mm périmée : la couleur et la texture de l’image nous font nous sentir plus proche du point de vue animal. Ce "film animalier d’éco-terreur", comme le qualifie la cinéaste, pose l’inévitable question de notre rapport aux bêtes sauvages, avec une grande poésie. → Le 06.10, projection suivie d’une rencontre avec Ana Vaz.
  • 22:00 Nocturne

    Noel Marshall, 1981, DCP, vo ang , 102'
    Idée très 70’s que de tourner un film à la gloire des animaux sauvages par le truchement d’un film de genre. Ici, un Survival où une famille est assiégée par une horde de lions. Consacré "film le plus dangereux de tous les temps", il compte en effet son lot d’accidents de plateau, ce qui, au vu des scènes d’attaques animales hallucinantes, se comprend aisément. Des années de tournage furent nécessaires, en comptant les convalescences d’acteurs et actrices lacérées au fur et à mesure des séquences. On y retrouve Tippi Hedren, échappée des "Oiseaux" et des griffes d’Hitchcock, menacée cette fois par des bêtes sauvages avec ses enfants (dont Melanie Griffith) sous la direction de son mari, l’étrange Noel Marshall. Ce dernier joue la plupart des interactions les plus dingues avec les fauves. Le résultat est étonnant et, à défaut de faire rugir, laisse sans voix.
  • sam 07.10.2023
    Tables d'hôtes 19:00 Microboutiek 14:00
  • 13:30

    Dans nos sociétés occidentales, la notion d’espèces “sauvages” est ambivalente. Elle contient à la fois la dimension de ce qui est libre, rare, à protéger, et de ce qui est nuisible, dont il faudrait se protéger, domestiquer voire éradiquer. Cette journée un peu particulière se dépliera autour de différentes relations entre l’humain et le sauvage. Pour tisser la réflexion, nous croiserons les récits et les propositions de nos huit invités, qui dialogueront à partir de leurs livres, sons, films, expériences ou recherches. Nous vous engageons à participer, comme eux, à l’ensemble de la journée !
  • 14:00

    La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, Vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est aussi bien alimentée par son propre public que par les invités du Nova.
  • 14:00 Films + rencontre

    Éléonore Saintagnan & Grégoire Motte, 2015, BE, fr st ang, 36'
    Dans les parcs de Bruxelles on peut rencontrer corneilles, pigeons, moineaux ou martinets, mais aussi des perruches vertes, ces oiseaux originaires d’Afrique subsaharienne et d’Inde qui ont peu à peu colonisé la ville. Non loin de la frontière franco-belge, la population de renards a soudainement explosé. Comme les hippopotames d’Afrique qui vivent désormais à l’état sauvage en Colombie. Mais que font ces bêtes sauvages si loin de leur environnement naturel ? Une enquête sur la modification du biotope indigène. → Projection suivie d’une rencontre avec Eléonore Saintagnan, Grégoire Motte et nos autres invités.
    + Les moineaux de Trégain
    Éléonore Saintagnan, 2021, vo fr , 10'
  • 16:00 Rencontre

    Exploration du "sauvage" à partir de deux ouvrages illustrés... Alexandre Galand, co-auteur de "Sauvage ?" (Seuil, 2022, avec Delphine Jacquot), nous rappellera que cette figure est toujours liée à un regard, et que celles et ceux qu’on qualifie de cet adjectif sont de puissants instigateurs d’imaginaire. Marie Mahler (dessinatrice) et Jean-Michel Leclerq (anthropologue, journaliste et musicien), co-auteurs de "J’habite ici aussi" (CFC, 2022), nous transmettront des récits de rencontres entre humains et animaux sauvages en milieu urbain. Deux de leurs témoins les accompagneront : Willy Vandevelde, garde-forestier à Bruxelles, et Chloé Vanden Berghe qui nous parlera de la sociabilisation des renards en ville, objet de sa thèse de doctorat en sociologie.
  • 18:30 Rencontre + écoute sonore + film

    La forêt ("silva" en latin), qui a donné son origine au mot "sauvage", est un lieu mystérieux foisonnant de sons. Les chants d’oiseaux, notamment, que certains humains retranscrivent en notes musicales, et que d’autres enregistrent et ralentissent pour les rapprocher de leur propre perception... Bernard Fort, ornithologue et audionaturaliste, est convaincu que les oiseaux ne chantent pas uniquement à des fins utilitaires. Il nous fera écouter quelques-uns de ses enregistrements et conversera avec Alexandre Galand, Docteur en histoire de l’art et archéologie, et auteur de "Field Recording - L’usage sonore du monde en 100 albums" (Le Mot et le reste, 2012).
    + 7h15 - Merle noir
    Judith Auffray, 2021, FR, DCP, vo fr , 30'
  • 22:00 Concert éléctroacoustique

    Bernard Fort, 65'
    À la croisée des disciplines, l’ornithologue français Bernard Fort est aussi compositeur électroacoustique et co-fondateur du Groupe Musiques Vivantes de Lyon. Pour clôturer cette journée, il nous fera le plaisir d’interpréter "Trois variations sur l’Évolution" ainsi qu’une quinzaine de pièces du "Miroir des oiseaux". Dans chacune de celles-ci, Bernard Fort tente la présentation du portrait d’un oiseau avec un contrepoint qui répond à ses propositions musicales. Il s’agit donc de compositions "en miroir", permettant d’entendre le sujet dans sa vérité ornithologique ou naturaliste, et son reflet dans une vérité poétique. Tous les oiseaux présentés ici ont été enregistrés en Europe, le choix des espèces répondant à de simples critères musicaux.
  • dim 08.10.2023
  • 18:00 Film

