• jeu 15.09.2011
  • 19:00

    La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 19:00 Expo

    Partir d’une feuille blanche et y tracer des milliers de lignes noires, des structures de formes géométriques à l’encre de chine. Noir & blanc, bien & mal, vie & mort, inspiration & expiration : binaire power ! Sommes-nous vivants ou juste matière animée par un processus chimique ? Dans le travail de Guillaume VanVyve, tout est norme, certes et sauf au niveau esthétique mais déjoué au premier regard, que des cubes comme une geôle indifférenciée. La seule contemplation est une illusion sans discours, une sorte d’axiome normé qui prend volume et volute dans un schéma équationnel rigoureux, stricte et stérile. HARDCORE NEVER DIES ! Pendant cinq semaines dans le foyer du Nova. Vernissage : 15.09 > 19:00 Expo : 15.09 > 23.10
  • 20:00

    or The Real Meaning of Kunst Bleibt, Bleibt
    Wilhelm Hein, 1989-2011, DE, 16mm, vo ang , 65'
    D’une durée totale de 14 heures, ce film est un assemblage de plus de 10 ans d’enregistrements que le pionnier punk Wilhelm Hein a tournés et accumulés. Le titre provient d’un texte d’une performance de Jack Smith lors de la Foire de l’Art de Cologne en 1974. C’est un voyage visuel à travers le cinéma underground qui fonctionne comme une revue burlesque des stratégies et possibilités esthétiques. Provoquant, didactique et polémique, ce mélange entre document et performance est un coup de pied dans les conventions. Wilhelm Hein nous en amène la première bobine, sur laquelle on retrouve notamment des enregistrements inédits de Nick Zedd. Suivi d’une rencontre avec Wilhelm Hein et Nick Zedd.
  • 22:00

    Nick Zedd, 1979, US, video, vo, 75'
  • ven 16.09.2011
  • 20:00 Compilation

    Le premier de ces deux programmes est dédié au mouvement new-yorkais No Wave de 1976 à 1982, lorsqu’un groupe hétéroclite de réalisateurs radicaux prirent leurs caméras dans éthique DIY empruntée au punk. Ce programme inclut "L.E.S." qui présente le Lower East Side comme un paysage post-apocalyptique, ainsi qu’une série de portraits d’héroïnomanes et un documentaire rare sur le légendaire CBGB (avec des extraits de concerts du début du punk et des interviews des Ramones, The Dead Boys et de Richard Hell and the Voidoids). Cette compilation comprend aussi "Orphans", vidéo anti-musique qu’Ivan Lernera réalisa pour Teenage Jesus and the Jerks, et "She Had Her Gun All Ready", psychodrame punk de Vivienne Dick qui oppose Lydia Lunch et Pat Place, trouvant son apogée dans une épreuve de force sur des montagnes russes à Coney Island.
    L.E.S.
    Coleen Fitzgibbon, 1976, US, video, vo, 24'
    Orphans
    Ivan Lerner, 1978, US, video, vo, 3'
    Heroin
    David Wojnarowicz, 1981, US, 16mm, vo, 3'
    ...
  • 22:00 Compilation

    La plupart de ces films sont projetés en 16mm en double écran. Ils étaient initialement prévus pour être vus de cette manière, bien que ce soit rarement le cas.
    Llick your Idols
    Angélique Bosio, 2004, FR, video, vo ang st fr, 60'
    Why Do You Exist ?
    Nick Zedd, 1998, US, 16mm, vo, 11'
    War Is Menstrual Envy
    Nick Zedd, 1992, US, double 16mm, vo, 20'
    ...
  • sam 17.09.2011
  • 20:00

    Birgit & Wilhelm Hein, 1988, DE, 16mm, vo ang , 80'
    “Trivial films are real psychodramas where primitive, mostly suppressed desires and imaginations are expressed”. Avec un titre qui renvoie à la déesse mère des mythologies hindoues (celle qui donne à la fois la naissance, la mort et la castration), cet assemblage de found footage provenant de films de genre prétendument "triviaux" analyse les fantaisies sexuelles et violentes qui sont tabous dans la culture officielle mais qui font surface dans les films d’exploitation bon marché, en particulier les films d’horreur et les films de femmes en prison.
  • 22:00 Compilation

    Transgression avant la lettre
    Wilhelm Hein amène avec lui un programme unique composé de films réalisés par les actionnistes viennois, un collectif composé d’artistes singuliers, parmi lesquels Otto Mühl, Günter Brus et Hermann Nitsch. Entre 1960 et 1971, ceux-ci ont choqué le public avec un art performatif extrême : des happenings dans lesquels les protagonistes se montraient nus, exhibant des actes de violence sexuelle extravagants et s’arrosant de toutes sortes de fluides corporels. Ces précurseurs de la performance et du body art postulaient que l’exhibition du corps dénudé, la violence excessive et l’explosion des tabous étaient des thèmes centraux pour une critique sans compromis de la société de consommation et de ses excès. Ils ont été une source importante d’inspiration pour le Cinéma de la Transgression. Des cinéastes expérimentaux, comme l’autrichien avant-gardiste Kurt Kren, ont enregistré les performances d’actionnistes viennois sur pellicule. Deux programmes vous confronteront à leurs expérimentations extrêmes qui ne sont, qu’on se le dise, absolument pas recommandées aux âmes sensibles. Le premier programme présente "Sodoma", compilation du travail de (...)
  • dim 18.09.2011
  • 20:00 Compilation

