• jeu 05.05.2016
  • 19:00

    Ruines et traces de bâtiments, carcasses d’usines désaffectées et autres terrains vagues parsèment le Bruxelles du début de ce siècle. Au travers de ses gravures, installations et vidéos, Martyna Urbanowicz nous invite à une visite guidée au sein de quelques ruines évanescentes de la capitale européenne. Autant de portraits du présent qui invoquent un temps qui n’est plus le nôtre et la nouvelle vie qui s’y installe ; autant de paysages à la charge onirique insoupçonnée qui révèlent les mille chemins pris par une nature citadine pragmatique.
  • 20:00

    Xavier Christiaens, 2014, video, sans dial, 54'
    Œuvre solitaire, tournée sans scénario ni équipe, elle s’est développée avec la même rigueur et la même liberté que s’écrit un poème. C’est d’ailleurs un poème d’Henri Michaux qui est le point de départ de ce voyage, mené sous l’emprise d’une bande sonore envoûtante (créée par Lionel Marchetti), à travers un monde parallèle nimbé de couleurs sourdes, d’obscurités mystérieuses, d’éblouissements nucléaires. Récit visuel, minimal et abrupt, le dernier volet de la "trilogie boréale" est aussi le plus sombre et mystérieux, le moins narratif. Le contexte historique est cependant précis (la guerre froide, la conquête de l’espace), les protagonistes identifiables (une femme, un homme, un enfant) et l’enjeu clairement exposé : ces trois personnages sont comme des survivants dans un huis-clos, assignés à résidence dans quelques pièces d’une tour dans une grande ville. Et cependant, l’enchevêtrement des nappes sonores et visuelles plonge le spectateur dans une sorte de rêve éveillé, de torpeur qui lui fait vite larguer les amarres rationnelles. Une invitation à se perdre, donc, à se laisser dériver, à se noyer peut-être.
  • ven 06.05.2016
  • 20:00

    Ramybe musu sapnuose
    Šarūnas Bartas, 2015, DCP, vo lt & ru st ang & fr, 104'
    Le temps d’un week-end, un père, sa fille et sa compagne abandonnent la ville pour leur maison de campagne. Durant ces deux journées, chacun va errer de son côté, faire des rencontres et finalement se retrouver trop rarement pour parler et échanger. Et quand un jeune garçon des environs vole un fusil de chasse, le danger se profile. Cinéaste singulier au cinéma particulier, Šarūnas Bartas nous offre ici son 8ème long métrage. L’on ne peut s’empêcher d’y découvrir un film très personnel (renforcé par la présence du réalisateur et de sa fille). Les thèmes de prédilection et qui caractérisent ses films sont réunis : le déplacement (ou la fuite ?) de ses personnages, les tentatives de communication et d’interactions entre les êtres humains, la Nature, toujours présente, toujours témoin imperturbable de nos vies et ce travail d’orfèvre de l’image et du son. Mais pour ce film, le réalisateur y adjoint une autre dimension de taille : le mode de communication le plus usité : la parole. Les dialogues sont sincères et profonds (et prouvent que le réalisateur les manie à merveille, pour ceux qui en auraient doutés). Mais ces échanges permettront-ils de (...)
    + Children Lose Nothing
    Šarūnas Bartas, 2004, video, sans dial, 5'
  • sam 07.05.2016
  • 20:00

    Il y a trois ans une bande d’amoureux du cinéma décide de lancer un site internet consacré au septième art, avec l’ambition de proposer des analyses de films approfondies et une vraie réflexion sur le cinéma d’aujourd’hui mais aussi de hier. Ainsi est né Sabzian. Le nom n’est pas anodin. Il fait hommage au très beau film “Close Up” d’Abbas Kiarostami (dont le personnage principal s’appelle justement Sabzian), film qui brouille toutes les frontières entre réalité et fiction, et qui mélange des scènes de cinéma-vérité et des séquences de pure mise en scène. La question de la mise en scène est d’ailleurs fondamentale pour la plupart des auteurs de Sabzian et est souvent au centre de leurs textes, qui peuvent prendre la forme d’interview ou d’essai. Les écrits sont généralement rédigés en néerlandais (la plupart des rédacteurs étant de la langue de Vondel), mais quelques fois aussi en anglais et en français. Depuis son lancement Sabzian organise une fois par an une soirée où il est possible de rencontrer tous les collaborateurs qui écrivent pour le site. Joyeux prétexte pour montrer aussi un film fétiche. Cette année-ci le choix s’est porté sur le (...)
    + The Crucified Lovers
    Kenji Mizoguchi, 1954, 35mm, vo st ang, 110'
  • dim 08.05.2016
    Tables d'hôtes 19:00
  • 15:00

    La chambre interdite
    Guy Maddin & Evan Johnson, 2015, DCP, vo st fr, 120'
    "Hello I’m Marv. Aujourd’hui nous allons discuter de bains". C’est par une séquence quelque peu loufoque, sur comment prendre un bain, que commence "The Forbidden Room". Quelques instants plus tard on se retrouve en immersion dans le sous-marin SS Plunger. L’équipage de bord est en crise : son capitaine est séquestré quelque part dans le sous-marin, alors qu’un chargement d’explosif pourrait sauter et que l’air est en train de manquer (mais heureusement il y a de l’oxygène qui s’échappe du stock de biscuits à l’avoine !). Soudain apparaît un bûcheron téléporté, comme par magie, d’un autre film. Il raconte ses tentatives pour libérer la belle mais amnésique Margot, otage de vilains sauvages. S’enchaînent ainsi une douzaine de saynètes, fragments de films des premiers temps, de films imaginaires et peut-être jamais réalisés. Les scènes se succèdent et se transforment avec des effets de morphing délirants. Certains dialogues sont parlés, d’autres apparaissent en tant que sous-titres, et des cartons ponctuent la narration. Cherchez l’histoire et vous trouverez "des" histoires. "The Forbidden Room" est tout sauf un film avec un récit linéaire. C’est un (...)
  • 18:00

    Yves Montmayeur, 2015, DCP, vo st fr, 65'
    Ce film de Yves Montmayeur est certainement un “compagnon” essentiel pour rentrer dans l’univers onirique, fantasque et quelques fois bien alambiqué de Guy Maddin. Réalisé à partir d’ extraits en Super8, 16mm, vidéo et des interviews faites à des époques différentes, le film nous plonge dans trente ans d’un parcours artistique aussi extravagant qu’extraordinairement personnel et cohérent. Le documentaire nous réserve quelques belles surprises avec les témoignages de Isabella Rossellini, Kenneth Anger, John Waters, des Frères Quay, ou encore d’Udo Kier, qui apportent des éclairages plus intimes sur la personne de Guy Maddin. Yves Montmayeur opte pour un montage non-linéaire et non-chronologique, et réussit ainsi le pari de réaliser un documentaire inventif, qui épouse de façon originale la personnalité de Maddin. Ce n’est pas pour rien qu’il a d’ailleurs remporté le prix du meilleur documentaire au dernier Festival de Venise.
  • 20:00

