• jeu 03.12.2015
  • 20:00 Court métrage

    Vincent Guilbert, 2015, FR, HD, vo, 30'
    Vincent Guilbert nous présente un portrait d’une grande, mais modeste beauté de Jean-Louis Costes, performer et "musicien de cave". L’homme est plus connu pour ses performances "trash" hurlantes et gesticulées, et ses disques inclassables et d’une provocante - et souvent agressive - sincérité, se plaçant au delà et en deçà des mesquines conventions. Un portrait tourné en noir et blanc dans l’intimité de la fermette du performer, enclave hirsute dans un monde lui-même fou.
  • 21:00 Compilation

    video, 93'
    Une compilation de dizaines d’heures d’archives glanées auprès de collectionneurs quasi-uniquement au format VHS, soigneusement sélectionnées pour n’en garder que le pire... Des dernières performances de Throbbing Gristle aux interviews télévisées du provocateur Boyd Rice - que l’on peut voir narguer des protestants dans sa tenue de "grand prêtre de l’Église de Satan", avant de passer de kitchissimes vinyles dans un bar de San Francisco..., en passant par des clips, live et performances souvent extrêmes de groupes phares de la scène tout comme d’obscurs et passagers expérimentateurs. Les séances de "déchets industriels" font défiler à un rythme parfois épileptique curiosités, bizarreries, expériences et simples contemplations. Des documents parfois très rares, et un regard plus cru sur les nombreux visages de la "scène industrielle". Pour la première séance du 3 décembre, Nicolas Ballet (doctorant en histoire de l’art contemporain à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chargé d’études et de recherche à l’Institut national d’histoire de l’art à Paris, préparant actuellement une thèse portant sur les productions visuelles des musiques industrielles dans les (...)
  • ven 04.12.2015
  • 20:00

    Ellen Zweig, 2015, US, HD, vo ang st fr, 75'
    L’un des pionniers de la scène industrielle ayant (intelligemment) traversé les époques, Z’EV a un long parcours artistique entamé aux États-Unis dans les années 70. Percussionniste depuis l’enfance, il s’est attaché à garder sa radicalité, à rester hors des sentiers battus de la musique, s’exprimant aussi dans la performance, la sculpture et la poésie sonore. Sa pratique de l’ "elemental music" l’a spécialisé dans la résonance d’objets récupérés : plaques d’acier, bonbonnes en plastique, couvercles de casseroles... afin de créer des performances d’une radicalité inouïe. Avec beaucoup de finesse, échappant au langage et aux revendications futiles, son travail s’est creusé dans cette surface, devenant de plus en plus minimal, poétique, et son coup de baguette de plus en plus pur, l’amenant sur les terrains du zen, du cosmique, ou du mystique. Avec force images anciennes et actuelles, cheminant avec des interviews de Z’EV et de ses collaborateurs, le documentaire d’Ellen Zweig trace le portrait d’un artiste encore méconnu du grand public.
  • 22:00 Concert

    Musicien parfaitement inclassable bien que rattaché à la scène industrielle, Z’EV est devenu depuis les années 70 un maître des percussions et de ce qu’il a appelé "elemental music". Poète mystique et artiste "primitiviste", Z’EV gratifiera le Nova d’une performance-hommage à Jimi Hendrix, mort il y a 45 ans. Utilisant son savoir-faire, et un enregistrement de quarante secondes étiré à trente cinq minutes du célèbre concert de Monterrey où Hendrix brûle et détruit sa guitare. Geste aux interprétations diverses (frime, dépassement, nihilisme, désespoir...) que l’on peut voir comme un tournant de ce que sont devenus la musique et le spectacle...ou comme un geste fondateur pour des artistes comme Z’EV.
  • sam 05.12.2015
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:30 Spectacle

