-
jeu 24.07.2014
-
Jean-Pierre Rostenne : 1.2.3.4.5.6.7.8.9.0 et les autres
A l’occasion de son passage dans les Marolles, le PleinOPENair vous propose, en collaboration avec L’Eau chaude, une exposition de Jean-Pierre Rostenne. Personnage incontournable de ce quartier qu’il sillonne quotidiennement avec ses cannes-totems confectionnées à l’aide d’objets trouvés en rue, Jean-Pierre est né sur la terre le 13 juillet 1942 à 5 heures du matin. Entré le 14 juillet de la même année en Philosophie et Lettres au Massachussetts Institute of Technology, il en est sorti le 15, avec trois doctorats : médecine, physique et poésie. Aujourd’hui, il se spécialise notamment sur les chiffres, leur histoire et leurs significations parfois cachées. C’est sur ce thème qu’il animera cette exposition évolutive pendant deux mois. P.S. Notez également que le 14 septembre, la Fête des Saltimbanques projettera un film tout fraîchement réalisé sur Jean-Pierre et que celui-ci animera en personne une promenade dans les Marolles. Du 24.07 au 28.09 2014 | Vernissage : 24.07 à 19:00 – L’Eau chaude, 25 rue des Renards, 1000 Bxxl | Bus : 27, 48 (Jeu de Balle) | Métro : 2, 6 (Porte de Hal) -
ven 25.07.2014
-
Fantazio & Indus Bandits
Fantazio, nomade urbain formé sur la ligne 6 du métro parisien, et son comparse Francesco Pastacaldi ont été enlevés par les Tamouls Kavitha Gopi et Paul Jacob, punks indiens puisant dans les chants et poèmes de l’Inde ancienne pour nourrir une musique traditionnelle et d’avant-garde. Après 18 années de quête tumultueuse à écumer salles, bistrots, théâtres ou prairies, après 2500 concerts à défendre une improvisation sauvage et à chanter des petites et grandes histoires d’errance avec des gens d’horizons différents, Fantazio se retrouve enfin domestiqué, dressé par ces deux bandits indiens, pour unir la culture punk, l’hindouisme ancien, le rockabilly, le hip-hop et le burlesque. Pour créer une passerelle entre les joyaux des différentes disciplines segmentées, volées et cachées par les démons des mondes modernes occidentaux. C’est décidé, leur mission sera de décongeler les cœurs somnolents de nos mornes consciences par de la transe védique punk-rockabilly électrique et des poèmes anciens ! -
Marolles
A plusieurs reprises au cours de ces dernières années, le Cinéma Nova s’est intéressé aux Marolles à travers des films évoquant le caractère frondeur et populaire de ce quartier comptant de nombreux logements sociaux, sa résistance aux tentatives d’expulsions, à la touristification et à la "sablonisation"… Pourtant, jamais le Nova ne s’était encore déplacé dans les Marolles. Et puis, au début de cette année, il y eut "Le chantier des gosses". La sortie de ce film tourné juste avant l’Expo 58 et exhumé presque 60 ans après sa réalisation, suscita beaucoup d’émotion et un engouement hors du commun : près de 8000 spectateurs ont accouru au Nova puis au Vendôme pour le découvrir et se plonger dans les réalités de la vie d’alors dans les impasses "glaireuses" de ce quartier "populeux" situé en plein cœur de la capitale (comme l’écrivait la presse de l’époque). Un quartier qu’on cherchait à cacher à tout prix de la vue des touristes et qu’on leur exhibe aujourd’hui comme un reliquat de l’âme "authentique" de Bruxelles. Nous ne pouvions pas passer à côté de l’occasion de projeter ce film sur les lieux mêmes de son tournage et d’organiser tout un week-end (...) -
Le chantier des gosses
En trimballant sa caméra dans les rues des Marolles, Jean Harlez réalisait un rêve : montrer la vie dans un quartier pauvre, faire du cinéma en se mêlant à la vie, avec des gens de la rue. L’histoire est celle de la résistance d’une bande de galopins contre ceux qui veulent voler leur terrain vague pour y faire pousser des barres de logement. "Qu’ils les canardent à coup de lance-pierres ou qu’ils se réapproprient leur terrain de jeu, ils préfigurent déjà le combat populaire qui se développera, quinze ans plus tard, contre l’extension du Palais de Justice". Mais l’intérêt principal du film est ailleurs : "On parlera, à raison, de l’influence du néoréalisme italien dans le souci quasi documentaire de dépeindre la réalité avec un minimum de mise en scène, sans l’enjoliver d’aucune manière. Ici, les acteurs sont les habitants du quartier, qu’Harlez met un point d’honneur à filmer dans leur cadre de vie quotidien. Il n’y a pas de décors, il y a la rue, ses pavés et ses trottoirs, les pauvres logis, les échoppes et les bistrots. Et surtout, il y a cette complicité empreinte de sympathie qui unit le cinéaste à ces gosses frondeurs et à leurs parents. Elle (...)+ Les gens du quartier+ Lost & Found -
Fantazio & Indus Bandits
