-
ven 16.08.2002
-
Tour Lotto
Rue Cardinal Mercier straat / 1000 bruxxel Metro : Gare centrale / Centraal station Un certain recul est indispensable pour apprécier un patrimoine. Alors que l"on conserve sans trier tout ce qui nous reste du XIXe siècle, l"architecture bruxelloise de l"après-guerre est systématiquement dénigrée, quelle que soit sa qualité. Après la tour Martini, c"est au tour de la tour Lotto (1962-1963) d"être livrée aux démolisseurs. Malgré l"initiative heureuse des promoteurs d"organiser un concours pour sa rénovation, l’ancien bourgmestre de notre bonne ville a ordonné sa décapitation. M. de Donnéa est atteint d"un mal étrange : le syndrome du balcon. Accoudé au parapet de l"hôtel de ville, il ne supporte plus la prétendue laideur de cette saillie moderniste. Et qu"importe les qualités oubliées de ce bâtiment remarquable conçu à l’origine pour être un hôtel : son implantation, ses courbes audacieuses, l"élégance de son socle. Et qu"importe les voix qui s"élèvent pour défendre les constructions phares d"une époque enthousiaste et progressiste. Construisons des bâtiments plus petits, mais plus gros, des bureaux avec Atrium, et pastichons joyeusement le passé (...) -
Besh O Drom
Basé à Budapest, Besh O Drom est un collectif électro-acoustique d’une surprenante vitalité et créativité. Leur musique s’ouvrant à un éventail de sources sonores, mélodiques et rythmiques large mais cohérent. Avec Besh O Drom on navigue dans la musique traditionnelle hongroise, tzigane, du Moyen-Orient et des Balkans. Mais c’est surtout dans sa capacité à mélanger d’autres influences musicales, même très éloignées de ce que l’on pourrait considérer comme de la musique "ethnique", que se situe la singularité de Besh O Drom. Improvisations de jazz complètement débridées, rythmes funk, scratches djŠ selon les projets et les tournées, son répertoire de base peut ainsi se retrouver à incorporer de nouvelles facettes musicales. De paire, d’ailleurs, avec la variabilité du groupe de musiciens. Au PleinOPENair ils seront dix. Et attentionŠ http://www.beshodrom.hu -
THE HUDSUCKER PROXY
A la veille de l’an 1959, Norville Barnes (Tim Robbin), fraîchement diplômé en gestion à sa petite ville de Muncie, arrive à New York . Il espère gravir l’échelle capitaliste bien que l’on sente vite que cela risque d’être fort difficile pour lui. Tournant décisif pour la firme Hudsucker : son fondateur et principal actionnaire se jette par la fenêtre du 44ème étage, alors que l’entreprise ne s’est jamais aussi bien portée ! Au conseil d’administration de Hudsucker, le stratège Sidney J. Mussburger (Paul Newman) décide de trouver pour nouveau président un parfait imbécile afin de faire chuter la valeur des titres et de pouvoir les racheter à bas prix. Au même moment, le jeune niais Norville est engagé dans la firme comme coursierŠ Pastiche des films hollywoodiens qui prennent place dans le monde des affaires, "The Hudsucker Proxy" pousse effrontément la caricature et les pointes d’humour. Le scénario est une collaborations des frères Cohen avec Sam Raimi (Spider Man, Evil Dead) et le film est leur première grosse production. Le côté visuel ne décevra pas : descentes vertigineuses du haut des tours, contreplongées sont au rendez-vous ; ainsi que (...) -
sam 17.08.2002
-
Tour Lotto
Rue Cardinal Mercier straat / 1000 bruxxel Metro : Gare centrale / Centraal station Un certain recul est indispensable pour apprécier un patrimoine. Alors que l"on conserve sans trier tout ce qui nous reste du XIXe siècle, l"architecture bruxelloise de l"après-guerre est systématiquement dénigrée, quelle que soit sa qualité. Après la tour Martini, c"est au tour de la tour Lotto (1962-1963) d"être livrée aux démolisseurs. Malgré l"initiative heureuse des promoteurs d"organiser un concours pour sa rénovation, l’ancien bourgmestre de notre bonne ville a ordonné sa décapitation. M. de Donnéa est atteint d"un mal étrange : le syndrome du balcon. Accoudé au parapet de l"hôtel de ville, il ne supporte plus la prétendue laideur de cette saillie moderniste. Et qu"importe les qualités oubliées de ce bâtiment remarquable conçu à l’origine pour être un hôtel : son implantation, ses courbes audacieuses, l"élégance de son socle. Et qu"importe les voix qui s"élèvent pour défendre les constructions phares d"une époque enthousiaste et progressiste. Construisons des bâtiments plus petits, mais plus gros, des bureaux avec Atrium, et pastichons joyeusement le passé (...) -
