• mer 04.04.2018
    Microboutiek 19:00
  • 19:00

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, elle s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova. Venez donc y faire un tour pour apporter du sang neuf à votre bibliothèque cinéphilique ! À l’occasion de cette petite rétrospective, un nouvel arrivage spécial : des éditions, des sérigraphies et le disque vinyle de la bande originale du film "Les Garçons Sauvages" ! Pour réaliser l’univers sonore des "Garçons Sauvages", Bertrand Mandico a fait appel à Pierre Desprats, talentueux compositeur de musique de film et ingénieur du son français, à Hekla Magnúsdóttir, une musicienne islandaise et joueuse de thérémine et au duo Scorpion Violente, indus et rythmique que vous pourrez entendre le 5 avril en concert dans la salle. Le tout forme un enchevêtrement de strates mêlant créations originales et morceaux entêtants. Le cinéaste nous prépare également un document spécial à tirage limité, illustré et écrit à base de photos d’exploitation. Autre édition [*" Féminisme, rafale et politique… Les écrits du cinéma incohérent n°1 "*] est tout d’abord (...)
  • 20:00

    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à (...)
  • jeu 05.04.2018
  • 20:00 Compilation

    Ces trois films de Bertrand Mandico s’inscrivent dans la lignée du travail qu’il poursuit depuis plusieurs années avec sa muse Elina Löwensohn. "Y a-t-il une vierge encore vivante ?" et "Prehistoric Cabaret" sont deux des volets d’une série de 21 films en 21 ans comme autant de témoignages de leur complicité artistique. Elina Löwensohn est également l’interprète principale de "Notre-Dame des Hormones", aux côtés de Nathalie Richard.
    Prehistoric cabaret
    Bertrand Mandico, 2013, FR, 16mm > video, vo ang st fr, 11'
    Notre dame des hormones
    Bertrand Mandico, 2014, FR, 16mm > video, vo fr st ang, 32'
    Y’a-t-il une vierge encore vivante ?
    Bertrand Mandico, 2015, FR, 35mm > video, vo ang st fr, 17'
  • 22:00 Concert

    Scott Scorpion et Thomas Violente
    Groupe phare d’une électro underground très 21ème siècle issue de l’Est français (déjà foyer de groupes comme Nox), Scorpion Violente joue sur un imaginaire et des références évoquant la série B et le cinéma Z dans tout ce qu’ils ont à la fois de brutal, de provocateur mais aussi de factice et de kitsch, à l’image de la pochette de leur premier album, "Uberschleiss" (un disque devenu très dur à trouver) illustré d’une image de messe noire aussi cheap qu’emblématique. Membres de La Grande Triple Alliance Internationale, le groupe partage avec ces autres formations le goût pour les sujets scabreux, l’ironie et un son parfois dur, parfois enfantin. Le son du groupe partage ces mêmes qualités : synthés et boites à rythmes répétitifs hérités des années 80, minimalisme cheap et obscurité électronique. Bondage, viol et satanisme créent un pont très naturel vers l’univers de Bertrand Mandico, pour qui le groupe a soit composé, soit mis à disposition ses morceaux.
  • ven 06.04.2018
  • 20:00 Compilation

    Réalisateur de courts métrages avant tout, Bertrand Mandico accède au cinéma par l’école de cinéma d’animation des Gobelins à Paris. Il réalise des films d’animation, puis des films de commande, des projets plus indépendants ou parfois subventionnés qui par chance lui laissent toujours une grande part de liberté. Dans cette compilation, nous retraçons par une succession de films courts l’évolution du travail si particulier de l’artiste mêlant arts plastiques et cinéma dans une osmose unique. Rituel obligatoire pour Bertrand Mandico, le tournage de tous ses films se fait en pellicule. La contrainte, la beauté plastique, les aléas en résultant lui procurent une adrénaline indispensable pour réaliser. Nous n’aurons qu’une seule copie pellicule de sa filmographie, mais rassurez-vous ses œuvres retranscrites en numérique transmettent toujours le charme qu’il cherche à rendre par cette technique que le Nova affectionne tout autant que lui.
  • 22:00

