• mer 02.03.2016
  • 19:30 Ouverture

    Lucile Hadzihalilovic, 2015, DCP, vo fr st nl, 81'
    Nicolas vit sur une île isolée, peuplée exclusivement de femmes et de jeunes garçons de son âge. Dans cette communauté mystérieuse, tout le monde se ressemble, tout est silencieux. Guidé par une étoile de mer rouge, il croit voir un cadavre au fond de l’océan. Du haut de ses dix ans, il se pose alors des questions auxquelles il ne trouvera que des réponses à faire froid dans le dos. Depuis sa première mondiale au Toronto International Film Festival 2015, l’univers énigmatique d’"Évolution" a déjà séduit un grand nombre de spectateurs. Ce second long métrage de la talentueuse Lucile Hadzihalilovic ouvrira les hostilités de l’édition 2016 du festival Offscreen. Rituels obscurs et sirènes maléfiques, nous sommes ici plongés dans un récit onirique mêlant poésie et imaginaire horrifique, sublimé par la photographie nébuleuse du prodige belge Manuel Dacosse
  • jeu 03.03.2016
  • 19:30

    Jerzy Skolimowski, 2015, DCP, vo ang , 81'
    On peut envier l’énergie et la jeunesse de Jerzy Skolimowski (“Deep End”, “The Shout”, “Essential Killing”) -77 ans- devant ce thriller élégant au montage serré. En 11 minutes, d’où le titre, plusieurs destins se croisent : une belle actrice dans un hôtel de luxe, en tête-à-tête avec un régisseur scabreux, son mari jaloux faisant les cent pas dans le couloir, un dealer ultra speed trouvant le temps de coucher avec une partie de sa clientèle, un ex-détenu pédophile vendeur de hot-dogs, un groupe d’ambulanciers forcés de se battre avec un skinhead haineux pour accéder à un immeuble, un couple désœuvré qui regarde des films pornos au lit… Ces “11 minutes” vont bouleverser de nombreuses vies.
  • 21:30

    Andrzej Zulawski, 1981, HD, vo st fr, 124'
    Le mariage d’Anna (Isabelle Adjani) et de Mark (Sam Neil) bat sévèrement de l’aile. Leur vie de couple ne se résume plus qu’à des échanges d’insultes et des scènes d’automutilation violentes. Malgré les efforts de son mari pour la retenir, Anna laisse leur fils à l’abandon et entame une liaison secrète. Sous la direction d’Andrzej Zulawski ("L’important c’est d’aimer", 1975, "Szamanka", 1996) alors au plus haut de son art, Isabelle Adjani livre une performance transcendante, qui hantera à jamais l’histoire du cinéma. Elle incarne ici la psychose féminine personnifiée. Rejet viscéral d’une identité plate qu’on lui impose, les yeux exorbités, elle se tord et se convulse. En tentant d’exorciser son rôle de mère, d’épouse et de femme, elle devient démon... Un film choc devenu culte, à ne manquer sous aucun prétexte.
  • ven 04.03.2016
    Tables d'hôtes 19:00
  • 19:30

    + La bouche de Jean-Pierre
    Lucile Hadzihalilovic, 1996, 35mm, vo, 52'
    + Nectar
    Lucile Hadzihalilovic, 2014, DCP, sans dial, 18'
    + Good Boys use Condoms
    Lucile Hadzihalilovic, 1998, 35mm, sans dial, 6'
  • 21:30

    Una lucertola con la pelle di donna
    Lucio Fulci, 1971, HD, vo ang st fr, 102'
    Un prisme qui reflète les tropes du giallo et tisse son histoire selon sa logique onirique propre : ainsi devons-nous comprendre le chef-d’œuvre du réalisateur de films d’horreur Lucio Fulci. Carol (Florinda Bolkan) est l’épouse respectable d’un avocat brillant qui lui-même n’a pas trop de problèmes avec les mœurs légères de la voisine (Anita Strindberg). Dans son sommeil, Carol est en proie à des cauchemars dans lesquels elle et sa voisine se retrouvent dans un sombre jeu de séduction. Sont-ce des fantômes de ses désirs refoulés ? Ou y a-t-il plus que cela ? En tout cas, lorsque la voisine est assassinée, la police voit en Carol la principale suspecte. Ce film contient une scène suffisamment provocatrice pour que Fulci et le responsable des effets spéciaux, Carlo Rambaldi, soient convoqués au tribunal. Un puzzle psycho-sexuel viscéral sur une musique pulsatile dd’Ennio Morricone !
  • 23:30 Nocturne

