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jeu 09.05.2013
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Ognev Vlaminck
Diplômé en architecture d’intérieur et design, Ognev Vlaminck est fondateur du Maximalisme, un nouveau mouvement artistique qui utilise les déchets de notre société à des fins artistiques et tente par le biais de stratégies de communications artistiques de créer une nouvelle façon de penser la consommation et le recyclage. Vous avez sans doute pu observer ses créations au coin d’une rue à Ixelles, comme les nichoirs créés à partir de cassettes VHS ou des lettres de glaces placées anonymement l’hiver passé sur la place Flagey. Dans une démarche artistique plus avant-gardiste, il créé également un sommier de lit fabriqué avec des bouteilles de Coca en plastique, des toits réalisés avec de vielles cassettes vidéo ou encore à partir du même type de matériel, des pots de fleurs, des meubles… ou plus récemment une serre écologique crée à partir de matériaux recyclés. Cette fois, Ognev investit le foyer du Nova. Du 09.05 au 09.06 -
Le mariage avec soi-même
Après le début mémorable de son feuilleton multidimensionnel "Le mariage avec soi-même", Matthieu Ha nous revient pour le second épisode, non sans reprendre la genèse de ses pérégrinations fantasmatiques ! Suite à un rêve éveillé d’une tortue vicieuse à tête de pénis, Matthieu Ha se marie avec lui-même le 21 décembre 2010 selon son "Manifeste de Paix de Bangkok" dont il perpétue depuis sa profession de foi au travers de performances protéiformes. Environné d’un ingénieux dispositif aux projections et écrans multiples orchestrés par son acolyte Mira Vision (Fred Chemama), Matthieu Ha joue et chante sans discontinuité, accompagné de son accordéon fétiche, de rythmiques enivrantes d’un synthé Lo-Fi, ainsi que des musiciens invités : Grégoire Tirtiaux au gembri et saxbary, et Greg Remy à la guitare électrique. Et de nous conter dans une langue imaginaire (sous-titrée !), le récit de sa transfiguration au contact d’une "pornographie philosophique " dont les résonances absurdes et poétiques n’en sont pas moins authentiques ! Un spectacle total qui vous étonnera autant par sa transe musicale que par ses projections allégoriques composées des films de (...) -
ven 10.05.2013
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The Deathless Devil
Ce film turc de série B est un grand moment de rigolade. Le héros masqué, Copperhead, vêtu comme un catcheur mexicain, tente de déjouer le plan ingénieux du Docteur Satan pour dominer le monde à l’aide de robots en carton. Flanqué d’un acolyte désespéré qui surjoue son personnage, il est également entouré des jupes les plus courtes d’Istanbul. Docteur Satan (prononcé "Doktar Sheitan") est un Turc à la carrure imposante et à la moustache la plus impressionnante de tous les temps. Il doit cependant passer pour un génie chinois, ce qu’il tente de faire en poussant sur des boutons et en riant d’une voix caverneuse digne d’un maniaque. Ce film débridé est jalonné de scènes de combats et de dialogues ridicules, mais déploie une énergie débordante et communicative. -
Tarkan versus The Vikings
Le guerrier téméraire Tarkan affronte les Vikings lorsque ceux-ci débarquent sur la Riviera turque avec leur drakkar en carton. Préparez-vous à un spectacle insensé dans lequel les talents d’acteur se cachent derrière des perruques blondes mal ajustées et des casques de Vikings en plastique. Dans ce film, Tarkan est enchaîné puis offert en sacrifice à une gigantesque pieuvre tandis que la musique épouvantablement amplifiée tente de dissimuler qu’il ne s’agit que d’une bête en caoutchouc qui flotte, égarée dans l’eau de la Mer Méditerranée au clapotis léger. Adapté d’une bande dessinée très populaire, le film était destiné à l’origine à un public jeune, mais les nombreuses scènes de seins nus en font un film schizophrène et particulièrement amusant. -
sam 11.05.2013
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Le mariage avec soi-même
