• jeu 31.03.2016
    Microboutiek 19:00
  • 19:00

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:00 Expo

    Andras Warhorn aura dans sa valise ses œuvres et celles de ces collègues de A. E. Bizottság / Jégkrémbalett (Lugossy László, ef.Zámbó István). Igor et Ivan exposeront eux aussi et Vasile Croat (40 Labor, Gentry Sultan) nous présentera ses sculptures.
  • 20:00

    Az itt élö lelkek nagy része
    Igor & Ivan Buharov, 2016, 16mm > video, vo st ang & fr, 90'
    Les frères Buharov, nonobstant ce qui les entoure, continuent de tourner en 16mm et de creuser le même sillon. Ce dernier film emprunte son titre à une phrase de leur court "Oneheadword Protection", et en reprend des éléments comme ces peaux de ratons laveurs animées, ici lâchées dans un ruisseau dans la scène inaugurale. Trois vagabonds apparaissent au détour d’un dialogue hilarant autour du nouveau job improbable d’agent de sécurité de l’un d’entre eux. S’inspirant d’une école rurale anarchiste ayant réellement existé, le film suit ces trois compères, personnages cartoonesques voire fantomatiques qui se confrontent chacun dans leur style à une société condamnée à trébucher à chaque obstacle absurde. Les critiques et tentatives de décorticage n’y changent rien. S’ensuivent des scènes d’examen, de débats télé inter religieux qui dégénèrent, de cérémonies d’initiation, au cours desquels on retrouve masques, animaux, fauteuils roulants, colères incongrues, musique savoureuse de Gentry Sultan et des gueules (dont celles d’Andras Warhorn et Fe.Lugossy Laca). On se laisse transporter sans problème par ce film d’une liberté onirique salvatrice et d’une beauté plastique chaleureuse.
  • ven 01.04.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00 Compilation

    Sunday
    Igor & Ivan Buharov, 1995, super8 > video, muet, st int en, 5'
    Is the Killer Going to the Cemetery ?
    Igor & Ivan Buharov, Hans Blume, 2002, super8 > video, muet, 8'
    Hotel Tubu
    Igor & Ivan Buharov, 2002, 35mm, vo st ang, 5'
    ...
  • 22:30

    Igor & Ivan Buharov, 2007, 16mm > 35mm, vo st ang, 84'
    Troisième long métrage des frères Buhraov et première venue au Nova lors de la toute première édition d’Offscreen. La rencontre avec ses deux personnages aussi déconcertants que leur film, qu’ils présentent ainsi, nous a tout de suite séduit : " Est-ce que vous savez ce qu’un barman sert comme alcool ? Est-ce que vous savez ce que le barman met dans votre verre ? Si c’est votre amant qui vous sert à boire, ce sera votre perte. Si la boisson est de feu, elle apporte l’illumination. Buvez le nectar empoisonné, enivrez-vous d’amour ! Une goutte va gaiement vers sa mort dans l’eau de l’océan. Le monde entier est un bar et tout ce qui s’y trouve, ce sont des verres pleins. Un ami lève son verre pour nous et on règle l’addition. Même la sagesse est saoule, jusqu’à la stupeur. La Terre et le Paradis sont ivres, et les anges aussi."
  • sam 02.04.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    ANDRÁS WAHORN, 1984, 16mm, vo st fr, 74'
    Le "Ballet de la crème glacée" est un film musical, expérimental et "dada-trash". Composé d’une série de tableaux anachroniques, (on passe d’une archive érotique à une fable moyen-âgeuse, une fête orgiaque où les invités mangent moultes crèmes glacées chaussés de patins), ce film absurde et fauché nous entraîne dans une intrigue insensée où la réalisation d’András Wahorn, formellement éclatée, ne manque pas de mettre en valeur les morceaux musicaux disjonctés du groupe art-punk, jusqu’à son concert final. Une curiosité cinématographique anarchique et colorée, dont l’un des sommets est sans conteste la scène/clip de "Milarepaverzió", morceau imparable et envoûtant qui ne vous lâche pas ! Un film ultra rare dans nos contrées (à part une projection au Nova en 2008 !) que les amateurs de musique et de bizarreries auraient bien tort de laisser filer...
  • 20:00 Film + concert

    C’est dans les années 80 que se monte à Budapest le A. E. Bizottság (Comité Albert Einstein) sorte de croisement pop hongrois de Captain Beefheart, de Os Mutantes et de Holy Toy, Les délires littéraires et l’attitude dada emprunte de théâtralité, donneront naissance à un film unique en son genre : "Jégkrémbalett" ! Le A. E. Bizottság s’est penché, comme une bande de fées ivres et déglinguées, sur le berceau des frères Buharov, qui n’ont pas manqué de les inviter régulièrement dans leurs tournages ou leurs performances. Wahorn András, saxophoniste, animateur (Les Razmoket) et réalisateur de Jégkrémbalett, présentera le film et viendra rejoindre Gentry Sultan sur scène. lors de leur alléchant concert sur scène.
  • 22:00 Concert