    Maxim Arbugaev & Evgenia Arbugaeva, 2022, GB-RU-GB-RU, DCP, vo st fr, 25'
    Evgenia Arbugaeva et Maxim Arbugaev sont nés en Sibérie. La sœur est photographe, le frère cinéaste. Ensemble ou séparément, Evgenia et Maxim documentent la vie dans l’Arctique sibérien. Pour tourner ce court métrage, le duo s’est installé pendant trois mois sur une côte de cette région isolée, dans une hutte battue par les vents. C’est ici que le biologiste marin Maxim Chakilev vient, chaque année à la même période, observer le rassemblement de milliers de morses qui cherchent un peu de repos sur les rivages avant de poursuivre leur migration. Mais le réchauffement des océans entraîne un changement inattendu. En cette année 2020, le climat n’a jamais été aussi chaud dans l’Arctique. Et le biologiste se retrouve bientôt dépassé par les événements… Un film absolument saisissant.
    + Churchill, Polar Bear Town
    Annabelle Amoros, 2021, FR, vo ang st fr, 37'
  • 20:00 Film

    Maud Alpi, 2016, FR, DCP, vo fr , 82'
    Des vaches, des moutons, un chien et un homme, reliés par un espace, caché, où s’exerce une domination et une destruction du vivant souvent jugées indispensables. Maud Alpi se sert de nos sens pour faire émerger une analyse politique des relations dans un abattoir. Les points de vue de ses personnages émergent par le regard des autres. Les lucarnes s’agrandissent face à l’empathie, qui apparaît comme le grand ennemi de l’industrie de la viande. De la masse des bêtes surgissent des individualités, des tragédies propres à la place très cantonnée que permet cet espace. Boston et Virgile nous offrent leur subjectivité, cachant ainsi un hors champs que le regard préfère éviter. Alors que les positionnements quant à la consommation de viande font débat dans notre société de façon souvent binaire, ce film sensible et puissant propose un pas de côté vers le cinéma, et de se laisser toucher par des regards. → Le 30.09 à 20h, projection suivie d’une rencontre avec Maud Alpi.
  • 22:00 Film

    Peter Brosens & Dorjkhandyn Turmunkh, 1998, BE-MN, 35mm, vo mn st fr & ang, 91'
    "State of Dogs" nous conte la parabole de Baasar, un chien de Mongolie qui, mort, refuse de se réincarner en homme comme le veut la croyance populaire. Tué par un chasseur qui a pour mission de débarrasser les rues de la capitale Oulan Bator d’une partie des milliers de canidés errants, l’esprit de Baasar se souvient de sa vie de chien, jadis aimé par une famille nomade des steppes tartares, puis abandonné et rejeté par les humains. Attiré cependant par une jeune citadine enceinte, il ressent un grand danger pour elle : le dragon Rah menace de dévorer le soleil, prémisse à la fin du monde. Plus que la vie d’un chien errant dont on découvre à travers le regard une société traditionnelle, ses mythes et son adaptation à la modernité, l’alchimie de la beauté des images, de la musique et des poèmes qui jalonnent le récit du chien, finissent par transformer "State of Dogs" en une sublime expérience sensorielle sur la condition des êtres vivants. → Le 23.09, projection suivie d’une rencontre avec le co-réalisateur Peter Brosens
  • jeu 12.10.2023
  • 19:30 Film

    Maxime Martinot, 2022, BE, DCP, vo fr , 80'
    Des théories affirment que les chiens et les humains auraient co-évolué. Hypothèse confirmée par la science qui nous apprend que les canidés ont développé deux muscles au-dessus des yeux (absent chez le loup gris, leur ancêtre direct), grâce auxquels ils peuvent entrer en interaction avec nous. Vif et éloquent, leur regard nous confronte à notre arrogance anthropocentrée. Maxime Martinot signe une comédie animalière singulière qui cherche à démontrer la sincérité de l’animal. Nous invitant à suivre le cheminement d’un cinéaste-chien à la recherche d’une forme, pour raconter l’indicible lien qui l’uni à ses amis canins. Faisant appel à l’histoire du cinéma pour éclairer ses images, le cinéaste nous fait cheminer à travers des regards. La fabrication du film devient alors récit souterrain de sa relation complexe avec sa productrice. S’intéressant à un animal qui sort de l’animalité par sa domestication, Maxime Martinot questionne aussi l’aliénation de son regard par le cinéma. → Le 12.10, en présence du réalisateur et des monteurs Théophile Gay-Mazas et Lou Vercelletto
  • 22:00 Film

    Théo Anthony, US, st fr, 82'
    Hagard dans sa poubelle, un rongeur gratte et bondit, avide de liberté. A partir de ce début crissant, Theo Anthony déploie une enquête qui explore le mythe urbain du rat de Baltimore. Urine nauséabonde, dégâts des griffes et autres désagréments ; cette invasion est à l’origine de campagnes de dératisation et autres séances de chasse à coups de batte de baseball. À contre-courant, des amoureux bichonnent ces petites bêtes aux tranchantes incisives. De plans en plans, le film révèle la concordance souhaitée entre terre-à-rats et quartiers pauvres jusqu’à la concrétisation par la planification immobilière des idéaux ségrégationnistes de 1911. Alternant avec audace maquette numérique, rencontres chaleureuses et vues de Baltimore, "Rat Film" quitte la périphérie pour évoquer avec force et intelligence l’impact de rouages tenus secrets sur le destin d’une ville et de sa population, qu’elle soit velue ou non.
  • ven 13.10.2023
  • 20:00 Film

