• jeu 13.09.2012
  • 20:00

    Coll., 2012, FR, video, vo
    La Famille Digitale est une jeune maison d’édition audiovisuelle et multimédia associative et indépendante. En 2007, avec l’association Les Yeux d’IZO, ils ont lancé les 100jours : un projet cinématographique, documentaire, artistique, collectif et politique où 100 réalisateurs réalisent chacun un court métrage documentaire diffusé en ligne au rythme d’un par jour, pendant les 100 jours précédents le second tour de l’élection présidentielle française. Une expérience collective et bénévole qui a donné naissance à une floraison de films proposant d’autres rapports à la démocratie, à l’individu, à l’esthétique, à l’actualité,... Cinq ans plus tard, le rituel des élections a repris son cours, les protagonistes étant identiques, la représentation spectaculaire et les enjeux confisqués. Les mêmes ont décidé de rééditer l’expérience, en créant un collectif bénévole plus nombreux et en y ajoutant cette fois les 100nuits, un espace ouvert à d’autres formes de création (BD, roman-photo, chanson, etc.). Une bouffée d’air frais à l’heure de la campagne des élections communales. Nous découvrirons une sélection d’une quinzaine d’œuvres créées dans les 100jours et (...)
  • ven 14.09.2012
  • 19:00 Expo

    Du 14.09 au 14.10
    Pour cette programmation, quelques créatures liées à la scène punk actuelle (ou si vous préférez, à la scène musicale "underground", influencée par l’éthique et l’esthétique punk) investiront la cave du Nova. Nous avons donc le plaisir de vous présenter Romolo dont l’accrochage sera aussi une performance le soir du vernissage. Selon ses propres dires, "Romolo met les talons sur le pot pour un détour aux trousses". Eliot Greluchon, la raclure-giclure, présentera des collages sauvages, Skalpel ses dernières créations de derrière les FAGotS, Manu ses étoiles et ’squisses entreposées depuis quelques lustres dans des hangars abandonnés et enfin, la présence d’un insecte rampant particulièrement néfaste est encore à confirmer. Vernissage & performance : 14.09 > 19:00
  • 20:00

    Don Letts, 2005, GB, video, vo st fr, 90'
    D.J. jamaïcain au fameux Roxy, LA boîte punk du Londres de la fin des années 70, Don Letts est celui qui a introduit le reggae dans la scène punk. Mais Don Letts est aussi réalisateur. Par ce documentaire d’une saisissante richesse réalisé en 2005, il nous retrace une histoire du punk gardée secrète. Durant 1h30, Don Letts navigue des précurseurs américains (MC5, New York Dolls, The Stooges, Suicide...), à l’explosion de la scène New Yorkaise (The Ramones, Television, ...), du déferlement anglais (Sex Pistols, The Damned, The Clash, The Buzzcock, The Slits...) à la scène hardcore américaine (Bad Brains, Dead Kennedys, Black Flag, Agnostic Front, Minor Threat...). Et en plus vous aurez droit aux apparitions de nombreux autres groupes bien moins connus mais qui ont marqué leur époque. Bref, tout ce que vous avez toujours eu envie de savoir sur le punk pour briller en société ou lors de vos interminables réunions de famille. Une excellente entrée en matière.
  • 22:00 Concert

    Acoustik Punk Vocal
    Au placard les amplis mal réglés et les coiffures provocatrices ! Un punk peut être élégant, drôle et convivial. Frédéric Chopunk, Edgar Allan Punk et Franck Zappunk le prouvent et prennent à contre-pied et à contre-poubelle le répertoire punk rock français des années 80. Dans un fouillis perpétuel d’instruments aussi variés qu’improbables, le trio chante et danse en humour les humeurs de la fin du XXe siècle, d’une actualité toujours brûlante. Car il n’est jamais trop tard pour réveiller le punk qui sommeille en chacun de nous. Une performance acoustique radicalement drôle, mise en scène et chorégraphiée à la dynamite.
  • sam 15.09.2012
  • 20:00

    Julia Ostertag & Francesca Araiza Andrade, 2010, DE, video, vo st ang, 90'
    Ce documentaire récent qui n’a jamais bénéficié d’une diffusion en Belgique trace un pont entre la scène punk des années 70 et la scène "underground" actuelle. Partant de la musique, il survole les univers politiques spécifiques de différents pays européens. On peut se rendre compte de la manière dont le DIY (Do It Yourself) s’est développé en tant qu’éthique et pratique de vie depuis quarante ans. Ce film nous fait voyager dans les squats barcelonais, dans l’organisation de festivals autogérés ou dans les lieux autonomes norvégiens. Il aborde les rapports entre féminismes, queers et rock’n’roll ou la répression aiguë que subissent les anarcho-punks russes anti-fascistes, de la part de l’État et des néo-fascistes. Ici, le punk n’est ni un style musical, ni une vieillerie sortie du grenier, c’est la voix par laquelle s’exprime le refus d’un monde. À ne pas manquer, autant pour les touristes curieux que pour les pratiquants confirmés. En présence de Julia Ostertag le 6 octobre.
  • 22:00

    FJ Ossang, 1985, FR, 35mm, vo st ang, 75'
    Musicien et cinéaste, FJ Ossang fréquentait la scène punk arty parisienne dans les années 80. Il a participé au groupe MKB-Fraction Provisoire, resté bizarrement peu connu comparé au collègue Lucrate Milk avec lequel il avait sorti un split, Morituri, qui reprend des titres de la bande-son. "L’affaire des divisions Morituri" est son premier long métrage et est fort influencé par l’actualité politique de cette époque, particulièrement par l’arrestation de la Fraction Armée Rouge. La narration fragmentaire oscille entre fiction poétique et expérimentation politique. Il met en scène son réseau, principalement des acteurs non professionnels, cela se ressent d’ailleurs dans leur jeu. Le film est en noir et bleu, ce qui ajoute à l’étrangeté d’une ville peuplée de sociétés secrètes, dans laquelle coups de feu échangés dans des rues labyrinthiques ou des usines abandonnées, bandits récitant Nietzsche un bas sur la tête et combats de gladiateurs sont monnaie courante...
  • dim 16.09.2012
  • 18:00

