• jeu 12.09.2013
  • 19:00 Expo

    "Ô toi, (potentiel) travailleur ! Te voilà maintenant sommé d’être actif, de prouver que tu mérites ta chance, de démontrer ta volonté (réelle !) d’intégration, de prendre tes responsabilités, de développer tes capacités et ton autonomie, et de devenir l’entrepreneur de toi-même. Enfin bref, de te bouger le cul pour trouver un emploi. Mais rendons-nous à l’évidence. Il y a beaucoup d’appelés, peu d’élus. Le constat est simple. Dans le contexte de chômage structurel qui est le nôtre, tout le monde ne trouvera pas d’emploi. Et les laissés-pour-compte-sommés-d’être-actifs souffriront. Voilà la dure loi. Dès lors, n’est-ce pas paradoxal, pour ne pas dire absolument délirant, qu’on demande aux chômeurs de chercher "activement" du boulot ? C’est cette contradiction que nous mettons en scène. Deux murs, un contraste, un foisonnement de lettres de motivations. Toutes uniques, mais toutes identiques. Chacune témoignant, à sa manière, des injonctions à la responsabilisation individuelle." En complément à cette installation de François Ghesquière, Mélanie Cambier et Joël Girès dans l’espace du foyer-bar du Nova, Plus Tôt Te Laat (PTTL) affichera dans le (...)
  • 20:00 Film + rencontre

    L’avant-première de ce court métrage documentaire d’animation sera suivie par une rencontre avec les auteurs du livre "Choming Out" (éditions D’une Certaine Gaîté, postface de Bernard Friot), militants de la rupture avec la logique du plein emploi comme seule porte de sortie de crise, de l’affirmation que dans le hors emploi s’expérimentent des processus alternatifs de production de richesses, qu’il s’agit aujourd’hui de reconnaître pour ce qu’elles sont : de la production de haute valeur ajoutée… Et pour terminer la soirée activante en beauté, Defi J nous fera le plaisir d’un passage par les platines du foyer !
    + Win for Life
    Marie Vella, 2013, BE, video, vo fr st nl, 20'
  • 22:00 Film

    Gérard Caillat, 2007, FR, video, vo st fr, 67'
    En contemplant à égale distance les rites de l’entreprise et ceux du sacré, en juxtaposant l’austère beauté du texte de Pierre Legendre et la novlangue gestionnaire, ou en filmant longuement les visages dans la foule, Gérard Caillat désamorce avec brio la propagande du marketing et expose son omniprésente tyrannie. Comme un antidote consolant à la célébration de l’entreprise, de la performance, du bonheur consumériste, les images et les mots, malgré la complexité du propos, s’enchaînent lumineusement. Car ce double regard, qui donne à voir nos cérémonies et nos paysages déshumanisés dans toute leur fascinante étrangeté, réaffirme en même temps la force de l’humanité. "Dominium Mundi" est un essai documentaire sur la mondialisation, vue comme une tentative réitérée d’occidentalisation du monde. En gardant à l’esprit la dimension anthropologique et historique qui donne son épaisseur à l’étude du monde contemporain, le film nous emmène successivement à Paris, Tokyo, Dakar, Genève, Stanford, Jérusalem, Athènes, Pyongyang, New York, Phoenix et Madrid.
  • ven 13.09.2013
  • 20:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • 22:00 Film

    Sigurdur Hallmar Magnusson, 2012, IS-CZ-FR, video, vo st fr, 52'
    En octobre 2008, les trois principales banques islandaises s’effondrent. Ce krach plonge le pays dans la faillite, des milliers de personnes perdent leurs emplois, leurs économies et leurs espoirs. Dans une nation où la richesse est considérée comme une vertu, qui peut-on blâmer de la chute du système financier ? Est-ce que la remise en question des valeurs capitalistes n’est pas la meilleure chose qui soit arrivée à l’Islande ? "Iceland Year Zero" ne propose pas une analyse économique de cette crise, il donne la parole aux gens qui l’ont vécue et se propose de raconter l’histoire d’un peuple foudroyé par la crise de 2008, réalisant aujourd’hui ce qu’il a traversé, ce qu’il a perdu et ce qu’il lui faut retrouver. Voici un film montrant la façon dont les gens voient leur avenir et leur façon de s’accommoder avec les restes d’un système capitaliste en ruines.
  • sam 14.09.2013
  • 20:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • 22:00 Film

    Mercedes Álvarez, 2011, SP, HD, vo st fr & ang, 110'
    Une demeure vidée de sa mémoire, des agents de change, un congrès sur le management, une foire immobilière, un brocanteur bourru… Avec quelques éléments judicieusement filmés et imbriqués, Mercedes Álvarez nous plonge dans les rêves cauchemardesques des idéologues bonimenteurs de notre époque, dans lesquels l’humain s’efface devant une mythologie de la performance et ses promesses d’enrichissement, tout en imposant une marchandisation outrancière de la ville, mais aussi des rêves et désirs de ses habitants. Il ne faut pas longtemps pour que se fissure cette façade glaciale de paradis terrestre, fantasmée par des technocrates de tout acabit. Il suffit d’un plan, d’une action, d’une parole ou d’un personnage incongrus pour que l’humain et le réel refassent surface, non sans une ironie mordante, ô combien salutaire ! Un superbe film qui tient plus de l’essai politico-philosophique que du constat documentaire, faisant œuvre de cinéma prophylactique en ces temps absurdes et tragiques, où la cause de nos maux est érigée en solution par nos dirigeants, ad nauseam.
  • dim 15.09.2013
  • 18:00 Film + débat

