• jeu 07.09.2017
  • 19:30 Expo

    La cave du Nova revêt sa plus belle cape en cette rentrée pour coller à l’imaginaire des spirites. Adeptes de l’occultisme, ce décorum construit en s’inspirant de l’univers de "The Love Witch", pourvu de reproductions de peintures du film, agrémenté d’objets insolites, de documents d’archives et d’illusions présente tous les atouts pour vous permettre de passer de l’autre coté !
  • 20:00 Performance

    + Daisy Chain
    FR, 35'
    + Silent Motors
    FR, 45'
  • ven 08.09.2017
  • 20:00 Performance

    + Clangdelum Cinematographica
    BE, 45'
  • sam 09.09.2017
  • 20:00 Prima Nova

    Un Prima Nova spécial Zorobabel, cet atelier bruxellois produisant des courts métrages d’animation d’auteur, qui fête cette année ses vingt ans d’existence, à l’instar du cinéma Nova ! Au programme : un film peu montré, suivi de trois nouvelles petites perles, dont l’amour charnel ou spirituel est en quelque sorte le dénominateur commun...
    + La chair
    Louise Lemoine Torrès & William Henne, 2014, BE, DCP, vo fr st ang, 14'
    + Yin
    Nicolas Fong, 2017, BE, DCP, sans dial, 10'
    + Je ne sens plus rien
    Noémie Marsily & Carl Roosens, 2017, DCP, sans dial, 9'
    + Simbiosis Carnal
    Rocío Álvarez, 2017, BE, DCP, sans dial, 9'
  • dim 10.09.2017
    Tables d'hôtes 18:00
  • 18:00

    Ce dimanche 10 septembre, nous ouvrons le cinéma à la mémoire de Georges. Dès 18:00, nous nous retrouverons tous ensemble autour d’une table d’hôtes pour échanger nos souvenirs, au son d’une playlist musicale créée par ses bons soins.
  • 21:00

    Guido Manuli, Maurizio Nichetti, 1991, IT, 35mm, vo it st fr, 95'
    Maurizio, doubleur et sonorisateur de films d’animation, rencontre un jour Martina, assistante sociale qui soulage les hommes souffrant de troubles psychologiques quelque peu douteux. Entre les deux, une improbable histoire d’amour éclot, entravée par la lente métamorphose de Maurizio en personnage de dessin animé ! Truffé de gags et de trouvailles visuelles qui ne manqueront pas de rappeler le cinéma de Buster Keaton, “Volere Volare” est une extravagante parabole sur la quête, quelque fois déraisonnée, de l’être aimé et des frustrations sexuelles qui hantent notre société. Le final est délirant et certainement digne des plus grands burlesques… “Volere Volare” était un des films que notre ami et collègue Georges aurait tant aimé voir un jour projeté sur la toile du Nova. Il avait même pris l’initiative, avec la complicité d’une autre bénévole du Nova, de le sous-titrer en français en vue d’un futur surtitrage en direct via le logiciel libre Qstit qu’il confectionna avec un autre membre de l’équipe (disponible sur http://subtitles.nova-cinema.org). C’est cette version que nous vous présenterons dans le cadre de cette soirée en son hommage, avec une (...)
  • jeu 14.09.2017
  • 20:00

    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus (...)
  • ven 15.09.2017
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    + Three Exemples of Myself as Queen
    Anna Biller, 1994, US, 16mm, vo ang st fr, 26'
    + A Visit from the Incubus
    Anna Biller, 2001, US, 16mm, vo ang st fr, 27'
  • 21:30

    Nous sommes à la tombée du jour, la nuit s’éveille. Et si ce soir on vous jetait un sort ? Préparez-vous, car des créatures féminines se draperont de tous leurs atours et de leurs plus beaux mots pour vous envoûter le temps d’un scintillement d’étoiles. Déclinée en quatre phases de lune, la soirée sera à l’enseigne d’un imaginaire poétique et musical ô combien féminin, et où les clins d’œil à l’univers d’Anna Biller ne manqueront pas. Ménestrelles ou poétesses, les musiciennes qui nous accompagneront ce soir nous ensorcelleront au gré de sons, de voix et de tempos qui feront la part belle aux mots. Du spoken word à l’accordéon, en passant par du rock rugueux mais néanmoins mélodique, les vibrations sonores seront multiples et singulières. Plus loin, en toile de fond, des frémissements et des résonances visuels animeront le grand écran du Nova. La nuit sera féminine, la nuit sera belle !
  • sam 16.09.2017
  • 19:30

    Livre muet et alphabet graphique archétypal (ce qui le rapproche du cinéma), taxé à tort de superstition, souvent attaché aux sorcières, et autres dépositaires des sciences "non-officielles", le Tarot fait appel aux arcanes comme miroir de l’âme, jouant sur la synchronicité entre image et émotion. Fortunata et Lucius F., amateurs de Tarot, seront présents certains soirs dans le bar du Nova pour des séances individuelles et gratuites !
  • 20:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • 23:00