    Derek Jarman, 1977, GB, 35mm, vo st ang, 100'
    Un mage offre à Elisabeth I d’Angleterre un "city trip" dans le temps pour découvrir à quoi ressemblera le futur. Projetée du XVIème siècle dans une Londres chaotique de la fin du XXème, elle observe une galerie de personnages hantant une ville dévastée. En 1977, la reine Elisabeth II est morte assassinée… Deuxième long métrage de Derek Jarman (1942-1994), "Jubilee", réalisé en 1977, se saisit d’une esthétique punk en création, à la fois pour en célébrer l’énergie déferlante englobant art et critique sociale, mais aussi déjà pour en interroger les limites, du nihilisme affiché à la récupération qui semble toujours avoir hanté l’univers du punk. On retrouve, dans "Jubilee", devant la caméra ou à la bande-son, divers acteurs de la scène punk de l’époque comme Wayne County, Adam Ant, Jordan, Siouxsie and the Banshees, The Slits, ... Cette fiction a été tournée en 16mm et en Super 8 dans les squats et les ateliers dans lesquels toute cette joyeuse bande vivait réellement.
  • 20:00

    Keith Jones & Deon Maas, 2011, ZA-CZ, video, vo st ang, 82'
    Le punk est arrivé en terre africaine par les blancs d’Afrique du Sud dans les années 70, s’imposant contre le conformisme étouffant de l’époque. Mais c’est par la lutte radicale contre l’apartheid, et donc la police et l’État, que le punk sud-africain s’est affirmé au cours des années 80 avec des textes, des stickers, des fanzines, des concerts... Et, malgré la censure gouvernementale, des groupes punks multiraciaux étaient nés, faisant bouger un public tout aussi multiracial dans des salles de concerts, des rues de ghettos, ... activités interdites par la loi et réprimées. Ce documentaire développe aussi la question de l’émergence du punk dans les pays limitrophes de l’Afrique du Sud comme le Mozambique ou le Zimbabwe. Et si après la chute de l’apartheid, il a perdu une de ses raisons de gueuler, il aura nourri une nouvelle génération de punks, puisant dans ses racines mais aussi dans le ska et le reggae. Un voyage dans l’hémisphère sud, où le punk a pu se réinventer.
  • 22:00

    Lech Kowalski, 2000, GB, video, vo pl st fr & ang, 88'
    Issu d’une famille anglaise d’immigrés polonais, Lech Kowalski fait ses armes dans le cinéma dans les années 80 aux États-Unis en filmant en Super 8 son entourage : ses amis junkies, la vie des SDF dans les rues new-yorkaises, etc. Il s’est beaucoup intéressé à la scène punk en filmant la tournée américaine des Sex Pistols, en faisant un film-hommage à Johnny Thunders, musicien dans les New-York Dolls, ainsi qu’un documentaire sur Dee Dee Ramone. Dans "The Boot Factory", il retrace l’histoire de punks polonais qui transforment leur squat en usine à Combat Shoes, éléments indispensables à l’uniforme du punk coquet. Ils refusent de s’insérer dans une société qu’ils désapprouvent mais essaient de gagner quelque menue monnaie par cette activité. Le film pose une atmosphère intimiste, d’abord en noir et blanc, puis introduisant la couleur au fil du développement narratif. L’alcool et les concerts entre amis, les problèmes avec la came ou les histoires de couple accompagnent la mise en œuvre et le développement de leur petite entreprise "familiale". Ce très beau film construit des ponts entre l’Histoire d’un ancien état communiste et les petites histoires de nos vies d’humains.
  • jeu 20.09.2012
  • 20:00

    Bram Van Paesschen, 2011, BE, video, vo sw & zh st fr & ang, 81'
    Lao Yang et Eddy travaillent pour une société chinoise qui doit reconstruire une route du Katanga. Lao Yang est responsable de la logistique et Eddy, qui parle mandarin, lui sert d’intermédiaire avec ses interlocuteurs congolais. Le matériel promis par le gouvernement n’arrivant jamais, ils doivent se débrouiller pour que le chantier ne s’arrête pas. Ici commence le vrai choc culturel pour Lao Yang, contraint à chercher des solutions auprès d’entrepreneurs locaux, et par là même à découvrir comment fonctionnent les choses au Congo. Compris du seul Eddy, il ne se gêne pas pour exprimer son énervement, même s’il reste souvent impassible. Le traducteur subit les critiques, sachant bien que son chef est perdu sans lui. De rebondissement en rebondissement, Eddy et Lao Yang forment un duo comique touchant. Leurs aventures sont ponctuées par des interventions en clins d’œil d’un animateur de radio qui commente la présence chinoise dans la région. "Empire of Dust" fait suite à un premier film réalisé au Congo, "Pale Peko Bantu Mambo Ayikosake" ("Là où il y a des gens, les problèmes ne manquent jamais") et sera suivi par un dernier volet tourné en Chine, où (...)
  • ven 21.09.2012
  • 20:00

    Penelope Spheeris, 1983, US, video, vo st ang, 94'
    Avant de s’acoquiner avec les grosses productions hollywoodiennes et de réaliser des films comme “Waynes World” ou “Black Sheep”, Penelope Spheeris s’occupait de production, notamment de clips. Quand elle a découvert le punk, elle s’est intéressée à ce mouvement qui changeait de la musique pop pour laquelle elle travaillait. Elle a donc commencé à traîner dans la scène punk-hardcore californienne. En 1983, "Suburbia" était né. Tout comme "The Decline of Western Civilization I", le documentaire qui l’a précédé, cette fiction ne fait pas de cadeaux aux jeunes désœuvrés qu’elle met en scène. Ils squattent une maison dans une banlieue déserte où des meutes de chiens aussi sauvages qu’agressifs font la loi. La bande de petites frappes enchaîne les méfaits dans les quartiers résidentiels et déchaîne la violence des rednecks du coin. Mais il y en a pour tout le monde et les jeunes punks sont aussi stupides, misogynes, racistes et homophobes que n’importe quel autre personnage malgré le côté anarchiste et anti-conformiste qui les rend plus attachants.
  • 22:00

