• jeu 02.04.2015
  • 20:00 Prima Nova

    Pădurea e ca muntele, vezi ?
    Didier Guillain & Christiane Schmidt, 2014, DE, DCP, vo ro st fr & ang, 101'
    Christiane Schmidt et Didier Guillain ("Grenze", "Comme tout autre humain") nous proposent de suivre, littéralement, une famille roumaine rom dans ses mouvements quotidiens. La caméra, discrète, ne s’impose pas... Mais le regard est complice et l’intimité est partagée. Quatre saisons passent dans ce village reculé. On travaille, on discute, on rigole, on fait face à l’adversité. On déambule beaucoup, entre la forêt et les champs, la colline et la rivière. Ce portrait de famille, de village, magnifiquement filmé, est le fruit d’une rencontre particulière. Le duo de réalisateurs a voyagé dans la région pour la première fois en 2004 avec un projet de labo photo ambulant (certains clichés avaient d’ailleurs été exposés au Nova en 2005). Ils y retourneront régulièrement, jusqu’à y développer ce projet de film. Une très belle réussite que nous avons le plaisir de montrer en première belge.
  • ven 03.04.2015
    Tables d'hôtes 21:00
  • 20:00 Performance

    Gogolplex, 2015, BE
    Ces clips vidéos, tournés peu avant sa disparition et dénichés par l’asbl bruxelloise Gogolplex, sont de véritables petits bijoux de psychédélisme désuet et de pseudo-mysticisme, remplis d’effets hypnotiques et de mantras déclamés en anglais par un Claude Silver à l’accent français prononcé. Projections hypnotiques, immersions fractales, endoctrinement cosmique, walking dinner astral, reconstitutions biographiques et musique live analogique... Gogolplex transforme le Nova en planétarium géant le temps d’un soir et vous propose de vous laver le cerveau dans le Cosmos Intérieur de Claude Silver, à travers des installations initiatiques, interactives, hallucinatoires et épileptiques.
  • 20:00 Expo

    Qui était Claude Silver ? Prodige des effets spéciaux, musicien visionnaire ou simple escroc manipulateur ? Un matin de 1987, le jeune Claudio da Silva, fils d’ouvriers portugais natif de l’Alsace, disparaît inexplicablement. Il laisse derrière lui un grand mystère entourant son personnage, et surtout son alter ego Claude Silver, gourou cosmique local de grande ambition mais dont la notoriété n’aura jamais dépassé les frontières de sa région. Victime d’un grave accident neurologique en 1983, c’est sur son lit d’hôpital que Claudio verra sa perspective sur la vie changer en découvrant l’émission Cosmos de Carl Sagan. Après sa convalescence, Claudio da Silva devient Claude Silver, et lance la fondation " Les Fils du Cosmos ". S’inspirant des nombreux " grands maîtres spirituels " médiatiques de son époque (Shoko Asahara, Raël, Father Yod...), il commencera peu à peu à se forger une philosophie d’endoctrinement douteuse, basée sur l’exploration du " Cosmos Intérieur " et de " L’Unité Universelle ", et en profitera pour surfer sur la vague new-age en sortant des cassettes audio et VHS de méditation. 03.04 > 17.05 Vernissage : 03.04 > 20:00
  • sam 04.04.2015
  • 11:00 Conférence

    Thierry Odeyn
    Analyser un film, c’est interroger une continuité cohérente d’images et de sons génératrice de sens. C’est aussi interroger les moyens utilisés par le cinéaste pour la produire. Au cours de ses années d’enseignement, Thierry Odeyn (professeur à l’Insas et à l’Ihecs) a "inventé" une exigence du regard, une approche du réel longuement réfléchie qui a déjà formé plusieurs générations de cinéastes. "Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Mikhailovich Eisenstein – deuxième leçon
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • dim 05.04.2015
  • 18:00