    Un sax, une trompette, une basse et une batterie mais aussi des claviers et de l’électronique qui mélange les influences d’Ornette Coleman, de Sun Ra, d’A. E. Bizottság, des Residents et plein d’autres choses dans un bordel clairvoyant et maîtrisé. Ivan Buharov y joue de la basse sous son vrai nom (Nandor Hevesi) et c’est tout naturellement que ce quartet atypique se retrouve à composer la musique des films des deux frères invités. Déjà acceuillis au Nova pour un mémorable live soundtrack en costume de "Rudderless". https://gentrysultan.bandcamp.com/
  • dim 03.04.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 18:00

    Jørgen Leth, 1977, 35mm > video, vo st ang, 102'
    Il y a tout juste 40 ans, le 11 avril 1976, le cinéaste et poète danois Jørgen Leth (celui que Lars von Trier mit à l’honneur et malmena en 2003 avec ses “Five Obstructions”) réalisait ce qui restera probablement dans les annales du cinéma comme un des meilleurs documentaires sur le sport. Passionné de course cycliste - qu’il considère comme l’expression rituelle de la victoire ou de la défaite humaine -, il réunit plusieurs équipes de caméramans et preneurs de son pour suivre toutes les étapes du Paris-Roubaix, course mythique et redoutée que l’on surnomme “l’enfer du Nord” pour ses éprouvants chemins de campagne, ses 27 secteurs recouverts de pavés (52,6 km) et sa météo capricieuse, et où les plus grands champions cyclistes de l’histoire ont forgé leur légende. Ce dimanche-là, quelques stars du vélo se disputent le titre : Eddy Merckx, Roger De Vlaeminck, Freddy Maertens, Francesco Moser, Marc Demeyer... Jørgen Leth choisit parmi eux ses héros et ses méchants, les dépeignant avec un mélange unique d’objectivité et de mythification. Mais au-delà du caractère spectaculaire, rude et poétique de la course, il filme tous ses à-côtés, depuis les (...)
  • 20:00

    Igor & Ivan Buharov, Vasile Croat, István Nyolczas, 2000, 35mm, vo st ang, 75'
    "Les anges muent, les démons crachent, les hommes ne sont plus salués par leurs enfants, car ils se couchent en colère et se réveillent offensés. " Réalisé par le 40 Labor (I. & I. Buharov, Vasile Croat et István Nyolczas), ce second long métrage mélange la générosité des courts métrages avec une attention particulière portée aux ruptures de ton. Si on retrouve l’imagerie présente dans les courts (dont on ils ré-utilisent même des plans), on décèle aussi un intérêt de plus en plus marqué pour une critique oblique du monde moderne où les décisions mûries ne valent pas plus qu’un lancer de dés, impression renforcée par la mise en scène. Des scènes aériennes, sous marines, en train de marchandises, dans des voitures vintages, un nain, un fauteuil roulant... un triomphe sympathique indeed !
  • 22:00

    Az itt élö lelkek nagy része
    Igor & Ivan Buharov, 2016, 16mm > video, vo st ang & fr, 90'
    Les frères Buharov, nonobstant ce qui les entoure, continuent de tourner en 16mm et de creuser le même sillon. Ce dernier film emprunte son titre à une phrase de leur court "Oneheadword Protection", et en reprend des éléments comme ces peaux de ratons laveurs animées, ici lâchées dans un ruisseau dans la scène inaugurale. Trois vagabonds apparaissent au détour d’un dialogue hilarant autour du nouveau job improbable d’agent de sécurité de l’un d’entre eux. S’inspirant d’une école rurale anarchiste ayant réellement existé, le film suit ces trois compères, personnages cartoonesques voire fantomatiques qui se confrontent chacun dans leur style à une société condamnée à trébucher à chaque obstacle absurde. Les critiques et tentatives de décorticage n’y changent rien. S’ensuivent des scènes d’examen, de débats télé inter religieux qui dégénèrent, de cérémonies d’initiation, au cours desquels on retrouve masques, animaux, fauteuils roulants, colères incongrues, musique savoureuse de Gentry Sultan et des gueules (dont celles d’Andras Warhorn et Fe.Lugossy Laca). On se laisse transporter sans problème par ce film d’une liberté onirique salvatrice et d’une beauté plastique chaleureuse.
  • jeu 07.04.2016
  • 20:00 Prima Nova

