• jeu 10.05.2012
  • 19:00 Expo

    – Bert Lezy ° Lier 19 september 1970 – 1970 - 1976 : Edegem – crayons blackboard markers indians legobricks – 1976 - 1977 : Vremde (Boechout) – sadness, boredom, heat, suske en wiske, more legobricks, aeroplanes, marconi, macaroni, titanic, knights, de raap van rubens, pistonnekes – to be continued. En lisant cette autobiographie inachevée de Bert Lezy , on comprend que cet artiste anversois a autre chose à faire de ses dix doigts. Plus sérieusement, la folie exubérante de ses illustrations aux dessins bigarrés d’une dextérité et d’une diversité de traits impressionnantes, ne vous laissera pas indifférente. Carte blanche est donc donnée à une œuvre irréductible à un quelconque courant artistique afin d’égayer pour quelques temps les beaux murs dégradés du Nova… Du 10.05 au 13.06 Vernissage : 10.05 > 19:00
  • 20:00

    Julien Brygo, Pierre Carles & Aurore Van Opstal, 2012, FR, video, vo fr , 76'
    Les rapports médias-politique passés au crible avant l’élection présidentielle de 2012. Ou comment la presse présélectionne les candidats compatibles avec les intérêts du pouvoir économique. Après avoir fait le forcing pour la candidature de Dominique Strauss-Kahn en 2010, c’est sur François Hollande que se sont reportées les voix des "grands" médias à partir de l’affaire du Sofitel de New York. Particularité des deux hommes : ils ont tous les deux fait Sciences-Po et l’école de commerce HEC. En n’imaginant pas d’autre second tour possible qu’un duel Hollande-Sarkozy et en présentant cet affrontement comme un combat gauche-droite alors qu’il s’agit plus vraisemblablement d’un affrontement centre droit-droite dure, les médias dominants cherchent-ils à éviter la présence d’un vrai candidat de gauche au second tour de l’élection présidentielle ? Pierre Carles revient à la critique des médias pour ce film co-réalisé avec Julien Brygo et Aurore Van Opstal, dont nous verrons la première version. En présence de Julien Brygo et Aurore Van Opstal.
  • ven 11.05.2012
  • 20:00

    Ben Rivers, 2011, GB, 16mm > 35mm, sans dial, 88'
    Cinq ans après "This is My Land", Ben Rivers retourne filmer le fascinant Jake Williams dans la magnifique forêt écossaise où il vit en ermite. Il s’est volontairement écarté de la société pour mener un projet de vie radical, en autosuffisance, ou presque. "Two Years at Sea" prend le temps de nous immerger dans son espace et son rythme de vie, au gré des saisons. Le cadre, l’image 16mm anamorphique et le développement noir et blanc artisanal donnent un air irréel à ce monde. Le film n’explique rien, mais en dit long. On ne saura pas grand’chose de la vie antérieure de Jake, ni de ses pensées, mais en partageant son intimité grâce à la mise en scène complice de Ben Rivers, on fait forcément un bout de chemin avec lui. On se questionne sur notre rapport à la nature, notre dépendance à la modernité, sur l’isolement, sur ce qu’apporte la société. La question de la survie dans les marges constituant déjà le sujet d’autres films de Ben, d’autres portraits. Il sera présent lors de la séance du 25 pour nous accompagner à travers eux.
  • ven 11.05.2012
  • 22:00 Performance

    (Durée approx. : 30’)
    Un danseur-dessinateur évolue dans la pénombre. Son corps est peint en blanc, ses mouvements tracent des lignes qui se détachent du fond sombre. Filmés en vue zénithale, ses déplacements et les figures qu’il exécute au sol sont capturés par une caméra et traités en temps réel par un logiciel qui les transforme en lumière, retransmise sur l’écran de projection. Les traces se cumulent. En direct, une forme apparaît, peu à peu. Méduses, squelettes et autres chimères qui hantent déjà la ville habitent à tour de rôle la salle de cinéma. La silhouette devient un outil calligraphique mobile et complexe, le sol noir une surface sensible photographique dont on assiste au développement instantané, au fur et à mesure de son exposition à la lumière. Le spectateur assiste en même temps à une danse et à la révélation d’une image latente en cours de formation. Dispositif vidéo et programmation : Jean-François Roversi Danse / dessin : Vincent Glowinski aka BONOM (photo : Ian Dykmans)
  • sam 12.05.2012
  • 20:00 Performance

