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jeu 10.04.2014
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Kiscsoportos Játékok
Kiscsoportos Játékok (Kindergarten Games, Jeux de jardins d’enfants) est un groupe d’artistes et graphistes situés principalement à Budapest. Ils se sont unis en 2013 et ont commencé à créer et exposer, pour le plaisir, des affiches non-officielles de leurs films préférés. Une sélection de ces affiches sera exposée dans le foyer du Nova ! Vernissage : 10.04 > 19:00 -
Etat des résistances dans le sud : Les mouvements paysans
En Asie, Afrique et Amérique latine, les luttes des mouvements paysans se sont multipliées ces vingt dernières années. En cause, les menaces qui pèsent sur l’alimentation, l’environnement et la condition paysanne : montée en puissance de l’agrobusiness, accaparement des terres, expansion des monocultures d’exportation, etc. Le mouvement international La Via Campesina cherche à fédérer ce paysage contestataire, fragmenté et contrasté. À l’occasion de la sortie du dernier " État des résistances dans le Sud ", écrit en collaboration avec Entraide et Fraternité, le CETRI organise une soirée autour des enjeux et stratégies des résistances paysannes aujourd’hui. + Raising resistance Bettina Borgfeld & David Bernet, 2011, CH, 85' En quelques années, le Paraguay est devenu le quatrième plus grand exportateur de soja transgénique au monde. Cela s’est traduit notamment par une pression sur les terres, un usage intensif de pesticides et un (...) -
ven 11.04.2014
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Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
The Ugly One
Suite à sa première rencontre avec Masao Adachi sur le documentaire "L’Anabase...", Eric Baudelaire met en route un nouveau processus de création en sa compagnie et répond au désir d’Adachi de retourner au Liban sans pouvoir le concrétiser physiquement. Dans un rapport unique au processus de réalisation – Adachi scénarise depuis le Japon, Baudelaire se réapproprie le script et le met en images – les deux cinéastes réalisent un essai sur l’engagement et la vie, entre autre amoureuse, dans les factions révolutionnaires. Au départ, seuls l’entame du film et des éléments de contexte sont connus de Baudelaire : une femme et un homme, apparemment familiers, se retrouvent sur une plage d’un Beyrouth fantomatique. La suite se tisse autour de la reconstitution d’un passé incertain, duquel surgissent les contours d’une relation sentimentale traversée par l’implication commune dans une faction révolutionnaire armée. Progressivement, on découvre la dynamique interne du groupe, ses tensions palpables et le spectre lancinant d’une opération malheureuse. Par instants, ce film sous tension offre des respirations contemplatives qui révèlent l’identité précaire de (...) -
sam 12.04.2014
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Initiation au langage cinématographique III et IV
Analyser un film, c’est non seulement interroger une continuité cohérente d’images et de sons génératrice de sens : que me dit-on ? Mais c’est aussi interroger les moyens utilisés par le cinéaste pour la produire : comment me le dit-on ? En alternant théorie et extraits de films, Thierry Odeyn proposera le 12 avril et le 31 mai les deux derniers modules de son cycle de formation du samedi matin sur l’extraordinaire diversité des formes de montages du jeune cinéma soviétique. -
Oberhausen I
Démarrons ce nouveau rendez-vous par le prolongement de la réflexion sur les mystères de l’usage du pouvoir, mais surtout du fondement des femmes et hommes qui le détiennent. Exercice délicat s’il en est, la mise en images de ces mécanismes complexes révèle des orientations d’une radicale diversité. Elle ira d’une crue mise à nu d’un ex-juge, baladant allègrement son bide à bière et ses abus de pouvoirs sur la terrasse ensoleillée de sa retraite confortable, jusqu’au pouvoir créateur de la parole, portée avec charisme par un jeune leader en passant par l’évocation à la fois théâtrale et factuelle de l’intimité d’une étoile filante de la politique suédoise... Les propositions se multiplient, pour tenter de mieux cerner la nature de ces hommes et femmes gouvernant les peuples. -
Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
dim 13.04.2014
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ogino:knauss
Le collectif ogino:knauss a démarré ses activités au milieu des années 1990, sur la scène alternative florentine. La démarche d’ogino:knauss se caractérise par un attrait pour l’architecture et la vidéo. Tout comme les situationnistes, ils partent à la dérive pour explorer les facettes modernistes de nos cités, ces lieux où l’être humain se débrouille avec l’environnement qui lui est imposé. Leur attrait pour des endroits marginalisés et périphériques les a mené à filmer à La Havane, Moscou, Detroit, Berlin, Belgrade, Mexico... De ces récits de voyage, ils distillent des vidéos, des photos et des performances. Lorenzo Tripodi, vidéaste et penseur urbain dans l’âme, nous présentera le travail de ogino:knauss avec deux films et une rencontre alimentée d’extraits vidéos de leurs dérives urbaines. + Doble Forza ogino:knauss, 2007, IT, video, vo es st ang, 40' Alamar est une banlieue moderniste de La Havane qui a été (...) -
jeu 17.04.2014
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Tomorrow
Ils sont trois. Bruxellois modernes, ils animent leurs discussions polyglottes sur le thème central qui fonde leur quotidien chancelant : que feront-ils demain plutôt qu’aujourd’hui ? Se lever, téléphoner, (se ?) nettoyer, se changer… Autant d’obstacles qui nuisent à la créativité contrariée de ces éternels artistes en devenir. Pourtant, un jour, surgit l’évidence : si l’acteur de la troupe aurait du jouer dans "Star Wars", il suffit au trio de se rendre en Tunisie, sur un des lieux de tournage de la saga, pour réaliser le rituel qui les détachera du lendemain pour enfin les ancrer dans le présent. Exclusivement accompagnée de sa caméra et de ses trois acteurs, Martine Doyen nous embarque dans ce pèlerinage atypique en quête de cinéma funambule, hors circuit et 100% Bio. -
ven 18.04.2014
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Seattle Experimental Animation
Cette compilation de courts métrages d’animation explore les rapports entre humains et “nature” dans cette ville sauvage et humide qu’est Seattle. Baleines, hiboux, grenouilles et bourdons font mouche pour repousser les frontières du cinéma d’animation. Ces films sont réalisés dans une optique résolument non commerciale. Tess Martin, la curatrice, sera présente pour cette séance et nous a concocté une mise en bouche d’animations belges qui mettra en perspective ces deux scènes indépendantes. • Rocketmen trailer, Webster Crowell, 2014, 1’ • The Whale Story, Tess Martin, 2012, 4’ • Song of the Spindle, Drew Christie, 2011, 4’ • Crashing Waves, Britta Johnson, 2010, 7’ • Hi ! I’m a Nutria, Drew Christie, 2012, 4’ • Harsh Tokes and Bong Jokes, Clyde Petersen, 2013, 4’ • Excerpt from Dream of a Beatnick Poet, Bruce Bickford, 2000-14, 6’ • Edible Rocks, Stefan Gruber, 2013, 3’ • They Look Right Through You, Tess Martin, 2013, 9’ • King Kong Kitchie Kitchie Ki-Me-O, Britta Johnson, 2012, 3’ + La compilation "Strange Creatures" sera suivie par une sélection de courts métrages d’animation belges choisis par Tess Martin : • Autour du Lac, (...) -
Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
sam 19.04.2014
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Kelly
Dès les premières images on est intrigué par ce visage exotique, pour lequel on ne sait ni donner un âge, ni dire d’où il vient exactement. Très vite, on est littéralement happé par le récit de Kelly. Originaire du Pérou, elle rêve avec rage de venir vivre en Europe. Elle quitte son pays natal pour rejoindre la Guyane française, en espérant y trouver un tremplin pour émigrer vers la France, où vit déjà sa mère. C’est compter sans les aléas, parfois vicieux, de la vie. Ballottée d’un pays à l’autre, d’une aventure à l’autre, la vie de Kelly s’apparente à celle d’un personnage de fiction. Elle débarque finalement à Tanger. Quelques dizaines de kilomètres à peine séparent le Maroc de l’Espagne, et pourtant l’Europe paraît inaccessible et le voyage de Kelly semble devoir cruellement s’arrêter ici. C’est à Tanger que la réalisatrice Stéphanie Régnier la rencontre. En adoptant un dispositif caméra sobre, dépouillé, elle réussit le pari de réaliser un film qui est non seulement un témoignage, mais aussi un captivant récit qui jamais ne tombe dans le pathos facile. -
C’était mieux demain
Dans le tumulte de la révolution tunisienne, nous suivons Aida, une jeune femme sans travail, sans domicile, trimballant son fils Faouzi dans les rues de Tunis, à la recherche d’un endroit où vivre. Aida s’introduit dans des logements inoccupés, casse des murs, squatte là ou c’est possible... Les manifestations qui l’entourent ? Elle n’en a cure. Insolente et combative, Aida profite du chaos social pour défoncer des portes, se heurtant aux voisins et à des surprises parfois malheureuses. A l’image des tunisiens, Aida est pleine d’espoirs, couplés à une soif de changement, sans toutefois savoir quelle direction prendre. Aucune certitude, juste des questions. Pendant plus d’un an et demi, la réalisatrice Hinde Boujemaa a suivi Aida, réussissant à nouer une véritable relation de confiance et de complicité, lui permettant ainsi de filmer des scènes d’une vérité tout à fait étonnante, y compris en prison, où Aida doit séjourner quelques temps. Ce documentaire raconte un moment de vie d’une femme dans cet intense intervalle qu’est la révolution au sein d’un pays. Une femme qui n’a plus rien à perdre, sur qui la vie s’est acharnée, et qui demande un (...) -
dim 20.04.2014
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The Ugly One
Suite à sa première rencontre avec Masao Adachi sur le documentaire "L’Anabase...", Eric Baudelaire met en route un nouveau processus de création en sa compagnie et répond au désir d’Adachi de retourner au Liban sans pouvoir le concrétiser physiquement. Dans un rapport unique au processus de réalisation – Adachi scénarise depuis le Japon, Baudelaire se réapproprie le script et le met en images – les deux cinéastes réalisent un essai sur l’engagement et la vie, entre autre amoureuse, dans les factions révolutionnaires. Au départ, seuls l’entame du film et des éléments de contexte sont connus de Baudelaire : une femme et un homme, apparemment familiers, se retrouvent sur une plage d’un Beyrouth fantomatique. La suite se tisse autour de la reconstitution d’un passé incertain, duquel surgissent les contours d’une relation sentimentale traversée par l’implication commune dans une faction révolutionnaire armée. Progressivement, on découvre la dynamique interne du groupe, ses tensions palpables et le spectre lancinant d’une opération malheureuse. Par instants, ce film sous tension offre des respirations contemplatives qui révèlent l’identité précaire de (...) -
Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
jeu 24.04.2014
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Une philosophie des yeux fermés
A rebours de la norme hygiéniste qui veut que nous naissions dans des hôpitaux surchargés, pour mieux y abandonner nos corps épuisés et rejoindre l’alignement martial des tombes en marbre ou la pelouse des crématoriums, Sacha Kullberg part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont choisis de redonner vie à nos rites funéraires, en proposant des alternatives humaines à la mise en bière traditionnelle. De l’Angleterre aux Pays-Bas en passant par la Belgique, elle met au jour des pratiques nouvelles qui vont de l’invention du cercueil bio à la colline-cimetière comme autant de pistes rafraîchissantes qui rappellent, en toute simplicité, que le corps humain est voué, comme tout organisme vivant, à en nourrir d’autres dès lors que la vie s’en échappe. -
ven 25.04.2014
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C’était mieux demain
Dans le tumulte de la révolution tunisienne, nous suivons Aida, une jeune femme sans travail, sans domicile, trimballant son fils Faouzi dans les rues de Tunis, à la recherche d’un endroit où vivre. Aida s’introduit dans des logements inoccupés, casse des murs, squatte là ou c’est possible... Les manifestations qui l’entourent ? Elle n’en a cure. Insolente et combative, Aida profite du chaos social pour défoncer des portes, se heurtant aux voisins et à des surprises parfois malheureuses. A l’image des tunisiens, Aida est pleine d’espoirs, couplés à une soif de changement, sans toutefois savoir quelle direction prendre. Aucune certitude, juste des questions. Pendant plus d’un an et demi, la réalisatrice Hinde Boujemaa a suivi Aida, réussissant à nouer une véritable relation de confiance et de complicité, lui permettant ainsi de filmer des scènes d’une vérité tout à fait étonnante, y compris en prison, où Aida doit séjourner quelques temps. Ce documentaire raconte un moment de vie d’une femme dans cet intense intervalle qu’est la révolution au sein d’un pays. Une femme qui n’a plus rien à perdre, sur qui la vie s’est acharnée, et qui demande un (...) -
The Ugly One
Suite à sa première rencontre avec Masao Adachi sur le documentaire "L’Anabase...", Eric Baudelaire met en route un nouveau processus de création en sa compagnie et répond au désir d’Adachi de retourner au Liban sans pouvoir le concrétiser physiquement. Dans un rapport unique au processus de réalisation – Adachi scénarise depuis le Japon, Baudelaire se réapproprie le script et le met en images – les deux cinéastes réalisent un essai sur l’engagement et la vie, entre autre amoureuse, dans les factions révolutionnaires. Au départ, seuls l’entame du film et des éléments de contexte sont connus de Baudelaire : une femme et un homme, apparemment familiers, se retrouvent sur une plage d’un Beyrouth fantomatique. La suite se tisse autour de la reconstitution d’un passé incertain, duquel surgissent les contours d’une relation sentimentale traversée par l’implication commune dans une faction révolutionnaire armée. Progressivement, on découvre la dynamique interne du groupe, ses tensions palpables et le spectre lancinant d’une opération malheureuse. Par instants, ce film sous tension offre des respirations contemplatives qui révèlent l’identité précaire de (...) -
