• jeu 11.04.2019
  • 19:00 Expo

    Après une première chez Constant en janvier dernier, le collage blasphématoire s’invite sur les murs du Nova, poursuivant la célébration du domaine public ! Quelques mois plus tard, mixes, remixes et autres dessins ont évolués collectivement, à coup d’impression, ré-impression, surimpression. Toujours plus de liberté, de copie, d’interprétation à la mémoire de ces auteurs morts en 1948 !
  • 20:00

    斬、 [ZAN]
    Shinya Tsukamoto, 2018, JP, DCP, vo st fr & ang, 80'
    Sa coiffe est impeccable, son allure juvénile et son style tranchant, Mokunoshin Tsuzuki est le ronin - samouraï sans maître - dont tout village rêverait pour le protéger des affres de la guerre ou du grand banditisme sauvage. Justement, le calme du hameau se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une horde de gueules fracassées en quête d’occupations. Mais les contours trop civilisés de Mokunoshin cachent un vice qui rend les choses plus compliquées qu’une partie d’escrime : il n’a jamais tué et ne semble pas avoir envie de verser le sang. La vie des antagonistes aussi aurait-elle de l’importance ? Porté par une caméra à l’épaule naturaliste, ce film de samouraï se révèle particulièrement surprenant dans son traitement du rapport à la mort et au meurtre. Si "Killing" semble démarrer par l’éloge nostalgique d’un mode de vie et d’un paysage nippon médiéval, c’est pour mieux en sabrer les codes et remettre à plat l’essence de cette pensée rigoriste, figée et farouchement meurtrière. Réalisé en trois semaines et avec les idées affûtées, ce film s’érige comme réponse à la pensée militariste nippone portée par le gouvernement japonais dans un pays hanté (...)
  • 22:00

    電柱小僧の冒険 [DENCHÛ KOZÔ NO BÔKEN]
    Shinya Tsukamoto, 1987, JP, super8 > video, vo st ang, 47'
    Un jeune ado se voit rejeté par ses camarades, suite à la pousse d’une barre de métal dans son dos. Affublé de cet étrange appendice, Hikari, aka Denchu-Kozo (littéralement, le garçon au pylône électrique), se propulse 25 ans plus tard dans un futur menacé par des vampires cyborgs. Avec l’aide d’une femme coiffée d’un livre, le jeune héros tentera de sauver la planète. Tsukamoto a 26 ou 27 ans lorsqu’il tourne cette fiction fantaisiste, jouée quelques temps plus tôt sur scène par sa troupe le Kaijyu Theater, et dont des éléments préfigurent sa saga Tetsuo. C’est son dernier film en Super8 couleur, format qu’il expérimente depuis l’âge de 14 ans. Tous les effets spéciaux y sont déjà exploités : pixillation et animation en stop-motion, effets visuels et costumes exubérants, le tout en un montage énergique sous fond de musique rock déjantée. Nous sommes à l’âge d’or du "jishu eiga" au Japon, ces films Super8 underground auto-produits dès la fin des années 70 par une jeune génération remplie de rage et de passion, dont Tsukamoto et ses obsessions techno-monstrueuses est l’un des plus fameux représentants.
  • ven 12.04.2019
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    鉄男
    Shinya Tsukamoto, 1989, JP, DCP, vo st ang, 67'
    Début des années 80, "Akira", le manga de Katsuhiro Otomo fait une entrée fracassante dans la culture populaire du Japon. L’un des personnages, Tetsuo, est un sale gosse humilié par ses amis dont le bras enfle jusqu’à devenir un membre étranger et terrifiant. 1989, "Tetsuo" débarque au cinéma dans le premier film de Tsukamoto. Et là, personne n’en revient indemne ! Tourné dans un noir et blanc granuleux sous ou surexposé, construit sur des séquences hallucinées et hallucinantes, des accélérés hystériques, des stop-motions saccadés, des montages cuts/hypercuts, "Tetsuo" est une fête foraine à lui seul, version trash cyberpunk biomécanique… L’histoire de cet homme peu-à-peu transformé en machine jusqu’à l’effroi nous roue littéralement de coups à force d’images chocs, de bande-son glaçante et métallique signée Shu Ishikawa, de rythme effréné et de scènes totalement surréalistes et violentes. Et Tetsuo devient ainsi l’image repoussoir-cauchemar de l’homme plongé dans la ville déshumanisante qui fait de lui sa prothèse, celle d’un monde d’acier, artificiel, possédant sa propre logique aveugle et terrifiante de colonisation.
  • 20:00