    (Théâtre musical)
    En néerlandais, surtitré en anglais. En 2007, les néerlandais de De Kift donnaient un concert inoubliable (et sold out !) au Nova. Depuis lors, nous n’attendions que l’occasion de réinviter ce groupe culte et, ça tombe bien, eux ne nous ont pas oublié non plus ! Ils nous proposent aujourd’hui de les accueillir pour l’une des toutes dernières représentations de leur pièce de théâtre musicale "Bidonville". Pour l’occasion, nous unissons nos forces avec nos bien nommés voisins de De Buren, avec qui nous organisons cet événement. Ce ne sera donc pas un "simple" concert de De Kift, mais une véritable pièce sur les marges des métropoles, convoquant des personnages tels que l’on peut souvent en croiser dans les histoires-chansons de la troupe. Les ingrédients qui font leur succès seront certainement au rendez-vous. Petite présentation express pour qui ne les connaîtrait pas encore (à découvrir de toute urgence, mesdames et messieurs !) : De Kift tient autant de la fanfare punk que de la chorale familiale, ils sont à l’aise aussi bien avec des compositions d’une poésie poignante qu’avec des morceaux énergiques, s’inspirent de cultures populaires hors du (...)
  • dim 06.12.2015
    Tables d'hôtes 18:30 Microboutiek 18:30
  • 18:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 18:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • jeu 10.12.2015
  • 20:00 Prima Nova

    Yannis Youlountas, 2015, GR-FR, video, vo st fr, 90'
    Après "Ne vivons plus comme des esclaves", l’écrivain et cinéaste franco-grec Yannis Youlountas se laisse porter par ce vent du sud qui souffle sur l’Europe et repousse les nuages du pessimisme… De Barcelone à Athènes, d’Andalousie en Crète, dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, il balade sa caméra au cœur des luttes et des alternatives en actes. Il délaisse l’analyse chiffrée pour un voyage poétique fait de chansons et de rencontres avec des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusant la résignation. Une phrase de l’écrivain Nikos Kazantzakis résume ce courage de résister, cette joie de créer et cette persévérance à toute épreuve : "La meilleure façon de te sauver toi-même, c’est de lutter pour sauver tout le monde". Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux.
  • ven 11.12.2015
    Tables d'hôtes 19:30 Microboutiek 19:30
  • 19:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 20:00

    Goran Gajic, 1988, SI, 35mm, vo st ang, 62'
    Provocateurs, artistes d’avant-garde jouant avec la dialectique et l’esthétique totalitaire, les membres du groupe Laibach émergent dans les années 80 d’une Slovénie placée sous le diktat de l’URSS, devenant le premier groupe de rock géopolitique de l’histoire de la musique. Présent sur les fronts de conflits en Europe de l’est et sur les fronts spectaculaires de l’Occident avec un sérieux à faire peur, et un soupçon de second degré pince sans-rire très dadaïste, Laibach livre dès le début des année 80 une musique guerrière qui renvoie les revendications du punk déjà mort à des comptines pour adolescents. Ce documentaire tourné à leurs débuts, riche d’images de la campagne slovène et de ses lourdes villes industrielles, est ponctué d’interventions d’intellectuels, de philosophes, d’ouvriers, de citoyens slovènes, d’entretiens et de discours publics du groupe, au rythme soutenu des clips et de la musique de Laibach. Un film présenté ici en 35mm qui aidera sûrement à se faire un avis sur ces terribles slovènes.
    + Scorpio Rising
    Kenneth Anger, 1964, US, 16mm, sans dial, 28'
  • 22:00 Concert

    Fondé à Paris en 1982, Le Syndicat est à l’origine un collectif d’artistes et un label d’édition affilié à la "culture cassette" et au réseau "mail-art". En dehors de ses propres productions entre musique industrielle et power electronics, très souvent improvisées et enregistrées live, le label édite jusqu’en 1987 une vingtaine de cassettes audio d’artistes parmi lesquels Merzbow, Pacific 231 (Pierre Jolivet), Blackhouse et Controlled Bleeding… Bien que l’activité du label se soit arrêté à la fin des années 80, la production musicale du Syndicat perdure aujourd’hui encore et compte une vingtaine d’albums édités par des labels indépendants (Pure, Attenuation circuit – Emerge, Rotorelief… ). Ruelgo, seul membre fondateur du Syndicat encore en activité collabore au fil des années avec de nombreux musiciens, autant pour la production studio que pour des versions live du groupe. Nous accueillerons au Nova le duo live actif depuis 2014, Le Syndicat Faction Vivante, pour un concert qui s’annonce bruitiste, instinctif et physiquement imparable.
  • sam 12.12.2015
  • 18:00 Compilation