    Mario Bava, 1977, 35mm, vo ang , 93'
    Après un séjour en clinique de désintoxication, Dora revient dans la maison qu’elle a occupé il y a sept ans avec son premier mari et leur fils Marco. Dora a une nouvelle relation, mais cette nouvelle situation familiale ne suffit pas à exorciser les démons de son premier mariage. L’esprit de son défunt mari est toujours là - et il est là pour Marco. "Shock" est une adaptation contemporaine du Bava "gothique", mis au point tout au long de son œuvre . C’est un final exceptionnellement oppressant que Bava a réalisé en enrôlant le talent littéraire de son fils Lamberto pour son chant du cygne. Ce travail en commun combine la sensibilité de l’ancienne et de la nouvelle génération du cinéma d’horreur italien, et le flair subtil de Bava qui distille les tactiques de choc de son fils chéri.
  • sam 05.03.2016
    Tables d'hôtes 18:30
  • 17:30 Ouverture

    Lucile Hadzihalilovic, 2015, DCP, vo fr st nl, 81'
    Nicolas vit sur une île isolée, peuplée exclusivement de femmes et de jeunes garçons de son âge. Dans cette communauté mystérieuse, tout le monde se ressemble, tout est silencieux. Guidé par une étoile de mer rouge, il croit voir un cadavre au fond de l’océan. Du haut de ses dix ans, il se pose alors des questions auxquelles il ne trouvera que des réponses à faire froid dans le dos. Depuis sa première mondiale au Toronto International Film Festival 2015, l’univers énigmatique d’"Évolution" a déjà séduit un grand nombre de spectateurs. Ce second long métrage de la talentueuse Lucile Hadzihalilovic ouvrira les hostilités de l’édition 2016 du festival Offscreen. Rituels obscurs et sirènes maléfiques, nous sommes ici plongés dans un récit onirique mêlant poésie et imaginaire horrifique, sublimé par la photographie nébuleuse du prodige belge Manuel Dacosse
  • 19:30

    Dennis Hopper, 1980, 35mm, vo ang , 94'
    Sous ses faux airs de dure à cuire, la jeune Cebe (Linda Manz) se sent abandonnée de tous. Son père (Dennis Hopper), conducteur de camion ivrogne, est au cachot et sa mère (Sharon Farrell), simple serveuse, est toxicomane. À l’âge où l’on recherche désespérément une idole, les adultes qui entourent Cebe la déçoivent et la délaissent. Même Elvis est mort. Près de dix ans après "The Last Movie" (1971), Dennis Hopper retourne derrière la caméra pour son troisième film. Empreint de la culture punk, ce portrait brut et pourtant délicat d’une adolescente déboussolée est un chef-d’œuvre rare. "Out of the Blue" représente une montée crescendo vers une conclusion violente et nihiliste, orchestrée à merveille et avec justesse. À découvrir avec une nouvelle copie 35mm pour une projection exceptionnelle.
  • 21:30

    Lucile Hadzihalilovic, 2004, 35mm, vo fr st ang, 122'
    “Innocence” se déroule dans un internat pour jeunes filles, au milieu des bois, complètement isolé du reste du monde. Les élèves reçoivent de 2 institutrices excentriques un enseignement exclusivement consacré à la biologie et au ballet. Cette adaptation de la nouvelle, "Mine-Haha" ou "À propos de l’éducation corporelle des jeunes filles", du dramaturge allemand Frank Wedekind, plonge le spectateur dans un mystérieux monde parallèle qui a ses propres règles strictes et sa propre symbolique. Le casting des jeunes filles, impressionnant, est épaulé par Marion Cotillard et Hélène de Fougerolles. Ce film est une fable pour adulte qui baigne dans une atmosphère de sombre réalisme magique dans lequel Hadzihalilovic accentue sans cesse l’impression d’une menace inquiétante grâce à une bande sonore complexe et au formidable travail du caméraman Benoît Debie, qui a aussi travaillé avec Gaspard Noé sur "Irréversible".
  • dim 06.03.2016
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 17:00
  • 15:30

