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mer 26.11.2014
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Bernard Delville
Militant artistique visionnaire, Bernard Delville traverse les décennies. Depuis les années 1960 et son intégration dans le Mass Moving, il mène des démarches de réappropriations citoyennes de la production d’énergie éolienne via son asbl "Les vents d’Houyet". Au plus près des défis de son époque, Bernard conçoit des alternatives ludiques à la ville-voiture ; participe à la délimitation d’une réserve naturelle d’eau pure dans les neiges éternelles de l’Himalaya ; brûle ses tartines beurrées et envisage, déjà dans les années 1980, des voitures solaires, quand il ne réclame pas haut et fort le droit à disposer du vent. Notre cave sera garnie de ses plans, photos et autres évocations de projets aboutis, en cours, ou trop beaux, trop grands, et tellement ambitieux pour être vrais. Autant de symboles de cette résistance inventive au tout énergétique et à l’accaparement des biens et flux par le privé. Finissage de l’expo et de l’année Nova le 21 décembre ! http://www.vents-houyet.be/ -
Early Works
Premier long métrage de Zelimir Zilnik, "Early Works" raconte l’histoire de trois jeunes hommes et d’une jeune femme qui décident de faire le tour de la Yougoslavie dans leur bagnole bien déglinguée. Inspirés par les écrits de Karl Marx ils veulent changer le monde et ont un objectif : encourager la population à s’émanciper de la société socialiste et à rompre avec leur train-train quotidien pour vivre le "vrai" socialisme. Ils sont arrêtés, échouent dans leur projet utopiste, et se vouent alors à une auto-destruction absurde et grotesque. "Early Works " reçu le Lion d’Or au festival de Berlin en 1969, première fois pour un film yougoslave. Truffé de scènes à l’humour noir ou bizarre, le film proposait une critique trop mordante pour le pouvoir en place, qui donna ainsi du fil à retordre à Zelimir Zilnik. Il ne pût en effet compléter son deuxième long métrage et décida alors de s’expatrier pendant quelques années en Allemagne. Cette séance sera précédée par deux courts métrages de la période de la Black Wave, et sera suivie par une rencontre avec Zelimir Zilnik.+ Newsreel On Village Youth, In Winter+ Little Pioneers -
jeu 27.11.2014
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The Radiant
Mêlant images d’archives diverses et surprenantes, infographies et rencontres, ’The Otolith Group’ transcende les genres en réalisant ce documentaire essentiellement sensoriel et factuel par instant, flirtant à l’envie avec le cinéma expérimental. Projet alliant esthétique et politique, ce documentaire atypique questionne directement la philosophie toute puissante du progrès et de la course technologique. Invité à réaliser un film sur le 11 mars 2011 pour la treizième édition du dOCUMENTA, la prestigieuse quinquennale d’art contemporain, le collectif trouve sa place d’observateur non japonais en alternant réflexions, rencontres et évocation d’un temps où, par delà les vagues, l’atome impose sa loi, ses expériences et son incertitude (ir)radieuse.+ Safety Zone -
Still Life
Han Sanming, mineur de la province du Shanxi, part dans la cité ridée à moitié engloutie de Fengjie en quête de son ex-femme disparue depuis 16 ans, avant que le barrage des 3 Gorges ne déversent son eau et ne noie définitivement ville et souvenirs. Lacunaire, sa recherche s’éternise. Dans l’espoir de voir émerger de nouveaux indices, il rejoint l’industrie florissante de l’autodestruction urbaine pour survivre le temps nécessaire. Réalisé dans cette cité tatouée, "Still Life" croise les destins des personnages liés par la fuite d’un temps et d’un lieu aujourd’hui disparu. Une face est marquée par l’exil nécessaire et les ruelles grouillantes d’une vie qui se sait précaire ; l’autre, d’un monde élevé où se réjouissent d’orgueilleux entrepreneurs qui ont enfin dompté le plus grand fleuve d’Asie, le Yangzi Jiang (Yang-Tsé) et qui, d’un ordre lancé à leurs sous-fifres, illumine ce territoire majestueux d’un pont inutile en l’absence de barrage. -
ven 28.11.2014
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Into Eternity
Composé comme une lettre vidéo à l’adresse des générations futures, ce film nous interroge sur l’indépassable philosophie prétentieuse de notre époque qui clame pouvoir tout contrôler, quitte à prendre des décisions impliquant l’ensemble des êtres vivants pour des dizaines de milliers d’années. Depuis Onkalo, un gigantesque dédale creusé à 500 mètres de profondeur dans le sous-sol finlandais pour y stocker les déchets radioactifs, Madsen dépasse la forme habituelle du documentaire pour nous plonger dans une réflexion métaphysique digne de la science-fiction. Par l’exploration des thèses des concepteurs de ce projet d’enfouissement démesuré et le développement d’hypothèses de vie et survie du projet, il dessine la fragilité des productions humaines, interroge les civilisations qui nous succèderont et questionne la possibilité d’une communication intergénérationnelle.+ White Horse -
