• ven 05.07.2019
  • 19:00 Expo

    Manon Bara, BE
    La peinture c’est pas du gâteau ! Entre natures mortes et peintures fraîches, voilà Manon Bara invitée à cuisiner ses toiles sur les murs du Nova. Artiste peintre et tant et plus, elle porte un regard libre sur tout ce qui l’entoure et y attrape des sujets, avec un goût bien prononcé pour la chair de la peinture et la texture des aliments. De retour à l’atelier, elle ne les lâche pas avant d’en avoir fait plus que le tour, d’en avoir extrait tout leur jus. Des Madones aux légumes frais, des chats perdus aux tartes à la crème, elle les admire, les laque, les grave, les agrandit : ils deviennent totalement siens. Ils nous parlent de la vie qui passe et du plaisir de la vivre. C’est un grand jeu, plein d’humour et de sérieux, fait d’emprunts et de citations, où les classiques de la peinture, de la culture pop et des objets du quotidien se portent et se répondent, se questionnent, menés par une énergie entière. Arrivent alors des images singulières, d’une sincérité touchante, voire déstabilisante, telle une tranche de jambon mise à plat dans son blister noir, dans la pure tradition des "bodegones" de l’école espagnole. Diva bruxelloise de la nature (...)
  • 20:00 Courts métrages

    En guise d’apéritif d’un Summer Stoemp que l’on vous promet gastronomique, le Nova vous invite à déguster sur le pouce et à l’œil, une série de films courts, cuisinés souvent avec humour, parfois totalement décalés, pour ne pas dire barrés. Des clips musicaux, des trouvailles improbables d’archives TV, des arcanes du Web, et autres ovnis cultes trop méconnus par certains mais jouissifs pour d’autres, à revoir sur grand écran... Bref un melting-pot surprise que l’on vous promet frugal, pimenté et… digeste ! Quoique l’on ne puisse garantir ce brassage audiovisuel sans agents conservateurs, ni arômes artificiels. Certaines bobines ont d’ailleurs perdu toute trace d’ingrédients, voire même de date de péremption. Mais pas d’inquiétude, notre équipe bénévole de fins goûteurs nous a permis d’en écarter les plus douteux. Seules les personnes allergiques à certaines épices cinématographiques sont priées de ne rien consommer ! Ou alors une bière dans chaque main, histoire de mieux faire passer la bonne heure de films à ingurgiter. Pour les autres, une seule bière suffira.
  • 21:00 Performance

    Miguel Camino & Léa Ricorday, BE
    Choisissez une recette, Dans toutes les langues, nous la chanterons à tue-tête, Nous la murmurerons à l’oreille, douce comme un vin de paille, Nous la crierons à en faire trembler vos entrailles. Juke-box recettes dans le bokaal. Variations pour plaisir oral. (Amenez aussi vos recettes chéries, nous les lirons c’est promis !) Dans le bokaal de l’entrée du Nova
  • 22:00 Concert

    BE
    Initié par l’AXOSO (Atelier de Création Sonore et Sauvage), GAML réunit six bruxellois.e.s dont la musique est directement inspirée du gamelan indonésien. Outre ce genre musical exotique dans nos contrées, la particularité de GAML se trouve dans les instruments employés : des casseroles usagées. La vaste batterie de cuisine instrumentale est ainsi pour l’essentiel issue de glanages pratiqués au Vieux Marché aux Puces de la Place du Jeu de Balle. Les récipients y ont été minutieusement sélectionnés pour leur potentiel mélodique et leur proximité sonore avec les percussions de bronze de tradition balinaise ou javanaise. La dichotomie entre les termes "musique" et "casserole" révèle l’essence expérimentale du projet. Dès les premières mesures, la transmutation des "bruits de casseroles" en mélodies cycliques propres au gamelan s’opère. Ponctué par un authentique gong ageng (le plus grand des gongs), les rythmes des anciens récipients culinaires, des gamelles de fer blanc cabossées aux marmites d’antan à l’émail émoussé, envoûtent leur audience jusqu’à la transe. Et de se retrouver le temps d’un concert à Bali, Java ou Sunda, lors d’une cérémonie sacrée (...)
  • sam 06.07.2019
    Tables d'hôtes 21:00
  • 19:00

    Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant
    Peter Greenaway, 1989, GB, 35mm, vo st fr, 124'
    Huis-clos esthétique, cruel et orgiaque dans un grand restaurant hors du temps et de l’espace, qui offre une fresque aussi nourrissante pour les sens que l’esprit. Les monceaux d’aliments, la somptuosité des décors, la précision de la mise en scène, la critique virulente de la société de la surabondance font penser à ces vanités du XVIIe siècle. Tout est exagéré et parfaitement maîtrisé : de longs travellings avec une foultitude de personnages affairés, la musique obsédante de Michael Nyman, les images Scope telles des tableaux vivants qui évoquent la peinture flamande, l’utilisation symbolique et changeante des couleurs qui s’ajoutent comme touche festive et inventive, sans compter le terrible accent français de Richard Bohringer. Le corps est montré dans toutes ses dimensions : manger, boire, déféquer, copuler, roter, vomir, saigner, hurler, chanter... Le faste côtoie la vulgarité, la sauvagerie mais aussi la délicatesse, jusqu’au paroxysme final. D’authentiques chefs cuisiniers jouent dans le film pour que les rythmes des couteaux et des gestes participent à ce ballet baroque et grandiloquent. Un chef d’œuvre rarement montré sur les écrans, à ne rater sous aucun prétexte !
  • 21:00 Combi Food

    Une paëlla c’est encore un plat du pauvre. Ben en plus y’a pas de blé. Devenu le plat prisé du touriste de la Costa del Sol, les riches la mangent à la fourchette dans une assiette. Nous ce sera dans le plat avec les pieds. Car cet été on mange du riche au cinéma. Voilà pourquoi une paëlla ! Sous les aisselles de la femme, entre les cuisses de l’amant, derrière la nuque de l’époux, nous aurons mis du riz à cuire. Un riz pauvre dans une paëlla au lait de riche, une recette qui tue. Entre les deux films, c’est juré, vous pourrez nous voir nous tailler le bras gitan et lorsque trois gouttes de notre sang viendront parfumer le bouillon obscur de ce plat terreux, aux doux parfum mozarabe. Nous vous la rendrons âpre et granuleuse, épicée et chaleureuse. Mais ne vous la servirons pas. Lorsque la viande (de blé) aura flambé, que la fève aura craqué et le poivron sera fumé, l’heure sera venue de vous asseoir en bande, en famille, tout le clan, toute la clique autour du plat. Et ce sera au moins sage de goûter le "socarat". En bouffrez-vous ? Mais oui baffrez-en vous. Vegan - Au gaz : Léa Ricorday et Miguel Camino Start 21:00 ! (cf Combi Food ) Film + (...)
  • 22:00

    Peter Richardson, 1987, GB, 35mm, vo st fr, 90'
    Cela faisait des années qu’on voulait vous le montrer, mais les copies de cette improbable comédie anglaise sont rares… Cette fois, c’est la bonne ! Croisement entre les Marx Brothers et "Dallas", selon l’expression de son réalisateur, cette fable trash et subversive réalisée initialement pour la télévision fit ensuite une mini-carrière au cinéma malgré un casting incroyable : on y croise notamment Shane MacGowan (les Pogues), Lemmy et les autres membres de Motörhead (qui ont écrit et interprètent le morceau-titre du film), Hugh Cornwell (les Stranglers), Bill Wyman (les Rolling Stones), ou encore Paul Mc Cartney… Son principal intérêt réside dans une lecture burlesque de la lutte des classes à travers le personnage d’Alex, gay et totalement vénère contre le système. Viré du "Bastards", le restaurant où il est serveur, Alex part sur les routes et rencontre d’autres insurgés avec lesquels il forme un gang révolutionnaire. Ensemble, ils vont se venger du patron du "Bastards", en en faisant le lieu le plus snob de Londres où la bonne société se précipite… pour manger (à son insu) du tartare de chair humaine. Et pas n’importe laquelle… Come on baby, eat (...)
  • dim 07.07.2019
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 18:30
  • 16:00 Cineketje