    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à (...)
  • sam 07.04.2018
  • 19:00

    En écho à la séance d’ouverture du festival de Yamagata de 2017, nous vous proposons une sélection de courts métrages de Matsumoto Toshio. Pionnier de l’expérimentation au Japon, il entame sa carrière de réalisateur en 1955 par un film de commande pour la promotion du vélo, "Ginrin". Co-réalisé avec Jikke Kobo et Tsuburaya Eiji, "Ginrin" évoque les fantasmes d’un vélo. Un délire doux et coloré qui, selon le festival de Yamagata, ouvrira une nouvelle ère du cinéma expérimental nippon. Documentaire d’avant-garde conçu pour la télévision "Nishijin" ambitionne d’évoquer les contradictions inhérentes à la lutte contre le pacte de sécurité liant USA et Japon par le prisme de la vie quotidienne du quartier des artisans de la soie de Nishijin à Kyoto. Ce travail documentaire très précis sera pourtant à l’origine du licenciement de Matsumoto par la télévision publique. Bien plus tard, en 1975, il conçoit "Everything Visible Is Empty", un film qui explore le langage et son expression graphique sur le chant cinq fois répété du Sutra du cœur de la Mahayana Bouddhiste. Un jeu rythmique entêtant. Nouvelle technique, nouvelle approche, dans "Relation", (...)
    + Ginrin
    + Nishijin
    Matsumoto Toshio, 1961, JP, 16mm, vo st ang, 26'
    + Everything Visible Is Empty
    Matsumoto Toshio, 1975, JP, 16mm, 8'
    + Relation
    Matsumoto Toshio, 1982, JP, 16mm, 10'
  • 20:30

    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses (...)
  • dim 08.04.2018
  • 16:00

    1000年刻みの日時計 牧野村物語
    Ogawa Shinsuke, 1986, JP, 16mm, st ang, 222'
    Il est difficile de présenter une œuvre aussi importante et monumentale que celle du collectif évoluant autour d’Ogawa en en extrayant un seul film, tout comme il est difficile d’être bref en écrivant sur leur démarche radicale et sur un cinéma si riche et d’une telle ampleur, un cinéma qui n’a pas peur de prendre son temps. On va donc tricher et d’emblée renvoyer, pour le contexte, à notre programme de mai 2014, Japanese Red Cinema et aux diverses présentations des films d’Ogawa montrés en 2017 au festival gentois Courtisane, lors d’une rare rétrospective de ce travail ! Dans la mouvance des protestations de la fin des années 1960, un groupe fluctuant se forme autour du charismatique Ogawa Shinsuke, attirant plusieurs dizaines de cinéastes, étudiants, militants et sympathisants en tous genres. Ils font leurs armes en filmant et en participant à différentes luttes étudiantes, puis rejoignent le combat des agriculteurs expropriés en vue de la construction de l’aéroport de Narita. Refusant le rôle de documentariste-observateur, ils s’installent dans un village proche et sont de tous les combats, pendant plusieurs années. La lutte est violemment (...)
  • 21:00

    獨自存在
    Sha Qing, 2016, CN, video, vo st ang, 77'
    Sha Qing interprète, de manière autobiographique, un cinéaste solitaire, presque ascétique, qui ne sort de chez lui que pour filmer des scènes de la vie quotidienne dans une petite ville chinoise. En capturant les images des autres, un peu de leur existence, il se projette à l’extérieur et affronte ses douleurs internes et ses questionnements existentiels. Mais filmer les autres, est-ce une manière de se cacher, ou au contraire de s’exprimer ? En cherchant des lueurs dans la vie de ses voisins, il se donne un peu de courage dans son processus de rémission. Le film aborde des questionnement profonds et intimes et, comme son précédent, "Wellspring" (montré en 2004 au Nova), il dévoile la grande sensibilité de Sha Qing. Ce réalisateur est issu d’une génération de cinéastes indépendants qui émergea dans les années 1990, renouvelant le cinéma chinois en exprimant la diversité de leurs réalités, grâce aux nouvelles libertés permises par des outils devenus accessibles et bien entendu grâce à des festivals comme celui de Yamagata, dont l’une des vocations était de devenir une plate-forme pour les nouvelles voix du documentaire asiatique.
  • jeu 12.04.2018
  • 20:00 Plan B