    Jim Henson, 1986, 35mm, vo st fr & nl, 101'
    Une adolescente égocentrique des années 80 (Jennifer Connelly), se sentant victime d’une belle-mère acariâtre, dispose de 13h pour retrouver son petit frère enlevé par sa faute par le Roi des Gobelins (David Bowie). Pour cela, il lui faut traverser un bien étrange Labyrinthe... La rencontre de l’univers de George Lucas avec celui de Jim Henson, au sommet de leur gloire, fait des étincelles et ne ralentit pas dans les virages. Une atmosphère chaleureuse qui contrebalance avec la musique en roue libre de Bowie ; qui trouve définitivement son équilibre grâce à un scénario auquel contribue Terry Jones (Monty Pythons). Les créatures/marionnettes sont très réussies, les gags sont nombreux, bref, tout est là pour fasciner les plus jeunes et proposer un réel plaisir régressif aux plus vieux... Une manière aussi, bien sûr, de rendre hommage au Roi des Gobelins récemment disparu. "Dance, Magic Dance !"
  • 17:00

    Édition spéciale fanzines de cinéma de genre
    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, la Microboutiek s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova. À l’occasion du festival Offscreen, en plus de proposer sa sélection habituelle, la Microboutiek étoffe son choix de fanzines de cinéma de genre, belges, français et néerlandais : Darkness, Medusa, Vidéotopsie, Torso, Trash Times, Zone 52, Euro-Bis, etc. Venez donc y faire un tour pour apporter du sang neuf à votre bibliothèque cinéphilique ! Le dimanche 13 mars, vous pourrez croiser dans les parages de la Microboutiek certains des rédacteurs (en chef) de Cathodic Overdose (FR), Cinemag (BE), La fraîcheur des cafards (FR), Hammer Forever 4 (FR), Medusa (FR), Schokkend Nieuws (NL), Torso (FR) et Zone 52 (FR).
  • 17:30

    Yves Montmayeur, 2015, DCP, vo st fr, 65'
    L’appellation de ’’David Lynch Canadien’’, dont on affuble depuis longtemps Guy Maddin, semble aujourd’hui presque dénigrante au vu de l’univers cinématographique singulier créé par ce génie visuel, au cours des trente dernières années. Sa fascination pour la période transitoire entre le muet et le parlant de la fin des années ’20 lui a inspiré des films hypnotiques, voire obscurs, à la sexualité transgressive ; en guise de lettres d’amour perverses à cette ère révolue. Ces ’’1000 yeux du Dr. Maddin’’ nous montrent son style inimitable, surréel et consciemment anachronique, au travers d’images de plateau et d’interviews avec notamment Isabella Rossellini, Kenneth Anger, John Waters, les frères Quay ou Udo Kier. Yves Montmayeur a remporté avec ce film le prix du meilleur documentaire au dernier Festival de Venise.
  • 19:00

    Guy Maddin, 2015, DCP, vo st fr & nl, 130'
    Quatre ans après ’’Keyhole’’, le nouveau Guy Maddin est un tout grand cru. Non content de superposer une douzaine d’histoires différentes, Maddin attribue encore à chacune un visuel particulier. Toute recherche de cohérence scénaristique écartée, plongez-vous dès lors dans le monde fantastique de Guy Maddin. Monde protéiforme dont les fragments se succèdent en incessantes circonvolutions, telle la pellicule d’un film, et fiévreux délire de cinéphile où polychromie et pellicule passée servent une inventivité confinant au slapstick authentique. Ce tourbillon narratif, d’une hallucinante extravagance, emporte irrémédiablement le spectateur, pour son plus grand bonheur.
  • 21:30

    O anthropos pou agapise ena ptoma
    Nikos Nikolaidis, 1990, 35mm, vo ang st fr, 111'
    Un détective privé enquête sur la disparition d’une femme et tombe entre les griffes de deux détraquées vivant dans une résidence isolée. Il devient ainsi l’esclave sexuel d’une mère armée d’un gode ceinture et de sa fille au fétichisme singulier, toutes deux adeptes de la régurgitation érotomane et de la dépravation mentale. Ce qui commence comme un film noir classique se transforme rapidement en un théâtre de décadence nauséabonde. Otto Preminger et son chef d’œuvre "Laura" (1944) sont ici catapultés dans le cauchemar freudien du réalisateur grec Nikos Nikolaidis. Dans son univers excentrique se développe l’histoire tordue d’un jeu de torture et de manipulation ; un univers dans lequel les deux protagonistes, quelque peu dérangées, nagent dans la boue comme dans la dentelle. Un film choquant et répulsif, et pourtant d’une rare beauté.
  • jeu 10.03.2016
    Tables d'hôtes 19:00
  • 19:30

