• ven 08.01.2016
  • 20:00 Film + rencontre

    Olivier Azam & Daniel Mermet, 2015, FR, video, vo ang st fr, 105'
    "Puisque l’état d’exception dans lequel nous vivons est la règle, notre tâche consiste à instaurer le véritable état d’exception : le rejet de toute norme historique". C’est en 1980, 40 ans après ces lignes de Walter Benjamin, que sort "Une histoire populaire des États-Unis, de 1492 à nos jours" d’Howard Zinn. Avec ce livre, Zinn fait sauter le vernis de l’histoire officielle américaine en revendiquant de nouvelles Histoires, celles des populations les plus pauvres et les plus fragiles, celle des vaincus et des exploités : Amérindiens, esclaves, Noirs, immigrés, ouvriers… Après "Chomsky & cie" en 2008, Olivier Azam et Daniel Mermet réalisent le premier volet d’une trilogie consacrée à Zinn et son histoire populaire, intitulé "Bread and Roses" en écho à la grève de 1912 des immigrés ouvriers du textile de Lawrence (Massachussets). Ce premier chapitre se penche sur l’histoire des mouvements syndicaux américains. Composé d’images d’archives saisissantes, d’entretiens avec Zinn et de rencontres avec les nouvelles générations de syndicalistes, ce documentaire au militantisme assumé remet certaines pendules à l’heure.
  • sam 09.01.2016
    Tables d'hôtes 19:00 Microboutiek 19:00
  • 19:00

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:00

    Vernissage : Les Frères Guedin & Craoman + Concerts : Rraouhhh ! & How Do You Dance
    Les Micro Evenings sont des événements connexes à la Microboutiek, le dépôt consacré à la microdistribution et aux productions artistiques artisanales que l’on retrouve régulièrement dans le foyer du Nova. Lors de ces soirées, nous présentons le travail d’une structure de production que l’on apprécie. Et cette fois-ci, notre invitée est la Galerie E², elle-même active dans l’édition, la diffusion de productions alternatives et l’organisation d’événements ! À leur tour, nos confrères invitent pour cette soirée, pour la sortie d’un livre et pour une exposition qui durera 7 semaines, trois artistes qui eux-mêmes nous ont suggérés un programme musical pour célébrer tout ça... La Galerie E² est une plate-forme nomade d’échange, de découverte et de diffusion d’œuvres issues de la production alternative. Organisation d’expositions, d’ateliers, de résidences d’artistes et de concerts, le projet E² s’exprime également à travers une maison d’édition indépendante, offrant une tribune aux jeunes artistes belges et étrangers. Au programme, en plus de l’expo et des tables de diffusion, de quoi faire vibrer la cave du Nova dès 20h30 avec l’électro rock indus, (...)
  • dim 10.01.2016
    Tables d'hôtes 18:30
  • 19:00 Film + débat

    Patrick Taliercio, 2015, BE, video, vo fr st ang, 92'
    C’est d’abord la marotte d’un étudiant marseillais sortant de l’INSAS qui ne connaissait de la Belgique que ce qu’en avait écrit Rimbaud. Et qui caressa peu à peu le projet de refaire le trajet de sa seconde fugue (1870), de Charleville-Mézières jusqu’à Charleroi. En 2006, la fermeture des ateliers Thomé-Génot à Nouzonville vient ajouter un épisode à la série des pillages d’industries à laquelle semble abonnée la vallée de la Meuse, et rappelle au cinéaste que ce qui se passe là fait suite à ce qu’il est en train de filmer ailleurs : la destruction systématique des restes du monde ouvrier pour son pur et simple recyclage financier, la gentrification des villes, des espaces, des imaginaires. Une situation qui résonne avec l’un des poèmes écrits par Rimbaud au moment de son trajet, à l’aube de l’ère industrielle. Le film se précise peu à peu comme un aller-retour passé-présent, marchant d’un pied tout aussi bien littéraire que politique. Rimbaud est ici un moyen de transport qui permet au cinéaste de circuler à la frontière de son monde et de rendre compte de la façon dont vivent des gens du peuple en France et en Belgique, dans la vallée de la Meuse et à Charleroi…
  • jeu 14.01.2016
  • 20:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • ven 15.01.2016
    Tables d'hôtes 20:00
  • 20:00

    Andrew Kötting, 1996, GB, 35mm, vo st fr, 100'
    Dans une séquence d’introduction burlesque, un présentateur nous rappelle que la Grande-Bretagne est longue de 9.000 km de côtes. Pour son premier long métrage, Andrew Kötting s’embarque pour une virée en camping-car pendant trois mois avec sa fougueuse grand-mère Gladys et sa fille Eden, atteinte du très rare syndrome de Joubert qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Pour eux trois, c’est le temps de se rapprocher, de partager des moments intenses "avant que leurs routes ne se séparent". C’est aussi l’occasion de découvrir la côte britannique, ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Au gré des rencontres et des portraits excentriques, Kötting se révèle un extraordinaire improvisateur maniant l’insolence et l’humour pour révéler la poésie de la vie. Il fait de son journal de voyage un malicieux film-collage, bricolé avec différents formats d’image et brassant les genres, de l’authentique western aux fausses actualités cinématographiques… En perpétuelle effervescence !
  • 22:30

    Andrew Kötting, 2011, GB, video, vo st fr, 57'
    Chaque année, la famille Kötting s’isole quelques mois à Louyre, dans un vieux refuge délabré sis sur une route de pèlerinage au cœur d’une forêt des Pyrénées. "Un endroit effrayant", dit Andrew, mais "apaisant malgré sa dureté". Ce lieu d’exil pour méditer et ralentir son rythme de production, lui inspire paradoxalement d’incessants enregistrements et prises de vue. Pendant 20 ans, il y a capté fragments de la vie quotidienne et rites journaliers, sa caméra restant frénétiquement à l’affût de tout ce qui bouge (ou pas) : objets, reliques et appareils ménagers de la maison, paysages rocheux, crêtes grises, grottes et sommets enneigés, silence montagnard, fleurs sauvages, humidité, moisissure, murmure des insectes ou escargots blancs… "Louyre" est un "home movie" en hommage aux lieux, un patchwork saisissant d’émotions et d’impressions libres, où le cinéaste prête beaucoup d’attention à sa fille Eden, atteinte du syndrome de Joubert et qui comme Louyre lutte chaque jour contre la ruine. On la voit dessiner, peindre, jouer avec ses parents, chanter "Love Me Tender"… Elle a changé la vie d’Andrew. "La patience, l’humilité, la douleur, la souffrance, (...)
  • sam 16.01.2016
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 19:00
  • 18:00