    Hayo Freitag, 2007, DE, DCP, fr , 79'
    Il était une fois trois vilains brigands, avec de grands manteaux et de hauts chapeaux noirs. La nuit, au clair de lune, ils se tenaient cachés au bord de la route. Le premier avait un tromblon pour menacer les voyageurs, le deuxième se servait d’un soufflet pour lancer du poivre dans les narines des chevaux, le troisième brandissait une énorme hache rouge pour briser les roues des diligences. Ils faisaient peur à tout le monde... jusqu’au jour où ils rencontrent Tiffany, une petite fille en route pour un terrible orphelinat. Ce conte de Tomi Ungerer publié en 1961 est le premier à avoir été adapté en long métrage, récompensé par le prix du public du festival international du film d’animation d’Annecy en 2008. Si l’histoire originale parle très peu de "bouffe", cette version animée répare cet oubli à travers le personnage de la directrice de l’orphelinat, droguée par le sucre et trafiquante de confiserie. Cet enrichissement du scenario original a été construit avec Tomi Ungerer, qui a collaboré étroitement au film et a donné sa voix au narrateur. Ce pur bijou profond et réjouissant est incontournable pour les petits, les plus âgés, ceux dont (...)
  • 18:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations. La Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:00 Première

    Otan o Wagner Sinantise tis Ntomates
    Marianna Economou, 2019, GR, DCP, vo st fr & ang, 73'
    Grèce, plaine de Thessalie. Dans cette région agricole vidée de son activité et désertée de sa jeunesse, Alexandros revient dans son village (Elias, 33 habitants) plutôt que de rester à la ville après ses études. Il reprend avec son cousin Christos leurs terres pour produire des tomates, aidés des grands-mères du coin. Qui de Wagner ou du chanteur grec traditionnel fera le mieux pousser les tomates ? Peut-on vraiment remplacer la marjolaine par de la menthe dans la recette de Mamie ? Un peu grave dans le fond mais plein d’humour partout, cette entreprise, peut-être désespérée et sûrement utopiste, tente de faire sens en lançant une conserverie bio dans le hangar de la maison familiale. Si le reste du monde est plus friand de Storytelling que de tomates, et ne comprend pas que le quinoa ne pousse pas en Grèce, Alexandros remet les mains du village en action, délie les langues et fait résonner à nouveau la cour de l’école abandonnée depuis longtemps de voix d’enfants. La caméra de Marianna Economou nous offre à voir le cœur de l’affaire : les rires de la pause café, les émotions cocasses d’un premier voyage hors du village (à Bruxelles !), les (...)
    + L’île aux fleurs
    Jorge Furtado, 1989, BR, 35mm, fr , 13'
  • 21:30

    Our Daily Bread
    Nikolaus Geyrhalter, 2006, AT, DCP, sans dial, 92'
    Jaune poussin, rouge jonagold ou flamboyant vert pâturage ; les couleurs jaillissent de toutes parts dans cet ode à l’industrie agro-alimentaire. C’est que les plans sont bons, travaillés et particulièrement millimétrés. Allez, osons le mot : la précision est chirurgicale. Du trajet de l’œuf au poulet ou du pommier au Round Up, Nikolaus Geyrhalter ne nous épargne rien. "Notre pain quotidien" nous confronte directement aux images d’ouvriers impassibles dans le jet massif de poussins ou, par exemple, à l’attente insoutenable d’éleveurs bovins en quête de semence. C’est voulu, rarement l’image aura eu tant de peine à insuffler une once d’humanité. Il fallait bien qu’un film joue les troubles-fêtes, voici le dépressif de la saison qui remporte haut la main le grand prix de la discussion de table : après avoir vu ce film - qui a fait la tournée des festivals - il vous sera bien compliqué de soutenir les opinions en faveur de la fureur industrielle. Dommage, cette esthétique fascinante, froide mais colorée, aurait presque plu aux lobbies.
  • ven 12.07.2019
    Tables d'hôtes 19:00
  • 19:00 Expo

    La peinture et la sculpture ont conduit Éric Van Osselaer aux expansions d’univers de modulations de l’air dans le temps. Avant que les lutheries et musiques des primeurs le fasse basculer dans un projet de création visuelle. À partir des évolutions rythmiques de coupes de légumes et fruits frais assemblés par Éric, le processus se transforme en un périple composé de milliers de mémoires visuelles. L’immersion sensorielle - odeurs, structures et couleurs - est travaillée dans la lumière, produisant des évolutions de scénographies abstraites et vivantes sur des feuilles de verre, captées sur pellicule photosensible. Une partie du résultat de ces recherches formelles fascinantes pourra être admirée dans le couloir d’entrée de Nova tout le week-end en présence d’Éric. 12.7 > 14.07, aux heures d’ouverture du Nova.
  • 19:00 Performance