    Kika Nicolela, 2014, video, vo st ang, 62'
    L’ile de Daebu en Corée du sud a vu son équilibre écologique totalement modifié par la mise en place du lac artificiel alimentant la centrale de Sihwa. Construite dans le but de promouvoir la croissance urbaine et d’améliorer l’industrialisation de la région, la centrale marémotrice de Sihwa et ses différentes excroissances, parmi lesquelles la plus longue digue de marée d’Asie, ont eu un impact énorme sur l’écosystème de ces îles, la vie de leurs habitants et sur les cultures traditionnelles. En concentrant son travail sur la collecte des traces persistantes de ce monde aux savoir-faire et pratiques aujourd’hui disparues, la réalisatrice Kika Nicolela dessine le portait sensible d’une communauté de pêcheurs dispersé par la croissance capitaliste. De longs plans contemplatifs des différents traits caractéristiques de ces îles ; les immenses vasières, les outils abandonnés, les bateaux de pêcheurs, ainsi que les images des maisons des habitants actuels en situation précaire, sont entrelacées avec les voix et les portraits individuels des participants face à la caméra.
  • 22:00

    Az itt élö lelkek nagy része
    Igor & Ivan Buharov, 2016, 16mm > video, vo st ang & fr, 90'
    Les frères Buharov, nonobstant ce qui les entoure, continuent de tourner en 16mm et de creuser le même sillon. Ce dernier film emprunte son titre à une phrase de leur court "Oneheadword Protection", et en reprend des éléments comme ces peaux de ratons laveurs animées, ici lâchées dans un ruisseau dans la scène inaugurale. Trois vagabonds apparaissent au détour d’un dialogue hilarant autour du nouveau job improbable d’agent de sécurité de l’un d’entre eux. S’inspirant d’une école rurale anarchiste ayant réellement existé, le film suit ces trois compères, personnages cartoonesques voire fantomatiques qui se confrontent chacun dans leur style à une société condamnée à trébucher à chaque obstacle absurde. Les critiques et tentatives de décorticage n’y changent rien. S’ensuivent des scènes d’examen, de débats télé inter religieux qui dégénèrent, de cérémonies d’initiation, au cours desquels on retrouve masques, animaux, fauteuils roulants, colères incongrues, musique savoureuse de Gentry Sultan et des gueules (dont celles d’Andras Warhorn et Fe.Lugossy Laca). On se laisse transporter sans problème par ce film d’une liberté onirique salvatrice et d’une beauté plastique chaleureuse.
  • ven 08.04.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 21:00 Concert

    Matana Roberts Saxophoniste, élevée et formée à Chicago, membre de l’AACM, elle bénéficie du parrainage de ces illustres artistes/musiciens que sont Roscoe Mitchell (Art Ensemble of Chicago), Amina Claudine Myers ou George Lewis. 
Vue ensuite à Montréal aux côtés de Godspeed You Black Emperor et Thee Silver Mount Zion, elle signe chez Constellation pour finalement s’installer à New York
. En 2006 commence l’aventure Coin Coin, dont six chapitres sont présentés en live en Amérique du Nord, ce qui lui permet de les affiner avant de les enregistrer. Le premier épisode sort sur Constellation en 2011, le troisième et dernier en 2015.
 Le Nova est la première salle à l’accueillir à Bruxelles ! Marie Thérèse Metoyer dite Coin Coin Marie Thérèse (1742-1816), esclave et mère de cinq enfants, fut achetée par Claude Thomas Pierre Métoyer, qui l’épousa dans le cadre du système de "plaçage" en Louisiane. Avant de se remarier, il l’affranchit et lui transmet un domaine.
 Devenue libre et riche, grâce à ses connaissance en pharmacologie elle pratique la médecine. Elle devient planteuse de tabac dans son domaine, et engage des esclaves pour le travail. Elle (...)
  • sam 09.04.2016
  • 20:00

    フタバから遠く離れて 原発避難1475日の記録 I
    Atsushi Funahashi, 2014, video, vo st ang & fr, 96'
    Le 11 mars 2011, suite à un tremblement de terre accompagné d’un tsunami, les réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima explosent. Le documentaire d’Atsushi Funahashi débute sur cette fin, et suit le quotidien ponctué de repas distribués et de vie collective des habitants déplacés de la ville de Futaba, relogés temporairement dans un centre communal. Des gens qui réinterrogent leur avenir, ce qu’il reste de leur passé, vivant de concerts de soutien de l’orchestre militaire local, d’honorables visites de la famille impériale (religieusement respectée), ou encore du groupe pop de l’US Navy venu leur apporter de la joie. Entre le travail de Sisyphe d’un maire qui, pour aider ses habitants, lutte avec l’administration ; et la visite dangereuse et minutée de la ville détruite des habitants venus récupérer les fragments de leur vie passée (quand il en reste) dans une double épaisseur de sacs poubelle, le documentariste de "Nuclear Nation" filme de près les suites de l’abandon d’une terre empoisonnée.
  • 22:00