Fantazio, nomade urbain formé sur la ligne 6 du métro parisien, et son comparse Francesco Pastacaldi ont été enlevés par les Tamouls Kavitha Gopi et Paul Jacob, punks indiens puisant dans les chants et poèmes de l’Inde ancienne pour nourrir une musique traditionnelle et d’avant-garde. Après 18 années de quête tumultueuse à écumer salles, bistrots, théâtres ou prairies, après 2500 concerts à défendre une improvisation sauvage et à chanter des petites et grandes histoires d’errance avec des gens d’horizons différents, Fantazio se retrouve enfin domestiqué, dressé par ces deux bandits indiens, pour unir la culture punk, l’hindouisme ancien, le rockabilly, le hip-hop et le burlesque. Pour créer une passerelle entre les joyaux des différentes disciplines segmentées, volées et cachées par les démons des mondes modernes occidentaux. C’est décidé, leur mission sera de décongeler les cœurs somnolents de nos mornes consciences par de la transe védique punk-rockabilly électrique et des poèmes anciens ! -
sam 26.07.2014
-
Marolles : sur les traces du chantier
"Le chantier des gosses" a été tourné à la lisière de la rue des Minimes, dans la Marolle : un quartier situé entre la rue Haute, la rue du Faucon, la rue aux Laines, et qui donna son nom par extension à un ensemble de quartiers aujourd’hui appelés communément "les Marolles". Entre les années 1950 où le film fut mis en boite et aujourd’hui, la métamorphose est impressionnante tant au niveau de la morphologie du quartier (disparition de nombreuses impasses, construction de grands ensembles de logements ou de bâtiments administratifs…) que de sa vie sociale (disparition de nombreux bars et petits commerces, espace public envahi par l’automobile…). Les images que donne à voir Jean Harlez datent de juste avant que le Progrès passe par-là. Après avoir eu l’occasion de les voir projetées à l’endroit même de leur tournage, nous vous donnons rendez-vous pour une balade sur les traces du "Chantier" en compagnie notamment de Freddy Piette, ancien ket des Marolles et acteur du film, et de Jean Harlez. Réservation indispensable : pleinopenair@nova-cinema.org -
Sérigraphie sur T-shirt
Habitué du PleinOPENair, Titom nous rejoindra dans les Marolles et à la Cité Modèle avec son atelier de sérigraphie et ses dessins décapants. Amenez vos vieux T-shirts pour y faire imprimer l’un de ceux-ci, un clin d’œil sur la ville et une autre façon de porter la parole des habitants. -
Bal flamenco-manouche
Lieu de débrouille, de brocante, de ferraille, d’immigration, les Marolles ont accueilli de nombreux Tziganes à une époque pas si lointaine. Bilo, violoniste de renom, Bonbon et Paul, guitaristes de toujours, font partie des figures locales qui ont longtemps écumé les rues et les bistrots du quartier. Les y revoici pour un hommage musical à la culture d’accueil du quartier envers tous types de populations. Ils entameront le bal avec l’âme de la musique tzigane et du jazz manouche, son humour et sa nostalgie. David Becker, lui aussi issu de la communauté des "Gens du Voyage", est connu pour son groove et son sens de l’improvisation qui raconte toujours une histoire, celle du peuple manouche, ses errances, ses souffrances, ses combats et ses espoirs. Il jouera avec Marolito, guitariste ouvert sur de nombreux horizons et dont le nom de scène évoque les Marolles, en hommage à la rue des Radis d’où sa famille fut expropriée. Une rencontre entre guitare flamenca et guitare de jazz manouche, cordes de cuivre et de nylon, mélodies de l’est et latines, chants de l’errance d’avant Django en résistance contre ce monde sédentaire qui ne laisse plus de place (...) -
Marolles
A plusieurs reprises au cours de ces dernières années, le Cinéma Nova s’est intéressé aux Marolles à travers des films évoquant le caractère frondeur et populaire de ce quartier comptant de nombreux logements sociaux, sa résistance aux tentatives d’expulsions, à la touristification et à la "sablonisation"… Pourtant, jamais le Nova ne s’était encore déplacé dans les Marolles. Et puis, au début de cette année, il y eut "Le chantier des gosses". La sortie de ce film tourné juste avant l’Expo 58 et exhumé presque 60 ans après sa réalisation, suscita beaucoup d’émotion et un engouement hors du commun : près de 8000 spectateurs ont accouru au Nova puis au Vendôme pour le découvrir et se plonger dans les réalités de la vie d’alors dans les impasses "glaireuses" de ce quartier "populeux" situé en plein cœur de la capitale (comme l’écrivait la presse de l’époque). Un quartier qu’on cherchait à cacher à tout prix de la vue des touristes et qu’on leur exhibe aujourd’hui comme un reliquat de l’âme "authentique" de Bruxelles. Nous ne pouvions pas passer à côté de l’occasion de projeter ce film sur les lieux mêmes de son tournage et d’organiser tout un week-end (...) -
Microboutiek
La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Il Tetto