Après le début mémorable de son feuilleton multidimensionnel "Le mariage avec soi-même", Matthieu Ha nous revient pour le second épisode, non sans reprendre la genèse de ses pérégrinations fantasmatiques ! Suite à un rêve éveillé d’une tortue vicieuse à tête de pénis, Matthieu Ha se marie avec lui-même le 21 décembre 2010 selon son "Manifeste de Paix de Bangkok" dont il perpétue depuis sa profession de foi au travers de performances protéiformes. Environné d’un ingénieux dispositif aux projections et écrans multiples orchestrés par son acolyte Mira Vision (Fred Chemama), Matthieu Ha joue et chante sans discontinuité, accompagné de son accordéon fétiche, de rythmiques enivrantes d’un synthé Lo-Fi, ainsi que des musiciens invités : Grégoire Tirtiaux au gembri et saxbary, et Greg Remy à la guitare électrique. Et de nous conter dans une langue imaginaire (sous-titrée !), le récit de sa transfiguration au contact d’une "pornographie philosophique " dont les résonances absurdes et poétiques n’en sont pas moins authentiques ! Un spectacle total qui vous étonnera autant par sa transe musicale que par ses projections allégoriques composées des films de (...) -
dim 12.05.2013
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Le mariage avec soi-même
Après le début mémorable de son feuilleton multidimensionnel "Le mariage avec soi-même", Matthieu Ha nous revient pour le second épisode, non sans reprendre la genèse de ses pérégrinations fantasmatiques ! Suite à un rêve éveillé d’une tortue vicieuse à tête de pénis, Matthieu Ha se marie avec lui-même le 21 décembre 2010 selon son "Manifeste de Paix de Bangkok" dont il perpétue depuis sa profession de foi au travers de performances protéiformes. Environné d’un ingénieux dispositif aux projections et écrans multiples orchestrés par son acolyte Mira Vision (Fred Chemama), Matthieu Ha joue et chante sans discontinuité, accompagné de son accordéon fétiche, de rythmiques enivrantes d’un synthé Lo-Fi, ainsi que des musiciens invités : Grégoire Tirtiaux au gembri et saxbary, et Greg Remy à la guitare électrique. Et de nous conter dans une langue imaginaire (sous-titrée !), le récit de sa transfiguration au contact d’une "pornographie philosophique " dont les résonances absurdes et poétiques n’en sont pas moins authentiques ! Un spectacle total qui vous étonnera autant par sa transe musicale que par ses projections allégoriques composées des films de (...) -
Full of Missing Links
D’emblée, les règles sont fixées : la plongée dans les rues sud-coréennes à la recherche du père de la réalisatrice ne sera aisée. Car si la police locale offre ses services pour débusquer l’être recherché, elle ne communique pas pour autant systématiquement ses coordonnées en cas d’enquête couronnée de succès : seule comptera la volonté du traqué. Ainsi informées, Sung-A Yoon et sa famille s’en vont en quête d’indices dans une Corée du Sud profondément marquée par la perte de liens. Au fond : quête du père ou quête des pairs ? En filigrane de cette enquête familiale se dessine le portrait d’une société profondément hantée par l’omniprésente séparation. De la populaire émission télé qui recompose des familles éclatées, véritable bombe lacrymale nationale, à la notoire implosion du dragon coréen en deux entités mortellement opposées, les symptômes d’une profonde déchirure abondent à tous les niveaux. Frayant sa voie dans cet obscur entrelac, Sung-A Yoon invoque les techniques documentaires pour retrouver son père et, enfin, (re)créer du lien. -
jeu 16.05.2013
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La jungle étroite
Ancien syndicaliste de combat, Gilbert Cardon est un des piliers de l’association "Fraternités ouvrières", située à Mouscron. Il y assure la permanence hebdomadaire, où il ne manque jamais d’envoyer les visiteurs se perdre dans son jardin-verger expérimental, sorte de dédale vivrier et luxuriant, et y dispense gratuitement des cours de jardinage, en initiation aux autres règnes du vivant. Tantôt encore il y expose les conditions de réalisation de l’immense grainier occupant la salle polyvalente, nécessairement collectives. Cet oasis n’en est pas un, puisque Gilbert veille à maintenir un contact polémique avec le social. Et c’est tout naturellement que Benjamin Hennot, pour son premier film, explore les différents genres de relations cultivées autour de ce verger, les mondes qui s’y côtoient au détour d’un cours de taille d’été, d’un atelier d’ensachage hivernal ou encore de la distribution annuelle d’arbres fruitiers qui envahissent l’espace public… Des jardiniers curieux y affluent pour l’offre inouïe en semences à prix risible et pour la richesse horticole de cette jungle enclavée au coeur d’une cité post-industrielle, et lui, l’ancien délégué (...) -
Open Screen