    首相官邸の前で
    Oguma Eiji, 2015, video, vo st ang & fr, 109'
    Le Japon, pays peu enclin aux manifestations, a connu un tsunami populaire en révolte contre la position de l’État : dysfonctionnements diagnostiqués avant l’accident de Fukushima, déménagement de populations, maintien des autres centrales et annonce de la réouverture des autres réacteurs de la centrale... Face à un premier ministre faisant le sourd en se cachant derrière le protocole, grossit un mouvement de démonstration publique de dizaines de milliers de personnes, constitué de japonais lambda, comme des femmes au foyer traditionnellement absentes de la vie publique. Un mouvement sans précédent provoqué par un risque de mort et de contamination sans précédent. Seul souci, dans les journaux, à la télévision, dans les médias classiques, personne n’en entend parler. Réalisé par le sociologue japonais reconnu Eiji Oguma, "Tell the Prime Minister" est un documentaire sans ambition cinématographique faisant pourtant montre d’une forme assez remarquable : "collage" de vidéos de tous horizons (allant pour ce faire jusqu’à la location d’un hélicoptère) et d’interviews réalisées par ses soins (dont le premier ministre de l’époque, Kan Naoto) comme autant (...)
  • dim 10.04.2016
  • 18:00

    Igor & Ivan Buharov, 2007, 16mm > 35mm, vo st ang, 84'
    Troisième long métrage des frères Buhraov et première venue au Nova lors de la toute première édition d’Offscreen. La rencontre avec ses deux personnages aussi déconcertants que leur film, qu’ils présentent ainsi, nous a tout de suite séduit : " Est-ce que vous savez ce qu’un barman sert comme alcool ? Est-ce que vous savez ce que le barman met dans votre verre ? Si c’est votre amant qui vous sert à boire, ce sera votre perte. Si la boisson est de feu, elle apporte l’illumination. Buvez le nectar empoisonné, enivrez-vous d’amour ! Une goutte va gaiement vers sa mort dans l’eau de l’océan. Le monde entier est un bar et tout ce qui s’y trouve, ce sont des verres pleins. Un ami lève son verre pour nous et on règle l’addition. Même la sagesse est saoule, jusqu’à la stupeur. La Terre et le Paradis sont ivres, et les anges aussi."
  • 20:00

    Jørgen Leth, 1977, 35mm > video, vo st ang, 102'
    Il y a tout juste 40 ans, le 11 avril 1976, le cinéaste et poète danois Jørgen Leth (celui que Lars von Trier mit à l’honneur et malmena en 2003 avec ses “Five Obstructions”) réalisait ce qui restera probablement dans les annales du cinéma comme un des meilleurs documentaires sur le sport. Passionné de course cycliste - qu’il considère comme l’expression rituelle de la victoire ou de la défaite humaine -, il réunit plusieurs équipes de caméramans et preneurs de son pour suivre toutes les étapes du Paris-Roubaix, course mythique et redoutée que l’on surnomme “l’enfer du Nord” pour ses éprouvants chemins de campagne, ses 27 secteurs recouverts de pavés (52,6 km) et sa météo capricieuse, et où les plus grands champions cyclistes de l’histoire ont forgé leur légende. Ce dimanche-là, quelques stars du vélo se disputent le titre : Eddy Merckx, Roger De Vlaeminck, Freddy Maertens, Francesco Moser, Marc Demeyer... Jørgen Leth choisit parmi eux ses héros et ses méchants, les dépeignant avec un mélange unique d’objectivité et de mythification. Mais au-delà du caractère spectaculaire, rude et poétique de la course, il filme tous ses à-côtés, depuis les (...)
  • 22:00

    ANDRÁS WAHORN, 1984, 16mm, vo st fr, 74'
    Le "Ballet de la crème glacée" est un film musical, expérimental et "dada-trash". Composé d’une série de tableaux anachroniques, (on passe d’une archive érotique à une fable moyen-âgeuse, une fête orgiaque où les invités mangent moultes crèmes glacées chaussés de patins), ce film absurde et fauché nous entraîne dans une intrigue insensée où la réalisation d’András Wahorn, formellement éclatée, ne manque pas de mettre en valeur les morceaux musicaux disjonctés du groupe art-punk, jusqu’à son concert final. Une curiosité cinématographique anarchique et colorée, dont l’un des sommets est sans conteste la scène/clip de "Milarepaverzió", morceau imparable et envoûtant qui ne vous lâche pas ! Un film ultra rare dans nos contrées (à part une projection au Nova en 2008 !) que les amateurs de musique et de bizarreries auraient bien tort de laisser filer...
  • jeu 14.04.2016
  • 20:00 Prima Nova

