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sam 11.07.2015
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Les Gaspards
C’est l’été ! Et comme partout le vieux Paris se laisse emporter par la douceur et la convivialité. Tranquillité ? Non ! Car sous ce vernis le monde change : le Ministre des Travaux publics a d’ambitieux projets pour la circulation des voitures, les travaux envahissent toute la ville, et pendant ce temps plusieurs cyclistes, touristes, bouteilles de vin et poireaux disparaissent mystérieusement. Il semblerait qu’une révolution couve sous Paris ! Pour annoncer la couleur de notre programmation estivale, voilà une bonne franchouillardise, servie par une brochette d’acteurs français mythiques dont Michel Serrault, Philippe Noiret, Charles Denner, Michel Galabru, Gérard Depardieu, et même Chantal Goya. Sans oublier notre icône nationale, Annie Cordy ! Mais au-delà des rires, l’on ne peut qu’être frappé de voir à quel point, 40 ans plus tard, rien n’a changé. Les délires d’autoroute et autres "petits trous" du ministère des Travaux publics rappellent étrangement les actuels aménagements de la Ville de Bruxelles et le discours urbanistico-burlesque de son Bourgmestre et son Échevine de la Mobilité. Cette séance leur est dédicacée. -
Facteur Cheval
Empruntant son nom à un célèbre facteur qui fût bâtisseur extraterrestre en son temps, Facteur Cheval est la rencontre jouissive entre le math rock épileptique du duo guitare-batterie Zoft auquel s’adjoint le claviériste Tanakan, avec le slam déjanté aux histoires ébouriffées de et par Carl Roosens, l’irréductible chanteur de Carl et les hommes boîtes. Ce cocktail détonant a le don de vous embarquer dans un galop halluciné ne manquant pas de vous secouer le corps et les méninges avec ses "histoires éructées en français par une chose mi-gnome mi-popples coincée dans un pot de moutarde". Vous l’aurez compris, l’humour décalé au point d’en être déroutant sera aussi de la partie. Car l’ironie est congénitale à cette fusion atypique et sauvage, mais oh combien sympathique, comme seule Bruxelles a le don d’enfanter ! -
dim 12.07.2015
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Mobile Shorts
Quel est le plus petit dénominateur commun d’une vision du trafic favorable à des pratiques cordiales du macadam ? Dans le catalogue de propositions audio-visuelles sur les boyaux des vélos et les chevaux des autos, la sélection des courts-métrages proposée tente une réponse. Elle amalgame mesures de prévention étranges, poésie à la croisée des mondes et vision acide des modes de déplacements contemporains. Un cycliste teste sous nos yeux la vie à vélo. Un chauffeur de taxi simule la prise en charge d’une passagère. Un scientifique cousin des Shadoks réinvente l’auto. Des jeunes cyclistes singent les comportements à éviter. Un célèbre canidé revit sur roues une nouvelle de R. L. Stevenson. Un vélo, une chanson, et nous voilà voguant sur les eaux… + surprises• Automania 2000• One Got Fat• Chauffeur -
Bikes vs Cars
Dans le monde, les grandes villes qui atteignent 40% de circulation à vélo ne se comptent sans doute que sur les doigts d’une main. Par contre, le bras arraché d’un cycliste peut se retrouver facilement sur la place passager d’un automobiliste qui n’a pas voulu ou pu freiner… Des cyclistes meurent chaque semaine, c’est une véritable lutte pour imposer la place des vélos au sein de la cité, comme nous l’expliquent des familles, des militants et des penseurs entre Toronto, Los Angeles et São Paulo. Que peuvent les cyclistes contre la dystopie actuelle ? Les industries automobiles, leurs lobbies et les dirigeants politiques qui les soutiennent, s’appuient justement sur le fait que nos habitudes ne changent pas, alors qu’il fût un temps où le vélo était roi… Au travers de portraits ou d’exemples éloquents, "Bikes vs Cars" dresse le triste constat de villes encore et toujours pensées pour la voiture, à l’image des interventions cinglantes de l’ex-maire de Toronto, Rob Ford, qui en révulseront plus d’un… -
Bike Smut
Né en 2007 à Portland aux USA, Bike Smut promeut les joies de la bicyclette alliées à celles du sexe. Fondé par le Reverend Phil, activiste pro-vélo, rejoint par Poppy Cox, féministe "bike-sexual", Bike Smut appelle à réaliser des courts métrages où une multitude de cyclistes pervers vantent les atouts de ce moyen de transport à propulsion humaine. Le matraquage d’images sexualisées et l’impossibilité d’exprimer les émotions du sexe via les médias de masse, finissent par galvauder la pornographie et l’érotisme. Bike Smut lutte contre l’isolement du genre, l’obscénité définie par la société, et valorise une tentative de faire et de voir les images sexuelles autrement que la consommation en ligne. C’est pourquoi les films ne sont visibles que lors des haltes de ce festival itinérant. En monocycle, en tandem, venez donc prendre votre pied dans les pédales de Bike Smut ! Une soirée tout terrain composée à partir des deux dernières éditions et présentée par Poppy Cox sous un arc-en-ciel de sexualités soigneusement graissées… -