    Laurie Anderson, 2015, DCP, vo st fr & nl, 75'
    Fidèle à son processus de travail habituel, Laurie Anderson mélange les genres dans ce film expérimental poétique, à propos de sa chienne. Sa voix connue, au-dessus de bourdons eux aussi caractéristiques de son œuvre, nous décrit son rapport à la vie à travers sa relation particulière à l’animal qui partage sa vie. Au gré de séquences souvent asynchrones, utilisant différentes techniques multimédia, elle évoque son rapport au temps, à la disparition, convoquant les références et paradigmes d’une artiste new-yorkaise de sa génération. Et comme souvent, Laurie Anderson et sa voix apaisante nous emmènent dans son monde, honnête et étrange, où chaque virage et détour peut révéler l’accès à d’autres dimensions, d’autres manières d’observer un monde complexe, connecté. Un film peuplé de fantômes, dont celui de Lou Reed, son mari mort en 2013, dont la voix vient clore ce curieux essai.
  • 21:30

    Frank Henenlotter, 2013, video, vo, 136'
    Henenlotter et le légendaire producteur David F. Friedman ouvrent la boîte de pandore d’Hollywood et passent en revue presque un demi-siècle d’histoire dans ce documentaire, consacré aux films d’exploitation érotiques, en passant par le sexe psychédélique hippie et les soutiens-gorges coniques des années 50. Fruit d’un véritable travail de fourmis, cet effeuillage minutieux est illustré par de nombreux documents d’époque. Ceux-ci nous présentent un cinéma souvent considéré en marge de la société mais paradoxalement toujours en pleine expansion et rarement à la conquête d’un nouveau public. Un genre témoin et acteur d’une société dont les mœurs cachées la soutiennent telles les racines d’un vieux peuplier phallique.
  • ven 11.03.2016
  • 19:30

    Nicolas Charlet & Bruno Lavaine, 2015, DCP, vo st ang, 59'
    Vous souvenez-vous des “Messages à caractère informatif”, ces détournements de films d’entreprise diffusés entre 1998 et 2000 sur Canal+ ? Leurs deux auteurs, Nicolas Charlet et Bruno Lavaine, récidivent en s’en prenant cette fois-ci aux films pornos des années 70 et 80, riches en poils, en brushings extravagants et en tenues (certes peu nombreuses) que l’on a bien fait de laisser au placard depuis. Ce “Message à caractère pornographique” est affublé d’un scénario capillotracté, au doublage nasillard hilarant. Depuis un vaisseau spatial, des astronautes observent impuissants comment une pandémie transforme la population entière en obsédés sexuels. Et pour cause, la matrice sexuelle universelle, l’ultra-sex, a disparu. L’inspectrice Bambi Darling et sa meilleure copine Stormy Brushing mènent l’enquête.
  • 21:00

    Dans les années 60 et 70, Times Square était un des quartiers de divertissement les plus mal famés de New York. La principale artère était la “42nd Street” : un enchaînement de façades envahies d’enseignes lumineuses clignotantes et abritant une multitude de cinémas, sex-shops, magasins d’armes, bars à strip-tease et pièges à touristes. Les cinémas grindhouse baptisés Cameo, Lyric, Empire, Rialto ou encore Apollo programmaient les films les plus survoltés et extrêmes : blaxploitation, sexploitation, eurotrash, kung-fu, nudie cuties, mondo et films de motards. Un véritable paradis pour les amateurs de série B, voire Z, qui s’y aventuraient pourtant à leurs risques et périls. Et pour cause, les parias et zonards des bas-fonds de la société y avaient élu domicile. Le ‘marginal’ ne s’observait pas seulement sur le grand écran, mais également dans les fauteuils des salles de cinéma, où prenaient place junkies, marginaux, prostitués transsexuels et criminels. En organisant cette soirée “42nd Street Forever Night”, nous offrons aux spectateurs l’occasion de vivre une véritable expérience grindhouse, avec les fauteuils durs, les sols poisseux et les bobines 35 mm de l’époque !
    + I Drink Your Blood
    David E. Durston, 1970, 35mm, vo, 83'
    + Let Me Die a Woman
    Doris Wishman, 1977, 35mm, vo, 79'
    + Corruption
    Roger Watkins, 1983, 35mm, vo, 75'
  • sam 12.03.2016
    Tables d'hôtes 19:00
  • 14:00 Conférences