    Antoine Cattin, 2012, RU-CH, vo ru st fr, 67'
    Il rouspète, grogne, hurle et tape du pied. Lui, c’est ce cinéaste génial animé d’un perfectionnisme diabolique. Chaque élément du décor, chaque gueule renfrognée, ou encore toute présence de poils de barbe dans le cadre doivent être validés par Alexei Yurievich Guerman. Si sa femme supervise, elle se fait sèchement remettre à sa place quand elle ose outrepasser, même de loin, son autorité. Sa verve atteint également Leonid Yarmolnik, étincelante star en ces russes terres, qui incarne Don Rumata et possède également la gueulante dans sa panoplie de réactions épidermiques. Et dans le fond du cadre, des militaires attendent patiemment les indications pour activer leurs talents de figurant. Capturé pendant le tournage de "Hard To Be a God" par un duo de réalisateurs helvético-russe - Antoine Cattin & Pavel Kostomarov -, ce portrait d’Alexei Guerman nous plonge dans l’envers du décor d’un film qu’on ne voyait plus venir. Ce film constitue une excellente mise en bouche pour ceux qui ne craignent pas les dévoilements, ou un complément fascinant, pour les spectateurs en quête de clés supplémentaires pour mieux appréhender les mystères de "Hard To Be (...)
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • jeu 09.04.2015
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • ven 10.04.2015
    Tables d'hôtes 19:30 Microboutiek 19:30
  • 20:00 Conférence

    Pierre Deruisseau, BE
    1966, les premiers robots appliqués à l’industrie font leur entrée dans les grandes villes du nord, Chicago, Detroit, capitale de l’automobile. Mi ‘70, début ‘80, partout, la technologie entre en scène dans la black music, ouvrant de nouveaux espaces sonores et imaginaires. Mouvements robotiques, laboratoires et beats futuristes ; dans les grandes Metropolis, de jeunes sorciers amplifient leurs pouvoirs technologiques. Voyage dans l’espace-temps, identité cyborg, transes et résistance à la déshumanisation. Chaînes aux corps et aux montages à la ligne. Une rencontre de pionniers électro, techno et hip hop et une attention aux worksongs et leurs fonctions transformatrices. Danses, musiques, questionnements identitaires, des productions comme stratégies de résistance magique. Une méditation sur notre rapport corporel, émotionnel et spirituel à l’environnement technologique, nés de cette rencontre de l’homme et la machine.
  • 22:00 Film

    Tim Moreau, 2013, FR – US, vo ang st fr, 53'
    Baltimore est une nouvelle fois à l’honneur sur l’écran du Nova, après la venue de John Waters, ou les projections de Martha Colburn ou Matt Porterfield. Aujourd’hui, c’est le réalisateur lillois Tim Moreau qui évoque cette ville définitivement intrigante. Une plongée dans la scène club underground de Baltimore où danse, extravagance, fraternité répondent à l’énergie dense et dure émise par la ville. Moins coté que le "son" de New York ou Detroit, la musique que l’on appelle partout "Baltimore Club" (entre House music et Hip hop), simplement dénommée "club" là-bas, a néanmoins ses adeptes et ses caractéristiques. "Baltimore, Where You At ?" est une rencontre avec différents protagonistes du "club" : danseurs, DJ, activistes, producteurs, ainsi que des légendes locales, dont les images d’archives et témoignages viennent rendre compte. Le film de Tim Moreau est une généreuse approche, traitant en creux du destin de Baltimore, dont les jours de gloire semblent depuis longtemps révolus et d’où les oubliés du système puisent une force entraînante qui transpire dans la musique et la danse.
  • sam 11.04.2015
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • dim 12.04.2015
  • 18:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • 21:00

    Hard to be a God / Un Dieu rebelle
    Peter Fleischmann, 1989, DE-RU-FR, 35mm, vo de st fr, 119'
    La première adaptation de "Hard To Be a God", co-production franco-germano-soviétique, fut également un long processus, qui laissa toutes les parties sur leur faim à la fin des années 1980. Le film est un mélange de science-fiction et d’Heroic Fantasy passer à la moulinette germanique. Étrange étrange... Pour forcer le trait de ce déroutant récit, on insiste sur le mélange des genres : les terriens communiquent avec Don Rumata et sont à bord d’un vaisseau spatial en orbite ! Jean-Claude Carrière participe au scénario, Peter Fleischmann réalise, Jean-Claude Mézières conçoit les décors (très peu utilisés paraît-il) et l’on voit bien qu’on tente de marier Blockbusters, séries B 80’s et cinéma russe de l’époque (cf "Kin-dza-dza", montré au Nova il y a quelques années) avec un budget compliqué. On est très très loin du film de Guerman ! Si l’on est attentif, l’histoire originale des frères Strugatsky, transformée, se comprend à peu près. Le film réserve quelques bonnes surprises et ne manque pas d’intriguer : une ambiance 80’s vintage, des tentatives de folk futuriste (point commun avec la version de Guerman) et la présence de Werner Herzog font (...)
  • jeu 16.04.2015
  • 20:00 Prima Nova