    As uz tave pakalbesiu
    Virginija Vareikytė & Maxi Dejoie, 2015, DCP, vo st ang, 70'
    Le KGB. Organe de contrôle, de répression et du bon respect de la doctrine soviétique. Il a été et est encore, le sujet de nombreux documentaires et films de fiction. Celui que nous vous présentons va à la rencontre de dissidents Lituaniens emprisonnés suite à leurs activités illégales. En tout cas, jugées comme telles à l’époque. Les réalisateurs vont récolter leurs témoignages, mais également ceux, à visages découverts, d’ex-agents du KGB. Chose assez surprenante car l’organe fut déclaré organisation criminelle quelques temps après la déclaration d’Indépendance. Ici, point de commentaires ni d’artifices. Juste priment ces mots qui nous (re)plongent dans leur histoire, leurs activités rebelles, leurs conditions de détention. Mais aussi les justifications et prétextes des membres du KGB. Tout cela couronné par une sincère et troublante rencontre entre un ancien détenu et l’agent chargé de ses nombreux interrogatoires.
  • jeu 12.05.2016
  • 20:00

    Xavier Christiaens, 2003, video, vo ru st fr, 56'
    Réfractaire aux dogmes établis, "Le goût du Koumiz" restitue, par le poème et le traitement radical des images et des sons, le déracinement et l’exil intérieur. Il creuse son ornière dans une aventure visuelle et sonore marginale, surprenante, imprévue. Non parce qu’il n’y aurait pas de récit on y raconte l’histoire d’un nomade du Kirghizistan dont le destin fut bouleversé par la domination soviétique mais parce que celui-ci s’incarne d’abord et avant tout dans un univers de vents, de chevaux, d’habitations brinquebalantes, de montagnes, des chiens, d’enfants, d’oiseaux, de trains qui filent dans des plaines désertiques. D’un noir et blanc très contrasté, les images tournées par Xavier Christiaens et Sandrine Blaise de la mer d’Aral au Kazakhstan inscrivent le monde dans un jeu de formes d’une grande beauté plastique. L’aventure est à la fois belle, sensible et émouvante. Spectateurs pressés, passez votre chemin. Pour les autres, un vrai bonheur.
  • ven 13.05.2016
  • 20:00 Compilation

    Un florilège éclectique de films réalisés par de jeunes réalisateurs/trices, qui se décline en plusieurs genres cinématographiques.
    I’m Twenty Something
    Marija Kavtaradzė, 2014, DCP, vo st ang, 20'
    Reeba
    Vytautas Dambrauskas, 2012, DCP, vo st ang, 9'
    I, Veteran
    Darius Jarašūnas, 2011, DCP, vo st ang, 21'
    ...
  • 22:00

    La chambre interdite
    Guy Maddin & Evan Johnson, 2015, DCP, vo st fr, 120'
    "Hello I’m Marv. Aujourd’hui nous allons discuter de bains". C’est par une séquence quelque peu loufoque, sur comment prendre un bain, que commence "The Forbidden Room". Quelques instants plus tard on se retrouve en immersion dans le sous-marin SS Plunger. L’équipage de bord est en crise : son capitaine est séquestré quelque part dans le sous-marin, alors qu’un chargement d’explosif pourrait sauter et que l’air est en train de manquer (mais heureusement il y a de l’oxygène qui s’échappe du stock de biscuits à l’avoine !). Soudain apparaît un bûcheron téléporté, comme par magie, d’un autre film. Il raconte ses tentatives pour libérer la belle mais amnésique Margot, otage de vilains sauvages. S’enchaînent ainsi une douzaine de saynètes, fragments de films des premiers temps, de films imaginaires et peut-être jamais réalisés. Les scènes se succèdent et se transforment avec des effets de morphing délirants. Certains dialogues sont parlés, d’autres apparaissent en tant que sous-titres, et des cartons ponctuent la narration. Cherchez l’histoire et vous trouverez "des" histoires. "The Forbidden Room" est tout sauf un film avec un récit linéaire. C’est un (...)
  • sam 14.05.2016
  • 19:00

    La chambre interdite
    Guy Maddin & Evan Johnson, 2015, DCP, vo st fr, 120'
    "Hello I’m Marv. Aujourd’hui nous allons discuter de bains". C’est par une séquence quelque peu loufoque, sur comment prendre un bain, que commence "The Forbidden Room". Quelques instants plus tard on se retrouve en immersion dans le sous-marin SS Plunger. L’équipage de bord est en crise : son capitaine est séquestré quelque part dans le sous-marin, alors qu’un chargement d’explosif pourrait sauter et que l’air est en train de manquer (mais heureusement il y a de l’oxygène qui s’échappe du stock de biscuits à l’avoine !). Soudain apparaît un bûcheron téléporté, comme par magie, d’un autre film. Il raconte ses tentatives pour libérer la belle mais amnésique Margot, otage de vilains sauvages. S’enchaînent ainsi une douzaine de saynètes, fragments de films des premiers temps, de films imaginaires et peut-être jamais réalisés. Les scènes se succèdent et se transforment avec des effets de morphing délirants. Certains dialogues sont parlés, d’autres apparaissent en tant que sous-titres, et des cartons ponctuent la narration. Cherchez l’histoire et vous trouverez "des" histoires. "The Forbidden Room" est tout sauf un film avec un récit linéaire. C’est un (...)
  • 22:00

    Ramybe musu sapnuose
    Šarūnas Bartas, 2015, DCP, vo lt & ru st ang & fr, 104'
    Le temps d’un week-end, un père, sa fille et sa compagne abandonnent la ville pour leur maison de campagne. Durant ces deux journées, chacun va errer de son côté, faire des rencontres et finalement se retrouver trop rarement pour parler et échanger. Et quand un jeune garçon des environs vole un fusil de chasse, le danger se profile. Cinéaste singulier au cinéma particulier, Šarūnas Bartas nous offre ici son 8ème long métrage. L’on ne peut s’empêcher d’y découvrir un film très personnel (renforcé par la présence du réalisateur et de sa fille). Les thèmes de prédilection et qui caractérisent ses films sont réunis : le déplacement (ou la fuite ?) de ses personnages, les tentatives de communication et d’interactions entre les êtres humains, la Nature, toujours présente, toujours témoin imperturbable de nos vies et ce travail d’orfèvre de l’image et du son. Mais pour ce film, le réalisateur y adjoint une autre dimension de taille : le mode de communication le plus usité : la parole. Les dialogues sont sincères et profonds (et prouvent que le réalisateur les manie à merveille, pour ceux qui en auraient doutés). Mais ces échanges permettront-ils de (...)
    + Children Lose Nothing
    Šarūnas Bartas, 2004, video, sans dial, 5'
  • dim 15.05.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 18:00

