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jeu 25.07.2013
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In the Spirit, We(’re) Play(ed)
Albert Ayler, John et Alice Coltrane, Pharoah Sanders, Don Cherry, Sun Ra, l’Art Ensemble of Chicago… Au travers d’un parcours sonore dans le spiritual jazz des années 1960-1970 se dévoile une expérience intime dans le jeu musical : "to play in the spirit". Mais à quoi renvoie donc cette notion ? Quels liens entretiennent esprit(s) et musique ? Et les étoiles là-dedans ? Abordant de nombreux mythes et croyances quant aux liens entre musique, étoiles et esprit(s) (quelles soient africaines, grecques, sumériennes ou bibliques), mettant en parallèle les pratiques sonores qui en naquirent avec ce spiritual jazz des Amériques, cet épisode approfondi en musique notre lien à l’univers, questionnant ainsi notre "source d’inspiration". Session d’écoute poétique, plongée dans une musique dialoguant avec l’astronomie - on s’attachera ici à cette simple et profonde dimension : comment, pour toute une série de musiciens afro-américains, le jeu d’une musique étoilée devient une véritable pratique spirituelle, génératrice d’"empowerment". "We must stop confusing religion and spirituality. Religion is a set of rules, regulations and rituals created by humans, (...) -
Orfeu Negro
Adaptation dans les favelas brésiliennes de la légende d’Orphée - l’une des plus singulières de la mythologie grecque*- à partir d’une pièce du poète Vinícius de Moraes. Film musical, aux chansons écrites par Antônio Carlos Jobim et Luiz Bonfá ; il révéla la bossa-nova et la samba aux européens. "Je (Vinicius) me trouvais alors à Niteroi, dans la maison de mon cousin, l’architecte Carlos Leào. Et, un jour, à l’aube, alors que j’étais en train de penser à une histoire de la mythologie grecque, le mythe d’Orphée, (...) j’ai commencé à entendre d’un morne voisin, o morro do Galvào, une batucada". Lors de sa présentation au festival de Cannes en 1959, le film fut passé en Portugais sans sous-titres. Il reçu néanmoins la Palme d’or ! Tel Orphée, Camus avait réussi à séduire et envoûter les esprits du public, par les images, la vitalité et la musique de son interprétation solaire du mythe. "Comblé de dons par Apollon, Orphée savait charmer les animaux sauvages et émouvoir les êtres inanimés, par les accents de la lyre que le dieu lui avait donnée. Héros voyageur, son chant permis à l’expédition des Argonautes de résister au danger du chant des (...) -
Mix
FEVer, SpIriTs SOuFfle, FEU RAinBow, cOlorS, HYPNOSIS DRUMS D R U M S D R U M S Talk ! LuiSter, lève toi En wANDel ManA, MOjo, LET’s gEt reBoRN ! Après le film, aux platines : Greg Ewing / Pierre Deruisseau. -
sam 27.07.2013
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Kingdom #1
Chaque épisode de la première saison démarre avec l’arrivée du docteur Stig Helmer, les jantes des roues de sa voiture sous le bras, au Rigs Hospitalet de Copenhague ("Riget", titre original danois, voulant dire Royaume). La série nous habitue aussi à retrouver les complaintes du même personnage, exilé suédois qui se considère supérieur en tous points, criant sur le toit de l’édifice pour maudir la bêtise de ces idiots de Danois qui l’entourent. Le décor est planté : "Kingdom" est une parodie locale des séries hospitalières qui ont tant rempli les programmes télévisés des années 80 et 90. Mais la satire vire au film d’épouvante et va jouer constamment sur ces deux registres, Von Trier ne cachant pas avoir été influencé par une vieille série française, "Belphégor", dont l’intrigue se déroulait dans un immense musée labyrinthique. Ici, fantômes et histoires surnaturelles peuplent les couloirs et les sous-sols d’un hôpital construit sur des marécages, où l’arrogance des scientifiques a fini par rouvrir les portes du Royaume et provoquer un combat avec les forces occultes qui y dormaient. Brrrr. On en frémit. Mais qu’est-ce qu’on rit, aussi ! #1 : (...) -
Kingdom #2
Après nous avoir entraînés dans une véritable explosion des genres, passant du soap-opera au film d’horreur le plus grossier, de la poésie à la satire socio-politique, la saison 1 de "Kingdom" nous a laissés pleins d’adrénaline, en pleine montée de suspense. Et oh surprise, la saison 2 surenchérit sur tout : les esprits maléfiques envahissent pour de bon l’hôpital, les actions parallèles prolifèrent, les personnages savoureux et truculents s’accumulent, plus nuancés mais gagnant aussi en fantaisie... Seule ombre au tableau : l’absolue frustration de quitter la série au point culminant de l’intrigue, ce qui contribue probablement au culte dont elle fait l’objet aujourd’hui. En effet, la troisième et dernière partie de "Kingdom" n’a jamais été tournée, certains des acteurs principaux étant malheureusement décédés et jugés irremplaçables par Lars Von Trier. Mais cela ne nous empêche pas de savourer cette véritable "chirurgie psychanalytique" qui déverse toutes les angoisses du réalisateur et où spiritisme, occultisme, scientisme, humour potache s’amalgament en un vertigineux délire exponentiel où le plaisir est roi... Décidément, Stig Helmer avait (...) -