    Hubert Marécaille, 2015, BE–FR, vo st ang
    Fringant du haut de ses 25 ans, Didier finit par céder aux avances répétées d’une mère de famille manifestement charmée et fortunée. Suffisamment, du moins, pour le convaincre par l’argent qu’une nuit en sa compagnie a tout pour lui plaire. Les parties de jambes en l’air pour arrondir ses fins de mois s’enchaînent et affinent son art de la stimulation érotique, allié à une maîtrise peu commune de la conception d’artefacts. Puis un jour, se glisser entre les jambes d’inconnues non désirées pour remplir son frigo s’impose et le pèse. Hubert Marécaille filme les confidences de Didier en l’accompagnant au quotidien, avant et après ses performances, mais jamais vous n’entreverrez une cuisse plus haute que l’autre. Manifestement nerveux mais ouvert à la démarche, l’homme se met à nu dans ce qu’il vit de plus interpellant et de plus sensible.
  • ven 17.04.2015
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00 Concert

    Alors que pour la plupart d’entre nous, il est aisé d’explorer les quatre coins du monde, ça ne l’est certainement pas pour une bonne partie de la population mondiale. On nous dit que l’Art est universel, mais la forteresse européenne nous prouve une fois de plus qu’il est plus universel pour certains que pour d’autres. Lahcen Akil et El Houssain Safir, attendus du Maroc pour une tournée de 15 concerts en France, en Belgique et en Hollande, se sont vu obligés d’annuler leur tournée faute de visa ! Nous en sommes profondément désolés. Mais sachez que la politique des frontières est en cause, et qu’elle n’est pas prête de s’assouplir vu le contexte délétère actuel. Lahcen Akil, artisan pur sang, musicien et poète, nous arrive de Tamlalte, sur la route des mille casbahs, dans les montagnes du Haut ­Atlas, à vous couper le souffle, pas loin de l’endroit où quelques scènes d’Indiana Jones ont été filmées... Il joue sur son lotar personnel, construit lui-même, un instrument amazigh que l’on pourrait comparer à un luth à cinq cordes avec une caisse de résonance couverte de peau de chèvre. La musique jouée sur cet instrument est rythmique et fait (...)
  • sam 18.04.2015
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • dim 19.04.2015
  • 18:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • 21:00

    Antoine Cattin, 2012, RU-CH, vo ru st fr, 67'
    Il rouspète, grogne, hurle et tape du pied. Lui, c’est ce cinéaste génial animé d’un perfectionnisme diabolique. Chaque élément du décor, chaque gueule renfrognée, ou encore toute présence de poils de barbe dans le cadre doivent être validés par Alexei Yurievich Guerman. Si sa femme supervise, elle se fait sèchement remettre à sa place quand elle ose outrepasser, même de loin, son autorité. Sa verve atteint également Leonid Yarmolnik, étincelante star en ces russes terres, qui incarne Don Rumata et possède également la gueulante dans sa panoplie de réactions épidermiques. Et dans le fond du cadre, des militaires attendent patiemment les indications pour activer leurs talents de figurant. Capturé pendant le tournage de "Hard To Be a God" par un duo de réalisateurs helvético-russe - Antoine Cattin & Pavel Kostomarov -, ce portrait d’Alexei Guerman nous plonge dans l’envers du décor d’un film qu’on ne voyait plus venir. Ce film constitue une excellente mise en bouche pour ceux qui ne craignent pas les dévoilements, ou un complément fascinant, pour les spectateurs en quête de clés supplémentaires pour mieux appréhender les mystères de "Hard To Be (...)
  • jeu 23.04.2015
  • 20:00 Prima Nova

    Chantale Anciaux, 2014, BE, HD, vo fr , 66'
    C’est aux intonations d’un wallon chaleureux que Chantale Anciaux est pour la première fois accueillie en ces terres de bouses et de joie qu’est la Ferme de la Barrière, dans le Hainaut. Avec cette ferme familiale pour seul décor, la réalisatrice déploie des plans posés et lumineux et témoigne de la vivacité et de la richesse de ces gestes ancestraux qui rythment les rugueux rituels de vie et de mort paysans. On y observe André et Marie-Thérèse, les exploitants grisonnants, dans leur intimité rieuse alors que les jeux sauvages des petits-enfants soulignent l’absence de générations d’adultes prêtes à reprendre l’entreprise familiale. Reprise d’autant plus ardue que les normes parasitent un savoir traditionnel qu’elles ne parviennent à embrasser, alors qu’à l’image les vaches, imperturbables, mettent bas et que les embryons de poussins succombent aux bris d’œufs.
  • ven 24.04.2015
  • 20:00 Conférence