    Comment endiguer la spéculation sur les matières premières agricoles ?
    En 2008, le monde assiste à ce que l’on a appelé "les émeutes de la faim". Les populations manifestent contre la hausse des prix des produits de première nécessité, en Côte d’Ivoire, à Haïti, au Cameroun, au Sénégal,… Devenues source de nouveaux profits, notamment depuis la crise financière, les investisseurs privés s’en donnent à cœur joie sur les marchés des matières premières agricoles. Le nombre de pratiques spéculatives a littéralement explosé. La part de marché des spéculateurs sur les marchés à terme est ainsi passée de 12% en 1996 à plus de 60% en 2011. Les spéculateurs peuvent échanger chaque année jusqu’à 46 fois la production annuelle mondiale de blé et 24 fois celle du maïs. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : la dérégulation, la présence de nouveaux acteurs et la progression exponentielle du commerce de gré à gré de contrats à terme. Toutefois, il y a différentes sortes de spéculateurs. Ceux qui permettent de pallier les effets de hausse et baisse des prix et ceux qui exacerbent les cours du marché. Comment réguler le secteur et éviter les pratiques abusives ? Suite à la projection de "Planète à vendre", aura lieu un débat (...)
    + Planète à vendre
    Alexis Marant, 2010, FR, video, vo st fr, 90'
  • 22:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • jeu 19.09.2013
  • 20:00 Films + concert

    Histoire vécue, histoire de peau, le tatouage s’inscrit comme un nouveau phénomène de mode. Ce soir on interroge brièvement cette peau bleue propre à chacun. Quel état d’esprit donne à voir le tattoo d’aujourd’hui ? On ne parle plus de marginalité, de hors-la-loi, de rejetés de la société mais bien d’esthétique, de composition. Les codes changent et reflètent notre société. Pendant cette soirée, nous essayerons de rester dans la pureté du geste, d’une écriture de l’histoire ou de comment raconter une vie.
    + Sur le Phil
    Pierre Martin, 2013, BE, video, vo fr , 20'
    + Flammend Herz
    Oliver Ruts & Andrea Schuler, 2004, DE-CH, video, vo de st fr, 90'
    + Tat2NoiseAct
    BE, 60'
  • ven 20.09.2013
  • 20:00 Film + rencontre

    Fatima Sissani, 2011, FR-AL-BE, video, vo st fr, 93'
    "Les Kabyles existent d’abord par la parole. Chaque geste, chaque instant de leur quotidien peut donner lieu à une langue de vers, de métaphores, de proverbes... Ne dit-on pas que dans ces contreforts montagneux dont ils sont les hôtes, la joute oratoire était un exercice courant ? Une réalité qu’on se représente mal lorsque l’on plonge dans la société de l’immigration où ces hommes et femmes, souvent analphabètes, sont relégués exclusivement au rang d’ouvriers et de femmes au foyer… On imagine alors mal les orateurs qu’ils deviennent lorsqu’ils retournent dans leur langue. Cette réalité, je la pressentais. J’en ai réalisé toute l’acuité, mesuré la dimension en filmant ma mère, son quotidien et son histoire. J’ai vu, fascinée, une femme arrimée à sa langue de façon indéfectible. Une femme dévoilant une oralité transmise de génération en génération. Une langue charriant éloquence et poésie pour dire l’enfance bucolique, l’exil, la pauvreté… Cette langue, c’est l’ultime bagage que des milliers d’émigrants kabyles ont emporté avec eux… Une langue pour se construire un ailleurs qui ne soit pas que l’exil…" (Fatima Sissani)
  • 22:00 Concerts & lecture

    Thrace d’exil est un collectif d’artistes qui propose un large répertoire de chansons et de danses populaires (danse et musique Rrom d’Istanbul, de Macédoine, de Bulgarie et de Grèce…) de la région de Thrace dans la péninsule balkanique. Nil Yogurtçu (danse) a étudié les danses traditionnelles avec différents maîtres en Turquie, dont elle s’attache à transmettre les nuances propres à chaque région. Tanar Çatalpinar (chant et saz) a puisé son inspiration dans la musique traditionnelle des coins les plus reculés d’Anatolie et de Mésopotamie, il chante les langues des différentes minorités de la Turquie (kurde, arménien, araméen…). Nihat K. Ates (poésie) se consacre à la poésie à travers son parcours d’exil, après avoir passé une partie de son enfance à Skopje et sa jeunesse à Istanbul. Metin Sakarya (percussion et clarinette) a grandi dans les quartiers populaires à Istanbul, au sein d’une famille de musiciens où il a appris à jouer de l’accordéon dès son plus jeune âge. Karani Dobric (accordéon Rrom de Bulgarie) a acquis des connaissances musicales sans frontières grâce à ses multiples voyages et rencontres culturelles à travers le monde. (...)
  • sam 21.09.2013
  • 20:00 Film