    Ce second programme de notre focus sur la No Wave new-yorkaise illustre le contenu riche des films orientés vers la performance pour lesquels le mouvement est célèbre. Les films No Wave, très hétéroclites, trouvent leur unité dans le rejet des traditions et l’utilisation d’acteurs issus de la scène musicale underground. Une série de travaux seront présentés, allant du portrait d’un junkie dans le film de James Nares "Waiting for the Wind" à l’exploration du monde des Go-Go danseuses par Tessa Hughes-Freeland, aux attaques de Beth et Scott B dirigées directement contre leur public. On découvrira aussi "11 Thru 12", une performance filmée irrévérencieuse, ainsi que le réputé "Empty Suitcases" de Bette Gordon qui explore terrorisme et aliénation à New-York dans les années 80.
    Letters to Dad
    Beth B. & Scott B., 1979, US, video, vo, 12'
    Waiting for the Wind
    James Nares, 1982, US, 16mm, vo, 8'
    11 Thru 12
    Andrea Callard, 1977, US, 16mm, vo, 11'
    ...
  • 22:00 Compilation

    The Bogus Man
    Nick Zedd, 1980, US, video, vo, 11'
    Thrust In Me
    Nick Zedd & Richard Kern, 1985, US, video, vo, 8'
    Police State
    Nick Zedd, 1987, US, video, vo, 18'
    ...
  • jeu 22.09.2011
  • 20:00

    10 ans de journalisme sur le 11-Septembre
    Olivier Taymans, 2011, BE, video, vo fr , 90'
    Les remises en cause de la version officielle des attentats du 11-Septembre 2001, il y a tout juste 10 ans, sont multiples et fondées sur un grand nombre d’éléments troublants toujours restés sans réponse aujourd’hui. De nombreuses personnes et organisations de par le monde demandent l’ouverture d’une enquête impartiale et nettement plus approfondie. Malgré l’ampleur de ce mouvement, la pertinence de ses questions et la légitimité de ceux qui les posent (notamment des familles de victimes, des pompiers, architectes, ingénieurs, pilotes...), les grands médias préfèrent faire l’autruche, se refusant à interroger cet événement majeur de notre siècle qui a été l’acte fondateur d’une nouvelle ère politique et de plusieurs guerres. Avec une ardeur passionnelle et quasi irrationnelle, ils préfèrent répéter la thèse officielle. À quelques rares exceptions près, leur attitude vise à disqualifier tous ceux qui osent douter et réfléchir. Ainsi, dans la presse francophone, on ne peut plus émettre une opinion contradictoire sur le sujet sans que soit brandi aussitôt l’épouvantail de l’antiaméricanisme primaire ou de l’antisémitisme. Olivier Taymans, journaliste (...)
  • ven 23.09.2011
  • 20:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • 22:00

    Erik Gandini, 2009, SW-IT, 35mm, vo it st ang & nl, 84'
    "Meno male che Silvio c’è", "heureusement qu’il y a Silvio"… Quand le réalisateur Erik Gandini entendit pour la première fois ce slogan, issu de la dernière campagne électorale de Silvio Berlusconi, il crut qu’il s’agissait d’une parodie. Eh bien, que du contraire. Du coup, cette petite phrase est devenue le leitmotiv qui ponctue son documentaire "Videocracy", consacré à l’histoire de la télévision commerciale italienne et de son impact sur les spectateurs et la société transalpins. Avec "Videocracy", Gandini nous livre un savant et croustillant montage de séquences d’archives et d’interviews exclusives. Ils y sont tous : Berlusconi, Briatore, Corona, Mora, Ventura… Tous ces noms qui, depuis des mois, défraient la chronique en Italie. En parallèle, le film suit aussi l’itinéraire d’un jeune homme décidé à crever l’écran de télévision grâce à ses muscles et à sa belle gueule. On en reste bouche bée : ce que l’on voit est-il réel ? S’agit-il de fiction ou de documentaire ? Présenté au festival de Venise, le film suscita quelque émoi en Italie lors de sa sortie et sa bande-annonce fut censurée sur toutes les chaînes de la péninsule. Pourtant, ce (...)
  • sam 24.09.2011
  • 20:00

    Chiara Malta, 2008, FR-IT, super8 + 16mm > video, vo it st fr, 73'
    Chiara Malta est une jeune Italienne émigrée en France depuis une dizaine d’années. Elle découvre un jour que, quelques années auparavant et à son insu, son père Armando s’était rapproché de Berlusconi et du centre droit. Pour Chiara, cette découverte est un choc, car elle a toujours connu son père comme un syndicaliste convaincu et farouche défenseur du parti socialiste italien. Armando semble tout nier, esquivant les questions de sa fille. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se lance dans une véritable investigation, visant à comprendre les modalités du glissement idéologique de son père. Utilisant toutes les méthodes d’enregistrement possibles et imaginables (bandes son, répondeur téléphonique, super8, 16mm, vidéo), elle passe tout le monde à la moulinette : sa famille et ses proches, les amis du père, les membres du parti. Malgré le sérieux du propos, il en ressort un film étonnamment ludique (comprenant de petites séquences d’animation) et relativement insolite dans le panorama du documentaire italien. Au delà de la quête personnelle, le film témoigne de la difficulté de comprendre le choix d’opérer un revirement politique, le cas d’Armando étant loin d’être isolé en Italie.
  • 22:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • dim 25.09.2011
  • 19:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • 22:00