    Si les deux premiers "Tetsuo" avaient déjà étés programmés au Nova, le dernier faisait encore défaut. Voilà qui est réparé ! Et pour mieux vous régaler, les trois films à la fois, par ordre chronologique. Certes, c’est une réelle épreuve, peu d’entre vous en ressortiront indemnes, on prend le pari. Un seul "Tetsuo", déjà, il faut se le manger dans la tronche tabassée à coup de montage cut, de séquences hystéros, de chaires sanguinolentes gangrénées par l’acier. Alors trois !!! Mais si l’on vous soumet à ce défi, c’est que les trois "Tetsuo" sont une seule et même variation autour de l’homme trans-machine qui mesurent sur trente ans l’évolution d’un cinéaste génial.
  • 22:00

    鉄男Ⅱ BODY HAMMER
    Shinya Tsukamoto, 1992, JP, DCP, vo st ang, 80'
    Construit à nouveau autour des thèmes de l’humiliation et de la vengeance "Tetsuo : The Body Hammer" met au centre de sa narration un employé de bureau insipide et sans histoires, qui tente de faire face à une bande de "cyborgs" quand elle agresse son gamin. Mais alors qu’il tente de se défendre, la bande l’enlève et le soumet à des expériences qui nouent chairs et métaux pour construire le nouvel homme, l’arme suprême. Sauf qu’évidemment, Taniguchi n’en demandait pas tant même s’il est prêt, maintenant, à venger toutes les humiliations. Alors que le premier "Tetsuo" s’étalait dans un noir et blanc superbe, le second s’empare de la couleur pour construire son récit entre bleu et rouge. Les moyens de productions aussi sont nettement plus importants dans ce second opus. Mais pour autant, la même furie destructrice préside à la réalisation de cette seconde partie avec une autre variation sur la colonisation de la chair par la machine.
  • 24:00

    鉄男 THE BULLET MAN
    Shinya Tsukamoto, 2009, JP, 35mm, vo st ang, 71'
    "Tetsuo III : The Bullet Man" ressemble à nouveau à une version cyberpunk de Hulk. L’acteur anglophone Eric Bossick a les airs fadasses de Superman en complet, lunettes et malette. Et il porte aussi à bout de bras sa femme neurasthénique. Mais l’ennui bascule quand une voiture écrase volontairement son seul bonheur, son gamin sous ses yeux (séquence choc genre western apocalyptique). Totalement abattu, incapable de faire face d’abord, sa colère prend le pas et la machine grandit en lui. La haine produit la mutation, le métal qui s’immisce sous la peau a la texture de la chaire. Mais il semblerait que rien ne soit dû au hasard.... Filmé en HD qui permet toutes les souplesses et la froideur des images crues, ce "Tetsuo" ose tout. Caméra portée et lancée tout azimut, angles de vue acrobatiques, ellipses narratives puissantes et hallucinées, montage surdécoupé, Tsukamoto va encore plus loin que dans les deux premiers volets (si si, c’est possible !). Et si l’intrigue est minimaliste, le final est grandiose !
  • sam 13.04.2019
    Tables d'hôtes 18:30
  • 19:00

    Lisanne Pajot & James Swirsky, 2012, US, HD, vo st fr, 103'
    Ce documentaire recompose le parcours de quatre développeurs de jeux vidéo indépendants majeurs ("Braid", "Super Meat Boy" et "Fez"), aux personnalités aussi différentes que charismatiques, galérant pour réussir à se faire une place au milieu de la jungle qu’est l’énorme industrie du jeu vidéo. Industrie ayant depuis quelques années largement dépassé celle du cinéma et des autres business du divertissement. En voulant faire des jeux indépendants, ces développeurs ont droit à une liberté de création sans limite car ils ne sont pas soumis à des contraintes de rentabilité économique. Revers de la médaille : se faire une place au milieu de jeux à plusieurs milliards, et de plateformes de distribution ("Steam", "Xbox Live", …) peu concernées par de ‘petits’ jeux. Des passionnés du jeu vidéo au bord de la crise de nerfs, mettant le reste de leur vie de côté pour travailler jour et nuit à ces petites perles hors du commun. Un film accessible à tout le monde, joueurs acharnés, joueurs du dimanche … Ou pas joueurs du tout.
  • 21:00 Courts métrages

    short films
    Avec le machinima, le jeu vidéo n’est plus seulement un divertissement interactif mais aussi un outil pour créer de nouvelles œuvres à part entière, en l’occurrence des films. C’est le cas de "Red vs. Blue" qui utilise le moteur du jeu de tir à la première personne Halo pour détourner l’action et les codes de cet univers guerrier en dialogues existentiels et en quiproquo absurdes. C’est le cas aussi de "Plastic Garden", qui détourne les limitations graphiques de Call of Duty pour nous faire ressentir le vide de la catastrophe nucléaire. Mais d’autres détournements existent, où le virtuel s’invite dans le réel, comme avec "Neighboorhood" ou "Swatted", qui se penche sur ce "canular" étatsunien consistant à envoyer des unités du SWAT (police paramilitaire) chez d’autres joueurs en train de retransmettre leurs parties en direct. Enfin, avec "The Air of the Earth in Your Lungs", cette séance nous invite à trouver un nouvel équilibre dans notre rapport au jeu vidéo, en abandonnant la manette pour un instant… Pour un instant seulement.
    Neighborhood
    Kaori Kinoshita & Alain Della Negra, 2005, FR, HD, vo st fr, 17'
    Red vs Blue
    Burnie Burns, 2003, US, HD, vo st fr, 15'
    Swatted
    Ismaël Joffroy-Chandoutis, 2018, FR, DCP, vo ang st fr, 21'
    ...
  • dim 14.04.2019
    Tables d'hôtes 18:30
  • 15:00