Dans une Rome à l’industrialisation florissante, l’habitat démocratique et l’équipement public font cruellement défaut. Au point que des pans entiers de quartiers sont construits sauvagement sur des terrains vagues. Vittorio De Sica emprunte ce décor d’après-guerre pour planter sa comédie dramatique… Tout juste mariés, Luisa et Natale subissent la crise du logement et doivent cohabiter avec la famille du jeune homme. Jusqu’au jour où ils décident de fuir cette promiscuité déplaisante au prix d’une séparation forcée. Luisa, qui estime les doigts d’or d’aide-maçon de Natale, le convainc alors d’agir pour conjurer leur sort : contourner la loi en édifiant clandestinement un abri solide que les autorités ne pourront détruire si il est construit en une nuit et avant l’aube, toit compris… Ecrit par son compère Cesare Zavattini, "Il Tetto" sera le dernier film néoréaliste de l’auteur du "Voleur de bicyclette", en hommage au mouvement italien qui, par ses thèmes et ses moyens de production, aura influencé pour longtemps nombre de cinéastes à travers le monde.+ L’arbre à palabre -
mer 30.07.2014
-
Marolles : sur les traces du chantier
"Le chantier des gosses" a été tourné à la lisière de la rue des Minimes, dans la Marolle : un quartier situé entre la rue Haute, la rue du Faucon, la rue aux Laines, et qui donna son nom par extension à un ensemble de quartiers aujourd’hui appelés communément "les Marolles". Entre les années 1950 où le film fut mis en boite et aujourd’hui, la métamorphose est impressionnante tant au niveau de la morphologie du quartier (disparition de nombreuses impasses, construction de grands ensembles de logements ou de bâtiments administratifs…) que de sa vie sociale (disparition de nombreux bars et petits commerces, espace public envahi par l’automobile…). Les images que donne à voir Jean Harlez datent de juste avant que le Progrès passe par-là. Après avoir eu l’occasion de les voir projetées à l’endroit même de leur tournage, nous vous donnons rendez-vous pour une balade sur les traces du "Chantier" en compagnie notamment de Freddy Piette, ancien ket des Marolles et acteur du film, et de Jean Harlez. Réservation indispensable : pleinopenair@nova-cinema.org -
Club de jeunesse
Le Club de jeunesse de la rue des Tanneurs a été créé en 1956. C’est à l’occasion de la sortie au Nova du "Chantier des gosses" que nous en avons entendu parler par des gamins d’alors qui en ont gardé un souvenir impérissable : celui d’une maison portes ouvertes où ils étaient accueillis en toutes circonstances par une petite équipe de pionniers des maisons de jeunes. Ce club qui a transformé la vie de plus d’un Marollien, il existe toujours ? Non peut être ! Et vous y êtes invités ! – Club de jeunesse, 178 rue des Tanneurs, 1000 Bxxl ⎟ Bus : 27 (Jeu de Balle) ⎟ Métro : 2, 6 (Gare du Midi). -
La revanche de Saint-Nicolas
"Le père Fouettard c’est Léon, enfance et jeunesse difficile, l’école jusqu’à 14 ans, la rue, tous les métiers et quelques années de prison lui ont donné le goût de la liberté. Saint-Nicolas, c’est Louis, cadet d’une famille nombreuse, l’école jusqu’à 13 ans, adolescent il faisait partie des blousons noirs". Léon et Louis fréquentent le Club de jeunesse, qui offre aux jeunes un espace non stigmatisant et la possibilité de rejoindre une communauté vivante. Comme chaque année en décembre, le Club invite Saint-Nicolas : un moment magique pour les enfants sages et terrifiant pour les autres. Les deux compères incarnent leur rôle consciencieusement. Un parcours dans les rues, les immeubles et les bars du quartier qui les replonge dans leur propre enfance, parfois en marge du "droit chemin". Ces images de Manu Bonmariage (tournées pour l’émission "Faits divers", qui réalisa la même année "La bataille des Marolles") sont un reflet d’une jeunesse bruxelloise, d’une enfance dans une grande ville, d’une bande de copains se retrouvant autour d’un club pas comme les autres. Une chronique sur les maillons du réseau humain qui se tissent encore aujourd’hui dans (...)+ Voix des Marolles -
ven 01.08.2014
-
Cité Modèle
La Cité Modèle, plantée sur une butte avec ses douze blocs de bétons en quinconce et traversée de passerelles et jardins, est un de ces lieux qui fascinent par leur caractère d’exception, qu’on les aime ou pas. Conçue dans le cadre de l’Expo 58 mais finalisée 18 ans plus tard, elle visait initialement à "l’élévation de la dignité humaine et à l’intégration harmonieuse de l’individu" et a été pensée comme un ensemble presque autosuffisant, doté de centres culturel, social, commercial et médical, d’une église, d’écoles, d’un gymnase et de terrains de sport. Elle compte aujourd’hui 2.200 habitants de 44 nationalités, répartis en plus de 1000 logements sociaux. Sa dégradation a conduit à un vaste processus de rénovation, actuellement en cours, mais ce sont des changements encore bien plus profonds qui se dessinent à 500 mètres de là sur le plateau du Heysel… Ce territoire de 67 ha, propriété de Bruxelles-Ville depuis 1926, a réveillé des appétits depuis que les pouvoirs publics ont décidé d’en balayer les activités existantes pour les remplacer par Neo : un centre commercial de 70.000 m2, un centre de congrès de 5.000 places, un hôtel de standing et un (...) -
Yôkaï