    Joutes mythologiques et musiques afro-américaines : 150 ans d’histoire
    Pierre Deruisseau
    Pour faire sien un nouveau point de vue, rien de tel que le chant. Là, il y a bien longtemps, Pharaon avait mauvaise mine : Go down, Moses, way down in Egyptland, Tell old Pharaoh, Let my people go. (1er negro-spiritual édité, milieu du 19ième siècle) Au long d’un siècle, en continu, on s’exhorte à la ‘sortie hors d’Egypte’, guidé par quantité de Moïse. Reprendre les mythes de l’ancien maître, conter pourtant sa propre histoire, le thème se décline, en quantité de chants. Pharaon, tout se temps, enchaîne mauvais rôles et noyades. Vient le moment de réagir. Dès les sixties - chants, raps, prédications - l’homme sur le trône retrouve des adhérents. Sun Ra, Earth Wind & Fire, Afrika Bambaataa… Le retour à l’Egypte se prépare. Monde à retrouver et non plus à fuir, réhabilitation, esprit des mystères, retour aux racines – la musique opère une contre-attaque mythologique. L’enjeu : un changement de perspective, de ‘tour d’esprit’. Amenant le récit via les paroles des airs, les chansons nous content les mythes autour de Moïse et Pharaon. Explorant d’abord l’usage stratégique du mythe chanté dans l’histoire afro-américaine – (...)
  • sam 25.04.2015
  • 20:00

    Sacré Graal
    Terry Gilliam & Terry Jones, 1975, GB, 35mm, vo st fr & nl, 91'
    Issu d’une écriture collective autour de la légende Arthurienne, "Sacré Graal" est l’une des comédies les plus cultes et les plus connues au monde. Elle est placée également sous le signe de Chaucer dans un Moyen-Âge fantasmé, sale, lâche et obscurantiste, mais remplis de gags, de jolies filles, de chansons et, surtout, d’outrances et d’absurde. Bien que les parties soient plus stimulantes que le tout, ce film est un objet cinématographique réussi, hilarant et précieux. Les conditions de productions furent, là encore, aussi épiques que le scénario, et l’aventure marque les débuts à la réalisation de Terry Jones (spécialiste de Chaucer) et de Terry Gilliam. Comme chez Guerman, la mort et la boue sont au rendez-vous, notamment dans les célèbres scènes des collecteurs de cadavres ou des "Mud eaters" où d’extrêmement pauvres paysans, réduits à manger la terre, expliquent la lutte des classes et l’auto-gestion au Roi Arthur. Il paraît que les conditions de tournage auraient eu raison des nerfs du patient Michael Palin, qui allait pourtant remettre plus tard le couvert dans "Jabberwocky".
  • 22:00

    Terry Gilliam, 1977, GB, video, vo st fr, 105'
    Avec ce film, Terry Gilliam s’émancipe progressivement des Monty Python, tout en gardant un lien fort avec l’univers de ses compères. Michael Palin y tient le rôle principal, et on y retrouve l’esprit et certains gags du groupe. Pour le reste, même si l’humour est encore présent, on entre doucement dans l’univers onirique angoissant qui caractérise le cinéma de Gilliam. Les points communs avec "Hard to be a God" sont nombreux puisqu’on trouve dans ce film une ville boueuse, un château qui s’écroule, des costumes crasseux, des dirigeants minables et mauvais, des marchands, des Guildes agissant en lobbys, des excréments, de la pourriture, de l’urine, des crétins, de véritables gueules, une secte (ici masochiste), d’étranges machines, de la musique diégétique dégénérée, du sang, et un personnage principal qui sert de prétexte à explorer tout cela. Les références littéraires sont proches et le Jabberwocky sort d’un poème absurde de Lewis Caroll (récité par Ted Milton de Blurt, en marionnettiste !). Pour couronner le tout, Gilliam utilise à des fins épiques la musique du grand musicien russe Mussorgsky et ses évocation d’une Kiev médiévale.
  • dim 26.04.2015
  • 18:00

