• ven 09.03.2001
  • 22:30

    Strip Core est un collectif artistique slovène, indéfinissable car bien diversifié. Ses multiples membres semblent d’ailleurs sortir d’une des mémorables expériences d’"Hôpital Brut" (cfr l’an dernier) et ont décidé d’investir notre Nova chéri ! Jeux de lumières de circonstance, collages et photos incongrues, bandes dessinées biscornues, peintures et sculptures improbables, installations vidéos terrifiantes, sans oublier une ouverture de leur cru, aggrémenteront donc ce quatrième "7ème parallèle" d’une atmosphère digne de son nom ! http://www.ljudmila.org/stripcore
  • 24:30

    A l’occasion de la sortie de leur premier DVD "Icky Flix", le "Septième parallèle" rend un hommage visuel aux inébranlables Residents, et à leur label mythique Ralph Records qui a produit également des disques et clips de groupes comme Renaldo & the Loaf, Yello, Half Japanese, Negativland, Tuxedomoon... L’occasion de revoir ou de découvrir des clips qui sont de vrais petits films à l’univers décalé, étrange, drôle et cynique...
  • sam 10.03.2001
  • 18:30

    Aujourd’hui, il fait beau. Le Vieux va pouvoir sortir, laisser derrière lui le rat qui le nargue. Il va pouvoir compléter sa collection. Chasser les jeunes femmes de la région et les ramener chez lui. Il pourra continuer à remplir sa boîte, qu’il cache dans un coin de la forêt. Et à reconstituer sa maman, qu’il aimait tant. "Le Rat" s’inscrit dans la lignée de ces films artisanaux à la "Eraserhead", c’est-à-dire qui misent plus sur une atmosphère recherchée que sur les ficelles d’un finaud scribouillard. Le tournage du film de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri s’est en effet étalé sur plus de quatre ans, au cours desquels les personnages et les situations se sont affinées , le script se réécrivant au jour-le-jour. Sonorisé en post-production et réalisé dans un noir et blanc poisseux, "Le Rat" fait effectivement penser de loin au premier chef-d’oeuvre de David Lynch, mais ses auteurs ont également voulu rendre hommage à des films comme "Vampyr", de Dreyer, ou "La Nuit du Chasseur", de Laughton. On a connu bien pire comme références, non ?
  • 20:30

    Shigeharu Aoyama est producteur de téléfilms. Sur les conseils de son ami et associé, il décide de se chercher une nouvelle femme. Et, afin de couper aux pénibles étapes de la drague, ils décident d’organiser une audition pour un faux projet de film. Sur près de 4.000 candidates, Shigeharu choisit finalement Asami, une ancienne ballerine de 24 ans qui, malgré de disgracieuses cicatrices sur les jambes, correspond tout à fait à ses goûts. Sentiments réciproques, il a du bol. Sauf qu’Asami se montre très, très possessive et que notre ami commence à entendre certaines rumeurs selon lesquelles les ex-petits copains de sa nouvelle fiancée ont mystérieusement disparu. Et ce n’est pas le corps, sans pieds ni langue, qui trône dans le salon de la jeune femme qui va le rassurer. Takashi Miike aime le cinéma de genre. Tous les genres. En même temps. Film d’horreur pure caché dans des habits de bluette légèrement mysogine, "The Audition" est une expérience de spectateur éprouvante, une sorte de test des limites de ce qui est montrable. Une bombe, même pas à retardement, comme d’ailleurs sa dernière création, "Visitor Q", aussi au Nova...
  • 22:30

    Julien est un jeune shizophrène. Il faut dire qu’il a des antécédents assez lourds : sa mère est morte alors qu’il était encore bébé ; sa soeur, enceinte d’un inconnu, lui laisse croire qu’elle vit toujours ; son frère s’entraîne à la lutte greco-romaine avec des poubelles, coaché par leur père (Werner Herzog !) qui regarde souvent la télé dans sa chambre, nanti d’un masque à gaz... Second long métrage d’Harmony Korine après l’inclassable "Gummo" ­ et qui s’était fait connaître en écrivant à 18 ans le perturbant "Kids" de Larry Clark ­ ce sixième film arborant la bannière Dogme 95 semble détourner néanmoins certaines règles de la stricte charte. Quoique... puisque tout s’est fait sur le tournage dans les entrailles de neufs caméras (!), une grande part d’improvisation étant laissée aux acteurs, tous plus vrais que nature et véritablement fondus dans la réalité ! A la fois fascinant, dérangeant et émouvant, "Julian Donkey Boy" démontre une nouvelle fois le talent d’Harmony Korine à parler ouvertement de réalités sombres, trop rarement abordées au cinéma, non sans une sensibilité phénoménale et un humour paradoxal. http://www.juliendonkeyboy.com/
  • 24:30

    "Je ne suis pas celui que vous croyez, j’suis pas lesbienne, hétéro ni pédé, mais un mélange savamment dosé, enfin suffisament pour prendre mon pieds"... Trois chanteurs-musiciens-comédiens, ensemble pour vous proposer, Mesdames et Messieurs, un répertoire électrique ou semi-acoustique alliant tradition et modernité : amateurs de rock, de chanson française, de cabaret et même du "Rocky Horror Picture Show", voici l’heure de vous réconcilier autour de Sarah Vage. Son spectacle, qui mêle textes et musiques du répertoire et compositions, est un hommage aux artistes de cabaret d’avant-guerre. Ceux que les partisans d’un célèbre-dirigeant-allemand-à-lamoustache-fine baptisèrent un jour flamboyant de 1937 "d’artistes dégénérés"... D’inspiration brechtienne, "Le bar de la femme sans tête" est décadent, caustique et glamoureusement cynique. Un voyage musical des bas-fonds de Berlin aux trottoirs de Buenos-Aires, en forme de pied-de-nez aux nazis d’hier et d’aujourd’hui !
  • dim 11.03.2001
  • 18:30