    (in English)
    Grindhouse cinema is dead... or is it ? Although most of its exhibition venues disappeared long ago and ‘true’ grindhouse films are no longer produced, these six talks and an industry panel discussion will examine the continued importance of the grindhouse and exploitation in contemporary cinematic culture.
  • 19:30

    Miguel Llansó, 2015, DCP, vo st ang, 68'
    “Crumbs”, le premier long métrage de l’espagnol Miguel Llansó, est un véritable OVNI parmi les Offscreenings. Bien qu’il soit qualifié de science-fiction, ne vous attendez pas à un film à la “Blade Runner”, que du contraire. Ce film post-apocalyptique surréaliste et plutôt contemplatif nous immerge dans les somptueux paysages des plaines éthiopiennes. Candy part à la recherche des miettes d’une civilisation éteinte, des derniers vestiges d’une société de consommation : une figurine des Tortues Ninja, un vinyle de Michael Jackson, une épée en plastique signée par le brillant artiste “Carrefour” : des valeurs sûres qui se monnaient à prix d’or. Son seul souhait est de rentrer chez lui avec sa tendre moitié et il mise tout son espoir sur le gigantesque vaisseau spatial vrombissant qui surplombe sa maison.
  • 21:30

    Eckhart Schmidt, 1982, HD, vo st ang, 92'
    Le vie de la jeune Simone ne tourne qu’autour d’une chose : le chanteur "R". C’est une véritable obsession : elle pense que ses chansons d’amour lui sont destinées et elle lui envoie constamment des lettres qui restent naturellement sans réponse. Elle décide donc d’aller attendre "R" à l’entrée du studio télé où il doit enregistrer une émission. Au moment où celui-ci sort de sa voiture, l’émotion est trop forte et elle tombe dans les pommes. Transportée dans les coulisses du studio, elle trouve là l’occasion d’enfin (!) approcher son idole. Ils atterrissent au lit et Simone lui déclare son amour mais "R" voit cela d’un tout autre œil... à la suite de quoi l’amour de Simone se transforme en une vengeance sanglante... Un film culte avec la musique New Wave allemande (NDW) de Rheingold, le groupe de Bod Steiger qui joue "R" et toute la controverse autour des scènes où Désirée Nosbusch, mineure alors, joue nue.
  • dim 13.03.2016
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 16:30
  • 14:00 Matinee screening

    George Sidney, 1963, DCP, vo st fr & nl, 112'
    La star du rock Conrad Birdie reçoit sa convocation pour le service militaire. Pour contenter sa horde de groupies adolescentes effondrées par la nouvelle, Conrad offrira un baiser d’adieu à une heureuse élue, avant de rejoindre les rangs de l’armée. La jolie Kim est tirée au sort, au grand dam de son petit ami. Une charmante comédie musicale qui révéla l’inoubliable Ann-Margret.
  • 16:30

    Édition spéciale fanzines de cinéma de genre
    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, la Microboutiek s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova. À l’occasion du festival Offscreen, en plus de proposer sa sélection habituelle, la Microboutiek étoffe son choix de fanzines de cinéma de genre, belges, français et néerlandais : Darkness, Medusa, Vidéotopsie, Torso, Trash Times, Zone 52, Euro-Bis, etc. Venez donc y faire un tour pour apporter du sang neuf à votre bibliothèque cinéphilique ! Le dimanche 13 mars, vous pourrez croiser dans les parages de la Microboutiek certains des rédacteurs (en chef) de Cathodic Overdose (FR), Cinemag (BE), La fraîcheur des cafards (FR), Hammer Forever 4 (FR), Medusa (FR), Schokkend Nieuws (NL), Torso (FR) et Zone 52 (FR).
  • 17:00

    Bryan Forbes, 1964, 35mm, vo ang , 121'
    Une curiosité sous-estimée qui, 51 ans après sa sortie, n’a rien perdu de sa force. Bill Savage (Richard Attenborough) est un homme soumis à son épouse tyrannique (Kim Stanley) qui se croit clairvoyante. Elle veut la reconnaissance de son talent comme voyante et elle ordonne à Bill d’enlever une écolière. Elle se rend alors chez les parents inquiets, et leur offre son assistance comme médium. Pour leur prestation, les deux acteurs ont été couverts de prix. Kim Stanley, actrice de théâtre légendaire, n’en a pas moins refusé le rôle de Madeleine dans "Vertigo" de Hitchcock et réalise ici, grâce sa maîtrise de la "méthode" de Lee Strasberg, une performance très particulière aux britanniques Pinewood Studios. Un thriller brillant et éprouvant nerveusement, avec un affreux psychopathe à l’honneur !
  • 19:30