    Le procès inquisitoire qui suivra la première projection de "The Love Witch" d’Anna Biller sera suivi d’une fête aux allures de nuit de Sabbat dans la cave du Nova, rythmée par des DJ sets aussi endiablés que décadents. Revêtez vos plus beaux atours, notre jury inquisitorial décernera un prix et un cadeau à la plus belle sorcière moderne, garçon ou fille. Enduisez vos manches d’onguent psychotrope, et volez jeunesse !
  • dim 17.09.2017
    Tables d'hôtes 19:00
  • 17:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • 18:00

    Livre muet et alphabet graphique archétypal (ce qui le rapproche du cinéma), taxé à tort de superstition, souvent attaché aux sorcières, et autres dépositaires des sciences "non-officielles", le Tarot fait appel aux arcanes comme miroir de l’âme, jouant sur la synchronicité entre image et émotion. Fortunata et Lucius F., amateurs de Tarot, seront présents certains soirs dans le bar du Nova pour des séances individuelles et gratuites !
  • 19:30

    + Fairy Ballet
    Anna Biller, 1998, 35mm > video, vo ang st fr, 11'
    + The Hypnotist
    Anna Biller, 2001, 16mm, vo ang st fr, 44'
  • 21:00

    Anna Biller, 2007, US, 35mm, vo ang st fr, 120'
    Premier long métrage d’Anna Biller et premier aboutissement de son univers, "Viva" est d’abord une ahurissante performance de reconstitution d’un film 60’s : décors, acteurs, costumes, en passant par la technique (le film a été tourné directement sur pellicule), on a du mal à l’imaginer tourné au XXIe siècle. Anna Biller y tiens le rôle principal de Barbie, une femme au foyer tiraillée entre son coté fleur bleu et sa fascination pour l’aventure des romans-photos érotiques, devenant "Viva" pour partir à l’aventure... Au delà de la morale et des clichés, au point de ne plus savoir situer la part politique féministe et celle de fantasme personnel, "Viva" est un délice coloré, alliant le kitsch à un travail de couleur (jusqu’à la synchronicité entre les tenues des acteurs et celle des murs et du mobilier !), déjà amorcé dans les premiers courts métrages de la réalisatrice. Un film riche, psychédélique, mignon et dérangeant, présenté ici dans son format original et sous-titré en français pour la première fois !
  • jeu 21.09.2017
  • 20:00 Prima Nova

    Jean-Frédéric de Hasque, 2016, DCP, vo fr , 60'
    Au Bénin, Jean-Frédéric de Hasque a pris sa caméra pour suivre un membre du Lion’s Club dans ses allées et venues, ses rencontres, ses réunions. Avec lui, il sillonne une Afrique en quête de pouvoir, de richesses et de libertés d’action. À travers ce réseau caritatif, il capte la manière dont un contre-pouvoir politique monte en puissance. À l’écran, peu à peu, se révèlent des ambitions qui vont à contre-courant des clichés véhiculés sur le continent africain. À travers galas, cérémonies, discussions, entre les villes et les villages, entre les riches et les pauvres, les noirs et les blancs, se lèvent peu à peu les rapports de forces, de classes et de dominations qui font l’Afrique d’aujourd’hui. De Hasque a fait l’ERG (École de Recherche Graphique), puis réalisé plusieurs documentaires en Afrique avant de repasser par l’anthropologie. Sa caméra se veut neutre, à distance. Il assume les liens qui se tissent avec ceux qu’il filme, qui lui donnent parfois des ordres, le charrient ou l’envoient balader. Et sa distance n’arrive pas tout à fait à brider l’humour, souvent pince-sans-rire, qui traverse son film.
  • ven 22.09.2017
    Microboutiek 19:30
  • 19:30

    La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, Vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est alimentée par son propre public et s’enrichit au grès des évènements de cinéma et autres que le Nova invite. La collection entière est inventoriée sur le site de la Microboutiek.
  • 20:00

    Francis Vadillo, 2011, video, vo fr st ang, 63'
    L’histoire singulière de Mattt Konture, issu de l’underground des années 1980 et devenu la référence d’une génération. La caméra de Francis Vadillo l’a suivi pendant plus de deux ans dans son quotidien, son travail d’écrivain, de dessinateur, de musicien de rock, sa pratique compulsive du dessin… Chez lui ou dans différents festivals, on rencontre ses amis fanzineux qui partagent sa sensibilité libertaire et écologique. On vit les inquiétudes et les douleurs de l’artiste, liées à l’évolution de sa maladie, la sclérose en plaques. On voit l’empreinte qu’elle imprime sur le graphisme du dessinateur quand la douleur prend le dessus. Ce film est finalement le portrait d’une mouvance qui a choisi d’évoluer hors des sentiers battus.
  • 21:00

    Francis Vadillo, 2016, FR, video, vo fr st ang, 76'
    En quelques bonds géographiques on passe d’un artiste dans un atelier, à une ville, un événement, qui nous font rencontrer un autre artiste, une autre ville, un autre événement. "UnderGronde" est un regard curieux posé sur l’art hors cadre, brut, à travers des productions sauvages. Dans un voyage à travers l’Europe du fanzinat, du graphzine et de la micro-édition, nous partons découvrir comment ces formes d’expressions décalées deviennent un langage commun et fédérateur, en dehors des circuits institutionnels et marchands. Ces lieux de l’underground, où l’on s’active et crée des projets d’édition hybrides ou atypiques, prolifèrent. Des lieux où les artistes n’obéissent qu’à une seule règle : "Fais-le toi-même !". Le principe de l’underground est celui du mouvement, de la rencontre et de l’aléatoire. Dérive territoriale au fil du désir des personnes et de leurs créations, ce récit-périple relève du cadavre exquis.
  • 23:00 GIG