    Lundi matin. Koichi Takagi se réveille dans une chambre d’hôtel miteuse sans trop savoir comment il est arrivé là. Ni d’ailleurs ce qu’il a fait de son week-end. En reprenant sa veste, il trouve dans l’une des poches un sac de sel. Du sel purificateur, comme on en utilise lors des funérailles pour chasser les mauvais esprits. Petit à petit, les souvenirs remontent à la surface... L’enterrement de son collègue. Le bar. Les yakusas. A mesure que la mémoire lui revient, Koichi reconstitue sa journée de la veille. Une journée qu’il préférerait pourtant oublier puisqu’elle a ruiné toute sa vie ! Avec ses précédents films ("Postman Blues", "Dangan Runner", "Unlucky Monkey"), Sabu avait déjà prouvé un grand goût pour la vitesse et l’humour,. Choisissant ici un rythme moins haletant, il n’en garde pas moins un style et un sens comique très assurés. La structure en flash-backs lui permet de ménager de fréquents effets de surprise et de composer, à mesure que le film avance, un personnage de plus en plus complexe, fruit d’une impressionnante inventivité que le réalisateur n’a plus à démontrer.
  • 20:30

    Mark "Chopper" Read passe ses journées sur les plateaux télévisés depuis que son nom est affiché en grand dans les vitrines de toutes les librairies australiennes. Il est en effet l’auteur d’un best-seller tiré de ses mémoires, sachant que celles-ci proviennent d’un passé notoire de psychopathe qui lui a valu un long passage en prison... Andrew Dominik s’est fait une réputation dans l’ancienne colonie anglaise en tant que réalisateur de clips. Loin, très loin de la sanctification de son héros immoral à la "Lock, stock & two smoking barrels", Dominik se base, pour sa première réalisation, sur l’histoire vraie d’un des criminels les plus médiatisés d’Australie et décrit la mégalomanie de son personnage sans grande concession. Le film bénéficie d’un étonnant jeu sur les lumières qui renforce son caractère glauque et recrée ainsi le sentiment d’agoraphobie que ressentent les anciens détenus après une longue incarcération. http://www.chopperthemovie.com/
  • 22:30

    Rentrant d’une rude journée de travail qu’il a passée à filmer et à participer aux activités "les plus vieilles du monde" de sa propre fille un père de famille, documentariste raté, rentre chez lui avec un nouvel ami : l’homme qui vient de lui fracasser la tête à coups de pierre. A la maison, sa femme se drogue pour oublier les coups quotidiens de son fils qui se venge ainsi des humiliations de ses copains de classe. Jusque là, rien que de plus normal donc. Mais les intentions du nouveau venu ne semblent pas se limiter à parasiter le plat de nouilles de ses hôtes. Petit à petit, le visiteur finira par révéler chez chacun leur véritable personnalité, ressoudant ainsi la famille alors disloquée. Sorte d’écho au "Théorème" de Pasolini, "Visitor Q" en est une démonstration autrement perverse, une véritable claque à toute tentative de moralisation du politiquement correct de ces dernières années. Heureusement, il est aéré d’un humour dévastateur qui permet d’un tant soit peu souffler de situations vraiment extrêmes. D’une nouvelle ère cinématographique, Miike n’aura pas fini de nous surprendre (voir aussi "The Audition").
  • lun 12.03.2001
  • 20:30

    Lundi matin. Koichi Takagi se réveille dans une chambre d’hôtel miteuse sans trop savoir comment il est arrivé là. Ni d’ailleurs ce qu’il a fait de son week-end. En reprenant sa veste, il trouve dans l’une des poches un sac de sel. Du sel purificateur, comme on en utilise lors des funérailles pour chasser les mauvais esprits. Petit à petit, les souvenirs remontent à la surface... L’enterrement de son collègue. Le bar. Les yakusas. A mesure que la mémoire lui revient, Koichi reconstitue sa journée de la veille. Une journée qu’il préférerait pourtant oublier puisqu’elle a ruiné toute sa vie ! Avec ses précédents films ("Postman Blues", "Dangan Runner", "Unlucky Monkey"), Sabu avait déjà prouvé un grand goût pour la vitesse et l’humour,. Choisissant ici un rythme moins haletant, il n’en garde pas moins un style et un sens comique très assurés. La structure en flash-backs lui permet de ménager de fréquents effets de surprise et de composer, à mesure que le film avance, un personnage de plus en plus complexe, fruit d’une impressionnante inventivité que le réalisateur n’a plus à démontrer.
  • 22:30

    "Eyes of the Spider" et "Serpent’s Path" relatent tous deux le désir de vengeance d’un homme suite à l’assassinat de sa fille par un gangster, mais le ton est sensiblement différent. Ils ne sont narrativement pas liés mais la vision de l’un influe sur la perception du second. Le protagoniste principal des deux films est interprété par le même acteur : Shoh Aikawa. "Serpent’s Path" est un film de gangsters obscur presque classique, truffé de scènes extrêmes de torture et de violence. Une oeuvre nihiliste, un regard acerbe sur l’homme et ses destinées. Dans "Eyes of the Spider", au contraire, le récit est raconté sur un mode absurde, avec yakuzas en roller skates et parrain paléontologue. Après investigations, Niijima tue le meutrier de sa fille et l’enterre. Il retourne à sa vie domestique, auprès de son épouse aimée, mais leur relation ne sera plus jamais la même. Ensemble, "Serpent’s Path" et "Eyes of the Spider" forment l’oeuvre la plus aboutie de Kurosawa ; une réflexion des plus subversives sur la violence et la vengeance.
  • mar 13.03.2001
  • 20:30

    Comme tous les deuxièmes vendredis du mois, Donald Leek attend Beryl, un sosie de Julie Andrews, avec laquelle il passe des nuits de luxure dans un bain de crème glacée. Mais, avant qu’elle n’arrive, Donald doit se débarrasser des restes de Monsieur Azam, désormais ex-patron de son restaurant indien favori, qui a eu l’outrecuidance de ne pas lui envoyer de carte de voeux cette année. Cependant, il est dérangé par deux évangélistes skinheads, qui répandent la Bonne Parole à coups de boule. Or, Donald s’étant par trop écarté du droit chemin, ils doivent se rendre à l’évidence que seul un miracle est à même d’amener ce noir mouton à rejoindre le troupeau. Les skins du Seigneur font donc appel à Trevor, réincarnation du Christ sur Terre qui bien que Black et arborant une afro effroyable démontre ses pouvoirs en marchant sur l’eau de la baignoire de Donald ! Cuttwell a dû abuser de substances illicites lors de la rédaction de ce scénario où l’on croise aussi un millionnaire à un testicule, une star du porno et le pendant anglais de Sacha Distel ! Un film tourné en vidéo, un peu comme ces pièces télévisées des incontournables Monthy Python.
  • 22:30

