• ven 12.08.2011
  • 19:00 Lieu

    Bruxelles a un canal et donc des quais. Ceux-ci ont servi pendant des décennies comme lieu de chargement et de déchargement du charbon et de matériaux, utiles au fonctionnement des industries et à la construction de la ville. Aujourd’hui encore, nombre de ces quais accueillent des activités économiques productives. Le quai de Biestebroeck, situé juste après le pont de Cureghem au coeur d’Anderlecht, présente d’ailleurs ce visage industriel qui tend à disparaître quand on se rapproche du centre-ville. Et de fait, la nouvelle marotte des villes métropoles sur lesquelles Bruxelles doit s’aligner est de transformer les zones portuaires et autres friches industrielles en lieu de loisir et de plaisance dominé par des logements haut de gamme qui recyclent les traces de l’industrie en faire-valoir immobilier. Le quai de Biestebroeck n’échappe pas à cette loi des villes vitrines du capital. La commune d’Anderlecht veut y développer un projet-phare urbanistique. Pour le bourgmestre, "le quartier du Bassin de Biestebroeck a besoin d’être totalement repensé, revu et corrigé pour mieux pouvoir le rentabiliser et le rationaliser. Cet endroit n’est pas aménagé (...)
  • 20:00 Concert

    Icône dandy de la scène underground d’Osaka, Arco Degurutieni est un poète multi-instrumentiste (il joue du violon comme de la double basse, de l’accordéon comme de la guitare...) dont le style musical démontre son amour pour la culture européenne. Accompagné du clarinettiste diabolique Yaburinko-Ne et du violoncelliste hystérique Atsuko Hatano, il mélange ces sons dans une musique bien à lui oscillant entre rock jazzy et pop électro. Sa voix sombre, qui n’est pas sans rappeler celle de Tom Waits, nous emmène dans un univers fantasmagorique, décadent et mélancolique. Leurs spectacles se dégustent comme on feuillette un grand livre d’images, peuplé de gangsters et d’images érotiques. Ceux qui les ont vu avec Matthieu Ha en Belgique en 2007 ne sont pas prêts de l’oublier. Revoici Degurutieni ! En concert sur les berges du canal et en accompagnement musical sur "A propos de Nice", ça promet d’être un grand moment...
  • 21:30 Court métrage

    Jean Vigo, 1930, FR, 35mm, muet, 25'
    Ha, Nice ! Son port de plaisance, sa promenade anglaise, ses bourgeois en vacances. Sans oublier ses quartiers populaires et son carnaval. Sous l’oeil acerbe de Jean Vigo et son opérateur Boris Kaufman, un "point de vue documenté" poético-subversif sur un haut lieu de villégiature de la Côte d’Azur où les riches s’ennuient et le populo rit. Classique joyeusement anar tourné en 1929, "A propos de Nice" sera accompagné ce soir par les musiciens de Degurutieni.
  • 22:00 Film

    El Hombre de al Lado
    Mariano Cohn & Gaston Duprat, 2009, AR, 35mm, vo es st fr, 110'
    Sous-titré "le voisin que Le Corbusier n’avait pas prévu", "L’homme d’à côté" a comme décor principal la maison Curutchet, unique bâtiment outre-Atlantique du célèbre architecte français. Leonardo, désigner arrogant et branché de Buenos Aires, y vit paisiblement avec sa femme et sa fille, jusqu’au jour où Victor, son inquiétant voisin, décide de percer une fenêtre dans le mur mitoyen donnant sur sa cour intérieure. Deux mondes antagonistes se rencontrent, le malaise allant en crescendo jusqu’au couperet final. Doté d’un humour noir qui en ravira plus d’un, cette fable évoque avec finesse ce que peut être un conflit de voisinage dans un quartier gentrifié. Ou comment des gens huppés peuvent difficilement s’accommoder d’une classe populaire ne partageant pas les mêmes valeurs. Une situation révélant aussi les faux semblants que ni l’harmonie d’un chef-d’oeuvre corbuséen, ni la culture élitaire de ses habitants ne pourront longtemps (se) cacher. Une comédie grinçante comme "bâtie" pour notre PleinOPENair, en exclusivité !
  • 24:00 Concert