Il n’y aura que peu de semaines entre cet Open Screen et son prédécesseur. L’occasion de ne pas se relâcher dans les bonnes intentions que vous ne manquerez pas de prendre fin avril. "Et si je tournais un chouette film de moins de 15 minutes que je pourrais projeter sans censure aucune, dans un format raisonnable sur l’écran du Nova. Hmm ça vaudrait la peine... Il faut encore que je pense à l’envoyer une semaine avant l’évènement au 14 rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles pour qu’il soit annoncé sur le site. Ah oui, et surtout que je n’oublie pas une fiche technique complète avec mes coordonnées ! Cool, allez, je fais ça ! Tiens, je vais même faire en sorte que le film puisse intéresser les gens". Et si c’est pas le cas, on le montrera quand même ! -
ven 17.05.2013
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Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
Dementia
Retour au Nova d’un film aux mille et une vies : à l’origine fut l’exclusif geste cinématographique de John Parker. Une pièce unique aux accents psychologiques prononcés. L’histoire d’une femme perdue dans un labyrinthe onirique entre meurtre, souvenirs et débordante sensualité. Le second temps est celui de la censure : en 1955, considéré comme amoral, il est prestement banni des sombres salles et exclu du cercle fermé des œuvres artistiques. Il reparaît en 1958, amputé, renommé et affublé d’une voix off. Subversif, le film inquiète, intrigue et suscite une grande curiosité. Référence pour David Lynch ou John Waters, sa projection à l’Étrange festival de Paris en 2011 frappe l’imagination des jeunes musiciens de NonNon (Roubaix), qui entreprennent la réalisation d’une nouvelle bande son. Alternant musique de fosse, d’ambiance et bruitage sur un rythme tantôt lancinant, rock ou jazz, NonNon offre un live qui colle à l’esthétique du film pour vous plonger définitivement dans le tortueux univers de "Dementia". -
sam 18.05.2013
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Street Days
Dans les rue de Tbilisi, Checkie, quarantenaire, erre constamment à la recherche d’un peu d’argent. Sans ressources, il est prêt à tout pour acquérir les doses d’héroïne dont il a besoin. Seul et devant des sous à tout le monde, sa vie est un combat permanent. Sa tâche est d’autant plus ardue qu’il doit aider financièrement la femme avec qui il a un fils de sept ans, dernier être humain qui le regarde avec des yeux aimants. Mais à Tbilisi, certains s’en sortent mieux et comme partout, les ados des classes moyennes s’ennuient et s’amusent à trouver les moyens de s’évader. Quand des policiers corrompus décident d’utiliser Checkie pour piéger l’un d’eux et faire chanter ses parents, celui-ci va être obligé une nouvelle fois de repenser son ordre des priorités et des valeurs. N’excluant pas l’humour dans le traitement de son sujet, Levan Koguashvili nous propose un tableau dur de la société post-soviétique en Georgie, particulièrement difficile à appréhender pour ceux qui ont vécu le changement. Sa mise en scène subtile permet une compréhension de l’espace dans lequel évoluent les personnages, de la proximité de leurs aires d’activités respectives, de (...) -
Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
dim 19.05.2013
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Street Days
Dans les rue de Tbilisi, Checkie, quarantenaire, erre constamment à la recherche d’un peu d’argent. Sans ressources, il est prêt à tout pour acquérir les doses d’héroïne dont il a besoin. Seul et devant des sous à tout le monde, sa vie est un combat permanent. Sa tâche est d’autant plus ardue qu’il doit aider financièrement la femme avec qui il a un fils de sept ans, dernier être humain qui le regarde avec des yeux aimants. Mais à Tbilisi, certains s’en sortent mieux et comme partout, les ados des classes moyennes s’ennuient et s’amusent à trouver les moyens de s’évader. Quand des policiers corrompus décident d’utiliser Checkie pour piéger l’un d’eux et faire chanter ses parents, celui-ci va être obligé une nouvelle fois de repenser son ordre des priorités et des valeurs. N’excluant pas l’humour dans le traitement de son sujet, Levan Koguashvili nous propose un tableau dur de la société post-soviétique en Georgie, particulièrement difficile à appréhender pour ceux qui ont vécu le changement. Sa mise en scène subtile permet une compréhension de l’espace dans lequel évoluent les personnages, de la proximité de leurs aires d’activités respectives, de (...) -
Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
Street Days