    Augusto Tretti, 1972, IT, 35mm, vo st fr, 86'
    Augusto Tretti est un cinéaste au parcours maudit, qui n’a pu réaliser que quatre films en trente ans. Ceux-ci restent étrangement invisibles, aucun DVD n’existe. Pourtant des cinéphiles invétérés confèrent à Tretti un statut de réalisateur culte. "Il Potere", présenté à la Mostra de Venise de 1972, est considéré comme son chef-d’œuvre. Composé de cinq épisodes, il dénonce comment, depuis l’âge de la pierre jusqu’aux temps modernes en passant par l’époque romaine, le Far West et le fascisme, le Pouvoir est toujours resté aux mains de ceux qui n’ont eu aucun scrupule à utiliser la violence et l’oppression. Le ton du film est celui de la tragédie comico-burlesque, excentrique et irrévérencieuse. Certaines séquences semblent sortir tout droit du théâtre de l’absurde. Mais le côté démystificateur du film fut loin de plaire à certains politiciens influents de l’époque qui se sentirent autorisés à en entraver la distribution. Le soutien d’intellectuels et de cinéastes ne put empêcher une sorte de censure préventive. Fellini lança : "Je donne un conseil à tous mes amis producteurs : attrapez Tretti, faites-lui vite signer un contrat, et faites-lui tourner (...)
  • jeu 29.09.2011
  • 20:00

    Un Open Screen de rentrée ou l’occasion de découvrir vos variations sur cette belle performance de météo-art qui fit ressembler le mois de juillet au mois de novembre. Vous pouvez aussi envoyer des films abordant d’autres sujets du moment qu’ils durent moins de 15 minutes et cela, quel que soit leur format. Il est toujours conseillé d’envoyer les films une semaine à l’avance, et même deux semaines si vous voulez le voir annoncé sur le site web du Nova, à condition bien entendu que la fiche technique soit bien remplie. → Nova (Open Screen), 14 rue d’Arenbergstraat, 1000 Bruxxel
  • ven 30.09.2011
  • 20:00

    Donata Gallo, 2009, IT, video, vo st fr, 70'
    Programmé en décembre dernier dans le cadre de "Radio Activities", nous proposons à nouveau ce documentaire unique sur l’expérience de Radio Città Futura. Créée à Rome en 1976, en pleine "années de plomb", l’histoire de cette radio indépendante est fortement liée à Renzo Rossellini, fils du réalisateur Roberto Rosselini. Proche du mouvement Avanguardia Operaia, "la radio a été une sorte de miracle dans lequel se sont retrouvés des gens de provenances très diverses mais avec des idées claires sur deux vrais discriminants : l’opposition à l’État et l’opposition aux Brigades rouges". Comptant en son sein de nombreuses femmes, la radio est restée tristement célèbre pour avoir vu son émission féministe Radio Donna subir un assaut de la part d’un commando néofasciste en janvier 1979 (tirs à balles réelles, cocktails molotov, cinq blessées graves). Trente ans plus tard, la documentariste Donata Gallo réalise ce film-document où elle retrouve les hommes et les femmes qui étaient au cœur de Radio Città Futura, exhumant par la même occasion des images d’archives rares et éloquentes.
  • 22:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • sam 01.10.2011
  • 20:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • 22:00

    Daniele Incalcaterra & Davide Pinardi, 1995, FR, video, vo it st fr, 78'
    Tourné entre mars et décembre 1994, "Repubblica Nostra" évoque une période cruciale de l’histoire récente de l’Italie, celle marquée par l’enquête Mani Pulite, révélatrice du système de corruption et d’extorsion qui s’opérait aux plus hauts niveaux du monde politique et financier italien. Le film suit deux magistrats du pool Mani Pulite, Piercamillo Davigo et Antonio Di Pietro, et deux candidats qui se présentèrent aux élections législatives cette année-là, Gianni Pilo (à l’époque bras-droit de Berlusconi) et Alvaro Superchi (ouvrier de l’entreprise Alfa Romeo, ex-communiste). Et de montrer comment, suite à la disparition de la démocratie-chrétienne et du parti socialiste, en l’espace de seulement trois mois, Berlusconi réussit à créer le parti Forza Italia et à gagner les élections. Il démissionnera quelques mois plus tard. Avec clarté et sagacité, "Repubblica Nostra" saisit les différentes composantes de la vie politique italienne, tout en nous livrant une réflexion sur les rapports entre le politique, le monde judiciaire et les médias. Produit par une société de production française, il est symptomatique que ce documentaire ait connu de grosses (...)
  • dim 02.10.2011
  • 16:00 Cineketje

    IT, 60'
    Dans ce programme, Cineketje jette lui aussi un œil du côté de l’Italie. Nous vous présentons une série de courts métrages d’animation et de musique, avec une touche d’humour. Nous commencerons avec le chef-d’œuvre des années 1970 "Il Flauto Magico" de Giulio Giannini et Emanuele Luzzati, inspiré du célèbre opéra de Mozart, "La Flûte enchantée". Au programme également, une vidéo de jeunes et nouveaux talents : "Arithmétique", de Giovanni Munari et Dalila Rovazzani, étudiants de l’école de cinéma "Sede Piemonte". Ils ont été inspirés par la musique composée par Maurice Ravel, "L’enfant et les sortilèges". Et, cerise sur le gâteau, vous découvrirez l’œuvre de Bruno Bozzetto, avec ses histoires humoristiques animées dans un style graphique très particulier. Surprenez-vous et entraînez déjà vos cordes vocales et vos zygomatiques ! Pour les enfants de plus de 5 ans.
  • 18:00