A Page of Madness [by Odessa]
Dans la noirceur d’un asile d’aliénés, un homme se fait engager pour tenter de libérer sa femme internée. Un univers grimaçant dans lequel tous les personnages sont prisonniers… Teinosuke Kinugasa n’a pas respecté les façons de faire de l’époque et c’est tant mieux : fulgurance du montage, expressionnisme allemand revisité, liberté totale dans la recherche de formes nouvelles… La structure narrative passablement décousue et l’hermétisme du scénario, improvisé pendant le tournage avec ses dialogues chuchotés au creux de l’oreille que rien ne vient sous-titrer, en font une œuvre à l’audace particulière. Plus qu’un film muet, c’est une expérience mutique qui nous amène à ressentir pleinement ce monde clos et les forces de l’abîme qui le régissent. Réalisé en 1926, puis perdu et oublié jusqu’à ce que l’auteur en retrouve une copie plus de 40 ans plus tard, "Une page folle" est un film rarement projeté car il n’en existe à ce jour qu’une poignée de copies. Près de trois ans après avoir dû annuler en dernière minute son live pour les 15 ans du Nova, Odessa (laptop, live electronics & modular synthesizer) se pose devant l’écran pour sonoriser ce film (...) -
sam 29.11.2014
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Fukushima : Memories of the Lost Landscape
14h46, le 11 mars 2011, Tokyo tremble. Longtemps. Si des secousses remuent fréquemment les fondations des interminables tours tokyoïtes, ces trois minutes de béton mouvant terrifient jusqu’aux salarymen les plus concentrés. Dans son flat de banlieue, Matsubayashi Yoju enregistre directement ce qu’il perçoit : de son cactus chancelant à ces images, glaçantes, d’un territoire terrassé par la vague et irradié par les fuites. Originaire du sud-nippon, Matsubayashi part en direction de ce nord-est inconnu pour découvrir et témoigner du destin des survivants confrontés à l’exode nucléaire, organisé à coups de compas. Ce carnet de route filmé illustre à la fois l’intégration du réalisateur dans le quotidien contrarié des riverains de la centrale, que les premiers mois de survie entre organisation du chaos et intégration d’une inévitable résignation. "Fukushima : Memories of the Lost Landscape" est incontournable dans l’appréhension des premiers mois d’un désastre humain, entre autre causé par l’atome. Yoju Matsubayashi sera présent ce dimanche 7 décembre -
A2-B-C
En quête de désintoxication territoriale, des ouvriers déblayent le moindre mètre carré de bitume pour enfin rouvrir les plaines de jeu et laisser gambader les guillerets bambins aux alentours de la zone interdite. Au centre de cette activité, les mères angoissent. La montagne de sacs hermétiques emplis de poussières radioactives ne les apaise pas plus que les avis systématiquement rassurants des hôpitaux officiels, contredits par les expertises d’instituts privés ignorés par le gouvernement. Ian Thomas Ash, résidant au Japon, explore ce terrain : des kystes envahissant les jeunes thyroïdes à la volonté des dirigeants, compréhensible mais dramatique, de normaliser le quotidien dans ces territoires, tandis que l’incertitude et les approximations plombent définitivement le moral des plus jeunes. -
A Woman from Fukushima
Troisième temps de la catastrophe, après le choc et le constat : la réaction ! Ce film montre la révolte d’une femme au foyer qui, confrontée au quotidien à la gestion calamiteuse du flux nucléaire, joue poliment des coudes pour bousculer les codes de bonne conduite nippons. Dépourvue dans un premier temps du soutien de ses proches, Kida Setsuko s’embarque dans un combat politique contre le système nucléaire et contre les structures patriarcales qui la cantonnent à des rôles subalternes. Hayakawa Yumiko, la réalisatrice, suit cette révolte émancipatrice de long terme, depuis Fukushima jusqu’aux trottoirs tokyoïtes à conquérir. Une rencontre exceptionnelle en vidéoconférence sera organisée à la suite de la projection avec la réalisatrice et Kida Setsuko pour évoquer le film et la situation actuelle ! -
dim 30.11.2014
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Gasland