    Pakito Bolino et Mattt Konture (qui fait partie du groupe de rock Courge) ont en commun avec leur ami Fredox de ne pas pratiquer que le dessin et l’édition, mais aussi le son qui court-circuite les synapses. Pour terminer cette soirée en couleurs, place à la musique !
  • sam 23.09.2017
  • 20:00

    L’Adorable voisine
    Richard Quine, 1958, US, DCP, vo ang st fr, 106'
    Le titre fait référence à une cérémonie d’excommunication majeure dans le catholicisme romain du IXe siècle. La cloche représentait le caractère public de l’acte, le livre l’autorité des paroles prononcées, et on a cru que la chandelle symbolisait la possibilité que l’interdiction soit levée, mais non... Ici "l’adorable voisine" (titre français) souhaite tomber amoureuse. Or, en tant que sorcière, seul le désir lui est permis. Renouant avec le duo d’amoureux luttant déjà contre leur Némésis dans "Vertigo" d’Alfred Hitchcock, Kim Novak et James Stewart prouvent à nouveau leur complémentarité : Gil use de son regard ensorcelant pour émouvoir son voisin Shep sur le point de se marier. Mais ce ne sont pas des méthodes respectables, l’anathème la frappe lorsqu’elle tente de s’expliquer. Est-ce que cette fabuleuse Circé moderne, femme magicienne, incapable de tomber amoureuse et ne versant aucune larme, parviendra à garder le cœur de l’homme qu’elle désire ?
  • 22:00

    George A. Romero , 1972, US, 35mm > video, vo ang st fr, 89'
    Début des années 70, dans une banlieue américaine anonyme, Joan Mitchell traîne son ennui et sa permanente depuis sa terne bâtisse jusqu’aux réceptions mondaines où son mari négligeant s’éclate. Tout écart y crée médisance et potins. L’on raconte même que l’extravagante Marion se revendique sorcière ! Terre à terre et cartésienne, Joan n’a cure des potions et sortilèges, tout ça ne lui rendra pas le charme de sa jeunesse perdue. À moins qu’au détour d’une rencontre, une fraîche fascination l’emporte… Troisième long métrage de Georges Romero, disparu le 16 juillet dernier, "Season of the Witch" est un chaînon passionnant de l’œuvre de ce réalisateur clé. Pas tout à fait un film d’horreur, il y explore les ressorts psychologiques d’une émancipation féminine par le prisme de la sorcellerie et le jeu du dévergondage masqué. C’est tout un système d’enfermement de la ménagère de 50 ans qu’il détricote ici à renfort de rituels païens et d’autres terreurs nocturnes. Dans ce cinéma quasi social teinté d’horreur, c’est davantage la perspective du Prozac que celle du démon qui nous glace !
  • dim 24.09.2017
  • 15:00 Balade

    Puisque le Nova baigne dans les potions magiques, les dimanches 24 septembre & 10 octobre, l’association "Les herbes de Bruxelles" vous entraîne en balade dans la ville à la recherche des herbes sauvages, celles qu’on cueille aux détours des chemins, qui jaillissent entre les pavés et qui sont plus vigoureuses que les murs. Rendez-vous au cinéma à 15:00 pour quelques heures de découvertes puis retour à la case départ pour décortiquer l’emploi médicinale et culinaire de ce qui pousse à la portée de nos mains au bar du Nova.
  • 17:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • 19:00

    Noita palaa elämaän
    Roland af Hällström , 1952, FI, 35mm > video, fi st ang, 74'
    Dans un village pré-industriel finlandais, un archéologue exhume une tombe vieille de trois siècles où gît une jeune femme percée d’un pieu. Son état de conservation est irréel. Affolés, les villageois conjurent l’expédition d’interrompre le réveil de leur sorcière, ce monstre qui hante leurs légendes depuis des générations. Curieux, le quatuor éduqué rêve d’analyser ce corps de près… Traversé de dialogues savoureux et d’embrassades impromptues, "Noita palaa elämäan" est une interprétation surprenante et farceuse de la figure de la sorcière. Considéré comme l’un des premiers films d’horreur finlandais, il nous expose l’image d’une sorcière jeune, désirante et puissante. Ce n’est pas tant par ses pouvoirs surnaturels, que par ses danses nues, sa vitalité et ses mimiques exubérantes – véritable miroir inversé de cette micro-société figée et asexuée - qu’elle sème la terreur. Pour son premier rôle, la jeune actrice Mirja Mane transcende littéralement le film de son interprétation sans complexe et, finalement, controversée. Trituré par la censure, le film se laisse aller à un final moralisateur qui ne dupe personne quand au loin résonne encore le rire puissant de Mirja.
  • 21:00

    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus (...)
  • jeu 28.09.2017
  • 20:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • 22:00