    斬、 [ZAN]
    Shinya Tsukamoto, 2018, JP, DCP, vo st fr & ang, 80'
    Sa coiffe est impeccable, son allure juvénile et son style tranchant, Mokunoshin Tsuzuki est le ronin - samouraï sans maître - dont tout village rêverait pour le protéger des affres de la guerre ou du grand banditisme sauvage. Justement, le calme du hameau se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une horde de gueules fracassées en quête d’occupations. Mais les contours trop civilisés de Mokunoshin cachent un vice qui rend les choses plus compliquées qu’une partie d’escrime : il n’a jamais tué et ne semble pas avoir envie de verser le sang. La vie des antagonistes aussi aurait-elle de l’importance ? Porté par une caméra à l’épaule naturaliste, ce film de samouraï se révèle particulièrement surprenant dans son traitement du rapport à la mort et au meurtre. Si "Killing" semble démarrer par l’éloge nostalgique d’un mode de vie et d’un paysage nippon médiéval, c’est pour mieux en sabrer les codes et remettre à plat l’essence de cette pensée rigoriste, figée et farouchement meurtrière. Réalisé en trois semaines et avec les idées affûtées, ce film s’érige comme réponse à la pensée militariste nippone portée par le gouvernement japonais dans un pays hanté (...)
  • 17:00

    Harun Farocki, 2012-2014, DE, HD, vo ang st ang, 43'
    Harun Faroki a durant toute sa carrière montré l’envie de décortiquer les médias audiovisuels pour en comprendre les influences sur nos modes de représentation, la fin de son oeuvre se tourne tout naturellement vers le jeu vidéo, à l’extrême limite de la poésie et de l’interactivité. Les épisodes I-IV de Parallel, conçus avant tout comme une installation dans l’espace sur quatre écrans, sont montrés ici en une seule œuvre continue aussi immersive que réflexive. Chaque épisode s’attarde sur un aspect de la création d’images numériques : réalisme, algorithmes des personnages, artefacts. Harun Farocki choisit de nous placer au cœur même du jeu vidéo, au centre du code et de la création d’images de synthèse, pour mieux analyser le rapport que, comme tout art avant lui, celui-ci entretient avec le réel.
    + Super Mario Movie
    Cory Arcangel, 2005, US, Nintendo Entertainment System, sans dial, 15'
  • 19:00

    Cyril Bérard, 2016, FR, HD, vo fr , 66'
    Quand des motivés du numérique imaginent la création d’un jeu vidéo avec un groupe de personnes issues d’un centre psychiatrique, le chemin est progressif et l’exploration fourmillante. De manière périodique, le petit groupe de résidents se retrouve pour apporter une nouvelle pièce à l’édifice. L’idée, tout créer de zéro : les images, la musique et le gameplay. Tout en procédant par essai-erreur, les résidents se prennent au jeu et sont amenés à vivre des expériences sensorielles très variées en faisant par là avancer le projet. Découverte des manettes et des principes du ‘shoot them up’, écriture de la musique ou encore construction 3D des personnages interprétés par les résidents, nous emportent dans la découverte d’une création audacieuse et sortie des sentiers battus de la conception vidéoludique.
  • 21:00

    Josef Rusnak, 1999, DE-US, 35mm, vo ang , 100'
    "The Thirteen Floor" commence comme un bon film de série B : les acteurs ne sont pas terribles, on peine à avoir de l’empathie pour les personnages, on sent qu’il y avait du budget pour la déco mais pas trop, on se dit que "Matrix" est sorti la même année et on s’apprête à sortir de la salle quand, tout d’un coup, le film prend une toute nouvelle tournure… À l’occasion de son premier "téléchargement" dans l’univers virtuel sur lequelle il travaille depuis six ans, Douglas Hall se rend compte que le résultat dépasse toutes ses attentes en termes de réalisme, et parvient à nous (spectateurs) faire croire à sa stupéfaction. Mais, en faisant irruption sans précaution dans cette réalité virtuelle, Hall déclenche une crise existentielle chez l’un des personnages non-joueurs, crise qui ne va pas tarder à rattraper Hall dans la réalité… Sur fond d’enquête policière accablante contre le personnage principal, une réflexion pas si mal ficelée sur la frontière parfois poreuse entre réel et virtuel.
  • jeu 18.04.2019
  • 20:00 Courts métrages

    Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt deux ans que cette opportunité existe et qu’elle est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance à openscreen@nova-cinema.org.
  • ven 19.04.2019
  • 20:00 Performances & Films

    Une nouvelle soirée XP dans la programmation du Nova pour réjouir nos sens. Après notre module précédent "Observando el cielo" qui se tournait vers les hauteurs du cosmos, on vous dirige cette fois vers les tréfonds de la terre avec des résurgences qui s’associent aux mouvements de l’âme. Les expérimentations de cette soirée, tant en cinéma qu’en musique, expriment ces mouvements enfouis en chacun de nous pour les offrir à notre psyché avide de nourriture poétique et s’affranchir un peu de la dure réalité de notre monde.
    + Loup Uberto
    Loup Uberto, FR, 30'
    + Wave behavior
    Lewis and Clovic, FR, 16mm, 35'
    + ilill
    Mariette Michaud, Jean-Philippe Saulou, BE, 40'
  • sam 20.04.2019
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 18:30
  • 18:30

    La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, Vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est alimentée par son propre public et s’enrichit au grès des évènements de cinéma et autres que le Nova invite. La collection entière est inventoriée sur le site de la Microboutiek.
  • 19:00 Films-Performance

    Appel à participation ! Tous formats, 2019
    Des films dans le domaine public ? Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Qu’on peut désormais faire des projections publiques sans s’inquiéter des droits d’auteurs et manipuler les images à sa guise, faire des re-montages, des collages, des sur-impressions et même des installations… Alors fonçons ! Cette séance publique sera l’occasion de montrer vos "re-créations". Une seule contrainte, la durée : de 1 à 5 minutes. Vous trouverez quelques films à triturer sur le lien indiqué plus bas (en plus de ce que vous glanerez de votre côté). Envoyez tout à l’adresse mail ci-dessous avant le 13 avril svp ! Mariette : mariette@collectifs.net Materiel numérique : https://frama.link/pdd2019
  • 21:00 Live Soundtrack

    Chant, boîte à bourdon, batterie minimaliste (toms, cymbale bricolée), harpe préparée amplifiée, archet en cuir motorisé, métallophone indonésien, bouts de métaux écrasés, dispositif électronique, c’est la panoplie déployée par ce nouveau duo composé de Léa Roger (Guili Guili Goulag/Félon) et de Célia Jankowski (Vitas Guerulaïtis/Flies Rattle/collectif H.A.K.). Influencé autant par les musiques traditionnelles que par les musiques expérimentales, OSILASI crée une narration aux contours extensibles, en jouant sur les dynamiques sonores, les décalages rythmiques et la modulation dans la répétition. Leur musique oscille entre intériorité et physicalité, toujours en tension, toujours sur le fil. Osilasi Tue-Tête Vitas GuerulaÏtis Death Day Sergueï Eisenstein, 1931-1934, n&b, 15’ 20 Composé d’images tournées par Eisenstein pour son film inachevé, "Que viva Mexico", "Death Day" capte dans la fête des morts les valeurs archaïques d’un peuple colonisé. Romance sentimentale Sergueï Eisenstein,1930, n&b, 20’ La nature se déchaîne ou s’apaise. Un femme au piano chante les mouvements de son coeur... Tempête sentimentale... Joie et (...)
  • dim 21.04.2019
    Tables d'hôtes 18:30
  • 17:00

    斬、 [ZAN]
    Shinya Tsukamoto, 2018, JP, DCP, vo st fr & ang, 80'
    Sa coiffe est impeccable, son allure juvénile et son style tranchant, Mokunoshin Tsuzuki est le ronin - samouraï sans maître - dont tout village rêverait pour le protéger des affres de la guerre ou du grand banditisme sauvage. Justement, le calme du hameau se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une horde de gueules fracassées en quête d’occupations. Mais les contours trop civilisés de Mokunoshin cachent un vice qui rend les choses plus compliquées qu’une partie d’escrime : il n’a jamais tué et ne semble pas avoir envie de verser le sang. La vie des antagonistes aussi aurait-elle de l’importance ? Porté par une caméra à l’épaule naturaliste, ce film de samouraï se révèle particulièrement surprenant dans son traitement du rapport à la mort et au meurtre. Si "Killing" semble démarrer par l’éloge nostalgique d’un mode de vie et d’un paysage nippon médiéval, c’est pour mieux en sabrer les codes et remettre à plat l’essence de cette pensée rigoriste, figée et farouchement meurtrière. Réalisé en trois semaines et avec les idées affûtées, ce film s’érige comme réponse à la pensée militariste nippone portée par le gouvernement japonais dans un pays hanté (...)
  • 19:00 Live Soundtrack