    Une soirée de performance/lecture acoustique/visuelle aux réminiscences savoureusement dadaïstes
    Derrière le nom ironiquement savant de "Institut für Feinmotorik" (Institut pour la précision motrice) se cache un quartet d’artistes-musiciens allemands, formé en 1997. Les projets de IFF sont musicaux mais aussi multimédia, et explorent la relation complexe qu’il peut exister entre la perception de micro-phénomènes visuels et acoustiques et la façon dont ceux-ci peuvent s’immiscer dans les interstices de nos mouvements quotidiens. Tout ça semble fort érudit, et pourtant... IFF aime brouiller les pistes et le fait de façon ludique, navigant de la musique électro-acoustique à de la techno ultra-minimaliste, en passant par des savants et jouissifs enregistrements radiophoniques. Souvent programmé dans des contextes de musique électronique, IFF joue malgré tout avec des instruments analogiques : des platines vinyles vides (!) sur lesquelles on trouve des bouts de papier, des élastiques, du papier-collant... et même des brosses à dents. La soirée concoctée pour le Nova sera, elle, dans un esprit de revue-cabaret dadaïste, car composée comme une mosaïque de plein de petits modules : courtes compositions sonores d’IFF, extraits d’œuvres radiophoniques, (...)
  • dim 13.05.2012
  • 19:00

    La première soirée sera axée sur la compréhension de la crise actuelle, crise de la dette en Europe mais aussi et surtout crise économique et crise de la finance globale. Elle s’articulera autour de quatre petits films de courte durée circulant sur internet, qui présentent l’un ou l’autre aspect de cette crise : les subprimes, la création monétaire, le rôle des banques centrales, les dettes souveraines. S’ils se veulent pédagogiques, chacun de ces films n’en véhicule pas moins des conceptions de l’économie et de la finance qui ne manquent pas de susciter des débats. Chaque projection sera suivie d’une discussion autour des problématiques abordées dans le film, tant avec les invités que le public. Après une première volée de discussions, un second film sera projeté, suivi d’une nouvelle discussion et ainsi de suite. Pour cette soirée, seront présents : • Henri Houben, chercheur au Gresea, militant à ATTAC et auteur d’un récent ouvrage intitulé "La crise de 30 ans. La fin du capitalisme ?" chez Aden. Il y décortique la crise économique et financière actuelle en l’inscrivant dans une perspective historique qui remonte aux années 70. www.gresea.be • (...)
  • jeu 17.05.2012
  • 20:00

    La Famille Digitale (LFD) est une jeune maison d’édition audiovisuelle et multimédia associative et indépendante. Elle édite, diffuse et distribue des œuvres audiovisuelles réalisées en dehors des circuits industriels de production. Au-delà des genres, ce sont surtout les écritures et les regards non contraints qui intéressent La Famille Digitale. LFD envisage ces œuvres comme autant d’occasions de poser et de proposer un regard singulier, critique et prospectif sur l’époque contemporaine, dans la perspective de l’invention de nouveaux possibles. LFD développe une ligne éditoriale exigeante, critique et singulière, toujours à l’intersection du politique et du culturel. LFD attache donc une importance toute particulière aux œuvres faisant création du réel, dans toute leur diversité. Son travail, dont nous aurons un aperçu lors de cette soirée, s’appuie sur le collectif et l’organisation en réseaux.
    + Les hommes debout
    Jérémy Gravayat, 2010, FR, vo st fr & ang, 75'
    + Eut-elle été criminelle...
    Jean-Gabriel Périot, 2006, FR, video, muet, 10'
    + 66 Seasons
    Peter Kerekes, 2003, SL, video, vo st fr, 84'
  • ven 18.05.2012
  • 20:00 Performance

    Bristophe est un duo franco-suisse composé de Brice Catherin et Christophe Schweizer. Habitués de l’improvisation, ils ne prédisent pas à l’avance qui jouera de quels instruments, mais on peut s’attendre à entendre du violoncelle, du trombone, peut-être du tuba, du hautbois chinois, des tuyaux d’arrosage, des appeaux, une touche de clarinette, de la flute, de la double basse, de la corne alpine, de la voix, des oiseaux, des jouets, et tout ce qui pourra venir s’ajouter pour produire des sons intéressants. Aimant jouer autant sur scène que dans la salle, Bristophe travaille le son dans l’espace. Son "electronic unplugged" consiste en une musique purement acoustique jouée selon des modes de jeu qui produisent des sons proches de l’électronique, et non des sons "traditionnels". C’est un peu la démarche qu’a eu Heinz Holliger dans les années ’70-80, mais ici il s’agit d’improvisation. Il en résulte une musique passablement minimaliste, qui se marie fort bien avec les "peintures mouvantes" du dessinateur belge Thierry Van Hasselt, qui seront projetées pendant le concert.
  • ven 18.05.2012
  • 22:00 Performance