Tout démarre par une proposition faramineuse de la compagnie de gaz américaine pour louer le terrain de Josh Fox à pas moins de 100.000$ ; offre présentée comme indolore et patriote au futur réalisateur de "Gasland". Plus tard, il prend acte du dispositif légal développé par Dick Cheney en 2005, alors vice-président de Bush junior, pour permettre aux producteurs de gaz de passer outre les réglementations strictes sécurisants la propreté de l’eau, de l’air et l’accès à l’eau potable. Les signes sont alors clairs et suffisants pour alerter Josh qui démarre une enquête au travers des États-Unis. Il questionne de près l’impact au quotidien de la fracturation hydraulique, nécessaire à l’exploitation de cette "Arabie Saoudite" gazière américaine, sur les populations locales. Robinet explosif, remontée radioactives, marais en ébullition, acheminement d’eau potable par camions... Au choc du passe-droit s’ajoute celui du constat. "Gasland" c’est aussi l’accomplissement d’un fantasme de réalisateur. Le monde s’oriente grâce à ce film. À l’autre bout de l’Atlantique, la mobilisation ardéchoise en 2011 contre les géants du gaz et leurs projets de fracturation (...) -
Terre de schiste
A l’été 2011, une loi est votée interdisant en France la fracturation hydraulique, technique destructive mais nécessaire à l’extraction du gaz de schiste. Total voit alors son permis français abrogé. Mais rien ne l’empêche de prospecter ailleurs, en Europe et dans le monde. Bien installé en Argentine, Total a ainsi acquis des permis de gaz de gaz de schiste dans la province de Neuquén en Patagonie, y compris au sein d’une aire naturelle protégée. Accaparement de terres, répression… Les populations autochtones souffrant déjà des impacts de décennies d’exploitation conventionnelle de pétrole et gaz se retrouvent ainsi piégées. La résistance commence. -
Gasland : Part II
Si le premier "Gasland" facilita la mobilisation française, rien n’est moins sûr pour ce qui est des États-Unis, de l’Australie, de la Pologne... où les projets d’exploitation de gaz de schiste se multiplient. Décidé à mener la lutte contre les lobbys gaziers, l’administration en quête d’autonomie énergétique et les spots reluisants à la gloire du gaz naturel plus blanc que blanc, Josh Fox repart à la rencontre des citoyens confrontés au schiste et à l’eau contaminée. Il fait ici le point sur la tristesse d’un état des lieux commun à toutes les régions frappées par cette promesse d’une radieuse promotion d’un gaz propre et émancipateur. Toujours aussi peu avare en détails, "Gasland : Part II" illustre le fantasme aveuglant d’un Eldorado porté par le trop peu séparable binôme exploitant-État. La projection des deux "Gasland" sera l’occasion de faire un pas de côté et de discuter de la situation du schiste en Europe et en Belgique en compagnie d’Antoine Simon, spécialiste de la question au sein de l’ONG "Friends of the Earth" Europe. -
mer 03.12.2014
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Zzurfreiheit
Trio iconoclaste qui prend naissance dans les faisceaux lumineux de projecteurs 16mm et vidéo, Zzurfreiheit s’attelle à vous faire voyager dans le temps et l’espace grâce aux vertus insoupçonnées de la rétroaction acoustique et lumineuse. En développant une poétique de l’instant et de l’immédiateté ces 3 énergumènes génèrent des conflits de perceptions aux conséquences contemplatives sévères pour votre cerveau. La matière première visuelle - points, lignes, paysages et végétaux - créée sur pellicule 16mm par Julien Bibard, est réinterprétée en feed-back par des traitements vidéo et audio numériques de Lionel Palun. Les sons des mécaniques et des bobinages électriques du projecteur 16mm servent quant à eux de matières premières au délicates et impulsives manipulations de Jean-Philippe Saulou. Au final ce voyage hypnotique et autophage, dans un paysage aux coordonnées spatio-temporelles plutôt vagues, vous fera peut-être oublier, pour ceux qui en douteraient encore, que le cinéma se passe seulement sur un écran.+ Ouverture+ Strips+ #11 (Marey <-> Moiré) -
jeu 04.12.2014
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Into Eternity
Composé comme une lettre vidéo à l’adresse des générations futures, ce film nous interroge sur l’indépassable philosophie prétentieuse de notre époque qui clame pouvoir tout contrôler, quitte à prendre des décisions impliquant l’ensemble des êtres vivants pour des dizaines de milliers d’années. Depuis Onkalo, un gigantesque dédale creusé à 500 mètres de profondeur dans le sous-sol finlandais pour y stocker les déchets radioactifs, Madsen dépasse la forme habituelle du documentaire pour nous plonger dans une réflexion métaphysique digne de la science-fiction. Par l’exploration des thèses des concepteurs de ce projet d’enfouissement démesuré et le développement d’hypothèses de vie et survie du projet, il dessine la fragilité des productions humaines, interroge les civilisations qui nous succèderont et questionne la possibilité d’une communication intergénérationnelle.+ White Horse -
Zone Zéro