    Alexander Oey, 2006, NL, video, vo ang st fr & nl, 65'
    Crass, trente ans après, qu’est-ce que ça peut bien donner ? Se sont-ils reformés pour faire la première partie de la tournée américaine d’Exploited ? Travaillent-ils dans un laboratoire de tests sur animaux ? Vivent-ils tout nu dans une grotte au pied de l’Etna ? Non, non, rien de tout cela. Si nous avons trop peu entendu parler d’eux à l’époque, c’est peut-être parce qu’ils ne voulaient pas jouer en dehors du Royaume-Uni (à l’exception de quelques concerts en Italie) par crainte que le message ne puisse être compris chez les non-anglophones. Pourtant, nombre de groupes et de collectifs reprendront leur graphisme et leur philosophie. Un réalisateur hollandais les a retrouvé et les a presque tous interviewé pour un documentaire dans lequel on peut constater que globalement, la philosophie des grands-pères de l’anarcho-punk n’a pas ou très peu changé. Une partie du groupe habite encore à Dial House, maison collective à la campagne. On peut y voir Penny Rimbaud, tout nu, faire une démonstration de toilettes sèches ou Gee Vaucher nous présenter ses toiles, dont le dick-tator. Trente ans après, leur discours a évolué mais tient toujours aussi bien la route.
  • 24:00

    Le grand moment métaphysique de la programmation punk, visant à répondre à des questions aussi existentielles que : le rock’n’roll pervertit-il nos jeunes ? Quels sont les goûts musicaux des souris blanches ? Comment un groupe de punk-rock peut-il se faire embarquer dans une galère pareille ? La rédemption passe-t-elle par le feu ? Alors accrochez-vous... 1,2,3,4...
  • sam 22.09.2012
  • 20:00

    Lucile Chauffour, 2012, FR, video, vo hu st fr & ang, 78'
    1984, année où Crass se saborde, le punk continue de déferler et d’incarner une révolte contre l’ordre établi, aussi dans les pays de l’Est communiste. Lucile Chaufour a rencontré cette année-là des punks en Hongrie et les a filmés avec sa caméra Super 8. Leur look, leur attitude et leur musique attiraient les foudres des autorités par la censure, des contrôles, des emprisonnements. En miroir des punks d’Occident en révolte contre le système capitaliste, les punks hongrois s’opposaient à leur système étatique étiqueté "communiste", pour parfois virer vers le nationalisme et l’extrême droite. Vingt ans après, elle revient en Hongrie et retrouve les protagonistes de cette époque. Le visionnement de ces images est pour eux l’occasion d’un regard parfois nostalgique, parfois désabusé. Entre la soif de liberté de ces années et la réalité vécue après la chute du régime communiste, les témoignages laissent apparaître des dissonances, des repositionnements, parfois des contradictions. Mêlant images d’époque et interviews, "East Punk Memories" donne un aperçu rare du mouvement punk dans la Hongrie des années quatre-vingt. Lucille Chauffour sera présente (...)
  • 22:00

    Lech Kowalski, 2000, GB, video, vo pl st fr & ang, 88'
    Issu d’une famille anglaise d’immigrés polonais, Lech Kowalski fait ses armes dans le cinéma dans les années 80 aux États-Unis en filmant en Super 8 son entourage : ses amis junkies, la vie des SDF dans les rues new-yorkaises, etc. Il s’est beaucoup intéressé à la scène punk en filmant la tournée américaine des Sex Pistols, en faisant un film-hommage à Johnny Thunders, musicien dans les New-York Dolls, ainsi qu’un documentaire sur Dee Dee Ramone. Dans "The Boot Factory", il retrace l’histoire de punks polonais qui transforment leur squat en usine à Combat Shoes, éléments indispensables à l’uniforme du punk coquet. Ils refusent de s’insérer dans une société qu’ils désapprouvent mais essaient de gagner quelque menue monnaie par cette activité. Le film pose une atmosphère intimiste, d’abord en noir et blanc, puis introduisant la couleur au fil du développement narratif. L’alcool et les concerts entre amis, les problèmes avec la came ou les histoires de couple accompagnent la mise en œuvre et le développement de leur petite entreprise "familiale". Ce très beau film construit des ponts entre l’Histoire d’un ancien état communiste et les petites histoires de nos vies d’humains.
  • dim 23.09.2012
  • 20:00

    Mike Duffield, 1982, GB, video, vo, 60'
    "Christ - The Movie" est sorti à la même époque que "Christ - The Album". Il utilise lui aussi le montage au mash-up. Mais ce film n’est pas une compilation de clips. Il est composé de trois parties, assez différentes les unes des autres, et la bande-son passe de groupes de punk de l’époque (dont Crass évidemment) à du montage audio de discours politiques, etc. Ce film, tout comme "There Is No Authority But Yourself", est difficile à trouver. Il est encore plus rare d’avoir l’occasion de les regarder (ou de les écouter comme diraient nos consœurs canadiennes) sur grand écran. À bon entendeur...
  • 22:00

    Don Letts, 2005, GB, video, vo st fr, 90'
    D.J. jamaïcain au fameux Roxy, LA boîte punk du Londres de la fin des années 70, Don Letts est celui qui a introduit le reggae dans la scène punk. Mais Don Letts est aussi réalisateur. Par ce documentaire d’une saisissante richesse réalisé en 2005, il nous retrace une histoire du punk gardée secrète. Durant 1h30, Don Letts navigue des précurseurs américains (MC5, New York Dolls, The Stooges, Suicide...), à l’explosion de la scène New Yorkaise (The Ramones, Television, ...), du déferlement anglais (Sex Pistols, The Damned, The Clash, The Buzzcock, The Slits...) à la scène hardcore américaine (Bad Brains, Dead Kennedys, Black Flag, Agnostic Front, Minor Threat...). Et en plus vous aurez droit aux apparitions de nombreux autres groupes bien moins connus mais qui ont marqué leur époque. Bref, tout ce que vous avez toujours eu envie de savoir sur le punk pour briller en société ou lors de vos interminables réunions de famille. Une excellente entrée en matière.
  • jeu 27.09.2012
  • 20:00

