• ven 27.07.2012
  • 20:00 Concert

    Après avoir grandi "à cent mètres des usines" dans le deuxième secteur le plus industriel d’Europe (le Port Autonome de Marseille), Duval MC décide en 2004 d’agiter les consciences par la production d’un rap engagé. Si le savoir est une arme, Duval se revendique en marchand d’arsenal de pointe, en fournisseur illégal de guérillas linguistiques, entre le ghetto conscient, politisé, associatif et tous les arrières pays en lutte pour organiser les alternatives. Il emmène ses morceaux antinucléaires sur les routes, s’invite à toutes les tables, sans distinction communautaire. En rappeur sensé et conscient, il brasse et scande les sujets sensibles, avec sérieux ou malice dans une parole aussi essentielle qu’incorruptible. Un phrasé net, des instrus peaufinées et cette capacité à faire du rap un pont entre les luttes. Et c’est nous qu’on va pouvoir en profiter !
  • 21:30 Court métrage

    Blu, 2010, IT, video, sans dial, 10'
    Blu est le nom d’un dessinateur et graffeur de Bologne et de son collectif, fameux tant pour les peintures démesurées qu’il réalise sur les murs de différentes villes, que pour les films d’animation qu’il en tire (où chaque image est une peinture éphémère aussitôt recouverte par la suivante). Souvenez-vous de "Muto", montré en 2009 au PleinOPENair. "Big Bang Big Boom", tourné dans des bâtiments industriels en Argentine et en Uruguay, est une histoire courte, non-scientifique, à propos de l’évolution et de ses conséquences.
  • 21:40 Film

    Fantômes à Rome
    Antonio Pietrangeli, 1961, IT, 35mm, vo st fr, 100'
    Au coeur de Rome, l’excentrique Don Annibale di Roviani vit paisiblement dans son palais délabré en compagnie de fantômes ancestraux. Et ce ne sont pas les offres répétées d’un promoteur voulant y construire un supermarché de 20 étages, qui convaincront le vieil aristocrate d’abandonner son antique demeure. Seule la mort aura raison de sa pugnacité. C’est alors que les facétieux fantômes mettront tout en oeuvre pour empêcher la démolition du bien… "Fantômes à Rome" (aka "Les Joyeux Fantômes") est une savoureuse comédie italienne qui se démarque du genre national de l’époque, car plus raffinée dans son traitement. Que ce soit son écriture à l’humour subtil dont l’un des scénaristes n’est autre qu’Ettore Scola ; sa judicieuse photographie en Technicolor par Giuseppe Rotunno, l’opérateur attitré de Fellini et de Visconti ; et bien sûr une distribution prestigieuse dont un grand Marcello Mastroianni qui y joue avec bonheur plus d’un personnage ! Mais cette histoire de fantômes est aussi et avant tout l’une des premières satyres sociales dénonçant ouvertement la spéculation immobilière et la corruption qui l’accompagne…
  • 24:00 Concert

    Après avoir grandi "à cent mètres des usines" dans le deuxième secteur le plus industriel d’Europe (le Port Autonome de Marseille), Duval MC décide en 2004 d’agiter les consciences par la production d’un rap engagé. Si le savoir est une arme, Duval se revendique en marchand d’arsenal de pointe, en fournisseur illégal de guérillas linguistiques, entre le ghetto conscient, politisé, associatif et tous les arrières pays en lutte pour organiser les alternatives. Il emmène ses morceaux antinucléaires sur les routes, s’invite à toutes les tables, sans distinction communautaire. En rappeur sensé et conscient, il brasse et scande les sujets sensibles, avec sérieux ou malice dans une parole aussi essentielle qu’incorruptible. Un phrasé net, des instrus peaufinées et cette capacité à faire du rap un pont entre les luttes. Et c’est nous qu’on va pouvoir en profiter !
  • sam 28.07.2012
  • 16:00 Balade