    Vincianne Zech & Virginie Saint-Martin, 2017, BE, DCP, vo fr , 57'
    Plan B, notre rendez-vous consacré à la ville et aux alternatives urbaines, s’en va visiter Louvain-la-Neuve. Après 40 années d’incessants chantiers, l’université s’apprête à poser la dernière pierre de cette ville étudiante, la plus jeune de Belgique. Mais pas n’importe où… Au milieu des étendues de béton, résiste un petit quartier d’irréductibles qui sentent monter l’angoisse d’être bientôt complètement encerclés… Depuis 40 ans, à La Baraque, ce quartier "autogéré" fait de roulottes, cabanes et autres maisons auto-construites, chaque jour est un jour à inventer collectivement. Mais ce projet de vie alternative est bousculé, depuis 2014, par la construction d’un parking de plus de 3000 places. Comment va-t-il y survivre ? Quelles solutions les habitants vont-ils imaginer pour continuer à expérimenter un autre mode de vie ? "Quartier Libre" raconte, vu de l’intérieur et avec ses habitants, ce qui pourrait être les derniers instants de la vie "sauvage" de ce quartier.
  • ven 13.04.2018
  • 20:00

    ニッポン国VS泉南石綿村
    Hara Kazuo, 2017, JP, vo st ang, 215'
    Connu pour ses documentaires engagés comme "Goodbye CP" (1972) ou encore "The Emperor’s Naked Army Marches On" (1987), Hara Kazuo est un homme en colère, un réalisateur qui part en cinéma comme on part en guerre. Et comme on ne va jamais seul à la guerre, le cinéma de Hara est celui du dialogue, du groupe, avec ses éclats, ses disputes, ses rencontres et surtout, ses affrontements. Porté par une rage froide et méthodique, son dernier film suit, pendant presque dix ans, le procès intenté par un groupe de plaignant et leurs avocats à l’État Japonais. Tous sont pratiquement à l’agonie, victimes d’années de travail dans l’industrie de l’amiante à Sennan, près d’Osaka. Au-delà des péripéties dramatiques d’un procès qui met David aux mains de Goliath et ne cesse de rebondir, le film de Hara, en enregistrant la parole, les voix et les douleurs de chacun au fil des années, se fait peu à peu le tombeau de ces hommes et de ces femmes à qui il rend un hommage vibrant, portant haut et fort leurs voix qui ne furent jamais assez écoutées.
  • sam 14.04.2018
  • 19:00

    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à (...)
  • 21:00

    選挙に出たい
    Fei Xing, 2016, CN, DCP, vo zh & ja st ang, 78'
    Arrivé de Chine pour ses études, Lee Komaki pose ses bagages dans le quartier nocturne de Kabukichô à Tôkyô. Néons, gogo dancers et autres Love Hotels caractérisent ce bout de Shinjuku considéré comme la jungle urbaine tokyoïte. Pionnier du genre, il y organise des safaris urbains pour touristes étrangers. Après plus de 25 ans à Kabukichô, il connaît comme nul autre la vie du lieu, ses besoins, ses revendications. Opportunisme ou réel intérêt ? Une chose est sûre, Komaki se présente aujourd’hui aux élections locales pour défendre les intérêts des nocturnes du quartier et devenir le premier japonais d’origine chinoise élu au Japon. Racisme administratif, commun et endémique hantent ce documentaire filmé caméra à l’épaule par Fei Xing, elle aussi sino-tokyoïte. Auto-produit et réalisé sur une période de deux ans, "I Want to Run for Office" s’inscrit dans la veine d’un cinéma du quotidien qui démystifie Tôkyô et nous donne à voir les rouages d’une vie politique différente de la nôtre mais peuplée des mêmes démons depuis les logiques de parti jusqu’à un racisme – celui-ci anti-chinois – virulent.
  • dim 15.04.2018
  • 18:00