    Cet Open Screen de rentrée est l’occasion de projeter vos films vidéo avec le nouveau projecteur du Nova, tout beau, tout chaud. Venez donc nous proposer vos films, qu’on voit votre bronzage sur grand écran ou vos exploits olympiques. Tous les formats (raisonnables) sont acceptés, tous les sujets, bref de tout mais en moins de 15 minutes. Et si vos films sont en pellicule, ça marche aussi et ça fera la joie du projectionniste... Les films doivent arriver une semaine à l’avance et seront annoncés en ligne pour peu que la fiche technique soit complète ! → Envoyez vos films à : Cinema Nova (Open Screen) 14 rue d’Arenbergstraat 1000 Bruxxel
  • ven 28.09.2012
  • 20:00

    Lech Kowalski, 1980, US, video, vo st fr, 90'
    Sorti en 1980, "D.O.A." (Dead On Arrival) suit l’unique tournée des Sex Pistols aux États-Unis en 1978. Au terme de cette tournée, le groupe se séparera. "Pour moi, le punk symbolisait la dernière vision idéaliste du monde. Une vision romantique et belle d’un monde en guerre." (L. Kowalski). Lech Kowalski plonge caméra à l’épaule et saisit le phénomène punk à son apothéose, entre sa propre destruction et son absorption par l’économie de marché. Il en ressort des images de concerts des Sex Pistols, Sham 69, The Dead Boys, Generation X ou X-Ray Spex, des images backstage, des interviews de musiciens (dont un excellent "In bed with Sid & Nancy"), de fans, voire d’opposants à la musique punk. "D.O.A." offre, sans aucune complaisance, un instantané de la scène punk de la fin des années 70. Notre petite gâterie pour clôturer cette programmation "Punk’s not deaf".
  • 22:00

    Zurich Scene 1976-1980
    René Uhlmann, 2006, CH, video, sans dial, st fr, 57'
    On entend peu parler de la scène punk Suisse. Pas de groupe phare ou de grosse révolution culturelle fin des années septante chez les Helvètes underground. Pourtant, comme presque partout dans le monde de l’époque, certains se sont rebellés contre la société ou les solos de guitare interminables à la Pink Floyd. René Uhlmann, entre autres, a pris sa caméra Super 8 pour suivre quelques groupes zurichois. Du Do-It-Yourself évidemment, mais le réalisateur a l’œil vif et a su capter les bonnes images, où et quand il fallait. Ce montage intelligent, réalisé en 2006, proche du cinéma expérimental, mélange de très belles images d’époque et du stop-motion dans un cocktail de ralentis, d’accélérés, de boucles et de sur-impressions. "Punk Cocktail" est un véritable bijou du cinéma punk. Certaines images sont reprises dans le documentaire "Anarchie en CH", où l’on peut découvrir, une trentaine d’années plus tard, certains protagonistes de l’époque. À déguster sans modération.
    + Anarchie en CH
    Martina Loher Rodriguez, 2008, CH, video, vo de st fr, 31'
  • sam 29.09.2012
  • 20:00

    Derek Jarman, 1977, GB, 35mm, vo st ang, 100'
    Un mage offre à Elisabeth I d’Angleterre un "city trip" dans le temps pour découvrir à quoi ressemblera le futur. Projetée du XVIème siècle dans une Londres chaotique de la fin du XXème, elle observe une galerie de personnages hantant une ville dévastée. En 1977, la reine Elisabeth II est morte assassinée… Deuxième long métrage de Derek Jarman (1942-1994), "Jubilee", réalisé en 1977, se saisit d’une esthétique punk en création, à la fois pour en célébrer l’énergie déferlante englobant art et critique sociale, mais aussi déjà pour en interroger les limites, du nihilisme affiché à la récupération qui semble toujours avoir hanté l’univers du punk. On retrouve, dans "Jubilee", devant la caméra ou à la bande-son, divers acteurs de la scène punk de l’époque comme Wayne County, Adam Ant, Jordan, Siouxsie and the Banshees, The Slits, ... Cette fiction a été tournée en 16mm et en Super 8 dans les squats et les ateliers dans lesquels toute cette joyeuse bande vivait réellement.
  • 22:00

    Penelope Spheeris, 1983, US, video, vo st ang, 94'
    Avant de s’acoquiner avec les grosses productions hollywoodiennes et de réaliser des films comme “Waynes World” ou “Black Sheep”, Penelope Spheeris s’occupait de production, notamment de clips. Quand elle a découvert le punk, elle s’est intéressée à ce mouvement qui changeait de la musique pop pour laquelle elle travaillait. Elle a donc commencé à traîner dans la scène punk-hardcore californienne. En 1983, "Suburbia" était né. Tout comme "The Decline of Western Civilization I", le documentaire qui l’a précédé, cette fiction ne fait pas de cadeaux aux jeunes désœuvrés qu’elle met en scène. Ils squattent une maison dans une banlieue déserte où des meutes de chiens aussi sauvages qu’agressifs font la loi. La bande de petites frappes enchaîne les méfaits dans les quartiers résidentiels et déchaîne la violence des rednecks du coin. Mais il y en a pour tout le monde et les jeunes punks sont aussi stupides, misogynes, racistes et homophobes que n’importe quel autre personnage malgré le côté anarchiste et anti-conformiste qui les rend plus attachants.
  • dim 30.09.2012
  • 20:00