sam 18.07.2015
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Ecumenopolis : City Without Limits
"Lieu même et symbole de la civilisation", "enchevêtrement de ruelles trouées par de gros boulevards", "grouillement cosmopolite"... telle est l’Istanbul brossée par les guides touristiques. "Ecumenopolis" nous invite à un voyage saisissant dans les coulisses de la métropole turque, au travers d’une enquête fouillée qui nous dévoile une Istanbul gémissante sous une croissance urbaine effrénée. Réalisé deux ans avant la révolte de la place Taksim et de l’occupation du parc Gezi en voie de destruction pour y bâtir un centre commercial et piétonniser Taksim (tiens donc), ce documentaire formellement remarquable et très documenté, permet de mieux comprendre le contexte et la substance de ces manifestations. Les politiciens et les institutions sont devenus le bras armé de grands projets d’équipement de la mégalopole au nom du néo-libéralisme triomphant. Parmi eux, se trouve la construction d’un troisième pont sur le Bosphore, une décision révélatrice d’un système où le profit et la mise en scène du progrès sont privilégiés au détriment de l’intérêt général. Un film salutaire dont les constats affligeants, tant aux niveaux urbanistique, environnemental (...) -
Why the Eye
Why the Eye, épelé en phonétique sonne [wai] [di] [ai]. Les mêmes secoués donnent [di] [ai] [wai]. Maintenant répétez alternativement : Why the Eye & DIY. Ce combo de percussionnistes est une secousse musicale pour les yeux et les oreilles. En commis de cuisine, ils mitonnent une musique auriculaire à l’aide d’instruments amplifiés, assemblages hétéroclites de pièces récupérées ci et là. Caractéristiques de la lutherie sauvage, ils sont appelés microdrukit, castabignettes, radiocaphone, bendging. L’œil gauche du lynx reconnaît le lamellophone, sorte de piano à pouce post-atomique, une évidente parenté ergonomique avec le sanzaz ou le likembe. L’œil droit du coyote identifie d’instinct l’instru à roue, synonyme de vielle à roue de retour du futur. Masqués, tels des faunes, Nico, Damien, Thomas et DJP appellent les esprits des percussions. Et il ne faut pas plus de deux morceaux servis chauds pour ressentir ses jambes se dégourdir, les flancs se débourrer, et le dansant s’emparer des corps ! -
dim 19.07.2015
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Microboutiek
La Microboutiek, damoiseau, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Microboutiek
La Microboutiek, damoiseau, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Platform Pentagone
Telle une plante vivace, l’écran déplié au firmament et au "pas de porte" du Cinéma Nova est une proposition impulsée chaque année, qui manqua de se réaliser cet été. Nécessitant la déviation du trafic, cette projection est, de ce fait, confrontée à la gestion de l’espace public gérée par la cellule événement de la Ville de Bruxelles. C’était sans compter l’aménagement du piétonnier sur les boulevards centraux et le déménagement du trafic vers les parkings centraux par une "boucle de desserte", le fameux miniring. Démarrant le 29 juin, la phase test compromet ainsi le déroulement de l’édition 2015 : même occuper partiellement l’actuelle zone de déchargement limitrophe au Nova pour y parquer des vélos est désormais impossible, les bus s’y arrêteront… Ainsi, avant même de démarrer, ce piétonnier assorti d’un mini-ring prend les allures d’une saga où le conseil communale recourt à l’oxymore et la tautologie dans ses communications à ses administrés, réduisant à dessein et à néant les conditions d’un débat démocratique. Les riverains et usagers du Pentagone, susceptibles d’émettre une réserve, sinon une critique sont illico taxés de rabat-joie, de (...) -
The Venice Syndrome
Petit coin de paradis prestigieux, il fut un temps où l’évocation de la cité vénitienne embellissait les cœurs éperdus des curieux en quête d’exotisme européen. Depuis, les verreries ont abandonné les pilotis, les vénitiens fuient vers la banlieue et ce sont les yachts et leurs cargaisons de touristes plus ou moins fortunés qui noient la ville. En avance sur son temps, Venise a très tôt su exploiter la richesse de son passé pour s’ériger en capitale d’un tourisme romantique dopé par un patrimoine unique et désormais figé. En véritable musée à ciel ouvert, la ville ne produit plus sinon des services d’aide aux visiteurs tels que le déménagement d’hôtel en hôtel et les sérénades du bout de gondole. Classique et pourvu de plans saisissants, "The Venice Syndrome" dresse un portrait marquant d’une ville sacrifiée au nom du sacro-saint tourisme, et de ses derniers habitants isolés, obstinés mais souvent contraints à l’exil. Selon certaines estimations, il ne devrait plus rester de vénitiens à Venise à l’horizon 2030. Demeurera le roucoulement des pigeons, seuls résistants sur la place Saint-Marc alors que la vente de verres Made In China bat son plein. -