Dans les rue de Tbilisi, Checkie, quarantenaire, erre constamment à la recherche d’un peu d’argent. Sans ressources, il est prêt à tout pour acquérir les doses d’héroïne dont il a besoin. Seul et devant des sous à tout le monde, sa vie est un combat permanent. Sa tâche est d’autant plus ardue qu’il doit aider financièrement la femme avec qui il a un fils de sept ans, dernier être humain qui le regarde avec des yeux aimants. Mais à Tbilisi, certains s’en sortent mieux et comme partout, les ados des classes moyennes s’ennuient et s’amusent à trouver les moyens de s’évader. Quand des policiers corrompus décident d’utiliser Checkie pour piéger l’un d’eux et faire chanter ses parents, celui-ci va être obligé une nouvelle fois de repenser son ordre des priorités et des valeurs. N’excluant pas l’humour dans le traitement de son sujet, Levan Koguashvili nous propose un tableau dur de la société post-soviétique en Georgie, particulièrement difficile à appréhender pour ceux qui ont vécu le changement. Sa mise en scène subtile permet une compréhension de l’espace dans lequel évoluent les personnages, de la proximité de leurs aires d’activités respectives, de (...) -
jeu 23.05.2013
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Chaumière
Les hôtels "Formule 1" sont ces établissements définis comme "ultra-économiques", lieux communs des zones périurbaines : une manière low cost "d’habiter le monde". Derrière la porte des chambres, l’uniformité de l’espace, réduit au strict minimum fonctionnel, met à nu la tension propre à chaque vie humaine : sédentarité et nomadisme, excès et retenue, routine et survie. Emmanuel Marre est de ceux pour qui ce type d’hôtels a toujours fait partie intégrante du paysage autoroutier. Enfant, pour aller en vacances, ses parents s’y arrêtaient en route, ce qui lui a procuré des souvenirs marquants mêlant sensations d’excitation et d’angoisse. Une fascination qui l’a poussé à réaliser ce film dont le personnage principal est un lieu considéré sans intérêt, laid et presque honteux, que notre regard occulte presque inconsciemment. Il s’y intéresse aux résidents de cet hôtel formaté, ne se laissant pas si facilement mettre en boite, qui utilisent, détournent et font dysfonctionner ce rêve de machine à dormir. En présence d’Emmanuel Marre. -
ven 24.05.2013
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Street Days
Dans les rue de Tbilisi, Checkie, quarantenaire, erre constamment à la recherche d’un peu d’argent. Sans ressources, il est prêt à tout pour acquérir les doses d’héroïne dont il a besoin. Seul et devant des sous à tout le monde, sa vie est un combat permanent. Sa tâche est d’autant plus ardue qu’il doit aider financièrement la femme avec qui il a un fils de sept ans, dernier être humain qui le regarde avec des yeux aimants. Mais à Tbilisi, certains s’en sortent mieux et comme partout, les ados des classes moyennes s’ennuient et s’amusent à trouver les moyens de s’évader. Quand des policiers corrompus décident d’utiliser Checkie pour piéger l’un d’eux et faire chanter ses parents, celui-ci va être obligé une nouvelle fois de repenser son ordre des priorités et des valeurs. N’excluant pas l’humour dans le traitement de son sujet, Levan Koguashvili nous propose un tableau dur de la société post-soviétique en Georgie, particulièrement difficile à appréhender pour ceux qui ont vécu le changement. Sa mise en scène subtile permet une compréhension de l’espace dans lequel évoluent les personnages, de la proximité de leurs aires d’activités respectives, de (...) -
Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
sam 25.05.2013
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Soirée bals
Pratique séculaire de se rassembler sur un lieu donné pour se rencontrer dans la danse (en groupe ou en couple), le bal a été progressivement dévalorisé, négligé, voire effacé de notre vie sociale. Phénomène assez étonnant, car s’il y a bien quelque chose de commun aux humains, c’est leur besoin de se réunir pour danser. La danse est un accord tacite entre les hommes, un besoin universel de marquer les passages, fût-ce celui de passer le pont d’une semaine à l’autre. À l’aube de ce nouveau siècle, le désir de retrouver le plaisir de danser ensemble se fait ressentir. Joannah Pinxteren, anthropologue de la danse, viendra nous évoquer la piste de danse, (ou la place), lieu où se jouent les rencontres. Plaisir de danser. Avec des codes. Des civilités. Des directions dans l’espace. La conférence sera principalement axée sur les danses afro-cubaines ; danses métisses s’il en est puisqu’elles combinent l’héritage des esclaves et de la bourgeoisie européenne. Le film de Joanna Pinxteren "Moi aussi je suis jeune", ainsi que plusieurs extraits en relation avec le danzón, illustreront cette présentation qui sera suivi d’une initiation à ces danses. -