    La chambre interdite
    Guy Maddin & Evan Johnson, 2015, DCP, vo st fr, 120'
    "Hello I’m Marv. Aujourd’hui nous allons discuter de bains". C’est par une séquence quelque peu loufoque, sur comment prendre un bain, que commence "The Forbidden Room". Quelques instants plus tard on se retrouve en immersion dans le sous-marin SS Plunger. L’équipage de bord est en crise : son capitaine est séquestré quelque part dans le sous-marin, alors qu’un chargement d’explosif pourrait sauter et que l’air est en train de manquer (mais heureusement il y a de l’oxygène qui s’échappe du stock de biscuits à l’avoine !). Soudain apparaît un bûcheron téléporté, comme par magie, d’un autre film. Il raconte ses tentatives pour libérer la belle mais amnésique Margot, otage de vilains sauvages. S’enchaînent ainsi une douzaine de saynètes, fragments de films des premiers temps, de films imaginaires et peut-être jamais réalisés. Les scènes se succèdent et se transforment avec des effets de morphing délirants. Certains dialogues sont parlés, d’autres apparaissent en tant que sous-titres, et des cartons ponctuent la narration. Cherchez l’histoire et vous trouverez "des" histoires. "The Forbidden Room" est tout sauf un film avec un récit linéaire. C’est un (...)
  • 21:00

    Žalieji Muškietininkai
    Jonas Ohman, 2015, DCP, vo st ang, 85'
    Atgaja, mouvement indépendant écologique, voit le jour le 16 juillet 1987, à Kaunas. Emmené par le charismatique et fédérateur Saulius Gricius, il tend à préserver la nature, la protéger de toutes nuisances toxiques et renforcer l’harmonieuse relation qui nous lie à elle. Il prône également la (re)mise en valeur de l’héritage lituanien, de son folklore et de ses traditions. Féru de nature et d’Histoire, Saulius emmène les premiers membres d’Atgaja dans de longues randonnées pédestres à travers forêts et rivières. Rapidement, Atgaja devient un mouvement d’ampleur et de ferveur nationale. De longues marches, des camps, des concerts et des discours attirent plusieurs milliers de personnes. Et, bien que bannis par le pouvoir soviétique, les drapeaux tricolores fleurissent à nouveau et l’hymne national est publiquement repris en chœur par la foule. De part son influente et pacifique action, Atgaja fut l’un des acteurs d’avant-plan du soulèvement national (incroyable, surréaliste et populaire, la séquence sur une base militaire soviétique est à ne pas manquer !). Ce documentaire, au travers de nombreux témoignages d’anciens membres ou témoins et d’images (...)
  • jeu 19.05.2016
  • 20:00 Compilation

    L’anticipation et le futurisme sont autant de modes d’agencement du récit qui permettent de parler des enjeux qui pèsent sur le présent. Parfois même, ils évoquent, sous des traits irréels, des réalités passées ou actuelles que le contournement permet de mieux mettre en perspective. Dans une atmosphère lunaire, Neil Beloufa part en quête des futurs fantasmés d’hommes ordinaires dans un village malien. Suit un autre récit futuriste : celui d’un homme venu du futur, qui apparaît sur la berge d’un Alger endormi, couvert par un masque opaque. Son destin d’exilé reste mystérieux. "Jonah" explore les conséquences de l’invasion touristique et de la globalisation à Zanzibar, avec des effets visuels 3D éblouissants et un humour accrocheur. La séance se termine avec une petite échappée utopique dans des univers de comics américains, l’histoire d’un jeune super-héros qui se croit invincible. Le Burkina Faso - le pays des hommes intègres - représente ici une Afrique complexe, tiraillée entre passé, présent et futur.
    Kempinski
    Neil Beloufa, 2007, video, vo fr , 14'
    Al Djazirah
    Amin Sidi-Boumediene, 2012, video, vo ang , 35'
    Jonah
    Kibwe Tavares, 2013, video, vo ang , 18'
    ...
  • 22:00 Compilation

    Une série de courts métrages récents annoncent l’arrivée de nouveaux films de science-fiction, denrée rare depuis le continent africain. Dans "Chigger Ale", le même acteur atypique de "Crumbs" incarne un homme perdu qui cherche son identité entre Hitler et Beyoncé. Le salut vient d’en haut : Space is the Place ! A Nairobi, on assiste à un micmac d’instantanés sous fond de fin du monde. Miracle pop de la science fiction africaine, "District 9" avait marqué les esprits en 2009 par la pertinence de son propos dans une Afrique du Sud post-Apartheid. "Alive in Joburg" n’est autre que la démo technique réalisée par Neill Blomkamp qui convaincra Peter Jackson de le financer... "Pumzi" est considéré comme le court-métrage de science-fiction capable d’éveiller le genre en Afrique. Dans un souterrain aseptisé et dystopique, une jeune femme rêve d’une oasis quand l’eau est réputée introuvable sur terre. Cédric Ido nous propose une vision du futur aussi ravagé par le soleil, où une bande de samouraïs noirs se disputent le dernier bout de terre fertile. Parlé en un lingala japonisant, influencé par Akira Kurosawa, soyez les bienvenus dans un univers de pure hybridité !
    Chigger Ale
    Fanta Ananas, 2013, video, sans dial, 11'
    Homecoming
    Jim Chuchu, 2013, video, vo st ang, 11'
    Alive in Joburg
    Neill Blomkamp, 2005, video, vo ang , 7'
    ...
  • ven 20.05.2016
    Tables d'hôtes 19:30 Microboutiek 19:30
  • 19:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 20:00

    Jean-Pierre Bekolo, 2005, vo fr , 97'
    En 2025, la nuit règne et seule la mort survit. Majolie et Chouchou, les deux Saignantes qui manient à merveille le sexe et la mort, tentent de s’émanciper en puisant leur force dans le mevungu, une entité étrange mélange de sorcellerie et de clairvoyance. "Les Saignantes" est un film de science-fiction sans navettes spatiales, avec du polar et de l’horreur. Si Bekolo imagine le futur comme la continuation d’un statut quo, sa vision du futur est un cauchemar. L’horreur réside précisément dans la possibilité d’un futur qui est la continuation d’une dégradation du présent. Il nous prévient : attention, ce que voyez arrivera si nous ne changeons pas les choses ! ""Les Saignantes" parlent de choses auxquelles on s’accommode, qu’on accepte sans s’offusquer dans nos sociétés. C’est un film sur l’éthique. A quel moment on dit "assez" ?" Un film provocateur, étonnant, jouissif, à l’esthétique hybride et innovante : "Les Saignantes" est un film africain d’avant-garde qui ne vous laissera pas indifférent !
  • 22:00 Compilation