    FJ Ossang, 1985, FR, 35mm, vo st ang, 75'
    Musicien et cinéaste, FJ Ossang fréquentait la scène punk arty parisienne dans les années 80. Il a participé au groupe MKB-Fraction Provisoire, resté bizarrement peu connu comparé au collègue Lucrate Milk avec lequel il avait sorti un split, Morituri, qui reprend des titres de la bande-son. "L’affaire des divisions Morituri" est son premier long métrage et est fort influencé par l’actualité politique de cette époque, particulièrement par l’arrestation de la Fraction Armée Rouge. La narration fragmentaire oscille entre fiction poétique et expérimentation politique. Il met en scène son réseau, principalement des acteurs non professionnels, cela se ressent d’ailleurs dans leur jeu. Le film est en noir et bleu, ce qui ajoute à l’étrangeté d’une ville peuplée de sociétés secrètes, dans laquelle coups de feu échangés dans des rues labyrinthiques ou des usines abandonnées, bandits récitant Nietzsche un bas sur la tête et combats de gladiateurs sont monnaie courante...
  • 22:00

    Lucile Chauffour, 2012, FR, video, vo hu st fr & ang, 78'
    1984, année où Crass se saborde, le punk continue de déferler et d’incarner une révolte contre l’ordre établi, aussi dans les pays de l’Est communiste. Lucile Chaufour a rencontré cette année-là des punks en Hongrie et les a filmés avec sa caméra Super 8. Leur look, leur attitude et leur musique attiraient les foudres des autorités par la censure, des contrôles, des emprisonnements. En miroir des punks d’Occident en révolte contre le système capitaliste, les punks hongrois s’opposaient à leur système étatique étiqueté "communiste", pour parfois virer vers le nationalisme et l’extrême droite. Vingt ans après, elle revient en Hongrie et retrouve les protagonistes de cette époque. Le visionnement de ces images est pour eux l’occasion d’un regard parfois nostalgique, parfois désabusé. Entre la soif de liberté de ces années et la réalité vécue après la chute du régime communiste, les témoignages laissent apparaître des dissonances, des repositionnements, parfois des contradictions. Mêlant images d’époque et interviews, "East Punk Memories" donne un aperçu rare du mouvement punk dans la Hongrie des années quatre-vingt. Lucille Chauffour sera présente (...)
  • jeu 04.10.2012
  • 20:00

    Guy-Marc Hinant & Dominique Lohlé, 2009, BE, video, vo ang & zh st fr & ang, 100'
    "Le bruit comme acte politique." Voilà le sujet que Guy-Marc Hinant et Dominique Lohlé avaient en tête en partant suivre les tribulations d’un polonais en Chine. Le polonais en question étant Zbigniew Karkowski, célèbre musicien noise, la Chine qu’ils explorent est underground. Les deux réalisateurs collectionnent les rencontres de musiciens depuis une dizaine d’années au sein de leur Observatoire des Musiques Électroniques (OME), lié au label Sub Rosa. C’est donc naturellement qu’ils sont attirés par ce contexte particulier : un pays au régime autoritaire dans lequel bouillonne une scène noise, imaginée par les deux belges comme un monde de subversion et de protestation. Pourtant, rapidement, ils doivent bien se faire une raison : les jeunes musiciens chinois qu’ils interrogent ne se retrouvent pas dans leurs questions. Le film prend là toute sa dimension. Les deux réalisateurs, assez désorientés, s’interrogent sur leur approche, alors que Karkowski s’impose en donneur de leçon : l’avant-garde doit être rebelle et si ce n’est pas de rébellion qu’il s’agit, tout ça n’est qu’une imitation sans âme de ce qui se fait ailleurs, par un troupeau de jeunes (...)
  • ven 05.10.2012
  • 20:00

    Alexander Oey, 2006, NL, video, vo ang st fr & nl, 65'
    Crass, trente ans après, qu’est-ce que ça peut bien donner ? Se sont-ils reformés pour faire la première partie de la tournée américaine d’Exploited ? Travaillent-ils dans un laboratoire de tests sur animaux ? Vivent-ils tout nu dans une grotte au pied de l’Etna ? Non, non, rien de tout cela. Si nous avons trop peu entendu parler d’eux à l’époque, c’est peut-être parce qu’ils ne voulaient pas jouer en dehors du Royaume-Uni (à l’exception de quelques concerts en Italie) par crainte que le message ne puisse être compris chez les non-anglophones. Pourtant, nombre de groupes et de collectifs reprendront leur graphisme et leur philosophie. Un réalisateur hollandais les a retrouvé et les a presque tous interviewé pour un documentaire dans lequel on peut constater que globalement, la philosophie des grands-pères de l’anarcho-punk n’a pas ou très peu changé. Une partie du groupe habite encore à Dial House, maison collective à la campagne. On peut y voir Penny Rimbaud, tout nu, faire une démonstration de toilettes sèches ou Gee Vaucher nous présenter ses toiles, dont le dick-tator. Trente ans après, leur discours a évolué mais tient toujours aussi bien la route.
  • 22:00

    Mike Duffield, 1982, GB, video, vo, 60'
    "Christ - The Movie" est sorti à la même époque que "Christ - The Album". Il utilise lui aussi le montage au mash-up. Mais ce film n’est pas une compilation de clips. Il est composé de trois parties, assez différentes les unes des autres, et la bande-son passe de groupes de punk de l’époque (dont Crass évidemment) à du montage audio de discours politiques, etc. Ce film, tout comme "There Is No Authority But Yourself", est difficile à trouver. Il est encore plus rare d’avoir l’occasion de les regarder (ou de les écouter comme diraient nos consœurs canadiennes) sur grand écran. À bon entendeur...
  • sam 06.10.2012
  • 19:30

    La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 20:00

    Julia Ostertag & Francesca Araiza Andrade, 2010, DE, video, vo st ang, 90'
    Ce documentaire récent qui n’a jamais bénéficié d’une diffusion en Belgique trace un pont entre la scène punk des années 70 et la scène "underground" actuelle. Partant de la musique, il survole les univers politiques spécifiques de différents pays européens. On peut se rendre compte de la manière dont le DIY (Do It Yourself) s’est développé en tant qu’éthique et pratique de vie depuis quarante ans. Ce film nous fait voyager dans les squats barcelonais, dans l’organisation de festivals autogérés ou dans les lieux autonomes norvégiens. Il aborde les rapports entre féminismes, queers et rock’n’roll ou la répression aiguë que subissent les anarcho-punks russes anti-fascistes, de la part de l’État et des néo-fascistes. Ici, le punk n’est ni un style musical, ni une vieillerie sortie du grenier, c’est la voix par laquelle s’exprime le refus d’un monde. À ne pas manquer, autant pour les touristes curieux que pour les pratiquants confirmés. En présence de Julia Ostertag le 6 octobre.
  • 22:00