    Les champs brûlants
    Catherine Libert & Stefano Canapa, 2010, IT-FR , 16mm > video, vo it st fr, 72'
    Qu’on se détrompe, l’Italie a bel et bien un cinéma indépendant, un cinéma qui résiste aux clichés et poncifs. Un cinéma véritablement "underground", tenu à l’écart de la distribution cinématographique qui, en Italie plus qu’ailleurs, se limite très souvent aux films qui font recette. Catherine Libert et Stefano Canapa se sont ainsi lancés sur les traces de ce cinéma invisible et de ceux qui le font. Premier volet d’un projet de plus longue haleine, les deux réalisateurs filment leurs rencontres avec Enrico Ghezzi, atypique Pygmalion et critique de cinéma, et les cinéastes Isabella Sandri et Beppe Gaudino (de Gaudino nous avions programmé, il y a quelques années, le très beau film "Giro di lune tra terra e mare"). Comme lors d’une promenade entre amis, les trois devisent sur la notion d’indépendance dans le cinéma. Tourné avec une pellicule noir et blanc au grain épais, "Les Champs brûlants" est aussi une déambulation, avec des moments d’une très belle poésie, dans une Rome où le temps semblerait s’être arrêté. On termine à Pozzuoli, près de Naples, où se trouvent les champs Phlégréens, appelés aussi … "les champs brûlants".
  • 20:00

    Originaire de Bologne, établi à Rome depuis plusieurs années, Roberto Nanni est de ceux qui croient que le cinéma peut encore être pratiqué de façon obstinément libre. Issu de la scène punk-iconoclaste bolognaise des années ’70, c’est tout naturellement que Nanni va s’intéresser et se rapprocher de la scène indépendante anglaise et être influencé par le cinéma underground américain (Stan Brackhage, Jonas Mekas, Kenneth Anger …). Sa passion pour le cinéma est intimement liée aussi à la musique. Ses films, tournés en 8mm, Super8, 16mm, vidéo et depuis peu en digital, ont pour trait commun d’être des recherches de synthèse entre le son et l’image. Certains ont fait un rapprochement entre ses films et ceux de la dernière période de Derek Jarman. Nanni tourna d’ailleurs un film avec lui. Considéré en Italie comme un des expérimentateurs les plus importants de sa génération, Roberto Nanni fait preuve de ténacité pour préserver sa liberté que beaucoup saluent comme un vrai acte de résistance. La séance que nous lui consacrons se fera en sa présence, ainsi que celle de Steven Brown, du groupe Tuxedomoon, avec qui Nanni collabore depuis longtemps. Un projet (...)
    + L’amore vincitore
    Roberto Nanni, 1993, IT, video, 30'
    + Greenhouse Effect
    Roberto Nanni, 1988, IT, video, 23'
    + Pexer
    Roberto Nanni, 1987, IT, video, 5'
    + E lei si scordo’
    Roberto Nanni, 2008, IT, video, muet, 10'
    + Autoscatto
    Roberto Nanni, 2009, IT, video, vo it st ang, 21'
  • 22:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • jeu 06.10.2011
  • 20:00

    Olivier Dekegel, 2010, BE, super8 > video, vo fr , 43'
    "Dans le mouvement des choses, comme les nuages qui vont et viennent dans le ciel, il y a pour ceux qui comprennent, des signes d’un monde caché." C’est par ces mots qu’Olivier Dekegel introduit le récit de son expérience aux côtés de Gnawas du Maroc. Le voyage sera sensoriel. Caméra super8 et micro à la main, il suit ses amis membres de la confrérie, tour à tour "mendiants sacrés" dans la rue, maîtres des rituels lors des rassemblements et fêtes religieuses du Moussem, sacrificateurs, musiciens-guides pour les danses-trances, devins et possédés. Le film offre une plongée dans l’univers des Gnawas et permet de côtoyer leur monde occulte et mystérieux grâce au montage rythmé d’images et de sons, libre et inspiré, qui observe et guide en suivant les forces de la nature. On y retrouve un cinéma documentaire expérimental, intéressé par les expériences mystiques et leurs possibles représentations visuelles.
  • 22:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • ven 07.10.2011
  • 20:00

    Daniele Incalcaterra & Davide Pinardi, 1995, FR, video, vo it st fr, 78'
    Tourné entre mars et décembre 1994, "Repubblica Nostra" évoque une période cruciale de l’histoire récente de l’Italie, celle marquée par l’enquête Mani Pulite, révélatrice du système de corruption et d’extorsion qui s’opérait aux plus hauts niveaux du monde politique et financier italien. Le film suit deux magistrats du pool Mani Pulite, Piercamillo Davigo et Antonio Di Pietro, et deux candidats qui se présentèrent aux élections législatives cette année-là, Gianni Pilo (à l’époque bras-droit de Berlusconi) et Alvaro Superchi (ouvrier de l’entreprise Alfa Romeo, ex-communiste). Et de montrer comment, suite à la disparition de la démocratie-chrétienne et du parti socialiste, en l’espace de seulement trois mois, Berlusconi réussit à créer le parti Forza Italia et à gagner les élections. Il démissionnera quelques mois plus tard. Avec clarté et sagacité, "Repubblica Nostra" saisit les différentes composantes de la vie politique italienne, tout en nous livrant une réflexion sur les rapports entre le politique, le monde judiciaire et les médias. Produit par une société de production française, il est symptomatique que ce documentaire ait connu de grosses (...)
  • 22:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • sam 08.10.2011
  • 20:00