sam 26.04.2014
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Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
Kelly
Dès les premières images on est intrigué par ce visage exotique, pour lequel on ne sait ni donner un âge, ni dire d’où il vient exactement. Très vite, on est littéralement happé par le récit de Kelly. Originaire du Pérou, elle rêve avec rage de venir vivre en Europe. Elle quitte son pays natal pour rejoindre la Guyane française, en espérant y trouver un tremplin pour émigrer vers la France, où vit déjà sa mère. C’est compter sans les aléas, parfois vicieux, de la vie. Ballottée d’un pays à l’autre, d’une aventure à l’autre, la vie de Kelly s’apparente à celle d’un personnage de fiction. Elle débarque finalement à Tanger. Quelques dizaines de kilomètres à peine séparent le Maroc de l’Espagne, et pourtant l’Europe paraît inaccessible et le voyage de Kelly semble devoir cruellement s’arrêter ici. C’est à Tanger que la réalisatrice Stéphanie Régnier la rencontre. En adoptant un dispositif caméra sobre, dépouillé, elle réussit le pari de réaliser un film qui est non seulement un témoignage, mais aussi un captivant récit qui jamais ne tombe dans le pathos facile. -
dim 27.04.2014
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Oberhausen II (Cineketje)
Depuis 1978, le festival du court métrage Oberhausen s’est donné pour nouvelle mission d’enchanter l’âme des plus jeunes en diffusant des créations inventives destinées aux jeunes générations. Au programme de cette compilation, vous découvrirez le destin kleptomane d’une jeune fille en quête de carottes ; l’angoisse invisible d’un être réduit à la taille d’un demi-doigt ; la délicate transition vers l’adolescence ou encore des jeux avec l’espace, le temps et les couleurs pour le bonheur de vos pupilles dilatées par un plaisir cinématographique partagé avec les plus jeunes !• Anna Lovenstein• Flocons et carottes• ... -
Mes 7 lieux
“Mes 7 lieux" commence au moment où je suis expulsé de plusieurs lieux qui me sont chers. C’est le début de mon errance urbaine qui me fera faire en dix années un périple de 300000 kilomètres avant de revenir à peu près à mon point de départ. Une aventure physique autant que métaphysique. Fragments de films documentaires, de journal intime, de notes de chevet, de bouts de fiction, "Mes 7 lieux" est un essai sur le temps qui passe, agrémenté d’un fatras de réflexions légères et graves, en définitive une tentative tout simplement d’exister." Quatrième volet de la saga autobiographique "Babel" commencée en 1983, "Mes 7 lieux" est une expérience cinématographique autant philosophique que ludique, ayant une nouvelle fois pour cadre Bruxelles qui, comme la filmographie du cinéaste, semble décidément être en perpétuel chantier. Cependant, point de chronologie comme principe de construction ici, mais bien les relations d’idées fournies par la matière filmique emmagasinée du 6 décembre 1999 au 3 mars 2010. Résultat : 5h23 de projection où l’on ne s’ennuie pas ! Agrémentée d’une pause restauration, la séance sera d’autant plus exceptionnelle que le cinéma (...) -
jeu 01.05.2014
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Logique de la peur
Déployant un dispositif d’une efficace sobriété, Camille Robert questionne de jeunes israéliens quant à leurs rapports au pays, à la situation palestinienne et au service militaire obligatoire. Des visages se succèdent dans la douceur d’un noir et blanc diffus pour dresser le contour d’une situation ambiguë, mêlant attachement au pays et remise en cause profonde d’une logique étatique perçue comme stérile et basée sur la peur. Loin d’être anodine, cette peur fige les mentalités dans l’impossibilité de créer un contact avec une réalité voisine exclusivement perçue sous le prisme de la suspicion. La découverte de ces points de vue est une occasion unique d’explorer les doutes et constats d’une jeunesse dubitative inaudible dans les médias de masse. -
ven 02.05.2014
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Kelly
Dès les premières images on est intrigué par ce visage exotique, pour lequel on ne sait ni donner un âge, ni dire d’où il vient exactement. Très vite, on est littéralement happé par le récit de Kelly. Originaire du Pérou, elle rêve avec rage de venir vivre en Europe. Elle quitte son pays natal pour rejoindre la Guyane française, en espérant y trouver un tremplin pour émigrer vers la France, où vit déjà sa mère. C’est compter sans les aléas, parfois vicieux, de la vie. Ballottée d’un pays à l’autre, d’une aventure à l’autre, la vie de Kelly s’apparente à celle d’un personnage de fiction. Elle débarque finalement à Tanger. Quelques dizaines de kilomètres à peine séparent le Maroc de l’Espagne, et pourtant l’Europe paraît inaccessible et le voyage de Kelly semble devoir cruellement s’arrêter ici. C’est à Tanger que la réalisatrice Stéphanie Régnier la rencontre. En adoptant un dispositif caméra sobre, dépouillé, elle réussit le pari de réaliser un film qui est non seulement un témoignage, mais aussi un captivant récit qui jamais ne tombe dans le pathos facile. -
Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
sam 03.05.2014
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Oberhausen III
Aussi vrai que la vie se chante, elle se danse ! Conscient de la puissance évocatrice de la mise en images des corps en transe, le festival Oberhausen a regroupé une partie de ses courts-métrages qui mêlent directement ou indirectement danse, vie et musique. A leurs contacts, les horizons s’élargissent. Notre sélection évoquera la danse et la musique comme dynamiques centrales de réappropriation politique des corps ; l’art du récit par le déhanché ou encore la découverte d’un rapport neuf à la nature et son environnement sous des formes créatives, touchantes et toujours enivrantes. -
Vialka
Cela faisait un moment depuis leur dernière visite… Marylise Frecheville et Eric Boros, de Vialka, reviennent au Nova avec un nouveau projet d’opéra de poche. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, ce duo guitare/batterie, qualifié de turbo folk, s’inspire des musiques traditionnelles du monde entier (notamment Asie & Europe de l’Est) pour en extraire un math-rock sec et déjanté. Depuis plus de dix ans, Vialka enrichit ses influences en voyageant et en jouant aux quatre coins du monde. Cette fois, ils nous proposent un opéra minimaliste pour duel, en un acte de douze scènes, intitulé "A l’Abri des regards indiscrets". La trame de l’opéra s’articule autour d’un dîner en couple dont l’humeur oscille entre le plaisir du quotidien et un tremblement de terre à rebours. Vialka s’est inspiré de l’opéra traditionnel chinois, pratiqué dans les parcs au sortir du travail. Un art simple et populaire qui donne aujourd’hui une pièce hybride, entre art lyrique et musique pop. A ne pas manquer ! -