    L’afro-futurisme indiquait la direction à prendre : ancré dans les racines lointaines africaines, foncer vers les étoiles ! Le cinéma africain part en quête de reconnaissance pleine de la capacité des femmes et des hommes du continent à s’émanciper jusqu’à voyager au-delà de la stratosphère. Les croyances traditionnelles sont le point de départ d’un récit surréel dans un des derniers film du collectif The Nest. Le premier film d’animation de Wangechi Mutu nous montre une créature hybride à la tête de femme-méduse qui voltige dans un ciel pollué en croquant à pleines dents des oiseaux rebutants. Attention : cupidité et gaspillage nous tuerons ! Au sol, une "afronaute" attend le bon jour pour décoller et entrer dans la légende. Pourquoi la lune ne serait-elle pas la première étape de l’exploration stellaire africaine ? Et là haut dans l’espace, Bekolo pose un regard songeur tant sur la boule bleue que sur cette volonté même de partir au loin quand l’Afrique semble la destination à choisir. Terminons la séance avec un film belge expérimental où une société primitive blanche s’ébat dans un monde en plastique dépourvu de toute pudeur. Une ethnologue (...)
    To Catch a Dream
    The Nest Collective, 2015, video, vo st ang, 13'
    The End of Eating Everything
    Wangeshi Mutu, 2013, video, sans dial, 8'
    Afronauts
    Frances Bodomo, 2014, video, vo ang , 13'
    ...
  • sam 21.05.2016
  • 20:00

    Xavier Christiaens, 2006, video, 54'
    "Quand tu ouvriras les yeux, ce ne sera pas le jour, pas la nuit, pas l’eau, pas la terre." C’est par cette citation de l’Apocalypse que s’ouvre "La chamelle blanche", qui nous fait vivre l’expérience de ce que signifie être étranger au monde, à travers le journal d’un cosmonaute revenant sur une terre désertée. Solitaire et privé de mémoire, peu de choses viendront à son secours. Un camion s’enfonce dans le paysage comme un bateau dans la mer. Une femme en robe à fleurs se baigne dans une mer de sang. Un enfant nous regarde de ses yeux étonnés. Il y a sur le sol, la carcasse tordue d’une étrange machine soviétique. Xavier Christiaens aura inventé là une nouvelle façon de se souvenir, de remonter le temps par à-coups singuliers, ravalant le passé comme une chanson que l’on dirait à l’envers. Les images, fantomatiques, presque effacées, surviennent par lames de fond, comme revenant à la surface d’une mer gelée. "La chamelle blanche" ne laisse pas le spectateur en repos, mais quelle récompense lorsque au détour de ce chemin abrupt apparaissent régulièrement des moments d’une grâce dont on n’aurait pas même osé rêver, des "apparitions" comme on en voit peu au cinéma.
  • 22:00

    Yves Montmayeur, 2015, DCP, vo st fr, 65'
    Ce film de Yves Montmayeur est certainement un “compagnon” essentiel pour rentrer dans l’univers onirique, fantasque et quelques fois bien alambiqué de Guy Maddin. Réalisé à partir d’ extraits en Super8, 16mm, vidéo et des interviews faites à des époques différentes, le film nous plonge dans trente ans d’un parcours artistique aussi extravagant qu’extraordinairement personnel et cohérent. Le documentaire nous réserve quelques belles surprises avec les témoignages de Isabella Rossellini, Kenneth Anger, John Waters, des Frères Quay, ou encore d’Udo Kier, qui apportent des éclairages plus intimes sur la personne de Guy Maddin. Yves Montmayeur opte pour un montage non-linéaire et non-chronologique, et réussit ainsi le pari de réaliser un documentaire inventif, qui épouse de façon originale la personnalité de Maddin. Ce n’est pas pour rien qu’il a d’ailleurs remporté le prix du meilleur documentaire au dernier Festival de Venise.
  • dim 22.05.2016
    Tables d'hôtes 19:00
  • 17:00

    La chambre interdite
    Guy Maddin & Evan Johnson, 2015, DCP, vo st fr, 120'
    "Hello I’m Marv. Aujourd’hui nous allons discuter de bains". C’est par une séquence quelque peu loufoque, sur comment prendre un bain, que commence "The Forbidden Room". Quelques instants plus tard on se retrouve en immersion dans le sous-marin SS Plunger. L’équipage de bord est en crise : son capitaine est séquestré quelque part dans le sous-marin, alors qu’un chargement d’explosif pourrait sauter et que l’air est en train de manquer (mais heureusement il y a de l’oxygène qui s’échappe du stock de biscuits à l’avoine !). Soudain apparaît un bûcheron téléporté, comme par magie, d’un autre film. Il raconte ses tentatives pour libérer la belle mais amnésique Margot, otage de vilains sauvages. S’enchaînent ainsi une douzaine de saynètes, fragments de films des premiers temps, de films imaginaires et peut-être jamais réalisés. Les scènes se succèdent et se transforment avec des effets de morphing délirants. Certains dialogues sont parlés, d’autres apparaissent en tant que sous-titres, et des cartons ponctuent la narration. Cherchez l’histoire et vous trouverez "des" histoires. "The Forbidden Room" est tout sauf un film avec un récit linéaire. C’est un (...)
  • 20:00

    Luzis prie baltijos
    "Break at the Baltic" se concentre, au fil des images d’archive, sur les événements ayant précédés et menés à la déclaration d’Indépendance de la Lituanie. Les ferveur et solidarité du peuple lituanien se cristallisèrent autour du mouvement démocratique Sajūdis et de sa figure de proue, Vytautas Landsbergis. Ce mouvement, créé en 1988, avait pour but de soutenir la mise en place de la Glasnot initiée par Gorbatchev. Son expansion et sa popularité fulgurante lui permis d’emporter la majorité au Conseil suprême soviétique de Lituanie, lui remettant en main les clés nécessaires à la lutte pour l’Indépendance. Des dernières résistances soviétiques à la création du Parlement Indépendant lituanien à la nomination de Vytautas Landsbergis en tant que premier chef d’Etat, ce film nous (re)plonge dans ces moments ayant à tout jamais redessinés l’histoire de ce pays. La séance sera introduite par Vytautas Landsbergis en personne et se poursuivra par une discussion et des témoignages qui nous éclairerons sur ces événements et cette période.
    + Baltic Way
    Arūnas Matelis & Audrius Stonys, 1989, DCP, vo st ang, 10'
  • jeu 26.05.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    Olivier Ducastel & Jacques Martineau, 2016, DCP, vo st ang, 97'
    Dans les sous-sols d’un sex-club, les corps d’hommes s’entremêlent, se consomment et se consument. Théo y aperçoit Hugo, l’approche et l’embrasse bientôt. Soudain, la passion les emporte. Le désir les foudroie. Le sexe fait place à l’amour ou à son illusion, et leur étreinte est orgasmique. Ils quittent le club ensemble, vaguant, divaguant, dans les rues vides du Paris nocturne. Ils doivent alors faire face à la réalité qui les rattrape. Peuvent-ils se faire confiance ? Leurs attentes se rencontrent-elles ? Olivier Ducastel et Jacques Martineau, à qui l’on doit notamment "Crustacés et Coquillages" (Pink Screens 2005) et "L’arbre et la forêt" (Pink Screens 2010), appréhendent presque en temps réel la naissance des sentiments amoureux, filmant sans détour les corps qui s’épousent, s’emboîtent et s’enlacent tout en sublimant leurs comédiens, parfois agaçants mais toujours très bandants.
  • 22:00