    video, 93'
    Une compilation de dizaines d’heures d’archives glanées auprès de collectionneurs quasi-uniquement au format VHS, soigneusement sélectionnées pour n’en garder que le pire... Des dernières performances de Throbbing Gristle aux interviews télévisées du provocateur Boyd Rice - que l’on peut voir narguer des protestants dans sa tenue de "grand prêtre de l’Église de Satan", avant de passer de kitchissimes vinyles dans un bar de San Francisco..., en passant par des clips, live et performances souvent extrêmes de groupes phares de la scène tout comme d’obscurs et passagers expérimentateurs. Les séances de "déchets industriels" font défiler à un rythme parfois épileptique curiosités, bizarreries, expériences et simples contemplations. Des documents parfois très rares, et un regard plus cru sur les nombreux visages de la "scène industrielle". Pour la première séance du 3 décembre, Nicolas Ballet (doctorant en histoire de l’art contemporain à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chargé d’études et de recherche à l’Institut national d’histoire de l’art à Paris, préparant actuellement une thèse portant sur les productions visuelles des musiques industrielles dans les (...)
  • 20:00

    鉄男
    Shinya Tsukamoto, 1989, JP, video, vo st fr & ang, 67'
    Un homme se réveille un matin avec un boulon lui sortant de la joue et se transforme en un être mutant mi-homme, mi-métal. De nouvelles "prothèses" apparaissent, sexe d’acier rotatif, pieds propulseurs, ganglions métalliques indéterminés. Après d’étranges scènes quotidiennes, alors que sa puissance grandit, il rencontre et affronte un autre homme d’acier jusqu’à une conclusion inattendue... Accompagné par la bande son tendue et industrielle de Shu Ishikawa faite de synthés glaçants et de chocs de métal, porté par une photographie expressionniste et un montage percutant souvent frénétique, le film de Tsukamoto enchaîne les scènes cauchemardesques et surréalistes : fétichisme sexuel de l’acier et de la machine, transformation du corps, esthétique des accidents de voiture évoquant le roman "Crash" de J.G Ballard. Filmé et monté "à l’ancienne", mais doté d’un esprit manga parfois ultra-rapide, "Tetsuo" est un film précurseur du cyberpunk puissant et hirsute.
  • 22:00

    Sogo Ishii, 1986, JP, video, sans dial, 57'
    Les allemands de Einstürzende Neubauten (littéralement "bâtiments neufs s’effondrant") sont apparus lors de la seconde vague du mouvement industriel. Prenant le mot "industriel" dans une assertion beaucoup plus premier degré, il jouent de la perceuse, du marteau-piqueur, du caddie et de bien d’autres formes, amplifiés par l’électricité. Leur attaque directe des murs de salles de concert au marteau-piqueur leur interdira la scène pendant quelques temps. Sogo Ishii, réalisateur de "Electric Dragon 80,000 Volts", filme ici leur passage au Japon au début et probablement aussi au moment le plus radical de leur carrière. Performances dans de gigantesques et désertiques hangars, un morceau dansé par des performeurs de Butoh, ainsi qu’un étonnant "concert industriel acoustique" (porte-voix en guise de micro, guitare sèche et percussions diverses) dans le centre ville en chantier d’une grande ville japonaise, "Halber Mensch" joint l’image au son pour évoquer le champ de bataille moderne des grandes villes.
  • dim 13.12.2015
    Tables d'hôtes 18:30
  • 17:00