    Carlos Casas, 2019, FR-GB-UZ-PL-GB, DCP, vo st fr, 85'
    Après un tremblement de terre, Nga, un vieil éléphant, sent venir la fin d’un monde. Sanra, son ami, l’accompagne dans son lent voyage vers le cimetière des éléphants. Invité à partager les ressentis de l’éléphant, le spectateur se retrouve immergé au plus profond de la jungle sri-lankaise, poursuivi par des braconniers, eux aussi à la recherche de ce site immémorial et secret dont ils espèrent voler le trésor. Mais par la magie du cinéma et d’une nature trop grande pour eux, ces chasseurs avides finiront par laisser le spectateur seul témoin d’un voyage hypnotique vers un autre monde, aux limites de la perception sonore et visuelle. À la lisière entre documentaire et arts visuels, le cinéaste espagnol Carlos Casas propose avec “Cemetery” une expérience initiatique et sensorielle vers une compréhension non-humaine de l’espace et du temps.
  • 22:00 Nocturne

    Saul Bass, 1974, vo ang st fr, 84'
    Depuis un désert d’Arizona, des scientifiques captent d’étranges signaux venus de l’espace. Au même moment, des fourmis noires se réunissent par milliers, semblant obéir à des ordres destructeurs. Ernest Hubbs, biologiste, est aux premières loges pour observer ce dérèglement de comportement inquiétant. Avec un spécialiste du langage, ils vont faire une découverte qui dépasse l’entendement. Mais comment l’annoncer au monde ? "Phase IV" est l’unique film de Saul Bass, star d’Hollywood pour ses génériques de "Vertigo", "Anatomy of a Murder" ou encore "West Side Story", Saul Bass a élevé cette discipline au rang d’art. Malgré un budget limité, il nous propose avec "Phase IV" de plonger dans un huis clos Sci-Fi qui regorge de trouvailles visuelles, comme ces macros sur les fourmis, qui nous poussent à l’empathie jusqu’à se demander si elles ne méritent pas de prendre le dessus sur l’humain.
  • sam 14.10.2023
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 19:00
  • 18:30

    Souvent, les villes abritent des animaux sauvages dans des zoos qui n’en finissent plus d’inventer arguments et innovations pour justifier leur anachronisme. Leur existence resterait légitime en usant la métaphore de l’arche de Noé, comme outil pédagogique et comme moyen de protéger les espèces qui ont pour certaines déjà disparues à l’état sauvage. On dit se préoccuper de leur santé du point de vue hygiénique et médical, sans évoquer leur bien-être. À grand renfort de communication verte pomme, on accueille en local une biodiversité exogène sous couvert de la destruction de l’écosystème lointain. Ce soir, nous vous proposons de visiter un zoo d’une autre époque avec un Live Soundtrack sur des archives du Zoo d’Anvers, et de déambuler la nuit à travers un zoo contemporain avec "Bleues", une inquiétante balade radiophonique.
  • 19:00

    La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, Vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est aussi bien alimentée par son propre public que par les invités du Nova.
  • 19:00 Séance d’écoute

    Faustine boissery et Maxime Pichon, 2022, BE, audio, vo fr , 65'
    Au cœur d’une ville banale, un zoo peuplé de créatures humaines et animales. Par une sombre et inquiétante nuit, dans des allées vides, les koalas ronflent, les fauves ne dorment que d’une oreille. Une ambiance peu propice à s’adonner à la solitude, pourtant quelques femmes trainent dans les parages. Une travailleuse veille et élabore les menus. A son passage, les tigres serrent les dents, les guépards salivent. Le crocodile passera t-il à l’acte, lui qui rêve de dévorer un animal de cette espèce ? Une amoureuse transie attend son amant devant le grand aquarium. Dehors, un chauffard bruyant rompt le silence, un meurtre violent vient d’avoir lieu. La tranquillité de la nuit est brisée. "Bleues" est un thriller radiophonique à travers les points de vues et les pensées de cinq femmes qui ne trouvent pas le sommeil. La nuit est redoutable, pleine de mystères et de tourments. Les vautours en profitent pour sortir mais mieux vaut les charognards du zoo que ceux du dehors, n’est-ce pas ?
  • 21:30 Live Soundtrack

    Accompagné en live par Frédérique Franke & Philip May
    Presque 10 ans après avoir réalisé un Live Soundtrack sur le film expérimental “Une page folle” de Teinosuke Kinugasa, Frédérique Franke et Philip May reviennent au Nova. Avec un dispositif électronique et des effets, le duo Odessa accompagnera sonorement des courts métrages extraits d’une anthologie de matériels audiovisuels anciens (1910-1960), constituée par la Cinémathèque Royale sur le thème du Zoo d’Anvers. Un mélange de films didactiques, de reportages et de films amateurs datant de la période coloniale, qui montrent tout autant l’animalité captive mise en scène par l’homme blanc que sa propre aliénation, des images de danses folkloriques de masse que des regards fuyants et des corps mal à l’aise, des animaux présentés comme des trophées mais qui sont malades… Des images pleines de paradoxes, qui questionnent notre regard sur les animaux et l’idée même du zoo. www.soundcloud.com/sassi_franke www.soundcloud.com/philipmay
    + Les folles années vingt
    1930, BE, HD, muet, 7'
    + 1943 : le centenaire du Zoo
    1943-1944, BE, HD, muet, vo fr st ang, 3'
    + Actualités du Zoo
    1940-1960, BE, HD, muet, st ang, 10'
    + Eté 1947
    1947, BE, HD, muet, 4'
    + Coup d’oeil en coulisse
    1949, BE, HD, muet, ang , 22'
    + Un Zoo à visage humain
    1940-1960, BE, HD, muet, fr , 13'
    + Gust
    1953, BE, HD, muet, 11'
  • dim 15.10.2023
  • 14:30 Cineketje