jeu 01.08.2013
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Sur la plage de Belfast
Une fillette sautille dans l’écume des vagues. Une dame est éclaboussée. Au loin, un homme, la bouée autour de la taille, semble lancer un défi à la mer. Une dizaine d’années se sont écoulées lorsque cette séquence d’un bonheur simple est trouvée dans l’écrin d’une caméra Super 8. Sensible au film de famille, Henri-François Imbert entreprend de retrouver les protagonistes du film afin de leurs restituer ce fragment de vie qui leur appartient. L’enquête se faisant, il arrive en Irlande du Nord un dimanche de paix. Une journée mémorable pour les manuels scolaires, la presse et les concitoyens irlandais. La voix off langoureuse et posée d’Henri-François expose pas à pas sa tentative de retrouver la source vivante de ces bris d’images animées. Les nappes électriques de Sylvain Vanot, quant à elles, interviennent lorsque les extraits des bobines sont montrés à l’écran. On se retrouve plongé dans un doux mélange, une alchimie faite d’images et de sons révelant une véritable poésie de la nostalgie. "Sur la plage de Belfast" exhume le temps qui passe, ceux qui ont disparu, ce qui disparaît, les lieux qui s’effacent.+ Kinoki -
66 Seasons
C’est en retournant à la piscine en plein air de son enfance que Peter Kerekes place le décor ; les bassins municipaux de la ville de Kosice en Slovaquie. Il y interroge alors sa grand-mère et ses complices de toujours. Entre film de vacances et création documentaire, les différents récits de vies des aînés sont mis en scène de telle sorte que certains événements du passé sont étonnamment reconstitués. Pour autant, beaux restes au caractère bien trempés, ils ne se laissent pas embobinés, retournant à leur avantage les indications de l’équipe de tournage, elle-même surprise par ce détournement inattendu. Il serait dommage de révéler ici les astuces et ingénieux bricolages de réalisation qui rendent "66 Saisons" tout à fait surprenant. Signalons seulement qu’au travers des souvenirs, parfois anecdotiques, est relatée l’histoire d’une ville d’Europe centrale et orientale de 1936 à 2002, l’équivalent de 66 étés "où l’Histoire est venue se baigner". Sous nos yeux, l’apparente tranquillité des abords de la piscine est un trompe-l’oeil, la nostalgie perle doucement sur l’écran. -
sam 03.08.2013
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Ballando, ballando
Boules à facettes flottantes et illuminations arc-en-ciel, une salle de bal souterraine aperçoit le sage d’une cérémonie à venir se poser derrière le comptoir pour accueillir un nouvel instant de vie frétillant. Chaises placées, réserve d’alcool et musique balbutiante : place au dansant rituel. D’abord apparaissent les femmes. Apprêtées, elles confrontent une dernière fois leurs élégantes postures à l’impitoyable miroir avant le choc frontal de l’apparition masculine. Crinières en place, dents scintillantes et décolletés enivrants, ces dames se posent pour mirer la descente des hommes cibles du soir. Eux, maladroits, nobles ou cavaliers, s’en vont poser au bar, tâter le pouls de l’instant et admirer les proies consentantes. L’orchestre joue, les protagonistes sont installés, la salle est prête : que le bal soit ! Sauf que là où nous attendions l’avènement d’un bal, Ettore Scola nous en conte mille. Traçant son chemin au travers d’un demi-siècle d’histoire européenne, le bal s’impose, se métamorphose mais toujours se révèle comme le reflet d’une société en mouvement. Qu’il ondule sur de riantes vagues, qu’il résiste aux instants fascistes ou qu’il se (...) -
Tangos de las Marolles
Après le film, il y aura une initiation à la danse à deux, libre et ludique animée par Miguel Camino. De quoi vous préparer au concert de "Tangos de las Marolles". Ses musiciens masqués feront monter et descendre leurs doigts sur leurs claviers magiques pour s’adresser directement aux oreilles de vos pieds. Nous danserons sans savoir danser. La musique sera à la fois meneuse et fidèle cavalière. Derrière un rideau transparent, des danseurs ensoleillés, en souliers du dimanche, s’habilleront des notes frappées d’un piano, des ondes langoureuses d’une contrebasse et des mélodies sensuelles d’un violon. Les danseurs seront les ombres de cette musique invisible mais lumineuse. Hypnotisez-vous, et votre corps assoupi vous emmènera jusqu’ici ! Venez ! -
jeu 08.08.2013
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The Visitors (working title)
Il n’y a personne ici ! Pourquoi les photos architecturales des bâtiments sont-elles toujours désertes ? Où sont les gens ? Sont-ils sur le point d’apparaître ou viennent-ils simplement de partir ? "La maison ne vit que par les hommes, comme la tombe", dit Cesar Vallejo. "The Visitors" est un projet de performance documentaire d’Edurne Rubio sur la présence et l’absence, sur la façon dont nous voyons les choses, mais aussi sur ce que nous ne parvenons pas à voir. Une recherche qui utilise l’architecture comme le témoin parfait.• Blue Suede Drone• Alors ils pourront revenir -