    Guy Cardoso, BE, 60'
    Métier ambulant en voie d’extinction, le rémouleur était encore une figure familière des quartiers populaires des années 1950, hélant en rue les ménagères, cuisiniers et autres bouchers à venir faire "repasser" leurs outils tranchants. En hommage à ce service ancestral, Guy Cardoso, artiste manuel aux multiples facettes, installera sa meule à eau professionnelle en début de soirée dans la caisse de l’entrée du Nova, le bokaal. Accompagné de vinyles jazzy de sa collection, il se fera un plaisir d’affûter votre couteau de cuisine préféré, à condition que ce dernier lui soit amené emballé en toute sécurité. La roue de Guy ne pourra cependant pas fonctionner toute la soirée, aiguiser prend du temps. Seuls les premiers arrivés seront donc assurés de voir leurs lames rénovées.
  • 20:00

    Tian bian yi duo yun
    Tsai MING-LIAN, 2004, FR-TW, 35mm, vo st fr & nl, 115'
    Suite à une canicule dévastatrice, les autorités taïwanaises demandent aux habitants de préférer le jus de pastèque à l’eau. Mais la chaleur exacerbant les sens, certains trouvent d’autres fonctions au cucurbitacée… Au départ d’une rencontre entre une jeune femme esseulée et un jeune acteur porno qui lui cache son métier qu’il pratique dans l’immeuble même où elle habite, "La Saveur de la Pastèque" mélange les genres avec bonheur, comme rarement au cinéma. Émaillé de scènes cocasses, voire burlesques, où les personnages sont le plus souvent muets, signe de leur solitude et incommunicabilité, le film bascule par moments dans une comédie musicale à l’esprit "camp", dont les chorégraphies fantasques sont le contre-point du drame sentimental qui se joue entre les jeunes gens. Ainsi, sous sa fraîcheur exubérante, son érotisme aux scènes de sexe déroutantes, et son humour grinçant, "La saveur de la pastèque" porte un regard grave sur des questions existentielles ayant trait à l’indifférence de notre société, la fragilité des sentiments et ses désirs frustrés, dont la scène finale, point paroxystique d’un film hors norme, est une réponse pour le moins confondante…
  • 21:30 Performance

    Nora Kasa, BE
    "On ne joue pas avec la nourriture", nous disait maman quand, enfant, on était assis à table. Ceci n’est pas quelque chose qu’on entendra dire de Nora Kasa. Pour elle, l’acte de manger est un jeu en soi, un jeu sensuel dans lequel elle est passée maîtresse, et auquel elle nous invite à jouer. Entre les séances de cette soirée aux arômes aphrodisiaques, Nora nous accompagnera avec une série de performances interactives qui explorent le côté lascif de manger et, d’une certaine façon, se faire manger…
  • 22:00 spectacle-performance

    BE, vo fr , 45'
    Tout commence dans une cuisine. Prise de vertiges pastoraux, la bouche pluvieuse, une jeune femme tente de préparer un repas... "J’avais pensé à quelque chose comme une fricassée de tripes en sauce blanche ou une joyeuse marinade de fleurs sauvages aux champignons cuite... à l’étouffée ou à sec… suivant les humeurs du soir. (…) Je suis restée un long moment stoïque, les bras ballants, à rêvasser... le frigidaire ouvert. Jusqu’au moment où les paysages de ton corps ont fait irruption dans ma rêverie." L’eau déborde, les pamplemousses éclaboussent, les coquilles d’œufs craquent, une montagne de farine vole en éclat, l’inassouvissement exprimé tel un live païen, où les mots écrits avec le ventre et les tripes, parlent d’appétit, un appétit des corps – des flâneries - des plaisirs et des paysages… CABANE.MURMURE est un rugissement. Une forme entre deux âges - entre deux sexes - entre deux rives - qui brouille les pistes et erre sans jamais vraiment chercher à se fixer. Ici on fait du sexe comme les enfants jouent à chat. Tout se mélange, on ne sait plus ce qui est à qui, combien de mains baladeuses et qui est dans qui… CABANE.MURMURE ce sont les (...)
  • sam 13.07.2019
    Tables d'hôtes 21:00 Microboutiek 18:30
  • 14:00 Workshop