Microdot
Mesdames et Monsieurs, sortez vos robes du soir et vos costumes "smoking", vos paillettes et vos noeuds papillons... Avec Microdot l’atmosphère sera théâtrale et décadente, enjouée et disjonctée. Pourtant ce n’est pas d’une pièce de théâtre qu’il s’agira (à moins de vouloir jouer le jeu avec eux !) mais bien d’un spectacle musical aux envolées "jazzy" mélodieuses. Mais attention : rien ne sera conventionnel et convenu comme de prime abord vous pourriez le croire. Car Microdot a l’art de savamment détourner des mélodies "jazzy" ou post-pop faussement sages, par des boucles sonores et autres rythmes décalés auxquels se greffent des jeux de voix (tantôt chantés, tantôt "spoken word") empreints d’un humour bien noir et caustique. Tout cela dans un décor visuel fait de jeux de lumières et de lampes à huile (pour le rendez-vous en plein-air, qui sait ?!). Donc, Mesdames et Monsieurs, nous avons le plaisir de vous présenter : Luc van Lieshout, Bruce Geduldig (deux ex-membres de Tuxedomoon) et Bernadette Martou. Mais, nous dit-on, d’autres complices sont susceptibles de monter sur scène avec eux... -
Dark City
Quand John Murdoch se réveille dans une chambre d"hôtel, il ne se souvient de rien et est recherché pour une série de meurtres atroces. A la recherche de sa véritable identité , il enquête dans une ville étrange où le temps a été arrêté. Plongés dans une nuit éternelle, les héros de cette étrange aventure vont constater que l"univers entier n"est qu"un décor, une tromperie cosmique destinée à égarer nos sens et derrière laquelle, il n"y a rien ! Alex Proyas ("The Crow") revient à la réalisation pour un conte surréaliste tout droit sorti des cauchemars de Kafka. Il ne craint pas de dissèquer nos angoisses les plus intimes. Doté d"une atmosphère visuelle proche de l"expressionisme allemand de Fritz Lang, "Dark City" s"inscrit parmi les plus grands classiques du genre fantastique, ne dissimulant en rien l’influence d’auteurs tels Robert Heilein, Lovecraft ou Philip K. Dick. Une oeuvre noire et déroutante dont on ne sort pas indemne. -
ven 23.08.2002
-
Yser
Bld. Baudouin - Boudewijnlaan / 1000 bruxxel Tram : 18 Metro : Yser Quartier Nord. Entre la chaussée d’Anvers et les grands boulevards infranchissables, il reste un peu des rues sinueuses et des impasses de ce quartier semi-industriel où s’érigeait la première gare du continent. Pourtant, le célèbre "projet Manhattan" né dans les années ’60, le développement de la voie rapide vers Koekelberg à l’occasion de l’Expo 58, les innombrables constructions de bureaux jusqu’à la Chaussée d’Anvers ont fait fondre l’espace habité. "Quartier Nord" devient "Espace Nord" ; les habitants de "l’Harmonie" sont esseulés. Haut lieu de luttes urbaines - le coin a échappé plus d’une fois aux promoteurs - , là, dans les années ’90, prirent forme de tumultueux projets de relogement. Un peu tard pour tous les riverains chassés par les tours d’argent. Aujourd’hui, le trafic automobile généré par le couple bureaux-parking menace de rompre ce quartier fragile. "L’île" vit un moment charnière, entre le soulagement de ne pas être immergée et l’espoir entretenu de recréer un espace de vie désenclavé. PleinOPENair élira domicile dans l’un de ces terrains incertains, néanmoins (...) -
La dissidence