    Frank Henenlotter, 1988, 35mm, vo st fr, 86'
    Après le succès inattendu de Basket case, Henenlotter poursuit dans le film de genre et l’humour noir, en continuant d’explorer les bas-fonds de l’âme humaine. Il aborde notamment, de façon peu conventionnelle, le problème de la dépendance aux drogues. Brian, un fringant gaillard qui n’a rien demandé à personne, entretient une relation symbiotique avec Elmer, sorte de parasite phallique lui injectant une puissante hormone psychotrope, dont son hôte n’arrive pas à se défaire en raison de son caractère addictif. Afin de pouvoir continuer à planer, Brian devra constamment nourrir sa petite créature, dont le régime alimentaire est essentiellement composé de cerveau… humain. Autant dire que les choses ne vont pas tarder à vite dégénérer pour notre petit junkie et surtout pour son entourage !
  • 21:30

    Frank Henenlotter, 1990, HD, vo st fr, 85'
    Énième adaptation du classique de Shelley, dans une version décalée et absurde qui fleure bon le fond de teint bon marché et les bas en lycra. Jeffrey est un jeune savant de génie, qui devient fou de chagrin lorsque sa fiancée décède suite à un accident de… tondeuse à gazon. Inconsolable, il décide de reconstituer le corps de sa belle à partir de morceaux de prostituées glanés çà et là, d’y greffer le cerveau de la défunte et de réanimer le patchwork. L’expérience est un succès, mais Jeffrey est contraint de constater que sa nouvelle création semble avoir hérité du comportement de ses composantes et semble impatiente de refouler le trottoir de ses talons aiguilles. Désormais, notre petit Frankenstein en herbe devra garder la tête sur les épaules s’il ne veut pas être pris à son propre jeu !
  • mer 16.03.2016
  • 19:30 Courts métrages

    Offscreen a sélectionné, dans le cadre du programme Shortscreen et en collaboration avec Kortfilm.be, de nouveaux courts-métrages belges correspondant à l’esprit Offscreen : originaux, hors du commun, bizarres et surprenants.
    Voltaire
    Jan Snoekx, 11'
    Kijé
    Joanna Lorho, video, sans dial, 8'
    Guest
    ...
  • jeu 17.03.2016
    Tables d'hôtes 19:00 Microboutiek 19:00
  • 19:00

    Édition spéciale fanzines de cinéma de genre
    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, la Microboutiek s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova. À l’occasion du festival Offscreen, en plus de proposer sa sélection habituelle, la Microboutiek étoffe son choix de fanzines de cinéma de genre, belges, français et néerlandais : Darkness, Medusa, Vidéotopsie, Torso, Trash Times, Zone 52, Euro-Bis, etc. Venez donc y faire un tour pour apporter du sang neuf à votre bibliothèque cinéphilique ! Le dimanche 13 mars, vous pourrez croiser dans les parages de la Microboutiek certains des rédacteurs (en chef) de Cathodic Overdose (FR), Cinemag (BE), La fraîcheur des cafards (FR), Hammer Forever 4 (FR), Medusa (FR), Schokkend Nieuws (NL), Torso (FR) et Zone 52 (FR).
  • 19:30

    De langste nacht van de duivel
    Jean Brismée, 1971, 35mm, vo fr , 86'
    Jean Brismée, cofondateur de l’école de cinéma INSAS, a plusieurs courts-métrages et documentaires à son actif. Lorsque se présente l’occasion de tourner un long-métrage de fiction, son choix se porte sur ce récit fantastique autour d’un démon féminin. Dommage qu’il en soit resté là, car la co-production belgo-italienne “Au Service du Diable” est un film de genre particulièrement réussi, qui n’a rien à envier à ses pendants européens des années septante. Sept voyageurs trouvent refuge dans un château délabré de la Forêt Noire, appartenant à la famille maudite Von Rhoneberg. Les voyageurs sont alors rejoints par une succube tentatrice (Erika Blanc, une des reines du cinéma de genre italien). Elle va leur faire regretter, un à un, leurs sept péchés capitaux.
  • 21:30