dim 26.05.2013
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Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
Street Days
Dans les rue de Tbilisi, Checkie, quarantenaire, erre constamment à la recherche d’un peu d’argent. Sans ressources, il est prêt à tout pour acquérir les doses d’héroïne dont il a besoin. Seul et devant des sous à tout le monde, sa vie est un combat permanent. Sa tâche est d’autant plus ardue qu’il doit aider financièrement la femme avec qui il a un fils de sept ans, dernier être humain qui le regarde avec des yeux aimants. Mais à Tbilisi, certains s’en sortent mieux et comme partout, les ados des classes moyennes s’ennuient et s’amusent à trouver les moyens de s’évader. Quand des policiers corrompus décident d’utiliser Checkie pour piéger l’un d’eux et faire chanter ses parents, celui-ci va être obligé une nouvelle fois de repenser son ordre des priorités et des valeurs. N’excluant pas l’humour dans le traitement de son sujet, Levan Koguashvili nous propose un tableau dur de la société post-soviétique en Georgie, particulièrement difficile à appréhender pour ceux qui ont vécu le changement. Sa mise en scène subtile permet une compréhension de l’espace dans lequel évoluent les personnages, de la proximité de leurs aires d’activités respectives, de (...) -
Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
jeu 30.05.2013
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Jaurès + La nuit remue
Voici deux films qu’à priori peu de choses semblent relier, si ce n’est un même sujet (les réfugiés afghans campant le long de la Seine à Paris) traité au premier plan par l’un et en filigrane par l’autre, un même intérêt pour les rythmes de la vie nocturne le long d’un canal urbain… Deux approches sensibles, deux dispositifs cinématographiques ancrés dans le documentaire tout en convoquant par petites touches un registre plus fictionnel : "La nuit remue" pourrait être le contrechamp de "Jaurès" et vice-versa. Nous avons choisi de les montrer ensemble et de croiser les regards de leurs réalisateurs, tous deux présents lors de cette projection unique. En présence de Bijan Anquetil et de Vincent Dieutre.+ Jaurès+ La nuit remue -
ven 31.05.2013
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Street Days
Dans les rue de Tbilisi, Checkie, quarantenaire, erre constamment à la recherche d’un peu d’argent. Sans ressources, il est prêt à tout pour acquérir les doses d’héroïne dont il a besoin. Seul et devant des sous à tout le monde, sa vie est un combat permanent. Sa tâche est d’autant plus ardue qu’il doit aider financièrement la femme avec qui il a un fils de sept ans, dernier être humain qui le regarde avec des yeux aimants. Mais à Tbilisi, certains s’en sortent mieux et comme partout, les ados des classes moyennes s’ennuient et s’amusent à trouver les moyens de s’évader. Quand des policiers corrompus décident d’utiliser Checkie pour piéger l’un d’eux et faire chanter ses parents, celui-ci va être obligé une nouvelle fois de repenser son ordre des priorités et des valeurs. N’excluant pas l’humour dans le traitement de son sujet, Levan Koguashvili nous propose un tableau dur de la société post-soviétique en Georgie, particulièrement difficile à appréhender pour ceux qui ont vécu le changement. Sa mise en scène subtile permet une compréhension de l’espace dans lequel évoluent les personnages, de la proximité de leurs aires d’activités respectives, de (...) -
Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
sam 01.06.2013
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Street Days