    (Durée approx. : 30’)
    Un danseur-dessinateur évolue dans la pénombre. Son corps est peint en blanc, ses mouvements tracent des lignes qui se détachent du fond sombre. Filmés en vue zénithale, ses déplacements et les figures qu’il exécute au sol sont capturés par une caméra et traités en temps réel par un logiciel qui les transforme en lumière, retransmise sur l’écran de projection. Les traces se cumulent. En direct, une forme apparaît, peu à peu. Méduses, squelettes et autres chimères qui hantent déjà la ville habitent à tour de rôle la salle de cinéma. La silhouette devient un outil calligraphique mobile et complexe, le sol noir une surface sensible photographique dont on assiste au développement instantané, au fur et à mesure de son exposition à la lumière. Le spectateur assiste en même temps à une danse et à la révélation d’une image latente en cours de formation. Dispositif vidéo et programmation : Jean-François Roversi Danse / dessin : Vincent Glowinski aka BONOM (photo : Ian Dykmans)
  • sam 19.05.2012
  • 20:00

    À l’angle du monde
    Michael Powell, 1937, GB, 35mm, vo st fr, 75'
    Voulant témoigner de la dépopulation de l’île St Kilda à l’ouest de l’Écosse, sur laquelle il avait lu un article, Michael Powell tourne sur l’île Foula, dans les Shetlands, au Nord Ouest, un film au ton très original mêlant fiction et documentaire avec une subtilité, une pertinence et une générosité confondantes. Des falaises de 800m de haut, des vents violents et continus et une population restreinte survivant de pêche, de la tonte des moutons et des quelques contacts épisodiques par bateau avec l’Écosse composent le fragile équilibre qui bascule lorsque le fils d’un berger, Andrew, décide de tenter sa chance ailleurs. Sa sœur et son fiancé, fils du pêcheur et meilleur ami d’Andrew, ne le voient pas de cette façon et ne peuvent espérer rester sur leur île sans que celui ci ne reprenne l’activité familiale ancestrale. Les deux amis décident alors de départager leurs visions d’avenir lors d’une course/escalade de la plus menaçante falaise... L’extraordinaire puissance du film s’exprime par tous les aspects, que ça soit la prouesse technique de manier de lourdes caméras des années 30 dans de telles conditions, les prises de vues vertigineuses et (...)
  • sam 19.05.2012
  • 22:00

    Pas toujours simple de se passer d’étiquettes et de petites cases, et les lieux "alternatifs" n’échappent pas à la règle. Ce qui touche à la tradition n’est pas une priorité au Nova. Et même si ailleurs le "folk" fut à la mode ces dix dernières années, c’est plus souvent son aspect éthéré, mâtiné d’autosuffisance cachée sous de la timidité de bon ton qui a séduit et a été mise en avant. Ce soir, Michael Powell, qui ouvre le bal avec un film époustouflant lance cette soirée sur une autre piste. Avec "Handbal’ at Kirkwall, Orkney" (1939), "New Year Fireball Festival, Stonehaven" (1965) et "The Burry Man of South Queensferry" (2000-02) trois courts présentant d’étranges coutumes écossaises, elle se poursuit, creusant ainsi un sillon vernaculaire véritable culminant dans "Here’s a Health to the Barley Mow" (1965) qui décrit un pub anglais et ses vieux vivants, chantant, dansant. Nous vous invitons ensuite à venir voir et entendre Alasdair Roberts. Pas un néo-folkeux de plus ni un musicien de musée, mais un artiste empruntant une voie bien à lui, les deux pieds dans la tradition musicale qui est la sienne. Comme Ben Rivers ou Luke Fowler, il jouit d’un (...)
  • dim 20.05.2012
  • 20:00

    Antoine Boutet, 2009, FR, video, vo fr , 58'
    Un homme vit reclus depuis plus de trente ans dans une forêt en France. Jean-Marie Massou creuse en solitaire de profondes galeries souterraines qu’il orne de gravures archaïques. Elles doivent résister à la catastrophe planétaire annoncée et éclairer, par leurs messages clairvoyants, les futurs habitants. Il trimbale avec lui un vieux magnétophone sur lequel il enregistre des messages évoquant la fin de la reproduction humaine ou l’arrivée des extra-terrestres. Jean-Marie est quelqu’un de difficile à cerner et à définir. Incompris par les paysans et les agriculteurs de sa région, il réfute les termes d’artiste, d’ermite, de sauvage ou d’homme des bois. C’est un travailleur manuel de la terre. Portrait d’un artiste non identifié, le film raconte cette expérience en marge de la société moderne, affectée par la misère humaine et la perte définitive d’un monde parfait. "Le plein pays" est un documentaire fascinant et perturbant, qui ne laisse pas indifférent. Pour son réalisateur, issu de l’art vidéo, il s’agit d’un film sur la résistance, l’isolement et la folie, qui questionne les limites de la pulsion créatrice.
  • 22:00