    Mercedes Álvarez, 2011, SP, HD, vo st fr & ang, 110'
    Une demeure vidée de sa mémoire, des agents de change, un congrès sur le management, une foire immobilière, un brocanteur bourru… Avec quelques éléments judicieusement filmés et imbriqués, Mercedes Álvarez nous plonge dans les rêves cauchemardesques des idéologues bonimenteurs de notre époque, dans lesquels l’humain s’efface devant une mythologie de la performance et ses promesses d’enrichissement, tout en imposant une marchandisation outrancière de la ville, mais aussi des rêves et désirs de ses habitants. Il ne faut pas longtemps pour que se fissure cette façade glaciale de paradis terrestre, fantasmée par des technocrates de tout acabit. Il suffit d’un plan, d’une action, d’une parole ou d’un personnage incongrus pour que l’humain et le réel refassent surface, non sans une ironie mordante, ô combien salutaire ! Un superbe film qui tient plus de l’essai politico-philosophique que du constat documentaire, faisant œuvre de cinéma prophylactique en ces temps absurdes et tragiques, où la cause de nos maux est érigée en solution par nos dirigeants, ad nauseam.
  • 22:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • dim 22.09.2013
  • 18:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • 20:00

    Rencontre
    Gérard Mordillat sera présent pour expliquer le sens et les enjeux d’une telle incursion théâtrale et cinématographique dans l’univers de l’économie. Gérard Mordillat est un écrivain et un cinéaste prolixe, coutumier des projets singuliers. Nous lui devons au cinéma : "Vive la sociale !" ou encore la série "Corpus Christi - L’origine du Christianisme" (co-réalisée avec Jérome Prieur).
  • 22:00 Film

    Alex Gibney, 2005, US, 35mm, vo st fr & nl, 110'
    Une plongée vertigineuse dans le pire scandale financier du début de notre siècle : la débâcle frauduleuse d’Enron. Cette société de courtage en énergie, alors septième plus grande entreprise américaine par capitalisation boursière et modèle de tous les aficionados de la dérégulation, se révéla n’être au final qu’une vaste escroquerie, dirigée par des hommes cupides dont le seul talent a été de berner leur monde durant des années. De la falsification systématique des comptes, notamment via la création de milliers de sociétés offshores, jusqu’à des opérations spéculatives criminelles qui ont ruiné un État entier, la Californie, rien dans ce documentaire ne nous est épargné. Rondement mené, extrêmement bien documenté, avec des pointes sarcastiques bien placées, "Enron : The Smartest Guys in the Room" prend des allures de film d’action, voire d’opéra tragi-comique, tant les mensonges, la "culture d’entreprise", les corruptions et compromissions diverses, sans oublier les conséquences désastreuses engendrées par la faillite finale, sont hors normes. Un film dont on ressort assez sonné, mais certainement plus intelligent… "Ask Why" !
  • jeu 26.09.2013
  • 20:00 Film + rencontre

    Ian Menoyot, 2013, BE, video, vo fr , 45'
    Une jeune femme marche dans Bruxelles à la recherche d’un appartement, d’un emploi, enfin d’une situation, comme on dit. Jeanne connaît bien la ville. Elles ont en commun une sorte de beauté timide, terne et contrariée ; gracieuses malgré elles. Au fil des rues, les façades se cachent derrière la pluie et derrière les fenêtres se cachent des histoires anciennes, qui ne veulent plus de Jeanne. Seule dans l’agitation urbaine humide et persistante, elle tente de retrouver le Nord. Le Sud ne l’intéresse pas. Jeanne a besoin d’une rencontre, d’un refuge. Nouvel air bienveillant pour sécher les vieilles eaux boueuses… Le film cherche avec elle un point d’ancrage, même mouvant, dans cette ville qui essaye de se dessiner, de trouver sa forme malgré les centaines de chemins qui se croisent et se perdent ici.
  • 22:00 Film

    Schulden G.m.b.h.
    Eva Eckert, 2013, AT, HD, vo st fr & ang, 75'
    Moteur providentiel de l’économie, l’emprunt illumine nos quotidiens de son pouvoir de création consumériste. Que seraient nos bien tristes vies sans écrans plats, voitures de sport et autres maisons quatre façades ? Une certitude : celles des pro de la dette s’affaisseraient instantanément. Ces hommes et femmes, passés maîtres dans l’art du grand recouvrement, vous aiment et, ne l’avoueront que sous la torture, mais leur paradis, ils vous le doivent. Jusqu’à un certain point, plus vous aurez de mal à éponger vos dettes et plus ils seront enchantés de vous compter parmi leurs clients. Que faire d’un remboursement total ? Que deviendraient leurs taux d’intérêt à deux chiffres ? Développant une esthétique et une structure claires, Eva Eckert nous plonge dans le business de la dette et nous confronte au cynisme lancinant des professions liées à cet univers juteux. Ces charmants facilitateurs d’endettement nous le disent "emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent", avec "Debts Inc.", vous saurez comment et pourquoi !
  • ven 27.09.2013
  • 20:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • 22:00 Nocturne