Dans les rue de Tbilisi, Checkie, quarantenaire, erre constamment à la recherche d’un peu d’argent. Sans ressources, il est prêt à tout pour acquérir les doses d’héroïne dont il a besoin. Seul et devant des sous à tout le monde, sa vie est un combat permanent. Sa tâche est d’autant plus ardue qu’il doit aider financièrement la femme avec qui il a un fils de sept ans, dernier être humain qui le regarde avec des yeux aimants. Mais à Tbilisi, certains s’en sortent mieux et comme partout, les ados des classes moyennes s’ennuient et s’amusent à trouver les moyens de s’évader. Quand des policiers corrompus décident d’utiliser Checkie pour piéger l’un d’eux et faire chanter ses parents, celui-ci va être obligé une nouvelle fois de repenser son ordre des priorités et des valeurs. N’excluant pas l’humour dans le traitement de son sujet, Levan Koguashvili nous propose un tableau dur de la société post-soviétique en Georgie, particulièrement difficile à appréhender pour ceux qui ont vécu le changement. Sa mise en scène subtile permet une compréhension de l’espace dans lequel évoluent les personnages, de la proximité de leurs aires d’activités respectives, de (...) -
Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
dim 02.06.2013
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Fort Apache
John Ford concocte une scène de bal, centrale et entraînante, dans la plupart de ses grands films. Sans les énumérer tous car ils sont nombreux, on peut évoquer "The Searchers", "My Darling Clementine" et bien entendu "Grapes of Warth" où la scène apparaît déjà dans le roman de Steinbeck. Ces bals jouent toujours un rôle important entre tension et relâchement, un climax où la communauté, si cher au cinéaste, se rassemble et où les relations entre personnages prennent un tour nouveau. Ici, Henry Fonda est le réactionnaire rigide (écho du Général Custer) tandis que John Wayne est calme, subtil et mesuré. Ce qui constitue une inversion des rôles réjouissante. Une Shirley Temple en adolescente espiègle et un Victor McLaglen bonhomme complètent cet impressionnant casting. Tourné dans la Monument Valley, le film comporte aussi plusieurs scènes d’intérieur dans le camp militaire dont deux scènes de bal : l’une à l’arrivée de Fonda dans le camp et l’autre à l’aube de la bataille finale où les personnages en conflit se voient contraints par les convenances de danser ensemble. -
West Side Story
La scène de bal de "West Side Story" est le nœud de ce film musical. C’est là que les "Sharks" et les "Jets" s’affrontent gentiment avant la tragique bataille, et c’est là que Tony rencontre Maria, goutte de vase qui fait déborder l’eau entre les deux gangs rivaux. Et pourtant, ce bal dans le gymnase, organisé par les travailleurs sociaux et la police, pour que les jeunes se rencontrent, voulait résoudre cet antagonisme par la danse. Il faut voir l’agent de quartier en chaperon lourdaud et John Astin (le Gomez Addams de la famille du même nom, le prof Gangreen de "Return of the Killer Tomatoes") en MC peu subtil, ne parvenant pas à faire se mélanger les deux communautés ! En Cinémascope et Technicolor, chant du signe de cinéma de studio, "West Side Story" est une œuvre courageuse qui aborde avec grâce et finesse des situations sociales contemporaines. Des extérieurs new yorkais à couper le souffle encadrent une reconstitution du West Side dans des décors stylisés éclairés de manière théâtrale et onirique au service d’une adaptation osée de "Roméo et Juliette", et de la musique de Bernstein… L’antithèse du film d’auteur… magique ! -
jeu 06.06.2013
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Industries minières : enjeux et conflits
Depuis une décennie, le monde connaît un boom minier. Source de croissance, pilier du développement ou voie royale des relations Sud-Sud pour les uns, néocolonialisme ou malédiction pour les autres, l’exploitation minière suscite de nombreux conflits, centrés sur la répartition des richesses, les dégâts environnementaux et sociaux, et la souveraineté populaire. À l’occasion de la sortie du dernier "Alternative Sud", le CETRI, en collaboration avec la Commission Justice et Paix, et le Réseau Belge de Ressources Naturelles, organise une soirée autour des enjeux de l’exploitation minière dans le Sud. + Débat avec : • Frédéric Thomas, chercheur au CETRI et coordinateur d’Alternative Sud, "Industries minières. Extraire à tout prix ?". • Frédéric Trieste, chercheur à la Commission Justice et Paix et membre du Réseau Belge de Ressources Naturelles.+ Zambie, à qui profite le cuivre ? -
ven 07.06.2013
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Fort Apache