    Nicolas Roeg , 1990, GB-GB, DCP, vo ang st fr, 91'
    Le jeune Luke est en vacance chez Helga, sa grand-mère norvégienne qui a l’art de raconter des histoires de sorcières, dont elle-même a eu maille à partir étant petite. Mais voilà qu’on apprend le décès accidentel des parents de Luke, faisant d’Helga sa tutrice légale. Suite à des problèmes de santé, elle l’emmène dans un hôtel balnéaire en Angleterre sans se douter que s’y tient le congrès annuel des sorcières lors duquel la grande cheffe doit faire part de son plan sadique concernant tous les enfants du pays… Adapté d’un roman malicieux de Roald Dahl, "The Witches" est un film pour enfant étonnant dans la filmographie plus sombre de Nicolas Roeg. Encore pourvu à l’époque d’effets spéciaux non numériques produits par Jim Henson ("Dark Crystal", "Labyrinth"), "The Witches" allie avec brio humour et fantastique, à l’instar de l’interprétation d’Angelica Huston en maléfique Grande Sorcière. Un film rondement mené, sans aucune niaiserie, faisant réellement peur aussi, à conseiller à partir de 9 ans (l’âge du petit Luke), et bien sûr aux adultes !
  • ven 29.09.2017
  • 20:00

    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus (...)
  • 22:00

    Les Sorcières de Zugarramurdi
    Alex De la Iglesia, 2013, ES, HD, vo es st fr, 110'
    À un jet de pierre de la frontière française, la ville espagnole de Zugarramurdi et sa caverne préhistorique étaient le plus grand Akelarre (du basque "lande du bouc", lieu de réunion de sorcières) de toute l’Espagne, "purifié" en 1610 dans les flammes par les inquisiteurs. C’est là qu’atterrissent quatre hommes (dont un dans le coffre) et un petit garçon, chargés d’or volé et de rancœurs contre les femmes. Enchaînant à un rythme effréné les scènes hallucinées (comme un braqueur déguisé en Bob l’éponge, des sorcières courant au plafond comme des insectes, une gigantesque mère primitive reprenant la vénus de Willendorf, un sabbat dans l’authentique Akelarre de Zugarramurdi avec chants, invocations en basque et roues solaires...), avec un humour franchouillard, immoral et gore, ce délire de Àlex de la Iglesia ("Le jour de la Bête", "Balada triste", "Accion Mutante" !) aborde le thème de la sorcellerie et de la peur de la femme sans faire dans la dentelle !
  • sam 30.09.2017
  • 20:00

    L’Adorable voisine
    Richard Quine, 1958, US, DCP, vo ang st fr, 106'
    Le titre fait référence à une cérémonie d’excommunication majeure dans le catholicisme romain du IXe siècle. La cloche représentait le caractère public de l’acte, le livre l’autorité des paroles prononcées, et on a cru que la chandelle symbolisait la possibilité que l’interdiction soit levée, mais non... Ici "l’adorable voisine" (titre français) souhaite tomber amoureuse. Or, en tant que sorcière, seul le désir lui est permis. Renouant avec le duo d’amoureux luttant déjà contre leur Némésis dans "Vertigo" d’Alfred Hitchcock, Kim Novak et James Stewart prouvent à nouveau leur complémentarité : Gil use de son regard ensorcelant pour émouvoir son voisin Shep sur le point de se marier. Mais ce ne sont pas des méthodes respectables, l’anathème la frappe lorsqu’elle tente de s’expliquer. Est-ce que cette fabuleuse Circé moderne, femme magicienne, incapable de tomber amoureuse et ne versant aucune larme, parviendra à garder le cœur de l’homme qu’elle désire ?
  • 22:00

    George A. Romero , 1972, US, 35mm > video, vo ang st fr, 89'
    Début des années 70, dans une banlieue américaine anonyme, Joan Mitchell traîne son ennui et sa permanente depuis sa terne bâtisse jusqu’aux réceptions mondaines où son mari négligeant s’éclate. Tout écart y crée médisance et potins. L’on raconte même que l’extravagante Marion se revendique sorcière ! Terre à terre et cartésienne, Joan n’a cure des potions et sortilèges, tout ça ne lui rendra pas le charme de sa jeunesse perdue. À moins qu’au détour d’une rencontre, une fraîche fascination l’emporte… Troisième long métrage de Georges Romero, disparu le 16 juillet dernier, "Season of the Witch" est un chaînon passionnant de l’œuvre de ce réalisateur clé. Pas tout à fait un film d’horreur, il y explore les ressorts psychologiques d’une émancipation féminine par le prisme de la sorcellerie et le jeu du dévergondage masqué. C’est tout un système d’enfermement de la ménagère de 50 ans qu’il détricote ici à renfort de rituels païens et d’autres terreurs nocturnes. Dans ce cinéma quasi social teinté d’horreur, c’est davantage la perspective du Prozac que celle du démon qui nous glace !
  • dim 01.10.2017
  • 15:00