    Ben Rivers, 2011, GB, 16mm > 35mm, sans dial, 88'
    Cinq ans après "This is My Land", Ben Rivers retourne filmer le fascinant Jake Williams dans la magnifique forêt écossaise où il vit en ermite. Il s’est volontairement écarté de la société pour mener un projet de vie radical, en autosuffisance, ou presque. "Two Years at Sea" prend le temps de nous immerger dans son espace et son rythme de vie, au gré des saisons. Le cadre, l’image 16mm anamorphique et le développement noir et blanc artisanal donnent un air irréel à ce monde. Le film n’explique rien, mais en dit long. On ne saura pas grand’chose de la vie antérieure de Jake, ni de ses pensées, mais en partageant son intimité grâce à la mise en scène complice de Ben Rivers, on fait forcément un bout de chemin avec lui. On se questionne sur notre rapport à la nature, notre dépendance à la modernité, sur l’isolement, sur ce qu’apporte la société. La question de la survie dans les marges constituant déjà le sujet d’autres films de Ben, d’autres portraits. Il sera présent lors de la séance du 25 pour nous accompagner à travers eux.
  • jeu 24.05.2012
  • 20:00

    Antoine Boutet, 2009, FR, video, vo fr , 58'
    Un homme vit reclus depuis plus de trente ans dans une forêt en France. Jean-Marie Massou creuse en solitaire de profondes galeries souterraines qu’il orne de gravures archaïques. Elles doivent résister à la catastrophe planétaire annoncée et éclairer, par leurs messages clairvoyants, les futurs habitants. Il trimbale avec lui un vieux magnétophone sur lequel il enregistre des messages évoquant la fin de la reproduction humaine ou l’arrivée des extra-terrestres. Jean-Marie est quelqu’un de difficile à cerner et à définir. Incompris par les paysans et les agriculteurs de sa région, il réfute les termes d’artiste, d’ermite, de sauvage ou d’homme des bois. C’est un travailleur manuel de la terre. Portrait d’un artiste non identifié, le film raconte cette expérience en marge de la société moderne, affectée par la misère humaine et la perte définitive d’un monde parfait. "Le plein pays" est un documentaire fascinant et perturbant, qui ne laisse pas indifférent. Pour son réalisateur, issu de l’art vidéo, il s’agit d’un film sur la résistance, l’isolement et la folie, qui questionne les limites de la pulsion créatrice.
  • 22:00

    À l’angle du monde
    Michael Powell, 1937, GB, 35mm, vo st fr, 75'
    Voulant témoigner de la dépopulation de l’île St Kilda à l’ouest de l’Écosse, sur laquelle il avait lu un article, Michael Powell tourne sur l’île Foula, dans les Shetlands, au Nord Ouest, un film au ton très original mêlant fiction et documentaire avec une subtilité, une pertinence et une générosité confondantes. Des falaises de 800m de haut, des vents violents et continus et une population restreinte survivant de pêche, de la tonte des moutons et des quelques contacts épisodiques par bateau avec l’Écosse composent le fragile équilibre qui bascule lorsque le fils d’un berger, Andrew, décide de tenter sa chance ailleurs. Sa sœur et son fiancé, fils du pêcheur et meilleur ami d’Andrew, ne le voient pas de cette façon et ne peuvent espérer rester sur leur île sans que celui ci ne reprenne l’activité familiale ancestrale. Les deux amis décident alors de départager leurs visions d’avenir lors d’une course/escalade de la plus menaçante falaise... L’extraordinaire puissance du film s’exprime par tous les aspects, que ça soit la prouesse technique de manier de lourdes caméras des années 30 dans de telles conditions, les prises de vues vertigineuses et (...)
  • ven 25.05.2012
  • 20:00