    Derek Jarman, 1985, GB, HD, sans dial, 81'
    Errance homo-érotique, magique, onirique et rituelle, "The Angelic Conversation" mêle des images archétypales rappelant les contes, à de très rares images industrielles, le tout mené par de jeunes hommes. Cette errance poétique est ponctuée de sonnets de Shakespeare lus par l’actrice anglaise Judi Dench. Ami de longue date des membres de Throbbing Gristle avec qui il a déjà travaillé sur "In the Shadow of the Sun", Derek Jarman invite ici le nouveau groupe de l’ex-TG Peter Christopherson : COIL, un projet musical beaucoup plus mystique et à l’orientation clairement homosexuelle ; parfois dur, parfois planant, mais toujours obscur. En résulte un essai filmique sur l’ "être" d’une grande beauté plastique, visité par les mêmes lumières et fumées rendues matérielles par le processus cinématographique de Derek Jarman (qui travaille encore avec son système de découpe du mouvement) mettant à la fois le dispositif en avant, et installant une atmosphère de rêve.
    + Pig
    Nico B & Rozz Williams, 1998, US, HD, sans dial, 21'
  • 19:00 Compilation

    video, 93'
    Une compilation de dizaines d’heures d’archives glanées auprès de collectionneurs quasi-uniquement au format VHS, soigneusement sélectionnées pour n’en garder que le pire... Des dernières performances de Throbbing Gristle aux interviews télévisées du provocateur Boyd Rice - que l’on peut voir narguer des protestants dans sa tenue de "grand prêtre de l’Église de Satan", avant de passer de kitchissimes vinyles dans un bar de San Francisco..., en passant par des clips, live et performances souvent extrêmes de groupes phares de la scène tout comme d’obscurs et passagers expérimentateurs. Les séances de "déchets industriels" font défiler à un rythme parfois épileptique curiosités, bizarreries, expériences et simples contemplations. Des documents parfois très rares, et un regard plus cru sur les nombreux visages de la "scène industrielle". Pour la première séance du 3 décembre, Nicolas Ballet (doctorant en histoire de l’art contemporain à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chargé d’études et de recherche à l’Institut national d’histoire de l’art à Paris, préparant actuellement une thèse portant sur les productions visuelles des musiques industrielles dans les (...)
  • 21:00

    Derek Jarman, 1981, GB, 16mm, sans dial, 54'
    Dans une atmosphère sombrement psychédélique et placée sous le signe du feu, des êtres s’adonnent à des rituels d’une obscure clarté en traversant des paysages aussi ésotériques que terribles. Dans ce film tourné en Super 8 puis gonflé en 16mm, le fond et la forme vibrent sans cesse entre eux, faisant ressortir le grain et jouant sur les superpositions, transformant chaque ombre, chaque rayon, chaque lumière en un objet palpable.. Ayant fait ses débuts au cinéma comme décorateur du "The Devils" de Ken Russell, Derek Jarman a réalisé "Jubilee", l’un des seuls vrais films sur l’émergence du punk. Jusqu’à sa mort du SIDA en 1994, Derek Jarman a été et est resté un ami et artiste très proche des membres de Throbbing Gristle, qui collaborent ici au film par une longue bande son, improvisée comme à leur habitude. Le mariage des deux achève de faire de ce film un objet à l’aura étrange et magique, qui sera projeté ici dans son format d’exploitation originel.
    + Lucifer Rising
    Kenneth Anger, 1981, US, 16mm, sans dial, 28'
    + Invocation of my Demon Brother
    Kenneth Anger, 1969, US, 16mm, sans dial, 11'
  • jeu 17.12.2015
  • 20:00 Courts métrages

    Le Nova vous ouvre bien large son écran pour recevoir l’assouvissement de votre désir de création. Aucune sélection, aucune censure autre que les lointaines frontières de la légalité (mis à part une limite de durée, plutôt des courts) : venez, proposez, repaissez-vous de films... Sans hiérarchie, sans prix, fraîchement mitonnés par des amateurs, passionnés, cinéastes d’un jour, fanatiques du tournage "home made". La séance est gratuite, et les propositions de films (tout format projetable) sont à adresser au 14 rue d’Arenberg avec une mignonne petite fiche technique, au moins une semaine à l’avance. Avec entre autres : – L’appeau de l’Ours, collectif des ours, video, B, 2015, 4’21 – Tohu Bohu, Laurence De Maret, video, B, 2015, 8’59 – Scipt Trap (God save the Puppets), Alain Roch et Alexandre Attanassio , video, B, 2015, 12’18 – Les Gamins de Paris, Jonas, B, 2015, 0’56 – Etude pour Tiiire plantin, Antoine Loyer, video, B, 2015, 7’ – Alone, Sebastian Boulter, video, FI, 2015, 3’ – La sérigraphie, Marylin Rambo, video, F, 2015, 3’ – La fièvre dans ton cul, kevin Gourvellec, video, F, 2015, 3’
  • ven 18.12.2015
  • 20:00