Un an et un mois après la fermeture agressive et violente par le bourgmestre de Saint-Josse et la police du couvent Gesù, nous accueillons Farzad Mouloudi et Klaas Boelen pour la projection de "Zone Zéro". Habitué des lieux, Farzad explore le quotidien des résidents en même temps qu’il brosse le portrait d’une démarche organisationnelle délicate, parfois en contradiction avec les idéaux originels. Faite de réunions participatives, l’organisation des lieux subit progressivement le fossé qui se creuse entre démunis qui ont accès à un logement à moindre frais et habitants convaincus du nécessaire réinvestissement du concept d’habitat et des lieux abandonnés. Du contraste des aspirations naît le délitement progressif d’un idéal fragile, définitivement réduit au silence par la brutale intervention communale. Trace d’un mouvement en constante réinvention, "Zone Zéro" illustre des pans d’une vie méconnue et pourtant indispensable à l’heure où les logements à loyer abordable se font rares. -
ven 05.12.2014
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Metamorphosen
Ébranlé par la catastrophe du 11 mars 2011, Sebastian Mez explore la vie tumultueuse de l’atome et découvre un événement sur lequel, encore aujourd’hui, les médias restent silencieux. En 1957, à Muslyumovo, un village du sud de l’Oural, un réacteur du complexe nucléaire Mayak explosa et exposa les populations locales à de très fortes radiations. Le site, encore en activité aujourd’hui, déverse ses eaux radioactives dans la Tetcha, la rivière traversant la région, devenant de fait l’une des décharges radioactives les plus contaminées du globe. Officiellement pour cause de blocage soviétique, la non-information vis-à-vis de cet événement aux premières années de développement du nucléaire civile questionne. Ce film, doté d’un noir et blanc très esthétique, alterne entre portraits d’habitants et longs plans de la nature alentours. Le travail du son et de l’image rend perceptible ce danger invisible et crée une dimension hors du temps, à cet endroit oublié du reste du monde.+ Le sacrifice -
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sam 06.12.2014
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Formation au langage cinématographique
Analyser un film, c’est non seulement interroger une continuité cohérente d’images et de sons génératrice de sens. Mais c’est aussi interroger les moyens utilisés par le cinéaste pour la produire. Au cours de ses années d’enseignement, Thierry Odeyn (professeur à l’Insas et à l’Ihecs) a "inventé" une approche du réel longuement réfléchie qui a déjà formé plusieurs générations de cinéastes. Pour le quatrième épisode de ces cours la tension entre "ciné œil" et "ciné poing" dans le cinéma soviétique des années 1920 sera explorée. -
The End of the World Begins With One Lie
D’un geste au calme incertain, Lech Kowalski dénonce la compromission d’un des piliers de l’histoire du cinéma documentaire, Robert Flaherty, avec l’industrie américaine du pétrole, la Standard Oil Company. Fruit de cette collaboration intrigante, le film "Louisiana Story", réalisé en 1948, tend à rassurer le spectateur quant à la sympathie naturelle et à la maîtrise technique des pionniers du forage pétrolier dans le Golfe du Mexique. Frappé par les images esthétisantes et niaises de ce film, Kowalski allume son ordinateur, sa caméra et confronte ces images d’un territoire mental idyllique aux témoignages amateurs postés sur internet suite à la titanesque marée noire de 2010 dans ce même Golfe. « J’ai utilisé deux types d’images différentes pour montrer comment le système, on parle ici du Rockefeller Group, manipule les artistes et manipule la réalité pour qu’elles correspondent à leurs besoins. » http://www.lechkowalski.com/ -
Mad Max II
Après avoir vu sa femme et son fils sauvagement assassinés par une bande de motards cinglés, Max se venge. C’est de cette manière que se terminait le très étonnant premier long métrage de George Miller. Pour ce second volet, le réalisateur australien flanque Mel Gibson de Bruce Dern (conducteur du fameux Autogyre !), acteur facétieux et iconique de l’Ozploitation. Bond dans le temps, raréfaction des humains et du pétrole, les choses se durcissent nettement et indiquent le nord du mythe Mad Max. Miller nous propose un mélange de Survival et de Western, sauce action post-apocalytpique très années 80. L’univers marque le genre durablement en instituant une sorte de cyberpunk de l’Outback, avec des ploucs à crêtes sans foi ni loi pratiquant une violence, une sexualité et un mélange des genres à rendre dingue le moins coincé de la Manif pour Tous. La question de l’énergie est au centre du film où on assiste à l’illustration ultime des prévisions de sauvagerie provoquée par la quasi disparition d’une ressource vitale. -
dim 07.12.2014
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Les petits débrouillards