    Delphine Seyrig, 1976, video, vo st ang, 115'
    Dans ce film culte et féministe des années 1970, Delphine Seyrig interroge des comédiennes françaises et américaines sur le thème de la condition des femmes dans les métiers du cinéma. Auriez-vous choisi le même métier si vous aviez été un homme ? Y a-t-il une place pour une comédienne vieillissante ? Avez-vous songé à devenir metteur en scène ? Etc... De Jane Fonda à Juliet Berto en passant par Anne Wiazemsky, Shirley Mac Laine et beaucoup d’autres, toutes vont s’exprimer sur leur expérience professionnelle en tant que femme, leurs rôles et leurs rapports avec les metteurs en scène, les acteurs masculins et les équipes techniques. A travers ces regards et témoignages croisés, Delphine Seyrig dresse un état des lieux décapant d’une profession qui, le plus souvent, ne permet aux femmes que des rôles stéréotypés et aliénants.
  • ven 27.05.2016
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 18:30
  • 18:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:00

    Jamie Babbit, 1999, 35mm, vo st fr, 81'
    Megan (la très lesbienne friendly Natasha Lyonne aka Nicky dans "Orange Is the New Black") est végétarienne, a un poster de Melissa Etheridge dans sa chambre et n’aime pas trop embrasser son copain avec la langue. Du coup, son entourage l’envoie illico dans un centre de rééducation vers l’hétérosexualité chérie à grand renfort de bleu pour les garçons et de rose pour les filles. Le fait qu’elle soit pom-pom girl en jupette et sorte avec le capitaine de l’équipe de foot n’a pas vraiment l’air de compter ! Mais ce ne sera pas si simple… Une comédie hilarante sur les normes de l’hétérosexualité et du genre. Pour toutes celles et ceux d’entre nous qui n’arrivent pas à se débarrasser de cette mauvaise habitude de l’homosexualité ou qui ont vraiment du mal avec l’hétéronormativité ! Tourné en couleurs acidulées, avec des acteurs très « camp » (dont Ru Paul dans une de ses rares apparitions masculines), un film irrésistible, devenu culte, qu’on se délecte de voir et revoir encore.
  • 21:00

    Jules Rosskam, 2005, video, vo st fr, 60'
    Avec ce film d’une pertinence toujours actuelle, Jules Rosskam donne la parole à 19 hommes trans qui ont en commun de tous avoir donné naissance à un enfant. Comment vivent-ils le fait d’être homme et d’avoir accouché ? Comment se situent-ils face aux catégories "mère/père" ? La transition a-t-elle impacté les relations avec leur famille et leurs enfants ? La parentalité dépend-elle du fait d’être femme ou homme ? Derrière ces questions, ce sont des définitions et représentations souvent encore inébranlables qui se fissurent, ainsi que nos normes genrées ! Un film passionnant, qui fait du bien. Et qui a de de quoi donner du fil à retordre à la "manif pour tous" et aux autres illuminé·e·s de la "théorie du genre" ! Mais aussi un film nous touchant tout·e·s, qui interroge la manière dont nous pensons "parentalité" et "maternité", dont nous nous lions les un·e·s aux autres et dont le genre influence nos interactions avec nos proches et nos familles.
  • 23:00

    Bruce LaBruce, 2004, video, vo st fr, 90'
    Un groupuscule de néo-terroristes inspirés de la bande à Baader-Meinhof, kidnappe le fils de l’un des plus importants banquier. De son côté, Gundrun, la leader charismatique du groupe, endoctrine deux des ses acolytes et les pousse à coucher ensemble pour vaincre l’héterrorisme, construction bourgeoise de la société. Bruce LaBruce ("Hustler White", "Gerontophilia", "Otto or Up with Dead People") parodie joyeusement "La Radical Chic" attitude dans un esprit furieusement queer et savoureusement porno. Du réalisateur culte dont nous vous avons montré tous les derniers films au cours de ces 15 années passées, "Raspberry Reich", film que nous aimons follement, ne pouvait qu’être présent lors de ce festival du quinzième anniversaire du Pink Screens.
  • sam 28.05.2016
  • 20:00

    Peut-on parler de tradition filmique et formelle des films lituaniens ? Certes, certaines spécificités communes se retrouvent parmi les films des années ’60 à fin ’90, mais cela est-il encore le cas ? La jeune génération, qui n’a pas connu la fin des années ’80 mais bien l’adhésion à l’Union Européenne et son entrée dans la zone euro, est-elle influencée par les réalisations qui ont précédées les leurs ?
    + Antigravitation
    Audrius Stonys, 1995, DCP, vo st ang, 19'
    + Earth of the Blind
    Audrius Stonys, 1992, DCP, sans dial, 25'
    + Mountain To Climb
    Marija Stonyte, 2015, DCP, vo st ang, 30'
  • 22:00

    La chambre interdite
    Guy Maddin & Evan Johnson, 2015, DCP, vo st fr, 120'
    "Hello I’m Marv. Aujourd’hui nous allons discuter de bains". C’est par une séquence quelque peu loufoque, sur comment prendre un bain, que commence "The Forbidden Room". Quelques instants plus tard on se retrouve en immersion dans le sous-marin SS Plunger. L’équipage de bord est en crise : son capitaine est séquestré quelque part dans le sous-marin, alors qu’un chargement d’explosif pourrait sauter et que l’air est en train de manquer (mais heureusement il y a de l’oxygène qui s’échappe du stock de biscuits à l’avoine !). Soudain apparaît un bûcheron téléporté, comme par magie, d’un autre film. Il raconte ses tentatives pour libérer la belle mais amnésique Margot, otage de vilains sauvages. S’enchaînent ainsi une douzaine de saynètes, fragments de films des premiers temps, de films imaginaires et peut-être jamais réalisés. Les scènes se succèdent et se transforment avec des effets de morphing délirants. Certains dialogues sont parlés, d’autres apparaissent en tant que sous-titres, et des cartons ponctuent la narration. Cherchez l’histoire et vous trouverez "des" histoires. "The Forbidden Room" est tout sauf un film avec un récit linéaire. C’est un (...)
  • dim 29.05.2016
  • 18:00