    Nicolas Roeg , 1990, GB-GB, DCP, vo ang st fr, 91'
    Le jeune Luke est en vacance chez Helga, sa grand-mère norvégienne qui a l’art de raconter des histoires de sorcières, dont elle-même a eu maille à partir étant petite. Mais voilà qu’on apprend le décès accidentel des parents de Luke, faisant d’Helga sa tutrice légale. Suite à des problèmes de santé, elle l’emmène dans un hôtel balnéaire en Angleterre sans se douter que s’y tient le congrès annuel des sorcières lors duquel la grande cheffe doit faire part de son plan sadique concernant tous les enfants du pays… Adapté d’un roman malicieux de Roald Dahl, "The Witches" est un film pour enfant étonnant dans la filmographie plus sombre de Nicolas Roeg. Encore pourvu à l’époque d’effets spéciaux non numériques produits par Jim Henson ("Dark Crystal", "Labyrinth"), "The Witches" allie avec brio humour et fantastique, à l’instar de l’interprétation d’Angelica Huston en maléfique Grande Sorcière. Un film rondement mené, sans aucune niaiserie, faisant réellement peur aussi, à conseiller à partir de 9 ans (l’âge du petit Luke), et bien sûr aux adultes !
  • 17:00

    Anna Biller, 2007, US, 35mm, vo ang st fr, 120'
    Premier long métrage d’Anna Biller et premier aboutissement de son univers, "Viva" est d’abord une ahurissante performance de reconstitution d’un film 60’s : décors, acteurs, costumes, en passant par la technique (le film a été tourné directement sur pellicule), on a du mal à l’imaginer tourné au XXIe siècle. Anna Biller y tiens le rôle principal de Barbie, une femme au foyer tiraillée entre son coté fleur bleu et sa fascination pour l’aventure des romans-photos érotiques, devenant "Viva" pour partir à l’aventure... Au delà de la morale et des clichés, au point de ne plus savoir situer la part politique féministe et celle de fantasme personnel, "Viva" est un délice coloré, alliant le kitsch à un travail de couleur (jusqu’à la synchronicité entre les tenues des acteurs et celle des murs et du mobilier !), déjà amorcé dans les premiers courts métrages de la réalisatrice. Un film riche, psychédélique, mignon et dérangeant, présenté ici dans son format original et sous-titré en français pour la première fois !
  • 18:00

    Livre muet et alphabet graphique archétypal (ce qui le rapproche du cinéma), taxé à tort de superstition, souvent attaché aux sorcières, et autres dépositaires des sciences "non-officielles", le Tarot fait appel aux arcanes comme miroir de l’âme, jouant sur la synchronicité entre image et émotion. Fortunata et Lucius F., amateurs de Tarot, seront présents certains soirs dans le bar du Nova pour des séances individuelles et gratuites !
  • 19:00

    + Three Exemples of Myself as Queen
    Anna Biller, 1994, US, 16mm, vo ang st fr, 26'
    + A Visit from the Incubus
    Anna Biller, 2001, US, 16mm, vo ang st fr, 27'
  • 21:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • jeu 05.10.2017
  • 20:00

    Les Sorcières de Zugarramurdi
    Alex De la Iglesia, 2013, ES, HD, vo es st fr, 110'
    À un jet de pierre de la frontière française, la ville espagnole de Zugarramurdi et sa caverne préhistorique étaient le plus grand Akelarre (du basque "lande du bouc", lieu de réunion de sorcières) de toute l’Espagne, "purifié" en 1610 dans les flammes par les inquisiteurs. C’est là qu’atterrissent quatre hommes (dont un dans le coffre) et un petit garçon, chargés d’or volé et de rancœurs contre les femmes. Enchaînant à un rythme effréné les scènes hallucinées (comme un braqueur déguisé en Bob l’éponge, des sorcières courant au plafond comme des insectes, une gigantesque mère primitive reprenant la vénus de Willendorf, un sabbat dans l’authentique Akelarre de Zugarramurdi avec chants, invocations en basque et roues solaires...), avec un humour franchouillard, immoral et gore, ce délire de Àlex de la Iglesia ("Le jour de la Bête", "Balada triste", "Accion Mutante" !) aborde le thème de la sorcellerie et de la peur de la femme sans faire dans la dentelle !
  • 22:00

    + Fairy Ballet
    Anna Biller, 1998, 35mm > video, vo ang st fr, 11'
    + The Hypnotist
    Anna Biller, 2001, 16mm, vo ang st fr, 44'
  • ven 06.10.2017
  • 20:00

    George A. Romero , 1972, US, 35mm > video, vo ang st fr, 89'
    Début des années 70, dans une banlieue américaine anonyme, Joan Mitchell traîne son ennui et sa permanente depuis sa terne bâtisse jusqu’aux réceptions mondaines où son mari négligeant s’éclate. Tout écart y crée médisance et potins. L’on raconte même que l’extravagante Marion se revendique sorcière ! Terre à terre et cartésienne, Joan n’a cure des potions et sortilèges, tout ça ne lui rendra pas le charme de sa jeunesse perdue. À moins qu’au détour d’une rencontre, une fraîche fascination l’emporte… Troisième long métrage de Georges Romero, disparu le 16 juillet dernier, "Season of the Witch" est un chaînon passionnant de l’œuvre de ce réalisateur clé. Pas tout à fait un film d’horreur, il y explore les ressorts psychologiques d’une émancipation féminine par le prisme de la sorcellerie et le jeu du dévergondage masqué. C’est tout un système d’enfermement de la ménagère de 50 ans qu’il détricote ici à renfort de rituels païens et d’autres terreurs nocturnes. Dans ce cinéma quasi social teinté d’horreur, c’est davantage la perspective du Prozac que celle du démon qui nous glace !
  • 22:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • sam 07.10.2017
  • 20:00