    Le droit d’auteur est un outil important de protection de la création et de la diffusion des œuvres, mais le domaine public est tout aussi essentiel pour favoriser un libre accès à celles-ci. Chaque année, au 1er janvier, le droit d’auteur sur des milliers d’œuvres expire, ce qui les fait entrer dans le domaine public. En Belgique, la durée du droit d’auteur est de 70 ans et en 2016, ce sont les créations des auteurs décédés en 1945 qui deviendront libres de droits. Depuis 4 ans, la Bibliothèque Royale de Belgique (KBR), le Centre de Recherche Information Droit et Société (CRIDS), le Cinéma Nova et Constant vzw, rejoints cette année par Wikimedia, célèbrent ces œuvres par une Journée du Domaine Public, également organisée dans d’autres pays. Cette année, l’accent sera particulièrement mis sur le Journal d’Anne Frank et sur les tentatives des titulaires du droit d’auteur de prolonger sa "protection", ainsi que sur les œuvres de Bela Bartok (la KBR étant dépositaire du Fonds Bela Bartok), de Paul Valéry, Fernand Dumont, auteur surréaliste belge, Kathe Kollwitz, l’architecte Robert Mallet-Stevens. Le destin de nombre d’entre-eux est marqué par la (...)
    + Turksib
    Viktor Turin, 1929, RU-GB, 35mm, muet, st int en, 78'
  • 19:00

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • dim 17.01.2016
  • 17:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • 19:00

    Andrew Kötting, 2012, GB, DCP, vo st fr, 94'
    L’équipée humoristique de deux Anglais parcourant pendant 4 semaines plus de 230 km sur un pédalo en forme de cygne : Andrew Kötting et l’écrivain psychogéographe Iain Sinclair. "Personne ne vous prend au sérieux quand vous êtes à bord d’un cygne géant", confesse le réalisateur. En route, les deux hommes font toutefois la connaissance de riverains du canal, de touristes, d’exclus et de "refuzniks", et prêtent une oreille attentive aux échos ambiants de la culture historique, littéraire et politique britannique. Au terme de cette odyssée devant aboutir à Londres sur le site des Jeux Olympiques de 2012, ils auront bu 84 litres d’eau, 2 bouteilles de whisky, 4 de vin et 24 canettes de bière, et utilisé 8 paires de lunettes de soleil, un costume sur mesure, une paire de chaussures de marche et un camping-car. En athlètes du son, du verbe et de l’image, ils rendent ainsi hommage à l’esprit olympique de la diversité et de l’ambition, tel qu’aucun comité officiel ne l’aurait envisagé ! Une performance dadaïste doublée d’une exploration culturelle, et une réponse artistique exubérante à l’esprit corporatif qui règne à Londres à l’occasion de cette année olympique…
  • 21:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • jeu 21.01.2016
  • 20:00

    Isabelle Wuilmart, 2016, BE, super8 > video, vo fr , 75'
    Pour échapper au quotidien morne de sa vie dans une ville maussade, une cinéaste part à la recherche de son propre film. Ayant l’intention de tourner l’Odyssée d’Ulysse — une fiction où renaissent de leurs cendres Calypsos, sirènes, Pénélopes et nymphes —, elle se retrouve bientôt dans la réalité de sa propre errance cinématographique. Prise au piège de son film dans lequel elle errera telle un Ulysse à la caméra. L’Odyssée devient alors le prétexte à un voyage initiatique pour rompre avec le quotidien : de Bruxelles, la réalisatrice gagne les Cyclades sous la canicule et les tempêtes de vent, retrouve Capri non loin du lieu où Godard tourna "Le Mépris", dort à la belle étoile dans les bois ou dans des villas abandonnées, vogue dans la baie de Naples. Sur les traces d’Ulysse, du clair borée, des cochons aux dents blanches, de l’aurore aux doigts de roses, Isabelle Wuilmart filme tout sur son passage. Tout le monde participe à son aventure pour y jouer son propre rôle ou celui de héros odysséens. Même les animaux d’un cirque planté près d’un temple, même Lola Bonfanti et Boris Lehman… Tourné en Super 8 au gré d’années de pérégrinations, de hasards et (...)
  • ven 22.01.2016
  • 20:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • 22:00

    Andrew Kötting, 2012, GB, DCP, vo st fr, 94'
    L’équipée humoristique de deux Anglais parcourant pendant 4 semaines plus de 230 km sur un pédalo en forme de cygne : Andrew Kötting et l’écrivain psychogéographe Iain Sinclair. "Personne ne vous prend au sérieux quand vous êtes à bord d’un cygne géant", confesse le réalisateur. En route, les deux hommes font toutefois la connaissance de riverains du canal, de touristes, d’exclus et de "refuzniks", et prêtent une oreille attentive aux échos ambiants de la culture historique, littéraire et politique britannique. Au terme de cette odyssée devant aboutir à Londres sur le site des Jeux Olympiques de 2012, ils auront bu 84 litres d’eau, 2 bouteilles de whisky, 4 de vin et 24 canettes de bière, et utilisé 8 paires de lunettes de soleil, un costume sur mesure, une paire de chaussures de marche et un camping-car. En athlètes du son, du verbe et de l’image, ils rendent ainsi hommage à l’esprit olympique de la diversité et de l’ambition, tel qu’aucun comité officiel ne l’aurait envisagé ! Une performance dadaïste doublée d’une exploration culturelle, et une réponse artistique exubérante à l’esprit corporatif qui règne à Londres à l’occasion de cette année olympique…
  • sam 23.01.2016
    Tables d'hôtes 19:00
  • 19:00

    Ce soir, c’est la fête aux lapins ! Point de civet au menu, mais bien une table d’hôtes végétarienne, un long métrage surprise, une "performance-battle" au sommet, suivis d’un mix festif dans le terrier du Nova, loin des standards pour rongeurs domestiqués !
    + Film surprise
    vt ang st fr
  • dim 24.01.2016
    Tables d'hôtes 19:00
  • 15:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • 17:00 Film + rencontre