    Ramybe musu sapnuose
    Šarūnas Bartas, 2015, DCP, vo lt & ru st ang & fr, 104'
    Le temps d’un week-end, un père, sa fille et sa compagne abandonnent la ville pour leur maison de campagne. Durant ces deux journées, chacun va errer de son côté, faire des rencontres et finalement se retrouver trop rarement pour parler et échanger. Et quand un jeune garçon des environs vole un fusil de chasse, le danger se profile. Cinéaste singulier au cinéma particulier, Šarūnas Bartas nous offre ici son 8ème long métrage. L’on ne peut s’empêcher d’y découvrir un film très personnel (renforcé par la présence du réalisateur et de sa fille). Les thèmes de prédilection et qui caractérisent ses films sont réunis : le déplacement (ou la fuite ?) de ses personnages, les tentatives de communication et d’interactions entre les êtres humains, la Nature, toujours présente, toujours témoin imperturbable de nos vies et ce travail d’orfèvre de l’image et du son. Mais pour ce film, le réalisateur y adjoint une autre dimension de taille : le mode de communication le plus usité : la parole. Les dialogues sont sincères et profonds (et prouvent que le réalisateur les manie à merveille, pour ceux qui en auraient doutés). Mais ces échanges permettront-ils de (...)
    + Children Lose Nothing
    Šarūnas Bartas, 2004, video, sans dial, 5'
  • 20:00

    Yves Montmayeur, 2015, DCP, vo st fr, 65'
    Ce film de Yves Montmayeur est certainement un “compagnon” essentiel pour rentrer dans l’univers onirique, fantasque et quelques fois bien alambiqué de Guy Maddin. Réalisé à partir d’ extraits en Super8, 16mm, vidéo et des interviews faites à des époques différentes, le film nous plonge dans trente ans d’un parcours artistique aussi extravagant qu’extraordinairement personnel et cohérent. Le documentaire nous réserve quelques belles surprises avec les témoignages de Isabella Rossellini, Kenneth Anger, John Waters, des Frères Quay, ou encore d’Udo Kier, qui apportent des éclairages plus intimes sur la personne de Guy Maddin. Yves Montmayeur opte pour un montage non-linéaire et non-chronologique, et réussit ainsi le pari de réaliser un documentaire inventif, qui épouse de façon originale la personnalité de Maddin. Ce n’est pas pour rien qu’il a d’ailleurs remporté le prix du meilleur documentaire au dernier Festival de Venise.
  • 22:00

    Kelion e per Lietuva
    Vaidotas Digimas, 2010, DCP, vo st ang, 75'
    En 1991, l’artiste et historien britannique David Ellis, se rendit en Lituanie. C’était à l’aube de la nouvelle Indépendance. Quelques 20 années plus tard, il y retourne. Il souhaite à nouveau la parcourir, aller à la rencontre des gens et discuter de l’influence et des répercussions que ces années d’indépendance ont portées sur leur vie. Il va y croiser un panel de personnages d’horizons bien différents : un architecte, un musicien de jazz, une femme d’affaire, un prêtre ou les membres rock’n’roll de ce club de motards. Bien sûr, beaucoup de points communs dans leurs récits mais des expériences, vécus et ressentis souvent différents. Ce radical changement sociétal et politique n’est-il pas intervenu de façon trop brutale ? Chacun a-t-il pu s’y adapter, s’y intégrer ? Certains regrettent-ils ce bouleversement ? Existe-t-il une nostalgie de l’ère Soviétique ?
  • jeu 02.06.2016
  • 20:00

    Les jours rallongent, et c’est au soleil à peine couchant que l’on entre à la séance d’Open Screen du mois de mai. Vous pouvez envoyer vos films afin de prendre part à cette séance d’une poésie insoutenable, si possible une semaine avant l’événement au 14 rue d’arenberg, 1000 Bruxelles, dans n’importe quel format. Tous les sujets sont acceptés, pas de censure, même si vous êtes insensibles aux charmes du printemps. avec entre autres : > Palissade Brieux Guffens, FR, super 8>video, 2016, >ETNA >Narcisse et Goldmund002 >Carré Bleu Thomas Saulgrain, BE, video, 2015, > SINGLE (célibataire) 3 clips : – Hush-a-bye (for a wasted time) – Ni Porte Ni fenêtre – Bonjour Les Filles de Hiro Hito, BE, video, 2016, 8’32 > Miardmydenga S.D Paterson, US, 35mm, 2016
  • ven 03.06.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    Se faire Saint
    Lazara Rosell Albear, 2015, HD, vo st ang, 41''
    Cinéaste, musicienne et danseuse originaire de Cuba, Lazara Rosell Albear propose une plongée au cœur de la Santeria ou Regla de Osha, religion syncrétique caribéenne dérivée de la religion Yoruba. Le culte des Orishas y est mêlé au culte des saints catholiques, donnant corps à un univers magico-réaliste où les différents mondes communiquent. Prenant comme point de départ son histoire personnelle où l’origine de son prénom même est intimement lié à ce culte, elle convoque différents médias, illustrant avec force et honnêteté une quête identitaire source de ses pratiques artistiques. Cette approche multi-forme pertinente compte tenu du sujet, prend son sens grâce au montage qui fait se répondre des séquences hétéroclites, avec gravité et humour.
  • sam 04.06.2016
    Tables d'hôtes 18:00 Microboutiek 18:00
  • 18:00

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 18:00 Micro Evening

    Haut les cœurs ! Le collectif du SILO investit les locaux du Nova le temps d’une soirée. Le collectif tiens son nom de son repaire : un ancien silo situé en pleine campagne française, véritable bunker et ruche créative, transformé en atelier de typographie, lieu de répétition, ou encore lieu de résidences artistiques. Une utopie autonome loin des clichés et des revendications politiques cataloguées, alliant une profonde réflexion sur notre société à un esprit festif permanent. Les acteurs du SILO, musiciens, artistes plasticiens, vidéastes et chipoteurs de tout poil, jouissent de cette liberté avec un sérieux et une joie assez peu vus ces derniers temps...Une énergie qui n’est pas sans rappeler celle du Nova ! Plusieurs membres du SILO viendront donc investir le Nova de la salle à la cave le temps d’une soirée, pour nous présenter leurs créations : cassettes et vinyles auto-produits (dont la sortie d’une nouvelle cassette), éditions, graphismes, par des stands montés et rappropriés, occasion de rencontres et d’échanges dans le bar, et accessibles dès l’ouverture des portes à 18 heures. Le collectif animera la soirée par deux séances : des (...)
  • dim 05.06.2016
  • 17:00