    Diurno Doliente
    Marie Brumagne & Bram Van Cauwenberghe, 2016, video, vo st fr, 76'
    Entre les couloirs des serres d’un monde sous plastique, se dessinent de petits bidonvilles où vivent hommes et femmes ayant traversé la mer en quête d’une vie meilleure. Au cœur de cet Eldorado à bout de souffle, chacun tente de recoller les débris d’un monde semblant à jamais perdu. Les jours s’écoulent au rythme des nouvelles des papiers et du travail qui tarde à venir. Ainsi, le film nous montre moins le travail que son absence ou son attente. Peu bavard, il se compose de tableaux fixes et d’un minutieux travail sonore propices à ressentir les lieux par l’expérience sensitive plus que par le propos. Cela confère à la condition de ces esclaves modernes une universalité rappelant que ce qui se joue là pourrait tout aussi bien se jouer ailleurs et dans d’autres temps. Pour leur premier long métrage, les deux réalisateurs se sont laissés porter par leur désir de fabriquer un film engagé et poétique, en développant un mode de production humain, rigoureux et inventif, faisant tout par eux-mêmes : image, son, montage, mixage, production. Une autonomie revendiquée et constituant à leurs yeux une condition sine qua non pour approcher la réalité de leur (...)
  • ven 15.04.2016
  • 20:00

    Az itt élö lelkek nagy része
    Igor & Ivan Buharov, 2016, 16mm > video, vo st ang & fr, 90'
    Les frères Buharov, nonobstant ce qui les entoure, continuent de tourner en 16mm et de creuser le même sillon. Ce dernier film emprunte son titre à une phrase de leur court "Oneheadword Protection", et en reprend des éléments comme ces peaux de ratons laveurs animées, ici lâchées dans un ruisseau dans la scène inaugurale. Trois vagabonds apparaissent au détour d’un dialogue hilarant autour du nouveau job improbable d’agent de sécurité de l’un d’entre eux. S’inspirant d’une école rurale anarchiste ayant réellement existé, le film suit ces trois compères, personnages cartoonesques voire fantomatiques qui se confrontent chacun dans leur style à une société condamnée à trébucher à chaque obstacle absurde. Les critiques et tentatives de décorticage n’y changent rien. S’ensuivent des scènes d’examen, de débats télé inter religieux qui dégénèrent, de cérémonies d’initiation, au cours desquels on retrouve masques, animaux, fauteuils roulants, colères incongrues, musique savoureuse de Gentry Sultan et des gueules (dont celles d’Andras Warhorn et Fe.Lugossy Laca). On se laisse transporter sans problème par ce film d’une liberté onirique salvatrice et d’une beauté plastique chaleureuse.
  • 22:00

    Igor & Ivan Buharov, Vasile Croat, István Nyolczas, 2000, 35mm, vo st ang, 75'
    "Les anges muent, les démons crachent, les hommes ne sont plus salués par leurs enfants, car ils se couchent en colère et se réveillent offensés. " Réalisé par le 40 Labor (I. & I. Buharov, Vasile Croat et István Nyolczas), ce second long métrage mélange la générosité des courts métrages avec une attention particulière portée aux ruptures de ton. Si on retrouve l’imagerie présente dans les courts (dont on ils ré-utilisent même des plans), on décèle aussi un intérêt de plus en plus marqué pour une critique oblique du monde moderne où les décisions mûries ne valent pas plus qu’un lancer de dés, impression renforcée par la mise en scène. Des scènes aériennes, sous marines, en train de marchandises, dans des voitures vintages, un nain, un fauteuil roulant... un triomphe sympathique indeed !
  • sam 16.04.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    自然と兆候/4つの詩から
    Iwasaki Tamakasa, 2015, video, vo st ang, 50'
    Du monde entier, l’onde de choc attire les réalisateurs pour capturer ce qu’il reste d’un pan de Japon aux territoires et psyché sévèrement endommagés et sonder les premiers instants du spectre nucléaire. Villes abandonnées et territoires décharnés sont à l’évidence autant de lieux cinématographiquement attirants et servent bien souvent de matière à réflexion quant à la survivance d’une nature qui, quoiqu’il arrive, reprend le dessus lorsque l’humain s’en va, ou encore vis-à-vis de la mutation de traditions bien forcées de s’adapter à l’émergence du fantôme incolore. Percevant ce flux d’hommes-à-la-caméra, Iwasaki Tamakasa prend calmement un pas de côté pour témoigner des motivations fondamentales de certains d’entre eux et capturer à son tour leurs approches d’un inconnu aussi menaçant qu’imperceptible. Photographes et autres réalisateurs, dont l’autrichien Nikolaus Geyrhalter ("Prypiat", "Notre pain quotidien"...), croisent leurs regards entre interrogations existentielles et volonté de capturer à tout prix ces premiers instants de la crise sanitaire, sociale et environnementale qui se joue et nous laisse face à ce vide dont ils ne savent confusément que faire.
  • 22:00