    Hamza Ouni, 2013, TN, video, vo st fr, 87'
    Filmé en grande partie dans la cabine d’un vieux camion, sur les routes des faubourgs de Tunis, à proximité de la frontière algérienne, ce documentaire auto-produit narre le vécu de deux jeunes Tunisiens travaillant dans le transport et le commerce du foin (el gort). Dans l’intimité offerte par la cabine, ce sont six années de tournage entre l’ère Ben Ali et la période post-révolution qui défilent devant le pare-brise du camion. Le réalisateur Hamza Ouni nous emmène avec lui. Il sait de quoi il parle, il a grandi là. Son père, à qui ce film rend hommage, était lui-même transporteur de foin. Comme lui, les deux protagonistes du film sont soumis à l’esclavage quotidien d’une besogne épuisante qu’ils effectuent par nécessité, n’ayant pas trouvé d’autre boulot ni réussi à quitter clandestinement le pays. N’omettant aucun sujet de discussion, ils sont visiblement très à l’aise sous la caméra de Hamza. Ils parlent ouvertement, et avec dérision, du labeur et des trafics, des plaisirs refoulés et de leur avenir bouché. Le Printemps arabe n’est pas loin et ses signes annonciateurs sont tangibles dans ces tranches de vie mues par une énergie sauvage emplie (...)
  • 20:30 Film + rencontre

    Bernard Mulliez, 2015, BE, video, vo st fr, 90'
    Tourné prés d’un an après la chute de Ben-Ali, "Le barbier de Tunis" trace le portrait d’une Tunisie en pleine mutation. On y croise un ramasseur de bouteilles vides, attachant philosophe de l’économie de la subsistance, une journaliste de l’agence de presse officielle désorientée après la chute du régime, un professeur d’histoire ex-maoïste qui ne comprend pas la révolte de ses étudiants, un Sheik Muezzin porteur d’un islam tunisien qui dispense des cours de secourisme… Loin de tout manichéisme, Bernard Mulliez (en compagnie de Benoît Eugène) dessine les contours d’une capitale qui semble isolée du reste du pays, soumise à la spéculation à court terme, au dumping social des multinationales étrangères et aux projets touristiques démesurés. Comment s’inventer dans cette ville, au paysage social urbain fortement hiérarchisé qui ne propose que des emplois aux savoir-faire standardisés et interchangeables ? Ces questions enchâssées émergent progressivement au rythme des interviews, complexifiant la vision réductrice qui nous est le plus souvent servie d’un pays coincé entre les Lumières de la modernité et l’obscurantisme islamique.
  • jeu 28.01.2016
  • 20:00

    Vladimir Tomić, 2015, RS-DK, video, vo st ang, 71'
    Alors que le réalisateur est encore jeune adolescent, il quitte la Bosnie avec sa mère et son grand frère. En compagnie de plusieurs centaines d’autres réfugiés yougoslaves, ils sont logés dans le port de Copenhague, sur un immense bateau le "Flotel Europa". Et si les jeunes s’amusent d’abord de cette croisière à quai, la vie à bord devient vite compliquée avec ces familles qui dorment, cuisinent et vivent entassées dans de petites cabines sans vraies fenêtres. Deux réfugiés récoltent de l’argent auprès de leurs compagnons d’infortune pour acheter deux caméras VHS afin que chacun puisse envoyer des lettres filmées aux parents restés au pays. Grâce à cela, de nombreux aspect de la vie à bord ont pu être documenté, et c’est à ces heures et ces heures de rushs qu’a eu accès Vladimir Tomić. Il en tire un film d’une fluidité désarmante et nous livre son histoire, difficile à croire tellement elle regorge d’éléments de récit d’initiation hollywoodien avec la mère dirigiste mais tendre, les copains avec lesquels faire les 400 coups, les jeunes adultes avec lesquels on découvre les cigarettes et le rock, la découverte des dissensions politiques entre (...)
    + Calling Ukraine
    Jean Counet, 2015, NL, video, vo st ang, 12'
  • ven 29.01.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    Arbo Tammiksaar & Jaak Kilmi, 2015, EE-FI, video, vo ru st ang, 85'
    Un CRS quitte tout peu après la chute du régime soviétique, convaincu qu’il est d’être la réincarnation de Jésus. Il crée une communauté dans un coin reculé de la Taïga, en plein milieu de la Sibérie. Des centaines de personnes le rejoigne, bâtissent des maisons, des écoles, un village et une vie paisible. Le film suit avec empathie Sveta, une jeune femme, venue avec ses enfants voir son père à elle, après qu’elle ai quitté son mari. Elle découvre une vie douce qui la séduit, mais aussi Dima, membre sonneur de cloches de cette communauté avec qui elle fonde une famille. Tandis que son ex-mari fait des pieds et des mains administratifs et médiatiques pour récupérer ses enfants et alerter les autorités et l’opinion sur cette secte ; la vie continue dans la Taïga. Ce Christ est bien étrange, mais le film montre surtout une école joyeuse où l’on prend le temps d’apprendre et de s’amuser. L’un des enfants de Sveta, autiste, a l’air de s’épanouir à son rythme dans cette vie hors du temps. Si le film étonne par son parti pris non critique vis à vis de ce qui serait vu ici comme une secte suspecte, il montre, notamment à l’aide de plans superbes, ce que (...)
  • 22:00

    Oleg Mavromatti, 2014, RU-US-BG, video, vo ru st ang, 82'
    Astahov Sergy aime les supermarchés, la Russie, l’armée, la nation, la malbouffe, Poutine, les clubs gays, la pornographie. Il aime tous les aspects de la Russie capitaliste contemporaine. Il aime aussi la Sainte église Orthodoxe, ce qui lui permet d’expier quelque peu ses travers pervers. Homme de son temps, il utilise outrageusement internet, chambre d’écho phénoménale où déverser son égocentrisme et sa mégalomanie obsessionnelle. S’autofilmant en contre plongée, ou utilisant des vidéos choquantes trouvées sur le web, il commente tout en permanence, dans tous les détails, au gré d’interminables listes, véritables poèmes pop complaisamment ahurissants. Le film s’ouvre sur un étalage de fruits et légumes dans un Mall, au son de la neuvième symphonie de Beethoveen par Wendy Carlos. Plus tard, Singing in the Rain nous confirme que oui, l’Orange Mécanique n’est pas loin... d’ailleurs, Alex DeLarge lui même n’utilisait-il pas des mots russes ? Le réalisteur, Oleg Mavromatti a depuis quinze ans quitté la Russie, où ses œuvres subversives lui causèrent quelques ennuis. Il produit ce film avec son collectif SuperNova, à Cine Fantom, autre entité (...)
  • sam 30.01.2016
    Tables d'hôtes 18:30
  • 17:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • 18:00