    Hard to be a God / Un Dieu rebelle
    Peter Fleischmann, 1989, DE-RU-FR, 35mm, vo de st fr, 119'
    La première adaptation de "Hard To Be a God", co-production franco-germano-soviétique, fut également un long processus, qui laissa toutes les parties sur leur faim à la fin des années 1980. Le film est un mélange de science-fiction et d’Heroic Fantasy passer à la moulinette germanique. Étrange étrange... Pour forcer le trait de ce déroutant récit, on insiste sur le mélange des genres : les terriens communiquent avec Don Rumata et sont à bord d’un vaisseau spatial en orbite ! Jean-Claude Carrière participe au scénario, Peter Fleischmann réalise, Jean-Claude Mézières conçoit les décors (très peu utilisés paraît-il) et l’on voit bien qu’on tente de marier Blockbusters, séries B 80’s et cinéma russe de l’époque (cf "Kin-dza-dza", montré au Nova il y a quelques années) avec un budget compliqué. On est très très loin du film de Guerman ! Si l’on est attentif, l’histoire originale des frères Strugatsky, transformée, se comprend à peu près. Le film réserve quelques bonnes surprises et ne manque pas d’intriguer : une ambiance 80’s vintage, des tentatives de folk futuriste (point commun avec la version de Guerman) et la présence de Werner Herzog font (...)
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • jeu 30.04.2015
  • 20:00

    On vous souhaite d’avoir mis moins de temps à réaliser votre film que "Hard To Be a God" ! En tous cas, s’il fait lui aussi 3 h, il ne sera pas possible de le montrer lors de cet Open Screen où nous attendons des courts métrages de 15 min maximum. Pas d’obscurantisme au Nova, sinon celui de la salle, donc tous sujets, traitements, formats sont acceptés et projetés (dans la limite des deux heures de séance imparties). Envoyez vos films une semaine à l’avance au Cinéma Nova, 14 rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles. Avec entre autres : – Silence, Marta Kosieradzka& Eva Campos Suarez, video, B, 2015, 6’ – Zlati, le pain solite, Loyer & Le Nalbaut, video, B, 2015, 14’15 – S’enfoncer, spéculer, Antoine Loyer, video, B, 2015, 3’47 – Fwistrasyon, Les Gnomes à Poêle, video, B, 2014, 8’ – Chryse Planitia, Estelle Vanmalle, video, B, 2015
  • ven 01.05.2015
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • sam 02.05.2015
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00 Concert

    Orion Rigel Dommisse est une fille des étoiles, quelque peu macabre et excentrique. Ses balades mystérieuses consistent en des mélodies élevées, des harmonies divines, des arrangements surnaturels de violoncelle et d’orgue, accompagnés de textes gothiques empreints d’horreur cosmique, trahissant son amour pour H.P. Lovecraft. A l’écoute, c’est comme si un ange avait atterri sur la planète Terre (et plus précisément à Providence, USA), et que depuis lors il désire retourner vers les altitudes célestes, plein de nostalgie éthérique mais en même temps attiré par les forces sombres qui règnent cette existence mondaine. Il y a longtemps, elle a joué dans l’avant­-programme bruxellois de Ariel Pink et Marissa Nadler, avant de sortir son premier disque. Depuis lors, elle a entre autres collaboré avec l’incomparable Alec K. Redfearn & the Eyesores. Elle vient de sortir son troisième disque, Omicron, qui est sans doute son disque le plus poppy, résultant des collaborations plus ou moins fortuites avec quelques musiciens rencontrés en France, qui par ailleurs l’accompagneront sur la scène du Nova, comme Eddy Crampes (guitare), Jens Bosteen (basse) et Emma (...)
  • dim 03.05.2015
  • 18:00 Film

    Tim Moreau, 2013, FR – US, vo ang st fr, 53'
    Baltimore est une nouvelle fois à l’honneur sur l’écran du Nova, après la venue de John Waters, ou les projections de Martha Colburn ou Matt Porterfield. Aujourd’hui, c’est le réalisateur lillois Tim Moreau qui évoque cette ville définitivement intrigante. Une plongée dans la scène club underground de Baltimore où danse, extravagance, fraternité répondent à l’énergie dense et dure émise par la ville. Moins coté que le "son" de New York ou Detroit, la musique que l’on appelle partout "Baltimore Club" (entre House music et Hip hop), simplement dénommée "club" là-bas, a néanmoins ses adeptes et ses caractéristiques. "Baltimore, Where You At ?" est une rencontre avec différents protagonistes du "club" : danseurs, DJ, activistes, producteurs, ainsi que des légendes locales, dont les images d’archives et témoignages viennent rendre compte. Le film de Tim Moreau est une généreuse approche, traitant en creux du destin de Baltimore, dont les jours de gloire semblent depuis longtemps révolus et d’où les oubliés du système puisent une force entraînante qui transpire dans la musique et la danse.
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • jeu 07.05.2015
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00