    Larry Revene, 1982, US, 35mm > video, vo, 83'
    Wanda Brandt est une cadre provinciale bien décidée à conquérir Wall Street. Engagée par une société de courtage, elle en vole subrepticement les parts en faisant chanter les associés grâce aux joies de l’adultère. Paniqué par cette prise de contrôle hostile, le PDG fait appel à un détective… Catégorisé "film de cul", "Wanda Whips Wall Street" va au-delà du genre. Le sexe n’est point omniprésent, la comédie prenant le dessus, avec un scénario bien ficelé et une réalisation soignée, agrémentée d’une sympathique musique disco. Les décors naturels sont privilégiés (dont une séquence cocasse au New York Stock Exchange !) et le jeu d’acteur est convainquant. Que celui-ci soit le fait de près de 25 rôles "asexués" ou de stars du X prenant plaisir à jouer, comme à copuler, on est loin des performances mécaniques artificielles du genre. Ainsi, à l’image de Veronica Hart qui incarne avec réel talent une Wanda malicieuse, un film pornographique dans le milieu de la finance n’est pas forcément une gageure, d’autant qu’il est ici délicieusement immoral dans un univers qui l’est bien autrement !
  • sam 28.09.2013
  • 20:00 Live Soundtrack

    Live Music > René Binamé
    Marcel L’Herbier , 1928, FR, 35mm, muet, 164'
    Saccard, directeur de la Banque Universelle, frôle la faillite lorsque son ennemi de toujours, le banquier Gunderman, bloque une augmentation de capital de sa société. Pour se remettre à flot, il décide de financer une audacieuse expédition aérienne menée par l’aviateur Jacques Hamelin, qui projette d’aller exploiter des gisements de pétrole en Guyane. Tourné un an avant le krach boursier de 1929, "L’argent" nous plonge dans les magouilles financières et le monde de la Bourse, en proie à la fièvre du profit. Avec cette libre adaptation du roman homonyme d’Émile Zola, Marcel L’Herbier joue avec l’effervescence suscitée par la spéculation pour multiplier les expérimentations cinématographiques. Ainsi, lors d’une scène tournée à la Bourse de Paris, une caméra a été attachée à un câble de 22 mètres de long, pour plonger littéralement en tournoyant, du haut de la coupole surplombant la fameuse "corbeille" en ébullition, autour de laquelle s’affolent plus de 2000 figurants (dont certains étaient de véritables opérateurs de bourse). Pour accompagner l’un des derniers grands films du cinéma muet, les René Binamé, groupe de free-punk-rock bien connu par chez (...)
  • dim 29.09.2013
  • 18:00 Film + débat

    Ces dernières années, des sommes astronomiques ont été versées pour sauver de la faillite les fleurons bancaires et financiers de la Belgique : KBC, Dexia, Fortis, Ethias. Les mesures d’austérité décidées peu après en sont, pour une part du moins, la contrepartie. Mais où sont passés les milliards accordés à ces organismes financiers ? Cette soirée vise à mieux comprendre le revers de l’austérité, à savoir les mécanismes de transfert de capitaux qui, des simples citoyens par l’intermédiaire des États, permettent à certains d’éponger leurs pertes aux dépens du reste de la population. Pour cette soirée, nous aurons deux invités : • Xavier Dupret est chercheur au GRESEA. Il est l’auteur de différents articles et livres d’économie dont notamment "La Belgique endettée" (Couleur livres). www.gresea.be • Marco Van Hees, contrôleur fiscal, journaliste et militant politique, a écrit plusieurs ouvrages sur les privilèges financiers et fiscaux dont bénéficient les banques et les grandes sociétés installées en Belgique. Comme il se doit, son dernier livre s’intitule : "Les riches aussi ont le droit de payer des impôts" (Aden). www.frerealbert.be
    + Quand l’Europe sauve ses banques, qui paie ?
    Harald Schumann , 2013, DE, video, vt fr , 58'
  • 22:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • jeu 03.10.2013
  • 20:00 Film + rencontre

    Effi Weiss & Amir Borenstein, 2013, BE, video, vo st fr & ang, 110'
    1869, John McGregor, explorateur écossais, descend le Jourdain en canoë des sources du fleuve au lac de Tibériade. Été 2012, Effi et Amir, un duo d’artistes Israéliens de "l’extérieur", installés à Bruxelles, se coulent dans son sillage et effectuent le même voyage. Au milieu de décors mythiques où hommes et paysages sont marqués par la politique, la religion et l’histoire, au fil des rencontres avec des vacanciers israéliens, les réalisateurs nous plongent dans un road-movie solaire et inquiétant. À la fois questionneurs et questionnés, acteurs et spectateurs, ils alternent cinéma direct et mise en scène de leur dialogue intérieur. "Deux fois le même fleuve" ne s’intéresse pas aux faits, aux vérités historiques et détails exacts. S’il est plein d’inexactitudes et d’erreurs, c’est parce qu’il vise à montrer comment les choses sont perçues et racontées. C’est avant tout un film sur Israël et sur les Israéliens. Plus précisément, comment les Israéliens comprennent cette terre, ce qu’ils en font ? Non pas en temps de guerre, de colonies et d’occupation, mais en été, dans ce temps si particulier des vacances.
  • ven 04.10.2013
  • 20:00 Film