    Né à l’entrée du Cinéma Nova, le Jukebox organique a depuis lors migré aux quatre coins de l’Europe. De festivals en festivals, il a fini par poser ses vinyls décrépis jusqu’en République Tchèque et la bourgade documentaire de Jihlava à deux reprises. Le plus musical dénominateur commun de ces deux univers revient dans son habitat originel pour emballer le premier samedi de ces Échos de Jihlava, et vous faire swinguer jusqu’au bout de la nuit sur vos mélopées favorites !
  • 19:00 Compilation

    Avant chaque long métrage, un court ! Enfin, ça, c’est la règle à Jihlava. Ici, c’est en bloc que vous découvrirez certains des courts qui nous ont marqués.
    New Life
    Kiro Russo, 2015, BO, 35mm > video, vo st ang, 16'
    Yellow Brick Road
    Eloy Dominguez Serén, 2015, SW, video, vo st ang, 15'
    Poem and Stone
    Maryam Tafakory, 2015, IR-GB, video, vo st ang, 11'
    ...
  • 21:00

    Tommaso Cotronei, 2015, NG-IT, video, vo st ang, 75'
    Issu du Delta du Niger, Richard collecte sans fin une multitude de bouteilles et autres bidons qu’il impose à son colocataire aux nerfs rongés par ce plastique envahissant. Et pour cause, pour payer ses études et sa vie citadine, Richard se débrouille en vendant sur le marché noir du pétrole de piètre qualité récupéré dans les canalisations pétrolières perforées. Connu pour la pauvreté de sa population, le Delta du Niger l’est aussi pour ses eaux souillées par le pétrole et un équilibre rompu par l’apparition des plateformes pétrolières dont les profits s’évaporent loin des communautés de pêcheurs désormais rejetées des eaux. En immersion dans le quotidien de l’étudiant, Tommaso Cotronei puise dans sa connaissance profonde de la débrouille pour réaliser un film qui colle au plus près de la vie de Richard. Au delà du portrait en creux d’une région aux enjeux trop peu documentés, "Covered with the Blood of Jesus" est remarquable pour ses images précieuses qui évoquent avec puissance la frénésie poussiéreuse de la ville, en opposition au calme apparent du Delta alors qu’au loin résonne les prêches d’évangélistes enflammant les berges gorgées d’eau pétrolifère.
    + King of Boys
    Karimah Ashadu, 2015, NG-GB, video, sans dial, 5'
  • dim 31.01.2016
  • 15:00

    Isabelle Wuilmart, 2016, BE, super8 > video, vo fr , 75'
    Pour échapper au quotidien morne de sa vie dans une ville maussade, une cinéaste part à la recherche de son propre film. Ayant l’intention de tourner l’Odyssée d’Ulysse — une fiction où renaissent de leurs cendres Calypsos, sirènes, Pénélopes et nymphes —, elle se retrouve bientôt dans la réalité de sa propre errance cinématographique. Prise au piège de son film dans lequel elle errera telle un Ulysse à la caméra. L’Odyssée devient alors le prétexte à un voyage initiatique pour rompre avec le quotidien : de Bruxelles, la réalisatrice gagne les Cyclades sous la canicule et les tempêtes de vent, retrouve Capri non loin du lieu où Godard tourna "Le Mépris", dort à la belle étoile dans les bois ou dans des villas abandonnées, vogue dans la baie de Naples. Sur les traces d’Ulysse, du clair borée, des cochons aux dents blanches, de l’aurore aux doigts de roses, Isabelle Wuilmart filme tout sur son passage. Tout le monde participe à son aventure pour y jouer son propre rôle ou celui de héros odysséens. Même les animaux d’un cirque planté près d’un temple, même Lola Bonfanti et Boris Lehman… Tourné en Super 8 au gré d’années de pérégrinations, de hasards et (...)
  • 17:00

    Andrew Kötting, 2011, GB, video, vo st fr, 57'
    Chaque année, la famille Kötting s’isole quelques mois à Louyre, dans un vieux refuge délabré sis sur une route de pèlerinage au cœur d’une forêt des Pyrénées. "Un endroit effrayant", dit Andrew, mais "apaisant malgré sa dureté". Ce lieu d’exil pour méditer et ralentir son rythme de production, lui inspire paradoxalement d’incessants enregistrements et prises de vue. Pendant 20 ans, il y a capté fragments de la vie quotidienne et rites journaliers, sa caméra restant frénétiquement à l’affût de tout ce qui bouge (ou pas) : objets, reliques et appareils ménagers de la maison, paysages rocheux, crêtes grises, grottes et sommets enneigés, silence montagnard, fleurs sauvages, humidité, moisissure, murmure des insectes ou escargots blancs… "Louyre" est un "home movie" en hommage aux lieux, un patchwork saisissant d’émotions et d’impressions libres, où le cinéaste prête beaucoup d’attention à sa fille Eden, atteinte du syndrome de Joubert et qui comme Louyre lutte chaque jour contre la ruine. On la voit dessiner, peindre, jouer avec ses parents, chanter "Love Me Tender"… Elle a changé la vie d’Andrew. "La patience, l’humilité, la douleur, la souffrance, (...)
  • 19:00

    Zaplyv
    Kristina Paustian, 2015, DE-RU-HU, video, vo ru st ang, 77'
    Alors que le régime soviétique agonise lentement, Boris Zolotov, physicien pour le moins controversé, quitte l’Université et fonde une communauté sur les bords de la Mer Noire. Aujourd’hui, une véritable "secte" s’est installée dans ce qui ressemble à un camp de vacances abandonné. On y suit Ekaterina, jeune et paumée, qui tente de comprendre le monde contemporain auprès de ce "gourou". De longues séances de baignades et de gymnastique participative occupent la plupart de leurs journées, avec comme climax des représentations de théâtre psychédélique cathartique. Le film, utilisant le langage documentaire artistique en vogue, relate aussi les cours donné par Zolotov et de bien étranges présentations publiques, voire télévisées, des dons particuliers des meilleurs "élèves" encouragés par le Maître. Une vision non critique de ce monde à part, en recherche active mais à son rythme du Bonheur, une adéquation formelle questionnante à cette esthétique New Age aussi fascinante qu’inquiétante.
  • 21:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • jeu 04.02.2016
  • 20:00