    フタバから遠く離れて 原発避難1475日の記録 II
    Atsushi Funahashi, 2015, video, vo st ang & fr, 90'
    Un an de plus s’est écoulé à proximité de Fukushima. Les plus jeunes, les plus riches, où ceux ayant une famille ont parfois trouvé où se reloger et comment recommencer à vivre. Pour les autres , dans le centre communal "temporaire" pour les habitants de Futaba, la vie ressemble à la vision de l’enfer chrétien ou au bardo tibétain : l’attente sans fin, le temporaire éternel, comme dans une grande salle d’attente. Des vieillards qui mourront bien plus vite de vieillesse que de cancer déplorent de passer là leurs vieux jours. Remplacé, l’ancien maire de Futaba ne peut plus grand chose pour ses habitants. Autour, là où la vie reprend, des villes de préfabriqués accueillent des habitants, mais quelque chose a changé, et dans les élevages, les vaches développent des tumeurs. Deux ans après la catastrophe, les acteurs de la région de Fukushima reviennent, plus lucides que jamais, sur la ville qui les a longtemps enrichis et aujourd’hui leur a tout pris, sur leur situation présente, et la lutte encore en cours pour la vérité et le retour à la raison de l’État, sans même envisager l’après de l’après catastrophe...
  • dim 17.04.2016
    Microboutiek 17:30
  • 17:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 18:00

    Jørgen Leth, 1977, 35mm > video, vo st ang, 102'
    Il y a tout juste 40 ans, le 11 avril 1976, le cinéaste et poète danois Jørgen Leth (celui que Lars von Trier mit à l’honneur et malmena en 2003 avec ses “Five Obstructions”) réalisait ce qui restera probablement dans les annales du cinéma comme un des meilleurs documentaires sur le sport. Passionné de course cycliste - qu’il considère comme l’expression rituelle de la victoire ou de la défaite humaine -, il réunit plusieurs équipes de caméramans et preneurs de son pour suivre toutes les étapes du Paris-Roubaix, course mythique et redoutée que l’on surnomme “l’enfer du Nord” pour ses éprouvants chemins de campagne, ses 27 secteurs recouverts de pavés (52,6 km) et sa météo capricieuse, et où les plus grands champions cyclistes de l’histoire ont forgé leur légende. Ce dimanche-là, quelques stars du vélo se disputent le titre : Eddy Merckx, Roger De Vlaeminck, Freddy Maertens, Francesco Moser, Marc Demeyer... Jørgen Leth choisit parmi eux ses héros et ses méchants, les dépeignant avec un mélange unique d’objectivité et de mythification. Mais au-delà du caractère spectaculaire, rude et poétique de la course, il filme tous ses à-côtés, depuis les (...)
  • 20:00

    ANDRÁS WAHORN, 1984, 16mm, vo st fr, 74'
    Le "Ballet de la crème glacée" est un film musical, expérimental et "dada-trash". Composé d’une série de tableaux anachroniques, (on passe d’une archive érotique à une fable moyen-âgeuse, une fête orgiaque où les invités mangent moultes crèmes glacées chaussés de patins), ce film absurde et fauché nous entraîne dans une intrigue insensée où la réalisation d’András Wahorn, formellement éclatée, ne manque pas de mettre en valeur les morceaux musicaux disjonctés du groupe art-punk, jusqu’à son concert final. Une curiosité cinématographique anarchique et colorée, dont l’un des sommets est sans conteste la scène/clip de "Milarepaverzió", morceau imparable et envoûtant qui ne vous lâche pas ! Un film ultra rare dans nos contrées (à part une projection au Nova en 2008 !) que les amateurs de musique et de bizarreries auraient bien tort de laisser filer...
  • 22:00