Il existe une scène musicale bruxelloise foisonnante, des musiciens passant avec enthousiasme du free jazz à l’expérimental, des fanfares aux musiques africaines ou asiatiques, du funk au rock en passant par la pop ou la chanson française… Yôkaï fait partie de ces formations qui rassemblent des musiciens aux horizons multiples (Fred Becker, Jordi Grognard, Axel Gilain, Yannick Dupont, Eric Bribosia et Clément Nourry), dont le premier plaisir est de jouer sans ornières et de se donner sans compter sur scène. Leur nom fait référence à des créatures surnaturelles dans le folklore japonais et évoque la réunion d’entités étranges, l’œil d’un cyclone fait de grooves hypnotiques, d’espaces désertiques où soufflent en tempête deux cornes de brumes et de lancinantes mélopées orientales sur lit d’Afrique… à moins que ce ne soient des oiseaux ? Après deux ans d’existence, Yôkaï a nourri un répertoire sans limite stylistique, brassant les influences et les genres, allant de morceaux éthiopiens et de jazz qui groove à ses propres compositions, entre ethno-jazz et transe psychédélique. -
Barking Dogs Never Bite
Imaginez une cité d’immeubles, écoutez l’écho entre les barres, ressentez le vent au sommet des tours. Contenez vos tripes face au vertige, retenez votre souffle, tenez bon l’ivresse. Et faites face aux épreuves de la compétition ! Les chiens qui aboient (mais ne mordent jamais) tapent sur les nerfs de Yun-ju, jeune instituteur au chômage préoccupé par son avancement de carrière. Lorsque lui prend l’idée de séquestrer le canin coupable dans la cave, un étrange monde s’ouvre à lui. Entretemps, Hyeon-nam, l’employée du syndic de l’immeuble, diffuse l’annonce du chien égaré… Comédie grinçante douce-amer, teintée d’une satire sociale cinglante campée par des personnages à la marginalité empathique, ce premier long métrage de Bong Joon-Ho étonne dans ses transgressions. Bien que parfois maladroit dans sa narration, il n’en est pas moins précurseur de futurs succès du réalisateur coréen de "The Host" ou de l’actuel "Snowpiercer". Un film méconnu, délicieusement subversif, à savourer dans un décor qui lui ressemble ! (avec l’aide du Centre Culturel Coréen)+ Les clichés du cinéma+ Le poulpe en nous -
Yôkaï
Il existe une scène musicale bruxelloise foisonnante, des musiciens passant avec enthousiasme du free jazz à l’expérimental, des fanfares aux musiques africaines ou asiatiques, du funk au rock en passant par la pop ou la chanson française… Yôkaï fait partie de ces formations qui rassemblent des musiciens aux horizons multiples (Fred Becker, Jordi Grognard, Axel Gilain, Yannick Dupont, Eric Bribosia et Clément Nourry), dont le premier plaisir est de jouer sans ornières et de se donner sans compter sur scène. Leur nom fait référence à des créatures surnaturelles dans le folklore japonais et évoque la réunion d’entités étranges, l’œil d’un cyclone fait de grooves hypnotiques, d’espaces désertiques où soufflent en tempête deux cornes de brumes et de lancinantes mélopées orientales sur lit d’Afrique… à moins que ce ne soient des oiseaux ? Après deux ans d’existence, Yôkaï a nourri un répertoire sans limite stylistique, brassant les influences et les genres, allant de morceaux éthiopiens et de jazz qui groove à ses propres compositions, entre ethno-jazz et transe psychédélique. -
sam 02.08.2014
-
Heysel : de l’Expo 58 à Neo
Survivant au passé glorieux de l’Expo 58, le plateau du Heysel, traversé par un entrelacs de parkings et de grandes infrastructures événementielles allant du stade de football au Palais des Expositions, apparaît comme illisible pour la plupart de ses visiteurs. De là à tout balayer pour y développer un gigantesque complexe commercial, un centre de congrès, un nouveau stade de foot et un méga-complexe de loisirs... il n’y a qu’un pas que les pouvoirs publics bruxellois n’hésitent pas à vouloir franchir en portant à bout de bras le projet Neo dont l’ombre plane depuis 7 ans sur le site et ses actuels occupants. Lors d’une balade de 3 heures, avec la participation de différents intervenants dont des riverains du site, nous tenterons de lever le voile sur les enjeux urbanistiques de ce projet immobilier démesuré. Réservation indispensable : pleinopenair@nova-cinema.org -
Rickshaw-karaoke
Rickshaw-karaoke est un karaoké mobile qui roule à la voix. Choisissez une chanson parmi les 4000 titres du catalogue. Un magnifique rickshaw indonésien (zéro émission de carbone) vous embarquera, vous et un ami (2 passagers maximum), pour un tour musical haut en couleur ! -
Sérigraphie sur T-shirt
Habitué du PleinOPENair, Titom nous rejoindra dans les Marolles et à la Cité Modèle avec son atelier de sérigraphie et ses dessins décapants. Amenez vos vieux T-shirts pour y faire imprimer l’un de ceux-ci, un clin d’œil sur la ville et une autre façon de porter la parole des habitants. -
Habitat vertical, parole horizontale