    Ben Rivers, 2010, GB, 16mm, vo st fr, 45'
    Ben Rivers propose un œil sur son monde, celui qu’il connait, qu’il va découvrir ou qu’il rêve. Armé d’une caméra 16mm, son outil de prédilection, souvent même doté d’une optique anamorphique ajoutant ainsi format rare à forme étonnante, il témoigne autant qu’il construit au moyen d’images habitées. "Slow Action" en est l’exemple le plus probant et compose avec ses 45 minutes le corps principale de cette séance. Film de science-fiction post-apocalytique contemplatif, il décrit quatre survivances sur quatre "îles" différentes. Des décors du bout du monde (Lanzarote, Gunkanjima, Tuvalu) ou à deux pas de chez lui (Somerset ) forment les scènes où l’imagination du cinéaste semble vagabonder librement, fixée par une voix off, fil conducteur et guide de ces mondes oniriques. Nous vous proposons également deux courts métrages remarqués, témoignant d’une œuvre à l’esthétique et aux thèmes cohérents.
    + Ah, Liberty !
    Ben Rivers, 2008, GB, 16mm, vo, 20'
    + This Is My Land
    Ben Rivers, 2006, GB, 16mm, vo, 14'
  • 22:00

    Ben Rivers, 2011, GB, 16mm > 35mm, sans dial, 88'
    Cinq ans après "This is My Land", Ben Rivers retourne filmer le fascinant Jake Williams dans la magnifique forêt écossaise où il vit en ermite. Il s’est volontairement écarté de la société pour mener un projet de vie radical, en autosuffisance, ou presque. "Two Years at Sea" prend le temps de nous immerger dans son espace et son rythme de vie, au gré des saisons. Le cadre, l’image 16mm anamorphique et le développement noir et blanc artisanal donnent un air irréel à ce monde. Le film n’explique rien, mais en dit long. On ne saura pas grand’chose de la vie antérieure de Jake, ni de ses pensées, mais en partageant son intimité grâce à la mise en scène complice de Ben Rivers, on fait forcément un bout de chemin avec lui. On se questionne sur notre rapport à la nature, notre dépendance à la modernité, sur l’isolement, sur ce qu’apporte la société. La question de la survie dans les marges constituant déjà le sujet d’autres films de Ben, d’autres portraits. Il sera présent lors de la séance du 25 pour nous accompagner à travers eux.
  • 24:00 Concert

    Jake Williams est le personnage central de "This Is My Land" et de "Two Years at Sea". Il est à l’écran comme dans la vie et même sur scène où il exprime un talent unique, armé de sa double guitare électrique/mandoline et d’un micro contact sur un boitier plastique de récupération sur lequel il martèle au pied un sens du rythme, unique lui aussi. Il est l’interprète désarmant et enthousiasmant de chansons aussi drôles que finement écrites qui nous font visiter son pays par le petit bout de sa lorgnette. Ça ne serait pas lui faire honneur de le comparer à qui que ça soit tant sa soif de singularité est grande mais sur scène, Michael Hurley et les plus drôles des chanteurs de Topic Records ne sont pas loin. Son isolement ne l’a pas éloigné des hommes, de la gaité et de la convivialité. Pour sûr, un grand moment de musique, de rire et de chaleur humaine en perspective !
  • sam 26.05.2012
  • 20:00 Micro Evening

    Phonecall to Purgatorio
    Depuis sa fondation en 1997, l’association flamande KRAAK (ou anciennement (K-raa-k)³) est devenue synonyme de musique aventureuse de qualité et... de caractère ! Pensée comme une plateforme protéiforme dont le but est de soutenir et faire circuler des artistes libres, aussi bien débutants que confirmés, KRAAK se fait tour à tour label, organisateur de concerts, d’un festival annuel, éditeur d’un magazine mensuel ("Ruis") et d’un site web. La polyvalence est bien nécessaire pour lutter pour plus de diversité culturelle et faire découvrir des musiques surprenantes et pointues, sans jamais être élitistes et inaccessibles. Ce soir nous célébrons avec eux, en musique et en images, la sortie de deux nouveaux disques. – Floris Vanhoof (BE) présente son nouvel LP "Cycles of Confusion", reflet de ses intérêts multiples pour les modulations au synthé "à la Terry Riley" ou encore pour les mélanges de fields recordings et d’electronica. Ses performances impliquent toujours des expérimentations cinématographiques mêlées au travail sonore. – Bear Bones, Lay Low (VZ-BE), projet solo d’Ernesto Gonzalez qui sort son troisième album "El Telonero", se concentre (...)
  • dim 27.05.2012
  • 19:00