    Vinyl Soundtrack
    David Wark Griffith, 1915, US, 35mm, sans dial, st ang, 193'
    Griffith, homme du Sud avec une vision idoine de l’Histoire, signe ici un film d’exploitation, roublard, d’après le roman de Thomas Dixon Jr, qui finance en partie le film ! Pari réussi, puisqu’à la diffusion de "Naissance d’une Nation", le Klu Klux Klan moribond de l’époque renaît de ses cendres, et une partie du public noir, émue et dégoutée, provoquera des attentats contre des salles. Sebastien Demeffe et Guillaume Maupin avaient concocté une bande son à ce film pour le Nova en 2016, à partir de leur collection de vinyls et de quelques autres documents. Entre temps, Griezmann et son "blackface", mais aussi les Zwarte Piet, font polémique, et Trump a vraiment été élu (avec des collaborateurs et des arguments proches des thèses racistes du film) et il n’a pas été foutu de condamner les violences de l’Alt Right à Charleston ! Les deux musiciens ont enrichi leur travail, refusant à Griffith le dernier mot, mettant en perspective la naissance d’une nation musicale, où le mythe d’une musique distinctement noire et blanche est battue en brèche, alors que se construit une musique américaine. D’un œil goguenard et habité, l’Afrique musicale raconte, (...)
  • jeu 25.04.2019
    Tables d'hôtes 18:30
  • 19:00 Films + rencontre

    Sonia Cantalapiedra, 2016, FR, HD, vo, 60'
    "Saint-Alban, une révolution psychiatrique" retrace l’histoire de cet asile psychiatrique créé en 1821 dans un château médiéval de Lorèze, qui pendant la seconde guerre mondiale fut un lieu de résistance, d’ouverture et de survie. En ouvrant grand les portes sur la campagne et les fermes alentours et en faisant participer les malades aux travaux agricoles, l’hôpital permit de ne pas succomber aux restrictions alimentaires. Il accueillit et cacha aussi des résistants, des juifs, intellectuels et artistes fuyant les persécutions de l’occupation allemande d’une part, et du franquisme d’autre part, dont le médecin psychiatre Francesc Tosquelles. L’apport thérapeutique de ce dernier, centré sur la "sociothérapie active", marquera longtemps le fonctionnement de Saint-Alban, en repensant la folie dans la conscience de sa pleine humanité. En présence de Sonia Cantalapiedra et du Docteur Jean-Christophe Vignoles
    + Mémoire filmique de Saint-Alban
    Nicolas Janaud, Jean-Christophe Vignoles & Jocelyn Dupont, 2018, FR, super8 > video, vo fr , 33'
  • ven 26.04.2019
  • 20:00 Prima Nova

    Julia Clever, 2018, BE, DCP, vo fr & ang & de st fr & ang, 61'
    Après des études en audiovisuel au RITCS, de nombreux projets entre performance, installations et captation, des films tournés pour le théâtre, Julia Clever réalise un premier long métrage délicat, entre journal filmé et film de famille En Belgique, elle suit d’étranges reconstitutions de batailles de la Seconde guerre mondiale mises en place par des amateurs étonnants. Le passé vient prendre corps dans son présent, lui-même hanté par la figure imposante de son grand-père, soldat dans la Wehmarcht. Fouillant dans ses propres archives filmées, questionnant son père, elle remonte le temps pour cerner la figure ambiguë de ce vieil homme. Devant sa caméra défilent documents, objets et photographies retrouvées depuis sa mort. Peu-à-peu, les portraits se croisent, les points de vus se multiplient, l’Histoire se morcelle en histoires. Alors, avec douceur, dans cet entrelacement d’épaisseurs temporelles, entre ici et là-bas, aujourd’hui et hier, une autre vision des hommes et de l’histoire s’ébauche, entre héritage familial et mémoire collective. Une vision vivante et lucide, avertie et réconciliée. Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice
  • 22:00

    斬、 [ZAN]
    Shinya Tsukamoto, 2018, JP, DCP, vo st fr & ang, 80'
    Sa coiffe est impeccable, son allure juvénile et son style tranchant, Mokunoshin Tsuzuki est le ronin - samouraï sans maître - dont tout village rêverait pour le protéger des affres de la guerre ou du grand banditisme sauvage. Justement, le calme du hameau se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une horde de gueules fracassées en quête d’occupations. Mais les contours trop civilisés de Mokunoshin cachent un vice qui rend les choses plus compliquées qu’une partie d’escrime : il n’a jamais tué et ne semble pas avoir envie de verser le sang. La vie des antagonistes aussi aurait-elle de l’importance ? Porté par une caméra à l’épaule naturaliste, ce film de samouraï se révèle particulièrement surprenant dans son traitement du rapport à la mort et au meurtre. Si "Killing" semble démarrer par l’éloge nostalgique d’un mode de vie et d’un paysage nippon médiéval, c’est pour mieux en sabrer les codes et remettre à plat l’essence de cette pensée rigoriste, figée et farouchement meurtrière. Réalisé en trois semaines et avec les idées affûtées, ce film s’érige comme réponse à la pensée militariste nippone portée par le gouvernement japonais dans un pays hanté (...)
  • sam 27.04.2019
  • 20:00 Film + concert