    Shigeharu Aoyama est producteur de téléfilms. Sur les conseils de son ami et associé, il décide de se chercher une nouvelle femme. Et, afin de couper aux pénibles étapes de la drague, ils décident d’organiser une audition pour un faux projet de film. Sur près de 4.000 candidates, Shigeharu choisit finalement Asami, une ancienne ballerine de 24 ans qui, malgré de disgracieuses cicatrices sur les jambes, correspond tout à fait à ses goûts. Sentiments réciproques, il a du bol. Sauf qu’Asami se montre très, très possessive et que notre ami commence à entendre certaines rumeurs selon lesquelles les ex-petits copains de sa nouvelle fiancée ont mystérieusement disparu. Et ce n’est pas le corps, sans pieds ni langue, qui trône dans le salon de la jeune femme qui va le rassurer. Takashi Miike aime le cinéma de genre. Tous les genres. En même temps. Film d’horreur pure caché dans des habits de bluette légèrement mysogine, "The Audition" est une expérience de spectateur éprouvante, une sorte de test des limites de ce qui est montrable. Une bombe, même pas à retardement, comme d’ailleurs sa dernière création, "Visitor Q", aussi au Nova...
  • mer 14.03.2001
  • 18:30

    Comme tous les deuxièmes vendredis du mois, Donald Leek attend Beryl, un sosie de Julie Andrews, avec laquelle il passe des nuits de luxure dans un bain de crème glacée. Mais, avant qu’elle n’arrive, Donald doit se débarrasser des restes de Monsieur Azam, désormais ex-patron de son restaurant indien favori, qui a eu l’outrecuidance de ne pas lui envoyer de carte de voeux cette année. Cependant, il est dérangé par deux évangélistes skinheads, qui répandent la Bonne Parole à coups de boule. Or, Donald s’étant par trop écarté du droit chemin, ils doivent se rendre à l’évidence que seul un miracle est à même d’amener ce noir mouton à rejoindre le troupeau. Les skins du Seigneur font donc appel à Trevor, réincarnation du Christ sur Terre qui bien que Black et arborant une afro effroyable démontre ses pouvoirs en marchant sur l’eau de la baignoire de Donald ! Cuttwell a dû abuser de substances illicites lors de la rédaction de ce scénario où l’on croise aussi un millionnaire à un testicule, une star du porno et le pendant anglais de Sacha Distel ! Un film tourné en vidéo, un peu comme ces pièces télévisées des incontournables Monthy Python.
  • 20:30

    Décidément, le trekking en forêt est très à la mode au cinéma. Ainsi, après les trois américains décervelés qui, incapables de lire une carte, passent leur temps à pleurer devant l’objectif leur cam DV ce sont cette fois cinq biologistes suédois qui partent, sacs au dos, dans les bois. Certes, ceux-ci ont déjà eu la bonne idée de prendre leurs neurones avec eux. Et, qui plus est, ils ont une raison valable de s’aventurer dans cette nature si hostile aux citadins : ils viennent observer la reprise de l’activité biologique d’une zone incendiée quelques années plus tôt. Mais, leur campement à peine installé, ils découvrent que leurs prélèvements d’échantillons ne se feront pas dans des conditions idéales... Les Suédois ne sont habituellement pas d’un naturel chauvin. Et donc, quand leur presse déclare, unanime, que "The Unknown" surpasse en tous points "Blair Witch Project", on est bien enclin à les croire. Certes, l’entreprise n’a rien de surhumain, vu la qualité du produit marketing ricain gonflé à l’hélium. Enfin ! Au moins il paraît que la peur et l’angoisse n’y naissent pas uniquement d’un secouement frénétique de la caméra...
  • 22:30

    Film de science-fiction imaginatif avec David Bowie en extra-terrestre s’immergeant à l’excès dans le caléidoscope de l’Amérique des années 70. Un être doué de pouvoirs extraordinaires s’avère être un extra-terrestre qui cherche à sauver sa planète de la sécheresse. La curiosité, les manigances humaines l’en empêchent. Son contact avec la terre a un effet désintégrateur qui le plonge dans un désespoir métaphysique. Le film est hautement contemplatif, une expérience visuelle primaire que Roeg dirige comme un traité sur, entre-autres, les effets aliénatoires d’une société surcommercialisée. Par sa seule présence, Bowie crée une impression d’étrangeté, de malaise, et rend crédible ce conte philosophique.
  • jeu 15.03.2001
  • 18:30

    En quarante bonnes années d’existence, Lubos Urna s’est forgé sa propre petite philosophie sur les femmes. Et sur les lits. Les femmes : les maîtresses du monde, les reines d’une société où les hommes se taillent par la porte de derrière, dès que la moindre responsabilité risque de les confronter à leur propre nullité congénitale. Les lits : le centre de la vie. On y vit, on y meurt, on y est conçu (dans la plupart des cas), on s’y cache, on y rêve. Bref, sans lit et le temps qu’il y passe, l’être humain ne serait pas ce qu’il est. Mais, maintenant que Lubos vient de quitter, pour la dernière fois, son cher plumard, il se retrouve dans un entre-monde entièrement dominé par les femmes. Histoire de voir si sa théorie tient la route... Désigné par son auteur même comme une porno-tragédie, le premier film d’Oskar Reif s’inscrit bien évidemment dans la tradition absurde tchèque. Ancien documentariste pour la télévision, Reif cisèle sa première fiction avec un excellent sens du timing et un humour assez noir. De plus c’est Igor Luther ­ chef op’ attitré de Wajda, Robbe-Grillet et Schlöndorf ­ qui signe en prime son magnifique Scope noir et blanc.
  • 20:30

    Bienvenue dans le plus grand parc naturel au monde pour hommes de Néanderthal. Bienvenue dans un territoire où les lois darwiniennes de l’évolution des espèces ont oublié de s’appliquer ! Bienvenue dans une ville qui résonne au son des perlouses et des refoulements de goulot de vieux vicelards : plongée en permanence dans l’odeur des dessous de bras putrides de papys continuellement en nage. Bienvenue à Palerme, Sicile. Daniele Ciprì et Franco Maresco aiment pourtant beaucoup leur ville dans laquelle ils sont tous les deux nés. Mais ils l’aiment d’un amour vachard, préférant résolument le bon coup de fouet à la caresse tafiole. Pas vraiment habitués à jouer les conformistes, comme on avait déjà pu le remarquer dans leur précédent opus : "Toto who lived twice", les deux réalisateurs préféreront toujours rendre compte d’une humanité revêche et mal embouchée, d’une humanité cradingue et complètement déconnectée, que de s’engouffrer dans la continuelle description des affres de la vie bourgoise.
  • 22:30