    La seconde soirée prendra un peu de hauteur pour aborder les liens entre dette et finance. Dans sa forme, la soirée sera plus "classique", débutant par la projection d’un film suivie d’une discussion avec deux invités : • André Orléan, Président de l’Association Française d’Économie Politique, membre du collectif des "Économistes Atterrés" et auteur d’un récent best-seller (dans le genre) "L’empire de la valeur. Refonder l’économie" au Seuil. André Orléan y plaide pour un nouveau cadre de pensée économique. • Maurizio Lazzarato est un sociologue et un philosophe italien, auteur aux éditions Amsterdam de "La Fabrique de l’homme endetté. Essai sur la condition néolibérale". Selon lui, le programme néolibéral vise à "transformer chaque individu en sujet économique endetté"...
    + Debtocracy
    Aris Hatzistefanou & Katerina Kitidi, 2011, GR, video, vo st fr, 75'
  • ven 08.06.2012
  • 21:00 Ouverture

    Compilation of shorts (86’)
    Parmi tous les projets possibles et souhaités par les membres des cinémas Kino Climates, l’un était facilement réalisable bien que fastidieux : proposer des compilations qui pourraient tourner sur les écrans européens, reflétant la vivacité du cinéma indépendant visible à l’année dans ces lieux. Voici donc un premier essai, résultat d’une rencontre à Newcastle, au magique Star and Shadow en 2011. "Plus d’énergie que de cohérence" fut le mot d’ordre pour réunir ces petits films qui forment une sorte d’Open Screen européen de bonne tenue. L’ensemble contient de belles pépites d’humour ou comment s’amuser, tirer le fil de métaphores oiseuses, détourner des situations recelant des téléphones, des rochers, une traversée en bateau, la féminité, la marge, l’art contemporain, l’âme slave, et même les cinémas indépendants. La légèreté et l’onirisme sont aussi présents et le tout nous emmène tout de même fort loin des court-métrages plan-plan qui envahissent régulièrement les écrans de festivals… En bonus et après une pause, on vous invite à une séance de rattrapage d’un moyen métrage programmé lors de la première rencontre Kino Climates au festival de (...)
    + Beep
    Mat Fleming, 2004, GB, 16mm > video, muet, st int en, 2'
    + Étrange Étranger
    Jean-Philippe Dauphin, 2010, BE, super8 & video > video, vo fr st ang, 13'
    + Terrorist Abroad
    Maggie Tran & Graeme Walker, 2006, GB, video, vo, 7'
    + Cine Race
    Star and Shadow Cinema, 2009, GB, super8 > video, vo, 6'
    + Birminghan Ornament
    Yuri Leiderman & Andrey Silvestrov, 2010, RU, video, vo st ang, 8'
    + Beijing Double Happiness
    Cristina Nisticò & Sergio Ponzio, 2010, IT, video, sans dial, 13'
    + Lift Up the Foot
    Quentin Papapietro, 2009, FR, video, vo st ang, 15'
    + Women of the World
    Ane Lan, 2008, NO, video, vo st ang, 8'
    + Sun, Moon, Stars, Rain
    Leslie Supnet, 2011, CA, 4'
    + I Was Born in a World
    Chris Naka, 2010, NL, video, vo ang , 7'
    + Collide-o-scope
    Naren Wilks, 2010, GB, super8 > video, sans dial, 4'
    + Purple Rows of Cairo
    Sarah Bouttell & Chris Bate, 2009, GB, super8 > video, sans dial, 4'
    + Environmental Tour of the Bristol Channel
    Graeme Hogg, 2009, GB, video, sans dial, 35'
  • sam 09.06.2012
  • 21:00

    Special Kino Climates
    Un Open Screen un peu spécial puisque la salle sera composée en partie de curieux programmateurs de toute l’Europe. Tous passionnés et à l’affût d’expression véritable et sincère, ils amèneront dans leurs besaces des films qui se joindront aux vôtres. Ces derniers les séduiront peut être, et qui sait, ils vous en demanderons une copie pour diffuser chez eux. Du coup, nous serons plus intransigeants que d’habitude sur les contraintes : films de 15 min maximum, exceptionnellement en anglais, sous-titrés en anglais ou sans dialogues, et déposés impérativement une semaine avant la séance au 14 rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles. Une belle occasion de rencontres fructueuses à ne pas rater !
  • dim 10.06.2012
  • 16:00 Special Screening