    Icône dandy de la scène underground d’Osaka, Arco Degurutieni est un poète multi-instrumentiste (il joue du violon comme de la double basse, de l’accordéon comme de la guitare...) dont le style musical démontre son amour pour la culture européenne. Accompagné du clarinettiste diabolique Yaburinko-Ne et du violoncelliste hystérique Atsuko Hatano, il mélange ces sons dans une musique bien à lui oscillant entre rock jazzy et pop électro. Sa voix sombre, qui n’est pas sans rappeler celle de Tom Waits, nous emmène dans un univers fantasmagorique, décadent et mélancolique. Leurs spectacles se dégustent comme on feuillette un grand livre d’images, peuplé de gangsters et d’images érotiques. Ceux qui les ont vu avec Matthieu Ha en Belgique en 2007 ne sont pas prêts de l’oublier. Revoici Degurutieni ! En concert sur les berges du canal et en accompagnement musical sur "A propos de Nice", ça promet d’être un grand moment...
  • sam 13.08.2011
  • 19:00 Lieu

    Bruxelles a un canal et donc des quais. Ceux-ci ont servi pendant des décennies comme lieu de chargement et de déchargement du charbon et de matériaux, utiles au fonctionnement des industries et à la construction de la ville. Aujourd’hui encore, nombre de ces quais accueillent des activités économiques productives. Le quai de Biestebroeck, situé juste après le pont de Cureghem au coeur d’Anderlecht, présente d’ailleurs ce visage industriel qui tend à disparaître quand on se rapproche du centre-ville. Et de fait, la nouvelle marotte des villes métropoles sur lesquelles Bruxelles doit s’aligner est de transformer les zones portuaires et autres friches industrielles en lieu de loisir et de plaisance dominé par des logements haut de gamme qui recyclent les traces de l’industrie en faire-valoir immobilier. Le quai de Biestebroeck n’échappe pas à cette loi des villes vitrines du capital. La commune d’Anderlecht veut y développer un projet-phare urbanistique. Pour le bourgmestre, "le quartier du Bassin de Biestebroeck a besoin d’être totalement repensé, revu et corrigé pour mieux pouvoir le rentabiliser et le rationaliser. Cet endroit n’est pas aménagé (...)
  • 20:00 Concert

    BooDooRoo c’est un fameux cocktail en soi : imaginez donc un oud électrique tout droit sorti des faubourgs perses aux effets hypnotiques accompagné de claviers, le tout oscillant entre l’Ethiopie et la pop nordique avec un groove sans répit. Ajoutez-y une voix chaude et éraillée qui tantôt chante, tantôt conte les désemparements d’une liberté nouvellement née… on pense à la Tunisie. BooDooRoo se définirait comme une "soul africaine anxieuse, un rock blues sous haute tension, du punk calligraphié aux accents arabes, aux histoires mordantes, aux pulsations citadines, empruntant autant à la culture Chaabi algérienne qu’à Hendrix ou Allen Ginsberg…". Cet OVNI musical envoûtant porté par six bruxellois est encore tout frais émoulu et n’a donc encore aucun support enregistré. Raison de plus pour venir à la découverte de ces musiciens aux origines tunisiennes, belges, françaises et sans frontières musicales.
  • 21:30 Court métrage

    POA-PTTL, 2011, BE, video, vo fr , 20'
    Un vrai film historique mêlant le ton de l’humour noir à celui d’un faux reportage de propagande... Cette année, le PleinOPENair et Plus Tôt Te Laat (PTTL) vous proposent un avant-programme inspiré en droite ligne du langage du monde de la promotion immobilière, des pouvoirs publics et de la presse au sujet de leurs appétits sur le canal et ses abords. Il vous fera découvrir quelques-uns des projets pharaoniques que certains investisseurs privés caressent pour "réhabiliter" cette partie de Bruxelles, qu’ils perçoivent comme un nouvel Eldorado. Un plongeon qui vous fera rire ou pleurer, c’est selon...
  • 22:00 Film