    Ecran ouvert aux réalisateurs de tout horizon (mais dont les films ne dépassent pas les 15 minutes), l’Open Screen revêt les habits insolites du monde de l’Etrange pour une session spéciale, agrémentée exceptionnellement de quelques films présélectionnés dans la septième dimension ... et on l’espère bien, les vôtres aussi !
  • ven 16.03.2001
  • 18:30

    Arvid se fait plaquer par sa femme qui lui reproche simplement d’être un con fini. Effectivement, Arvid n’est qu’un simple employé de banque dont la vie est bien loin d’être palpitante. Hors, voilà que du jour au lendemain, il devient le héros du JT, arrêtant un braqueur de banque à coups de raquette de tennis. Cependant, il se trouve aussi que le braqueur en question tentait tant bien que mal de faire vivre sa famille, qui, du coup, se retrouve sans ressources. Histoire de se faire bien voir par sa conscience, Arvid décide de réparer les pots cassés en retrouvant son frère qu’il n’a plus vu depuis que celui-ci s’est mis à batifoler dans les jardins de l’illégalité et dont la devise est en gros que la morale pourrait tout aussi bien être du côté des chinois qui mangent du chien... Un thriller d’action loufoque qui a valu à Lasse Spang Olsen d’être premier au Box Office en son pays, le Danemark. Il est d’ailleurs d’ores et déjà en train de préparer une préquelle et un remake hollywoodien de cette histoire de malfrats pas très sérieuse mais bien divertissante. http://www.inchinatheyeatdogs.com/
  • 20:30

    Johnny, coursier dans le Nord de Londres, fantasme sur les gangsters de son quartier. C’est que le costard taillé sur mesure et les bagouses en or à chaque doigt des caïds locaux passent tout de suite pour le summum du glamour. Johnny se décide donc à entrer, par l’intermédiaire de son copain d’enfance Jude, dans la bande à Ray Kreed. Mais, à son grand désespoir, cette bande passe plus de temps au karaoké ou à causer chiffons autour d’une mousse qu’à racketter les commerçants du coin. Histoire de mettre un peu d’ambiance dans ces mornes journées, Johnny s’en va donc titiller la susceptibilité d’un gang concurrent, histoire que les flingues sortent enfin de leurs fourreaux. Sous ses faux airs de comédie noire bien ficelée, "Love, Honour & Obey" se révèle être aussi un exercice qui frise l’expérimental. Bien que basées sur un script relativement strict, la plupart des scènes du film sont en effet improvisées. Résultat : le rire et la violence explosent dans les moments les plus inattendus du film qui se structure comme une succession de morceaux de bravoure. Et comme une accumulation de performances d’acteurs plutôt hallucinantes. http://www.lovehonourandobey.com/
  • 22:30

    Nicolas Roeg, 1971, GB, 16mm, vo st fr, 100'
    L’odyssée initiatique d’une adolescente et de son jeune frère contraints, suite au suicide de leur père, à survivre seuls dans un bush australien magnifié. Le film conte la recherche des valeurs originales et de l’innocence perdue dans une nature vierge et primitive, et au travers de leur rencontre avec un aborigène. Il dépeint la solitude de l’Homme, notre incapacité à communiquer et le conflit tragique perpétuel se jouant entre notre instinct naturel et notre comportement civilisé.
  • 24:30

    "Chiller" classique et étrange adapté d’une nouvelle macabre de Daphné Du Maurier avec pour décor angoissant, une Venise hivernale et brumeuse. Suite à la mort par noyade de leur fille, Laura et John se réfugient à Venise où John supervise la restauration d’une église. Laura rencontre une vieille femme médium qui dit apercevoir le spectre de Christine venue les prévenir qu’un grave danger menace John. Ce dernier, cartésien, refuse de prendre l’avertissement au sérieux... Roeg excelle dans la création de climats troubles et vénéneux où l’on croise des personnages aux limites de la normalité, où le cauchemar s’immisce progressivement dans la réalité. Les acteurs Julie Christie et Donald Sutherland sont épatants et émouvants.
  • sam 17.03.2001
  • 18:30

    Eboueur de son état, Damien la trentaine, célibataire, taiseux, pas du tout sûr de lui trouve un jour un cadavre sur la décharge où il travaille. Plus inquiétant, il découvre à côté de celui-ci un couteau : le sien. Il subtilise cet indice pour le moins compromettant et décide de rechercher luimême l’assassin, histoire de se faire disculper. Mais, les meurtres se poursuivent, toujours avec un élément direct qui le relie à lui. Comment alors ne pas douter ? Un film noir français rare pour ce cinéma qui a plutôt tendance à dénigrer les films de genre un thriller aux remugles malsains à la Elroy, aux situations acerbes à la "Seul contre tous" avec d’ailleurs l’apparition clin d’oeil de l’excellent Philippe Nahon - chaque acteur ayant pour ainsi dire une gueule. Un film "nouvelle génération" aussi, en Scope noir et blanc, aux effets de montage décalés, à la musique originale composée par des groupes comme Lofofora, Oneeyed Jack ou Hint. Un premier film enfin, "honnête" comme l’aime à dire son réalisateur Yvan Gauthier, ex-créateur de clips. http://www.sriracha-sauce.com/
  • 20:30

    Drame sombre et labyrinthique sur la passion, la possession et l’obsession. Un psychanaliste amoureux d’une femme retrouvée inconsciente suite à une overdose, est soupçonné par un détective. Il revit cette passion jusqu’à leur ultime rencontre. Intenses interprétations de Theresa Russel, Art Garfunkel et Harvey Keitel. Très controversé dès sa sortie : adulé par les uns, rejeté par les autres y compris par son propre distributeur qui le qualifia de "a sick film made by sick people for sick people". De fait, Roeg y dissèque sans pudeur les remous passionnels de l’âme. Percutant.
  • 22:30