Le PleinOPENair sera l’occasion de livrer la première récolte de témoignages sonores réalisée par Bruxelles nous appartient (BNA-BBOT) avec des habitants de la Cité Modèle. Dans ces paroles croisées tissant une mémoire collective sur cet habitat vertical, ils évoquent l’usage de leur quartier, leur mémoire, leurs désirs actuels et inquiétudes pour l’avenir… Appel à témoignages : vous êtes un habitant ou un travailleur de la Cité et vous souhaitez participer à cette collecte de témoignages ? Contactez Séverine Janssen au 02/223.21.51 ou severine@bna-bbot.be. -
Cité Modèle
La Cité Modèle, plantée sur une butte avec ses douze blocs de bétons en quinconce et traversée de passerelles et jardins, est un de ces lieux qui fascinent par leur caractère d’exception, qu’on les aime ou pas. Conçue dans le cadre de l’Expo 58 mais finalisée 18 ans plus tard, elle visait initialement à "l’élévation de la dignité humaine et à l’intégration harmonieuse de l’individu" et a été pensée comme un ensemble presque autosuffisant, doté de centres culturel, social, commercial et médical, d’une église, d’écoles, d’un gymnase et de terrains de sport. Elle compte aujourd’hui 2.200 habitants de 44 nationalités, répartis en plus de 1000 logements sociaux. Sa dégradation a conduit à un vaste processus de rénovation, actuellement en cours, mais ce sont des changements encore bien plus profonds qui se dessinent à 500 mètres de là sur le plateau du Heysel… Ce territoire de 67 ha, propriété de Bruxelles-Ville depuis 1926, a réveillé des appétits depuis que les pouvoirs publics ont décidé d’en balayer les activités existantes pour les remplacer par Neo : un centre commercial de 70.000 m2, un centre de congrès de 5.000 places, un hôtel de standing et un (...) -
Microboutiek
La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Neo-porte-quoi ?
Malgré le battage médiatique, les informations sur le projet Neo se distillent au compte-goutte et surtout à grands frais de brochures promotionnelles. Mais qu’en pensent les habitants ? Puisque les pouvoirs publics semblent faire bien peu de cas de leurs avis, certains d’entre eux ont décidé de prendre le monstre par les cornes. Petite animation surprise. -
Carton
Le projet carton a démarré en 1995 avec la sortie dʼune cassette (50 exemplaires) enregistrée en deux jours et deux nuits… Lʼappellation cartonpâte fait référence au côté rudimentaire des moyens techniques mis en œuvres pour créer des ambiances, des décors sonores en papier mâché… Le parcours de Carton l’a mené dès son plus jeune âge d’un rock garage suicidaire aux nuits sans fin des mariages qu’il animait en compagnie d’un groupe de musiciens zaïrois, en passant par diverses expériences qui tentaient de prolonger la vague reggae. Seul en scène, il utilise un instrument original : une batterie hybride composée d’éléments acoustiques et électroniques, déclenchant sons et échantillons récoltés aux quatre coins du spectre sonore (sons naturels, voix, extraits de films, …). Ce dispositif vient se combiner au chant en "yaourt bulgare" pour produire une musique atypique et mélancolique, un résultat unique, jamais conformiste, vacillant entre musique populaire et avant-garde. -
Conversations in Milton Keynes
Conçue vers la fin des années 1960, Milton Keynes est une autre cité modèle de nos temps modernes… Située entre les deux plus grandes villes d’Angleterre, cette boom-town en pleine expansion a récemment atteint son objectif démographique de 250.000 habitants et devrait en compter 400.000 en 2030. Plusieurs familles s’y installent chaque jour, attirées par son marché du travail et son véritable paradis de consommation. En 1977 déjà, le premier et le plus grand shopping mall d’Europe y fut construit. Le réalisateur arrive par hasard dans cette ville dont il ne soupçonnait pas l’existence. Milton Keynes ne répond en rien à ses réflexes d’orientation et met en doute tout ce qu’il sait de ce monde. Partant à la recherche d’un improbable centre-ville, il découvre un urbanisme où tout est prévu et rencontre, au gré de son chemin, des personnages qui se sont forgés une place dans l’imprévu. Dans une société à ce point fonctionnalisée et sécuritaire, qui génère la solitude et la peur de l’autre, ces rencontres sont un miracle en soi.+ La Belle Époque -
mer 06.08.2014
-
Heysel : de l’Expo 58 à Neo
Survivant au passé glorieux de l’Expo 58, le plateau du Heysel, traversé par un entrelacs de parkings et de grandes infrastructures événementielles allant du stade de football au Palais des Expositions, apparaît comme illisible pour la plupart de ses visiteurs. De là à tout balayer pour y développer un gigantesque complexe commercial, un centre de congrès, un nouveau stade de foot et un méga-complexe de loisirs... il n’y a qu’un pas que les pouvoirs publics bruxellois n’hésitent pas à vouloir franchir en portant à bout de bras le projet Neo dont l’ombre plane depuis 7 ans sur le site et ses actuels occupants. Lors d’une balade de 3 heures, avec la participation de différents intervenants dont des riverains du site, nous tenterons de lever le voile sur les enjeux urbanistiques de ce projet immobilier démesuré. Réservation indispensable : pleinopenair@nova-cinema.org -
Cité Culture