dim 04.05.2014
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L’Anabase de May et Fusako Shigenobu, Masao Adachi, et 27 années sans images
Fusako Shigenobu quitte le Japon en 1971. Elle fonde l’Armée rouge japonaise, groupuscule terroriste voué au soutien de la lutte palestinienne, et vit au Liban pendant 30 ans. Elle y a une fille, May, née dans la clandestinité, qui ne découvrira le Japon et ne recevra une identité légale que suite à l’arrestation de sa mère en 2000, alors qu’elle a 27 ans. Quand Adachi quitte le Japon, il retrouve Shigenobu à Beyrouth. Tous deux vivront loin de chez eux, sans savoir où cette vie les mènera, et finiront par revenir au pays sans plus jamais pouvoir le quitter. Eric Baudelaire explore l’idée de ces voyages entre Tôkyô et Beyrouth pour interroger May Shigenobu et Masao Adachi sur leur mémoire, leur parcours, la construction de leur identité. L’autre question centrale du film, ce sont les images et l’imaginaire. May a vécu sans trace visuelle de ses origines (qui auraient pu en dévoiler trop) alors qu’Adachi n’a cessé de tourner et de réfléchir au cinéma, mais a tout perdu pendant les conflits. Pour aborder ce passé sans images, Baudelaire compose un décor fait d’archives et d’extraits de films, mais surtout d’images super8, tournées à Tôkyô et Beyrouth (...) -
The Ugly One
Suite à sa première rencontre avec Masao Adachi sur le documentaire "L’Anabase...", Eric Baudelaire met en route un nouveau processus de création en sa compagnie et répond au désir d’Adachi de retourner au Liban sans pouvoir le concrétiser physiquement. Dans un rapport unique au processus de réalisation – Adachi scénarise depuis le Japon, Baudelaire se réapproprie le script et le met en images – les deux cinéastes réalisent un essai sur l’engagement et la vie, entre autre amoureuse, dans les factions révolutionnaires. Au départ, seuls l’entame du film et des éléments de contexte sont connus de Baudelaire : une femme et un homme, apparemment familiers, se retrouvent sur une plage d’un Beyrouth fantomatique. La suite se tisse autour de la reconstitution d’un passé incertain, duquel surgissent les contours d’une relation sentimentale traversée par l’implication commune dans une faction révolutionnaire armée. Progressivement, on découvre la dynamique interne du groupe, ses tensions palpables et le spectre lancinant d’une opération malheureuse. Par instants, ce film sous tension offre des respirations contemplatives qui révèlent l’identité précaire de (...) -
jeu 08.05.2014
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Open Screen
Open screen : nom masc. de l’anglais open ouvert et de screen écran. Séances du Cinéma Nova existants depuis la création du lieu où réalisateurs amateurs ou confirmés peuvent diffuser leurs films sur n’importe quel format (mais c’est pas plus mal de nous demander si c’est un format farfelu..) du moment que ça fasse 15 min max. Les films sont envoyés au plus tard une semaine à l’avance au 14 rue d’Arenberg 1000 Bruxelles. Cette séance se passe le plus souvent dans la bonne humeur à moins que l’un de vous décide d’envoyer un film plombant auquel cas il passe quand même, la censure ne faisant pas partie du cahier des charges. -
ven 09.05.2014
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C’était mieux demain
Dans le tumulte de la révolution tunisienne, nous suivons Aida, une jeune femme sans travail, sans domicile, trimballant son fils Faouzi dans les rues de Tunis, à la recherche d’un endroit où vivre. Aida s’introduit dans des logements inoccupés, casse des murs, squatte là ou c’est possible... Les manifestations qui l’entourent ? Elle n’en a cure. Insolente et combative, Aida profite du chaos social pour défoncer des portes, se heurtant aux voisins et à des surprises parfois malheureuses. A l’image des tunisiens, Aida est pleine d’espoirs, couplés à une soif de changement, sans toutefois savoir quelle direction prendre. Aucune certitude, juste des questions. Pendant plus d’un an et demi, la réalisatrice Hinde Boujemaa a suivi Aida, réussissant à nouer une véritable relation de confiance et de complicité, lui permettant ainsi de filmer des scènes d’une vérité tout à fait étonnante, y compris en prison, où Aida doit séjourner quelques temps. Ce documentaire raconte un moment de vie d’une femme dans cet intense intervalle qu’est la révolution au sein d’un pays. Une femme qui n’a plus rien à perdre, sur qui la vie s’est acharnée, et qui demande un (...) -
Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
sam 10.05.2014
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Sex Jack
Comme bien d’autres films de la période, "Sex Jack" s’ouvre sur des images des manifestations anti-Anpo. Filmées en beau cinémascope noir et blanc par Wakamatsu, elles sont autrement plus marquantes que les vidéos de manifs que l’on peut voir aujourd’hui. On suit ensuite un petit groupe de militants en déroute suite à la découverte de leur planque par la police et à l’arrestation de leur leader. Ils doivent fuir et sont aidés par un mystérieux petit voleur, dont ils se méfient. D’autant plus qu’il est le seul à ne pas vouloir coucher avec la fille de la bande, dont tous les garçons profitent - il faut bien s’occuper en attendant la révolution. Le groupe se recompose autour de ce marginal, issu du monde ouvrier, contrairement aux autres, tous étudiants. L’opposition est palpable, les soupçons planent sur lui et Wakamatsu amène le thème de l’infiltration des groupes militants par la police de manière inattendue. Il traite comme à son habitude plus des relations humaines dans les groupes révolutionnaires que de la révolution elle-même, s’intéresse à l’échec, à la bêtise, aux rivalités, à la domination et à la violence sexuelle. Wakamatsu l’anarchiste (...) -
Kelly
Dès les premières images on est intrigué par ce visage exotique, pour lequel on ne sait ni donner un âge, ni dire d’où il vient exactement. Très vite, on est littéralement happé par le récit de Kelly. Originaire du Pérou, elle rêve avec rage de venir vivre en Europe. Elle quitte son pays natal pour rejoindre la Guyane française, en espérant y trouver un tremplin pour émigrer vers la France, où vit déjà sa mère. C’est compter sans les aléas, parfois vicieux, de la vie. Ballottée d’un pays à l’autre, d’une aventure à l’autre, la vie de Kelly s’apparente à celle d’un personnage de fiction. Elle débarque finalement à Tanger. Quelques dizaines de kilomètres à peine séparent le Maroc de l’Espagne, et pourtant l’Europe paraît inaccessible et le voyage de Kelly semble devoir cruellement s’arrêter ici. C’est à Tanger que la réalisatrice Stéphanie Régnier la rencontre. En adoptant un dispositif caméra sobre, dépouillé, elle réussit le pari de réaliser un film qui est non seulement un témoignage, mais aussi un captivant récit qui jamais ne tombe dans le pathos facile. -