    Mijn zuster denkt alleen daaraan
    Joseph W. Rental (Henri Xhonneux), 1970, 35mm, vo fr , 76'
    Inspirés par la vague de films érotiques et pornographiques en provenance des États-Unis, certains ont voulu tourner des films de sexploitation en Belgique. Henri Xhonneux, qui s’est par la suite fait un nom avec la série “Téléchat” et le film “Marquis”, a alors sévi sous un pseudonyme à consonance américaine – une pratique courante à l’époque – en nous livrant une pépite belge du genre. Une jeune femme en fauteuil roulant et sa sœur puritaine – toutes deux en proie à des frustrations sexuelles – découvrent qu’une part de l’héritage de leur oncle leur revient. À une condition toutefois… Une clause du testament stipule qu’elles doivent avoir perdu leur virginité, dans les deux semaines, pour pouvoir toucher le gros lot.
  • ven 18.03.2016
    Tables d'hôtes 18:30
  • 19:00

    S. Craig Zahler, 2015, DCP, vo st fr & nl, 132'
    Voici la rencontre inattendue, mais très Offscreenienne, entre un western de Monte Hellman et un délire cannibalesque de Ruggero Deodato. Dans les années 1890, quelque part entre le Texas et le Nouveau-Mexique, une mystérieuse horde d’Indiens cannibales en quête de vengeance kidnappe plusieurs personnes, dans la paisible ville de Bright Hope. Le shérif local, accompagné de quelques hommes, se lance alors à leur poursuite pour tenter de sauver les victimes… Cette poursuite d’une tribu mythique et terrifiante est interprétée par des pointures venues d’horizons forts différents : Kurt Russell, Matthew Fox, Patrick Wilson, Richard Jenkins, David Arquette, Fred Melamed ("A Serious Man"). Le film s’appuie sur de savoureux dialogues et une montée dans l’horreur gore qui laisse le temps à ses personnages de prendre de l’épaisseur. Cerise sur le gâteau à la viande : Sid Haig fait un caméo au début du film. L’une des pépites des Offscreenings 2016 !
  • 21:30

    Don’t Deliver Us From Evil
    Joël Séria, 1971, 35mm, vo fr st ang, 102'
    Anne (Jeanne Goupil dans son premier rôle) et Lore (Catherine Wagener) vivent le début de leur adolescence dans une institution religieuse rébarbative. C’est tout naturellement qu’elles décident de se consacrer au mal. Les jeux plus ou moins innocents, pour tester le monde qui les entoure, deviendront franchement malfaisants. Le film construit progressivement le malaise qui naît de cette dévotion pour le mal, base de cette belle amitié. Le film sera d’ailleurs interdit par la censure, sous pression de l’église. Sous des dehors provocateurs, ce très beau film, le premier de Joël Séria, propose des nuances en jouant aussi bien sur l’érotisme et le fantastique que sur le drame psychologique autour de cette amitié adolescente. Le film est inspiré, très librement, du même fait divers néo-zélandais qui inspirera Peter Jackson pour "Heavenly Creatures".
  • 23:30 Nocturne

    Abel Ferrara, 1981, 35mm, vo st fr, 80'
    Thana (Zoë Lund), jeune couturière muette pour le moins introvertie, se fait violer dans une ruelle de New York. Auparavant chassée, elle devient chasseuse et prend en main l’application de la justice. Armée d’un calibre 45, elle décide d’en finir avec la gent masculine, en dégommant ceux qui osent croiser son chemin. Actrice culte, Zoë Lund se transforme ici en ange de la mort, dans son tout premier rôle, alors âgée d’à peine 17 ans. Réalisé par Abel Ferrara, au balbutiement de sa carrière, "Ms .45", à mi-chemin entre film d’art et d’essai et film d’exploitation, rejoint rapidement la liste des films de "Rape & Revenge". Sous-genre à l’arrière-pensée féministe dont font notamment partie "Thriller : A Cruel Picture" (Bo Vibenius, 1973), "Female Convict Scorpion" (Shunya Ito, 1972) et qui fut remis au goût du jour dans le "Kill Bill" (2003) de Quentin Tarantino.
  • sam 19.03.2016
    Tables d'hôtes 18:30
  • 19:00