Carl & Les hommes-boîtes
Derrière Carl et les hommes-boîtes se cache Carl Roosens, touche-à-tout singulier qui cultive l’art du décalage, agitateur de neurones qui sait se faufiler dans les failles de notre époque dissolue ! Ni tout à fait rappeur, ni tout à fait chanteur, mais assurément raconteur d’histoires abracadabrantesques et performer, Carl propose un univers musical hybride aux frontières mouvantes. Entouré d’une équipe de frondeurs de première classe, ils tissent ensemble des chemins accidentés aux détours desquels on découvre un subtil mélange de hip hop, de rock embrumé, d’électronique mutante et de fanfare grotesque. Carl et les hommes-boîtes c’est une promenade parsemée de personnages et d’objets à prendre ou quitter, enserrer ou étrangler. -
Clara Clara
Trio clavier, basse, batterie, Clara Clara joue une musique fraîche et dépouillée qui claque et qui donne le sourire. Ils empruntent tant à la pop pour ses mélodies vitaminées qu’à la noise pour ses décharges électriques brutes, apurent leurs riffs percutants et mélodiques de tous artifices. Pas d’arrangements, les mouvements sont évidents mais précis et recherchés. Le groupe a sorti son dernier album "Comfortable Problems" il y a trois ans déjà et fait voyager dans toute l’Europe et aux Etats-Unis sa musique de transe vrillée et joyeuse. -
Mix Compilo
La Compilothèque ressort de son placard sa large collection musicale, le temps d’une soirée qui s’annonce bien mixée. Pierre, expert des compils, nous transportera pour la nuit. -
sam 10.08.2013
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Atelier Marionnettes
La Boîte à Clous, collectif d’artistes actif dans le théâtre de marionnettes, le théâtre de rue, la musique, débarque avec ses marionnettes et caméra pour un atelier vidéo. Sur une journée, les enfants pourront découvrir la création de marionnettes, les techniques de manipulation, de prise de vue, d’enregistrement de musique et de sons. Fin de journée, on déroule le tapis rouge : les films réalisés dans la journée seront projetés sur grand écran, suivis d’une sélection de courts réalisés par la Boîte à Clous. Pas de prix à la clé mais des films de marionnettes des plus originaux pour des créations bien artisanales ! De 8 à 12 ans Uniquement sur réservation : nova@nova-cinema.org -
Boîte à Clous
Depuis 1999, La Boîte à Clous organise de nombreux ateliers créatifs tout au long de l’année. Ils ressortent pour nous de leurs archives, une sélection des meilleurs crus obtenus. Et en prime une vision des créations de la journée. Que du bonheur ! -
The Muppet Show
Cette émission de télévision culte americano-britannique, diffusée dans le monde entier, commença avec un premier épisode en 1976 et se termina en 1981. Une vedette par épisode, 120 réalisés au total… Kermit, la grenouille-phare des Muppets, n’a pas chômé. Ce soir, Duddley Moore et Linda Carter sont ses invités pour 2 épisodes choisis par nos soins. Entourés bien entendu par Miss Peggy, les deux vieux, Animal, Fozzie, les cochons dans l’espace et tous les autres… -
Mémé et Jeannette
Ce projet réunit trois disciplines : film d’animation, marionnettes sur table et musique live. Le film d’animation porte à l’image des décors et des marionnettes construits dans les ateliers de la Boîte à Clous. Un musicien et un bruiteur, avec leurs instruments installés sur scène, sont la seule source sonore du spectacle. La mise à nu des techniques crée une complicité avec le spectateur et une vision ludique et éducative du spectacle. Une manière de réaffirmer le cinéma comme moment de vie, l’objectif étant de cueillir les spectateurs dans leur zone de confort pour les plonger au sein de l’action. -
Marquis
Roland Topor, outre ses talents d’illustrateur, de graphiste et de membre du mouvement dadaïste "Panique" aux côtés d’Arrabal et Jodorowsky, est un artiste touche-à-tout qui a laissé une œuvre foisonnante. Notamment au cinéma et à la télévision, pour lesquels il fut tour à tour acteur, scénariste, dialoguiste, affichiste, concepteur de masques et de décors… C’est l’un de ses romans que Roman Polanski adapta à l’écran avec "Le locataire", et sa contribution à des films comme "Le Casanova de Fellini" ou "La Planète sauvage" de René Laloux fut importante. Sa révolte contre la médiocrité des programmes télévisés lui inspira la série "Téléchat" réalisée avec le Belge Henri Xhonneux. Le tandem réalisera ensuite pour le cinéma une adaptation libre et fantasmatique de la vie du marquis de Sade, et plus particulièrement de son enfermement à la Bastille. Mélangeant enquête historique et dissertation philosophique, prises de vue réelles et scènes d’animation, le film est interprété par des acteurs en masques représentant des animaux : poulets ivrognes, vache naïve, coq gouverneur, loup policier, cochon unijambiste, chameau ecclésiaste, rat geôlier et (...)+ Téléchat