    Explorer le rap de la pomme et les complaintes de la pastèque nostalgique au stéthoscope. Essayer des flûtes multi-légumes ou apprendre le swing de l’endive. Chuchotements de tomates et chips frais à scruter avant fusion gustative... Pour Éric Van Osselaer, sculpteur et musicien, la cuisine est un endroit magique, d’éveil quotidien pour nos sens, de découvertes dans l’espace et le temps. D’une saison à l’autre, les fruits et légumes deviennent des instruments de musique omni-sensoriels. Tantôt utilisés tels quels, tantôt travaillés et usinés avec des outils de luthier, de bricoleur, de chirurgien... voire même de cuisinier. Venez les admirer, les écouter, les palper ou les manger, en compagnie d’Éric, le temps d’une pause café ou de toute la durée de cet atelier interactif accessible à tout public. 14:00 > 16:00 - salle du Nova
  • 18:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations. La Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:00

    Jûzô Itami, 1989, JP, 35mm, vo st fr, 114'
    Goro, un routier aux allures de cow-boy, débarque pour se restaurer dans une gargote d’un quartier populaire de Tokyo, gérée par Tampopo (Pissenlit en japonais), une veuve qui tente de gagner sa vie honnêtement. Fin connaisseur, Goro trouve sa soupe de nouilles insipide, et sous l’insistance de Tampopo, accepte de l’aider à se dépasser. L’aventure commence. Au fil d’une multitude de situations comiques, souvent digressives avec la gastronomie comme fil conducteur, plusieurs personnages excentriques les aideront dans leur quête du râmen parfait. Grand classique du film culinaire, "Tampopo" est aussi un bel hommage au cinéma de genre, notamment au travers d’un gangster raffiné, accompagné de sa maîtresse, dont l’intrigue secondaire est propice à des scènes parmi les plus belles du film, comme la célèbre séquence du jaune d’œuf d’un érotisme rarement atteint sur grand écran… Bref, un film attachant hautement divertissant, qui met toujours de bonne humeur, et de bon appétit !
  • 21:00 Combi Food

    Au début, juste le regarder. Sans bouger. Déjà rien qu’à l’idée, votre cœur frémit. Vos doigts se battent avec vos baguettes, quelques gouttes de sueur, perdues sur votre front, n’aspirent qu’à rejoindre le fond. Elles ruissellent sur le coin de votre bouche. C’est salé, ça y ressemble, c’est presque vous. Bouillon, bouillon, dis-moi qui est le plus bon ? Même si tout ne vous est pas familier, reconnaissez qu’il fait bon quand on mange des Râmen. Que c’est chaud et humide comme, en été, un ciel nuageux. Et puis il y a le son. C’est à qui fera le plus de bruit en suçant ses nouilles qu’on offrira un prix. Et si vous reconnaissez tous les ingrédients, vous aurez un baiser de maman. Et maintenant, allez-y, plongez dans le yaki obscur de vos envies sucrées-salées. 板前 / au gaz : Miku Enomoto Start : 21:00 (voir info combi food) Film + Food > 10€/8€ - Food only 6€ (VéGé) réservations conseillées : nova@nova-cinema.org
  • 22:00

    Lloyd Kaufman, 2006, US, DCP, vo st fr, 103'
    La chaîne American Chicken Bunker construit un fast-food sur le site d’un vieux cimetière indien. Malgré la protestation d’activistes remontés contre ce projet blasphématoire, le jour J de l’inauguration arrive, déclenchant la malédiction de l’ancienne tribu qui transformera les consommateurs en poulets-zombies ! Si l’on ne s’en tenait qu’à ce résumé, cette énième production Troma pourrait sans doute passer pour l’une des pires de son catalogue. Et pourtant, c’est tout l’inverse qui se passe ! Les acteurs y sont étonnement convaincants, se prenant au jeu d’un film à l’humour potache (souvent sous la ceinture), aux effets spéciaux granguignolesques exponentiels et tout aussi hilarants (quoique d’un mauvais goût certain), où l’outrance générale tient presque du génie tant les codes y sont poussés à l’extrême ! La satyre est omniprésente, du chef d’entreprise machiste véreux à la contestataire queer opportuniste, le tout sublimé par des scènes de comédie musicale décalées, tel un Rocky Horror Picture Show génétiquement modifié ! En somme, un film d’horreur familial drôlement mené, à voir entre ami.e.s. Et de convaincre tout fan de bidoche industrielle (...)
  • dim 14.07.2019
    Tables d'hôtes 18:30
  • 19:00 Première