    Gee Vaucher, 1977-1984, GB, video, sans dial, 60'
    Gee Vaucher, une des collaboratrices de Crass (elle partage leur éthique artistique qui considère la création comme un médium pour propager des idées), a récupéré pendant des années pas mal d’images d’archives et les a collées sur leur musique. Le résultat est une compilation de clips, de plus d’une heure, avec son lot d’images assez crues et trash : abattoirs, exécutions, les Malouines, … Une très belle pièce à ne pas manquer pour les amateurs de Crass ou de cinéma expérimental.
  • dim 07.10.2012
  • 20:00 Performance

    Le 2 avril 2011, les copines Beticiclopp organisent une belle fête à l’occasion de la sortie de leur disque... Moutt a de la musique ; Morv a plein d’idées ; Nunu la patte graphique et Raton le projo et des notions de montage vidéo... Elles ont fait un chti spektak d’ombres sans rien y connaître... Avec du fil de fer, de la colle, plein de scotch, du plastique, du carton, ... Collage de dessins, montage vidéo approximatif. Une petite déambulation de rats en intro, les aventures de Rupert en ombres et un final orchestré par Martine et Baudet en caddie rempli de récups douteuses. Tout ça les a bien amusé... et poussé à donner une suite à ce bastringue... D’éruptions en gestations, de créations en mutations, le troupeau Anti-Toux déballe ses histoires de rats... introduits par l’illustre Professeur Léon Titou accompagné de son assistante qui vous soigneront de toux.
  • 22:00

    Lech Kowalski, 1980, US, video, vo st fr, 90'
    Sorti en 1980, "D.O.A." (Dead On Arrival) suit l’unique tournée des Sex Pistols aux États-Unis en 1978. Au terme de cette tournée, le groupe se séparera. "Pour moi, le punk symbolisait la dernière vision idéaliste du monde. Une vision romantique et belle d’un monde en guerre." (L. Kowalski). Lech Kowalski plonge caméra à l’épaule et saisit le phénomène punk à son apothéose, entre sa propre destruction et son absorption par l’économie de marché. Il en ressort des images de concerts des Sex Pistols, Sham 69, The Dead Boys, Generation X ou X-Ray Spex, des images backstage, des interviews de musiciens (dont un excellent "In bed with Sid & Nancy"), de fans, voire d’opposants à la musique punk. "D.O.A." offre, sans aucune complaisance, un instantané de la scène punk de la fin des années 70. Notre petite gâterie pour clôturer cette programmation "Punk’s not deaf".
  • jeu 11.10.2012
  • 20:00

    Dans une logique de production no budget, l’AJC ! (Atelier Jeunes Cinéastes) soutient les projets cinématographiques ou audiovisuels qui s’écartent des canons de l’industrie. C’est donc un lieu d’accueil pour toutes les démarches d’expérimentation et de création filmique. Cette série présentée au Cinéma Nova est le résultat du deuxième appel à projets de films expérimentaux, basé cette fois sur le Found Footage. Ce terme désigne l’utilisation, dans un nouveau contexte, d’images et de sons "trouvés" ou récupérés de diverses manières pour produire un film qui en change le sens.
    + Blast of Silence
    Aurélien Doyen, 2012, BE, video, 12'
    + Love Boat
    Eleonora Sovrani , 2012, BE, video, 9'
    + Chers parents
    Philippe Van Cutsem, 2012, BE, video, 10'
    + Belles endormies
    Léa Rogliano, 2012, BE, video, 11'
  • ven 12.10.2012
  • 20:00

    Ombres sur la ville
    Jean-Louis Comolli, Michel Samson & Anne Baudry , 1989, FR, video, vo, 82'
    Premier épisode de la série Marseille de père en fils nous plonge au cœur du combat pour la mairie de la cité phocéenne au lendemain de la mort de Gaston Deferre, qui régna sur la ville de 1953 à sa mort, en 1986. Un journaliste qui connaît et aime la ville suit la guerre de succession. Qui l’emportera ? L’énigmatique Robert Vigouroux, exclu du parti socialiste pour son jeu trop personnel, Michel Pezet, patron du parti socialiste au niveau local, mais qui a osé affronter Gaston Deferre peu avant sa mort ? Ou alors Jean-Claude Gaudin, leader d’une droite populiste, qui avait failli battre Deferre en 1983 ? La projection sera suivie d’une conversation entre Jean-Louis Comolli et Hugues Le Paige.
  • 22:00

    Coup de mistral
    Jean-Louis Comolli, Michel Samson & Anne Baudry , 1989, FR, video, vo, 82'
    On assiste au dénouement de la guerre de succession. Le plus taiseux des poids lourds qui se sont affrontés avec passion l’emporte, la ville garde son mystère. "Comme la ville égare le promeneur, explique Jean-Louis Comolli, elle fuit le regard du cinéaste qui a la naïveté de croire qu’elle s’offre à lui, qu’elle l’attend, qu’elle se fige au moment où il dit "moteur". Marseille ne cesse de se dérober à la prise. [...] Peut-être est-ce bien elle qui est là quand on filme autre chose que la ville elle-même. Des corps par exemple, plutôt que des décors".
  • sam 13.10.2012
  • 20:00