    Rahul Jain, 2016, DE-FI-IN, HD, vo hi st fr & ang, 72'
    Enfant, Jain a passé du temps dans une fabrique textile où travaillait son grand-père, côté patron. Cette expérience sensorielle marquante, son premier film, "Machines", l’évoque avec beaucoup de force, pour passer cette fois du côté des ouvriers. Ce documentaire immersif donne à éprouver ce qu’endurent les travailleurs dans cette immense usine textile du sud de l’Inde. Grâce à de longs travellings, il déambule dans l’usine, derrière les hommes en prise avec les immenses machines qui imposent leurs rythmes mécaniques. L’image très soignée, le travail sur le son et l’absence de commentaire pourraient faire croire à un énième film plein de bonnes intentions, mais distant et un peu trop léché. Sauf qu’il est ponctué de prises de parole qui interpellent autant le réalisateur que le spectateur, devançant les réactions qu’un occidental normalement constitué se fera en regardant ce spectacle. Personne n’ignore cette réalité, sautons vite l’étape informative. Pourquoi est-on là, alors, à filmer, à regarder ? C’est dans sa dimension réflexive que le film devient réellement intéressant, Jain osant laisser place au constat de son impuissance.
  • 20:00

    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses (...)
  • 22:00

    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à (...)
  • jeu 19.04.2018
  • 20:00 Prima Nova

    En creusant
    Güldem Durmaz, 2016, 90'
    Véritable poème cinématographique aux confins du cinéma documentaire, le premier long métrage documentaire de Güldem Durmaz est une expérience immersive et sensorielle proche du rêve éveillé et de l’hypnose. Tourné pendant plus de dix ans sur différents supports, tissé de différentes matières, allant et venant entre différentes époques, ce premier essai est d’abord une plongée dans l’espace mental de la narratrice en quête d’elle-même. Mais cette quête ne peut aller sans remonter le cours du temps comme on remonte les fleuves. Alors le film chemine dans les différentes mémoires qui constituent chaque individu : histoire d’une famille, d’un pays, et à travers l’archéologie et les ruines d’Allianoi, lieu de guérison antique, histoire antique comme source et matrice de tous les récits fondateurs. Dans cette esthétique des éclats, des associations libres et des rimes visuelles, peu à peu, la notion même d’identité s’expérimente comme la totalité d’une multitude de fragments, enfin reconquise et assumée.
  • 22:00 Compilation

    Réalisateur de courts métrages avant tout, Bertrand Mandico accède au cinéma par l’école de cinéma d’animation des Gobelins à Paris. Il réalise des films d’animation, puis des films de commande, des projets plus indépendants ou parfois subventionnés qui par chance lui laissent toujours une grande part de liberté. Dans cette compilation, nous retraçons par une succession de films courts l’évolution du travail si particulier de l’artiste mêlant arts plastiques et cinéma dans une osmose unique. Rituel obligatoire pour Bertrand Mandico, le tournage de tous ses films se fait en pellicule. La contrainte, la beauté plastique, les aléas en résultant lui procurent une adrénaline indispensable pour réaliser. Nous n’aurons qu’une seule copie pellicule de sa filmographie, mais rassurez-vous ses œuvres retranscrites en numérique transmettent toujours le charme qu’il cherche à rendre par cette technique que le Nova affectionne tout autant que lui.
  • ven 20.04.2018
  • 20:00 Compilation

    Boro in the Box
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 42'
    Living Still Life
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 17'
  • 21:30