Spécialiste dans l’élaboration d’ateliers d’éveil aux processus scientifiques et technologiques, l’équipe des Petits Débrouillards envahira le bar du Nova avec eau, éoliennes de poche et circuits électriques artisanaux et surprenants, pour fasciner les plus jeunes et leur enseigner les fondamentaux de l’énergie et de son fonctionnement. Ludique et complet, l’atelier a pour ambition non seulement d’apprendre aux enfants mais aussi, et probablement surtout, de leur donner l’occasion de s’approprier ces savoirs par la confection de mobiles personnels et la découverte active de processus méconnus. Parents admis, cet atelier, entrecoupé d’un goûter, est ouvert sur inscription à 20 enfants de 8 à 12 ans, mail de réservation à envoyer à nova@nova-cinema.org. http://www.lespetitsdebrouillards.be -
Radieux Atome
En ces temps d’inquiétudes liées à de possibles coupes énergétiques -le fameux délestage craint pour cause de fermeture de 3 des 7 réacteurs nucléaires belges-, nous vous invitons à une rencontre organisée avec Éloi Glorieux, spécialiste de la question nucléaire chez Greenpeace. Avec lui, nous décoderons dans un premier temps le discours prôné par les amis de l’atome. Dans un second temps, au-delà de l’analyse du discours porté par "Le forum nucléaire" se dessinera la silhouette encore trop floue de la situation belge. Son cadre juridique, son impact au quotidien et ses incontournables défections, omises jusqu’à l’électrochoc créé par le 11 mars 2011, y seront disséquées. Ce dimanche 7 décembre, c’est l’atome qu’on liquide ! http://www.greenpeace.org/belgium/fr/que-faisons-nous/energie-nucleaire/ -
Fukushima : Memories of the Lost Landscape
14h46, le 11 mars 2011, Tokyo tremble. Longtemps. Si des secousses remuent fréquemment les fondations des interminables tours tokyoïtes, ces trois minutes de béton mouvant terrifient jusqu’aux salarymen les plus concentrés. Dans son flat de banlieue, Matsubayashi Yoju enregistre directement ce qu’il perçoit : de son cactus chancelant à ces images, glaçantes, d’un territoire terrassé par la vague et irradié par les fuites. Originaire du sud-nippon, Matsubayashi part en direction de ce nord-est inconnu pour découvrir et témoigner du destin des survivants confrontés à l’exode nucléaire, organisé à coups de compas. Ce carnet de route filmé illustre à la fois l’intégration du réalisateur dans le quotidien contrarié des riverains de la centrale, que les premiers mois de survie entre organisation du chaos et intégration d’une inévitable résignation. "Fukushima : Memories of the Lost Landscape" est incontournable dans l’appréhension des premiers mois d’un désastre humain, entre autre causé par l’atome. Yoju Matsubayashi sera présent ce dimanche 7 décembre -
The China Syndrome
Présente sur tous les fronts, depuis le soutien aux Black Panthers jusqu’au fitness pour tous, Jane Fonda fut aussi une activiste engagée dans la lutte contre le nucléaire. "The China Syndrome" en est la trace la plus évidente. L’histoire est celle d’un ingénieur nucléaire (interprété par Jack Lemmon) veillant au bien être de son bébé réacteur, jusqu’au jour où un café vibrant le plonge dans la stupeur. Cette histoire est enrichie par le destin d’une bobine censurée par une chaîne de télé locale, comportant la mise en images clandestine de l’accident caféiné. La sobriété apparente de ce thriller haletant souligne la précision du propos dans le détricotage de l’opaque système nucléaire. Étonnant écho aux micro-fissures originelles constatées dans nos centrales, ce film fut stigmatisé par le lobby américain du nucléaire le jour de sa sortie, le 16 mars 1979. Le 28 mars 1979, le monde découvrait le nom de la centrale de Three Miles Island et de son accident, les salles américaines ne désemplirent pas ! -
mer 10.12.2014
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Kenedi Goes Back Home
Premier film d’une trilogie réalisée autour de la vie de Kenedi Hasani, un jeune homme rom parti vivre en Allemagne pendant la guerre en Yougoslavie, "Kenedi Goes Back Home" raconte comment subitement, en 2002, Kenedi est déporté vers son pays d’origine, la Serbie. L’Europe considère en effet que, la guerre étant terminée, il n’y a plus de raisons valables pour qu’il reste en Allemagne. C’est oublier qu’ entretemps Kenedi avait quand même refait sa vie… Arrivé à l’aéroport de Belgrade le jeune homme découvre que d’autres réfugiés et demandeurs d’asile se retrouvent dans la même situation que lui. Želimir Žilnik suit pendant une semaine le retour au pays…. Les incohérences de la politique migratoire européenne ainsi que les profonds changements vécus par les pays d’ex Yougoslavie, qui ont tenté de s’ouvrir à l’économie capitaliste, sont sans nul doute les sujets privilégiés par Želimir Žilnik ces dernières années. Il faut bien l’avouer, ce sont des sujets qui ne manquent pas d’absurde.+ The Unemployed -
jeu 11.12.2014
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Open Screen