    Derek Jarman, 1981, GB, 16mm, sans dial, 54'
    Dans une atmosphère sombrement psychédélique et placée sous le signe du feu, des êtres s’adonnent à des rituels d’une obscure clarté en traversant des paysages aussi ésotériques que terribles. Dans ce film tourné en Super 8 puis gonflé en 16mm, le fond et la forme vibrent sans cesse entre eux, faisant ressortir le grain et jouant sur les superpositions, transformant chaque ombre, chaque rayon, chaque lumière en un objet palpable.. Ayant fait ses débuts au cinéma comme décorateur du "The Devils" de Ken Russell, Derek Jarman a réalisé "Jubilee", l’un des seuls vrais films sur l’émergence du punk. Jusqu’à sa mort du SIDA en 1994, Derek Jarman a été et est resté un ami et artiste très proche des membres de Throbbing Gristle, qui collaborent ici au film par une longue bande son, improvisée comme à leur habitude. Le mariage des deux achève de faire de ce film un objet à l’aura étrange et magique, qui sera projeté ici dans son format d’exploitation originel.
    + Lucifer Rising
    Kenneth Anger, 1981, US, 16mm, sans dial, 28'
    + Invocation of my Demon Brother
    Kenneth Anger, 1969, US, 16mm, sans dial, 11'
  • 22:00

    Goran Gajic, 1988, SI, 35mm, vo st ang, 62'
    Provocateurs, artistes d’avant-garde jouant avec la dialectique et l’esthétique totalitaire, les membres du groupe Laibach émergent dans les années 80 d’une Slovénie placée sous le diktat de l’URSS, devenant le premier groupe de rock géopolitique de l’histoire de la musique. Présent sur les fronts de conflits en Europe de l’est et sur les fronts spectaculaires de l’Occident avec un sérieux à faire peur, et un soupçon de second degré pince sans-rire très dadaïste, Laibach livre dès le début des année 80 une musique guerrière qui renvoie les revendications du punk déjà mort à des comptines pour adolescents. Ce documentaire tourné à leurs débuts, riche d’images de la campagne slovène et de ses lourdes villes industrielles, est ponctué d’interventions d’intellectuels, de philosophes, d’ouvriers, de citoyens slovènes, d’entretiens et de discours publics du groupe, au rythme soutenu des clips et de la musique de Laibach. Un film présenté ici en 35mm qui aidera sûrement à se faire un avis sur ces terribles slovènes.
    + Scorpio Rising
    Kenneth Anger, 1964, US, 16mm, sans dial, 28'
  • sam 19.12.2015
    Tables d'hôtes 19:30 Microboutiek 19:30
  • 19:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:30

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 20:00

    Sogo Ishii, 1986, JP, video, sans dial, 57'
    Les allemands de Einstürzende Neubauten (littéralement "bâtiments neufs s’effondrant") sont apparus lors de la seconde vague du mouvement industriel. Prenant le mot "industriel" dans une assertion beaucoup plus premier degré, il jouent de la perceuse, du marteau-piqueur, du caddie et de bien d’autres formes, amplifiés par l’électricité. Leur attaque directe des murs de salles de concert au marteau-piqueur leur interdira la scène pendant quelques temps. Sogo Ishii, réalisateur de "Electric Dragon 80,000 Volts", filme ici leur passage au Japon au début et probablement aussi au moment le plus radical de leur carrière. Performances dans de gigantesques et désertiques hangars, un morceau dansé par des performeurs de Butoh, ainsi qu’un étonnant "concert industriel acoustique" (porte-voix en guise de micro, guitare sèche et percussions diverses) dans le centre ville en chantier d’une grande ville japonaise, "Halber Mensch" joint l’image au son pour évoquer le champ de bataille moderne des grandes villes.
  • 21:00 Concert