La dissidence est un collectif Bruxellois né de la symbiose de deux organisations activistes qui touchent aux différentes disciplines du hip-hop en particulier et à d’autres, telles le théâtre et l’audiovisuel. Ils se sont unis au nom de tout ce qui les sépare du mensonge et de tout aspect d’injustices légitimées. Bref, un discours qui se veut dénonciateur allant à contre-courant de toutes les mouvances Hip-Hop et de ses fourvoiements. Quand La Dissidence parle, son combat aspire viscéralement à se projeter plus loin que "le musicalement parlant". La dissidence est juste un appel de prises de conscience qui font corroborer nos prises d’oppositions. Ni légendaire ni provocateur, juste un vouloir de partager nos visions du monde, secouer les consciences en vue de s’élever en une marche à suivre aux profils bas, intègre et sincère. Avec : DJ Obee One (DLP) K.R.A. (DLP) Manza (MAS) Mohamed Ouachen (MAS). http://www.ladissidence.be.tf -
TTC
Derrière des allures d’autoprod’ happy-house pourrie, leur disque "Game Over" de 1999 contenait pourtant le titre de rap français le plus ovniesque jamais entendu jusqu’à présent. Sur des beats calibrés produits par Dj Flash Gordon, trois cinglés déblatèrent de manière psychotique sur les prédilections de Paco Rabane, tout en racontant au passage d’ironiques et crapuleux concours de plans cul... TTC est bien ancré dans la scène indépendante du rap français. D’un maxi à l’autre, le trio se forge une réputation et collectionne les collaborations live avec plusieurs pointures. Les trois MCs balancent leurs textes proches de la démence déployant ainsi un humour bien cynique face à la scène hip-hop française. D’un titre à l’autre, l’auditeur est transporté dans un univers instrumental surréaliste ; sa conscience est sans cesse bombardée par des paroles absurdes et à double sens. Du pur plaisir, une matière musicale informe et aujourd’hui unique au sein de la scène française. -
Ghost in the Shell
"In a world where the human mind can be programmed like a computer, at what point does the human soul end / and the cybernetic machinery begin ?" Une combinaison à ne pas manquer : un des mangas les plus inventifs des années ’90 dans le décor moderniste du quartier Nord, Ghost in the Shell. L’action se déroule en l’an 2029 dans un Hong-Kong futuriste. La frontière entre la réalité virtuelle et le monde réel sont complètement flous. L’intelligence artificielle est très développée, une multitude d’hommes et de femmes ont fait implanter des interfaces dans leur cerveaux leur permettant d’interagir avec le paysage informatique. "Ghost in the Shell" mêle l’animation de Patlabor (Mamoru Oshii) au scénario ingénieux de Masamune Shirow. Les images combinent le multimédia et l’animation avec une force impressionnante. Le résultat prouve que le dessin animé ne doit pas forcément être la copie d’un film "traditionnel" pour émettre un constat fort. La sublime bande originale de Kenji Kawai rend "Ghost in th Shell" encore plus prenant. Une histoire affreusement réelle et non moins aliénante. Hong-Kong a donné un leçon de cinéma aux réalisateurs de "Matrix", (...) -
sam 24.08.2002
-
Yser
Bld. Baudouin - Boudewijnlaan / 1000 bruxxel Tram : 18 Metro : Yser Quartier Nord. Entre la chaussée d’Anvers et les grands boulevards infranchissables, il reste un peu des rues sinueuses et des impasses de ce quartier semi-industriel où s’érigeait la première gare du continent. Pourtant, le célèbre "projet Manhattan" né dans les années ’60, le développement de la voie rapide vers Koekelberg à l’occasion de l’Expo 58, les innombrables constructions de bureaux jusqu’à la Chaussée d’Anvers ont fait fondre l’espace habité. "Quartier Nord" devient "Espace Nord" ; les habitants de "l’Harmonie" sont esseulés. Haut lieu de luttes urbaines - le coin a échappé plus d’une fois aux promoteurs - , là, dans les années ’90, prirent forme de tumultueux projets de relogement. Un peu tard pour tous les riverains chassés par les tours d’argent. Aujourd’hui, le trafic automobile généré par le couple bureaux-parking menace de rompre ce quartier fragile. "L’île" vit un moment charnière, entre le soulagement de ne pas être immergée et l’espoir entretenu de recréer un espace de vie désenclavé. PleinOPENair élira domicile dans l’un de ces terrains incertains, néanmoins (...) -
Black Mystic Erotic