    Adaptation d’une pièce de théâtre de Terry Johnson. Quatre icônes culturelles des années 50 : Einstein, peut-être plus qu’un cerveau, Marilyn Monroe, une actrice lasse de n’être qu’un objet, le joueur de baseball Joe DiMaggio et le sénateur Joseph McCarthy se rencontrent dans cette fable, débattent de l’amour et de la vie sur fond de théorie de la relativité (ou le contraire) et émettent, au passage, une critique virulente de la société. Une nouvelle fois, Roeg sonde l’antinomie entre l’identité cachée et l’image. Insignificance dénonce notre ignorance et incompréhension des choses et des gens qui nous entourent.
  • 24:30

    Basé à San Francisco, Danny Plotnick est l’un des cinéastes les plus actifs et fameux de la scène underground américaine. Ayant très tôt opté pour les moyens de production "cheap" avec le Super 8 dont il est un fervent défenseur, puis le 16mm et le digital, et diffusant ses films autant dans des bars que dans des cinémathèques, Plotnick se devait de passer au Nova lors de sa courte tournée en Europe. Intitulée "Swingers & Psychos Film Tour", celle-ci nous permettra de découvrir une dizaine de ses petits films bizarres, absurdes, tous d’un humour plutôt trash et puisant leurs sources dans une culture pas si éloignée de la nôtre. Comme l’un de ses derniers opus, "Swingers’ Serenade", un hommage à certains magazines des années 50-60 où, sous le couvert d’apprendre le cinéma aux amateurs, certains scénari pervers circulaient...
  • dim 18.03.2001
  • 18:30

    Julien est un jeune shizophrène. Il faut dire qu’il a des antécédents assez lourds : sa mère est morte alors qu’il était encore bébé ; sa soeur, enceinte d’un inconnu, lui laisse croire qu’elle vit toujours ; son frère s’entraîne à la lutte greco-romaine avec des poubelles, coaché par leur père (Werner Herzog !) qui regarde souvent la télé dans sa chambre, nanti d’un masque à gaz... Second long métrage d’Harmony Korine après l’inclassable "Gummo" ­ et qui s’était fait connaître en écrivant à 18 ans le perturbant "Kids" de Larry Clark ­ ce sixième film arborant la bannière Dogme 95 semble détourner néanmoins certaines règles de la stricte charte. Quoique... puisque tout s’est fait sur le tournage dans les entrailles de neufs caméras (!), une grande part d’improvisation étant laissée aux acteurs, tous plus vrais que nature et véritablement fondus dans la réalité ! A la fois fascinant, dérangeant et émouvant, "Julian Donkey Boy" démontre une nouvelle fois le talent d’Harmony Korine à parler ouvertement de réalités sombres, trop rarement abordées au cinéma, non sans une sensibilité phénoménale et un humour paradoxal. http://www.juliendonkeyboy.com/
  • 20:30

    Eboueur de son état, Damien la trentaine, célibataire, taiseux, pas du tout sûr de lui trouve un jour un cadavre sur la décharge où il travaille. Plus inquiétant, il découvre à côté de celui-ci un couteau : le sien. Il subtilise cet indice pour le moins compromettant et décide de rechercher luimême l’assassin, histoire de se faire disculper. Mais, les meurtres se poursuivent, toujours avec un élément direct qui le relie à lui. Comment alors ne pas douter ? Un film noir français rare pour ce cinéma qui a plutôt tendance à dénigrer les films de genre un thriller aux remugles malsains à la Elroy, aux situations acerbes à la "Seul contre tous" avec d’ailleurs l’apparition clin d’oeil de l’excellent Philippe Nahon - chaque acteur ayant pour ainsi dire une gueule. Un film "nouvelle génération" aussi, en Scope noir et blanc, aux effets de montage décalés, à la musique originale composée par des groupes comme Lofofora, Oneeyed Jack ou Hint. Un premier film enfin, "honnête" comme l’aime à dire son réalisateur Yvan Gauthier, ex-créateur de clips. http://www.sriracha-sauce.com/
  • 22:30

    Film culte étrange coréalisé avec Donald Cammel, tourné en pleine période glam rock, qui nous plonge dans une ronde hypnotique de sexe, drogue, rock’n’roll et crimes. Un truand en cavale (James Fox) se réfugie chez une rock star outrageusement androgyne, incarnée par Mick Jagger. Dès son premier film, Roeg abolit graduellement les frontières entre fantasmes et réel et introduit l’un de ses thèmes favoris : l’irruption de personnages étrangers dans un univers bizarre et volontier décadent.
  • lun 19.03.2001
  • 20:30

    Roman vient de braquer une banque, et décide de se planquer dans le décor paisible d’un petit village de la campagne helvète. A peine arrivé à l’hôtel du dit village, il découvre, mollement affalée dans la baignoire de sa chambre, le corps inerte d’une gamine baillonée. Ne pouvant prévenir les autorités vu son statut, il décide de se débarrasser de cet encombrant cadavre. Ainsi, le lendemain, à l’aide d’une grosse valise à roulette, et en pleine journée, il finira par jeter la fillette dans la cave d’une pompe à essence un peu en dehors du village et à l’insu de tous. Mais, voilà que sur le chemin du retour, il croise la jeune fille, bien vivante... Mathieu Seiler s’appuie ici sur le conte du Petit Chaperon Rouge pour développer un scénario qui nous plonge dans une ambiance de chasse aux sorcières moderne et où la mémoire tant du "héros" que du spectateur est mise à rude épreuve. Esthétiquement tenu, "Orgienhaus" fait en effet découvrir un univers pour le moins originale, à l’atmosphère surréaliste énigmatique, tel un conte de fées qui n’aurait d’autre signification que celle d’une immémoriale cabale... http://www.orgienhaus.ch/
  • 22:30

    Aujourd’hui, il fait beau. Le Vieux va pouvoir sortir, laisser derrière lui le rat qui le nargue. Il va pouvoir compléter sa collection. Chasser les jeunes femmes de la région et les ramener chez lui. Il pourra continuer à remplir sa boîte, qu’il cache dans un coin de la forêt. Et à reconstituer sa maman, qu’il aimait tant. "Le Rat" s’inscrit dans la lignée de ces films artisanaux à la "Eraserhead", c’est-à-dire qui misent plus sur une atmosphère recherchée que sur les ficelles d’un finaud scribouillard. Le tournage du film de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri s’est en effet étalé sur plus de quatre ans, au cours desquels les personnages et les situations se sont affinées , le script se réécrivant au jour-le-jour. Sonorisé en post-production et réalisé dans un noir et blanc poisseux, "Le Rat" fait effectivement penser de loin au premier chef-d’oeuvre de David Lynch, mais ses auteurs ont également voulu rendre hommage à des films comme "Vampyr", de Dreyer, ou "La Nuit du Chasseur", de Laughton. On a connu bien pire comme références, non ?
  • mar 20.03.2001
  • 20:30