    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus (...)
  • 22:00

    Anna Biller, 2007, US, 35mm, vo ang st fr, 120'
    Premier long métrage d’Anna Biller et premier aboutissement de son univers, "Viva" est d’abord une ahurissante performance de reconstitution d’un film 60’s : décors, acteurs, costumes, en passant par la technique (le film a été tourné directement sur pellicule), on a du mal à l’imaginer tourné au XXIe siècle. Anna Biller y tiens le rôle principal de Barbie, une femme au foyer tiraillée entre son coté fleur bleu et sa fascination pour l’aventure des romans-photos érotiques, devenant "Viva" pour partir à l’aventure... Au delà de la morale et des clichés, au point de ne plus savoir situer la part politique féministe et celle de fantasme personnel, "Viva" est un délice coloré, alliant le kitsch à un travail de couleur (jusqu’à la synchronicité entre les tenues des acteurs et celle des murs et du mobilier !), déjà amorcé dans les premiers courts métrages de la réalisatrice. Un film riche, psychédélique, mignon et dérangeant, présenté ici dans son format original et sous-titré en français pour la première fois !
  • dim 08.10.2017
  • 17:00

    Benjamin Christensen, 1922, 16mm, sans dial, 76'
    Culte pour certains, encore inconnu pour d’autres, Häxan est un de ces films donnant au cinéma sa raison d’être. Dans une forme documentaire (et très documentée) sur l’histoire de la sorcellerie à travers les âges, Benjamin Christensen incorpore des reconstitutions de sabbat, tortures de l’inquisition, ou hystéries collectives au couvent, avec les meilleurs effets et maquillages de l’époque, faisant basculer le film dans une fiction aux photogrammes marquants, telles des gravures gothiques. Loin de perdre de vue la part politique et d’injustice - encore en cours de nos jours - d’un système sacrifiant les femmes et les individus, le film s’achève sur cette actualisation de la chasse aux sorcières qu’a pu être la psychiatrie. Le montage présenté ici en pellicule est la version raccourcie de 1968 par Anthony Balch, où les cartons narratifs furent remplacés par la voix rocailleuse de William Burrough, et la musique assurée par un groupe de jazz.
  • 19:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • 21:00

    Nicolas Roeg , 1990, GB-GB, DCP, vo ang st fr, 91'
    Le jeune Luke est en vacance chez Helga, sa grand-mère norvégienne qui a l’art de raconter des histoires de sorcières, dont elle-même a eu maille à partir étant petite. Mais voilà qu’on apprend le décès accidentel des parents de Luke, faisant d’Helga sa tutrice légale. Suite à des problèmes de santé, elle l’emmène dans un hôtel balnéaire en Angleterre sans se douter que s’y tient le congrès annuel des sorcières lors duquel la grande cheffe doit faire part de son plan sadique concernant tous les enfants du pays… Adapté d’un roman malicieux de Roald Dahl, "The Witches" est un film pour enfant étonnant dans la filmographie plus sombre de Nicolas Roeg. Encore pourvu à l’époque d’effets spéciaux non numériques produits par Jim Henson ("Dark Crystal", "Labyrinth"), "The Witches" allie avec brio humour et fantastique, à l’instar de l’interprétation d’Angelica Huston en maléfique Grande Sorcière. Un film rondement mené, sans aucune niaiserie, faisant réellement peur aussi, à conseiller à partir de 9 ans (l’âge du petit Luke), et bien sûr aux adultes !
  • jeu 12.10.2017
  • 20:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • 22:00

    + Three Exemples of Myself as Queen
    Anna Biller, 1994, US, 16mm, vo ang st fr, 26'
    + A Visit from the Incubus
    Anna Biller, 2001, US, 16mm, vo ang st fr, 27'
  • ven 13.10.2017
  • 20:00

    Noita palaa elämaän
    Roland af Hällström , 1952, FI, 35mm > video, fi st ang, 74'
    Dans un village pré-industriel finlandais, un archéologue exhume une tombe vieille de trois siècles où gît une jeune femme percée d’un pieu. Son état de conservation est irréel. Affolés, les villageois conjurent l’expédition d’interrompre le réveil de leur sorcière, ce monstre qui hante leurs légendes depuis des générations. Curieux, le quatuor éduqué rêve d’analyser ce corps de près… Traversé de dialogues savoureux et d’embrassades impromptues, "Noita palaa elämäan" est une interprétation surprenante et farceuse de la figure de la sorcière. Considéré comme l’un des premiers films d’horreur finlandais, il nous expose l’image d’une sorcière jeune, désirante et puissante. Ce n’est pas tant par ses pouvoirs surnaturels, que par ses danses nues, sa vitalité et ses mimiques exubérantes – véritable miroir inversé de cette micro-société figée et asexuée - qu’elle sème la terreur. Pour son premier rôle, la jeune actrice Mirja Mane transcende littéralement le film de son interprétation sans complexe et, finalement, controversée. Trituré par la censure, le film se laisse aller à un final moralisateur qui ne dupe personne quand au loin résonne encore le rire puissant de Mirja.
  • 22:00