Il est désormais possible de présenter des films en DCP à l’Open Screen. Si vous savez ce que cela signifie, vous êtes donc priés de les amener bien à l’avance, si vous ne savez pas, tant mieux, et venez avec des formats facilement maîtrisables, de la mini DV au 35mm en passant par tout le reste. Pour les films proprement dits, toujours pas de censure, sauf celle du temps, puisque 15 minutes maximum vous sont allouées. Autre condition, vous devez être l’auteur du film, ou du moins en détenir les droits, mais si vous trouvez un film d’archive hilarant ou étonnant, amenez le tout de même qu’on en discute... -
ven 12.12.2014
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The End of the World Begins With One Lie
D’un geste au calme incertain, Lech Kowalski dénonce la compromission d’un des piliers de l’histoire du cinéma documentaire, Robert Flaherty, avec l’industrie américaine du pétrole, la Standard Oil Company. Fruit de cette collaboration intrigante, le film "Louisiana Story", réalisé en 1948, tend à rassurer le spectateur quant à la sympathie naturelle et à la maîtrise technique des pionniers du forage pétrolier dans le Golfe du Mexique. Frappé par les images esthétisantes et niaises de ce film, Kowalski allume son ordinateur, sa caméra et confronte ces images d’un territoire mental idyllique aux témoignages amateurs postés sur internet suite à la titanesque marée noire de 2010 dans ce même Golfe. « J’ai utilisé deux types d’images différentes pour montrer comment le système, on parle ici du Rockefeller Group, manipule les artistes et manipule la réalité pour qu’elles correspondent à leurs besoins. » http://www.lechkowalski.com/ -
Drill Baby Drill
Immigré polonais, de l’Angleterre à la France en transitant par les États-Unis, Lech Kowalski renoue avec ses racines depuis quelques années. Après avoir suivi la vie de punks squatters fabricants de Combat Shoes (dans Boot Factory), il rencontre désormais des fermiers en lutte contre le géant de l’énergie Chevron, dans un petit village de l’est polonais. À grands coups de comparaisons avec la Pennsylvanie où l’exploitation du gaz de schiste sévit depuis de nombreuses années, Lech Kowalski dépeint les tentatives de manipulation et la langue de bois du gouvernement polonais et de Chevron ; leurs coups de force illégaux et les stratégies de défense des habitants de la région. D’une proximité interpellante dans de nombreuses régions du monde, un certain mode opératoire illégal et agressif des autorités financières et politiques est ici décortiqué jusque dans ses plus fines bassesses, pour mieux créer des modes de résistances et, efficacement, les communiquer. http://www.lechkowalski.com/ -
sam 13.12.2014
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The Radiant
Mêlant images d’archives diverses et surprenantes, infographies et rencontres, ’The Otolith Group’ transcende les genres en réalisant ce documentaire essentiellement sensoriel et factuel par instant, flirtant à l’envie avec le cinéma expérimental. Projet alliant esthétique et politique, ce documentaire atypique questionne directement la philosophie toute puissante du progrès et de la course technologique. Invité à réaliser un film sur le 11 mars 2011 pour la treizième édition du dOCUMENTA, la prestigieuse quinquennale d’art contemporain, le collectif trouve sa place d’observateur non japonais en alternant réflexions, rencontres et évocation d’un temps où, par delà les vagues, l’atome impose sa loi, ses expériences et son incertitude (ir)radieuse.+ Safety Zone -
dim 14.12.2014
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There’s No Tomorrow
Produit en 2012 par le collectif ’Incubate Films’, en collaboration avec le ’Post Carbon Institute’ et les conseils scientifiques du journaliste et conférencier Richard Heinberg, ce court métrage d’animation relève le défi de brosser un portrait large et détaillé des limites d’une croissance exponentielle infinie, menée par la surexploitation inconsciente des sources d’énergie. -
The China Syndrome
Présente sur tous les fronts, depuis le soutien aux Black Panthers jusqu’au fitness pour tous, Jane Fonda fut aussi une activiste engagée dans la lutte contre le nucléaire. "The China Syndrome" en est la trace la plus évidente. L’histoire est celle d’un ingénieur nucléaire (interprété par Jack Lemmon) veillant au bien être de son bébé réacteur, jusqu’au jour où un café vibrant le plonge dans la stupeur. Cette histoire est enrichie par le destin d’une bobine censurée par une chaîne de télé locale, comportant la mise en images clandestine de l’accident caféiné. La sobriété apparente de ce thriller haletant souligne la précision du propos dans le détricotage de l’opaque système nucléaire. Étonnant écho aux micro-fissures originelles constatées dans nos centrales, ce film fut stigmatisé par le lobby américain du nucléaire le jour de sa sortie, le 16 mars 1979. Le 28 mars 1979, le monde découvrait le nom de la centrale de Three Miles Island et de son accident, les salles américaines ne désemplirent pas ! -