    Arvid se fait plaquer par sa femme qui lui reproche simplement d’être un con fini. Effectivement, Arvid n’est qu’un simple employé de banque dont la vie est bien loin d’être palpitante. Hors, voilà que du jour au lendemain, il devient le héros du JT, arrêtant un braqueur de banque à coups de raquette de tennis. Cependant, il se trouve aussi que le braqueur en question tentait tant bien que mal de faire vivre sa famille, qui, du coup, se retrouve sans ressources. Histoire de se faire bien voir par sa conscience, Arvid décide de réparer les pots cassés en retrouvant son frère qu’il n’a plus vu depuis que celui-ci s’est mis à batifoler dans les jardins de l’illégalité et dont la devise est en gros que la morale pourrait tout aussi bien être du côté des chinois qui mangent du chien... Un thriller d’action loufoque qui a valu à Lasse Spang Olsen d’être premier au Box Office en son pays, le Danemark. Il est d’ailleurs d’ores et déjà en train de préparer une préquelle et un remake hollywoodien de cette histoire de malfrats pas très sérieuse mais bien divertissante. http://www.inchinatheyeatdogs.com/
  • 22:30

    Rentrant d’une rude journée de travail qu’il a passée à filmer et à participer aux activités "les plus vieilles du monde" de sa propre fille un père de famille, documentariste raté, rentre chez lui avec un nouvel ami : l’homme qui vient de lui fracasser la tête à coups de pierre. A la maison, sa femme se drogue pour oublier les coups quotidiens de son fils qui se venge ainsi des humiliations de ses copains de classe. Jusque là, rien que de plus normal donc. Mais les intentions du nouveau venu ne semblent pas se limiter à parasiter le plat de nouilles de ses hôtes. Petit à petit, le visiteur finira par révéler chez chacun leur véritable personnalité, ressoudant ainsi la famille alors disloquée. Sorte d’écho au "Théorème" de Pasolini, "Visitor Q" en est une démonstration autrement perverse, une véritable claque à toute tentative de moralisation du politiquement correct de ces dernières années. Heureusement, il est aéré d’un humour dévastateur qui permet d’un tant soit peu souffler de situations vraiment extrêmes. D’une nouvelle ère cinématographique, Miike n’aura pas fini de nous surprendre (voir aussi "The Audition").
  • mer 21.03.2001
  • 18:30

    Magicien de formation, Simon ­ incarné par l’impressionnant Péter Andorai ­ se fait une réputation internationale lorsque la police parisienne fait appel à son savoirfaire pour résoudre une délicate affaire de meurtre. Mais, sa célébrité attise la jalousie de ses collègues. L’un d’eux lui propose donc un défi : tenter l’un des tours les plus dangereux jamais réalisés par Houdini, qui n’était pourtant déjà pas du genre à se contenter de faire apparaître des lapins blancs. Simon devra rester trois jours dans un cercueil, enterré vivant ! Simon "Le mage" est le premier gnostique connu. Né en Samarie au premier siècle de notre glorieuse ère, il rejoignit les rangs de la Chrétienté qui, à l’époque, croupissait encore dans les tréfonds du hit-parade des religions à la mode. Très vite, il se détache de la nouvelle croyance et finit même par la combattre. Il fit alors le voyage jusqu’à Rome pour se mesurer à Saint Pierre et faire la démonstration de ses pouvoirs. Pourquoi cet étalage gratuit de culture ? Tout simplement parce que le film d’Ildiko Enyedi est une adaptation, très libre et replacée dans l’époque contemporaine, de cet épisode biblique.
  • 20:30

    Les six membres de "A Few Good Men" ­ aux noms communs de Hye-jin, Sun-ae, Jung-wook, Mi-ryung, Se-hoon et Hyun-joon forment un groupe d’amis et amies inséparables qui passent leurs soirées à refaire le monde, à grandes ingurgitations de substances plus ou moins identifiées. Mais quand Hye-jin ramène un nouveau membre, répondant au doux nom d’Eun-ju, leurs relations vont perdre de leur joyeuse insouciance. Le groupe finira par se séparer, chacun allant réaliser ses rêves d’étudiant. Deux ans plus tard, Sun-ae revient des EtatsUnis pour apporter la bonne nouvelle du décès prochain de chacun d’entre-eux ! Très en forme actuellement, le cinéma sud-coréen n’hésite plus à aller provoquer le cinoche américain sur son propre terrain : le "slasher" étudiant. "Nightmare" se veut innovant, autant pour le cinéma fantastique coréen, que pour le genre lui-même. Ainsi, le film tirerait son angoisse non pas d’une exploitation de la claustrophobie mais, justement, de l’agoraphobie, puisque les meurtres se perpétuent cette fois dans des lieux ouverts et publics, c’est-à-dire où personne ne peut se cacher ! Brrr...
  • 22:30

    "Eyes of the Spider" et "Serpent’s Path" relatent tous deux le désir de vengeance d’un homme suite à l’assassinat de sa fille par un gangster, mais le ton est sensiblement différent. Ils ne sont narrativement pas liés mais la vision de l’un influe sur la perception du second. Le protagoniste principal des deux films est interprété par le même acteur : Shoh Aikawa. "Serpent’s Path" est un film de gangsters obscur presque classique, truffé de scènes extrêmes de torture et de violence. Une oeuvre nihiliste, un regard acerbe sur l’homme et ses destinées. Dans "Eyes of the Spider", au contraire, le récit est raconté sur un mode absurde, avec yakuzas en roller skates et parrain paléontologue. Après investigations, Niijima tue le meutrier de sa fille et l’enterre. Il retourne à sa vie domestique, auprès de son épouse aimée, mais leur relation ne sera plus jamais la même. Ensemble, "Serpent’s Path" et "Eyes of the Spider" forment l’oeuvre la plus aboutie de Kurosawa ; une réflexion des plus subversives sur la violence et la vengeance.
  • jeu 22.03.2001
  • 18:30