    Erik Gandini, 2009, SW-IT, 35mm, vo it st ang & nl, 84'
    "Meno male che Silvio c’è", "heureusement qu’il y a Silvio"… Quand le réalisateur Erik Gandini entendit pour la première fois ce slogan, issu de la dernière campagne électorale de Silvio Berlusconi, il crut qu’il s’agissait d’une parodie. Eh bien, que du contraire. Du coup, cette petite phrase est devenue le leitmotiv qui ponctue son documentaire "Videocracy", consacré à l’histoire de la télévision commerciale italienne et de son impact sur les spectateurs et la société transalpins. Avec "Videocracy", Gandini nous livre un savant et croustillant montage de séquences d’archives et d’interviews exclusives. Ils y sont tous : Berlusconi, Briatore, Corona, Mora, Ventura… Tous ces noms qui, depuis des mois, défraient la chronique en Italie. En parallèle, le film suit aussi l’itinéraire d’un jeune homme décidé à crever l’écran de télévision grâce à ses muscles et à sa belle gueule. On en reste bouche bée : ce que l’on voit est-il réel ? S’agit-il de fiction ou de documentaire ? Présenté au festival de Venise, le film suscita quelque émoi en Italie lors de sa sortie et sa bande-annonce fut censurée sur toutes les chaînes de la péninsule. Pourtant, ce (...)
  • 22:00

    Antonio Martino, 2009, IT, video, vo st ang, 50'
    St-Anna est un village de 500 âmes, dans le Sud de la Calabre. Jusqu’il y a quelques années, ce village était littéralement coupé du monde. Aujourd’hui il héberge un des plus grands centres d’accueil pour demandeurs d’asile d’Europe. Le nombre d’immigrés étant de loin supérieur à celui des autochtones, les tensions se font de plus en plus palpables dans les rues du village. "Niguri’" (signifiant "nègres" en dialecte calabrais) saisit avec beaucoup de finesse le malaise qui s’est installé dans le village et l’incommunicabilité régnant entre les demandeurs d’asile et les habitants. Le film soulève par ailleurs la question de l’absurdité de cette situation de melting-pot forcé. Avec d’une part les immigrés qui "attendent", et dont la présence au centre d’accueil se prolonge indéfiniment, et d’autre part les habitants qui "attendent" également, que la situation change, et qui n’en peuvent plus de voir ces hommes et femmes démunis hanter les rues du village. La Calabre, qui fut elle-même terre d’émigration, reste une des régions les plus pauvres d’Italie et ne sait comment gérer ce nouveau rôle qui lui est conféré : être aujourd’hui terre d’immigration. (...)
  • dim 09.10.2011
  • 20:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • 22:00

    Chiara Malta, 2008, FR-IT, super8 + 16mm > video, vo it st fr, 73'
    Chiara Malta est une jeune Italienne émigrée en France depuis une dizaine d’années. Elle découvre un jour que, quelques années auparavant et à son insu, son père Armando s’était rapproché de Berlusconi et du centre droit. Pour Chiara, cette découverte est un choc, car elle a toujours connu son père comme un syndicaliste convaincu et farouche défenseur du parti socialiste italien. Armando semble tout nier, esquivant les questions de sa fille. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se lance dans une véritable investigation, visant à comprendre les modalités du glissement idéologique de son père. Utilisant toutes les méthodes d’enregistrement possibles et imaginables (bandes son, répondeur téléphonique, super8, 16mm, vidéo), elle passe tout le monde à la moulinette : sa famille et ses proches, les amis du père, les membres du parti. Malgré le sérieux du propos, il en ressort un film étonnamment ludique (comprenant de petites séquences d’animation) et relativement insolite dans le panorama du documentaire italien. Au delà de la quête personnelle, le film témoigne de la difficulté de comprendre le choix d’opérer un revirement politique, le cas d’Armando étant loin d’être isolé en Italie.
  • jeu 13.10.2011
  • 20:00

    Ears Open pro­pose irré­gu­liè­re­ment dans la salle ou le foyer du Nova des écoutes col­lec­tives, dans la pénombre, de créa­tions plon­geant l’auditrice/eur dans le réel, l’imaginaire, le poé­tique, le poli­tique… Appel est lancé aux auteur(e)s afin qu’elles/ils nous fassent par­ve­nir sur CD/CDR/K7 ou MD un enre­gis­tre­ment s’inscrivant dans la créa­tion sonore. Cet appel est destiné tant aux individus qu’aux radios associatives ayant dans leur grille de programmes des émissions faisant référence à la thématique de cette soirée. Les enre­gis­tre­ments auront une durée maxi­male de 10 minutes et devront nous par­ve­nir au bureau du Nova au moins une semaine avant la "projection sonore". N’oubliez pas de joindre votre contact ! → Nova (Ears Open), 14 rue d’Arenbergstraat, 1000 Bruxxel
  • ven 14.10.2011
  • 20:00