    Chaque été, le PleinOPENair part se promener dans la ville, proposant des balades thématiques dont les itinéraires sont relativement longs, qu’ils soient effectués à pieds, à vélo, en bus ou en péniche... Cette année, pas de grande traversée urbaine, nous resterons dans un périmètre proche du terrain où nous serons implantés pendant deux weekends : le quartier Midi. Il y a beaucoup à observer sur place, d’autant plus que nous aurons sous les yeux l’exposition "Détours au Midi". Chacun des deux samedis du PleinOPENair, pendant une petite heure, nos guides vous commenteront celle-ci et vous emmèneront faire un petit tour du quartier. Samedi 28.07 : départs à 16h30 et 17h30. Rendez-vous devant le terrain "Victor".
  • 21:30 Court métrage

    Pierre Bourgeois, 1952, BE, 35mm, vo fr , 6'
    Démarré en 1903, le projet d’une jonction ferroviaire entre les gare du Nord et du Midi ne verra le jour que 49 ans plus tard, en 1952. Il bouleversera le coeur de Bruxelles, démolissant des quartiers entiers et les remplaçant par de larges boulevards bordés de bureaux à l’architecture monumentale. Ce court métrage réalisé par le cinéaste et poète Pierre Bourgeois propose des images uniques de ce chantier gargantuesque, tournées dans les années 40 et 50, plus particulièrement autour des gares Centrale et du Congrès, dans le flanc de la vallée de la Senne.
  • 21:40 Live Soundtrack

    Live by Bronnt Industries Kapital
    Viktor Turin, 1929, RU-GB, muet, 78'
    Turksib est cette voie ferrée longue de 2.375 km reliant l’ancien Turkestan à la Sibérie. Le Turksib a été mis en service en 1931 dans l’idée de favoriser le développement et la "soviétisation" de l’Asie centrale. Il permettait d ’échanger le blé de Sibérie contre le coton du sud. Il fut l’une des premières réalisations du régime communiste, construit en un temps record dans des conditions extrêmes, à travers des steppes glaciales, des déserts brûlants et des montagnes enneigées. Près de cinquante mille ouvriers — dont beaucoup y laissèrent la vie — participèrent à cet ouvrage. "Turksib", c’est aussi le titre de ce documentaire de propagande muet en noir et blanc réalisé par Victor Tourine, et adapté pour un public anglais par John Grierson. Poème lyrique mêlant d’un côté les efforts de la Russie stalinienne pour construire cette ligne dans un désert inhospitalier, et, de l’autre, la vie quotidienne, ancestrale et bouleversée, des populations établies sur le parcours du Turksib. Le lyrisme du film a poussé le groupe anglais Bronnt Industries Kapital, dirigé par Guy Bartell, à élaborer une symphonie s’inspirant des mélodies pastorales en leur mêlant (...)
  • mer 01.08.2012
  • 19:00

    Rue du Progrès
    Si Bruxelles a notamment été modelée par le rail, la rue du Progrès en est une étonnante illustration. Son nom porte d’ailleurs les stigmates de cette association symbiotique avec les progrès du chemins de fer qui amputeront la rue de son bâti à de multiples reprises. La rue n’a pas fini de souffrir puisqu’Infrabel projette aujourd’hui d’y construire un viaduc ferroviaire entraînant la démolition d’une trentaine de maisons derrière la gare du Nord et l’expulsion de près de 200 habitants. Parmi les maisons sujettes à démolition, on trouve une ancienne poissonnerie avec tous ses attributs : comptoir en aluminium, murs carrelés de blancs et un chat en quêtes des odeurs d’un passé révolu. Depuis un an, la poissonnerie revit grâce à l’installation de personnes venues y trouver un logement accessible à leur faible bourse. Loin de se laisser abattre par les volontés de démolition d’Infrabel, la vie s’organise, les enfants du quartier ont trouvé là un nouvel espace de jeu et les occupants animent tous les jeudis le Bar de la Sardine. Ils nous ouvrent leur porte le temps d’un mercredi d’été. 214 rue du Progrès / Vooruitgangsstraat 1030 Bxxl. Tram : 94 (...)
  • 20:00 Film + débat