    Johnny, coursier dans le Nord de Londres, fantasme sur les gangsters de son quartier. C’est que le costard taillé sur mesure et les bagouses en or à chaque doigt des caïds locaux passent tout de suite pour le summum du glamour. Johnny se décide donc à entrer, par l’intermédiaire de son copain d’enfance Jude, dans la bande à Ray Kreed. Mais, à son grand désespoir, cette bande passe plus de temps au karaoké ou à causer chiffons autour d’une mousse qu’à racketter les commerçants du coin. Histoire de mettre un peu d’ambiance dans ces mornes journées, Johnny s’en va donc titiller la susceptibilité d’un gang concurrent, histoire que les flingues sortent enfin de leurs fourreaux. Sous ses faux airs de comédie noire bien ficelée, "Love, Honour & Obey" se révèle être aussi un exercice qui frise l’expérimental. Bien que basées sur un script relativement strict, la plupart des scènes du film sont en effet improvisées. Résultat : le rire et la violence explosent dans les moments les plus inattendus du film qui se structure comme une succession de morceaux de bravoure. Et comme une accumulation de performances d’acteurs plutôt hallucinantes. http://www.lovehonourandobey.com/
  • 20:30

    En quarante bonnes années d’existence, Lubos Urna s’est forgé sa propre petite philosophie sur les femmes. Et sur les lits. Les femmes : les maîtresses du monde, les reines d’une société où les hommes se taillent par la porte de derrière, dès que la moindre responsabilité risque de les confronter à leur propre nullité congénitale. Les lits : le centre de la vie. On y vit, on y meurt, on y est conçu (dans la plupart des cas), on s’y cache, on y rêve. Bref, sans lit et le temps qu’il y passe, l’être humain ne serait pas ce qu’il est. Mais, maintenant que Lubos vient de quitter, pour la dernière fois, son cher plumard, il se retrouve dans un entre-monde entièrement dominé par les femmes. Histoire de voir si sa théorie tient la route... Désigné par son auteur même comme une porno-tragédie, le premier film d’Oskar Reif s’inscrit bien évidemment dans la tradition absurde tchèque. Ancien documentariste pour la télévision, Reif cisèle sa première fiction avec un excellent sens du timing et un humour assez noir. De plus c’est Igor Luther ­ chef op’ attitré de Wajda, Robbe-Grillet et Schlöndorf ­ qui signe en prime son magnifique Scope noir et blanc.
  • 22:30

    Un petit groupe de touristes originaires du Nord de l’Amérique débarquent dans une petite ville du Sud au moment même où l’on commémore le centenaire de la guerre de Sécession. Quelle aubaine pour cette petite bourgade sudiste qui ne compte que 2000 maniacs ! "Two Thousand Maniacs" est, avec "A taste of Blood", le film préféré de Gordon Lewis. Possédant selon l’avis même du maître un véritable script, et joué par des acteurs crédibles, "Two Thousand Maniacs" est aussi agrémenté d’un humour très noir, tout en oubliant pas cette description effroyable, peutêtre pas si fictionnelle que cela, d’une Amérique profonde autre que celle communément admise à l’époque et encore aujourd’hui. Suivra la projection du film, une rencontre avec Hershell Gordon Lewis dans le foyer du Nova où vous pourrez "osculter" à votre guise ce maître du Gore.
  • 24:30

    Vous avez laissé l’hémisphère gauche de votre cerveau à la maison ? Tant mieux puisqu’il n’est pas forcément nécessaire pour voir "Subconscious Cruelty". Structuré comme un rêve à partir de différents sketches, il nous raconte certes bien quelque chose : l’homme, rien que cela. Religion, créativité, famille, perversions diverses, ce film farfouille l’être humain dans tout ce qui le fonde, décortique ses illusions, son inconscient et surtout ses viscères. On l’aura compris, "Subconscious Cruelty" est un de ces films qui font toujours un peu craindre pour la santé mentale de leur auteur et à postériori celle du spectateur... Mélangeant des périodes plus narratives à de pures moments surréalistes, ce film biscornu reflète aussi d’une certaine manière sa confection, dont on dira, par euphémisme, qu’elle a été chaotique : six ans et demi de tournage, une partie du négatif dérobé, son auteur arrêté à une douane avec sa copie pour perversité, original caché sous un faux titre pour le préserver de la censure,... pour finir sur l’écran du Nova à minuit, un jeudi... Il n’a décidemment pas eu de chance ce film, aussi tordu qu’il soit !
  • ven 23.03.2001
  • 18:30

    son village natal. La monotonie ambiente le pousse bientôt à rejoindre son frère à St-Pétersbourg. Nanti du titre de tueur à gages, celui-ci semble mener la belle vie. Bien que faiblement impressionné par les conditions de vie de son frère, Danila devra bientôt lui prêter main forte et Ce Taxi Driver russe (allusion que Balabanov ne renie pas) fut un succès commercial immédiat. Bien loin de Jours heureux et Des monstres et des hommes, Balabanov offre, ici, une oeuvre diamétralement opposée quoique personnelle.suivre sa voie. Ce Taxi Driver russe (allusion que Balabanov ne renie pas) fut un succès commercial immédiat. Bien loin de Jours heureux et Des monstres et des hommes, Balabanov offre, ici, une oeuvre diamétralement opposée quoique personnelle. http://www.american-nightmare.com/
  • 20:30

    Comme tout bon Américain qui se respecte, Benny est complètement paumé dès qu’il met un pied hors de son pays. Ainsi, arrivé à Liverpool pour négocier l’achat d’oeuvres d’art, il se retrouve dans une ville labyrinthique où le simple fait de trouver un hôtel se transforme en véritable épreuve. Après avoir enfin trouvé la dite bâtisse, mais aussi sa chambre, Benny décide d’aller manger un bout au restaurant de l’hôtel. Là, il rencontre Frank, lui aussi négociant d’art, et unique occupant du lieu. Après plusieurs heures d’attente, ils décident de partir à la recherche d’un autre endroit pour satisfaire leur faim, une quête à travers métros, bus, taxis et même ferry qui les emmènera de l’Amérique du Sud à Paris tout en passant par Hong-Kong. Acteur (on l’a vu dans "Perdita Durango" et ici dans le rôle de Frank), scénariste (de "Las Vegas Parano", entre autres) et réalisateur-culte ("Repo Man", "Sid & Nancy" et "Highway Patrolman"), Alex Cox traite ici, à travers l’allégorie, du village global. Ses personnages, aux déplacements faciles mais perdus, sont en effet des sortes de zombies dérisoires, toujours entre deux mondes...
  • 22:30