dim 11.05.2014
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The cinema of Masao Adachi & Kōji Wakamatsu
À l’occasion de cette programmation, et en collaboration avec la Cinematek, nous avons le plaisir d’accueillir deux spécialistes du cinéma japonais pour une conférence (en anglais), à laquelle participera aussi Masao Adachi depuis le Japon. Gô Hirasawa est chercheur et enseignant à l’université Meiji-Gakuin à Tôkyô, et particulièrement intéressé par les mouvements artistiques d’avant-garde et le cinéma politique, underground et expérimental des années 1960 et 70. Il a écrit plusieurs ouvrages sur Wakamatsu et Adachi. Dick Stegewerns est professeur associé à l’Université d’Oslo dans la section Modern & Contemporary Japanese Studies. Tous deux organisent régulièrement des cycles de programmation de films japonais et ont participé à la réalisation de celui-ci. -
Red Army-PFLP : Declaration of World War
En 1971, Wakamatsu et Adachi partent présenter "Sex Jack" au festival de Cannes. Avant de rentrer au Japon, ils décident de faire un détour par le Moyen-Orient pour se rendre compte sur place de la lutte du peuple palestinien. Aidés par une japonaise rencontrée à Beyrouth, Fusako Shigenobu, ils vont visiter des camps palestiniens au Liban et en Jordanie et partager la vie quotidienne des révolutionnaires arabes. Ce qu’ils voient et vivent est bien entendu loin de ce que les médias véhiculent mais leur permet aussi de développer un autre regard sur la révolution armée au Japon, déconnectée des masses populaires. Ils rencontrent des gens comme Leila Khaled, Abu Ali Mustafa et George Habash, filment sans relâche et testent la "théorie du paysage" en terre étrangère. Au retour, Adachi fera de ces images un film-manifeste radical contre la désinformation, un objet de propagande pour la révolution mondiale et un document rare qui montre la lutte de l’intérieur. La diffusion du film prend aussi des allures de parcours du combattant, puisqu’il est forcément exclu des circuits traditionnels. Les réalisateurs imaginent des modes de diffusion guérilla, (...) -
jeu 15.05.2014
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Ils m’indiquent le nord
Céline Carridroit vient superposer son regard à celui de Julien, Noël et Bruno sur la région où ils ont grandit : le Nord Pas de Calais. Un pays accidenté, portant les cicatrices d’une industrialisation massive puis de son déclin, qui n’est pas sans faire écho à la géographie intime de ces jeunes gens. Comment un regard permet de (re)découvrir et percevoir un paysage, un milieu qui a lui même façonné cette façon d’observer ? Une réflexion cinématographique dans l’air du temps à laquelle nous invite ce film qui, hasard du calendrier, cohabite dans notre programme avec "Kelly", autre opus des récents "Films de la Caravane". -
Ecstasy of the Angels
Après 1970 et l’échec de la lutte contre l’Anpo, les mouvements politiques commencent à s’affaiblir. Des petits groupes se radicalisent, comme l’Armée rouge unifiée à l’extrême-gauche, mais aussi d’autres à l’extrême-droite. Dans "L’extase des anges", une organisation révolutionnaire (inspirée par la "Société des saisons" d’Auguste Blanqui) est minée par des luttes intestines, des trahisons et une paranoïa ambiante. La révolution n’est pas glorieuse. "L’extase..." est un grand cocktail de révolte, de sexe, de violence et de dialectique, le tout bien souvent en même temps, dans un style propre à Wakamatsu ! On le retrouve au sommet de son art avec une mise en scène impressionnante, une utilisation habile du noir et blanc et de la couleur, une bande son mémorable et beaucoup d’émotions fortes. Réalisée au retour de Palestine, écrite par Adachi et bénéficiant de la participation de quelques membres de l’Armée rouge, cette fiction ne pourrait être plus en lien avec l’actualité : un attentat imaginé dans le film aura lieu pendant sa sortie, aussi concomitante avec la prise d’otage d’Asama. Le film est accusé d’inciter au terrorisme et est retiré des (...) -
ven 16.05.2014
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Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
A.K.A. Serial Killer
Partant d’un fait divers – Norio Nagayama, 19 ans, commet quatre meurtres sans explication apparente – Adachi et ses confrères réalisateurs et théoriciens du cinéma construisent un film-essai documentaire basé sur leur "théorie du paysage" : "Tous les paysages que nous voyons au quotidien, et surtout les beaux paysages reproduits sur cartes postales, sont fondamentalement liés à une figure du pouvoir dominant (...), c’est le Japon qui rend fou et criminel, c’est le Japon qui est en soi toxique." Le film consiste donc en une série de vues, de paysages, de détails, que le jeune homme aurait pu voir pendant sa vie et qui auraient pu former sa perception du monde et l’influencer insidieusement jusqu’à provoquer ses crimes. Interrompant parfois la bande-son free jazz, Adachi guide le spectateur en donnant quelques informations sur la vie de Nagayama et quelques clés pour appréhender ce road movie théorique, sans personnage. Il n’est pas ici directement question des luttes contestataires, mais des structures et symboles du pouvoir, omniprésents dans l’environnement et oppressants, qui appelleraient donc à une réaction... -
sam 17.05.2014
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Three Resurrected Drunkards
Trois jeunes japonais, fraîchement sortis du collège et de leur baignade maritime, découvrent avec un étonnement amusé que leurs vêtements laissés sur la plage ont été échangés contre des tuniques coréennes et un petit dédommagement. Les voilà à peine habillés en coréens que d’inattendues péripéties s’enchaînent, sans toutefois parvenir à entacher la bonne humeur ludique du trio. Tout cela malgré les deux authentiques coréens, manifestement assoiffés de sang, qui sont à leur poursuite. "Le retour des trois soûlards" se prolonge en chasse à l’homme étonnante, dotée d’un montage novateur qui révélera ses mystères dans son final meurtrier. Nagisa Ôshima est préoccupé par la discrimination que subit la minorité coréenne du Japon et aborde la question dans plusieurs films, documentaires et fictions. Dans cette comédie pop d’une rare ingéniosité, co-écrite avec Adachi (qui apparaît aussi dans un petit rôle ... de policier !), il rappelle brillamment qu’il est possible de traiter avec intelligence, humour et inventivité des thèmes de société sensibles, tels que le racisme et l’immigration clandestine. -
Prisoner/Terrorist