John Ford concocte une scène de bal, centrale et entraînante, dans la plupart de ses grands films. Sans les énumérer tous car ils sont nombreux, on peut évoquer "The Searchers", "My Darling Clementine" et bien entendu "Grapes of Warth" où la scène apparaît déjà dans le roman de Steinbeck. Ces bals jouent toujours un rôle important entre tension et relâchement, un climax où la communauté, si cher au cinéaste, se rassemble et où les relations entre personnages prennent un tour nouveau. Ici, Henry Fonda est le réactionnaire rigide (écho du Général Custer) tandis que John Wayne est calme, subtil et mesuré. Ce qui constitue une inversion des rôles réjouissante. Une Shirley Temple en adolescente espiègle et un Victor McLaglen bonhomme complètent cet impressionnant casting. Tourné dans la Monument Valley, le film comporte aussi plusieurs scènes d’intérieur dans le camp militaire dont deux scènes de bal : l’une à l’arrivée de Fonda dans le camp et l’autre à l’aube de la bataille finale où les personnages en conflit se voient contraints par les convenances de danser ensemble. -
sam 08.06.2013
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West Side Story
La scène de bal de "West Side Story" est le nœud de ce film musical. C’est là que les "Sharks" et les "Jets" s’affrontent gentiment avant la tragique bataille, et c’est là que Tony rencontre Maria, goutte de vase qui fait déborder l’eau entre les deux gangs rivaux. Et pourtant, ce bal dans le gymnase, organisé par les travailleurs sociaux et la police, pour que les jeunes se rencontrent, voulait résoudre cet antagonisme par la danse. Il faut voir l’agent de quartier en chaperon lourdaud et John Astin (le Gomez Addams de la famille du même nom, le prof Gangreen de "Return of the Killer Tomatoes") en MC peu subtil, ne parvenant pas à faire se mélanger les deux communautés ! En Cinémascope et Technicolor, chant du signe de cinéma de studio, "West Side Story" est une œuvre courageuse qui aborde avec grâce et finesse des situations sociales contemporaines. Des extérieurs new yorkais à couper le souffle encadrent une reconstitution du West Side dans des décors stylisés éclairés de manière théâtrale et onirique au service d’une adaptation osée de "Roméo et Juliette", et de la musique de Bernstein… L’antithèse du film d’auteur… magique ! -
dim 09.06.2013
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Sur la planche
Atrophiée par la récession économique, mal aimée du pouvoir royal, Tanger s’est métamorphosée. Misant sur son statut de charnière entre deux mondes, sur son nouveau port et sa Zone franche, la métropole se transforme en base arrière industrielle de l’Europe… En 2001, alors qu’elle tourne un documentaire sur les immigrés tentant de traverser clandestinement la Méditerranée, Leïla Kilani découvre ces armées d’ouvrières qui engorgent la ville dans un va-et-vient quotidien. En 2011, elle consacre son premier film de fiction à ces femmes dont l’obsession est de trouver un travail stable. La Zone franche est leur Eldorado. Elles y sont réparties en deux castes : les "textiles", payées à l’heure, et les "crevettes", payées à la tâche mais devant supporter l’odeur infamante du crustacé qui leur colle à la peau. Badia et Imane sont "crevettes" et rêvent de devenir "textiles" comme Asma et Nawal. À une cadence galvanisante, ces jeunes filles travaillent pour survivre le jour et vivre la nuit, pratiquant la débrouille (prostitution, arnaques…) et traçant leur route dans la jungle de l’économie libérale. Petites bombes portées par l’énergie du désespoir, (...) -
Street Days
Dans les rue de Tbilisi, Checkie, quarantenaire, erre constamment à la recherche d’un peu d’argent. Sans ressources, il est prêt à tout pour acquérir les doses d’héroïne dont il a besoin. Seul et devant des sous à tout le monde, sa vie est un combat permanent. Sa tâche est d’autant plus ardue qu’il doit aider financièrement la femme avec qui il a un fils de sept ans, dernier être humain qui le regarde avec des yeux aimants. Mais à Tbilisi, certains s’en sortent mieux et comme partout, les ados des classes moyennes s’ennuient et s’amusent à trouver les moyens de s’évader. Quand des policiers corrompus décident d’utiliser Checkie pour piéger l’un d’eux et faire chanter ses parents, celui-ci va être obligé une nouvelle fois de repenser son ordre des priorités et des valeurs. N’excluant pas l’humour dans le traitement de son sujet, Levan Koguashvili nous propose un tableau dur de la société post-soviétique en Georgie, particulièrement difficile à appréhender pour ceux qui ont vécu le changement. Sa mise en scène subtile permet une compréhension de l’espace dans lequel évoluent les personnages, de la proximité de leurs aires d’activités respectives, de (...)