    théâtre d’ombres
    Théâtre du Nombr’île , BE, vo fr , 55'
    Cela faisait un bail que l’équipe du théâtre du Nombr’île n’était pas venue présenter leurs créations de théâtre d’ombres au Nova. Les revoilà enfin, avec 2 petites histoires abracadabrantes où la jeune zoologue Lucy se retrouve dans une Écosse mystérieuse à la recherche du fameux monstre du Loch Ness, puis sur les sommets de l’Himayala, dans l’espoir d’y observer le Yéti. Des "aventures en cryptozoologie" aux multiples péripéties, en musique aussi, qui ne manqueront pas d’amuser petits et grands (à partir de 5 ans) !
  • 17:00 Film

    A praga
    Hélène Robert & Jérémy Perrin, 2013, FR-PT, DCP, vo st fr, 75'
    À Porto, se propagent des rumeurs autour de la présence de plus en plus menaçante des goélands. José Roseira, guide énigmatique, nous emmène dans un voyage parsemé d’ambiances terrifiantes, grotesques et irréelles. Les conseils des experts s’y mêlent aux récits populaires, véritables poésies collectives qui évoquent le dialogue complexe entre humains et animaux, qui s’opposent et s’attirent sans cesse, balançant entre peur et fascination. De magnifiques prises de vue et une bande-son détaillée accompagnent notre narrateur qui tente de comprendre au risque de se perdre. Dans ce documentaire qui flirte avec nos souvenirs des "Oiseaux" d’Hitchcock, Porto dévoile ses peurs et ses fantasmes à travers ses légendes animales.
    + Territory
    Eleanor Mortimer, 2014, GB-GB, DCP, vo st fr, 18'
  • 19:30 Film

    Il fait nuit en Amérique
    Ana Vaz, 2022, FR-BR-IT, DCP, vo pt st fr & ang, 66'
    Pendant le confinement de 2020, on a pu remarquer la présence d’animaux sauvages dans les villes, là où ils ne mettaient habituellement jamais les pattes. À Brasilia, c’est devenu un phénomène courant. Ana Vaz filme ces espèces souvent menacées d’extinction qui, en manque de territoire, se retrouvent à arpenter "nos" espaces. Ces animaux nous regardent ! De fait, ils ne peuvent plus nous ignorer. Régulièrement, les habitants appellent la police environnementale pour signaler leur présence dans leurs jardins. Gardiens de zoo, biologistes et vétérinaires interviennent alors pour en prendre soin. Ana Vaz a choisi de filmer en nuit américaine sur de la pellicule 16mm périmée : la couleur et la texture de l’image nous font nous sentir plus proche du point de vue animal. Ce "film animalier d’éco-terreur", comme le qualifie la cinéaste, pose l’inévitable question de notre rapport aux bêtes sauvages, avec une grande poésie. → Le 06.10, projection suivie d’une rencontre avec Ana Vaz.
  • 20:30 Film

    Sheltered
    Saskia Gubbels, 2020, NL, DCP, vo st ang, 73'
    "Dierbaren" nous plonge au cœur d’un refuge pour animaux de compagnie d’Amsterdam. Sans commentaire, ni interview, le film raconte à la fois la condition des pensionnaires meurtris dans leur chair et celle des employés et des bénévoles qui s’en occupent avec compassion. Entre l’arrivée quotidienne d’animaux en souffrance, les soins et la rééducation promulgués sans relâche par une équipe majoritairement féminine, la réalisatrice s’attarde sur les entrevues des candidats à l’adoption d’un animal, voire de maîtres obligés d’abandonner le leur. Au fil des séquences, la chronique s’épaissit d’histoires personnelles, exemplatives du rapport émotionnel qui se joue avec ces petits êtres fragilisés qu’une vie domestique inadaptée. Au final, "Dierbaren" est un hommage à un personnel dévoué qui, malgré les drames vécus, garde l’espoir d’une vie meilleure pour chaque animal recueilli.
  • 22:00 Film

    Gaav
    Dariush Mehrjui, 1969, IR, DCP, vo st fr, 104'
    Projeté à Cannes et à la Mostra de Venise à une époque où le cinéma iranien n’existait pas aux yeux du monde, “La Vache” est considérée comme une œuvre pionnière de la Nouvelle vague du cinéma iranien. Influencé par le néoréalisme italien, Dariush Mehrjui l’a réalisée dans un noir et blanc magnifique, avec des acteurs pour la plupart non professionnels. Le film propose un récit universel, d’une grande simplicité, qui produit encore ses effets aujourd’hui. C’est l’histoire d’un animal qui tend un miroir au monde des humains. C’est l’histoire d’un village pauvre. Un village sans électricité, perdu au milieu de collines arides, où Dariush Mehrjui s’intéresse à la relation singulière qu’un villageois entretient avec sa vache. Ce villageois, c’est Hassan. Il n’a pas d’enfants. Sa vache est tout pour lui, et il la soigne d’autant plus qu’elle s’apprête à mettre bas. Mais à son retour d’un voyage à la capitale, la vache n’est plus là. Elle est morte. Les villageois, craignant la réaction d’Hassan, tentent cependant de faire croire qu’elle s’est enfuie. L’homme refuse à la fois de les croire et d’accepter cette situation. Fou de douleur, il s’isole, (...)
  • jeu 19.10.2023
  • 20:00