Plus de 30 ans après sa dernière réalisation, Adachi signe un film sur le thème de l’errance psychologique, dense et unique dans sa conception, librement adapté d’un texte d’Auguste Blanqui et certainement inspiré par son propre vécu. M., incarnation fictive de Kôzô Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise (et précédemment impliqué dans la tournée du "bus rouge", voir "Red Army-PFLP"), seul rescapé de l’opération suicide de l’aéroport de Lod (Israël) en 1972, perd pied lors de son incarcération et voit surgir les spectres des maîtres à penser de l’idéal révolutionnaire dans ses délires éveillés. Bien au delà de la stigmatisation du sort réservés aux pensionnaires terroristes dans les prisons israéliennes, "Prisoner/Terrorist" est avant tout une exploration courageuse et sans concession des méandres de l’âme humaine engagée dans la révolution permanente. Radical dans sa forme, ce film exigeant offre une expérience angoissante et labyrinthique d’approfondissement de la solitude révolutionnaire. Il complète aussi à sa manière le "United Red Army" de Wakamatsu, qui fait ici une apparition discrète en compagnie de son musicien du moment, Jim O’Rourke. -
dim 18.05.2014
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Kelly
Dès les premières images on est intrigué par ce visage exotique, pour lequel on ne sait ni donner un âge, ni dire d’où il vient exactement. Très vite, on est littéralement happé par le récit de Kelly. Originaire du Pérou, elle rêve avec rage de venir vivre en Europe. Elle quitte son pays natal pour rejoindre la Guyane française, en espérant y trouver un tremplin pour émigrer vers la France, où vit déjà sa mère. C’est compter sans les aléas, parfois vicieux, de la vie. Ballottée d’un pays à l’autre, d’une aventure à l’autre, la vie de Kelly s’apparente à celle d’un personnage de fiction. Elle débarque finalement à Tanger. Quelques dizaines de kilomètres à peine séparent le Maroc de l’Espagne, et pourtant l’Europe paraît inaccessible et le voyage de Kelly semble devoir cruellement s’arrêter ici. C’est à Tanger que la réalisatrice Stéphanie Régnier la rencontre. En adoptant un dispositif caméra sobre, dépouillé, elle réussit le pari de réaliser un film qui est non seulement un témoignage, mais aussi un captivant récit qui jamais ne tombe dans le pathos facile. -
C’était mieux demain
Dans le tumulte de la révolution tunisienne, nous suivons Aida, une jeune femme sans travail, sans domicile, trimballant son fils Faouzi dans les rues de Tunis, à la recherche d’un endroit où vivre. Aida s’introduit dans des logements inoccupés, casse des murs, squatte là ou c’est possible... Les manifestations qui l’entourent ? Elle n’en a cure. Insolente et combative, Aida profite du chaos social pour défoncer des portes, se heurtant aux voisins et à des surprises parfois malheureuses. A l’image des tunisiens, Aida est pleine d’espoirs, couplés à une soif de changement, sans toutefois savoir quelle direction prendre. Aucune certitude, juste des questions. Pendant plus d’un an et demi, la réalisatrice Hinde Boujemaa a suivi Aida, réussissant à nouer une véritable relation de confiance et de complicité, lui permettant ainsi de filmer des scènes d’une vérité tout à fait étonnante, y compris en prison, où Aida doit séjourner quelques temps. Ce documentaire raconte un moment de vie d’une femme dans cet intense intervalle qu’est la révolution au sein d’un pays. Une femme qui n’a plus rien à perdre, sur qui la vie s’est acharnée, et qui demande un (...) -
jeu 22.05.2014
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United Red Army
Kôji Wakamatsu n’a jamais arrêté de tourner mais ne refait cependant son apparition sur la scène internationale qu’en 2008, avec "United Red Army". Cette grande fresque de trois heures (mise en musique par Jim O’Rourke) propose de reconstituer l’histoire des mouvements révolutionnaires japonais des années 1960 et 70 et marque son retour au cinéma politique. Sans chercher à les glorifier ou à les diminuer, il veut avant tout donner des clés pour comprendre leurs motivations, leurs évolutions et leurs divisions, depuis leur émergence en 1960 jusqu’au drame de la prise d’otage du chalet d’Asama en 1972. Wakamatsu veut aussi, par son film, digérer le traumatisme national qui marqua la fin de l’Armée rouge au Japon : la police assiège le chalet pendant 10 jours et l’événement est fortement médiatisé. Si les militants ont la sympathie d’une partie de la population au début, il est progressivement révélé qu’ils se sont livré à des purges idéologiques et ont massacré une quinzaine de leurs camarades de lutte dans les mois précédents. La nation est en émoi et ces révélations, dramatisées par les médias, assènent un coup sévère aux mouvements d’extrême-gauche au Japon. -
ven 23.05.2014
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Three Resurrected Drunkards
Trois jeunes japonais, fraîchement sortis du collège et de leur baignade maritime, découvrent avec un étonnement amusé que leurs vêtements laissés sur la plage ont été échangés contre des tuniques coréennes et un petit dédommagement. Les voilà à peine habillés en coréens que d’inattendues péripéties s’enchaînent, sans toutefois parvenir à entacher la bonne humeur ludique du trio. Tout cela malgré les deux authentiques coréens, manifestement assoiffés de sang, qui sont à leur poursuite. "Le retour des trois soûlards" se prolonge en chasse à l’homme étonnante, dotée d’un montage novateur qui révélera ses mystères dans son final meurtrier. Nagisa Ôshima est préoccupé par la discrimination que subit la minorité coréenne du Japon et aborde la question dans plusieurs films, documentaires et fictions. Dans cette comédie pop d’une rare ingéniosité, co-écrite avec Adachi (qui apparaît aussi dans un petit rôle ... de policier !), il rappelle brillamment qu’il est possible de traiter avec intelligence, humour et inventivité des thèmes de société sensibles, tels que le racisme et l’immigration clandestine. -
L’Anabase de May et Fusako Shigenobu, Masao Adachi, et 27 années sans images
Fusako Shigenobu quitte le Japon en 1971. Elle fonde l’Armée rouge japonaise, groupuscule terroriste voué au soutien de la lutte palestinienne, et vit au Liban pendant 30 ans. Elle y a une fille, May, née dans la clandestinité, qui ne découvrira le Japon et ne recevra une identité légale que suite à l’arrestation de sa mère en 2000, alors qu’elle a 27 ans. Quand Adachi quitte le Japon, il retrouve Shigenobu à Beyrouth. Tous deux vivront loin de chez eux, sans savoir où cette vie les mènera, et finiront par revenir au pays sans plus jamais pouvoir le quitter. Eric Baudelaire explore l’idée de ces voyages entre Tôkyô et Beyrouth pour interroger May Shigenobu et Masao Adachi sur leur mémoire, leur parcours, la construction de leur identité. L’autre question centrale du film, ce sont les images et l’imaginaire. May a vécu sans trace visuelle de ses origines (qui auraient pu en dévoiler trop) alors qu’Adachi n’a cessé de tourner et de réfléchir au cinéma, mais a tout perdu pendant les conflits. Pour aborder ce passé sans images, Baudelaire compose un décor fait d’archives et d’extraits de films, mais surtout d’images super8, tournées à Tôkyô et Beyrouth (...) -
sam 24.05.2014
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Death By Hanging