    various directors, 2014, GB, vo, 77'
    Animés par la volonté de pérenniser leur cinéma suite à la fin du contrat de bail, l’équipe du "Cube" lance une campagne de levée de fonds en 2012, dans l’espoir d’acheter le bâtiment. Le traditionnel appel à dons est enrichi par la volonté de produire un film, qui contribuera à la campagne. L’idée est de vendre des éditions DVD rares, à un prix de soutien, et de verser dans la cagnotte les frais de diffusion récoltés. Le concept ? Demander à 70 amis du "Cube" - réalisateurs, musiciens, vidéastes et autres perfomers – de réaliser chacun un film d’une minute qui, une fois assemblés, proposerons une mosaïque d’images et de sons hétéroclites. Craig Baldwin, Ben Rivers, Portishead, Nicolas Roeg, Jack Stevenson ou encore Peter Strickland, pour ne citer qu’eux, se sont prêtés à ce jeu spontané. Doté d’un montage thématique et formel intelligent, "The Film That Buys the Cinema" est parcouru de propositions libres qui vont de l’expérimentation la plus radicale à des tentatives documentaires, en glissant des fragments de concerts ou de matchs de foot en vue suggestive. Rotation de machine à laver, théâtre labial, poses de flics, œil coulant ou gelée (...)
  • ven 08.05.2015
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00 Courts métrages

    Years of Structure (1960’s-80’s)
    La naissance des ciné clubs après la seconde guerre mondiale en Yougoslavie permit aux cinéastes Dušan Makavejev, Živojin Pavlović, Vojislav Kokan Rakonjac et Želimir Žilnik (qui était tout récemment au Nova !) d’expérimenter des formes narratives et de questionner l’essence du système socialiste. Leurs films plus conséquents des années ’60 furent regroupés sous l’appellation "Black Wave". Au festival GEFFF en 1964 puis chez eux où ils organisaient des projections de leurs propres films, Petar Arandjelović et Tomislav Gotovac changèrent la manière des cinéphiles serbes d’appréhender le cinéma expérimental.
    Glava - Krug
    Zoran Popović, 1968-69, YU, 8mm, vo st ang, 5'
    Kompozicija
    Vjekoslav Nakić, 1970, YU, 16mm, vo st ang, 6'
    Vrt sa stazama što se racvaju
    Slobodan Šijan, 1971, YU, 8mm, vo st ang, 4'
    ...
  • 22:00 Courts métrages

    Ces dernières années, l’Academy Film Center a collaboré avec des cinéastes aux travers de résidences, notamment lors du Film/Video Festival qu’il organise chaque année en décembre. Ces films commencent à attirer l’attention de festivals plus importants. Voici donc un florilège de ces “nouvelles voix“ dont Nikola Đurić et Zoran Saveski occupent un rôle de passeurs qui permet à une certaine vision du cinéma expérimental de perdurer.
    Nokturno
    Nikola Đurić, 1974-2014, RS, HD, 15'
    Sobre Belgrado
    Andrès Denegri, 2011, RS, super8 > video, 4'
    Sky Lines
    Nadine Poulain, 2013, RS, HD, 10'
    ...
  • sam 09.05.2015
    Tables d'hôtes 19:30 Microboutiek 19:30
  • 20:00 Courts métrages

    Membre actif de Kino-Climates depuis le début, Bernhard Marsch est un programmateur et cinéaste unique et excentrique. Il faut le voir pour le croire ! L’esprit toujours vif, il habille sa vie intérieure profonde d’une belle moustache qu’il ne quitte jamais, même lors de ses baignades quotidiennes ! Il viendra avec un groupe de cinéastes de Cologne aussi étonnants que lui.
    Halleluja
    Bernhard Marsch, 1995, DE, 35mm, 11'
    Liebe ist geschmacksache
    Bernhard Marsch & Piet Fuchs, 1997, DE, 35mm, 14'
    Wonhaft
    Bernhard Marsch, 2005, DE, 35mm, 11'
    ...
  • 22:00