    Elsa Doniol-Valcroze, 2017, FR, DCP, vo fr st ang, 49'
    A travers l’imaginaire des forêts, se tisse tout un trajet de retour aux sources autour des portraits croisés de Bernard Michaud, forestier et préparateur en bois de lutherie, et Thierry Gomar, percussionniste-improvisateur. Le film évoque l’accélération et l’étirement du temps. Élément central de leurs activités, leur rapport au temps en révèle une perception très particulière. La résonance, thème inhérent du film, est la vibration que l’on perçoit entre deux notes, deux couleurs, deux situations, deux personnes, proches ou éloignées. Le film met en miroir ces voies d’apprentissage qui réaffirment la place essentielle de la transmission pour assurer la continuité. L’intuition est indispensable pour amener une perspective de cheminement, de processus et d’expérimentation. Un film sur la recherche de prolongations de gestes... En présence de la réalisatrice
    + Concert
    Thierry Gomar, Henri Tournier, FR, 45'
  • dim 28.04.2019
  • 10:00 Workshop

    A l’occasion de cette programmation autour du jeu vidéo, Isabelle Arvers viendra animer un atelier de création de machinima. Tu as toujours rêvé de voir tes personnages de jeux vidéo préférés incarner d’autres rôles que ce qu’ils jouent d’habitude ? Tu voudrais voir un de tes film projeté dans une vraie salle de cinéma ? Rejoins cet atelier ! Les machinimas sont des films conçus à partir de jeux vidéos. Ouvert à tous (à partir de 8 ans), l’atelier permettra à chacun de découvrir l’histoire de cette pratique, les différentes techniques et réaliser son propre film.
  • 19:00

    Benjamin Nuel, 2012, FR, HD, vo fr , 80'
    Terroristes désœuvrés et militaires anti-terroristes sans emploi ont suspendus les hostilités et tuent ensemble le temps dans un château gardé par une poule en jouant au ping-pong, en se baladant dans la forêt voisine ou en discutant du sens de la vie. Dans un univers aux allures becketiennes, le réalisateur détourne les personnages du FPS(*) Counter-Strike, pour développer une narration sans action et pleine de dialogues (le comble pour un jeu de guerre !) mêlant réflexions absurdes et humour existentiel. Une fois dépassée, ou acceptée, l’esthétique aride de cette animation minimaliste nous permet à notre tour de divaguer à l’intérieur de nous-mêmes, avant d’être rattrapé par l’apocalypse, représentée ici de manière singulièrement vidéoludique.
  • 21:00

    Hironobu Sakaguchi, 2001, US-JP, DCP, vo st fr & nl, 106'
    Voici le premier film (à 140 millions de dollars) en images de synthèse photo-réaliste réalisé par le créateur de la série de jeux "Final Fantasy". Nous sommes en 2065, sur une planète Terre en plein chaos, où les derniers humains survivent sous un gigantesque champ de force. Des esprits extraterrestres tombés sur la planète via une météorite absorbent toute forme de vie par simple toucher en capturant leurs âmes. Commence alors une lutte féroce entre deux clans. Les premiers, dirigés par le général Hein, veulent détruire les spectres grâce à un canon spatial, qui pourrait aussi éliminer les derniers humains vivant sur terre. Les deuxièmes, plus scientifiques et moins brutaux, principalement Aki, l’adjointe du professeur Cid, s’engagent dans une voie plus difficile : la reconstruction d’un rythme spirituel aidé par les rêves mystérieux d’Aki. Un film pas si proche du jeu, qui pourrait décevoir les gamers les plus aguerris, mais des images et techniques assez époustouflantes et révolutionnaires pour l’époque qui donnent à "Final Fantasy : The Spirit Within" des allures de luxueux machinima.
  • mar 30.04.2019
  • 20:00 Live Soundtrack

    NAMES HAVE BEEN CHANGED : Sound/Reading for Incest Porn-43’----- 
ADMIT IT’S KILLING YOU (AND LEAVE) : Sound/Reading for Gay Porn-43’ 
 Video, 2017
    Performance audio-visuelle "Off" exceptionnelle ! En collaboration avec l’"Ecole de Recherche Graphique, ERG… On n’a pas beaucoup de temps. On va devoir sauter les préliminaires. Pour certain.e.s d’entre vous, cela nécessitera de suspendre votre incrédulité, de mettre de côté votre scepticisme, veuillez ouvrir votre esprit et accepter les deux prémisses suivantes." – Premièrement, avoir des enfants est contraire à l’éthique. – Deuxièmement, les familles rendent la démocratie impossible. Nous vivons à une époque où les programmes dominants des LGBT tournent de plus en plus autour des thèmes de la famille, du mariage, de la reproduction et du service militaire. Les termes culturels de l’analyse sociale et de l’organisation autour de ces questions exigent une capitulation agressive devant les notions particulièrement humanistes et occidentales de la famille nucléaire, ainsi que devant les définitions de l’espace privé et de l’espace public. Par conséquent, les rejets critiques féministes et queer des structures familiales (nucléaires et autres) sont de plus en plus rares. Il est pratiquement impossible de comprendre les abus de la violence (...)
  • jeu 02.05.2019
  • 20:00 Performances & Films