    Sigurdur Hallmar Magnusson, 2012, IS-CZ-FR, video, vo st fr, 52'
    En octobre 2008, les trois principales banques islandaises s’effondrent. Ce krach plonge le pays dans la faillite, des milliers de personnes perdent leurs emplois, leurs économies et leurs espoirs. Dans une nation où la richesse est considérée comme une vertu, qui peut-on blâmer de la chute du système financier ? Est-ce que la remise en question des valeurs capitalistes n’est pas la meilleure chose qui soit arrivée à l’Islande ? "Iceland Year Zero" ne propose pas une analyse économique de cette crise, il donne la parole aux gens qui l’ont vécue et se propose de raconter l’histoire d’un peuple foudroyé par la crise de 2008, réalisant aujourd’hui ce qu’il a traversé, ce qu’il a perdu et ce qu’il lui faut retrouver. Voici un film montrant la façon dont les gens voient leur avenir et leur façon de s’accommoder avec les restes d’un système capitaliste en ruines.
  • 21:00 Film

    Alex Gibney, 2005, US, 35mm, vo st fr & nl, 110'
    Une plongée vertigineuse dans le pire scandale financier du début de notre siècle : la débâcle frauduleuse d’Enron. Cette société de courtage en énergie, alors septième plus grande entreprise américaine par capitalisation boursière et modèle de tous les aficionados de la dérégulation, se révéla n’être au final qu’une vaste escroquerie, dirigée par des hommes cupides dont le seul talent a été de berner leur monde durant des années. De la falsification systématique des comptes, notamment via la création de milliers de sociétés offshores, jusqu’à des opérations spéculatives criminelles qui ont ruiné un État entier, la Californie, rien dans ce documentaire ne nous est épargné. Rondement mené, extrêmement bien documenté, avec des pointes sarcastiques bien placées, "Enron : The Smartest Guys in the Room" prend des allures de film d’action, voire d’opéra tragi-comique, tant les mensonges, la "culture d’entreprise", les corruptions et compromissions diverses, sans oublier les conséquences désastreuses engendrées par la faillite finale, sont hors normes. Un film dont on ressort assez sonné, mais certainement plus intelligent… "Ask Why" !
  • sam 05.10.2013
  • 20:00 Film

    Schulden G.m.b.h.
    Eva Eckert, 2013, AT, HD, vo st fr & ang, 75'
    Moteur providentiel de l’économie, l’emprunt illumine nos quotidiens de son pouvoir de création consumériste. Que seraient nos bien tristes vies sans écrans plats, voitures de sport et autres maisons quatre façades ? Une certitude : celles des pro de la dette s’affaisseraient instantanément. Ces hommes et femmes, passés maîtres dans l’art du grand recouvrement, vous aiment et, ne l’avoueront que sous la torture, mais leur paradis, ils vous le doivent. Jusqu’à un certain point, plus vous aurez de mal à éponger vos dettes et plus ils seront enchantés de vous compter parmi leurs clients. Que faire d’un remboursement total ? Que deviendraient leurs taux d’intérêt à deux chiffres ? Développant une esthétique et une structure claires, Eva Eckert nous plonge dans le business de la dette et nous confronte au cynisme lancinant des professions liées à cet univers juteux. Ces charmants facilitateurs d’endettement nous le disent "emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent", avec "Debts Inc.", vous saurez comment et pourquoi !
  • 22:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • dim 06.10.2013
  • 15:00 Cineketje

    Robert Stevenson, 1964, US, 35mm > video, vt fr st nl, 139'
    Londres, début du siècle dernier. M et Mme Banks, respectivement banquier et suffragette, n’ont guère le temps de s’occuper de leurs enfants, Jane et Michaël. Ces derniers, turbulents, font fuir leurs nourrices successives, jusqu’au jour où Mary Poppins, descendue de son nuage, se présente pour le job… Œuvre-testament de Walt Disney, mélangeant allègrement prises de vue réelles et animation, "Mary Poppins" est l’une des plus célèbres comédies musicales du cinéma. Outre l’aspect enchanteur du film, c’est surtout au niveau du fond anticonformiste qu’il étonne, jusqu’à sa morale finale qui n’est pas loin d’être anticapitaliste ! Nous n’irons pas jusqu’à dire que son contenu soit prémonitoire de la crise de 2008, mais rien que la séquence où M. Dawes Senior, le big boss de la "Fidelity Fiduciary Bank", tente de persuader sournoisement Michaël d’y investir ses maigres économies, est d’une efficacité à dégoûter définitivement du grand capital ! C’est pourquoi "Mary Poppins" sera présenté dans sa version française (et vidéo, faute de 35mm en bon état) afin que la leçon soit bien apprise des enfants…
  • 18:00 Film + débat