    D’accord, notre salle n’accueille que 200 sièges ; sur une plateforme de partage vidéo, les paires d’yeux peuvent être innombrables. Mais, l’accumulateur de vues en ligne ne peut rien face à 200 personnes (ou moins, soyons francs, ça arrive aussi), qui s’exclament, vibrent ou sont transies de silence à la découverte des films des vidéastes du soir. En bonus, nous n’avons aucune clause d’exclusivité, nous pouvons même rester muets comme des carpes et taire la présence d’un film dans notre série peu importe la raison invoquée. Films de vacances, production indépendante, tentative de salto à la caméra super8 ou poésie depuis un téléphone de dealer, tout ce qui peut être projeté et qui fait maximum 15 minutes est bienvenu. Une voie royale : l’envoi d’un mail à l’adresse suivante : openscreen@nova-cinema.org
  • ven 20.10.2023
  • 20:00 Film

    Maxim Arbugaev & Evgenia Arbugaeva, 2022, GB-RU-GB-RU, DCP, vo st fr, 25'
    Evgenia Arbugaeva et Maxim Arbugaev sont nés en Sibérie. La sœur est photographe, le frère cinéaste. Ensemble ou séparément, Evgenia et Maxim documentent la vie dans l’Arctique sibérien. Pour tourner ce court métrage, le duo s’est installé pendant trois mois sur une côte de cette région isolée, dans une hutte battue par les vents. C’est ici que le biologiste marin Maxim Chakilev vient, chaque année à la même période, observer le rassemblement de milliers de morses qui cherchent un peu de repos sur les rivages avant de poursuivre leur migration. Mais le réchauffement des océans entraîne un changement inattendu. En cette année 2020, le climat n’a jamais été aussi chaud dans l’Arctique. Et le biologiste se retrouve bientôt dépassé par les événements… Un film absolument saisissant.
    + Churchill, Polar Bear Town
    Annabelle Amoros, 2021, FR, vo ang st fr, 37'
  • 22:00 Film

    Maud Alpi, 2016, FR, DCP, vo fr , 82'
    Des vaches, des moutons, un chien et un homme, reliés par un espace, caché, où s’exerce une domination et une destruction du vivant souvent jugées indispensables. Maud Alpi se sert de nos sens pour faire émerger une analyse politique des relations dans un abattoir. Les points de vue de ses personnages émergent par le regard des autres. Les lucarnes s’agrandissent face à l’empathie, qui apparaît comme le grand ennemi de l’industrie de la viande. De la masse des bêtes surgissent des individualités, des tragédies propres à la place très cantonnée que permet cet espace. Boston et Virgile nous offrent leur subjectivité, cachant ainsi un hors champs que le regard préfère éviter. Alors que les positionnements quant à la consommation de viande font débat dans notre société de façon souvent binaire, ce film sensible et puissant propose un pas de côté vers le cinéma, et de se laisser toucher par des regards. → Le 30.09 à 20h, projection suivie d’une rencontre avec Maud Alpi.
  • sam 21.10.2023
    Tables d'hôtes 18:30
  • 18:30

    L’effort après la reconnaissance… Plus d’un an et demi après que la rumba congolaise ait été reconnue en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, plusieurs questions ont vu le jour. Dont celle de la pérennisation de cet héritage culturel. Ces interrogations nous ont donné envie de réunir des personnes connues et moins connues, afin de nous apporter des éléments de réponse. La soirée, initiée par le label Planet Ilunga et organisée en collaboration avec le laboratoire d’idées IKOTEMA, sera l’occasion de célébrer la richesse culturelle de la rumba congolaise, de vivre l’ambiance et la joie de vivre au cœur de cette musique envoûtante.
  • 19:00 Film + rencontre

    Roger Kwami Mambu Zinga & Mirko Popovich, 1992, CD, 16mm, ln st fr, 50'
    Cette soirée s’ouvre avec “Tango Ya Ba Wendo” (lingala pour “l’époque de Wendo”) en 16mm. Un retour sur les années ‘40 - ‘50 où les pionniers de la rumba congolaise émergent avec comme figure principale, Wendo Kolosoy. Il évoque avec simplicité et pudeur ses débuts chanceux dans l’industrie musicale, son statut de fils de pleureuse, les liens entre les éditeurs et les musiciens. Parmi de nombreuses anecdotes se distingue celle de son premier succès, Marie-Louise, qui suscita la hantise de l’administration coloniale bien qu’il s’agisse d’une simple chanson d’amour. Ce portrait musical d’une époque, réalisé en 1992 et récompensé au FesPaCo, doté d’une très belle photographie, apparaît comme l’un des documentaires les plus chaleureux et des plus authentiques, sur la rumba congolaise.
    + Patrimoine en sursis
    fr
  • 22:00 Concert