    Comment lumière et couleur forment (influencent) les sons ? Et vice versa ? Lumière et sons participent grandement au travail des musiciens, artistes, performers expérimentaux, pour provoquer des réactions ou comme éléments principaux de leurs propositions. Pour le spectateur se pose alors la question : qui du son ou de la lumière prend l’ascendant ? Quel élément influence l’autre dans le processus et dans sa perception ? Lors de cette soirée, 4 artistes viennent perturber les frontières entre les spectres visuels et auditifs. Les performances de Manuel Lima, Mariska De Groot et Michael Vorfeld sont complémentaires et répondent à une sélection de courts métrages de Luke Fowler (présent lui aussi pour une rencontre). Cet événement est une collaboration entre Nova et Q-O2 et fait partie du Festival : "Oscillation : on sound’s nature" >> http://oscillation-festival.be
    + Nibiru
    Mariska De Groot, 25'
    + Light Bulb Music
    Michael Vorfeld, 20'
    + Whistle Song
    Manuel Lima, 25'
    + Enlighten voice
    + A Grammar For Listening - Part 3
    Luke Fowler, 2009, GB, 16mm, vo ang , 13'
    + Composition pour un écran flottant, avec Toshiya Tsunoda
    2008, 16mm
    + David
    2009, GB, 16mm, 3'
    + Mum’s Cards
    2018, 16mm, 9'
  • ven 03.05.2019
  • 20:00

    斬、 [ZAN]
    Shinya Tsukamoto, 2018, JP, DCP, vo st fr & ang, 80'
    Sa coiffe est impeccable, son allure juvénile et son style tranchant, Mokunoshin Tsuzuki est le ronin - samouraï sans maître - dont tout village rêverait pour le protéger des affres de la guerre ou du grand banditisme sauvage. Justement, le calme du hameau se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une horde de gueules fracassées en quête d’occupations. Mais les contours trop civilisés de Mokunoshin cachent un vice qui rend les choses plus compliquées qu’une partie d’escrime : il n’a jamais tué et ne semble pas avoir envie de verser le sang. La vie des antagonistes aussi aurait-elle de l’importance ? Porté par une caméra à l’épaule naturaliste, ce film de samouraï se révèle particulièrement surprenant dans son traitement du rapport à la mort et au meurtre. Si "Killing" semble démarrer par l’éloge nostalgique d’un mode de vie et d’un paysage nippon médiéval, c’est pour mieux en sabrer les codes et remettre à plat l’essence de cette pensée rigoriste, figée et farouchement meurtrière. Réalisé en trois semaines et avec les idées affûtées, ce film s’érige comme réponse à la pensée militariste nippone portée par le gouvernement japonais dans un pays hanté (...)
  • 22:00

    電柱小僧の冒険 [DENCHÛ KOZÔ NO BÔKEN]
    Shinya Tsukamoto, 1987, JP, super8 > video, vo st ang, 47'
    Un jeune ado se voit rejeté par ses camarades, suite à la pousse d’une barre de métal dans son dos. Affublé de cet étrange appendice, Hikari, aka Denchu-Kozo (littéralement, le garçon au pylône électrique), se propulse 25 ans plus tard dans un futur menacé par des vampires cyborgs. Avec l’aide d’une femme coiffée d’un livre, le jeune héros tentera de sauver la planète. Tsukamoto a 26 ou 27 ans lorsqu’il tourne cette fiction fantaisiste, jouée quelques temps plus tôt sur scène par sa troupe le Kaijyu Theater, et dont des éléments préfigurent sa saga Tetsuo. C’est son dernier film en Super8 couleur, format qu’il expérimente depuis l’âge de 14 ans. Tous les effets spéciaux y sont déjà exploités : pixillation et animation en stop-motion, effets visuels et costumes exubérants, le tout en un montage énergique sous fond de musique rock déjantée. Nous sommes à l’âge d’or du "jishu eiga" au Japon, ces films Super8 underground auto-produits dès la fin des années 70 par une jeune génération remplie de rage et de passion, dont Tsukamoto et ses obsessions techno-monstrueuses est l’un des plus fameux représentants.
  • sam 04.05.2019
  • 19:00