    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à (...)
  • sam 21.04.2018
  • 19:00 Compilation

    Ces trois films de Bertrand Mandico s’inscrivent dans la lignée du travail qu’il poursuit depuis plusieurs années avec sa muse Elina Löwensohn. "Y a-t-il une vierge encore vivante ?" et "Prehistoric Cabaret" sont deux des volets d’une série de 21 films en 21 ans comme autant de témoignages de leur complicité artistique. Elina Löwensohn est également l’interprète principale de "Notre-Dame des Hormones", aux côtés de Nathalie Richard.
    Prehistoric cabaret
    Bertrand Mandico, 2013, FR, 16mm > video, vo ang st fr, 11'
    Notre dame des hormones
    Bertrand Mandico, 2014, FR, 16mm > video, vo fr st ang, 32'
    Y’a-t-il une vierge encore vivante ?
    Bertrand Mandico, 2015, FR, 35mm > video, vo ang st fr, 17'
  • 20:00

    風のたより
    Tashiro Yoko, 2015, JP, HD, vo st ang, 180'
    Comment vivre après la tragédie du 11 mars 2011 ? Cette triple tragédie du grand tremblement de terre, du tsunami ravageur qui s’en suivit et de la catastrophe de Fukushima ? Pour répondre à cette question, la réalisatrice Tashiro Yoko s’empare de sa caméra pour aller vivre avec trois familles : un couple de fermiers et leurs enfants dans la campagne, de jeunes trentenaires qui créent leur boulangerie et une famille traditionnelle de pêcheurs, vivant tous dans le sud de l’île d’Hokkaido, l’île du nord du pays. Chacun à leur manière, ils luttent contre la construction d’une énième usine nucléaire dans leur voisinage et tentent de réinventer un mode de vie désormais marqué par la perte de l’innocence. Avec délicatesse, Tashiro Yoko nous plonge dans leur intimité. À travers de vastes pans de leur quotidiens, se racontent dans leurs gestes de tous les jours à la fois leurs angoisses et leurs questions mais aussi la vie, tenace, qui continue. Un film tendre et lumineux.
  • dim 22.04.2018
    Microboutiek 18:00
  • 18:00

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, elle s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova. Venez donc y faire un tour pour apporter du sang neuf à votre bibliothèque cinéphilique ! À l’occasion de cette petite rétrospective, un nouvel arrivage spécial : des éditions, des sérigraphies et le disque vinyle de la bande originale du film "Les Garçons Sauvages" ! Pour réaliser l’univers sonore des "Garçons Sauvages", Bertrand Mandico a fait appel à Pierre Desprats, talentueux compositeur de musique de film et ingénieur du son français, à Hekla Magnúsdóttir, une musicienne islandaise et joueuse de thérémine et au duo Scorpion Violente, indus et rythmique que vous pourrez entendre le 5 avril en concert dans la salle. Le tout forme un enchevêtrement de strates mêlant créations originales et morceaux entêtants. Le cinéaste nous prépare également un document spécial à tirage limité, illustré et écrit à base de photos d’exploitation. Autre édition [*" Féminisme, rafale et politique… Les écrits du cinéma incohérent n°1 "*] est tout d’abord (...)
  • 18:00

    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses (...)
  • 20:00

    Rahul Jain, 2016, DE-FI-IN, HD, vo hi st fr & ang, 72'
    Enfant, Jain a passé du temps dans une fabrique textile où travaillait son grand-père, côté patron. Cette expérience sensorielle marquante, son premier film, "Machines", l’évoque avec beaucoup de force, pour passer cette fois du côté des ouvriers. Ce documentaire immersif donne à éprouver ce qu’endurent les travailleurs dans cette immense usine textile du sud de l’Inde. Grâce à de longs travellings, il déambule dans l’usine, derrière les hommes en prise avec les immenses machines qui imposent leurs rythmes mécaniques. L’image très soignée, le travail sur le son et l’absence de commentaire pourraient faire croire à un énième film plein de bonnes intentions, mais distant et un peu trop léché. Sauf qu’il est ponctué de prises de parole qui interpellent autant le réalisateur que le spectateur, devançant les réactions qu’un occidental normalement constitué se fera en regardant ce spectacle. Personne n’ignore cette réalité, sautons vite l’étape informative. Pourquoi est-on là, alors, à filmer, à regarder ? C’est dans sa dimension réflexive que le film devient réellement intéressant, Jain osant laisser place au constat de son impuissance.
  • 22:00