    Un petit tour de manivelle et hop… faisons un bond dans le passé : 1895, date de la première projection publique des Frères Lumière qui se déroula au Salon Indien du Grand Café à Paris. Grâce à Jean-Pierre Verscheure, professeur à l’INSAS et historien des équipements cinématographiques - qui avait participé aux premières années du Nova avec un projet de musée vivant du cinéma -, nous aurons la chance de revivre une projection unique des dix premiers films des Frères Lumières. Et ce, avec un authentique Cinématographe Lumière ! Le café du Nova revêtira, pour l’occasion, des allures de Salon Indien. Pas de limites d’âge, la séance est pour petits (de préférence à 17h et accompagnés) et grands (à 20h) ! Films présentés : * La sortie de l’usine Lumière à Lyon * La voltige 
 * La pêche aux poissons rouges * Le débarquement du Congrès de photographie à Lyon * Les forgerons * Le jardinier * Le repas * Le saut à la couverture * La Place des Cordeliers à Lyon * La mer
  • 19:00 Special Screening

    Un petit tour de manivelle et hop… faisons un bond dans le passé : 1895, date de la première projection publique des Frères Lumière qui se déroula au Salon Indien du Grand Café à Paris. Grâce à Jean-Pierre Verscheure, professeur à l’INSAS et historien des équipements cinématographiques - qui avait participé aux premières années du Nova avec un projet de musée vivant du cinéma -, nous aurons la chance de revivre une projection unique des dix premiers films des Frères Lumières. Et ce, avec un authentique Cinématographe Lumière ! Le café du Nova revêtira, pour l’occasion, des allures de Salon Indien. Pas de limites d’âge, la séance est pour petits (de préférence à 17h et accompagnés) et grands (à 20h) ! Films présentés : * La sortie de l’usine Lumière à Lyon * La voltige 
 * La pêche aux poissons rouges * Le débarquement du Congrès de photographie à Lyon * Les forgerons * Le jardinier * Le repas * Le saut à la couverture * La Place des Cordeliers à Lyon * La mer
  • 21:30 Films-Performance

    Programmés en janvier dernier pour l’anniversaire du Nova, voilà qu’on demande aux grenoblois de Hyperbang de revenir, pour que leurs prouesses performatives puissent être découvertes par les autres cinémas du réseau Kino Climates. Et par vous, si vous n’avez pas encore vu leur performance qui mérite absolument d’être vue, voire revue. Hyperbang nous vient donc de Grenoble, ville qui depuis près de vingt ans vit une effervescence singulière en matière de cinéma et musique expérimentales : l’atelier MTK, le label Metamkine, la Cellule d’intervention Metamkine, la revue "Revu et Corrigé",... pour ne citer que quelques références devenues incontournables. Hyperbang découle de cette mouvance tout en se démarquant par une démarche de création tout à fait personnelle, qui mélange de belles et surprenantes touches de sensibilité "féminin-masculin". Hyperbang c’est l’association d’une cinéaste, Gaëlle Rouard, d’un plasticien, Christophe Cardoen, et d’un musicien, David Chiesa. À trois, ils orchestrent une performance "kino-sonore" qui a les dimensions physiques et émotionnelles d’un vrai spectacle et qui enveloppe la salle de cinéma tout entière. Gaëlle (...)
  • lun 11.06.2012
  • 21:00 Compilation

    Pour ceux qui côtoient le Nova depuis longtemps déjà, on ne devrait plus présenter Jack Stevenson, ce collectionneur américain invétéré de celluloïdes décalées et improbables, mâtiné d’une connaissance érudite et respectée du cinéma jusque dans ses marges, et à de nombreuses reprises notre invité. Depuis 2009, Jack Stevenson a cependant freiné ses tournées des salles obscures pour s’investir plus avant dans ses écrits et investigations cinématographiques, mais aussi dans la distribution de cinéastes contemporains qu’il continue à soutenir avec enthousiasme, ou encore dans la gestion de sa propre salle de cinéma, le Station 16 à Copenhague, sa ville d’adoption. Membre éminent de Kino Climates dont il participera aux discussions 3 jours durant, Jack Stevenson nous fera le plaisir ce soir de présenter une compilation de courts films 16mm de réalisateurs indépendants d’Outre-Atlantique, regroupés autour du titre générique "West Coast Confidential : a lacious slab of Underground cinema from America’s Capital of non-conformity - San Francisco". Une séance découverte comme seul Jack sait les concocter et les commenter. "A feast of the unexpected guaranteed (...)
    Siamese Twin Pinheads
    Curt Mcdowell, 1972, US, 16mm, vo, 6'
    Mongreloid
    George Kuchar, 1972, US, 16mm, vo, 6'
    Hardcore Home Movie
    Greta Snider, 1987, US, 16mm, vo, 6'
    ...
  • mar 12.06.2012
  • 10:00