    Nicole Vögele, 2018, DE-CH, HD, vo zh st fr, 116'
    Kuo et sa femme cuisinent pour les noctambules de Taipei, capitale de Taïwan, trépidante et surpeuplée de jour comme de nuit. Excepté la cantine du couple à front d’une rue que l’on soupçonne préservée du tumulte général. Au fil des gestes quotidiens de Kuo, de la préparation des repas à ses visites en mobylette au marché central, en passant par les rencontres qu’impliquent un tel travail de nuit, le film se transforme petit à petit en une méditation cinématographique sur les moments intermédiaires qu’offre une ville suspendue au temps nocturne. La beauté des images captées avec patience et précision sur pellicule photosensible, les discussions anodines ou les silences révélateurs de clients de passage ou de réguliers du coin, se succèdent tels des Haïku pour former un tableau vivant à hauteur humaine. Doté d’une bande son tout aussi travaillée, le film tient plus de l’essai documentaire, la réalisatrice se proposant de rechercher une réponse poétique, une promesse de salut face à une vie urbaine qui ne connaît plus de répit.
  • 21:30 Show Performance

    Éric Van Osselaer, BE
    Ce concert-performance aux expérimentations ludiques de Tzadik olfactif à contre-pied, s’annonce unique vu les instruments et l’homme-orchestre en jeu, dont la folie communicative n’a d’égale que son ingéniosité. Lasagnes et salades musicales du jour, composées avec les sons singuliers des chants primeurs. Batterie de fruits et légumes frais, carotte irlandaise, chicon Castafiore et expressivité du poireau mammifère, sont quelques-uns des éléments d’une cuisine musicale qui joue aux palais de nos oreilles une performance relationnelle vivante. Ou ce que l’on voit, goutte et entend, titille les tympans de nos synesthésies inversées. Laboratoire poly-sensoriel de voyages improvisés, érotismes brutaux de reliefs extrêmes de fragilités, les virtuosités de la vie végétale qui tente sérieusement amuser, à faire évoluer les qualités relationnelles avec le Blanc-Blond-Belge maladroit qui les tripotent : se cherchent, trébuchent, suent, apparaissent parfois… Quantique !
  • ven 19.07.2019
    Tables d'hôtes 19:00 Microboutiek 19:00
  • 19:00

    – Bon alors, on leur fait quoi à ceux du Nova ? La recto-verso ou on campe les classiques, type BLT ? – Ah non, on va s’amuser quand-même ! Déjà il faut faire le coup du toast, ce truc va conquérir le monde. – Ok ! Et on le pimp à l’ail. C’est du nouveau et comme ça on est dans le thème de la soirée. – Et paraît que le groupe qui joue après le film, et ben leurs chansons ont des noms de sandwichs..! – Parfait. Du coup on ouvre avant le film et avant le concert et on envoie les dwichs en mode photocopieur. Et s’il reste du pain, on chope leurs recettes et on les refait à la sortie, non ? – Banco ! Aux grille-pain, coincés dans le bocal, deux spécialistes dans le domaine ! Ils exécuteront en direct et sans trucage leurs plus belles trouvailles dans l’art si noble et tant dévalorisé du sandwich. Une passion partagée et nourrie depuis peu. Et l’ail y sera célébré comme il se doit. Pour résumer, sandwichs créations et nourrissants à petits prix pour tous ceux qui passent par l’entrée du Nova.
  • 19:00

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations. La Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 20:00

    Les Blank, 1980, US, HD, vo st ang, 51'
    En chanson et en recettes, c’est une ode à l’ail que Les Blank (cf. notre programmation précédente "Folk on Films") nous offre en réunissant des amoureux de la tête et de la gousse : un gitan espagnol passionné par les galbes appétissantes au point de la chanter, un festival hippie pour célébrer ce trésor de mère nature, un restaurant californien cuisinant un 14 juillet l’ail sous toutes ses formes, etc. Le tout accompagné de folks de régions reculées du monde entier. On sentirait presque la douce et piquante odeur d’ail s’échapper de l’écran ! À la limite de la comédie musicale, ce documentaire empathique nous fait traverser l’histoire de la "smelling rose", les réticences de certains, la conviction des autres, ou encore comment il a sauvé le peuple espagnol de la famine durant la guerre civile. La planète semble graviter autour de l’ail. C’est le plaisir de se réunir, de mettre les mains dans la farce, d’en manger à satiété ou d’en parler jusqu’à plus faim, que les images de Les Blank nous transmettent, comme ces simples femmes au foyer éclairées des multiples vertus de cette plante potagère, ou ces gourous excentriques vouant un culte païen aux bulbes magiques !
    + Werner Herzog Eats His Shoe
    Les Blank, 1980, US, DCP, vo st fr, 22'
  • 22:00 Concert