    Tizza Covi & Rainer Frimmel, 2009, AU, 35mm, vo it st fr & nl, 104'
    Patricia est une femme d’âge mûr qui vit avec son compagnon, Walter, dans une roulotte parquée sur une aire de camping, cachée derrière des palissades, dans la banlieue de Rome. Terrains vagues, bords de routes assourdissants et travées boueuses constituent leur décor quotidien. Avec leur neveu Tairo, un adolescent espiègle qui vit dans un camping-car voisin, ils tentent de gagner leur vie en faisant tourner leur petit cirque (quelques chèvres, un numéro de lancer de couteaux...) de banlieue en banlieue. Un jour, à la recherche de son chien, Patricia découvre une gamine de deux ans, portant sur elle un morceau de papier indiquant que sa mère viendra la rechercher dans quelques jours. Plutôt que livrer la jeune Asia à la police, Patricia la prend en charge avec l’aide de Tairo... C’est autour de cette trame ténue, mais inspirée de faits réels, que va se construire ce film fort et sensible. La grande réussite des réalisateurs est d’amener une donnée fictionnelle (l’abandon d’une fillette) dans la vie de ses personnages, qui sont eux bien réels et jouent pour ainsi dire leur propre rôle. "La Pivellina" ("La débutante") résonne donc quasi comme un (...)
  • mer 17.08.2011
  • 12:00 Lieu

    Non, Cosmos n’est pas un centre d’observation des étoiles ou une nouvelle antenne du Nova à Anderlecht, c’est une association flamande bien implantée dans le quartier où se croisent quotidiennement habitants de Cureghem et d’ailleurs, tantôt autour de la table du restaurant social, d’un babel-café, ou encore autour d’un film ou d’un atelier de couture. Véritable lieu de convergence, c’est là aussi que les associations se rassemblent pour organiser la fête annuelle du quartier ou pousser une gueulante quand on stigmatise trop Cureghem comme zone de non-droit. Le PleinOPENair ne pouvait que s’y arrêter pour y faire étape. Nous nous y retrouverons le mercredi 17 août dès 14h pour un après-midi et une soirée mêlant projections, écoutes sonores, table d’hôte, débat et discussion sur le quartier, loin des clichés qu’il subit. Pour ceux qui le souhaitent, possibilité de venir manger à midi au restaurant social, un repas complet pour 4 euros seulement : réservez votre repas au plus tard la veille au 02/527.89.73. Salle Cosmos, 14 rue Dr de Meersmanstraat, 1070 Bxl > Plan d’accès BUS : 46 (Liverpool - Conseil / Raad) • Bus de nuit / nachtbus : N13 (...)
  • 14:00 Installation sonore

    L’abattoir d’Anderlecht est un lieu singulier. Il est l’un des seuls en Europe qui se trouve encore en ville et qui, fait exceptionnel, couvre tout le processus d’abattage, de l’arrivée de l’animal vivant jusqu’à la vente en détail. Beaucoup de Bruxellois l’ignorent. Et pour cause : l’abattoir d’Anderlecht ne fait l’objet d’aucune forme d’information et ne jouit d’aucun prestige – phénomène assez récent dans l’histoire du site. Pourquoi ? Sous cette invisibilité ne se terrerait-il pas quelque inavouable honte, quelque obscur mépris ou autre manifestation de nos très archaïques fantasmes de barbarie ? Cet abattoir ne ferait-il pas l’objet d’un déni, symptomatique du rapport de notre société à la vie et à la mort ? Bruxelles nous apparient (BNA-BBOT) a décidé d’aller à la rencontre des travailleurs de l’abattoir, mais également des habitants du quartier, pour tenter d’en savoir un peu plus sur ce qui se révèle être "une exception bruxelloise". En attendant la finalisation de ce travail documentaire ("Des abattoirs à abattre : anatomie du propre et de l’impropre"), BNA-BBOT nous propose une diffusion de témoignages sonores. Appel à témoignages : (...)
  • 14:00 Web TV