Le Black Mystic Erotic est un ensemble à géométrie variable. Une formation de deux, trois, quinze ou vingt musiciens qui se connaissent de longue date pour avoir sévi dans les mêmes groupes (Orange Kazoo, Harmadik Fül , Cosmic Slop, RazziaŠ). Adeptes de l"improvisation, ils jouent souvent ensemble mais ne répètent jamais. Variable, leur répertoire l’est aussi : libre comme leur formation, on a parfois qualifié leur musique de free-groove, de jazz-rock à la Miles Davis, de musique ethniqueŠ En vérité, ils ne revendiquent aucun style, nom ou tradition, ce qu"ils donnent sur scène leur est propre. C’est peut-être leur nom qui résume le mieux leur musiqueŠ -
One Week
One Week (La maison démontable) "Le film est consacré à mes efforts pour assembler la maison que j"avais achetée en pièces détachées. Mon rival, furieux que je lui aie soufflé sa fiancée, se vengeait en changeant le numéro de mon lotissement, de sorte que je montais mon nid d"amour sur le terrain de quelqu"un d"autre. Il intervertissait aussi le numérotage des morceaux, si bien que la bâtisse achevée était la plus biscornue qu"on puisse imaginer. Rien n"était à sa place d"origine. Par exemple, la porte d"entrée se trouvait au deuxième étage. Il n"y avait pas d"escalier, et quand on voulait sortir, on dégringolait dans le jardin, ce qui me donnait l"occasion d"une chute spectaculaire" (Mémoires, p. 160). Un joli petit coin Réalisé d’après un spectacle de pantomime et tourné en décors naturels, dans le quartier Nord alors en démolition, le film se présente sous la forme d’une suite de situation comique et de gags entre deux clochards qui se rencontrent dans un terrain vague. Univers minimal, dérisoire, dans lequel les objets prennent vie autant que les personnages, comme dans les films burlesques de l’époque du muet, univers en décomposition, (...) -
ven 06.09.2002
-
Ancien Hôpital militaire d’Ixelles
Av. de la Couronne - Kroonlaan / 1050 bruxxel Entrée / ingang : rue Rodin straat Bus : 95, 96 / Tram : 81 Ce n’est pas la première fois que le PleinOPENair se retrouve sur ancien site militaire. Certains se souviendront des belles nuits etoilées à la Caserne Prince Albert ! Ici, il ne reste presqu’aucune trace de ce passé militaire. A peine deux anciennes ailes des bâtiments, situées aux deux extrémités du terrain, nous le rappellent encore. Et aussi quelques rangées de pierres classées et numérotées, qui attendent par beau et mauvais temps leur future reconstruction. L’ancien hôpital militaire était un gigantesque site de 6 hectares, objet de luttes urbanistiques pendant des décennies. La caserne fût désertée en 1974. L’hôpital déménagait alors à Neder-over-Heembeek. Le site qui était la propriété de l’Etat fédéral fut repris par la Région bruxelloise. Des promoteurs y réalisent un projet dans le cadre d’un programme établi par la Région. Environ 80 % du site, sont dévolus à des immeubles de logement, à un parc et à une place publique. Sur les terrains longeant l’avenue de la Couronne, le projet prévoit la réalisation d’environ 30.000 m2 de (...) -
Spook & the Guay
Ce groupe franco-espagnol a son QG à Toulouse. Ses influences sont aussi variées qu’elles sont nombreuses. Ils sont huit et passionnés de reggae, mais aussi de jazz, de punk, latino et jamaïcaine... Amis de longue date, ils se rassemblent depuis dix ans pour partager de sauvages aventures et faire la fête sur les podiums. Et c’est sur les planches que l’on doit absolument les découvrir ! Ils chantent en espagnol, français et anglais, la scène remplie de percussions et d’instruments à vent. Une explosion de joie, de bonne humeur et d’énergie positive communicative. Leur musique est un mélange de rock-latino, reggae, ska et dub. Ils ne définissent pas comme "engagés", mais ne peuvent s’empêcher d’évoquer certains thèmes récurrents dans leur répertoire, tels la tolérance, l’antifascisme et le racisme. -
La stratégie de l"escargot