Si la Cité Modèle fut privée de nombreux attributs que ses concepteurs rêvaient de lui conférer, un centre culturel vit quand même le jour sous le nom de Centre Culturel Centenaire. Dans les années 1970, il fut piloté par l’Association des locataires (ALCM) pour être ensuite repris comme centre culturel de la Ville de Bruxelles. Niché au pied de la Cité Modèle, il tente de préserver son lien historique avec les habitants pour ne pas être qu’un réceptacle de programmes venus d’ailleurs et s’engage résolument dans des pratiques d’éducation permanente auprès des habitants de la Cité. Il nous ouvre les bras le temps d’un PleinOPENair. – Cité Culture (Heysel, 1020 Bxxl) ⎟ Tram : 51, 93 (Stade) ⎟ Bus : 88 (Tircher) ⎟ Métro : 6 (Roi Baudouin) ⎟ Bus de nuit : N18 ° Heysel - dir. Bourse (dernier > 02:07) -
Déconcertation
En 2003, un projet de "renouvellement urbain" s’annonce dans un ancien quartier ouvrier de la banlieue lyonnaise, vivotant autour d’une gigantesque usine de soie fermée depuis plus de trente ans. Rassemblés en "concertation publique", les habitants ne comprennent pas la stratégie qui consiste à commencer les travaux, qui vont se dérouler sur plusieurs décennies, par la construction d’un grand "pôle de commerces et de loisirs"… "Puissance Publique" et "Puissance Privée", accompagnées d’une "spécialiste" et d’un "facilitateur" tentent de les convaincre du bien-fondé de leur démarche. Alors que le centre commercial a aujourd’hui ouvert ses portes, l’Atelier de cinéma populaire Grand ensemble a réuni une partie des participants à ces réunions et quelques acteurs pour reconstituer à l’écran une réalité bien connue mais pas facile à montrer : celle des "concertations" où se heurtent les logiques et les intérêts des détenteurs du pouvoir au monde vécu des habitants, riverains et usagers. – La projection se prolongera par une discussion en miroir sur les obstacles auxquels se heurtent aujourd’hui les riverains du projet Neo. Si quelques soirées (...)+ Main basse sur le Heysel -
ven 08.08.2014
-
Haren : une prison ou des chicons ?
Les habitants d’Haren vous accueillent pour une balade au pays du chicon. Vous pourrez y découvrir ce village que beaucoup de Bruxellois pensent se situer au-delà des frontières de leur région. Ses champs et ses potagers, mais aussi son enclavement et son paysage défiguré par les implantations successives de fonctions "ingrates" de la ville qui font dire à ses habitants qu’Haren est devenu "la poubelle de Bruxelles" : percée du canal, arrivée de lignes de chemin de fer, construction du ring, base aéronautique, pôle de haute technologie, siège de l’OTAN, entrepôts de la STIB, zonings industriels, sans compter le survol des avions… Cerise sur le gâteau, Haren vient d’être choisi pour accueillir le projet de prison, actuellement à l’enquête publique. Un projet qui pose bien des questions, tant au niveau urbanistique que sur la fuite en avant du système pénal qui gère l’exclusion sociale en créant des lieux d’enfermement de plus en plus grand et, qui plus est, désormais gérés par le privé. Réservation indispensable : pleinopenair@nova-cinema.org -
Haren
Haren, ce bout de terre annexé par la ville de Bruxelles en 1921 dans le cadre de l’agrandissement du Port, est l’un des derniers endroits ruraux de notre région. Aujourd’hui, sa densité et sa population (4000 habitants) risquent quasiment de doubler : Haren a été choisi par l’Etat pour accueillir le plus grand complexe pénitentiaire du pays, construit pour 1.190 détenus auxquels devrait s’ajouter un personnel d’autant de travailleurs. Il est vrai que la Belgique doit faire face aujourd’hui à une surpopulation carcérale jamais égalée : 12.000 détenus pour une capacité d’environ 9.400 places. Mais alors que de nombreuses voix s’élèvent pour une réforme en profondeur du système pénal afin de juguler cette escalade et rechercher des solutions alternatives à la prison, la seule solution proposée par les décideurs politiques consiste à construire toujours plus de prisons sans chercher à agir sur les causes du problème : augmentation des mises en détentions préventives, peines prononcées de plus en plus longues, libération de plus en plus difficile à obtenir, absence de réflexion sur les alternatives à l’enfermement. Quant aux habitants, ils s’inquiètent (...) -
Alimentation générale
Si vous avez un petit creu de musiques exotiques, dansantes et festives, avec Alimentation générale vous allez en dévorer… et même pouvoir vous en bâfrer. La formation regroupe des musiciens professionnels issus aussi bien d’autres fanfares que de formations plus classiques. En promotion exceptionnelle, les compositions originales et les arrangements insolites de ses musiciens. La sauce est à base de grosse caisse, caisse claire, banjo, trompette, trombone et sax ténor. Les plats sont des rotis de funk, purée de jazz, potage de groove. Et comme dessert, de la pêche ! Le régime est hyper calorique et plein de vitamines, de la A jusqu’à la Z. Un régal pour les oreilles comme pour les yeux… et les pieds, car on bouge en mangeant. Donc venez en tenue sportive légère, il y aura du déménagement dans l’air. -