    Thierry Michel, 2010, BE, video, vo fr , 80'
    Confiée à l’architecte espagnol Santiago Calatrava au milieu des années ’90, la transformation de la gare de Liège-Guillemins s’achèvera en 2009 au terme d’un chantier pharaonique de 9 ans. Et voilà Liège, avec ses 200.000 habitants, disposant de la plus grande gare TGV d’Europe ! Thierry Michel a suivi cette épopée titanesque. Manifestement sensible à sa dimension de rêve, d’aventure humaine et de défi technologique, le documentariste semble être tombé sous le charme des deux principaux protagonistes : l’architecte espagnol et le responsable du projet pour la SNCB, qu’il a suivis pendant 9 ans. Sa caméra a capté les doutes, les ambiguïtés, les conflits, les contradictions, les retards. Le spectateur pourra y déceler tous les éléments absurdes dont fut jalonné ce projet démesuré, mais le réalisateur s’est bien gardé de porter lui-même toute critique frontale. Au contraire, son regard est plutôt lyrique et admiratif. C’est sans doute cela qui a rendu le tournage de "Métamorphose d’une gare" possible, et qui lui confère tout son intérêt.
  • ven 03.08.2012
  • 19:00

    Obligé de plier bagages au quartier Midi, le PleinOPENair va un peu plus au Nord... mais reste sur la Jonction. Pour son édition 2012, le PleinOPENair devait investir le terrain "Victor", à côté de la gare du Midi, où des sociétés immobilières projettent d’ériger de nouvelles tours de bureaux dans le quartier. Avec l’accord des propriétaires des lieux, le festival itinérant et gratuit se préparait à s’y installer pendant deux week-ends pour y aborder la problématique du ferroviaire en ville et l’avenir des quartiers de gare. Il y a une semaine, les communes d’Anderlecht et de Saint-Gilles interdisaient toutefois l’événement. Elles ont invoqué des raisons juridiques et de sécurité parfois surprenantes, ne tenant compte ni des mesures de sécurité que comptaient prendre les organisateurs, ni de leur longue expérience de cinéma en plein air sur des friches à travers la région bruxelloise (15 ans, des dizaines de sites visités, et jamais le moindre incident). Cette décision tombant deux jours avant la soirée d’ouverture du festival, le PleinOPENair n’a pu retomber sur ses pattes et, pour la première fois de son histoire, s’est replié pendant un (...)
  • 20:00 Concert

    FR
    Tentacule musicale du collectif protéiforme Voodoo&Cow de Metz, Voodoo Clan est un groupe hybride, mélangeant allègrement hip hop, rock, électro ou jazz, en autant de collages curieux, acoustiques et électriques. Contrebasse, guitare sèche, clarinette et batterie s’harmonisent avec les beats d’un séquenceur, les boucles d’un sampler et les mélodies vintage d’un vieux synthé. Et cette mixture sonore joyeusement détonante d’accompagner un rap français aux textes absurdes questionnant nonchalamment notre société. Le tout sans prétention, si ce n’est celle d’un plaisir partagé. D’une énergie communicative, les quatre membres du Clan passent sans cesse d’un instrument à l’autre, jusqu’à agrémenter leur prestation d’une touche propre au spectacle de rue. Car Voodoo Clan envisage d’abord ses concerts comme une performance scénique s’adaptant aux lieux et aux publics qui l’acceuillent, un moment festif dont le but premier est de vous faire bouger. Et plutôt deux fois qu’une puisqu’ils se produiront avant et après la projection !
  • 21:30 Court métrage