    En février 2011, l’asbl Les Corsaires démarrait un nouveau projet : une webtélé mensuelle de 15 minutes dont le but est d’informer le public des initiatives citoyennes trouvant racines dans les quartiers populaires de Bruxelles. Située à deux pas de la place Lemmens à Cureghem/Anderlecht, Corsaires TV a pour ambition de mener un travail participatif qui éveille la curiosité des internautes pour des univers absents de leurs écrans. Sa vocation : proposer une image nouvelle des quartiers populaires, une image à la fois revigorante et plus juste que celle, un rien dépressive et souvent stigmatisante, véhiculée par les médias. Corsaires TV ne s’arrête pas là et propose que chaque émission soit conçue par un groupe de personnes issues des associations partenaires du projet. Proposer à des novices de produire eux-mêmes de l’information, c’est non seulement leur donner une opportunité de développer une foule de compétences nouvelles mais aussi de comprendre comment se crée l’information qu’ils reçoivent quotidiennement et ainsi développer leur esprit critique. Pour cette étape du PleinOPENair, Les Corsaires présenteront leur webtélé à travers la (...)
  • 18:00 Installation sonore

    L’abattoir d’Anderlecht est un lieu singulier. Il est l’un des seuls en Europe qui se trouve encore en ville et qui, fait exceptionnel, couvre tout le processus d’abattage, de l’arrivée de l’animal vivant jusqu’à la vente en détail. Beaucoup de Bruxellois l’ignorent. Et pour cause : l’abattoir d’Anderlecht ne fait l’objet d’aucune forme d’information et ne jouit d’aucun prestige – phénomène assez récent dans l’histoire du site. Pourquoi ? Sous cette invisibilité ne se terrerait-il pas quelque inavouable honte, quelque obscur mépris ou autre manifestation de nos très archaïques fantasmes de barbarie ? Cet abattoir ne ferait-il pas l’objet d’un déni, symptomatique du rapport de notre société à la vie et à la mort ? Bruxelles nous apparient (BNA-BBOT) a décidé d’aller à la rencontre des travailleurs de l’abattoir, mais également des habitants du quartier, pour tenter d’en savoir un peu plus sur ce qui se révèle être "une exception bruxelloise". En attendant la finalisation de ce travail documentaire ("Des abattoirs à abattre : anatomie du propre et de l’impropre"), BNA-BBOT nous propose une diffusion de témoignages sonores. Appel à témoignages : (...)
  • 20:00 Web TV

    En février 2011, l’asbl Les Corsaires démarrait un nouveau projet : une webtélé mensuelle de 15 minutes dont le but est d’informer le public des initiatives citoyennes trouvant racines dans les quartiers populaires de Bruxelles. Située à deux pas de la place Lemmens à Cureghem/Anderlecht, Corsaires TV a pour ambition de mener un travail participatif qui éveille la curiosité des internautes pour des univers absents de leurs écrans. Sa vocation : proposer une image nouvelle des quartiers populaires, une image à la fois revigorante et plus juste que celle, un rien dépressive et souvent stigmatisante, véhiculée par les médias. Corsaires TV ne s’arrête pas là et propose que chaque émission soit conçue par un groupe de personnes issues des associations partenaires du projet. Proposer à des novices de produire eux-mêmes de l’information, c’est non seulement leur donner une opportunité de développer une foule de compétences nouvelles mais aussi de comprendre comment se crée l’information qu’ils reçoivent quotidiennement et ainsi développer leur esprit critique. Pour cette étape du PleinOPENair, Les Corsaires présenteront leur webtélé à travers la (...)
  • 20:30 Film + débat