    Oleg Mavromatti, 2014, RU-US-BG, video, vo ru st ang, 82'
    Astahov Sergy aime les supermarchés, la Russie, l’armée, la nation, la malbouffe, Poutine, les clubs gays, la pornographie. Il aime tous les aspects de la Russie capitaliste contemporaine. Il aime aussi la Sainte église Orthodoxe, ce qui lui permet d’expier quelque peu ses travers pervers. Homme de son temps, il utilise outrageusement internet, chambre d’écho phénoménale où déverser son égocentrisme et sa mégalomanie obsessionnelle. S’autofilmant en contre plongée, ou utilisant des vidéos choquantes trouvées sur le web, il commente tout en permanence, dans tous les détails, au gré d’interminables listes, véritables poèmes pop complaisamment ahurissants. Le film s’ouvre sur un étalage de fruits et légumes dans un Mall, au son de la neuvième symphonie de Beethoveen par Wendy Carlos. Plus tard, Singing in the Rain nous confirme que oui, l’Orange Mécanique n’est pas loin... d’ailleurs, Alex DeLarge lui même n’utilisait-il pas des mots russes ? Le réalisteur, Oleg Mavromatti a depuis quinze ans quitté la Russie, où ses œuvres subversives lui causèrent quelques ennuis. Il produit ce film avec son collectif SuperNova, à Cine Fantom, autre entité (...)
  • 22:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • ven 05.02.2016
  • 20:00

    Vladimir Tomić, 2015, RS-DK, video, vo st ang, 71'
    Alors que le réalisateur est encore jeune adolescent, il quitte la Bosnie avec sa mère et son grand frère. En compagnie de plusieurs centaines d’autres réfugiés yougoslaves, ils sont logés dans le port de Copenhague, sur un immense bateau le "Flotel Europa". Et si les jeunes s’amusent d’abord de cette croisière à quai, la vie à bord devient vite compliquée avec ces familles qui dorment, cuisinent et vivent entassées dans de petites cabines sans vraies fenêtres. Deux réfugiés récoltent de l’argent auprès de leurs compagnons d’infortune pour acheter deux caméras VHS afin que chacun puisse envoyer des lettres filmées aux parents restés au pays. Grâce à cela, de nombreux aspect de la vie à bord ont pu être documenté, et c’est à ces heures et ces heures de rushs qu’a eu accès Vladimir Tomić. Il en tire un film d’une fluidité désarmante et nous livre son histoire, difficile à croire tellement elle regorge d’éléments de récit d’initiation hollywoodien avec la mère dirigiste mais tendre, les copains avec lesquels faire les 400 coups, les jeunes adultes avec lesquels on découvre les cigarettes et le rock, la découverte des dissensions politiques entre (...)
    + Calling Ukraine
    Jean Counet, 2015, NL, video, vo st ang, 12'
  • 22:00

    Isabelle Wuilmart, 2016, BE, super8 > video, vo fr , 75'
    Pour échapper au quotidien morne de sa vie dans une ville maussade, une cinéaste part à la recherche de son propre film. Ayant l’intention de tourner l’Odyssée d’Ulysse — une fiction où renaissent de leurs cendres Calypsos, sirènes, Pénélopes et nymphes —, elle se retrouve bientôt dans la réalité de sa propre errance cinématographique. Prise au piège de son film dans lequel elle errera telle un Ulysse à la caméra. L’Odyssée devient alors le prétexte à un voyage initiatique pour rompre avec le quotidien : de Bruxelles, la réalisatrice gagne les Cyclades sous la canicule et les tempêtes de vent, retrouve Capri non loin du lieu où Godard tourna "Le Mépris", dort à la belle étoile dans les bois ou dans des villas abandonnées, vogue dans la baie de Naples. Sur les traces d’Ulysse, du clair borée, des cochons aux dents blanches, de l’aurore aux doigts de roses, Isabelle Wuilmart filme tout sur son passage. Tout le monde participe à son aventure pour y jouer son propre rôle ou celui de héros odysséens. Même les animaux d’un cirque planté près d’un temple, même Lola Bonfanti et Boris Lehman… Tourné en Super 8 au gré d’années de pérégrinations, de hasards et (...)
  • sam 06.02.2016
  • 19:00 Compilation

    Acumen
    Andrew Kötting, 1990, GB, 16mm > video, vo st fr, 23'
    Invalids
    Andrew Kötting, 2001, GB, 35mm > video, vo st fr, 1'
    Donkyhead
    Andrew Lindsay & Andrew Kötting, 1998, GB, video, vo st fr, 4'
    ...
  • 21:00

    Jacques Perconte, 2015, FR, DCP, sans dial, 57'
    Fasciné par la région frontalière de la forêt privée écossaise d’Ettrick, Jacques Perconte s’y rend à trois reprises pour y capter ce qui l’enchante. Sa flore en parcelles soigneusement maîtrisée, ses vastes pâturages, ses orages et son industrie de la laine. Surtout, cette balade est portée par une technique de réalisation initiée par le réalisateur. Jouant avec les Codec, Jacques Perconte développe depuis vingt ans une esthétique de la compression numérique. Traînées de pixels et autres images superposées créent dans "Ettrick" autant d’instants où s’entremêlent paysages pastoraux et mailles du tweed. Également plasticien, Jacques Perconte a concrétisé la fouille de ce potentiel esthétique par de nombreux courts-métrages souvent présentés au sein de la section ’Fascinations’ du festival de Jihlava. Début 2015, une rétrospective de son travail était par ailleurs présentée à la Cinémathèque Française. Dernier film en date, "Ettrick" surprend dès les premiers instants par la rugosité de sa forme, pour mieux laisser surgir ces instants de grâce où arc-en-ciel et moutons se jouent des pixels et façonnent leurs présences lumineuses.
    + Le pays dévasté
    Emmanuel Lefrant, 2015, FR, 35mm, sans dial, 12'
  • dim 07.02.2016
    Tables d'hôtes 18:30
  • 15:00

    Andrew Kötting, 1996, GB, 35mm, vo st fr, 100'
    Dans une séquence d’introduction burlesque, un présentateur nous rappelle que la Grande-Bretagne est longue de 9.000 km de côtes. Pour son premier long métrage, Andrew Kötting s’embarque pour une virée en camping-car pendant trois mois avec sa fougueuse grand-mère Gladys et sa fille Eden, atteinte du très rare syndrome de Joubert qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Pour eux trois, c’est le temps de se rapprocher, de partager des moments intenses "avant que leurs routes ne se séparent". C’est aussi l’occasion de découvrir la côte britannique, ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Au gré des rencontres et des portraits excentriques, Kötting se révèle un extraordinaire improvisateur maniant l’insolence et l’humour pour révéler la poésie de la vie. Il fait de son journal de voyage un malicieux film-collage, bricolé avec différents formats d’image et brassant les genres, de l’authentique western aux fausses actualités cinématographiques… En perpétuelle effervescence !
  • 17:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • 19:00 Compilation