    Yannick Koy, chanteur dans plusieurs groupes de rumba congolaise, n’est pas étranger aux bars bruxellois où la rumba congolaise est encore jouée en live. Pour la soirée au Nova, il invite des musiciens-mélomanes comme Petit Poisson, Ya Paulo et d’autres pour jouer une sélection de rumba congolaise dans le thème de la soirée. Pensez Ata Ndele, Maria Tchebo, Africa Mokili Mobimba, Bougie Ya Motema, Parafifi… Laissez-vous transporter par les mélodies entraînantes, les rythmes enivrants et les voix captivantes pour vibrer aux sons d’une authentique rumba congolaise ! Soirée avec le soutien de Paul Cavvadias (Ngoma & Covadia)
  • dim 22.10.2023
  • 18:00 Film

    Gaav
    Dariush Mehrjui, 1969, IR, DCP, vo st fr, 104'
    Projeté à Cannes et à la Mostra de Venise à une époque où le cinéma iranien n’existait pas aux yeux du monde, “La Vache” est considérée comme une œuvre pionnière de la Nouvelle vague du cinéma iranien. Influencé par le néoréalisme italien, Dariush Mehrjui l’a réalisée dans un noir et blanc magnifique, avec des acteurs pour la plupart non professionnels. Le film propose un récit universel, d’une grande simplicité, qui produit encore ses effets aujourd’hui. C’est l’histoire d’un animal qui tend un miroir au monde des humains. C’est l’histoire d’un village pauvre. Un village sans électricité, perdu au milieu de collines arides, où Dariush Mehrjui s’intéresse à la relation singulière qu’un villageois entretient avec sa vache. Ce villageois, c’est Hassan. Il n’a pas d’enfants. Sa vache est tout pour lui, et il la soigne d’autant plus qu’elle s’apprête à mettre bas. Mais à son retour d’un voyage à la capitale, la vache n’est plus là. Elle est morte. Les villageois, craignant la réaction d’Hassan, tentent cependant de faire croire qu’elle s’est enfuie. L’homme refuse à la fois de les croire et d’accepter cette situation. Fou de douleur, il s’isole, (...)
  • 20:00 Film

    Maxime Martinot, 2022, BE, DCP, vo fr , 80'
    Des théories affirment que les chiens et les humains auraient co-évolué. Hypothèse confirmée par la science qui nous apprend que les canidés ont développé deux muscles au-dessus des yeux (absent chez le loup gris, leur ancêtre direct), grâce auxquels ils peuvent entrer en interaction avec nous. Vif et éloquent, leur regard nous confronte à notre arrogance anthropocentrée. Maxime Martinot signe une comédie animalière singulière qui cherche à démontrer la sincérité de l’animal. Nous invitant à suivre le cheminement d’un cinéaste-chien à la recherche d’une forme, pour raconter l’indicible lien qui l’uni à ses amis canins. Faisant appel à l’histoire du cinéma pour éclairer ses images, le cinéaste nous fait cheminer à travers des regards. La fabrication du film devient alors récit souterrain de sa relation complexe avec sa productrice. S’intéressant à un animal qui sort de l’animalité par sa domestication, Maxime Martinot questionne aussi l’aliénation de son regard par le cinéma. → Le 12.10, en présence du réalisateur et des monteurs Théophile Gay-Mazas et Lou Vercelletto
  • 22:00 Film

    Il fait nuit en Amérique
    Ana Vaz, 2022, FR-BR-IT, DCP, vo pt st fr & ang, 66'
    Pendant le confinement de 2020, on a pu remarquer la présence d’animaux sauvages dans les villes, là où ils ne mettaient habituellement jamais les pattes. À Brasilia, c’est devenu un phénomène courant. Ana Vaz filme ces espèces souvent menacées d’extinction qui, en manque de territoire, se retrouvent à arpenter "nos" espaces. Ces animaux nous regardent ! De fait, ils ne peuvent plus nous ignorer. Régulièrement, les habitants appellent la police environnementale pour signaler leur présence dans leurs jardins. Gardiens de zoo, biologistes et vétérinaires interviennent alors pour en prendre soin. Ana Vaz a choisi de filmer en nuit américaine sur de la pellicule 16mm périmée : la couleur et la texture de l’image nous font nous sentir plus proche du point de vue animal. Ce "film animalier d’éco-terreur", comme le qualifie la cinéaste, pose l’inévitable question de notre rapport aux bêtes sauvages, avec une grande poésie. → Le 06.10, projection suivie d’une rencontre avec Ana Vaz.
  • jeu 26.10.2023
    Tables d'hôtes 18:30
  • 10:00 Film

    Domien Huyghe, 2022, BE, DCP, vo nl st fr, 98'
    La vie de la jeune Lena, talentueuse navigatrice et skateuse, est bouleversée lorsque son père meurt en mer. Lena est convaincue qu’il s’agit de la main d’une mystérieuse créature marine et part à la recherche de preuves !
  • 13:00 Film

    Lise Akoka & Romane Gueret, 2023, FR, DCP, vo st nl, 99'
    Un film va être tourné dans une banlieue de la ville de Boulogne-Sur-Mer. AU casting, quatre adolescents du même quartier. Tous les habitants du quartier s’en étonnent : après tout, pourquoi les "pires" ont-ils été choisis pour ce film ?
  • 15:30 Table Ronde