Le trou
"Le trou" est un chef-d’œuvre d’entomologie pénitentiaire basé sur un fait réel. Ancien repris de justice qui a échappé à la guillotine par une grâce commuant sa peine en travaux forcés, José Giovanni publie en 1957 son premier roman, racontant la tentative d’évasion qu’il entreprit avec ses co-détenus. C’est le début d’une carrière alternant littérature et cinéma, qui débute avec la proposition de Jacques Becker d’adapter "Le trou" au grand écran. Giovanni y fait ses premiers pas comme scénariste mais aussi acteur, puisqu’il interprète ici son propre rôle. A ses côtés : des comédiens non professionnels (tel Michel Constantin, dont c’est la première apparition à l’écran) parmi lesquels d’anciens détenus dont la présence renforce la poésie, l’intensité et l’authenticité du film. La trame sonore, conçue comme une mise en partition des sons assourdis de la prison, contribue, elle aussi, à la fascination qu’exerce encore ce film cinquante ans après sa réalisation. Bien plus qu’un simple "film d’évasion" à suspense, "Le trou" s’offre comme une expérience de cinéma hors du commun dans laquelle les images révèlent l’univers invisible des sentiments et des (...)+ Prisons des villes, prisons des champs -
sam 09.08.2014
-
Haren : plantes sauvages
Vous avez toujours voulu savoir où cueillir des plantes sauvages autour de chez vous, et comment les utiliser ? Alors cette balade-cueillette, dans un endroit à la végétation luxuriante, est faite pour vous ! Accompagnés par Hilde Steenssens, herboriste, et un guide de l’asbl CEBE (Commission de l’Environnement de Bruxelles et Environs), nous partirons à la recherche de plantes sauvages et comestibles. Ensuite Lucie Ghijsens nous dévoilera ses secrets sur les préparations médicales et culinaires. Apportez un sachet, un tablier, des ciseaux ou un couteau de cuisine. La balade-cueillette et l’atelier sont accessibles aux grands et petits, mais les places sont limitées. Réservation indispensable : pleinopenair@nova-cinema.org (indiquez également votre préférence linguistique, français ou néerlandais) -
Haren : une prison ou des chicons ?
Les habitants d’Haren vous accueillent pour une balade au pays du chicon. Vous pourrez y découvrir ce village que beaucoup de Bruxellois pensent se situer au-delà des frontières de leur région. Ses champs et ses potagers, mais aussi son enclavement et son paysage défiguré par les implantations successives de fonctions "ingrates" de la ville qui font dire à ses habitants qu’Haren est devenu "la poubelle de Bruxelles" : percée du canal, arrivée de lignes de chemin de fer, construction du ring, base aéronautique, pôle de haute technologie, siège de l’OTAN, entrepôts de la STIB, zonings industriels, sans compter le survol des avions… Cerise sur le gâteau, Haren vient d’être choisi pour accueillir le projet de prison, actuellement à l’enquête publique. Un projet qui pose bien des questions, tant au niveau urbanistique que sur la fuite en avant du système pénal qui gère l’exclusion sociale en créant des lieux d’enfermement de plus en plus grand et, qui plus est, désormais gérés par le privé. Réservation indispensable : pleinopenair@nova-cinema.org -
Haren
Haren, ce bout de terre annexé par la ville de Bruxelles en 1921 dans le cadre de l’agrandissement du Port, est l’un des derniers endroits ruraux de notre région. Aujourd’hui, sa densité et sa population (4000 habitants) risquent quasiment de doubler : Haren a été choisi par l’Etat pour accueillir le plus grand complexe pénitentiaire du pays, construit pour 1.190 détenus auxquels devrait s’ajouter un personnel d’autant de travailleurs. Il est vrai que la Belgique doit faire face aujourd’hui à une surpopulation carcérale jamais égalée : 12.000 détenus pour une capacité d’environ 9.400 places. Mais alors que de nombreuses voix s’élèvent pour une réforme en profondeur du système pénal afin de juguler cette escalade et rechercher des solutions alternatives à la prison, la seule solution proposée par les décideurs politiques consiste à construire toujours plus de prisons sans chercher à agir sur les causes du problème : augmentation des mises en détentions préventives, peines prononcées de plus en plus longues, libération de plus en plus difficile à obtenir, absence de réflexion sur les alternatives à l’enfermement. Quant aux habitants, ils s’inquiètent (...) -
Microboutiek
La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Glü
"La musique électronique est la réponse musicale l’ordinateur à l’homme , Glü est la réponse vivante de l’homme à l’ordinateur". Mélangeant drum’n bas, transe et breakcore, Glü défie la notion d’électro à sa racine et sublime son format en introduisant le musicien comme machine à jouer. Batterie, basse électrique, Rhodes et Korg sont les éléments clefs. Si le projet traduit parfois une forme d’urgence, Glü offre toujours une ouverture, un arc-en-ciel brutalement naïf dans la noirceur de son ciel musical. Par nappes successives, les pulsations commencent par chatouiller les oreilles humanoïdes puis décoller les semelles électriques. Reste à tomber la chemise synthétique et se laisser emporter par le gig. -