Un vieil immeuble de la banlieue de Bogota. Le propriétaire, un nouveau riche genre "yuppie", veut mettre ses locataires à la rue. Malgré l’exiguïté oppressante de la bâtisse, les habitants y vivent depuis des années dans un esprit très convivial. Pour eux, il est hors de question de déménager. Plutôt mourir ! Pour résister à un délogement imminent, ils feront appel à leur propre ingéniosité. Il y a notamment Justo, un jeune révolutionnaire qui en appelle toujours aux masses ; Luis, un prêtre qui cherche l’apaisement ici-bas ; Gabriel qui se métamorphose en Gabriela pour mieux se vendre ; ou encore Misia Trina , témoin d’un miracle religieuxŠ Entraînés par Romero, l’avocat pas encore diplômé, ils tenteront d’abord de repousser l’expulsion au moyen de tous les subterfuges juridiques imaginables. Mais Jacinto, un vieil anarchiste espagnol exilé, propose une alternative malicieuse pour lutter contre l"arbitraire. C’est la stratégie de l’escargot. Autrement dit : comment appliquer aux bipèdes l’essence même du gastéropode... Gabriel Garcia Marquez a présenté ce film comme étant "le meilleur miroir de la Colombie de toute l’histoire de son cinéma". (...) -
sam 07.09.2002
-
Ancien Hôpital militaire d’Ixelles
Av. de la Couronne - Kroonlaan / 1050 bruxxel Entrée / ingang : rue Rodin straat Bus : 95, 96 / Tram : 81 Ce n’est pas la première fois que le PleinOPENair se retrouve sur ancien site militaire. Certains se souviendront des belles nuits etoilées à la Caserne Prince Albert ! Ici, il ne reste presqu’aucune trace de ce passé militaire. A peine deux anciennes ailes des bâtiments, situées aux deux extrémités du terrain, nous le rappellent encore. Et aussi quelques rangées de pierres classées et numérotées, qui attendent par beau et mauvais temps leur future reconstruction. L’ancien hôpital militaire était un gigantesque site de 6 hectares, objet de luttes urbanistiques pendant des décennies. La caserne fût désertée en 1974. L’hôpital déménagait alors à Neder-over-Heembeek. Le site qui était la propriété de l’Etat fédéral fut repris par la Région bruxelloise. Des promoteurs y réalisent un projet dans le cadre d’un programme établi par la Région. Environ 80 % du site, sont dévolus à des immeubles de logement, à un parc et à une place publique. Sur les terrains longeant l’avenue de la Couronne, le projet prévoit la réalisation d’environ 30.000 m2 de (...) -
Dread Litoko
Les fidèles du plein-air se souviendront de la séance de "poésie full contact", éructée il y a trois ans avant la projection de "Slam" par cette silhouette droite, alliant le mouvement de ses grands pas et la fixité de son regard, sautant du français au lingala, en passant par le latin et la parole rythmée du raggamuffin’ à la Linton Kwezi Johnson. Pour Dread Litoko, la poésie urbaine, le slam, est un instrument incisif de dénonciation des violences raciales quotidiennes, déguisées ou non en humour de bas étage par ceux et celles qui les pratiquent. C’est aussi un outil féroce de démontage des institutions nationales et des alliances destructrices, d’ "Elizabitch" aux massacres du Rwanda. -
Blurt
Il y a quatre ans, alors que Blurt faisait une (ré)apparition attendue à Bruxelles et plus précisément au Nova, un journal anglophone de la capitale expliquait que "le Nova et Blurt sont faits l’un pour l’autre. Le premier est un petit cinéma apocalyptique, éclos dans le ventre d’une banque. Le second est un petit costume taillé dans les entrailles du rock et du spoken word. Vous pouvez adorer l’attitude ou la détester, il y a autant de raisons pour l’un comme pour l’autre"Š Il y existe un lien particulier entre Blurt et Bruxelles. On ne sait plus très bien comment ce trio issu de la scène post-punk anglaise s’est ramifiée à la capitale de l’Europe, mais certains d’entre vous ont sans doute des souvenirs de "blurting" bruxelloisŠ Aujourd’hui, et même si aucun enregistrement récent n’est là pour nous le rappeler, Ted Milton balade toujours son iroquois discret, sa voix chaude, ses coups de sax déjantés et sa poésie décalée, en compagnie de ses acolytes. La formule n’a rien perdu de sa force et inviter Blurt au PleinOPENair ne tient en rien de la nostalgie. Juste un retour aux sources. Good blurtations ! http://www10.brinkster.com/blurt -
Saudade do Futuro