Dans cette charge contre la peine capitale (toujours en application au Japon) et le nationalisme japonais imbu de racisme envers ses minorités, Nagisa Ôshima met en scène, avec humour et férocité, la pendaison d’un jeune d’origine coréenne coupable de viols et des meurtres de jeunes femmes japonaises. Le rituel encadrant les derniers instants de notre futur pendu se déroule sans accroc... jusqu’à la pendaison elle-même : si le condamné a bien la corde au coup et les pieds à quelques décimètres du sol, il respire encore ! Pire, il semble avoir perdu la mémoire et agit désormais avec la plus grande douceur. Le code nippon est on ne peut plus clair à ce sujet : on ne peut appliquer la peine capitale à un homme qui n’a plus toute sa tête. Effaré, la petite troupe se met en branle pour ranimer son caractère diabolique et lui remémorer ses crimes pour pouvoir enfin, en toute quiétude, le pendre à nouveau. Ôshima est au sommet de son art et de sa liberté créative dans cette première production de l’Art Theater Guild, qui implique quantité de personnalités de la scène avant-gardiste. Il confie à Adachi l’un des rôles principaux - et un uniforme de gardien (...) -
School Girl Guerrilla
Trois lycéennes complotent. Leur plan machiavélique ? Piquer les diplômes de toute l’école pour saboter la cérémonie de fin d’année. Elles dérobent armes et uniformes à des soldats en jouant de leurs charmes et passent à l’action. Suivies par deux types qu’elles réduisent en esclavage, elles partent se retrancher dans la montagne avec le butin. Ce petit monde se dénude allègrement et passe le temps comme il peut dans le campement... Un militaire fait son apparition et est vite fait prisonnier. L’armée en prend pour son grade. Les négociations avec l’administration de l’école vont devoir commencer, mais c’est au sein du groupe que les vrais enjeux se trouvent. Après ses expérimentations post-surréalistes et ses recherches théoriques, Adachi passe une nouvelle fois à autre chose avec une incursion dans le "pinku" et le film de filles rebelles, genre qui se popularisera dans les années qui suivent. "School Girl Guerrilla" est sans doute le film d’Adachi qui s’approche le plus de ceux de Wakamatsu, qui est ici producteur. On en reconnaît le style, la belle photo cinémascope noir et blanc avec quelques touches de couleurs (servant surtout à montrer la (...) -
Lady Fucked Up
À la suite de la projection du film "School Girl Guerrilla" de Masao Adachi, où joyeuses provocations et engagement féminin sont à l’honneur, nous vous proposerons le concert d’un trio de "nanas" qui reste bien dans le ton. Créé en 2011, en sol belgo-bruxellois, le groupe "Lady Fucked Up" réunit Gaby Ciclette (basse & chant), Cha ! (batterie & chant) et Mac Kam (guitare & chant). Résolument ancré dans le registre du rock alternatif, le trio s’inspire toutefois de bien d’autres styles musicaux, aussi divers que le punk, le rockabilly, le funk, voire même le jazz. Il en découle des arrangements musicaux qui sont tout sauf linéaires. Les voix s’y déploient entre chant et jeux de scansions et chuchotements. De plus, les trois jolies filles ont une sacrée présence sur scène ! Leur concert au Nova sera aussi l’occasion de fêter la sortie de leur premier CD sur le label Cheap Satanism Records. Du pink-glam-punk-rock au Nova, c’est pas tous les jours ! -
dim 25.05.2014
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Mon tonton ce tatoueur tatoué
Maj vit dans le salon de tatouage de son oncle Sonny. Pour eux, cette vie n’a rien de celle d’une famille normale. Ils rêvent du cadre traditionnel, avec un père, une mère, un frère et un petit chien. Un jour, un motard vient se faire tatouer chez eux. Mais parti voir la fin d’un match de foot à la télévision, Sonny laisse Maj seule avec le motard. Celle-ci en profite pour commencer à tatouer sur lui des dessins de sa propre invention. Craignant la réaction du client, l’oncle et la nièce fuient la ville en moto. Ils découvrent un monde féérique. Tous deux comprennent que la famille idéale n’est pas forcément celle qu’ils imaginaient... -
Prisoner/Terrorist
Plus de 30 ans après sa dernière réalisation, Adachi signe un film sur le thème de l’errance psychologique, dense et unique dans sa conception, librement adapté d’un texte d’Auguste Blanqui et certainement inspiré par son propre vécu. M., incarnation fictive de Kôzô Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise (et précédemment impliqué dans la tournée du "bus rouge", voir "Red Army-PFLP"), seul rescapé de l’opération suicide de l’aéroport de Lod (Israël) en 1972, perd pied lors de son incarcération et voit surgir les spectres des maîtres à penser de l’idéal révolutionnaire dans ses délires éveillés. Bien au delà de la stigmatisation du sort réservés aux pensionnaires terroristes dans les prisons israéliennes, "Prisoner/Terrorist" est avant tout une exploration courageuse et sans concession des méandres de l’âme humaine engagée dans la révolution permanente. Radical dans sa forme, ce film exigeant offre une expérience angoissante et labyrinthique d’approfondissement de la solitude révolutionnaire. Il complète aussi à sa manière le "United Red Army" de Wakamatsu, qui fait ici une apparition discrète en compagnie de son musicien du moment, Jim O’Rourke. -
A.K.A. Serial Killer
Partant d’un fait divers – Norio Nagayama, 19 ans, commet quatre meurtres sans explication apparente – Adachi et ses confrères réalisateurs et théoriciens du cinéma construisent un film-essai documentaire basé sur leur "théorie du paysage" : "Tous les paysages que nous voyons au quotidien, et surtout les beaux paysages reproduits sur cartes postales, sont fondamentalement liés à une figure du pouvoir dominant (...), c’est le Japon qui rend fou et criminel, c’est le Japon qui est en soi toxique." Le film consiste donc en une série de vues, de paysages, de détails, que le jeune homme aurait pu voir pendant sa vie et qui auraient pu former sa perception du monde et l’influencer insidieusement jusqu’à provoquer ses crimes. Interrompant parfois la bande-son free jazz, Adachi guide le spectateur en donnant quelques informations sur la vie de Nagayama et quelques clés pour appréhender ce road movie théorique, sans personnage. Il n’est pas ici directement question des luttes contestataires, mais des structures et symboles du pouvoir, omniprésents dans l’environnement et oppressants, qui appelleraient donc à une réaction... -
Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
jeu 29.05.2014
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Water Music
Une petite brise d’août souffle sur cette escapade aquatique. Le chant des vagues se mêle à la danse des cordes pincées, ainsi qu’à la valse des jobs alimentaires, pour une balade musicale en quête d’une culture populaire, habitée par les folklores, les standards mondialisés, et les sons d’ici mais surtout d’ailleurs. Et si la réappropriation assumée était simplement la clé d’une culture épanouie dans sa joyeuse diversité ? Jamais loin des plages, le groupe itinérant joue avec les clichés folkloriques et les références cinématographiques, pour conter en musique leur traversée européenne qui les mènera, toujours pieds et maillots trempés, de leur plage natale à la mer Noire... en évitant manouches, tyroliens et clichés, mais pas les orientologues ! + Concert Water Music Voici le Water Music Band, aka Collectif One Take : Cyril Gay, Valentin Portron, Guillaume Maupin, Kevin Gourvellec, Quentin Papapietro. Qu’ils soient musiciens ou non ils interprètent, comme dans le film, de la (...) -