    La chambre interdite
    Guy Maddin & Evan Johnson, 2015, DCP, vo st fr, 120'
    "Hello I’m Marv. Aujourd’hui nous allons discuter de bains". C’est par une séquence quelque peu loufoque, sur comment prendre un bain, que commence "The Forbidden Room". Quelques instants plus tard on se retrouve en immersion dans le sous-marin SS Plunger. L’équipage de bord est en crise : son capitaine est séquestré quelque part dans le sous-marin, alors qu’un chargement d’explosif pourrait sauter et que l’air est en train de manquer (mais heureusement il y a de l’oxygène qui s’échappe du stock de biscuits à l’avoine !). Soudain apparaît un bûcheron téléporté, comme par magie, d’un autre film. Il raconte ses tentatives pour libérer la belle mais amnésique Margot, otage de vilains sauvages. S’enchaînent ainsi une douzaine de saynètes, fragments de films des premiers temps, de films imaginaires et peut-être jamais réalisés. Les scènes se succèdent et se transforment avec des effets de morphing délirants. Certains dialogues sont parlés, d’autres apparaissent en tant que sous-titres, et des cartons ponctuent la narration. Cherchez l’histoire et vous trouverez "des" histoires. "The Forbidden Room" est tout sauf un film avec un récit linéaire. C’est un (...)
  • 20:00

    Pokalbiai rimtomis temomis
    Giedre Beinorutė, 2012, DCP, vo st ang, 65'
    Le cinéma de Giedre Beinorutė se présente sans fioriture ni éclat, mais d’une approche empreinte de grande sensibilité. Après "Le balcon" (programmé en 2010), la réalisatrice nous revient avec un documentaire d’une force et d’une singularité toute originale. Elle laisse au placard tout ce qui est superflu à son propos. Point de décor faramineux, d’accessoires encombrants, de magnifiques paysages ou autre effets spéciaux. Elle opte pour une simplicité extrême, toute dévouée à ce qui doit être dit et écouté. Une camera installée dans une chambre, un local de répétition, une classe, une pièce vide. C’est dans cet espace minimal que Giedre va s’entretenir de sujets profonds, universels, dérangeants et essentiels avec des enfants et adolescents. Que ce soit Rūta, Jonas, Silvija, Ignas, Ieva ou d’autres, ils vont s’exprimer honnêtement, dramatiquement, candidement, comiquement et parfois maladroitement sur ce qu’est le sens de la vie, l’amour, leurs croyances, leurs futurs mais aussi leurs passés.
  • 22:00

    Ramybe musu sapnuose
    Šarūnas Bartas, 2015, DCP, vo lt & ru st ang & fr, 104'
    Le temps d’un week-end, un père, sa fille et sa compagne abandonnent la ville pour leur maison de campagne. Durant ces deux journées, chacun va errer de son côté, faire des rencontres et finalement se retrouver trop rarement pour parler et échanger. Et quand un jeune garçon des environs vole un fusil de chasse, le danger se profile. Cinéaste singulier au cinéma particulier, Šarūnas Bartas nous offre ici son 8ème long métrage. L’on ne peut s’empêcher d’y découvrir un film très personnel (renforcé par la présence du réalisateur et de sa fille). Les thèmes de prédilection et qui caractérisent ses films sont réunis : le déplacement (ou la fuite ?) de ses personnages, les tentatives de communication et d’interactions entre les êtres humains, la Nature, toujours présente, toujours témoin imperturbable de nos vies et ce travail d’orfèvre de l’image et du son. Mais pour ce film, le réalisateur y adjoint une autre dimension de taille : le mode de communication le plus usité : la parole. Les dialogues sont sincères et profonds (et prouvent que le réalisateur les manie à merveille, pour ceux qui en auraient doutés). Mais ces échanges permettront-ils de (...)
    + Children Lose Nothing
    Šarūnas Bartas, 2004, video, sans dial, 5'
  • jeu 09.06.2016
  • 19:30 Concert

    Huur Is Duur est un projet musical étonnant. Duo formé par Wietske van Gils et Christophe Piette, ils improvisent à partir de petits instruments ou d’objets trouvés. Sans ampli, l’oreille vive, c’est ainsi qu’ils jouent. Le silence accueille chaque son et révèle chaque objet pour ce qu’il est. Si ce concert prend part à la rétrospective sur le travail de Werner Penzel et Nicolas Humbert, c’est parce que la qualité d’écoute, et la présence sont au cœur de la musique que propose Huur Is Duur. Découvrir les sons en les fabriquant, participer au monde en train d’avoir lieu, jouer avec lui.
  • 20:00

    Nicolas humbert, 2016, DCP, vo st fr, 108'
    Le film ouvre sur un chien, museau à terre, sur un lac gelé. Qu’y a-t-il sous la glace de nos modes de vie figés ? En de nombreux endroits autour du globe des êtres humains développent des projets associant semence, plantes sauvages et vision personnelle. En partant à la rencontre de jardiniers urbains dans un Détroit post-industriel, d’indiens de la réserve de Pine Ridge et de leur projet agricole, d’un "Guerilla Guardener" et ses végétaux rebelles qui ont changé le visage de Zurich, ou encore de la coopérative "Jardins de Cocagne" à Genève... Nicolas Humbert dresse le portrait multiple de ceux qui délaissent le confort de la société de consommation et retournent à la terre, pour créer de nouvelles façons d’être au monde. Exploration d’un continent à la croissance fertile, "Wild Plants" fait œuvre de transmission, donne à voir et à comprendre les motivations de chacun. Mais pas seulement. Car le cinéaste connaît son affaire et prend le temps de filmer au plus près les éléments naturels pour nous en communiquer toute la poésie.
  • ven 10.06.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    Nicolas Humbert et Simone Fürbringer, 1998, 35mm, vo st ang, 43'
    Ce "film-rêve" nous parle d’histoires très simples : celle d’un couple, d’une famille, de la naissance à la mort. Une histoire de cinéma tissée par des images et des sons fragiles, des souvenirs enfouis. Les cinéastes ont associé au gré de leur montage des fragments visuels à d’autres et suggèrent de tous petits récits, qu’aussitôt ils laissent en suspens, disponibles et accessibles. Un "cadavre exquis", certes, mais dont Simone Fürbringer et Nicolas Humbert se sont employés à maîtriser les hasards. Tourné sur plusieurs années, leur moyen métrage propose une approche ludique de l’univers filmique et de sa terminologie inspirée des techniques de collage des surréalistes français et des haïkus japonais.
  • 22:00

    Nicolas Humbert & Werner Penzel, 1990, 35mm, vo st fr, 90'
    Pendant deux ans, Humbert et Penzel ont suivi Fred Frith, compositeur, parolier et instrumentiste anglais issu de la musique pop, toujours en recherche de nouvelles expérimentations, de nouveaux sons, de nouvelles musiques qui transgressent les frontières et les classifications. Frith a fortement inspiré les réalisateurs et influencé la forme même du film qui lui est consacré. Filmé avec ses collaborateurs et ses amis dans ses voyages, il joue en compagnie de divers musiciens japonais, roumains, mais aussi de John Zorn, Arto Lindsay, Iva Bittova, Charles Hayward, ou encore du regretté Tom Cora. Eux aussi en recherche, les cinéastes semblent avoir trouvé le même plaisir, la même liberté et la même curiosité que les musiciens. Le film devient ainsi un carnet de voyage, une collection d’images fascinantes. Mais c’est à travers ces scènes d’improvisation que se révèle son véritable sujet : pas Fred Frith mais sa façon d’appréhender le son, de penser, d’écouter et de jouer la musique.
  • sam 11.06.2016
    Tables d'hôtes 20:00 Microboutiek 18:30
  • 18:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:00