    Az itt élö lelkek nagy része
    Igor & Ivan Buharov, 2016, 16mm > video, vo st ang & fr, 90'
    Les frères Buharov, nonobstant ce qui les entoure, continuent de tourner en 16mm et de creuser le même sillon. Ce dernier film emprunte son titre à une phrase de leur court "Oneheadword Protection", et en reprend des éléments comme ces peaux de ratons laveurs animées, ici lâchées dans un ruisseau dans la scène inaugurale. Trois vagabonds apparaissent au détour d’un dialogue hilarant autour du nouveau job improbable d’agent de sécurité de l’un d’entre eux. S’inspirant d’une école rurale anarchiste ayant réellement existé, le film suit ces trois compères, personnages cartoonesques voire fantomatiques qui se confrontent chacun dans leur style à une société condamnée à trébucher à chaque obstacle absurde. Les critiques et tentatives de décorticage n’y changent rien. S’ensuivent des scènes d’examen, de débats télé inter religieux qui dégénèrent, de cérémonies d’initiation, au cours desquels on retrouve masques, animaux, fauteuils roulants, colères incongrues, musique savoureuse de Gentry Sultan et des gueules (dont celles d’Andras Warhorn et Fe.Lugossy Laca). On se laisse transporter sans problème par ce film d’une liberté onirique salvatrice et d’une beauté plastique chaleureuse.
  • jeu 21.04.2016
  • 20:00

    Vous avez pu filmer en direct l’explosion du réacteur de Doel ? Si ne sommes pas tous morts, bien cachés que nous étions dans la cave du Nova, il est possible de venir nous montrer tout ça sur grand écran. Ne soyez pas intimidés si votre film n’est pas aussi spectaculaire que ça, tout peut passer à l’Open Screen, aucune censure du moment que ça nous arrive au moins une semaine à l’avance, que ça dure 15 min max, le tout à notre adresse, 14 rue d’arenberg, 1000 Bruxelles. Le cachet de la poste ne fait pas foi puisqu’on est pas très regardant... Tous les formats sont acceptés, mais soyez gentils avec nos projectionnistes !
  • 22:00

    Az itt élö lelkek nagy része
    Igor & Ivan Buharov, 2016, 16mm > video, vo st ang & fr, 90'
    Les frères Buharov, nonobstant ce qui les entoure, continuent de tourner en 16mm et de creuser le même sillon. Ce dernier film emprunte son titre à une phrase de leur court "Oneheadword Protection", et en reprend des éléments comme ces peaux de ratons laveurs animées, ici lâchées dans un ruisseau dans la scène inaugurale. Trois vagabonds apparaissent au détour d’un dialogue hilarant autour du nouveau job improbable d’agent de sécurité de l’un d’entre eux. S’inspirant d’une école rurale anarchiste ayant réellement existé, le film suit ces trois compères, personnages cartoonesques voire fantomatiques qui se confrontent chacun dans leur style à une société condamnée à trébucher à chaque obstacle absurde. Les critiques et tentatives de décorticage n’y changent rien. S’ensuivent des scènes d’examen, de débats télé inter religieux qui dégénèrent, de cérémonies d’initiation, au cours desquels on retrouve masques, animaux, fauteuils roulants, colères incongrues, musique savoureuse de Gentry Sultan et des gueules (dont celles d’Andras Warhorn et Fe.Lugossy Laca). On se laisse transporter sans problème par ce film d’une liberté onirique salvatrice et d’une beauté plastique chaleureuse.
  • ven 22.04.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    Luc Joulé & Sébastien Jousse, 2015, HD, vo fr , 100'
    Dans l’usine automobile PSA de Saint-Ouen, Luc Joulé et Sébastien Jousse font dialoguer deux manières de travailler très opposées. D’un côté, le musicien et compositeur Nicolas Frize arpente l’espace en chasseur de rythme. Attentif aux bruits, il capte les gestes et les paroles de ceux qui les produisent ou les subissent pour faire entendre leur voix. C’est la matière de sa création musicale. Le film en suit toute l’élaboration. En parallèle, Jousse et Joulé filment dans la durée les machines, les postes, les gestes des ouvriers qui se montrent dans leur activité mécanique. Mais chacun reste habité par lui-même, grâce à ses confidences en off, qui creuse la distance salutaire. De portrait en portrait, le film avance pour finir par cette création musicale que viennent jouer dans l’usine les travailleurs qui ont donné leurs sons, leurs temps, leurs voix à la construction de cette œuvre polyphonique qui leur rend hommage. Et le film vient lui aussi faire corps avec son sujet, réalisé à plusieurs, mêlé de tous ces labeurs, de toutes ces voix. Si créer et travailler à la chaîne continuent de s’opposer radicalement, la démarche de Frize comme celle du (...)
  • sam 23.04.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 18:00 Masterclass