    Suite à l’annulation du concert de Mekanorganik, nous accueillerons sur la scène du Nova "Cent ans de Solitude", un projet industriel solo originaire de France se présentant principalement en live, et préférant la profondeur à la frénésie. Se définissant lui-même comme un "artisan du son", le musicien Jean-Yves Millet travaille depuis un peu moins de cent ans (depuis les années 80 en fait) a créer des ambiances sonores empreintes de noirceur et de mélancolie, planantes mais aussi percutantes. Sa musique, néanmoins découpée sur scène en "morceaux", avec une thématique plutôt qu’une longue plage sonore, est une expérience globale combinant des nappes synthétiques, la projection de films, mais surtout une part performative faisant intervenir le corps (percussion sur le torse par exemple) et des élément de métal, plaque d’acier, tiges filetées, etc. modifiés et amplifiés en direct, pour un panorama tout en niveau de gris de l’ère post-industrielle.
  • dim 20.12.2015
    Tables d'hôtes 19:00
  • 15:00 Workshop

    Collectif les Fourmis, Brussel.
    La musique industrielle a utilisé les extrêmes des ressources sonores, parmi elles les percussions primitives, armes de guerre musicale évoquant les révoltes ouvrières ou les manifestations. Proposé par Frank Gorissen de Militia, l’atelier percussion sur fûts d’aciers proposé au Nova se déroulera sur une après-midi découpée en quatre phases d’un peu moins d’une heure chacune : initiation à des techniques simples et efficaces de percussions, découverte d’une méthode basique de lecture d’une notation de musique percussive, apprentissage des différentes techniques pour jouer et enfin composer, pour finalement jouer un petit concert écrit par les participants eux-mêmes.
  • 20:00 Court métrage

    Julien Louvet & Fabien Rennet, 2015, FR, HD, vo fr , 33'
    Marsal, dans la Lorraine des étangs, fin 1968. Maurice Gérard, dit le mage Matkormano, déclare à la gendarmerie l’enlèvement de deux de ses enfants et la disparition de ses statues divinatoires. À travers ce fait divers non élucidé, le film voyage au cœur d’une région baignée dans des brumes occultes. 47 ans après les faits, Fabien Rennet et Julien Louvet partent sur les traces du mage Matkormano. Ils reconstruisent pas à pas les événements troublants ayant marqué la région de Marsal en novembre 1968. Inspiré par " la théorie du paysage " de Masao Adachi et Masao Matsuda, ce film de found footage, basé sur des archives audiovisuelles françaises et luxembourgeoises, ainsi que des documents papiers issus des archives municipales de Nancy et du Républicain Lorrain, trace un portrait ambigu de ce fait divers, de sa figure centrale Maurice Gérard, et du pays du sel, Le Saulnois, désert vert masqué par la Lorraine des hauts fourneaux et des friches industrielles.
  • 21:00

    鉄男
    Shinya Tsukamoto, 1989, JP, video, vo st fr & ang, 67'
    Un homme se réveille un matin avec un boulon lui sortant de la joue et se transforme en un être mutant mi-homme, mi-métal. De nouvelles "prothèses" apparaissent, sexe d’acier rotatif, pieds propulseurs, ganglions métalliques indéterminés. Après d’étranges scènes quotidiennes, alors que sa puissance grandit, il rencontre et affronte un autre homme d’acier jusqu’à une conclusion inattendue... Accompagné par la bande son tendue et industrielle de Shu Ishikawa faite de synthés glaçants et de chocs de métal, porté par une photographie expressionniste et un montage percutant souvent frénétique, le film de Tsukamoto enchaîne les scènes cauchemardesques et surréalistes : fétichisme sexuel de l’acier et de la machine, transformation du corps, esthétique des accidents de voiture évoquant le roman "Crash" de J.G Ballard. Filmé et monté "à l’ancienne", mais doté d’un esprit manga parfois ultra-rapide, "Tetsuo" est un film précurseur du cyberpunk puissant et hirsute.