    Comme on le sait, la plie est victime de la surpêche et d’un mode de pêche destructeur de l’environnement. C’est néanmoins en mer du nord que chalutent encore de nombreux navires de fonds car c’est chez nous que son stock mondial est le plus important. Ce singulier poisson écume le fond sablonneux des mers, mais lorsque la plie arrive sur nos côtes, on en a l’eau à la bouche ! Cuisinée de multiples manières, de surprise en plaisir, La Plie peut aussi nous servir sa "sandwich music", garnie de tranche de surf, rondelle de muzak, tartinée à la dub, punk en sauce et salade country. C’est pourquoi ses morceaux musicaux sont affublés de titres évocateurs tels que le Jambon Beurre, le Fitness Dinde, le Broodje Haring ou la Pita Falafel. Rosalie Stevens (synthé, batterie, mélodica), Wilf Plum (batterie, basse, guitare) et Fred Deltenre (guitare, basse, batterie) composent ce banc de poissons insaisissables, qui nagea déjà dans les eaux tumultueuses du Nova lors de son PleinOPENair 2016. Il est conseillé de dévorer La Plie avec les oreilles et de l’écouter sans mise en bouche. Et, si ce n’est ce soir fraîchement au Nova, ses morceaux de choix seront bientôt (...)
  • sam 20.07.2019
    Tables d'hôtes 21:00
  • 19:00

    I epithesi tou gigantiaiou mousaka
    Panos H. Koutras, 1999, GR, 35mm, vo st fr, 99'
    Une terreur gluante et tremblotante s’est abattue sur Athènes. Une montagne de viande hachée, béchamel et aubergines hante les autoroutes, le centre-ville, tel un poids lourd croisé avec une limace mutante. Ce gros tas meurtrier d’origine extra-terrestre est à déguster au deux cent septantième degré, température de cuisson conseillée. Les scènes de panique où les passants font du surplace en se tordant les joues sont épiques. Les travestis sentimentaux, astrophysiciens homos en blouse rose, journalistes télé déjantés, bimbos de l’espace en jupette et responsables de la catastrophe... épicent ce miracle gastronomique. Les effets spéciaux bricolés et poussifs donnent au gratin tueur un petit air mélancolique. Et en plus de vous offrir une des meilleures recettes de série Z, le film révèle la recette authentique de la moussaka ! Incontournable.
  • 21:00 Combi Food

    Avec ou sans pommes de terre, turque ou grecque, avec des tomates ou des courgettes, sans aubergines, en couche, en bloc, sans béchamel, du gruyère ou surtout pas… S’ils se disputent tous de blog en forums, de qui leur mère ou leur grand-père sait la vérité, nous on sait une chose : elle se doit d’être géante ! Aussi grosse qu’une soucoupe volant. A peine serez vous remis de ses effrayantes attaques, elle vous sera servie toute chaude et gratinée pour vous nourrir et vous rassurer. Pas d’inquiétudes, aucun résidu radioactif du tunnel quantique dans sa sauce blanche. Alors préparez vos estomacs, ouvrez la bouche et ne criez pas, et faudra tout manger la moussaka. Vegan - Au chalumeau : Sachiyo Honda (sous réserve) Start : 21:00 (voir info combi food) Film + Food > 10€/8€ - Food only 6€ réservations conseillées : nova@nova-cinema.org
  • 22:00

    (Director’s cut)
    Winshluss, 2009 / 2018, FR, DCP, vo, 67'
    Malgré ses 67 habitants, Villemolle n’est pas si paisible qu’il n’y paraît. Vous saurez tout sur les turpitudes de la vie et la gestion du brave petit village, guidés par Franck Ballon, son maire inépuisable et jamais à court d’idées pour construire l’avenir de sa commune. La preuve ? Un journaliste parisien de l’émission "Villages de France" vient recueillir images et témoignages à l’occasion du son et lumière qui va dévoiler son passé glorieux. Tout cela peut sembler loin de notre thématique gourmande mais détrompez-vous, le lac de sangria (Sangria ex Machina est la devise locale), la saucisse de hamster et sa fabuleuse légende sont des ingrédients essentiels de cette saga rurale, sans oublier l’abominable attaque de virus mutant qui transforme les habitants en zombies mangeurs de chair humaine. Et là, tout bascule. Cascades, scènes de mutilations artisanales et explosions atomiques, Villemolle 81 respecte les codes du genre tout en proposant une réflexion sur la place du zombie dans la société française d’aujourd’hui. Ils sont comme ça à Villemolle : simples, généreux et arrangeants !
  • dim 21.07.2019
    Tables d'hôtes 19:00
  • 17:00