    Augusto Tretti, 1972, IT, 35mm, vo st fr, 86'
    Augusto Tretti est un cinéaste au parcours maudit, qui n’a pu réaliser que quatre films en trente ans. Ceux-ci restent étrangement invisibles, aucun DVD n’existe. Pourtant des cinéphiles invétérés confèrent à Tretti un statut de réalisateur culte. "Il Potere", présenté à la Mostra de Venise de 1972, est considéré comme son chef-d’œuvre. Composé de cinq épisodes, il dénonce comment, depuis l’âge de la pierre jusqu’aux temps modernes en passant par l’époque romaine, le Far West et le fascisme, le Pouvoir est toujours resté aux mains de ceux qui n’ont eu aucun scrupule à utiliser la violence et l’oppression. Le ton du film est celui de la tragédie comico-burlesque, excentrique et irrévérencieuse. Certaines séquences semblent sortir tout droit du théâtre de l’absurde. Mais le côté démystificateur du film fut loin de plaire à certains politiciens influents de l’époque qui se sentirent autorisés à en entraver la distribution. Le soutien d’intellectuels et de cinéastes ne put empêcher une sorte de censure préventive. Fellini lança : "Je donne un conseil à tous mes amis producteurs : attrapez Tretti, faites-lui vite signer un contrat, et faites-lui tourner (...)
  • 22:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • sam 15.10.2011
  • 20:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • 22:00

    Antonio Martino, 2009, IT, video, vo st ang, 50'
    St-Anna est un village de 500 âmes, dans le Sud de la Calabre. Jusqu’il y a quelques années, ce village était littéralement coupé du monde. Aujourd’hui il héberge un des plus grands centres d’accueil pour demandeurs d’asile d’Europe. Le nombre d’immigrés étant de loin supérieur à celui des autochtones, les tensions se font de plus en plus palpables dans les rues du village. "Niguri’" (signifiant "nègres" en dialecte calabrais) saisit avec beaucoup de finesse le malaise qui s’est installé dans le village et l’incommunicabilité régnant entre les demandeurs d’asile et les habitants. Le film soulève par ailleurs la question de l’absurdité de cette situation de melting-pot forcé. Avec d’une part les immigrés qui "attendent", et dont la présence au centre d’accueil se prolonge indéfiniment, et d’autre part les habitants qui "attendent" également, que la situation change, et qui n’en peuvent plus de voir ces hommes et femmes démunis hanter les rues du village. La Calabre, qui fut elle-même terre d’émigration, reste une des régions les plus pauvres d’Italie et ne sait comment gérer ce nouveau rôle qui lui est conféré : être aujourd’hui terre d’immigration. (...)
  • dim 16.10.2011
  • 18:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • 20:00

    Lorella Zanardo, Marco Malfi Chindemi & Cesare Cantù, 2009, IT, video, vo st fr, 25'
    Décolletés plongeants sur des prothèses mammaires démesurément gonflées, "potiches" sur talons aiguilles qui se font filmer sous la jupe, femmes soumises et humiliées, visages inexpressifs et paralysés par trop d’opérations chirurgicales … Réalisé à partir d’extraits de la télévision italienne, privée et publique, "Il corpo delle donne" dénonce combien l’image de la femme est vulgaire, de mauvais goût et humiliante sur le petit écran qui trône dans les ménages italiens. Les femmes pensantes, mûres, vieilles ou “vraies” en sont tout simplement bannies. Quand les trois auteurs se lancèrent dans la réalisation de ce film-palimpseste, ils étaient loin de s’imaginer l’impact que celui-ci allait avoir. Diffusé gratuitement d’abord sur le web, ensuite dans des festivals et des villages un peu partout en Italie, il a été vu par plus de 3 millions de spectateurs ! En avant-programme nous vous présenterons le court-métrage "La vie en rose" (3’), de l’association "Donne Pensanti", sur l’usage du corps de la femme dans la publicité. La projection sera suivie d’un débat autour du film, animé par Valérie Brixhe, historienne de l’art, spécialisée dans la (...)
  • 22:00

    Matt Porterfield, 2010, US, 35mm, vo ang st fr, 87'
    Putty Hill. Dans ce quartier de la banlieue nord-est de Baltimore (Maryland), peuplé principalement par des familles de la classe ouvrière, la vie suit son cours entre un quotidien désenchanté et un avenir incertain, loin d’un certain Rêve Américain... Plus connue grâce aux films de John Waters et à l’excellente série télévisée "The Wire", Baltimore a beaucoup souffert du déclin économique et industriel qui a débuté dans les années 1970. À cette époque, le trafic de drogue et la violence qui en résultait y ont transformé certains quartiers en de véritables no man’s land. Aujourd’hui, Baltimore reste la ville qui compte le plus fort taux de dépendance à l’héroïne des USA. Bien que "Putty Hill" ne traite pas spécifiquement des problèmes de drogue, le film aborde leur impact à travers une des victimes de ce trafic : un adolescent, mort d’overdose. Sa disparition va révéler les liens profonds unissant sa famille et ses amis. Même si les sentiments restent difficiles à exprimer, même si les blessures du passé restent ouvertes, ce petit monde va trouver tant bien que mal du réconfort dans des plaisirs et des relations simples... Voilà pour la trame (...)
  • jeu 20.10.2011
  • 20:00