    Écrire un projet documentaire traitant de la question du travail
    "Partant d’un livre (" Global Burn-Out ") et de la rencontre avec son auteur Pascal Chabot, le film " A se brûler les ailes ", actuellement en cours de montage, nous parle du travail et de ses excès. L’action se situe à l’Hôpital Saint-Louis, Paris Xème. Au niveau du bloc opératoire, chacune des 14 salles d’opération accomplit quotidiennement huit à dix interventions. Stress chronique, burn-out, et risques psychosociaux gangrènent le service. La direction commandite un audit sur l’organisation du travail afin de tenter de désamorcer le début d’incendie. Durant notre rencontre, je vous parlerai des questions posées par l’adaptation cinématographique d’une œuvre littéraire, des recherches effectuées, des rencontres faites, et de mon immersion dans le monde du travail. Ensuite, je vous ferai part des choix opérés, de la façon dont j’ai travaillé avec mon producteur pour trouver des investisseurs (co-producteurs), et aussi de comment j’ai obtenu les autorisations de tournages pour un film sur un sujet si sensible. Enfin, je partagerai avec vous la configuration technique du tournage, la façon dont je mets en scène le réel, et, last but not least, les (...)
  • 21:00

    Carmen Losmann, 2011, video, vo st ang, 91'
    Pour son premier long métrage, Carmen Losmann frappe juste et fort, en composant un film en plusieurs tableaux sur les évolutions du travail dans le domaine tertiaire et les services hautement qualifiés dans nos sociétés occidentales. La séquence inaugurale s’intéresse à l’architecture, à travers l’aménagement du siège d’une multinationale basée à Hambourg où les “atriums” se succèdent aux “open spaces” et où, à part les dirigeants, plus aucun travailleur ne dispose de son propre espace de travail ou de réunion. Le film continue son exploration dans le monde du télétravail, des horaires aménagés et autres nouvelles pratiques de management avec lesquelles les entreprises cherchent à obtenir le rendement maximal de leurs employés et à les faire entrer dans la matrice d’un monde de travail total. On assiste ainsi à quelques séquences hallucinantes d’entretiens d’embauche dans un bureau de chasseurs de têtes sous-traitant les ressources humaines pour de grandes entreprises, ou encore d’une société de “team building” faisant passer des épreuves de survie à des salariés lâchés, les yeux bandés, dans la forêt... Un portrait glaçant du monde du travail d’aujourd’hui.
  • dim 24.04.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 18:00

    Manuela Frésil, 2011, video, vo st ang, 59'
    Il existe différents types d’abattoirs et différentes manières de filmer ce qui s’y passe. Quelques années après avoir réalisé “Si loin des bêtes”, un documentaire sur l’élevage porcin industriel, la cinéaste et philosophe Manuela Frésil a choisi de poser sa caméra dans un abattoir industriel, pour s’intéresser aux conditions de travail des ouvriers et à leur rapport à la mort. Un lieu caché, loin de tout, au bout d’une zone industrielle, où le travail commence dans l’obscurité de la nuit. Des bruits et des odeurs de mort. Une cadence soutenue. Des gestes répétitifs dictés par la mécanisation des chaînes de découpe ou d’emballage de la viande. Des exigences croissantes de productivité. La situation absurde d’une surproduction dictée par les délocalisations et les pressions de la grande distribution. Des douleurs physiques, des articulations qui lâchent et des nerfs qui craquent. L’usure bien avant l’âge de la retraite. La crainte du licenciement. Des témoignages et des récits de vie de travailleurs à la recherche d’une “vie normale”, s’étonnant parfois d’effectuer encore ce travail dans lequel ils pensaient ne faire qu’un court passage. Et les (...)
  • 21:00

    Hassen Ferhani, 2015, HD, vo st fr, 100'
    Réalisateur ancré dans son territoire, Hassen Ferhani a longuement filmé Alger. Dans ses courts métrages documentaires, il a arpenté la ville. Et ici, s’est installé dans un lieu pour n’en plus sortir, un abattoir en pleine ville. Mais de la fonction d’un abattoir, Hassen Ferhani montre peu, à peine quelques bêtes écorchées aux détours d’un cadre, un taureau fougueux et résistant qui ne veut pas avancer ou un chat détrousseur d’intestins... Ce qu’il capte, longuement, dans des plans le plus souvent fixes ou portés par une tranquille lenteur, ce sont les espaces alentours, la cour, une rue, un terrain vague ou des locaux immenses, vides, suspendus à la fonction qui les attend. En laissant les bêtes hors champ, Ferhani s’éloigne délibérément de la mécanique du travail. Dans ces moments suspendus, il va recueillir la parole de quelques hommes, leurs liens, leurs rêves, leurs souffrances, loin des fonctions qu’ils occupent dans ces lieux. Dans ce huis-clos lent et tendre, qui s’offre des échappées presque oniriques, l’abattoir devient l’espace à partir duquel, au loin, se dessine un pays, la scène close que seul les liens d’amitiés et l’imaginaire (...)