"Savoir s’orienter dans une ville ne signifie pas grand chose. Mais s’y perdre, comme on se perd dans une forêt, demande tout un apprentissage" (Walter Benjamin). Avec ses 16 millions d’habitants, Sao Paulo est l’une des plus grandes villes du monde. Des grattes-ciel aux quais de métro, des immigrés du Nordeste brésilien y pratiquent une sorte d’ opéra urbain, un art de la rue qui fait figure d’ancêtre du rapŠ Dans la cacophonie de la ville, accompagnés à la guitare ou au tambourin, ils improvisent des dialogues en formes de joutes oratoires. Ces vers chantés, inspirés de leur réalité quotidienne, sont de véritables chroniques sociales de la métropole, "ce géant infini ayant l’âge d’un gamin"Š Saudade est un mot de langue portugaise intraduisible dans d’autres langues. C’est le désir d’un bien dont on est privé, le regret d’une absence, le souvenir d’une personne ou d’un lieu, le très fort désir de revoir quelqu’un ou de retourner quelquepartŠ Saudade do futuro, c’est donc en quelque sorte la nostalgie du futurŠ -
ven 13.09.2002
-
Comines-Froissart
Rue Belliard straat / 1000 bruxxel Entrée / ingang : coin-hoek chaussée d"Etterbeeksesteenweg Bus : 59 Metro : Maelbeek / Schuman Le quartier européen est une énorme occasion manquée. Bruxelles n"a pas été capable d"y développer un urbanisme attractif. L’absence de coordination entre les nombreuses autorités communales, régionales et nationales compétentes et les différentes institutions européennes venues s’y installer, expliquent en partie ce gâchis. En laissant les promoteurs construire n’importe comment, la Belgique et l’Europe ont engendré une non-ville absurde et démesurée, sans ambiance et avec de moins en moins d’habitants. La récente ouverture d’un débat pour repenser l"avenir du quartier, ne doit pas rester un simple effet d’annonce. Elle doit déboucher sur une vraie confrontation d’idées et de projets. A moins qu’il ne soit déjà trop tard, quand les nouveaux "mammouths" s"apprêtent à sortir de terre : Ardennes-Belliard, Lex 2000 rue de la Loi, nouvelles annexes D4-D5 du Parlement, Berlaymont rénové, extensions du Juste Lipse et peut-être du Borchette, transformation du Résidence Palace en centre de congrès pour les sommets européens (...) -
Les ogres de Barback
Les ogres, c’est Mathilde (flûte traversière, piano, clarinette, choeur), Alice (violoncelle, contrebasse, choeur), Fred (parolier, chant, accordéon et guitare) et Sam (violon, guitare, épinette des Vosges, trompette). Ils sont tous quatre frères et soeurs, pour de vrai ! A mi-chemin entre les VRP et Brassens, leurs chansons se situent dans la lignée de groupes comme les Têtes Raides ou La Tordue. Mais leur musique prend aussi des accents tziganes, tant cette famille est passionnée de voyages et imbibée par la culture des gens du voyage. C’est ainsi que récemment, les Ogres ont collecté les fonds pour acheter un châpiteau, qu’ils ont appelé Latcho Drom. C’est parfois avec ce châpiteau qu’ils voyagent désormais, comme c’était le cas il y a quelques mois à BruxellesŠ -
Touche pas à la femme blanche
L’histoire revisitée de la guerre exterminatrice du général Custer contre les indiens d’Amérique, tournée dans les rues du Paris des années ’70 et le chantier des Halles transformé pour l’occasion en improbable Eldorado. Un film ovni du facétieux réalisateur de "La grande bouffe", où l’on retrouve d’ailleurs presque toute la bande : Maestroianni en ridicule général Custer belliqueux à souhait, Tognazzi en Indien "déchu" et salace, Piccoli en Buffalo Bill grandiloquant et cabotin, Noiret en général Terry dilettante et corrompu, et même quelques apparitions de Ferreri en photographe de presse. Mais aussi Reggiani en sorcier indien visionnaire, Deneuve en bourgeoise sainte-nitouche, Darry Cowl en taxidermiste extravaguant et Alain Cuny en vénérable chef indienŠ La naissance des Etats-Unis revue et à peine corrigée en un western satyrique aux accents anachroniques et révolutionnaires étrangement actuels. A quand l’histoire de l’Europe transposée dans les rues du Bruxelles des années 2000 ? A vous de l’imaginer par ce film mordant de feu Marco Ferreri, et ce en plein quartier européenŠ -