ven 30.05.2014
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Our Nixon
Les récentes affaires Wikileaks et l’espionnage de la NSA ne nous apprennent en réalité rien de nouveau. Les pratiques illégales de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui. Seuls les méthodes et les outils changent. États-Unis, 1972 : l’affaire du Watergate éclate. Elle provoquera la démission du président Richard Nixon deux ans plus tard. Ce scandale ainsi que la chute aux enfers de Nixon marquèrent au fer rouge la société américaine de l’époque. L’affaire du Watergate dévoila l’ampleur des systèmes d’écoute et de surveillance mis en place par le président. Un de ces systèmes secrets d’enregistrement avait été placé à l’intérieur de plusieurs pièces de la Maison Blanche. Ce sont des centaines de bandes magnétiques, qui représentent plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, qui furent saisies par les enquêteurs du FBI. Ces fameuses "Watergate tapes" qui, depuis, ont été en partie rendues publiques, ont été le sujet de nombreux livres, études, documentaires et séries télé. Tout aurait donc déjà été dit, redit, analysé. Et bien non ! Voilà que très récemment ce sont des enregistrements d’un tout autre type qui viennent d’être exhumés : 500 (...) -
Death By Hanging
Dans cette charge contre la peine capitale (toujours en application au Japon) et le nationalisme japonais imbu de racisme envers ses minorités, Nagisa Ôshima met en scène, avec humour et férocité, la pendaison d’un jeune d’origine coréenne coupable de viols et des meurtres de jeunes femmes japonaises. Le rituel encadrant les derniers instants de notre futur pendu se déroule sans accroc... jusqu’à la pendaison elle-même : si le condamné a bien la corde au coup et les pieds à quelques décimètres du sol, il respire encore ! Pire, il semble avoir perdu la mémoire et agit désormais avec la plus grande douceur. Le code nippon est on ne peut plus clair à ce sujet : on ne peut appliquer la peine capitale à un homme qui n’a plus toute sa tête. Effaré, la petite troupe se met en branle pour ranimer son caractère diabolique et lui remémorer ses crimes pour pouvoir enfin, en toute quiétude, le pendre à nouveau. Ôshima est au sommet de son art et de sa liberté créative dans cette première production de l’Art Theater Guild, qui implique quantité de personnalités de la scène avant-gardiste. Il confie à Adachi l’un des rôles principaux - et un uniforme de gardien (...) -
sam 31.05.2014
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Initiation au langage cinématographique III et IV
Analyser un film, c’est non seulement interroger une continuité cohérente d’images et de sons génératrice de sens : que me dit-on ? Mais c’est aussi interroger les moyens utilisés par le cinéaste pour la produire : comment me le dit-on ? En alternant théorie et extraits de films, Thierry Odeyn proposera le 12 avril et le 31 mai les deux derniers modules de son cycle de formation du samedi matin sur l’extraordinaire diversité des formes de montages du jeune cinéma soviétique. -
My Cat Is an Alien
Repéré très rapidement dans les années 90 par Thurston Moore des Sonic Youth, le duo de My Cat Is An Alien (MCIAA) ne cesse de multiplier les collaborations avec d’autres artistes et musiciens tels que Lee Ranaldo, Christian Marclay, Jim O’Rourke, Keiji Haino, Thurston Moore… Originaire de Turin, MCIAA est composé des deux frères Opalio : Maurizio, musicien multi-instrumentiste, et Roberto, artiste-performeur multi-media. La spécificité de leurs concerts-performances tient à des arrangements et des compositions "multi-couches" composés de multiples éléments sonores, musicaux, visuels, performatifs... Une première longue période de MCIAA a été caractérisée par l’utilisation de jouets et d’instruments inventés, croisés avec des percussions et des guitares électriques. Depuis peu le duo s’oriente vers une musique plus tendue, qui mélange drones, pulsions, oscillations et qui peut virer à de l’"ambient psychédélique" ou du "noise abstrait". Pour cette soirée au Nova, un programme en quatre chapitres, fortement axé sur le visuel, vous sera proposé. Avec la participation de Cédric Stevens, musicien-compositeur belge de musique électronique. 20:00 (...) -
dim 01.06.2014
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School Girl Guerrilla
Trois lycéennes complotent. Leur plan machiavélique ? Piquer les diplômes de toute l’école pour saboter la cérémonie de fin d’année. Elles dérobent armes et uniformes à des soldats en jouant de leurs charmes et passent à l’action. Suivies par deux types qu’elles réduisent en esclavage, elles partent se retrancher dans la montagne avec le butin. Ce petit monde se dénude allègrement et passe le temps comme il peut dans le campement... Un militaire fait son apparition et est vite fait prisonnier. L’armée en prend pour son grade. Les négociations avec l’administration de l’école vont devoir commencer, mais c’est au sein du groupe que les vrais enjeux se trouvent. Après ses expérimentations post-surréalistes et ses recherches théoriques, Adachi passe une nouvelle fois à autre chose avec une incursion dans le "pinku" et le film de filles rebelles, genre qui se popularisera dans les années qui suivent. "School Girl Guerrilla" est sans doute le film d’Adachi qui s’approche le plus de ceux de Wakamatsu, qui est ici producteur. On en reconnaît le style, la belle photo cinémascope noir et blanc avec quelques touches de couleurs (servant surtout à montrer la (...) -
United Red Army
Kôji Wakamatsu n’a jamais arrêté de tourner mais ne refait cependant son apparition sur la scène internationale qu’en 2008, avec "United Red Army". Cette grande fresque de trois heures (mise en musique par Jim O’Rourke) propose de reconstituer l’histoire des mouvements révolutionnaires japonais des années 1960 et 70 et marque son retour au cinéma politique. Sans chercher à les glorifier ou à les diminuer, il veut avant tout donner des clés pour comprendre leurs motivations, leurs évolutions et leurs divisions, depuis leur émergence en 1960 jusqu’au drame de la prise d’otage du chalet d’Asama en 1972. Wakamatsu veut aussi, par son film, digérer le traumatisme national qui marqua la fin de l’Armée rouge au Japon : la police assiège le chalet pendant 10 jours et l’événement est fortement médiatisé. Si les militants ont la sympathie d’une partie de la population au début, il est progressivement révélé qu’ils se sont livré à des purges idéologiques et ont massacré une quinzaine de leurs camarades de lutte dans les mois précédents. La nation est en émoi et ces révélations, dramatisées par les médias, assènent un coup sévère aux mouvements d’extrême-gauche au Japon.