    Pourquoi les immeubles de bureaux continuent-ils à pousser dans une ville où de très nombreux bureaux restent vides ? Pourquoi et quand les fonctions tertiaires sont-elles plus rentables que le logement ? Pourquoi l’immobilier reste-t-il malgré la crise une valeur stable dans certains pays, tandis que dans d’autres comme l’Espagne ses cours ont plongé en touchant de plein fouet les petits propriétaires mais en épargnant les banques et les investisseurs ? D’où viennent les fonds et les plus-values alimentant la promotion immobilière qui ne cesse de refaçonner nos villes ? Après la projection de "Home Sweet Home" et à partir d’exemples bruxellois, notamment les investissements massifs dans le logement de standing qui se déploient actuellement sur les rives du canal, Pierre Marissal (géographe et membre du comité de quartier L’Ouest en débat à Molenbeek) lancera le débat en nous donnant sa lecture des mécanismes par lesquels les dérégulations socioéconomiques de ces trente dernières années transforment la question du logement, modifient le rôle qu’y jouent la spéculation immobilière et les pouvoirs publics, avec de multiples conséquences sociales, urbanistiques et politiques.
    + Home Sweet Home
    Enrica Colusso, 2012, GB-FR, video, vo ang st fr, 91'
  • 22:00 Film

    Elissavet Laloudaki & Massimo Pizzocaro, 2013, GR, video, vo st ang, 68'
    Ce documentaire présente un portrait croisé de quatre Athéniens subissant de plein fouet la dérégulation, l’austérité et l’appauvrissement d’une nation en faillite, aux mains d’une Troïka impitoyable. Un couple d’artistes, l’un plasticien, l’autre violoncelliste, ne pense qu’à fuir avec leur enfant l’absurdité ambiante pour une question de survie. Un jeune professeur d’économie, soutenu par un nouveau petit parti de gauche, se présente aux élections parlementaires en dépit du fait que certaines de ses convictions libérales contredisent les idées défendues dans ses propres rangs. Enfin, un jeune designer crée sa propre entreprise afin de ne plus être exploité, insultant la chancelière allemande à la moindre occasion, aigri par une situation sans issue. Ponctué de zappings décapants mêlant publicités, flash infos et jeux TV des médias grecs, "Living in Interesting Times" ne manque cependant ni d’humour, ni d’énergie, face à la déliquescence générale, comme tous les personnages de cette tragi-comédie se jouant malgré eux.
  • jeu 10.10.2013
  • 20:00 Film + débat

    Béatrice Dubell & Romain Goujon, 2011, FR, video, vo, 50'
    En 2003, un projet de "renouvellement urbain" s’annonce dans un ancien quartier ouvrier de la banlieue lyonnaise, vivotant autour d’une gigantesque usine de soie fermée depuis plus de trente ans. Rassemblés en "concertation publique", les habitants ne comprennent pas la stratégie qui consiste à commencer les travaux, qui vont se dérouler sur plusieurs décennies, par la construction d’un grand "pôle de commerces et de loisirs"… "Puissance Publique" et "Puissance Privée", accompagnées d’une "spécialiste" et d’un "facilitateur" tentent de les convaincre du bien-fondé de leur démarche. Alors que le centre commercial a aujourd’hui ouvert ses portes, l’Atelier de cinéma populaire Grand ensemble a réuni une partie des participants à ces réunions et quelques acteurs pour reconstituer à l’écran une réalité bien connue mais pas facile à montrer : celle des "concertations" où se heurtent les logiques et les intérêts des détenteurs du pouvoir et le monde vécu des habitants, riverains et usagers. La réalisatrice sera présente à l’issue de la projection pour une discussion qui risque de déborder du cas particulier exposé dans le film, tant son propos est (...)
  • ven 11.10.2013
  • 20:00 Séance d’écoute

    Olivia Lemmens, 2013, BE, audio, vo ang & fr , 48'
    Un documentaire radiophonique qui revient sur les luttes sociales et politiques menées en Angleterre dans les années 80. Certains parlent de résistance, de solidarité, de communauté. D’autres de défaite. Bon nombre n’en savent finalement pas grand-chose. Questions d’héritage ou comment faire vivre des mémoires pour demain ? D’un côté une mémoire officielle, hypermédiatisée, autour notamment de Maggie et de sa politique. De l’autre, des héritages qui nous importent beaucoup plus, celles de Class War, de CRASS, de la grève des mineurs, de la lutte contre le désarmement nucléaire, de Greenham Common, de la grève des imprimeurs, des émeutes de 1981 et 1985, et de bien d’autres encore... Des mémoires riches de savoirs et de pratiques diverses, des mémoires à ne pas oublier, des mémoires à rencontrer et à prolonger dans notre actualité.
  • 22:00 Films

    Considéré comme l’un des meilleurs documentaristes britannique, Adam Curtis s’attache dans tout son travail à montrer comment les différentes élites tentent d’imposer leur idéologie sur leur temps. Dans "The Mayfair Set" (composé de 4 épisodes indépendants qui reçurent le prix de la meilleure série Outre-Manche, et dont nous ne montrerons ce soir que les n°2 et n°3), Curtis démontre à nouveau son talent en donnant un visage à la révolution économique néolibérale dont Thatcher constitue le fer de lance sur le plan politique.
    + The Mayfair Set #2 : Entrepreneur Spelt S.P.I.V.
    Adam Curtis, 1999, GB, video, vo st fr, 59'
    + The Mayfair Set #3 : Destroy the Technostructure
    Adam Curtis, 1999, GB, video, vo st fr, 59'
  • 24:00 DJ set