    Kaori Kinoshita & Alain Della Negra, 2009, FR, HD, vo ang st fr, 80'
    Imaginez un homme-chat, un esclave sexuel et un pasteur célébrant une messe virtuelle : toutes ces personnes se rencontrent sur "Second Life", jeu en ligne sorti en 2003. Ici, tout le monde est libre d’être qui il veut, de développer son espace, de faire ce qu’il a envie de faire. Alain Della Negra et Kaori Kinoshita semblent d’abord observer le monde virtuel comme une échappatoire, un défouloir pour faire ce que le réel n’autorise pas, débouchant parfois sur un certain humour absurde, comme ces femmes qui œuvrent pour la planète en plantant des arbres… virtuels. Mais, lentement, la frontière entre les deux mondes s’estompe. Non pas que l’un se confonde avec l’autre, mais simplement que les actions effectuées dans le monde de "Second Life" ont des répercussions dans la réalité. Le programme devient alors un espace d’émancipation, la promesse d’un monde libertaire qui se concrétise au bout du désert. Et si le jeu, loin de nous asservir et de nous isoler, nous libérait et nous socialisait ?
  • 21:00

    斬、 [ZAN]
    Shinya Tsukamoto, 2018, JP, DCP, vo st fr & ang, 80'
    Sa coiffe est impeccable, son allure juvénile et son style tranchant, Mokunoshin Tsuzuki est le ronin - samouraï sans maître - dont tout village rêverait pour le protéger des affres de la guerre ou du grand banditisme sauvage. Justement, le calme du hameau se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une horde de gueules fracassées en quête d’occupations. Mais les contours trop civilisés de Mokunoshin cachent un vice qui rend les choses plus compliquées qu’une partie d’escrime : il n’a jamais tué et ne semble pas avoir envie de verser le sang. La vie des antagonistes aussi aurait-elle de l’importance ? Porté par une caméra à l’épaule naturaliste, ce film de samouraï se révèle particulièrement surprenant dans son traitement du rapport à la mort et au meurtre. Si "Killing" semble démarrer par l’éloge nostalgique d’un mode de vie et d’un paysage nippon médiéval, c’est pour mieux en sabrer les codes et remettre à plat l’essence de cette pensée rigoriste, figée et farouchement meurtrière. Réalisé en trois semaines et avec les idées affûtées, ce film s’érige comme réponse à la pensée militariste nippone portée par le gouvernement japonais dans un pays hanté (...)
  • dim 05.05.2019
  • 19:00

    Gus Van Sant, 2003, US, 35mm, vo st fr, 81'
    En 2003, Gus Van Sant s’inspire d’ "Elephant" d’Alan Clarke, projeté en deuxième partie de soirée, pour réaliser un film autour de la tuerie du lycée de Columbine. Outre le titre d’Alan Clarke, Van Sant se saisit de l’esthétique du film, faite de travelling accompagnant les personnages et de boucles temporelles. C’est que le but de Van Sant est le même que celui de Clarke : comprendre cet "éléphant dans notre salon", selon l’expression anglaise, c’est à dire dévoiler les soubassements sociologiques d’un problème que personne ne veut voir, aussi gros soit-il, qu’il s’agisse du conflit nord-irlandais dans un cas, ou du malaise contemporain des adolescents américains dans l’autre. Comme les commentateurs de faits divers, Van Sant égrène les possibles explications : famille démissionnaire, environnement hostile du lycée ou encore… le jeu vidéo, évoqué également par son traitement de l’image inspiré des jeux en first person shooter. Mais aucune explication ne suffit : quelque chose, dans cette soudaine violence, résiste. Rien n’obéit à une chaîne causale simple. Comment alors mettre à jour un système qui fonctionne comme une algorithme complexe (...)
  • 21:00

    Alan Clarke, 1989, IE, HD, sans dial, 39'
    En 1989, Alan Clarke réalise pour la télévision "Elephant", une suite d’exécutions toutes issues de rapports de police réels, qui dresse le sombre portrait de l’Irlande du Nord de l’époque, en plein climat de guerre civile. Un quart de siècle plus tard, Hugo Arcier remet en scène "Elephant" dans le jeu vidéo GTA 5 avec "Eleven Executions". Ces œuvres mises côte-à-côte donnent quelque peu l’impression d’observer un joueur en pleine session d’un jeu de die and retry : essayer, mourir, réessayer. Avec Gus Van Sant dont le film ouvre la soirée, les trois auteurs tentent chacun à leur manière de percer le mystère de la violence, et ses logiques systémiques. Si Alan Clarke nous montre de manière succincte un simple corps en action, pour nous laisser chercher des réponses dans les décors, les démarches, les vêtements..., Hugo Arcier, observe la réaction des algorithmes face à la tuerie. Chaque exécution est rejouée deux fois, et le jeu répond différemment à chaque fois. Ces films cherchent le graal du joueur et du citoyen : comprendre le code du jeu pour le maîtriser, comprendre le système pour s’en libérer.
    + Eleven Executions
    Hugo Arcier, 2015, FR, HD, sans dial, 36'