    Vous avez toujours voulu savoir comment travailler avec des enfants acteurs ? Comment choisir et superviser les enfants pour votre projet de film ? Comment rendre votre plateau de tournage aussi accueillant que possible pour les enfants ? Toutes ces questions seront abordées lors de cette session en deux parties. Des directeurs de casting donneront un aperçu du casting, de la formation et de la supervision des jeunes acteurs sur le plateau. De jeunes acteurs seront également présents pour partager leurs expériences sur le plateau. (en coopération avec Playright)
  • 19:30 Film

    Pieter Van Eecke, 2023, BE, DCP, vo ang st fr & nl, 76'
    Comment grandir sur une planète qui se dégrade ? Pendant quatre ans, le réalisateur a suivi la belle et malicieuse amitié entre Bo et Luca, deux adolescents aussi enthousiastes dans leur militantisme écologique que dans la recherche de leur propre identité !
  • ven 27.10.2023
  • 10:30 Courts métrages

    Une série de films d’animation fascinants, provenant des quatre coins du monde et adaptés aux plus petits, sur les hauts et les bas de notre planète. Une incitation à vivre plus vert, petit à petit. – BUZZ Bryn Chainey UK, 2022, 9’48” – SUN FLOWER Natalia Chernysheva 2023, FR, 4’20” – WHAT’S UP IN THE SKY Irene Iborra ES, 2022, 10’ – BO & TRASH Tatiana Skorlupkina ES, 2022, 11’ – ELEMENTS David Castro González ES, 2022, 4’
  • 13:30 Film

    Chiara Malta & Sébastien Laudenbach, 2023, FR, DCP, vo, 75'
    Paulette se rend compte qu’elle a injustement puni sa fille Linda et est prête à tout pour se faire pardonner ! Elle décide de préparer son plat préféré, même si elle ne sait pas cuisiner et qu’il y a une grève générale à ce moment-là... Une histoire hilarante avec un style d’animation unique !
  • 14:00 Workshop

    Atelier Lizzy (Liesbeth Duvekot)
    Vous inventez votre propre scénario, créez les personnages/décors et montez tout vous-même ! Nous travaillerons avec toutes sortes de matériaux tels que la pâte à modeler et vos propres dessins. À la fin de l’atelier, nous regardons notre film, animé image par image !
  • 16:00 Film

    Colargol, le héros d’une série télévisée populaire des années 70, est de retour ! Colargol est un jeune ours qui veut chanter, mais ne sait pas faire. Dans la forêt, il part à la recherche d’animaux qui peuvent l’aider.
  • sam 28.10.2023
    Tables d'hôtes 19:00
  • 17:30

    Un pélican dans un bassin d’eau en plein désert, entendre soudain une musique douce dans ses oreilles alors qu’on était sourd, voir sa ville natale qui brûle petit à petit, parler à son bourreau dans l’espoir de le faire changer d’avis… Rêves, mais aussi cauchemars et mirages peuplent le cinéma iranien. Un cinéma poétique et politique. Depuis un an, en Iran, on assiste à un véritable rugissement de voix étouffées, notamment celles des femmes. En collaboration avec le collectif "Comment peut-on être persan ?", le Nova propose deux soirées de courts et longs métrages iraniens en résonance avec les évènements récents. Des films d’hier et d’aujourd’hui pour donner à voir les rêves, les espoirs mais aussi les frustrations d’une population sous pression et constater que la dissidence était déjà présente depuis fort longtemps. Un éventail de films qui au travers de regards personnels, et loin des clichés exotiques, montrent et questionnent une réalité complexe. Pour rendre hommage, aussi, par la présence de nombreuses propositions de réalisatrices, au combat au long cours des femmes iraniennes, entre rage et larmes, attentes et détermination.
  • 18:00 Compilation

    Entre passé et présent, cette séance de courts métrages nous fera progressivement entrer en matière, en nous faisant découvrir différentes sensibilités de cinéastes. Le programme débutera par une touche de réalisme magique "à l’orientale" avec “P comme Pélican”, où l’on suit un oiseau qui nous mène jusqu’à une oasis dans un désert d’Iran. Un conte poétique qui nous caresse en douceur, entre espoirs et mirages. Réalisé il y a 50 ans par le réalisateur iranien culte Parviz Kimiavi. “Tight Skin of the Ambience” est signé par un des rares réalisateurs de films expérimentaux iraniens, Mohammad Shirvani. Tourné avec son téléphone, ce film nous emmène dans un parc d’attractions de Téhéran au gré des joyeuses découvertes d’un groupe de sourds et muets qui s’y promènent. ”Gladiolus” de Azadeh Navai s’attarde sur les glaïeuls, une fleur qui joue un rôle très particulier dans les mariages et les funérailles en Iran. Réalisé à partir de séquences found footage, “Subtotals” révèle comment les chiffres sont devenus l’obsession du réalisateur Mohammadreza Farzad. Tourné en Super 8, ”Koocheh Zoghali” de Niyaz Saghari, montre la vie quotidienne dans un quartier (...)
    P comme Pelican
    Parviz Kimiavi, 1972, IR, 35mm > video, vo fa st fr & ang, 27'
    Tight Skin of the Ambience
    Mohammad Shirvani, 2014, IR, video, sans dial, 15'
    Gladiolus
    Azadeh Navai, 2021, IR, video, vo fa st fr & ang, 5'
    ...
  • 20:30