    Une journée de réflexions, débats, rencontres
    L’arrivée du numérique nous était annoncée depuis très longtemps, cependant peu pensaient qu’il supplanterait aussi rapidement la pellicule. A ce sujet, la rapidité avec laquelle il s’est imposé ne peut qu’être suspecte, car trop brusque, trop violente. Certains font le rapprochement avec d’autres avancées technologiques qui ont révolutionné le cinéma, non sans remous, par exemple l’arrivée du sonore ou de la couleur. Pourtant… cette révolution-ci est probablement très différente. Cette fois, il s’agit du changement du support "image", et ce n’est pas rien : de la pellicule imprimée, nous passons à un fichier de données virtuelles, de l’analogique, nous passons au digital. Ce changement représente également, en un claquement de doigts, la disparition d’un matériel technologique et d’un savoir-faire vieux de plus de cent ans ! Le cinéma n’aura jamais vécu de bouleversement aussi radical, à l’échelle quasi-planétaire, pieds et poings liés à une logique mercantile où peu de place est laissée pour un discours de continuité et d’indépendance artistiques. La "marche forcée" vers le numérique, comme certains l’ont défini... voulue par les majors (...)
  • 20:00 Conférence

    Leçon de cinéma
    L’histoire de la couleur au cinéma a quasiment cent ans, et n’a cessé d’évoluer non seulement au gré de nombreuses innovations technologiques, mais aussi d’influences culturelles et d’enjeux économiques majeurs. C’est en 1911 qu’est commercialisé l’un des premiers importants procédés couleur, appelé Kinemacolor. Quelques années plus tard, en 1915, la société Technicolor voit le jour. Elle développera d’abord un procédé en bichromie, qui eut un certain succès au temps du muet, et puis finalement un procédé en trichromie qui s’imposera à partir des années ’30. Les couleurs saturées et flamboyantes du Technicolor (très stables dans le temps, par ailleurs) en feront une image de marque unique. Jean-Pierre Verscheure (voir édito général) parcourra les différentes étapes qui ont marqué l’évolution des systèmes de couleur Technicolor, de 1925 à nos jours. Il illustrera son exposé par des extraits de films en 35mm, issus de sa collection personnelle. Cette séance avait déjà eu lieu au Nova il y a une dizaine d’années, et personne n’est prêt de l’oublier. Voici une occasion de se rattraper pour qui n’y était pas.
  • mar 12.06.2012
  • 22:00

    Suite à la leçon de cinéma de Jean-Pierre Verscheure, ne manquez pas cette projection surprise. Sous-titrée bilingue, en Technicolor et en copie d’origine, évidemment !
  • mer 13.06.2012
  • 20:00 Performance

    Cela faisait un bail que Guillaume Maupin, fort investi dans l’équipe du Nova, n’avait réitéré son "Human Jukebox" dans le bokaal, cette authentique cabine-guichet d’antan à l’entrée du cinéma et transformée pour l’occasion en jukebox humain. Accompagné de sa guitare sèche, Guillaume y chante sans partition mais avec passion, les succès, les raretés, les stars, les outsiders, les tubes, les flops, le sublime et le pénible, sélectionnés par ses auditeurs dans un répertoire hétéroclite de près de 200 titres ! Un amuse-oreille qui devrait durer près de 2h selon l’humeur du chanteur et celui de son public…
  • 21:00 Live Soundtrack

    Matthieu Ha, artiste "bruxellasien" d’origine franco-vietnamienne, s’est marié avec lui-même à Bangkok le 21 décembre 2010, selon les préceptes de son "manifeste de Paix de Bangkok" inauguré plus tôt à Pékin devant un ambassadeur belge et un responsable de l’OTAN quelque peu interloqués. Depuis, au travers de concerts/projections dans des lieux aussi divers que populaires, Matthieu Ha célèbre sa profession de foi adogmatique pour la paix globale dont le point de départ fut le rêve éveillé d’une tortue vicieuse à tête de pénis. Les films de ce live soundtrack envoûtant sont réalisés par Mathieu lui-même, tels des épisodes de ses multiples pérégrinations tant réelles qu’imaginaires. Associés à Mira Vision - aka Frédéric Chemama qui assure la scénographie, la co-mise-en-scène et les projections mobiles de ce projet feuilletonesque - Matthieu Ha, son fidèle accordéon, sa boîte à rythme d’un autre âge et sa voix incomparable, seront accompagnés ce soir par Grégoire Tirtiaux au saxophone baryton. Et de nous convier à un voyage fantasmagorique où les projections débordant l’écran étonneront autant que les sonorités sensuelles et festives d’un "artiste total" proche de la comète Nova.