    Christian Mrasek & Jukka Schmidt, 2013, HD, vo de st ang & fr, 91'
    "Nobody can tell you exactly about the meaning of life, but one thing is for sure : It’s not being the richest man on the cemetery." (Peter Ustinov) Un road movie conte de fée inondé de soleil et plein de musique pour une histoire presque vraie. Hans, qui en a déjà marre depuis longtemps de vendre n’importe quoi et de tromper son monde, laisse tomber son boulot, offre son Not-That-Smartphone et s’en va vers le sud avec un sac plein de fric. Au cours de son odyssée dans un monde d’aventuriers et de profiteurs, il prend tout ce que Dame Fortune veut bien lui offrir. Il tombe sur des compagnons de route charmants mais aussi plutôt louches qui l’entraînent sans cesse vers de nouveaux horizons. Et comme il prend la vie comme elle vient, il ne peux heureusement pas s’égarer – à moins que…
  • 24:00

    Le réseau Kino Climates, lors de ses rencontres, a permis de déceler des talents de DJ et une certaine propension à prolonger la fête dans des lieux étranges ! Nous en profitons pour vous inviter à découvrir ce qu’on écoute sur les dancefloors de Cologne et de Belgrade. Et quand vous aurez vu les films de Bernhard Marsch, vous saurez à quoi vous en tenir ! Cette soirée est aussi l’occasion de fêter les 10 ans du Human Jukebox ! Créé en 2005 dans le Bokaal du Nova (la caisse à l’entrée du cinéma), cette performance/concert s’installe depuis dans des boîtes de toutes formes et tailles à travers l’Europe, entre autre dans certains cinémas membres de Kino Climates. Après s’être contorsionné dans de trop petits endroits, il sera temps de retrouver le confort du Bokaal et de revoir le Human Jukebox dans son habitat naturel.
  • dim 10.05.2015
  • 18:00

    Sacré Graal
    Terry Gilliam & Terry Jones, 1975, GB, 35mm, vo st fr & nl, 91'
    Issu d’une écriture collective autour de la légende Arthurienne, "Sacré Graal" est l’une des comédies les plus cultes et les plus connues au monde. Elle est placée également sous le signe de Chaucer dans un Moyen-Âge fantasmé, sale, lâche et obscurantiste, mais remplis de gags, de jolies filles, de chansons et, surtout, d’outrances et d’absurde. Bien que les parties soient plus stimulantes que le tout, ce film est un objet cinématographique réussi, hilarant et précieux. Les conditions de productions furent, là encore, aussi épiques que le scénario, et l’aventure marque les débuts à la réalisation de Terry Jones (spécialiste de Chaucer) et de Terry Gilliam. Comme chez Guerman, la mort et la boue sont au rendez-vous, notamment dans les célèbres scènes des collecteurs de cadavres ou des "Mud eaters" où d’extrêmement pauvres paysans, réduits à manger la terre, expliquent la lutte des classes et l’auto-gestion au Roi Arthur. Il paraît que les conditions de tournage auraient eu raison des nerfs du patient Michael Palin, qui allait pourtant remettre plus tard le couvert dans "Jabberwocky".
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)
  • jeu 14.05.2015
  • 20:00 Prima Nova

    Catherine Libert, 2015, BE, super8 > video, vo fr st ang, 72'
    Un jour d’été une jeune femme, Claire, voit son homme disparaître. Subitement, sans explications. Elle se retrouve face à un grand vide et va devoir parcourir le long chemin du deuil. Elle a besoin pour cela de se retrouver seule, et décide alors de partir à la mer, à Ostende. Mais c’est l’été, et les plages sont envahies par des dizaines de touristes. Claire est en décalage de tout ce brouhaha estival. Solitaire, elle se laisse porter par son énergie intérieure, par moment calme par moment révolté. Jusqu’au moment où elle dérape… "Phenix" est un film qui s’inscrit très clairement dans la veine expérimentale. Entièrement tourné en Super8, le film brouille les pistes. Un peu fiction, un peu documentaire, se réappropriant des codes du film amateur, et pourtant subtilement monté, le film résiste à toute catégorisation. Comme d’ailleurs sa réalisatrice, Catherine Libert, farouche adepte d’un cinéma indépendant, réalisé artisanalement.
  • ven 15.05.2015
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00 Live Soundtrack