    Cette nuit gargantuesque débutera sur les chapeaux de roue avec "She Devils on Wheels" (1968, 35 mm, 80’) qui nous conte les aventures d’un gang de femmes motorisées dont la devise est on ne peut plus clair : "We don’t owe nobody nothing, and we don’t make no deals. We’re swinging chics on motors and we’re man-eaters on wheels". Les hommes sont donc aussi les bienvenus à ce sanguignolant hommage pendant lequel on découvrira bien entendu "Blood Feast" (1963, dvd, 67 min) ­ où un traiteur célébre le culte de la déesse Ishtar, en cuisinant un festin à base d’organes prélevés sur de jeunes vierges vivantes ­ mais aussi, en guise d’amuse-gueule, et entre les projections, des bandes annonces originales, des scènes ou courts-métrages inédits, des extraits de making of,... et l’ouverture étrange ajoutée en dernière minute à "The Gruesome Twosome" (1967, dvd)... film que l’on ne pourra malheureusement point voir en entier car déjà suivra à une heure indéterminée "The Wizard of Gore" (1970, dvd, 95’), où un magicien recrée ses tours de magie, tel celui de la femme coupée en deux, mais sans trucs ! Et enfin, pour ceux qui qui ne se sont pas encore (...)
  • sam 24.03.2001
  • 18:30

    Comme tout bon Américain qui se respecte, Benny est complètement paumé dès qu’il met un pied hors de son pays. Ainsi, arrivé à Liverpool pour négocier l’achat d’oeuvres d’art, il se retrouve dans une ville labyrinthique où le simple fait de trouver un hôtel se transforme en véritable épreuve. Après avoir enfin trouvé la dite bâtisse, mais aussi sa chambre, Benny décide d’aller manger un bout au restaurant de l’hôtel. Là, il rencontre Frank, lui aussi négociant d’art, et unique occupant du lieu. Après plusieurs heures d’attente, ils décident de partir à la recherche d’un autre endroit pour satisfaire leur faim, une quête à travers métros, bus, taxis et même ferry qui les emmènera de l’Amérique du Sud à Paris tout en passant par Hong-Kong. Acteur (on l’a vu dans "Perdita Durango" et ici dans le rôle de Frank), scénariste (de "Las Vegas Parano", entre autres) et réalisateur-culte ("Repo Man", "Sid & Nancy" et "Highway Patrolman"), Alex Cox traite ici, à travers l’allégorie, du village global. Ses personnages, aux déplacements faciles mais perdus, sont en effet des sortes de zombies dérisoires, toujours entre deux mondes...
  • 20:30

    Magicien de formation, Simon ­ incarné par l’impressionnant Péter Andorai ­ se fait une réputation internationale lorsque la police parisienne fait appel à son savoirfaire pour résoudre une délicate affaire de meurtre. Mais, sa célébrité attise la jalousie de ses collègues. L’un d’eux lui propose donc un défi : tenter l’un des tours les plus dangereux jamais réalisés par Houdini, qui n’était pourtant déjà pas du genre à se contenter de faire apparaître des lapins blancs. Simon devra rester trois jours dans un cercueil, enterré vivant ! Simon "Le mage" est le premier gnostique connu. Né en Samarie au premier siècle de notre glorieuse ère, il rejoignit les rangs de la Chrétienté qui, à l’époque, croupissait encore dans les tréfonds du hit-parade des religions à la mode. Très vite, il se détache de la nouvelle croyance et finit même par la combattre. Il fit alors le voyage jusqu’à Rome pour se mesurer à Saint Pierre et faire la démonstration de ses pouvoirs. Pourquoi cet étalage gratuit de culture ? Tout simplement parce que le film d’Ildiko Enyedi est une adaptation, très libre et replacée dans l’époque contemporaine, de cet épisode biblique.
  • 22:30

    Daniel Mangeon a travaillé en tant que dés/habilleur d’images pour La Sept, Canal Plus, la RTBF, mais surtout il réalisa sous le nom d’Hänzel & Gretzel des (non) clips pour divers musiciens tels Crime & the City solution, Einstürzende Neubauten, Current `93, Jarboe, Lee Ranaldo, Laurent Hô, DJ Spooky... Ses sources principales d’inspiration étaient William S. Burroughs, Phillip K Dick, Heiner Muller , mais aussi Einstürzende Neubauten, Coil, The Residents... Menée de façon farouchement indépendante, son oeuvre traite principalement du pouvoir, de la séduction, du contrôle psychique, de la manipulation qui empruntent des formes multiples, et est traversée par des touches d’humour dadaïstes et de naïveté absurde... Tout au long de sa trop courte carrière, Hänzel & Gretzel (19662000) s’est également intéressé à la "littérature maudite" comme source d’inspiration (en travaillant à partir de textes de William Burroughs, Arthur Rimbaud, Ira Cohen, Gerard Malanga), mais aussi à une dimension poéticopolitique... Ce sont des extraits de ces deux séries ("The Akashic Peeper" et "Blind Words Area") qui vous seront présentés dans le "Septième (...)
  • 24:30

    "I was Hamlet. A schizophrenic capable of getting the chaos out of nowhere. A prince rules his kingdom like humanity manages its future" Hamlet Machine est une partition pour trois écrans inspirée de la pièce éponyme, hybride et provocante du dramaturge allemand Heiner Müller. Dans la conception de cette performance associant mix video et musique live, chaque représentation varie selon les musiciens invités et les images manipulées en direct, créant au fur et à mesure des représentations une chaîne rhizomatique mouvante. A travers la descente dans l’univers mental d’Hamlet, pantin virtuel aux pulsions violemment humaines, "Hänzel & Gretzel" appréhende le rapport son/image de façon spontanée (improvisation) ; la bandeson et le film se construisant in vivo. Le spleen existentiel et l’allégorie sociale cynique ne sont jamais bien loin. Depuis 1998, Hamlet Machine a été joué live par Hänzel & Gretzel avec Dead Man Ray, Scanner, DJ Crol, Ulan Bator, Gamaboy, DJ Olive. En hommage à Hänzel & Gretzel, Hamlet Machine sera interprété en clôture du "Septième parallèle" par des VJ’s et des DJ’s l’ayant côtoyé de son vivant. On annonce (sous (...)