Chez Salah, ouvert même pendant les travaux
Un café tenu par un vieil homme seul, unique bâtiment se dressant à des centaines de mètres à la ronde. Devant la porte du café, un chaos de monticules de terre retournée et de béton éventré au marteau-piqueur, à perte de vue. Un bateau de briques échoué au milieu d’un désert, vision surréaliste de fin du monde. Ce n’est pas une fiction, nous sommes dans le nord de Roubaix, jadis fer de lance de l’industrie textile, où pullulaient des cafés, bars et cinémas ouverts toute la journée et toute la nuit. Puis sont venus les délocalisations, la crise et le chômage, et après une période où la "zone de l’Union" n’était qu’un no man’s land, les investisseurs sont venus s’emparer du quartier en friche. Salah, lui, n’a jamais fermé son café, quitte à fixer sur les grilles de chantier une pancarte "Chez Salah ouvert même pendant les travaux". Ce documentaire tourné par deux roubaisiens offre son lot de constats d’absurdités urbanistiques et de visions quasi-apocalyptiques d’un vieil homme submergé, encerclé, et finalement enterré littéralement par une "modernité" qui continue sa course sans lui. -
sam 25.07.2015
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Peter Cusack
Peter Cusack est un artiste anglais qui est à l’origine musicien, compositeur et improvisateur. Mais c’est pour tout autre chose qu’il nous assurera de sa présence. Depuis de longues années, il voue une passion pour les enregistrements de terrain, les "field recordings". Il conduit des travaux assidus sur notre relation au sonore, et réalise l’empreinte acoustique de lieux, naturels ou industriels et/ou urbains. Il s’interroge : le son est-il vecteur de connaissances au même titre que l’image ? Il étudie les relations entre les citoyens d’une ville et leur environnement sonore à travers, par exemple, les sons préférés des Londoniens, mêlant enquêtes sociologiques et urbanistiques. À Pékin, il fît de même : Beijing est une ville en pleine mutation, technologique, sociologique et économique, où la voiture et les transports en commun modernes détrônent petit à petit le vélo… Profitant de cette carte blanche, Peter Cusack alternera diffusion d’échantillons sonores et commentaires de ceux-ci, en rapport lointain ou proche à nos préoccupations sensorielles du moment. -
Live [in]audible
Une invitation à changer notre rapport aux bruits ambiants, le temps de deux approches expérimentales sur les sons générés par nos vies urbaines.+ Latitudes+ Light Bulb Music -
dim 26.07.2015
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Microboutiek
La Microboutiek, damoiseau, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Microboutiek
La Microboutiek, damoiseau, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Sound & City
En avant-programme de cette dernière soirée, trois intervenants viendront présenter des démarches singulières d’action/enregistrement du son en ville. Historien de l’art, musicien, coordinateur du projet Archipel à PointCulture, Sébastien Biset présentera l’ "îlot témoins" composé d’une production sonore sociale liée à l’(hyper-)industrialisation, l’extension des centres urbains, la croissance de la population... Ses propos seront enrichis de sons issus des collections de PointCulture. Humberto Rodiguez Avila, doctorant à la VUB dans le département Software Languages Lab, nous parlera du projet "Noise Tube". Un simple logiciel, téléchargeable gratuitement, permet de visualiser la pollution sonore ambiante sur son téléphone portable. Flavien Gillié introduira la carte sonore créée en 2010 par le RITS section radio, et entretenue aujourd’hui par BNA-BBOT pour en faire une cartographie de Bruxelles à son image : polyphonique, polyglotte, connue ou inédite, intrigante, résonnante, susurrante, assourdissante, inaudible... et disponible sur www.bna-bbot.be. -
Motor Perf
La preuve en deux performances que même les bruits parmi les plus nuisibles de la ville, les moteurs de bagnoles, peuvent devenir harmonieux …+ Hors jeu / La vie est belle+ Vuelta -
Sound of Noise
"Sound of Noise" fait voler en éclat les lieux communs, fréquentés machinalement et anesthésiés par l’habitude. Jeu du chat et de la souris façon suédoise, le suspens policier est de facture classique. Un crew de percussionnistes, démobilisés de la profession, commet des atteintes sérieuses à l’ordre public. Un inspecteur, affecté par un syndrome d’insensibilité à la musique, les poursuit sans parvenir à mettre le grappin sur la bande. À chacun des attentats sonores, 5 au total, il dresse le constat suivant : détournement d’objets communs vers un chaos percussif. Il faut avouer que le scénario ne casse pas 5 pattes à un canard, prétexte à une farce rythmique dédiée aux bruits du son. Truculentes et décalées, les mises en place et compositions soniques au cœur du film tiennent en haleine : la bouche clouée, les yeux défaits et les oreilles décollées, olé !