Aftershocks
Quand l’Europe, nostalgique, pleure l’effondrement de son industrie minière, les compagnies indiennes chantent la terre fracturée et les villages exilés. Le 24 janvier 2001 la terre tremble dans la région du Gujarat et cause le décès de plus de 20.000 indiens et la destruction de dizaines de milliers d’habitations. Aux larmes des villageois désemparés les autorités répondent, rassurantes, qu’ils seront dédommagés et relogés... Mais loin de la terre de leurs ancêtres. Pour les puissants, cet événement est avant tout une occasion unique d’accélérer le processus d’extraction du lignite (type de charbon considéré comme peu rentable) coincé dans les sous-sols de ce territoire ruiné. Le projet originel d’aide bénévole à la reconstruction de Rakesh Sharma se transforme alors en un réquisitoire précis de la désinformation menée par les autorités sous couvert de transparence organisée. Les réunions s’enchaînent tandis que le réalisateur témoigne du projet cynique des officiels tentant de préparer le village suivant au destin qui l’attend... -
mer 17.12.2014
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Marble Ass
On est au début des années ’90, la Yougoslavie est encore en guerre. Merlyn, un transvesti, et Sanela, vivent dans un faubourg de Belgrade. Les deux se prostituent. Farouchement pacifistes, ils pensent pouvoir conjurer la violence et le machisme de la guerre en proposant leur "cul en marbre". Leur conviction étant qu’en couchant avec le plus d’hommes possible ils contribuent à canaliser les énergies agressives. Mais un jour arrive Johnny, un soldat serbe qui revient du front et la situation va quelque peu dégénérer… Avec une ironie grinçante et beaucoup d’insolence, Zelimir Zilnik nous livre une métaphore sans concessions sur les ravages de la guerre. Car au-delà de l’histoire d’une sexualité poussée à l’extrême, "Marble Ass" est avant tout le portrait d’une société abrutie par le mythe de la masculinité et de la force guerrière. "Marble Ass" sera précédé par le court métrage "Black Film", un film incontournable de la Black Wave yougoslave.+ Black Film -
jeu 18.12.2014
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Metamorphosen
Ébranlé par la catastrophe du 11 mars 2011, Sebastian Mez explore la vie tumultueuse de l’atome et découvre un événement sur lequel, encore aujourd’hui, les médias restent silencieux. En 1957, à Muslyumovo, un village du sud de l’Oural, un réacteur du complexe nucléaire Mayak explosa et exposa les populations locales à de très fortes radiations. Le site, encore en activité aujourd’hui, déverse ses eaux radioactives dans la Tetcha, la rivière traversant la région, devenant de fait l’une des décharges radioactives les plus contaminées du globe. Officiellement pour cause de blocage soviétique, la non-information vis-à-vis de cet événement aux premières années de développement du nucléaire civile questionne. Ce film, doté d’un noir et blanc très esthétique, alterne entre portraits d’habitants et longs plans de la nature alentours. Le travail du son et de l’image rend perceptible ce danger invisible et crée une dimension hors du temps, à cet endroit oublié du reste du monde.+ Le sacrifice -
A Place for Everyone
D’avril à juillet 1994, plus de 800.000 rwandais, en majorité Tutsi, furent assassinés. Guerre civile opposant le gouvernement rwandais, constitué de Hutu, face au Front Patriotique Rwandais, essentiellement Tutsi, ce conflit devint le génocide le plus rapide et meurtrier de l’histoire. Vingt ans plus tard, Hans Ulrich Gößl et Angelos Rallis, deux jeunes réalisateurs respectivement autrichien et grec, sont allés au Rwanda à la rencontre de la jeune génération. Leur documentaire "A Place for Everyone" explore la géographie humaine d’un village Rwandais deux décennies après le génocide. Survivants et meurtriers y vivent à nouveau côte à côte et la nouvelle génération a grandi dans une société traumatisée, où un fragile processus de réconciliation est à l’oeuvre. Filmé sur quatre ans, "A Place for Everyone" dresse le portrait de Tharcisse et Benoîte, deux jeunes Rwandais tiraillés entre amour et haine, désir de revanche et pardon. -
ven 19.12.2014
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ION Edition (+ Savon Tranchand)
Les micro evenings sont des soirées gratuites autour de la Microboutiek, en collaboration avec un éditeur ou un collectif invité à présenter ses micro-éditions. Ce soir, dès 19h30 dans le bar du Nova, place à ION, une structure d’édition fondée en 2010 à Angoulême et dirigée par Benoît Preteseille, lui-même dessinateur et chanteur-performer de Savon Tranchand. Avec ION, Benoît propose une collection protéiforme aux frontières du livre d’artiste et du recueil d’illustrations, axée sur des travaux inclassables d’auteurs de bande dessinée, d’illustrateurs, de photographes, de tatoueurs, … www.ionedition.net -