    A Chamber Film with Robert Lax
    Nicolas Humbert & Werner Penzel, 1998, video, vo ang , 53'
    Robert Lax (1915-2000) est un poète minimaliste américain. Compagnon de route du peintre Ad Reinhardt, mentor de Jack Kerouac, correspondant du philosophe Thomas Merton, il n’est pas connu, et pourtant il est culte. Sa poésie vise à l’épure. Il est déjà âgé lorsque les deux cinéastes viennent à sa rencontre sur l’île grecque de Patmos. Et c’est bien d’une rencontre, d’une amitié qu’il s’agit. Sa pensée, ses poèmes, sa manière de vivre sont en accord avec sa spiritualité, cette même spiritualité qui se retrouve dans la filmographie des réalisateurs. L’ont-ils découverte en partie avec lui ? Ils se rendent sur l’île de nombreuses fois entre 1993 et 1999. Robert Lax leur ouvre sa maison, passe du temps avec eux et se laisse approcher. Le film est un portrait de cet homme, lisant ses poèmes, riant, marchant, vivant.
  • 21:00

    Nicolas Humbert & Werner Penzel, 2005, video, vo st fr, 52'
    "Brother Yusef" est le portrait de Yusef Lateef, saxophoniste renommé. Il vit loin des hommes et près des arbres. Une maison dans la neige. Le temps d’une visite, Humbert et Penzel effleurent l’âme de ce musicien sublime. Lateef a été l’ami de John Coltrane, a joué dans l’orchestre de Dizzie Gillespie, il se souvient, et puis veut oublier. Il écrit des poèmes et joue pour lui-même. Il cherche le calme et l’a peut-être trouvé. "I’ve seen the leaves waving at me. Sometimes I wave back."
    + Null Sonne No Point
    Nicolas Humbert & Werner Penzel, 1997, video, vo st ang, 35'
  • 23:00 Concert

    LE CONCERT DE CHARLES HAYWARD EST MALHEUREUSEMENT ANNULÉ ! Londres. Au début des années 1970, il jouait déjà avec Phil Manzanera ou Gong. Après la dissolution de This Heat en 1981, Charles Hayward forme Camberwell Now puis rejoint Bill Laswell et Fred Frith dans Massacre. Il poursuit depuis une carrière solo à la batterie et au chant et développe une musique étrange mais toujours très rock privilégiant une part d’improvisation importante. Il a formé le groupe This is Not This Heat en février 2016 avec Charles Bullen. Il a également consacré une partie de son temps à réfléchir et mettre en œuvre une thérapie musicale dédiée aux handicapés. Ses apparitions sont toujours des surprises où les larmes côtoient la joie : des moments magnifiques.
  • dim 12.06.2016
  • 19:00

    Nicolas Humbert & Werner Penzel, 1995, 35mm, vo st fr, 76'
    "Middle of the moment" est un ciné-poème (mis en musique par Fred Frith) en compagnie des nomades touaregs, des artistes du cirque O et du poète-vagabond Robert Lax. Leur vie sans attaches et dépouillée du superflu fait d’eux les êtres humains les plus centrés sur eux-mêmes. Ce retour à l’essentiel les rend aussi plus sensibles aux bruissements du monde. Pour traduire ce rapport à eux-mêmes et au monde, à la beauté éphémère du moment, les réalisateurs ont créé un film d’une poésie rare. "Nous n’avons pas seulement cherché à comprendre les formes traditionnelles ou nouvelles de la vie nomade. C’était également la quête du vocabulaire poétique du cinéma, avec toutes les possibilités d’improvisation qu’il procure : un processus d’invention, la quête d’un mode de vie dans lequel les découvertes demeurent possibles ; c’est ce que le cinéma devrait également être." (N. Humbert & W. Penzel, cités par Mathieu Delvaux dans "CineNomad, en quête de temps mort".)
  • 21:00

    Werner Penzel, 2016, DCP, vo st ang, 100'
    Le dernier film de Werner Penzel, tourné au Japon où il vit désormais. Sa caméra s’attache à suivre une jeune femme, d’origine allemande, qui se rend pour quelques saisons dans un temple bouddhiste. Méditations, cérémonials et jardinage rythment ses journées. Le temps est pris de suivre sa découverte de la pratique de zazen dans le cadre spirituel de la communauté d’Antaji. Chercher la paix intérieure est une rude tâche. Les autres membres de la communauté sont plus expérimentés mais ils sont tout autant brassés de questions. Subvenir à leurs besoins est bien plus aisé et leur offre quelques moments de répit et de rire : cultiver de quoi se nourrir, construire la maison, abattre l’arbre pour se chauffer… Le film se déroule calmement, sans rien démontrer. Et nous découvrons toute la beauté, mais aussi toute la difficulté qu’il y a à être là, juste présent. Pas de leçon, pas de maître, des pratiques et des exemples. La musique du film, composée et jouée par Fred Frith, souligne et fait entendre mieux encore le silence de la nature brumeuse qui est le décor du film.
  • sam 18.06.2016
  • 21:00

    Le Canal et la pellicule seront les deux fils rouges de ces 3 jours de projection sous les étoiles et sur l’eau. Une oasis belge flottante, une péniche qui part depuis deux ans d’Anvers pour un voyage intérieur à travers les canaux, et qui, le temps d’étapes plus ou moins longues, enchantent les villes où elle s’arrête. Un projet curieux, dynamique, enthousiasmant et qui a déjà offerts de très beaux moments, que ça soit à Oostende, Charleroi, Liège ou même Peruwelz. Un beau vinyle sort d’ailleurs bientôt pour en témoigner ! Une péniche à l’équipage accueillant, débordant de bonnes idées, un bar qui rappelle celui du Nova sur l’eau, des concerts mais surtout des rencontres et des liens tissés sans chichis, faisant fi des frontières internes. C’est donc avec grand plaisir que le Nova a accepté l’invitation à collaborer lors de l’escale du Tenace à Bruxelles en juin. Le Samedi 18 juin à 21h >> Programme LaboBis : Migrateurs étranges, un ami ornithologue détruisant sa toiture en Eternit à proximité de la rivière faisait remarquer : des oiseaux étranges, qu’on ne voit nulle part ailleurs vivent là, tout cela à cause d’un misérable ruisseau (...)