    Rencontres à Milton Keynes
    Ingo Baltes, 2011, BE, video, vo ang st fr, 72'
    Le réalisateur se perd en Angleterre, dans une ville nouvelle dont il ne soupçonnait pas l’existence. Milton Keynes ne répond en rien à ses réflexes d’orientation et met en doute tout ce qu’il sait de ce monde. Partant à la recherche d’un improbable centre-ville, il rencontre au hasard de son chemin un buveur de bière, une famille visitant une maison-modèle, un jeune amateur de voitures, un manager de quartier, un responsable des caddies, quelques officiels... Ces habitants semblent tous subir cette "ville du 21éme siècle" et en être les victimes. Cela vaut aussi pour l’architecte créateur de la ville qui, dans les années 1960, avait concrétisé cette utopie sur base des théories de l’urbaniste Melwyn Webber, partant de l´idée que le citoyen moderne n´a plus besoin de liens locaux. Ce qui importait, selon lui, c´est l´accès rapide via des réseaux efficaces à tous les lieux de la ville. Milton Keynes est la seule ville au monde réalisée à partir des idées de Webber. Dans cet urbanisme où tout est prévu, les personnages rencontrés se sont toutefois forgé leur place dans l’imprévu. C’est à cette place que le film s’intéresse car dans une société à ce (...)
  • 22:00

    Elio Petri, 1976, IT, 35mm, vo st ang, 120'
    Alors qu’une épidémie sévit en Italie, une coterie de politiciens, de grands patrons, d’industriels et de banquiers se retrouve dans un hôtel appelé "Zafer", coupé du monde, pour un rendez-vous annuel. Chaque année ils y font des exercices spirituels pour se laver de tous leurs péchés. Mais cette fois la réunion revêtira un caractère inhabituel, car on y décidera aussi du renouveau du "Parti". Il n’en faudra pas plus pour que des luttes de pouvoir prennent le dessus sur les bonnes intentions et la morale chrétienne. Les exercices spirituels sont vite oubliés et de mystérieux homicides viennent perturber le climat faussement feutré de ce rendez-vous. Librement inspiré du roman homonyme "Todo Modo" de Leonardo Sciascia, qui d’ailleurs collabora à l’écriture du scénario, ce film absolument hors du commun est une parodie noire et cinglante de la corruption et du cynisme qui priment dans la vie politique italienne. Réalisé pendant les années de plomb, le film visait la Démocratie Chrétienne qui, depuis la 2ème guerre mondiale, dominait le paysage politique italien. Embarrassant pour la classe politique, le film fut retiré de la circulation et le négatif, (...)
  • ven 21.10.2011
  • 19:30

    La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !
  • 20:00

    Augusto Tretti, 1972, IT, 35mm, vo st fr, 86'
    Augusto Tretti est un cinéaste au parcours maudit, qui n’a pu réaliser que quatre films en trente ans. Ceux-ci restent étrangement invisibles, aucun DVD n’existe. Pourtant des cinéphiles invétérés confèrent à Tretti un statut de réalisateur culte. "Il Potere", présenté à la Mostra de Venise de 1972, est considéré comme son chef-d’œuvre. Composé de cinq épisodes, il dénonce comment, depuis l’âge de la pierre jusqu’aux temps modernes en passant par l’époque romaine, le Far West et le fascisme, le Pouvoir est toujours resté aux mains de ceux qui n’ont eu aucun scrupule à utiliser la violence et l’oppression. Le ton du film est celui de la tragédie comico-burlesque, excentrique et irrévérencieuse. Certaines séquences semblent sortir tout droit du théâtre de l’absurde. Mais le côté démystificateur du film fut loin de plaire à certains politiciens influents de l’époque qui se sentirent autorisés à en entraver la distribution. Le soutien d’intellectuels et de cinéastes ne put empêcher une sorte de censure préventive. Fellini lança : "Je donne un conseil à tous mes amis producteurs : attrapez Tretti, faites-lui vite signer un contrat, et faites-lui tourner (...)
  • 22:00

    Erik Gandini, 2009, SW-IT, 35mm, vo it st ang & nl, 84'
    "Meno male che Silvio c’è", "heureusement qu’il y a Silvio"… Quand le réalisateur Erik Gandini entendit pour la première fois ce slogan, issu de la dernière campagne électorale de Silvio Berlusconi, il crut qu’il s’agissait d’une parodie. Eh bien, que du contraire. Du coup, cette petite phrase est devenue le leitmotiv qui ponctue son documentaire "Videocracy", consacré à l’histoire de la télévision commerciale italienne et de son impact sur les spectateurs et la société transalpins. Avec "Videocracy", Gandini nous livre un savant et croustillant montage de séquences d’archives et d’interviews exclusives. Ils y sont tous : Berlusconi, Briatore, Corona, Mora, Ventura… Tous ces noms qui, depuis des mois, défraient la chronique en Italie. En parallèle, le film suit aussi l’itinéraire d’un jeune homme décidé à crever l’écran de télévision grâce à ses muscles et à sa belle gueule. On en reste bouche bée : ce que l’on voit est-il réel ? S’agit-il de fiction ou de documentaire ? Présenté au festival de Venise, le film suscita quelque émoi en Italie lors de sa sortie et sa bande-annonce fut censurée sur toutes les chaînes de la péninsule. Pourtant, ce (...)
  • sam 22.10.2011
  • 18:00

    Chronique de la Toscane rouge
    Hugues Le Paige, 2005, BE-FR, video, vo it st fr, 85'
    Dans les années ’80, le village de Mercatale en Toscane était surnommé "La petite Russie", du fait que la plupart de ses habitants étaient membres du Parti Communiste Italien (PCI). En 1982, Hugues Le Paige, alors journaliste à la RTBF, commence un documentaire dont le tournage s’étalera sur 22 ans. À raison d’un tournage tous les deux-trois ans, il suit le parcours de Carlo, Claudio, Vincenzo et Fabiana, quatre militants communistes. Au travers de leurs histoires personnelles, c’est un pan important de l’histoire de la gauche italienne et du contexte politique qui sont évoqués : la mort du leader communiste Enrico Berlinguer en 1984, la chute du mur de Berlin en 1989, la dissolution du PCI et sa transformation en PDS en 1991, la victoire de Silvio Berlusconi en 1994, la victoire de Romano Prodi en 1996, la nouvelle victoire de Berlusconi en 2001... Comme le titre le suggère, "Il fare politica" questionne la nature de l’engagement politique : "Ne pas rester là à regarder. Participer. Être protagoniste de l’histoire qui se fait, des mutations en cours", disent les quatre protagonistes de ce film-document. Marquant et unique.
  • 20:00