    De Geschiedenis van het varken (in ons)
    Jan Vromman, 2017, BE, HD, vo nl st fr, 122'
    Sur des extraits Super8 d’une fête breughélienne où la cochonnaille tient le haut du pavé, Jan Vromman se remémore Wingene, son village natal qui détenait alors le record belge du nombre de cochons par habitant. Au départ de ses souvenirs d’enfance, le réalisateur nous emmène dans un voyage autant introspectif que pluridimensionnel sur l’histoire du cochon domestique, son élevage traditionnel, son rapport à l’homme et sa symbolique à travers les âges et les continents, jusqu’à son exploitation industrielle pour nos assiettes. Film encyclopédique, riche en archives iconographiques, mais aussi en rencontres au travers d’un périple en Europe jusqu’en Chine, "l’Histoire du cochon (en nous)" dénonce en sous-texte l’indifférence totale de notre époque face à un animal réduit à la richesse de sa viande, et à sa gloutonnerie anecdotique comparée à la voracité de l’homme vis-à-vis du vivant et son environnement. Narré à la première personne, emprunt d’une poésie nostalgique d’un monde ancien où l’homme et l’animal ne faisaient qu’un, "L’Histoire du cochon (en nous)" est d’abord le film miroir de notre humanité aujourd’hui dévoyée. En présence du réalisateur
  • 20:30

    Sedmikrásky
    Vera Chytilová, 1966, CZ, DCP, vo st fr, 74'
    Fatiguées de trouver le monde vide de sens, Marie 1 et Marie 2 s’ennuient et décident de tout bousculer, semant désordres et scandales dans des lieux publics. « Tout est dépravé en ce monde... Nous allons donc aussi être dépravées ! ». Si cette paire de Marie peut faire penser aux deux demoiselles de Rochefort pour leur fraîcheur, leur apparente légèreté et la forte tonalité sixties, elles s’en démarquent par leur attitude volontairement écervelée, jubilatoire, féministe et provoquante. Gourmandise, escroqueries au restaurant, sensualité liée à la nourriture, bataille de bouffe, destruction joyeuse... tout passe à la moulinette des deux héroïnes nihilistes et rigolardes. Des collages, du pop-art, des inventions visuelles et sonores proches de l’expérimentation parsèment le film. On en prend plein les yeux et les oreilles. Tout est jeu, fête, improvisation avec une liberté de ton et une audace formelle décapantes. Liberté qui aura de courts jours devant elle car le film est sorti en 1966, juste avant le Printemps de Prague de 1968. Il se savoure jusqu’au générique de fin, qui remet en perspective tout ce qu’on a vu avant. Un bijou, de la première à la dernière minute.
  • 22:00 Concert

    Célèbre duo bruxello-nippon, Alek et Les Japonaises est enfin de passage au Nova, après avoir écumé pas loin d’une vingtaine de pays en dix ans d’existence, et plusieurs centaines de lieux improbables. Salles de fête, bars, rues, écoles, maisons de retraite, appartements privés, salon de coiffure, jusqu’aux hauts lieux de culture et autre champs de patates, tout espace qu’ils occupent se transforment tantôt en piste de dance disco 70’s, tantôt en salle de remise en forme aérobique 80’s, qui très vite se muent en bal populaire survolté des années techno. Leur énergie communicative semble inépuisable, et dès les premiers beats d’une pop aux accents kitchs de hit parade, le public est conquis ! Car Alek et Les Japonaises a non seulement le don de nous faire danser, mais aussi rigoler ! Les chansons en japonais, français, espagnol ou néerlandais se succèdent dans un joyeux foutraque, drainant un humour absurde et réjouissant. L’autodérision n’est pas en reste, jusqu’à leurs costumes de scène d’un goût souvent douteux, mais portés avec classe, toujours éblouissants. En ce jour de fête nationale, il était donc évident de les inviter pour nous donner la (...)