    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à (...)
  • jeu 26.04.2018
  • 20:00

    Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt et un ans que cette opportunité existe et est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance.
  • 22:00

    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à (...)
  • ven 27.04.2018
  • 20:00

    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses (...)
  • 22:00 Compilation

    Boro in the Box
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 42'
    Living Still Life
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 17'
  • sam 28.04.2018
  • 20:00

    Kho ki pa lü
    Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi, 2017, IN, HD, vo st ang, 83'
    À l’origine du premier long métrage d’Iswar Srikumar et Anushka Meenakshi, il y a un projet : enregistrer les chants traditionnels des travailleurs en Inde, car ces chants sont une mémoire collective qui réinventent autant qu’ils portent la communauté. Sous des allures de film ethnologique, "Up Down and Sideways" enregistre longuement, dans un village de riziculteurs du Nagaland, au Nord de l’Inde, ces chants qu’on appelle "Li" et qui se tissent à tous les gestes de la vie quotidienne. Cultiver, repiquer, ramasser le riz, mais aussi séduire une femme, résister à la répression de l’État Indien, construire une maison, tout s’y fait en chanson. Entrecoupée de récits à plusieurs voix face caméra, la matière du film se compose principalement de larges et longs plans fixes et paisibles, où se déploient les groupes qui travaillent en chantant. S’éprouve alors cette expérience du chant qui permet que les souffles, les gestes et les corps tous ensemble s’harmonisent. C’est que le "Li" toujours doit être chanté à plusieurs voix pour aller "en haut, en bas et sur les côtés".
  • 22:00

    "Up, Down & Sideways" est la première étape du projet Uramili. La réalisation de films, dont "Up, Down & Sideways" est le premier, est un aspect de cette dynamique mais l’idée est de l’élargir. Par la réalisation de courts métrages ou la création d’une bibliothèque sonore pour les habitants de ce village du Nagaland par exemple. Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi enrichiront cette soirée d’une séance d’écoute et de visions de ces chants de travail indiens qui ont enchantés la séance et de ceux qui préfigurent leurs films et collections sonores à venir.
  • dim 29.04.2018
  • 16:00

    ニッポン国VS泉南石綿村
    Hara Kazuo, 2017, JP, vo st ang, 215'
    Connu pour ses documentaires engagés comme "Goodbye CP" (1972) ou encore "The Emperor’s Naked Army Marches On" (1987), Hara Kazuo est un homme en colère, un réalisateur qui part en cinéma comme on part en guerre. Et comme on ne va jamais seul à la guerre, le cinéma de Hara est celui du dialogue, du groupe, avec ses éclats, ses disputes, ses rencontres et surtout, ses affrontements. Porté par une rage froide et méthodique, son dernier film suit, pendant presque dix ans, le procès intenté par un groupe de plaignant et leurs avocats à l’État Japonais. Tous sont pratiquement à l’agonie, victimes d’années de travail dans l’industrie de l’amiante à Sennan, près d’Osaka. Au-delà des péripéties dramatiques d’un procès qui met David aux mains de Goliath et ne cesse de rebondir, le film de Hara, en enregistrant la parole, les voix et les douleurs de chacun au fil des années, se fait peu à peu le tombeau de ces hommes et de ces femmes à qui il rend un hommage vibrant, portant haut et fort leurs voix qui ne furent jamais assez écoutées.
  • 20:00

    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à (...)
  • 22:00

    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses (...)