    Nick Broomfield, 1994, GB, video, vo st ang, 83'
    Un peu à l’image d’un Avi Mograbi dressant le portrait d’Ariel Sharon ou d’un Michaël Moore traquant le PDG de General Motors, le cinéaste Nick Broomfield décide de réaliser un portrait non autorisé du Premier ministre ayant eu le plus long mandat de la Grande-Bretagne au XXe siècle : Margaret Thatcher, qu’il déteste personnellement tant pour ses idées politiques que pour sa personnalité autocratique et "inhumaine". Il rêve de l’interviewer sur ses relations avec le juteux commerce d’armes dans lequel son fils Mark Thatcher est impliqué. Mais la Dame de fer refuse de se prêter au jeu. Broomfield décide donc de la traquer tout au long de la tournée promotionnelle de son livre autobiographique. De librairies en hôtels, de conférences de presse en salons de coiffure, un jeu de chat et de souris se met en place...
  • 22:00

    Ron Howard, 2008, US, 35mm, vo st fr & nl, 122'
    En 1974, le président américain Richard Nixon est contraint de démissionner suite à l’affaire du Watergate. Quelques années plus tard, un jeune journaliste britannique, David Frost, se lance dans une entreprise folle : décrocher la première interview de l’homme politique déchu pour l’amener à se confesser et, enfin, rendre des comptes auprès de ses électeurs. Mais la tournure des événements va bientôt prendre un sens inattendu. Ron Howard propose ici de remettre à jour les coulisses passionnantes de l’entretien historique qui bouleversa l’Amérique. Au delà de la reconstitution souhaitée, il nous livre la rencontre intellectuelle et spirituelle d’un journaliste arriviste et d’une personnalité conspuée. Dévoilant toute la complexité matérielle, financière et émotionnelle que représentait une telle interview, Howard s’empare littéralement de l’intrigue pour rétablir certaines vérités, en faveur ou en défaveur de Nixon. Préférant ne pas entacher plus que de raison l’homme politique, il dresse le portrait d’un homme brisé par le poids de la culpabilité, assujetti au culte que lui vouent certains et ébranlé par l’incompréhension générale. Loin d’être un (...)
  • dim 14.10.2012
  • 18:00

    Thierry Odeyn, 1983, BE, video, vo fr , 50'
    À l’occasion de la campagne des élections communales de 1982, Thierry Odeyn filme un documentaire décapant sur le racisme ordinaire, les débats faussés et la normalisation du "problème de l’immigration" dans le discours politique des grands partis de droite comme de gauche. Censuré par la RTBF, le film montre la mise en place d’un discours dont on retrouvera tous les éléments quelques années plus tard à propos des "sans-papiers". Un retour dans le temps édifiant qui nous montre combien le discours politique a été modifié en façade depuis l’octroi du droit de vote aux immigrés pour les élections communales, mais aussi combien les mentalités par rapport à l’immigration ont peu évolué. En présence du réalisateur.
  • 20:00

    Proposition de film sur l’immigration maghrébine en Belgique
    Frédéric Fichefet & Rajae Essefiani, 2003, BE, video, vo, 73'
    1986. Roger Nols, bourgmestre de Schaerbeek, arrivait à dos de chameau sur la place de la maison communale schaerbeekoise, caricaturant ce qui aurait résulté, selon lui, de l’extension du droit de vote aux étrangers. 13 ans plus tard, Marc Verwilghen, ministre de la justice, commande une enquête pseudo-scientifique tentant d’établir le lien entre criminalité et origine ethnique. En posant la question, Verwilghen apporte une réponse de la manière la plus démagogique qui soit. Frédéric Fichefet s’enflamme intellectuellement. Pour Rajae Essefiani, c’est la révolte intime. Avec d’autres, ils créent le "Comité contre le délit d’origine", et entament leur "Carnet de notes", questionnant les origines marocaines de Rajae, et son présent de citoyenne belge. Mais aussi celle d’autres belgo-marocains, à qui Rajae présente une lettre d’archive de 1964 invitant les Marocains à venir travailler en Belgique. Avec la question de savoir si faire un film sur l’histoire de l’immigration maghrébine leur semble important. "Carnet de notes à deux voix" est une quête en plusieurs étapes pour une histoire de 40 ans, bouleversant les discours réducteurs que notre société (...)
  • jeu 18.10.2012
  • 19:00 Micro Evening

    Les habitués du Nova le savent, depuis des années les Micro Evenings sont des rendez-vous récurrents, organisés autour de la Microboutiek lorsqu’une opportunité alléchante s’offre à elle. La Microboutiek est une échoppe improvisée régulièrement dans le foyer du cinéma, elle propose au public des micro-éditions de toutes disciplines, se plaçant en marge de la culture dominante. L’opportunité de ce mois est de présenter, pour la seconde fois au Nova, le résultat de la performance des "24h de la Bande Dessinée". Lors de ces 24h, des dessinateurs divers et variés s’engagent à créer 24 pages BD, selon une contrainte de fond ou de forme divulguée juste avant le signal de départ. La performance aura lieu sur le site de l’Université Libre de Bruxelles de 14h à 14h les 13 et 14 octobre, et sera accompagnée d’une émission en direct sur les ondes de Radio Campus (92.1 FM). Quelques jours plus tard, vous pourrez donc admirer, au Nova, certaines des planches réalisées lors de l’exercice. Mais surtout, cette année les organisateurs-dessinateurs auront réalisé des fanzines reprenant les différents travaux de 24 pages, qui seront en distribution libre tout au (...)
  • 19:00

    La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • ven 19.10.2012
  • 20:00

    Hugues Le Paige, 2011, BE, video, vo, 52'
    Quand on filme un homme de pouvoir dans la proximité et la durée, qui est le véritable metteur en scène ? C’est la question que s’est souvent posée Hugues Le Paige en revisionnant, vingt ans plus tard, les rushes des cinq films qu’il a tournés entre 1989 et 1993 sur François Mitterrand. Un matériel qu’il décide de réexplorer et de réutiliser sous une autre lumière, celle du rapport complexe entre un réalisateur et son sujet, jamais à l’abri de l’instrumentalisation, de la flatterie et de la séduction. Avec le recul, de toute évidence, Mitterrand s’est servi du réalisateur pour façonner son image de Prince et son entrée dans la postérité. Jusqu’à ce moment où le Président français met brutalement fin à leur relation : "Si j’avais su qu’on allait tomber dans ces bas-fonds, je n’aurais pas accepté l’interview (...) Je ne répondrai pas à cette question que rien ne vous autorise à me poser. Notre conversation est terminée, Monsieur." En présence du réalisateur.
  • 22:00

    Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon
    Avi Mograbi, 1997, IS, video, vo st fr, 61'
    En 1982, Avi Mograbi a refusé de servir dans l’armée pour la guerre contre le Liban. Le ministre de la défense de l’époque, Arik (Ariel) Sharon, est devenu depuis lors l’homme fort du Likoud. À l’approche des élections de 1996, Mograbi décide de brosser le portrait de cet homme qui à la fois le rebute et le fascine. Pendant une première période, la femme du cinéaste le pousse à faire ce film sur ce qu’ils croient être tous deux "le chant du cygne de Sharon", sauf que celui-ci ne se laisse pas approcher. Dans un second temps, Sharon est souvent croisé et filmé par Mograbi et mieux, se livre avec bonhomie à l’exercice, alors que la femme de Mograbi s’oppose de plus en plus vivement à la poursuite du tournage, jusqu’à quitter son époux. Renversement. Ainsi apparaît la dimension humaine d’un homme politique dont les crimes ne peuvent pourtant cesser d’horrifier : le rappel des massacres de Sabra et Chatila hante le film, comme pour nous empêcher de céder à notre tour à la "séduction" de Sharon.
  • sam 20.10.2012
  • 20:00

    Ron Howard, 2008, US, 35mm, vo st fr & nl, 122'
    En 1974, le président américain Richard Nixon est contraint de démissionner suite à l’affaire du Watergate. Quelques années plus tard, un jeune journaliste britannique, David Frost, se lance dans une entreprise folle : décrocher la première interview de l’homme politique déchu pour l’amener à se confesser et, enfin, rendre des comptes auprès de ses électeurs. Mais la tournure des événements va bientôt prendre un sens inattendu. Ron Howard propose ici de remettre à jour les coulisses passionnantes de l’entretien historique qui bouleversa l’Amérique. Au delà de la reconstitution souhaitée, il nous livre la rencontre intellectuelle et spirituelle d’un journaliste arriviste et d’une personnalité conspuée. Dévoilant toute la complexité matérielle, financière et émotionnelle que représentait une telle interview, Howard s’empare littéralement de l’intrigue pour rétablir certaines vérités, en faveur ou en défaveur de Nixon. Préférant ne pas entacher plus que de raison l’homme politique, il dresse le portrait d’un homme brisé par le poids de la culpabilité, assujetti au culte que lui vouent certains et ébranlé par l’incompréhension générale. Loin d’être un (...)
  • 22:00

    Nick Broomfield, 1994, GB, video, vo st ang, 83'
    Un peu à l’image d’un Avi Mograbi dressant le portrait d’Ariel Sharon ou d’un Michaël Moore traquant le PDG de General Motors, le cinéaste Nick Broomfield décide de réaliser un portrait non autorisé du Premier ministre ayant eu le plus long mandat de la Grande-Bretagne au XXe siècle : Margaret Thatcher, qu’il déteste personnellement tant pour ses idées politiques que pour sa personnalité autocratique et "inhumaine". Il rêve de l’interviewer sur ses relations avec le juteux commerce d’armes dans lequel son fils Mark Thatcher est impliqué. Mais la Dame de fer refuse de se prêter au jeu. Broomfield décide donc de la traquer tout au long de la tournée promotionnelle de son livre autobiographique. De librairies en hôtels, de conférences de presse en salons de coiffure, un jeu de chat et de souris se met en place...
  • dim 21.10.2012
  • 18:00

    Stefano Savona, Alessia Porto & Ester Sparatore, 2011, FR-IT, video, vo it st fr, 128'
    Chronique quotidienne de l’occupation de l’Hôtel de ville de Palerme par vingt familles sans abri, "Palazzo delle Aquile" dresse le portrait d’une institution publique dans des circonstances exceptionnelles. C’est aussi l’occasion d’enquêter sur les relations entre les différents acteurs de la cité, du citoyen aux représentants élus. À l’occasion du Festival Cinéma du Réel 2011, où il obtint le Grand Prix, Stefano Savona revenait sur son film, et plus généralement sur son approche documentaire : "Je voulais rechercher la dimension politique qui existe dans chacun de nous. Je suis convaincu que le privé ne peut pas être filmé par le documentaire, car dès que l’on est en groupe, notre discours devient politique. Je cherchais donc un milieu où l’on aurait pu étudier cette question presque comme dans un laboratoire, et je suis allé le chercher dans ma ville natale, Palerme". (Entretien accordé au Journal du Festival Cinéma du Réel – mars 2011). Projection suivie d’une rencontre avec Stefano Savona.
  • 22:00

    Main basse sur la ville
    Francesco Rosi, 1963, 1963, 35mm, vo st fr, 105'
    Dès les premiers plans aériens d’une Naples en proie à un urbanisme sauvage, la sensation quasi documentaire de "Main basse sur la ville" crève l’écran, pour ne jamais quitter le spectateur. Dans les quartiers pauvres de la ville, de vieilles cités font l’objet de la convoitise de promoteurs privés qui veulent les raser pour y édifier des immeubles d’un autre standing destinés bien sûr à une clientèle plus aisée. Mais en dehors de leurs activités "privées", les promoteurs sont parfois aussi les garants de l’intérêt "public". C’est le cas de M. Nottola (Rod Steiger), qui cumule ses projets immobiliers avec un poste d’échevin à la mairie napolitaine. Un beau cas de figure, qui aurait pu mener Francesco Rosi à réaliser une simple satire de la situation politique napolitaine. Mais il n’en est rien. Mené à un rythme haletant, comme le récit d’une investigation sur fond de campagne électorale, "Main basse sur la ville" est un film sans concession qui dresse un constat implacable sur l’urbanisme, le clientélisme et la collusion entre le monde des affaires et la politique. Le voir ou le revoir aujourd’hui, c’est se prendre une claque. Car cette métaphore (...)