    Compilation de huit courts métrages issus des deux sections expérimentales du festival de Jihlava, cette séance réunit les trouvailles du terreau local et international - Fascinations et Fascinations : exprmntl.cz. Ces films éclairent plusieurs facettes de pratiques voisines que ce soit en termes techniques, formels ou sensibles. Toutes proposent des regards intrigants sur les questions des dynamiques de confection, défection, reconfection de l’espace et nous laissent songeur quant aux informations ne comportant qu’une source unique de lecture des événements. Cette série de films est composée d’archives, d’images manipulées et d’histoires qui défient les codes communs de la narration. C’est pas moins d’une heure de sélection de films expérimentaux soigneusement sélectionnés qui transfigurent lentement les éléments capturés par la patte toute personnelle de ces confectionneurs d’images.
    Echoes
    Jaimz Asmundson, 2015, CA, video, vo st ang, 6'
    Relief
    Calum Walter, 2014, US, video, sans dial, 5'
    Before the Interception
    Krystof Strejc, 2015, CZ, video, sans dial, 13'
    ...
  • 21:00

    Tommaso Cotronei, 2015, NG-IT, video, vo st ang, 75'
    Issu du Delta du Niger, Richard collecte sans fin une multitude de bouteilles et autres bidons qu’il impose à son colocataire aux nerfs rongés par ce plastique envahissant. Et pour cause, pour payer ses études et sa vie citadine, Richard se débrouille en vendant sur le marché noir du pétrole de piètre qualité récupéré dans les canalisations pétrolières perforées. Connu pour la pauvreté de sa population, le Delta du Niger l’est aussi pour ses eaux souillées par le pétrole et un équilibre rompu par l’apparition des plateformes pétrolières dont les profits s’évaporent loin des communautés de pêcheurs désormais rejetées des eaux. En immersion dans le quotidien de l’étudiant, Tommaso Cotronei puise dans sa connaissance profonde de la débrouille pour réaliser un film qui colle au plus près de la vie de Richard. Au delà du portrait en creux d’une région aux enjeux trop peu documentés, "Covered with the Blood of Jesus" est remarquable pour ses images précieuses qui évoquent avec puissance la frénésie poussiéreuse de la ville, en opposition au calme apparent du Delta alors qu’au loin résonne les prêches d’évangélistes enflammant les berges gorgées d’eau pétrolifère.
    + King of Boys
    Karimah Ashadu, 2015, NG-GB, video, sans dial, 5'
  • jeu 11.02.2016
  • 20:00 Compilation

    Klipperty Klopp
    Andrew Kötting, 1984, GB, 16mm > video, vo st fr, 12'
    Hoi-Polloi
    Andrew Kötting, 1990, GB, super8 > video, vo st fr, 10'
    Smart Alek
    Andrew Kötting, 1993, GB, 16mm > video, vo st fr, 18'
    ...
  • ven 12.02.2016
    Tables d'hôtes 20:30 Microboutiek 20:30
  • 20:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 21:00 Concert + performance

    Quel rapport entre "By Our Selves" et Blurt ? Outre une communauté d’esprit liant les membres de ce groupe de la scène post-punk anglaise et Andrew Kötting (qui est d’ailleurs en train de tourner une vidéo pour leur nouvel album "Beneath Discordant Skies", que nous aurons peut-être la chance de découvrir en avant-première), le batteur David Aylward est l’un des comédiens de "By Our Selves". En introduction de la soirée, il accompagnera Kötting dans une lecture de poésie de John Clare à propos des oiseaux. Ensuite, place au free jazz à la guitare acérée et à la rythmique binaire, quasi africaine, du trio emmené par le marionnettiste-poète-saxophoniste Ted Milton. Ce personnage excentrique et limite inquiétant, oscille toujours entre sonorités chaudes, saxophone aux mélodies abrasives, spoken word, voix craquelée et poésie enragée. Son retour dans nos murs sera l’occasion de se rappeler, comme l’a écrit un journaliste, que "le Nova et Blurt sont faits l’un pour l’autre. Le premier est un petit cinéma apocalyptique, éclos dans le ventre d’une banque. Le second est un petit costume taillé dans les entrailles du rock et du spoken word. Vous pouvez adorer (...)
  • sam 13.02.2016
    Tables d'hôtes 19:00
  • 18:00

    Cette sale terre
    Andrew Kötting, 2001, GB, 35mm, vo st fr, 111'
    Deux sœurs agricultrices se partagent paisiblement une ferme familiale tombant en décrépitude, jusqu’à ce que leur vie soit troublée par deux hommes. Kath, qui n’espérait plus, est demandée en mariage par un villageois rustre qui convoite ses terres. Francine a le malheur de montrer un peu trop de sympathie pour un travailleur agricole étranger, lequel cristallise sur lui toutes les tensions de cette communauté rurale et laborieuse dont la survie dépend de la terre depuis la nuit des temps… Au-delà d’une déconstruction naturaliste de "La Terre" de Zola, Kötting réalise un tableau cru et poétique qui suinte la campagne, les éléments, la chair et le mauvais whisky, et glisse peu à peu vers le fantastique jusqu’à une scène sortie d’un tableau de Jerôme Bosh. "Je ne voulais pas faire une simple adaptation mais boire aux mêmes sources inspiratrices que Zola. Affronter quelques-unes des conventions de la narration traditionnelle, laisser l’histoire n’être qu’une partie de cette mixture, et alors que le film se déroulerait et que l’apocalypse deviendrait imminente, faire ‘ressentir’ au spectateur cette désintégration. C’est un hommage aux gens qui vivent (...)
  • 21:00