    Ciro Guerra, 2015, DCP, vo st fr & nl, 125'
    Basées sur les journaux de deux naturalistes occidentaux, deux histoires vont confluer dans les eaux boueuses de l’Amazone. C’est en 1909 que l’Allemand Theodor Koch-Grunberg (Jan Bijvoet), agonisant, appelle à l’aide Karamakate, chaman et dernier survivant de sa tribu. Il est à la recherche de son dernier espoir de guérison, une plante médicinale rare de la jungle amazonienne. Trente ans plus tard, un autre occidental, l’Américain Richard Evans Schultes, se présente à Karamakate. Il recherche la même plante, mais cette fois dans un but purement lucratif. Servie par une photographie en noir et blanc de toute beauté, cette expérience ésotérique hypnotique rappelle tant les ’’Aguirre’’ et ’’Fitzcarraldo’’ de Werner Herzog que le ’’Tabu’’ de Miguel Gomes ; ou encore Francis F. Coppola et son ’’Apocalypse Now’’.
  • 21:30

    Ted Post, 1973, HD, vo ang , 84'
    Une jeune assistante sociale visite la bien étrange famille Wadsworth, composée d’une mère tyrannique acariâtre, de deux filles adultes et d’un fils de 21 ans qui vit en couche culotte dans un berceau. Elle se prend très vite d’affection pour cet "enfant", ce qui agace son superviseur mais aussi, assez rapidement, les femmes Wadsworth. Grâce à la mise en scène élégante du film et la déclinaison de femmes cintrées qui le peuplent, on passe un curieux moment devant "The Baby". L’astuce consiste à ne faire de ce "bébé" qu’un prétexte puisque les femmes sont les réels personnages principaux du film où les hommes sont réduits à une impuissance juvénile. Le traitement amusé et terrifiant de cette histoire, sans concession pour la banlieusarde américaine des années 70, fait du film l’une des plus réjouissantes découvertes de ce module.
  • dim 20.03.2016
  • 15:00 Courts métrages

    Bear & Bird
    Dan & Jason, 2015, video, sans dial, 5'
    Home Sweet Home
    Pierre Clenet, 2013, video, sans dial, 10'
    La maison démontable
    Buster Keaton, 1920, video, muet, st fr, 22'
    ...
  • 16:00 Courts métrages

    Chez moi
    Phuong Mai Nguyen, 2014, video, sans dial, 12'
    Racines
    Pierre Bassil, 2014, video, sans dial, 5'
    Rabbit and Deer
    Peter Vacz, 2013, video, sans dial, 16'
    ...
  • 19:00 Clôture

    Ben Wheatley, 2015, DCP, vo st fr & nl, 112'
    Le jeune docteur Robert (Tom Hiddleston) emménage dans un immeuble à appartements, un énorme gratte-ciel fourmillant d’intrigues sexuelles et de soirées arrosées. Le statut de chacun est déterminé par sa position dans le bâtiment : les plus pauvres dans les étages du bas, les riches par-dessus et au sommet, dans un loft immense et décadent : le vieil architecte (Jeremy Irons). Alors que Robert s’efforce de trouver sa place dans cette hiérarchie, les tensions entre les habitants finiront par déclencher une violente guerre des classes. Un film très attendu, où l’enfant terrible du cinéma britannique Ben Wheatley (“A Field in England”, “Sightseers”) transpose la dystopie du roman culte de J. G. Ballard (auteur du ’’Crash’’ filmé par David Cronenberg) en satire ultra-stylisée à l’humour noir féroce.
  • 21:30 Clôture

    Ben Wheatley, 2015, DCP, vo st fr & nl, 112'
    Le jeune docteur Robert (Tom Hiddleston) emménage dans un immeuble à appartements, un énorme gratte-ciel fourmillant d’intrigues sexuelles et de soirées arrosées. Le statut de chacun est déterminé par sa position dans le bâtiment : les plus pauvres dans les étages du bas, les riches par-dessus et au sommet, dans un loft immense et décadent : le vieil architecte (Jeremy Irons). Alors que Robert s’efforce de trouver sa place dans cette hiérarchie, les tensions entre les habitants finiront par déclencher une violente guerre des classes. Un film très attendu, où l’enfant terrible du cinéma britannique Ben Wheatley (“A Field in England”, “Sightseers”) transpose la dystopie du roman culte de J. G. Ballard (auteur du ’’Crash’’ filmé par David Cronenberg) en satire ultra-stylisée à l’humour noir féroce.