sam 14.09.2002
-
Comines-Froissart
Rue Belliard straat / 1000 bruxxel Entrée / ingang : coin-hoek chaussée d"Etterbeeksesteenweg Bus : 59 Metro : Maelbeek / Schuman Le quartier européen est une énorme occasion manquée. Bruxelles n"a pas été capable d"y développer un urbanisme attractif. L’absence de coordination entre les nombreuses autorités communales, régionales et nationales compétentes et les différentes institutions européennes venues s’y installer, expliquent en partie ce gâchis. En laissant les promoteurs construire n’importe comment, la Belgique et l’Europe ont engendré une non-ville absurde et démesurée, sans ambiance et avec de moins en moins d’habitants. La récente ouverture d’un débat pour repenser l"avenir du quartier, ne doit pas rester un simple effet d’annonce. Elle doit déboucher sur une vraie confrontation d’idées et de projets. A moins qu’il ne soit déjà trop tard, quand les nouveaux "mammouths" s"apprêtent à sortir de terre : Ardennes-Belliard, Lex 2000 rue de la Loi, nouvelles annexes D4-D5 du Parlement, Berlaymont rénové, extensions du Juste Lipse et peut-être du Borchette, transformation du Résidence Palace en centre de congrès pour les sommets européens (...) -
Visites guidées !
Samedi 14 septembre, c’est la Journée du patrimoine et c’est aussi la dernière date du PleinOPENair. Le rapport ? Les amoureux d"espaces verts, d"urbanisation harmonieus et de patrimoine savamment sauvegardé ; mais aussi tous les fans d’audace architecturale et de magouilles politico-immobilière, pourront le découvrir en se rendant au point de départ de notre grande visite guidée du patrimoine immobilier et européen à Bruxelles. Rendez-vous samedi 14/9 à 16h00, sur la place du Luxembourg. Qu’on se le dise ! -
Pakava It & Traktor
Moscou. Une groupe de quelques musiciens en manque d’espace décide un jour de sortir dans la rue, au soleil, pour répéter des morceaux faits de rythmes ska, de cuivres, de banjo et de liberté. La foule apprécie, se rapproche. La recette plaît. C’est ainsi que les Pakavi It, fanfare moderne, naissent. Ils jouent dans les rues, dans les trains, quand l’envie les prend de surprendre et de réjouir les passants. Ils ouvrent une brèche dans la réserve habituellement de mise dans les grandes villes russes, où l’on ne joue dehors qu’avec un chapeau et une permission. Aujourd’hui Pakava It se produit dans les clubs, les anniversaires, les festivals ; ils jouent avec des acteurs, des danseurs, des poètes, ils se griment et se déguisent toujours différemmentŠ Ce ne sera pas le premier voyage des Pakava It en Belgique. Ils gardent un souvenir impérissable de leur participation à "l’Antifar" avec les anversois du groupe Traktor qui, justement, viendront accompagner leurs amis moscovites au PleinOPENairŠ http://www.pakava.msk.ru/ -
Le grand embouteillage
A Rome, un homme d’affaires descend de son avion privé et monte dans sa Jaguar. Il se retrouve bloqué dans un embouteillage gigantesque, au milieu d’une vieille Fiat occupée par une famille napolitaine au complet, d’une Volkswagen dans laquelle un jeune homme s’apprête à rejoindre une jeune fille, d’une Mercédès où quatre hommes armés discutent, tandis qu’une ambulance transporte un blessé grave... Aux abords de cette bretelle d’autoroute, le décor est plutôt sinistre : terrains vagues, piliers d’un pont routier en construction, cimetière de voituresŠ Contraints à l’immobilité et à une cohabitation forcée, les automobilistes font face chacun à leur manière à la situation. La vie de l’embouteillage s’organise peu à peu mais l’étrange mélange social qui s’y crée va se mettre à dégénérer d’heure en heureŠ Comédie pessimiste et écrasante, "L’ingorgo" met en cause la misère matérielle et morale des rapports basés sur l’argent et sur le respect des valeurs traditionnelles. Il reste comme l’un des films les plus marquants de Comencini. Avec une belle brochette d"automobilistes tels Miou-Miou, Patrick Dewaere, Ugo Tognazzi, Marcello Mastroianni, Gérard Depardieu, Annie GirardotŠ