    Benjamin Christensen, 1922, 16mm, sans dial, 76'
    Culte pour certains, encore inconnu pour d’autres, Häxan est un de ces films donnant au cinéma sa raison d’être. Dans une forme documentaire (et très documentée) sur l’histoire de la sorcellerie à travers les âges, Benjamin Christensen incorpore des reconstitutions de sabbat, tortures de l’inquisition, ou hystéries collectives au couvent, avec les meilleurs effets et maquillages de l’époque, faisant basculer le film dans une fiction aux photogrammes marquants, telles des gravures gothiques. Loin de perdre de vue la part politique et d’injustice - encore en cours de nos jours - d’un système sacrifiant les femmes et les individus, le film s’achève sur cette actualisation de la chasse aux sorcières qu’a pu être la psychiatrie. Le montage présenté ici en pellicule est la version raccourcie de 1968 par Anthony Balch, où les cartons narratifs furent remplacés par la voix rocailleuse de William Burrough, et la musique assurée par un groupe de jazz.
  • sam 14.10.2017
    Microboutiek 19:30
  • 19:30

    La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, Vinyles, fanzines, DVD, etc) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternatif d’une scène indépendante bruxelloise mais pas que, la Microboutiek est alimentée par son propre public et s’enrichit au grès des évènements de cinéma et autres que le Nova invite. La collection entière est inventoriée sur le site de la Microboutiek.
  • 20:00

    Conférence - projection dia
    Paul Cuvelier (1923-1978), dessinateur virtuose et auteur des bandes dessinées de Corentin, a, pendant de longues années, fait les cents pas dans sa cage : la presse pour enfants. Le Journal de Tintin et Line, revues asexuées et bien-pensantes, ne lui permettent pas de garder ses figures à nu. En 1950, les Beaux-Arts ne lui sont pas plus accueillants, les chantres de l’art moderne déclarant l’imitation de la nature dépassée. Les revues pour adultes ont, de leur côté, sacrifié le dessin à la photographie. Les carnations de Paul Cuvelier restent ainsi coincées dans ses fardes, seuls ses nus de chevaux peuvent galoper librement. Au début des années 60, le corps renaît, la bande "libre" fait son apparition. Cuvelier s’y essaie avec "Epoxy", scénarisé par Jean Van Hamme. Provocateur mais pas suicidaire, l’éditeur Éric Losfeld tient à garder des sexes gommés. À sa sortie en mai 1968, si l’œuvre est perçue comme libératrice par le public, elle laisse un goût de bride à son créateur. La cage s’entre-ouvre en 1969 : Paul Cuvelier s’envole pour la foire internationale SEX 69 à Copenhague (voir le documentaire "Pornography in Denmark"). Il en rapporte des (...)
  • 22:00

    A New Approach
    Alex de Renzy, 1970, US, 16mm > video, vo ang , 77'
    Ce documentaire offre une rare occasion de découvrir en images la première foire mondiale du sexe d’octobre 1969 à Copenhague, que visita Paul Cuvelier. Il montre à quel point l’abolition de la censure en matière d’obscénité au Danemark en juin 1969 (et la légalisation de facto de la pornographie) va transformer le pays en attraction touristique d’un nouveau genre. La Petite Sirène peut aller se rhabiller... Le nouvel Eldorado du sexe voit fleurir sex-shops, cinémas porno et live-sex clubs, toujours bondés de touristes (les Danois s’en sont vite lassé). Les nouvelles opportunités commerciales et l’insatiable demande internationale permettent d’inonder le marché de magazines, films et autres objets érotiques aux couleurs danoises, disponibles jusque dans des distributeurs automatiques dans les lieux publics. La foire SEX 69, salon destiné aux potentiels exportateurs, attirera surtout des curieux du monde entier et connaîtra un succès phénoménal : 100.000 visiteurs en 5 jours, plusieurs centaines de journalistes internationaux couvrent l’événement. Le jeune cinéaste Alex de Renzy se rend sur place pour enquêter sur l’esprit libre danois et ramener (...)
  • dim 15.10.2017
  • 15:00 Balade

    Puisque le Nova baigne dans les potions magiques, les dimanches 24 septembre & 10 octobre, l’association "Les herbes de Bruxelles" vous entraîne en balade dans la ville à la recherche des herbes sauvages, celles qu’on cueille aux détours des chemins, qui jaillissent entre les pavés et qui sont plus vigoureuses que les murs. Rendez-vous au cinéma à 15:00 pour quelques heures de découvertes puis retour à la case départ pour décortiquer l’emploi médicinale et culinaire de ce qui pousse à la portée de nos mains au bar du Nova.
  • 18:00

    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus (...)
  • 20:00

    + Fairy Ballet
    Anna Biller, 1998, 35mm > video, vo ang st fr, 11'
    + The Hypnotist
    Anna Biller, 2001, 16mm, vo ang st fr, 44'
  • 21:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • jeu 19.10.2017
  • 20:00

    Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt ans que cette opportunité existe et est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance à openscreen@nova-cinema.org ou déposez-les dans la boîte postale du bureau du Nova au 14 rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles. + Elle-même Alexandre Attanasio & Alain Roch, BE, 2017, video, 11’ Une intruse s’est insinuée dans le quotidien d’une femme. Un quotidien dont on s’aperçoit petit à petit qu’il est le produit de son imagination jusqu’à ce que l’on découvre l’identité de l’intruse... + Pas de titre Nicolas Delpart, BE, 2017, DCP, 11’ Geoffrey est un scénariste qui a des doutes sur sa vocation. Il n’arrive pas à se lancer dans son nouveau projet. Sa conscience (...)
  • ven 20.10.2017
  • 20:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • 22:00