    Mehran Tamadon, 2023, FR-CH, DCP, vo fr & fa st fr, 112'
    Réalisateur qui s’était fait remarquer il y a quelques années avec les films "Bassidji" (2009) et "Iranien" (2014), Mehran Tamadon est plus que jamais dans l’actualité avec deux nouveaux films documentaires conçus en forme de diptyque. Les deux abordent le sujet des prisonniers politiques en Iran, en adoptant des dispositifs et des angles de vue différents. Dans "Where God is Not" Tamadon demande à trois ex-prisonniers et prisonnières de raconter et reconstituer, via une mise en scène qui se veut rudimentaire, l’expérience de détention vécue dans une prison iranienne. Lors de plusieurs interviews, le réalisateur a assuré avoir usé du plus grand tact pour tourner certaines séquences. L’expérience reste néanmoins contraignante et rude à voir, alors que justement on ne "voit" rien, surtout on écoute. L’objectif de Tamadon est clairement que les spectateurs et spectatrices saisissent l’ampleur de l’horreur qui se vit en Iran. Comme dans ses autres films, Tamadon s’appuie sur un dispositif particulier et personnel où la caméra sert à provoquer le réel.
  • dim 29.10.2023
    Tables d'hôtes 19:00
  • 14:30

    Un pélican dans un bassin d’eau en plein désert, entendre soudain une musique douce dans ses oreilles alors qu’on était sourd, voir sa ville natale qui brûle petit à petit, parler à son bourreau dans l’espoir de le faire changer d’avis… Rêves, mais aussi cauchemars et mirages peuplent le cinéma iranien. Un cinéma poétique et politique. Depuis un an, en Iran, on assiste à un véritable rugissement de voix étouffées, notamment celles des femmes. En collaboration avec le collectif "Comment peut-on être persan ?", le Nova propose deux soirées de courts et longs métrages iraniens en résonance avec les évènements récents. Des films d’hier et d’aujourd’hui pour donner à voir les rêves, les espoirs mais aussi les frustrations d’une population sous pression et constater que la dissidence était déjà présente depuis fort longtemps. Un éventail de films qui au travers de regards personnels, et loin des clichés exotiques, montrent et questionnent une réalité complexe. Pour rendre hommage, aussi, par la présence de nombreuses propositions de réalisatrices, au combat au long cours des femmes iraniennes, entre rage et larmes, attentes et détermination.
  • 15:00

    Marva Nabili, 1977, IR, 35mm > video, vo fa st ang, 90'
    "The Sealed Soil" est l’un des rares longs métrages réalisés par une femme, Marva Nabili, produit et tourné en Iran deux ans avant la révolution iranienne de 1979. Le film dépeint le parcours d’une jeune femme de 18 ans qui ne veut pas suivre le même destin que sa mère et sa grand-mère. Prise en étau entre les valeurs traditionnelles de son petit village et les faux espoirs d’une vie meilleure, la jeune femme cherche à vivre une voie différente mais finit par s’isoler de plus en plus. Sa famille, qui juge ses comportements confus et inacceptables, pense qu’elle est possédée par des esprits maléfiques et demande alors l’aide d’un exorciste. En toile de fond le film nous montre une société qui est en pleine transformation. Un changement radical semble s’annoncer, et une révolution, autre que celle de 1979, se dessine : celle des femmes qui s’émancipent. Premier film tourné par une iranienne, le film fut immédiatement censuré et n’a d’ailleurs toujours pas été montré en Iran. Contrairement à de nombreux films de l’époque, "The Sealed Soil" ne présente pas le personnage féminin comme un objet sexuel mais comme un être traversé par des doutes et des (...)
  • 17:00

    Nahid Rezaei, 2003, IR, video, vo st fr, 43'
    "Dream of Silk" est un documentaire de Nahid Rezai , une réalisatrice de Téhéran. En 2003 elle revient dans son école secondaire, vingt ans après l’avoir quittée, pour filmer des jeunes licéennes de 17 ans et les interviewer sur leurs rêves et espoirs . Déjà, on y perçoit le besoin criant de liberté qui traverse la société iranienne aujourd’hui. Frappant quand on sait qu’actuellement ce sont aussi des filles de 17 ans qui se font tirer dessus ou qui sont empoisonnées dans leurs écoles.
    + Année zéro
    Film collectif, 1979, FR, 16mm > video, vo st fr, 12'
  • 20:30

    Merhan Tamadon, 2023, FR-CH, DCP, vo fa st fr, 82'
    Dans ce deuxième volet du dyptique consacré aux affres du régime tortionnaire iranien, Mehran Tamadon, qui vit en France, se met lui-même en scène pour vivre la reconstitution d’un interrogatoire tel qu’il pourrait être mené en Iran par des agents de la République islamique. Il rencontre pour cela plusieurs ex-détenus politique iraniens à qui il demande s’ils veulent bien jouer le rôle du bourreau. Son idée, des plus radicales et extravagantes (disons-le !), serait de montrer le film aux tortionnaires du régime pour qu’ils prennent conscience de leurs actes. C’est finalement Zar Amir Ebrahimi (l’actrice entre autres de "Holy Spider"), qui a aussi subi, dans le passé, des interrogatoires douloureux, qui accepte de revêtir le rôle de l’agente inquisitrice. De par son talent d’actrice, elle réussit à brouiller la ligne ténue entre documentaire et fiction, questionnant pour de ’vrai’ le rôle et le statut de Mehran Tamadon dans le film. Le réel rattrape ainsi la fiction, nous poussant à nous demander si l’intention première du film était viable, et s’il est réellement possible d’instaurer un dialogue avec des tortionnaires.