    Von Calhau anime avec leurs petits livres, leurs sérigraphies, leurs films et leur musique électronique expérimentale, les nuits de Porto. Leur univers stimulant propose facéties ludiques et tradition psychédélique plus sombre dans un joyeux délire. Un duo qui mélange l’esprit artisanal de João, la voix et les déguisements excentriques de Marta pour des voyages où l’on croise l’imaginaire rural portugais, les rumeurs de Lisbonne et Porto croisant le fer avec les mondes anglo-saxons et français. Avides de se perdre à la fois dans des paysages abscons tout comme dans les limbes, ils jouent d’ un passé fantasmé et d’un futur souriant qui n’exclut pas la mélancolie. Adeptes du 16 mm, ils viennent nous présenter cet univers avec un live soundtrack foisonnant. Venez donc en prendre plein les yeux et les oreilles !
  • sam 16.05.2015
    Tables d'hôtes 19:30
  • 20:00 Film + débat

    Nicolas Burlaud, 2014, FR, vo, 72'
    Flonflons, cotillons et fierté nationale ! Être désignée capitale européenne de la culture est un honneur pour une ville, que seules les expositions universelles semblent surpasser. Alors on y va plein pot : projet de constructions de bâtiments prestigieux, appel à des artistes cotés, appel aux médias... Le tout pour et par la culture, et pour le peuple évidemment ! Vraiment ? Membre du collectif marseillais Primitivi, Nicolas Burlaud en est revenu. C’est qu’en 2013, c’était au tour de Marseille de faire flotter bien haut les couleurs de la culture européenne. Au delà de l’empoudrage d’yeux ébahis, le réalisateur pousse l’enquête un peu plus loin et révèle les incohérences de certains projets censés améliorer le quotidien des habitants moins bien lotis pour les intégrer dans cette grande fête. Surtout, il enquête sur la volonté manifeste de faire de Marseille une ville européenne attractive (pour qui ?) dépourvue des restes d’une vie antérieure à la réputation sulfureuse. Croisant rencontres, discours officiels et mythologie, Nicolas Burlaud revient sur les éloges médiatiques pour décrire une réalité que les paillettes ne peuvent ensevelir.
  • dim 17.05.2015
  • 18:00

    Hard to be a God / Un Dieu rebelle
    Peter Fleischmann, 1989, DE-RU-FR, 35mm, vo de st fr, 119'
    La première adaptation de "Hard To Be a God", co-production franco-germano-soviétique, fut également un long processus, qui laissa toutes les parties sur leur faim à la fin des années 1980. Le film est un mélange de science-fiction et d’Heroic Fantasy passer à la moulinette germanique. Étrange étrange... Pour forcer le trait de ce déroutant récit, on insiste sur le mélange des genres : les terriens communiquent avec Don Rumata et sont à bord d’un vaisseau spatial en orbite ! Jean-Claude Carrière participe au scénario, Peter Fleischmann réalise, Jean-Claude Mézières conçoit les décors (très peu utilisés paraît-il) et l’on voit bien qu’on tente de marier Blockbusters, séries B 80’s et cinéma russe de l’époque (cf "Kin-dza-dza", montré au Nova il y a quelques années) avec un budget compliqué. On est très très loin du film de Guerman ! Si l’on est attentif, l’histoire originale des frères Strugatsky, transformée, se comprend à peu près. Le film réserve quelques bonnes surprises et ne manque pas d’intriguer : une ambiance 80’s vintage, des tentatives de folk futuriste (point commun avec la version de Guerman) et la présence de Werner Herzog font (...)
  • 20:00

    Il est difficile d’être un Dieu
    Alexei Yurievich Guerman, 2013, RU, DCP, vo st fr & ang, 170'
    Une équipe de scientifiques est envoyée à Arkanar, capitale d’une petite planète proche de la Terre. Plongée dans un Moyen-Âge crasseux, elle refuse d’entrer dans une Renaissance dont l’écho lointain fut assourdit définitivement par l’éradication de la seule université. Parmi eux, Don Rumata, s’intègre à la population en incarnant la dernière engeance d’une lignée de demi-Dieux vénérés. Sous cette couverture, il se doit de parcourir les viscères d’Arkanar, en quête du docteur Budakh, dans le but de sauver ce qui resterait de connaissances dans ce royaume de la bouffonnerie génocidaire, où les têtes d’érudits roulent au rythme d’une interminable pluie battante. Une voix off distille quelques rares informations, suivies d’indices pour planter le décor. Guerman nous plonge directement, durablement, dans ce monde qui ne pouvait être montré que dans ce noir et blanc peu contrasté et témoigner de ce cloaque humide, sale, et puant. Commence alors pendant près de trois heures un voyage au cœur de cet univers où la bêtise terre à terre régit tout. Hommes et animaux s’en remettent à leur sens premiers pour s’en sortir, et l’odorat reprend le dessus. Pour (...)