    Andrew Kötting, 2009, GB, 35mm, vo fr , 96'
    L’histoire du jeune Alex qui, banni par son père excentrique, escalade la maison jusqu’au toit et jure de ne plus jamais remettre un pied sur terre, regardant du haut de son royaume un monde en décomposition et une famille qu’il aime… Dans une forme fictionnelle plus classique que ses précédents longs métrages (reposant sur un petit nombre d’acteurs professionnels et non-professionnels, dont Jean-Luc Bideau), Andrew Kötting crée un monde au réalisme magique enraciné dans le pouvoir du quotidien. Un film dont l’idée lui est venue… au sommet d’un arbre. "Enfant, j’ai passé de nombreuses heures à me cacher dans les arbres, loin de mes relations difficiles avec mon père. Les arbres étaient un refuge sûr, à cette hauteur le monde me paraissait moins inquiétant. Je pouvais jouer à Tarzan ou à Robin des Bois en toute sécurité, rassuré par la conviction que les arbres me cacheraient et me protégeraient. Le goût de grimper aux arbres ne m’a jamais quitté, et, adulte, je passe encore des heures délicieuses dans les forêts des Pyrénées à regarder le monde qui se déroule à mes pieds. Inspiré par ces souvenirs d’enfance, je voulais raconter l’histoire d’un jeune (...)
  • dim 14.02.2016
    Tables d'hôtes 18:30
  • 15:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • 17:00

    Isabelle Wuilmart, 2016, BE, super8 > video, vo fr , 75'
    Pour échapper au quotidien morne de sa vie dans une ville maussade, une cinéaste part à la recherche de son propre film. Ayant l’intention de tourner l’Odyssée d’Ulysse — une fiction où renaissent de leurs cendres Calypsos, sirènes, Pénélopes et nymphes —, elle se retrouve bientôt dans la réalité de sa propre errance cinématographique. Prise au piège de son film dans lequel elle errera telle un Ulysse à la caméra. L’Odyssée devient alors le prétexte à un voyage initiatique pour rompre avec le quotidien : de Bruxelles, la réalisatrice gagne les Cyclades sous la canicule et les tempêtes de vent, retrouve Capri non loin du lieu où Godard tourna "Le Mépris", dort à la belle étoile dans les bois ou dans des villas abandonnées, vogue dans la baie de Naples. Sur les traces d’Ulysse, du clair borée, des cochons aux dents blanches, de l’aurore aux doigts de roses, Isabelle Wuilmart filme tout sur son passage. Tout le monde participe à son aventure pour y jouer son propre rôle ou celui de héros odysséens. Même les animaux d’un cirque planté près d’un temple, même Lola Bonfanti et Boris Lehman… Tourné en Super 8 au gré d’années de pérégrinations, de hasards et (...)
  • 19:00 Film + débat

    Gwenaël Breës, Mathieu Haessler, Cécile Michel & Sonia Ringoot, 2015, BE, video, vo fr , 69'
    Les goujons, ce sont des petits poissons que l’on trouvait notamment dans les eaux de la Senne. C’est aussi une barre de logements sociaux construite en 1973 en plein cœur du quartier populaire de Cureghem. Quarante ans plus tard, certains balcons menacent de s’effondrer et le profil des occupants a bien changé. À la demande de l’Union des locataires d’Anderlecht - Cureghem, en charge de la cohésion au sein de ce paquebot social, les réalisateurs vont à la rencontre de quelques-uns des 900 habitants répartis sur 18 étages et 384 appartements, en suivant le gardien des 1500 portes du bâtiment. Autour d’une question incisive, "les Goujons, à détruire ou à rénover ?", les paroles des locataires s’entrechoquent entre nostalgie d’une époque où la tour était considérée comme un fleuron du logement social, attachement à un lieu résistant mal à l’usure du temps, incompréhension et dédain des institutions en charge d’une réalité sociale complexe. À travers l’histoire singulière de certains de ses occupants, se révèlent les tensions entre leurs besoins multiples et légitimes et la cécité d’une administration oublieuse de son objet social.
  • jeu 18.02.2016
  • 20:00 Courts métrages

    Comme d’habitude, la qualité de cette séance dépend de vous ! Et que vous veniez de recevoir une caméra digitale à Noël, ou que vous proposiez votre 17e film tourné en Super 8, nous les projetterons tous à condition qu’ils durent 15 minutes maximum. N’oubliez pas d’inviter vos amis, la séance est gratuite... Tous les formats sont acceptés mais si vous avez réalisé un film, vous savez à quel point les problèmes de dernière minute sont probables, envoyez-nous donc le film dans un format raisonnable et sa fiche technique au moins une semaine à l’avance (au 14 rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles). Ce soir : L’Ombre (Kouzy Larsen) Thibault Condy, BE/FR, 2016, vo fr, 4’ Le passage Corentin Cordier & Yvon Goossens, BE, 2016, video, sans dial., 6’20’’ Saint Graal Romain Scaillet, BE, video, sans dial, 9’30’’ Palissade Brieuc Guffens, Can, 2016, S8 > video, sans dial, 6’45’’ Entre corps Flore Bleiberg, BE, 2014, sans dial, 12’16’’ Adieu à la ville Flore Bleiberg, BE, 2016, S8 > video, vo fr st angl, 6’36’’’
  • 22:00

    Isabelle Wuilmart, 2016, BE, super8 > video, vo fr , 75'
    Pour échapper au quotidien morne de sa vie dans une ville maussade, une cinéaste part à la recherche de son propre film. Ayant l’intention de tourner l’Odyssée d’Ulysse — une fiction où renaissent de leurs cendres Calypsos, sirènes, Pénélopes et nymphes —, elle se retrouve bientôt dans la réalité de sa propre errance cinématographique. Prise au piège de son film dans lequel elle errera telle un Ulysse à la caméra. L’Odyssée devient alors le prétexte à un voyage initiatique pour rompre avec le quotidien : de Bruxelles, la réalisatrice gagne les Cyclades sous la canicule et les tempêtes de vent, retrouve Capri non loin du lieu où Godard tourna "Le Mépris", dort à la belle étoile dans les bois ou dans des villas abandonnées, vogue dans la baie de Naples. Sur les traces d’Ulysse, du clair borée, des cochons aux dents blanches, de l’aurore aux doigts de roses, Isabelle Wuilmart filme tout sur son passage. Tout le monde participe à son aventure pour y jouer son propre rôle ou celui de héros odysséens. Même les animaux d’un cirque planté près d’un temple, même Lola Bonfanti et Boris Lehman… Tourné en Super 8 au gré d’années de pérégrinations, de hasards et (...)
  • ven 19.02.2016
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    Le carnaval sauvage de Bruxelles ne connaît qu’un seul mot d’ordre : faire la fête ; qu’une seule activité : transpercer le cœur de la ville. Le carnaval sauvage est toujours d’attaque : pour la quatrième fois cette année, il fêtera la mort de l’hiver et la naissance du printemps. Le carnaval sauvage n’a aucune idée en tête. Ses besoins sont réduits : des quartiers, des passants, de la musique et de la joie, des gens, des jolis masques pour faire peur aux enfants. Le carnaval sauvage vient d’un groupe, le carnaval sauvage est une fête, le carnaval sauvage est une tradition. Le carnaval sauvage est un signal. Le carnaval sauvage ne se reconnaît pas dans la ville qu’on nous fabrique. Le carnaval sauvage n’aime pas la finance, les parkings et l’austérité. Le carnaval sauvage aime la rue, la joie, les piétons, les économies de bouts de ficelles et la beauté. Le carnaval sauvage est drôle et hurle : "nous sommes vivants et nous ne sommes pas dupes". Le carnaval sauvage pense qu’il est important. Le carnaval sauvage ne souhaite nullement être compris. Le carnaval sauvage fabrique des masques avec des brols, des costumes à tout va. Le carnaval sauvage est (...)
    + Carnaval Sauvage
    Anonymous, 2015, BE, HD, muet, 24'
    + Carnaval Sauvage
    Christophe Piette, 2014, BE, super8, muet, 7'
    + Alors ils pourront revenir
    Lou Galopa, 2013, FR-BE, HD, vo fr , 15'
  • sam 20.02.2016
  • 19:00 Compilation