sam 20.12.2014
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Still Life
Han Sanming, mineur de la province du Shanxi, part dans la cité ridée à moitié engloutie de Fengjie en quête de son ex-femme disparue depuis 16 ans, avant que le barrage des 3 Gorges ne déversent son eau et ne noie définitivement ville et souvenirs. Lacunaire, sa recherche s’éternise. Dans l’espoir de voir émerger de nouveaux indices, il rejoint l’industrie florissante de l’autodestruction urbaine pour survivre le temps nécessaire. Réalisé dans cette cité tatouée, "Still Life" croise les destins des personnages liés par la fuite d’un temps et d’un lieu aujourd’hui disparu. Une face est marquée par l’exil nécessaire et les ruelles grouillantes d’une vie qui se sait précaire ; l’autre, d’un monde élevé où se réjouissent d’orgueilleux entrepreneurs qui ont enfin dompté le plus grand fleuve d’Asie, le Yangzi Jiang (Yang-Tsé) et qui, d’un ordre lancé à leurs sous-fifres, illumine ce territoire majestueux d’un pont inutile en l’absence de barrage. -
Mad Max II
Après avoir vu sa femme et son fils sauvagement assassinés par une bande de motards cinglés, Max se venge. C’est de cette manière que se terminait le très étonnant premier long métrage de George Miller. Pour ce second volet, le réalisateur australien flanque Mel Gibson de Bruce Dern (conducteur du fameux Autogyre !), acteur facétieux et iconique de l’Ozploitation. Bond dans le temps, raréfaction des humains et du pétrole, les choses se durcissent nettement et indiquent le nord du mythe Mad Max. Miller nous propose un mélange de Survival et de Western, sauce action post-apocalytpique très années 80. L’univers marque le genre durablement en instituant une sorte de cyberpunk de l’Outback, avec des ploucs à crêtes sans foi ni loi pratiquant une violence, une sexualité et un mélange des genres à rendre dingue le moins coincé de la Manif pour Tous. La question de l’énergie est au centre du film où on assiste à l’illustration ultime des prévisions de sauvagerie provoquée par la quasi disparition d’une ressource vitale. -
dim 21.12.2014
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Aftershocks
Quand l’Europe, nostalgique, pleure l’effondrement de son industrie minière, les compagnies indiennes chantent la terre fracturée et les villages exilés. Le 24 janvier 2001 la terre tremble dans la région du Gujarat et cause le décès de plus de 20.000 indiens et la destruction de dizaines de milliers d’habitations. Aux larmes des villageois désemparés les autorités répondent, rassurantes, qu’ils seront dédommagés et relogés... Mais loin de la terre de leurs ancêtres. Pour les puissants, cet événement est avant tout une occasion unique d’accélérer le processus d’extraction du lignite (type de charbon considéré comme peu rentable) coincé dans les sous-sols de ce territoire ruiné. Le projet originel d’aide bénévole à la reconstruction de Rakesh Sharma se transforme alors en un réquisitoire précis de la désinformation menée par les autorités sous couvert de transparence organisée. Les réunions s’enchaînent tandis que le réalisateur témoigne du projet cynique des officiels tentant de préparer le village suivant au destin qui l’attend... -
Drill Baby Drill
Immigré polonais, de l’Angleterre à la France en transitant par les États-Unis, Lech Kowalski renoue avec ses racines depuis quelques années. Après avoir suivi la vie de punks squatters fabricants de Combat Shoes (dans Boot Factory), il rencontre désormais des fermiers en lutte contre le géant de l’énergie Chevron, dans un petit village de l’est polonais. À grands coups de comparaisons avec la Pennsylvanie où l’exploitation du gaz de schiste sévit depuis de nombreuses années, Lech Kowalski dépeint les tentatives de manipulation et la langue de bois du gouvernement polonais et de Chevron ; leurs coups de force illégaux et les stratégies de défense des habitants de la région. D’une proximité interpellante dans de nombreuses régions du monde, un certain mode opératoire illégal et agressif des autorités financières et politiques est ici décortiqué jusque dans ses plus fines bassesses, pour mieux créer des modes de résistances et, efficacement, les communiquer. http://www.lechkowalski.com/ -
Incomplet dans tout
À l’occasion du finissage de l’expo et pour clôturer en bonne compagnie cette année, nous vous présentons le portrait intimiste de Bernard Delville, "Incomplet dans tout", réalisé par Carl Roosens. Le film sera projeté en présence de Bernard et de Carl. Au-delà de ses différents travaux et de l’évocation en images d’une de ses performances, ce documentaire est une invitation à découvrir une philosophie de vie particulière dans laquelle toute chose relève du beau : du coup de balais au bus à pattes en passant par les souvenirs souriants de projets coulés.