    Le règne de Miss Maggie s’est ouvert en pleine effervescence punk et s’est achevé dans la pop synthétique la plus morose. Pour terminer cette soirée, nous revisiterons le meilleur de cette décennie musicale avec entre autres DJ Atka, nous écouterons aussi quelques-unes des chansons acides que la Dame de fer a inspirées, et nous danserons pour invoquer la fin du thatchérisme !
  • sam 12.10.2013
  • 23:30 Concert

    Musicien/chanteur/personnage de la scène psychédélique noise de Tokyo, avec un univers mélancolique-psychédélique typique de cette scène japonaise. Une explosion de guitare fuzz et ballades d’un blues japonais pleines d’échos.
  • dim 13.10.2013
  • 16:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)
  • 18:00 Film

    Gérard Caillat, 2007, FR, video, vo st fr, 67'
    En contemplant à égale distance les rites de l’entreprise et ceux du sacré, en juxtaposant l’austère beauté du texte de Pierre Legendre et la novlangue gestionnaire, ou en filmant longuement les visages dans la foule, Gérard Caillat désamorce avec brio la propagande du marketing et expose son omniprésente tyrannie. Comme un antidote consolant à la célébration de l’entreprise, de la performance, du bonheur consumériste, les images et les mots, malgré la complexité du propos, s’enchaînent lumineusement. Car ce double regard, qui donne à voir nos cérémonies et nos paysages déshumanisés dans toute leur fascinante étrangeté, réaffirme en même temps la force de l’humanité. "Dominium Mundi" est un essai documentaire sur la mondialisation, vue comme une tentative réitérée d’occidentalisation du monde. En gardant à l’esprit la dimension anthropologique et historique qui donne son épaisseur à l’étude du monde contemporain, le film nous emmène successivement à Paris, Tokyo, Dakar, Genève, Stanford, Jérusalem, Athènes, Pyongyang, New York, Phoenix et Madrid.
  • 20:00 Films + rencontre

    La projection de ces deux films sera présentée et suivie d’une rencontre avec le réalisateur François-Xavier Drouet.
    + L’initiation
    Boris Carré & François-Xavier Drouet, 2008, FR, video, vo, 63'
    + Au nom du coach
    François-Xavier Drouet, 2012, FR, video, vo, 52'
  • jeu 17.10.2013
  • 20:00 Courts métrages

    Comme tous les derniers jeudis du mois, ou presque, l’Open Screen c’est... Stop. On recommence. Depuis tout juste 16 ans, le Nova propose... Non, zut. Vous avez réalisé un film (de maximum 15 minutes) et vous... Non, non et non, c’est toujours pareil. Comment expliquer pour la 138ème fois la même chose en ne se répétant pas ? Open Screen, écran libre, séance ouverte, auberge espagnole, Cabaret Voltaire... On ne sait plus comment vous le dire : envoyez vos films (une semaine à l’avance - au 14, rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles - quasi tous formats acceptés - c’est gratuit, etc. etc.), et on les projette !!! avec entre autres : – "Esqueletos transparentes" Rodrigo Malmsten, 2010, video, 8’ – " Tu quoque mi fili" Matthieu Marre, 2013, video, 22’ – "The Boredom" Marco Zagaglia, 2013, video, 15’ – "Moins l’image que la déchirure" Camille Buriatti, 2013, video, 10’30 – " L’être venu d’ailleurs" Guy Bordin & Renaud De Putter, 2013, video, 18’ – " Birth from Ashes" Sylvain Dufayard & Maxime Grayt, 2013, video, 17’44 – "Foetus", 2013, video, 22’
  • 22:00 Film

    Mercedes Álvarez, 2011, SP, HD, vo st fr & ang, 110'
    Une demeure vidée de sa mémoire, des agents de change, un congrès sur le management, une foire immobilière, un brocanteur bourru… Avec quelques éléments judicieusement filmés et imbriqués, Mercedes Álvarez nous plonge dans les rêves cauchemardesques des idéologues bonimenteurs de notre époque, dans lesquels l’humain s’efface devant une mythologie de la performance et ses promesses d’enrichissement, tout en imposant une marchandisation outrancière de la ville, mais aussi des rêves et désirs de ses habitants. Il ne faut pas longtemps pour que se fissure cette façade glaciale de paradis terrestre, fantasmée par des technocrates de tout acabit. Il suffit d’un plan, d’une action, d’une parole ou d’un personnage incongrus pour que l’humain et le réel refassent surface, non sans une ironie mordante, ô combien salutaire ! Un superbe film qui tient plus de l’essai politico-philosophique que du constat documentaire, faisant œuvre de cinéma prophylactique en ces temps absurdes et tragiques, où la cause de nos maux est érigée en solution par nos dirigeants, ad nauseam.
  • ven 18.10.2013
  • 20:00 Performance