    Hub Hub in the Baobabs
    Andrew Kötting, 1989, GB, 16mm > video, vo st fr, 35'
    Diddyköy
    Nick Gordon Smith & Andrew Kötting, 1992, GB, super8 > video, vo st fr, 7'
    Of an Ode to a Deadad
    Andrew Kötting, 2006, GB, video, vo ang , 3'
    ...
  • 21:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • dim 21.02.2016
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 19:00
  • 15:00

    Andrew Kötting, 2009, GB, 35mm, vo fr , 96'
    L’histoire du jeune Alex qui, banni par son père excentrique, escalade la maison jusqu’au toit et jure de ne plus jamais remettre un pied sur terre, regardant du haut de son royaume un monde en décomposition et une famille qu’il aime… Dans une forme fictionnelle plus classique que ses précédents longs métrages (reposant sur un petit nombre d’acteurs professionnels et non-professionnels, dont Jean-Luc Bideau), Andrew Kötting crée un monde au réalisme magique enraciné dans le pouvoir du quotidien. Un film dont l’idée lui est venue… au sommet d’un arbre. "Enfant, j’ai passé de nombreuses heures à me cacher dans les arbres, loin de mes relations difficiles avec mon père. Les arbres étaient un refuge sûr, à cette hauteur le monde me paraissait moins inquiétant. Je pouvais jouer à Tarzan ou à Robin des Bois en toute sécurité, rassuré par la conviction que les arbres me cacheraient et me protégeraient. Le goût de grimper aux arbres ne m’a jamais quitté, et, adulte, je passe encore des heures délicieuses dans les forêts des Pyrénées à regarder le monde qui se déroule à mes pieds. Inspiré par ces souvenirs d’enfance, je voulais raconter l’histoire d’un jeune (...)
  • 17:00

    Andrew Kötting, 1996, GB, 35mm, vo st fr, 100'
    Dans une séquence d’introduction burlesque, un présentateur nous rappelle que la Grande-Bretagne est longue de 9.000 km de côtes. Pour son premier long métrage, Andrew Kötting s’embarque pour une virée en camping-car pendant trois mois avec sa fougueuse grand-mère Gladys et sa fille Eden, atteinte du très rare syndrome de Joubert qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes. Pour eux trois, c’est le temps de se rapprocher, de partager des moments intenses "avant que leurs routes ne se séparent". C’est aussi l’occasion de découvrir la côte britannique, ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse. Au gré des rencontres et des portraits excentriques, Kötting se révèle un extraordinaire improvisateur maniant l’insolence et l’humour pour révéler la poésie de la vie. Il fait de son journal de voyage un malicieux film-collage, bricolé avec différents formats d’image et brassant les genres, de l’authentique western aux fausses actualités cinématographiques… En perpétuelle effervescence !
  • 19:00

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:00

    Andrew Kötting, 2015, GB, video, vt ang st fr, 84'
    Juillet 1841, un homme semble perdu dans une forêt du centre de l’Angleterre. John Clare, poète romantique important du XIXe siècle, vient de fuir l’hôpital psychiatrique de Northampton, à la recherche de son amour de jeunesse, Mary Joyce. Cette fugue lui fera parcourir près de 130 km en 4 jours, périple qu’il retranscrira une fois reconduit à l’asile où il mourra en 1864. Andrew Kötting reconstitue librement la brève échappée de John Clare dans la campagne anglaise d’aujourd’hui, prétexte pour composer un portrait captivant où fiction et documentaire sont sans frontières. Énigmatique dès ses premières images d’un noir et blanc stylisé, pourvu d’une bande sonore riche et fascinante, le film évoque l’introspection d’un poète atteint de délires paraphréniques et de troubles de la personnalité. Scènes de visions ou d’écoutes hallucinées, reconstitutions anachroniques, conversations plaisantes ou lectures improvisées sont constamment traversées par une mise en abîme du tournage même, et ses impromptus, réinventant avec malice le documentaire biographique. La beauté profonde de l’écriture de John Clare n’est pas en reste, le plus souvent mise en valeur (...)
  • 21:00

    Cette sale terre
    Andrew Kötting, 2001, GB, 35mm, vo st fr, 111'
    Deux sœurs agricultrices se partagent paisiblement une ferme familiale tombant en décrépitude, jusqu’à ce que leur vie soit troublée par deux hommes. Kath, qui n’espérait plus, est demandée en mariage par un villageois rustre qui convoite ses terres. Francine a le malheur de montrer un peu trop de sympathie pour un travailleur agricole étranger, lequel cristallise sur lui toutes les tensions de cette communauté rurale et laborieuse dont la survie dépend de la terre depuis la nuit des temps… Au-delà d’une déconstruction naturaliste de "La Terre" de Zola, Kötting réalise un tableau cru et poétique qui suinte la campagne, les éléments, la chair et le mauvais whisky, et glisse peu à peu vers le fantastique jusqu’à une scène sortie d’un tableau de Jerôme Bosh. "Je ne voulais pas faire une simple adaptation mais boire aux mêmes sources inspiratrices que Zola. Affronter quelques-unes des conventions de la narration traditionnelle, laisser l’histoire n’être qu’une partie de cette mixture, et alors que le film se déroulerait et que l’apocalypse deviendrait imminente, faire ‘ressentir’ au spectateur cette désintégration. C’est un hommage aux gens qui vivent (...)