    Michel Caulea, 2002, BE, video, vo nl st fr, 11'
    Lundi 4h15. Quelque part en Belgique. Martine se lève aux aurores pour aller au travail. Elle mange ses tartines dans le train qui mène à Bruxelles. Arrivée dans la foule de la Gare du Midi, c’est elle qu’on suivra et entendra partout. C’est la voix anonyme qui donne l’heure aux autres. La voix qui annonce les départs, les changements de voie, les retards, les arrivées... des trains en gare. Son train de vie nous ramène chez elle. C’est une femme qui élève seule deux petits enfants. De la crèche au bain. Du repas aux petites histoires quotidiennes. Et c’est encore Martine qui gère les heures.
  • 21:40 Film

    Ken Loach, 2001, GB, 35mm, vo st fr & nl, 96'
    Situé en 1995, cinq ans avant l’accident ferroviaire de Hatfield, le film dénonce la privatisation à marche forcée de la British Rail. Paul, Mick, John, Len et Gerry, sont cheminots à Sheffield en Angleterre. C’est un petit groupe bien soudé. Mais sous la pression d’une rentabilité maximale, la maintenance des chemins de fer déraille. Leur dépôt est bon pour la casse. Dehors, une armée de chômeurs est poussée à prendre la relève. La concurrence s’instaure entre les différents niveaux de la hiérarchie. La réduction des effectifs ou "downsizing" est le nouveau mot d’ordre. Des hommes habitués à travailler ensemble sont mis en concurrence. Chacun appartient maintenant à des compagnies rivales. Si l’humour est du côté de la British Working Class, les relations entre Paul, Mick, John, Len et Gerry ne seront plus jamais les mêmes. Ils sont faces à la froideur des nouveaux cadres, aux émissaires cravatés et PDG infectes. Ken Loach rend les oppositions claires. Un film tourné avec des acteurs non professionnels, dont le scénario fut écrit par Rob Dawber, cheminot pendant 18 ans et militant syndical. Il mourut durant le montage du film, d’un cancer des (...)
  • sam 04.08.2012
  • 15:00

    Chaque été, le PleinOPENair part se promener dans la ville, proposant des balades thématiques dont les itinéraires sont relativement longs, qu’ils soient effectués à pieds, à vélo, en bus ou en péniche... Cette année, pas de grande traversée urbaine, nous resterons dans un périmètre proche du terrain où nous serons implantés pendant deux weekends : le quartier Midi. Il y a beaucoup à observer sur place, d’autant plus que nous aurons sous les yeux l’exposition "Détours au Midi". Chacun des deux samedis du PleinOPENair, pendant une petite heure, nos guides vous commenteront celle-ci et vous emmèneront faire un petit tour du quartier. Samedi 04.08 : départs à 15h00 et 17h00. Rendez-vous devant le terrain "Victor".
  • 16:00

    Obligé de plier bagages au quartier Midi, le PleinOPENair va un peu plus au Nord... mais reste sur la Jonction. Pour son édition 2012, le PleinOPENair devait investir le terrain "Victor", à côté de la gare du Midi, où des sociétés immobilières projettent d’ériger de nouvelles tours de bureaux dans le quartier. Avec l’accord des propriétaires des lieux, le festival itinérant et gratuit se préparait à s’y installer pendant deux week-ends pour y aborder la problématique du ferroviaire en ville et l’avenir des quartiers de gare. Il y a une semaine, les communes d’Anderlecht et de Saint-Gilles interdisaient toutefois l’événement. Elles ont invoqué des raisons juridiques et de sécurité parfois surprenantes, ne tenant compte ni des mesures de sécurité que comptaient prendre les organisateurs, ni de leur longue expérience de cinéma en plein air sur des friches à travers la région bruxelloise (15 ans, des dizaines de sites visités, et jamais le moindre incident). Cette décision tombant deux jours avant la soirée d’ouverture du festival, le PleinOPENair n’a pu retomber sur ses pattes et, pour la première fois de son histoire, s’est replié pendant un (...)
  • 16:00 Workshop