    Noita palaa elämaän
    Roland af Hällström , 1952, FI, 35mm > video, fi st ang, 74'
    Dans un village pré-industriel finlandais, un archéologue exhume une tombe vieille de trois siècles où gît une jeune femme percée d’un pieu. Son état de conservation est irréel. Affolés, les villageois conjurent l’expédition d’interrompre le réveil de leur sorcière, ce monstre qui hante leurs légendes depuis des générations. Curieux, le quatuor éduqué rêve d’analyser ce corps de près… Traversé de dialogues savoureux et d’embrassades impromptues, "Noita palaa elämäan" est une interprétation surprenante et farceuse de la figure de la sorcière. Considéré comme l’un des premiers films d’horreur finlandais, il nous expose l’image d’une sorcière jeune, désirante et puissante. Ce n’est pas tant par ses pouvoirs surnaturels, que par ses danses nues, sa vitalité et ses mimiques exubérantes – véritable miroir inversé de cette micro-société figée et asexuée - qu’elle sème la terreur. Pour son premier rôle, la jeune actrice Mirja Mane transcende littéralement le film de son interprétation sans complexe et, finalement, controversée. Trituré par la censure, le film se laisse aller à un final moralisateur qui ne dupe personne quand au loin résonne encore le rire puissant de Mirja.
  • sam 21.10.2017
  • 20:00

    L’Adorable voisine
    Richard Quine, 1958, US, DCP, vo ang st fr, 106'
    Le titre fait référence à une cérémonie d’excommunication majeure dans le catholicisme romain du IXe siècle. La cloche représentait le caractère public de l’acte, le livre l’autorité des paroles prononcées, et on a cru que la chandelle symbolisait la possibilité que l’interdiction soit levée, mais non... Ici "l’adorable voisine" (titre français) souhaite tomber amoureuse. Or, en tant que sorcière, seul le désir lui est permis. Renouant avec le duo d’amoureux luttant déjà contre leur Némésis dans "Vertigo" d’Alfred Hitchcock, Kim Novak et James Stewart prouvent à nouveau leur complémentarité : Gil use de son regard ensorcelant pour émouvoir son voisin Shep sur le point de se marier. Mais ce ne sont pas des méthodes respectables, l’anathème la frappe lorsqu’elle tente de s’expliquer. Est-ce que cette fabuleuse Circé moderne, femme magicienne, incapable de tomber amoureuse et ne versant aucune larme, parviendra à garder le cœur de l’homme qu’elle désire ?
  • 22:00

    Les Sorcières de Zugarramurdi
    Alex De la Iglesia, 2013, ES, HD, vo es st fr, 110'
    À un jet de pierre de la frontière française, la ville espagnole de Zugarramurdi et sa caverne préhistorique étaient le plus grand Akelarre (du basque "lande du bouc", lieu de réunion de sorcières) de toute l’Espagne, "purifié" en 1610 dans les flammes par les inquisiteurs. C’est là qu’atterrissent quatre hommes (dont un dans le coffre) et un petit garçon, chargés d’or volé et de rancœurs contre les femmes. Enchaînant à un rythme effréné les scènes hallucinées (comme un braqueur déguisé en Bob l’éponge, des sorcières courant au plafond comme des insectes, une gigantesque mère primitive reprenant la vénus de Willendorf, un sabbat dans l’authentique Akelarre de Zugarramurdi avec chants, invocations en basque et roues solaires...), avec un humour franchouillard, immoral et gore, ce délire de Àlex de la Iglesia ("Le jour de la Bête", "Balada triste", "Accion Mutante" !) aborde le thème de la sorcellerie et de la peur de la femme sans faire dans la dentelle !
  • dim 22.10.2017
  • 17:00

    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend (...)
  • 19:00 Plan B

    Peter Snowdon & Alarm, 2016, BE, video, vo fr st nl, 65'
    Plan B, le rendez-vous du Nova autour des questions urbaines et de leurs représentations à l’écran, reçoit Alarm : ce groupe militant pour un droit au logement pour tous, né en 2001 dans le sillage de la maison de quartier Bonnevie (Molenbeek), réunit des personnes qui sont bien décidées à passer du statut de victimes du "mal logement" à celui d’acteurs de changements en s’opposant aux obstacles qui entravent l’accès à un logement décent et financièrement accessible. Cette fois, avec le regard, la caméra et la complicité de Peter Snowdon, ils ont réalisé leur premier long métrage au titre évocateur. Ils y racontent la traversée de Bruxelles de Fouta, Rahim, Gloria et Yacine, ayant quitté leur ville natale en Belgique ou leur pays d’origine, à la recherche d’un logement. Ne rencontrant que refus, humiliations et escroqueries, comme dans la vie réelle, les personnages ont l’idée de créer ensemble un parti politique pour défendre leurs propres solutions : le parti du rêve de logement !
  • 21:00

    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus (...)