Scum
Dans sa première version "Scum" (insulte argotique en anglais) appartenait à la catégorie des "drames documentaires" créés par la télévision britannique dans les années 70. Mais comme le bouillant Alan Clarke en avait fait un film trop noir, trop violent et trop réaliste pour la BBC, celle-ci le mit au placard et l’y enferma durant plus de vingt ans. Avec aplomb, Clarke en racheta les droits pour tourner cette version destinée au cinéma. Encore plus fougueux et haletant que l’original, c’est l’exemple type du film réalisé sur le fil du rasoir. Un regard sans concession sur un institut britannique de rééducation pour jeunes délinquants. D’une efficacité redoutable, "Scum" n’a pas pris une ride. Ray "Sexy Beast" Winstone nous y offre une interprétation poignante d’un jeune criminel qui se retrouve dans un régime où l’éducation, l’assistance psychologique et la correction ne sont pas de mise. Un univers impressionnant de colère rentrée et de violence sous-jacente, où la sauvagerie est générée par des humiliations permanentes, des rapports de pouvoir très marqués et une promiscuité néfaste. Quand on traite les humains comme des bêtes, ils finissent par se comporter comme tels.+ In -
Glü
"La musique électronique est la réponse musicale l’ordinateur à l’homme , Glü est la réponse vivante de l’homme à l’ordinateur". Mélangeant drum’n bas, transe et breakcore, Glü défie la notion d’électro à sa racine et sublime son format en introduisant le musicien comme machine à jouer. Batterie, basse électrique, Rhodes et Korg sont les éléments clefs. Si le projet traduit parfois une forme d’urgence, Glü offre toujours une ouverture, un arc-en-ciel brutalement naïf dans la noirceur de son ciel musical. Par nappes successives, les pulsations commencent par chatouiller les oreilles humanoïdes puis décoller les semelles électriques. Reste à tomber la chemise synthétique et se laisser emporter par le gig. -
mer 13.08.2014
-
Haren : une prison ou des chicons ?
Les habitants d’Haren vous accueillent pour une balade au pays du chicon. Vous pourrez y découvrir ce village que beaucoup de Bruxellois pensent se situer au-delà des frontières de leur région. Ses champs et ses potagers, mais aussi son enclavement et son paysage défiguré par les implantations successives de fonctions "ingrates" de la ville qui font dire à ses habitants qu’Haren est devenu "la poubelle de Bruxelles" : percée du canal, arrivée de lignes de chemin de fer, construction du ring, base aéronautique, pôle de haute technologie, siège de l’OTAN, entrepôts de la STIB, zonings industriels, sans compter le survol des avions… Cerise sur le gâteau, Haren vient d’être choisi pour accueillir le projet de prison, actuellement à l’enquête publique. Un projet qui pose bien des questions, tant au niveau urbanistique que sur la fuite en avant du système pénal qui gère l’exclusion sociale en créant des lieux d’enfermement de plus en plus grand et, qui plus est, désormais gérés par le privé. Réservation indispensable : pleinopenair@nova-cinema.org -
Le Queen’s
Haren est un village avec ses cafés, notamment le Queen’s où les habitants peuvent profiter de l’arrière salle pour de mémorables parties de billard. Le Queen’s, c’est aussi un lieu où le comité de Haren se réunit pour débattre de ses projets, de ses coups de gueule ou encore pour organiser la fête de quartier. C’est également ici qu’ont eu lieu les premières projections du court métrage "Prisons des villes, prisons des champs". – Le Queen’s, 10 rue Harenheyde, 1130 Bxxl ⎟ SNCB : Haren-Sud ⎟ Bus : 64 (Haren-Sud Gare) -
À côté
Un film sur l’absence. Et sur l’amour. Sur la prison aussi, mais en creux. "A côté" s’intéresse à l’extérieur : on y entend beaucoup parler de parloirs et d’administrations pénitentiaires, mais on n’y va jamais. On reste à côté, dans une maison d’accueil accolée au mur de la prison des hommes de Rennes, où les proches de détenus viennent (parfois de loin) pour attendre... l’heure d’une visite parfois improbable. C’est dans ce rare lieu où les familles peuvent se rencontrer, s’échanger des informations et se remonter le moral que Stéphane Mercurio a planté sa caméra. Sa présence a indéniablement libéré la parole, tant les témoignages de femmes qu’elle a rapportés sont forts et sensibles. Niées par la société et méprisées par l’administration, ces femmes ont vu dans son film une possibilité de s’exprimer... et peut-être même d’être entendues. – L’occasion de lancer un débat sur les rapports qu’entretiennent les lieux d’enfermement avec leur environnement extérieur. Comme c’est le cas de la plupart des nouvelles prisons et notamment du projet à Haren (censé regrouper une maison de peine et une maison d’arrêt pour hommes destinées à remplacer celles (...)