    Comme en 2009, Titom nous rejoindra avec son atelier de sérigraphie sur T-shirt sous le bras. Amenez vos vieux T-shirts pour y faire imprimer un dessin surprise sur le quartier Midi. Une autre façon de porter la parole des habitants.
  • 17:00

    Chaque été, le PleinOPENair part se promener dans la ville, proposant des balades thématiques dont les itinéraires sont relativement longs, qu’ils soient effectués à pieds, à vélo, en bus ou en péniche... Cette année, pas de grande traversée urbaine, nous resterons dans un périmètre proche du terrain où nous serons implantés pendant deux weekends : le quartier Midi. Il y a beaucoup à observer sur place, d’autant plus que nous aurons sous les yeux l’exposition "Détours au Midi". Chacun des deux samedis du PleinOPENair, pendant une petite heure, nos guides vous commenteront celle-ci et vous emmèneront faire un petit tour du quartier. Samedi 04.08 : départs à 15h00 et 17h00. Rendez-vous devant le terrain "Victor".
  • 20:00 Concert

    Fanfakids est un groupe né à l’occasion de la première Zinneke parade en 2000, dont la composition à géométrie variable rassemble une douzaine de jeunes (entre 9 et 14 ans), et dont le port d’attache est la maison de jeunes Centrum West à Molenbeek. Ils frappent, tapent et cognent sur des tambours basses, percussions en PVC faits maison, tambourins brésiliens, grelots africains et nfars marocains, convertissant leur enthousiasme juvénile en rythmes communicatifs de raï, maracatu ou hip-hop. Un mix musical urbain franc et énergique ! Les Fanfakids sont habitués des échanges avec des musiciens d’autres pays (Maroc, Togo, Benin, Italie) pour se perfectionner sur le plan musical et se ressourcer. Ces dernières années, ils se sont rendus à deux reprises au Ghana où ils ont rencontré des musiciens et danseurs, les Twerrampon Traditionals, qui seront leurs invités spéciaux à Bruxelles cet été, et ce soir au PleinOPENair !
  • 21:30

    Groupe de Recherche Utopique Ingénieux et Kaléïdoscopique, 2011, FR, video, sans dial, 14'
    Dans un quartier anciennement industrialisé, où subsiste l’usine Blurps et un bar, vivotent sept personnages à l’existence morne. Un matin, l’usine est murée. Une affiche annonce son remplacement par un immeuble de standing. Les habitants vont-ils mesurer à sa juste valeur la menace que pourrait représenter l’implantation d’un projet immobilier dans leur quartier ? "Gruik" est le premier film d’un collectif marseillais du même nom, qui réalise des films d’animation de manière complètement artisanale.
  • 21:40 Film

    Youssef Chahine, 1958, EG, 35mm, vo st fr, 74'
    Avec pour prétexte une histoire d’amour dramatique entre un simple d’esprit, vendeur de journaux, et une belle vendeuse de boissons à la sauvette, "Gare Centrale" est tourné dans le décor naturel de la gare du Caire, celle par laquelle arrivent les candidats à l’exode rural. Le film, dont la liberté de ton émerveille - nous sommes quelques années après la révolution de 1952 - met en scène un monde populaire et ouvrier fait de petits métiers et de combines, un monde que se disputent trafiquants locaux et syndicalisme naissant. Un monde plein de vitalité qui éveille les sens. "J’avais envie de tourner un film dans les rues, un film sale sur des gens que je pouvais comprendre" dit Youssef Chahine qui incarne Kenaoui, le personnage central de son propre film. A travers les frustrations de Kenaoui sourde un cri de révolte. A sa sortie, en Egypte, le film sera un échec, mais il deviendra plus tard une référence dans tout le cinéma arabe, un manifeste pour un cinéma insoumis.