    Cinéma de l’action, film de l’instant, expanded cinema, ou encore improvisation filmique et sonore… Autant d’appellations vagues et imprécises pour qualifier certaines pratiques de l’image et du son. Le travail du projectionniste n’est pas simplement passif, il intervient sur le flux des images en réagissant à ce qu’il regarde et à ce qu’il écoute. Un musicien compose une bande son en direct, en s’inspirant notamment de ce qu’il voit, voire crée les images à partir des sons… Ce soir, quatre performances déclineront autant d’approches du son et de l’image :
    + Super 8/USA
    + Let’s Go to Town
    + Riojim & Juan River
    Etienne Caire & Juan River, FR-BE, 30'
    + Ionosphères
    Joël Massey, FR, 40'
  • sam 19.10.2013
  • 20:00 Film

    Elissavet Laloudaki & Massimo Pizzocaro, 2013, GR, video, vo st ang, 68'
    Ce documentaire présente un portrait croisé de quatre Athéniens subissant de plein fouet la dérégulation, l’austérité et l’appauvrissement d’une nation en faillite, aux mains d’une Troïka impitoyable. Un couple d’artistes, l’un plasticien, l’autre violoncelliste, ne pense qu’à fuir avec leur enfant l’absurdité ambiante pour une question de survie. Un jeune professeur d’économie, soutenu par un nouveau petit parti de gauche, se présente aux élections parlementaires en dépit du fait que certaines de ses convictions libérales contredisent les idées défendues dans ses propres rangs. Enfin, un jeune designer crée sa propre entreprise afin de ne plus être exploité, insultant la chancelière allemande à la moindre occasion, aigri par une situation sans issue. Ponctué de zappings décapants mêlant publicités, flash infos et jeux TV des médias grecs, "Living in Interesting Times" ne manque cependant ni d’humour, ni d’énergie, face à la déliquescence générale, comme tous les personnages de cette tragi-comédie se jouant malgré eux.
  • 22:00 Film

    Schulden G.m.b.h.
    Eva Eckert, 2013, AT, HD, vo st fr & ang, 75'
    Moteur providentiel de l’économie, l’emprunt illumine nos quotidiens de son pouvoir de création consumériste. Que seraient nos bien tristes vies sans écrans plats, voitures de sport et autres maisons quatre façades ? Une certitude : celles des pro de la dette s’affaisseraient instantanément. Ces hommes et femmes, passés maîtres dans l’art du grand recouvrement, vous aiment et, ne l’avoueront que sous la torture, mais leur paradis, ils vous le doivent. Jusqu’à un certain point, plus vous aurez de mal à éponger vos dettes et plus ils seront enchantés de vous compter parmi leurs clients. Que faire d’un remboursement total ? Que deviendraient leurs taux d’intérêt à deux chiffres ? Développant une esthétique et une structure claires, Eva Eckert nous plonge dans le business de la dette et nous confronte au cynisme lancinant des professions liées à cet univers juteux. Ces charmants facilitateurs d’endettement nous le disent "emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent", avec "Debts Inc.", vous saurez comment et pourquoi !
  • dim 20.10.2013
  • 18:00 Film + débat

    Un journalisme économique de service public
    L’économie est-elle soluble dans le poste de télévision ? Dans les années 60, le journaliste de la RTB Henri Mordant, docteur en droit et passionné d’économie, se demande comment mettre en image ce qui relève de réalités plutôt abstraites comme l’index, l’évolution démographique ou la reconversion industrielle du pays. Bref, comment rendre compte, donner à voir sur petit écran et rendre accessible au plus grand nombre les statistiques et autres données socio-économiques ? Parler d’Henri Mordant, c’est l’occasion d’exhumer et de revisiter des documents filmiques qui témoignent d’un temps, les années 60 et 70, où la télévision belge fut un lieu d’inventivité extraordinaire au service de l’information. Et de faire le focus sur le travail d’un journaliste qui s’interrogea tout au long de sa carrière sur les possibilités de mettre en scène ce qui "ne se voit pas" et expliquer avec pédagogie les problèmes d’intérêt général. Plongez au cœur de l’information socio-économique version sixties le temps d’une soirée composée de séquences emblématiques de ses émissions. Son fameux "Prixomètre" (1963, 24’), où il essaie avec humour de rendre tangible le mode de (...)
  • 22:00 Film

    Gérard Mordillat, 2012, FR, video, vo, 77'
    Affolés par la crise financière qu’ils ont provoquée, les banquiers se concertent. Vaille que vaille, ils décident d’appeler l’État à leur rescousse pour les sauver de la faillite. Heureusement pour eux, celui-ci est compatissant car, lui aussi, ne désire qu’une chose : perdurer par-delà la catastrophe. La spirale infernale se met alors en branle : l’État renfloue les banques, il s’endette et la récession croît. Les humbles contribuables, soumis à l’austérité, passent alors à la caisse et payent l’addition. Par quels moyens d’expression rendre compte de cette crise financière ? De la multitude de textes écrits sur le sujet, ceux de Frédéric Lordon détonnent. Économiste iconoclaste, il n’a de cesse de pointer les désastres produits par les mécanismes financiers à l’origine de la crise et pose des questions pour le moins impertinentes : "Et si on fermait la bourse ?", demande-t-il par exemple. C’est l’un de ses derniers ouvrages qui est à l’origine de ce film surprenant tant par son fond que par sa forme : une pièce de théâtre écrite en alexandrins. Gérard Mordillat accroche à l’idée et franchit un pas supplémentaire en adaptant cette tragi-comédie (...)