    Nouveaux médias vs médias traditionnels
    L’Italie vit une situation totalement inédite pour un pays dit démocratique : c’est le seul pays occidental où un premier ministre contrôle directement et de façon immodérée la plupart des grands médias. À travers son groupe privé, Mediaset, Silvio Berlusconi possède trois des plus importantes télévisions privées, des stations de radio, des journaux, des revues, ainsi que la plus grande maison d’édition du pays. Il exerce aussi son pouvoir sur les trois chaînes de télévision publiques. Sans compter qu’il possède des sociétés de production et de distribution cinéma, des salles de cinémas, des vidéoclubs... Pourtant, lors des dernières élections municipales, Berlusconi a essuyé une cuisante défaite. Internet et les sites sociaux ont en effet permis à la société civile de se réapproprier le droit de parole et ainsi de se mobiliser. La table ronde fera le point sur la place des nouveaux médias face à l’omniprésence berlusconienne. Modération : – Giuseppe Santoliquido : Giuseppe Santoliquido est politologue. Spécialisé en politique italienne, il collabore régulièrement avec La Libre Belgique et La Revue Nouvelle. Ses articles sont repris sur de (...)
  • 22:00

    Donata Gallo, 2009, IT, video, vo st fr, 70'
    Programmé en décembre dernier dans le cadre de "Radio Activities", nous proposons à nouveau ce documentaire unique sur l’expérience de Radio Città Futura. Créée à Rome en 1976, en pleine "années de plomb", l’histoire de cette radio indépendante est fortement liée à Renzo Rossellini, fils du réalisateur Roberto Rosselini. Proche du mouvement Avanguardia Operaia, "la radio a été une sorte de miracle dans lequel se sont retrouvés des gens de provenances très diverses mais avec des idées claires sur deux vrais discriminants : l’opposition à l’État et l’opposition aux Brigades rouges". Comptant en son sein de nombreuses femmes, la radio est restée tristement célèbre pour avoir vu son émission féministe Radio Donna subir un assaut de la part d’un commando néofasciste en janvier 1979 (tirs à balles réelles, cocktails molotov, cinq blessées graves). Trente ans plus tard, la documentariste Donata Gallo réalise ce film-document où elle retrouve les hommes et les femmes qui étaient au cœur de Radio Città Futura, exhumant par la même occasion des images d’archives rares et éloquentes.
  • dim 23.10.2011
  • 17:00

    Le cinéma politique italien existe encore
    Si la tradition du cinéma politique existe de longue date en Italie, il est certain que depuis quelques années le cinéma engagé y a refait surface avec une nouvelle verve et énergie. Produits la plupart du temps sans ou avec peu de subsides publiques, ou alors grâce à des aides trouvées à l’étranger (en Italie les aides publiques pour le cinéma sont maigres et les quelques subventions régionales ne peuvent remplacer une politique de subvention plus structurée), nombre de films dénoncent la progressive déliquescence de l’État, ses dysfonctionnements et perversions. Malheureusement, faute de structures de distribution adéquates, la plupart de ces films peinent à être montrés non seulement à l’étranger mais aussi en Italie. C’est une sorte de censure économique qui s’opère. La dernière table ronde sera consacrée à ce cinéma qui, de façon ludique ou sérieuse et toujours audacieuse, bouscule les idées reçues et l’engourdissement. Modération : Dan Cukier, ex président de la Commission de sélection des films de la Communauté Française. Participent : – Renzo Rossellini : réalisateur, producteur (Fellini, Scola, Moretti, Cavani, Monicelli, pour n’en (...)
  • 21:00

    Elio Petri, 1976, IT, 35mm, vo st ang, 120'
    Alors qu’une épidémie sévit en Italie, une coterie de politiciens, de grands patrons, d’industriels et de banquiers se retrouve dans un hôtel appelé "Zafer", coupé du monde, pour un rendez-vous annuel. Chaque année ils y font des exercices spirituels pour se laver de tous leurs péchés. Mais cette fois la réunion revêtira un caractère inhabituel, car on y décidera aussi du renouveau du "Parti". Il n’en faudra pas plus pour que des luttes de pouvoir prennent le dessus sur les bonnes intentions et la morale chrétienne. Les exercices spirituels sont vite oubliés et de mystérieux homicides viennent perturber le climat faussement feutré de ce rendez-vous. Librement inspiré du roman homonyme "Todo Modo" de Leonardo Sciascia, qui d’ailleurs collabora à l’écriture du scénario, ce film absolument hors du commun est une parodie noire et cinglante de la corruption et du cynisme qui priment dans la vie politique italienne. Réalisé pendant les années de plomb, le film visait la Démocratie Chrétienne qui, depuis la 2ème guerre mondiale, dominait le paysage politique italien. Embarrassant pour la classe politique, le film fut retiré de la circulation et le négatif, (...)