    Gaëlle Komàr, 2011, BE, video, vo fr st ang, 78'
    A l’aube, les animaux pénètrent par centaines dans l’abattoir. Des hommes les réceptionnent, la mise à mort est la première étape de leur transformation. La chaîne, une fois alimentée, imprime le rythme de travail : la nature animale, comme le savoir-faire de l’ouvrier, sont soumis à la cadence... Pour son premier film, Gaëlle Komàr aborde un sujet tabou dans notre société où la consommation de viande est une habitude complètement déconnectée de la réalité de sa production. Ramenant d’impressionnantes images d’un abattoir industriel de taille moyenne, semblable à celui d’Anderlecht, elle nous montre le quotidien des ouvriers et la froideur mécanique de la mise à mort de l’animal, organisée en chaîne quasi robotisée. Un très beau travail de cinéma qui évite le piège de l’esthétisme et du voyeurisme, repose davantage sur le travail d’image et de son que sur la parole, laissant ainsi le spectateur penser par lui-même. Cette projection en avant-première sera suivie d’une discussion avec la réalisatrice et des membres de l’Unité 21 de l’école La Cambre-Horta, qui ont travaillé pendant trois ans avec leurs étudiants sur le site des Abattoirs (...)
  • ven 19.08.2011
  • 19:00 Lieu

    Etalé sur 3 km2, Cureghem représente un cinquième du territoire d’Anderlecht. Cet ancien hameau des faubourgs bruxellois se développa autour de la Senne et du premier canal construit en 1827 avec son cortège d’industries, auxquels s’ajoutent l’Ecole des Vétérinaires (1835), les Abattoirs d’Anderlecht (1890), ainsi que l’essor des chemins de fer avec la gare de Cureghem (inaugurée en 1870 face du Quai de Biestebroeck et détruite en 1990) et celle du Midi. La fulgurance du développement économique, démographique et urbanistique du quartier n’eut d’égal que la puissance de son déclin à la fin du rêve industriel. Heureusement, les immigrés venus s’y installer y ont depuis développé de nouvelles activités, en partie basées sur le recyclage et la débrouille. Aujourd’hui, Cureghem est fréquenté pour ses commerces alimentaires, de vêtements (quartier du Triangle), ses garages (Heyvaert), ou encore ses églises évangélistes. Plusieurs écoles professionnelles y sont basées. Mais, longtemps délaissé par les pouvoirs publics, Cureghem reste un lieu de transit et frôle avec les records de chômage (quasi 30%). Les nombreux contrats de quartier n’y ont pas changé (...)
  • 20:00 Concert

    "Prezy" pour Président : une personne sensée en toute circonstance avoir un discours réfléchi. "H" pour Hôpital : là où pendant une convalescence le forçant à abandonner sa passion pour le sport, notre homme a décidé de se lancer dans l’écriture. Voici Prezy-H, Camerounais de Bruxelles, où il a débarqué après dix années passées en France. Proche de rappeurs comme Pitcho ou Uman, il a à son actif un album ("Le prix des rêves"), plusieurs EP et au moins un tube : le fameux "La famille". Adepte de l’autodérision lyricale, Prezy y fait preuve d’une sincérité et d’un franc parler à l’apparence parfois enfantine. Les morceaux mélodiques y côtoient des beats plus lourds, suivant l’inspiration d’une plume souvent humoristique et décalée, oscillant entre sujets graves et textes plus légers. Et sur scène, ça groove !
  • 21:30 Court métrage

    POA-PTTL, 2011, BE, video, vo fr , 20'
    Un vrai film historique mêlant le ton de l’humour noir à celui d’un faux reportage de propagande... Cette année, le PleinOPENair et Plus Tôt Te Laat (PTTL) vous proposent un avant-programme inspiré en droite ligne du langage du monde de la promotion immobilière, des pouvoirs publics et de la presse au sujet de leurs appétits sur le canal et ses abords. Il vous fera découvrir quelques-uns des projets pharaoniques que certains investisseurs privés caressent pour "réhabiliter" cette partie de Bruxelles, qu’ils perçoivent comme un nouvel Eldorado. Un plongeon qui vous fera rire ou pleurer, c’est selon...
  • 22:00 Film

    Spike Lee, 1989, US, 35mm, vo st fr & nl, 120'
    Au son de la radio de Señor Love Daddy, les habitants de Bedford-Stuyvesant (Brooklyn) se réveillent sous la canicule de l’été. Seuls blancs du quartier, Sal et ses deux fils ouvrent leur pizzeria. Ils sont rejoints par l’indolent Mookie, qui va passer cette longue journée à livrer des pizzas dans le quartier, incarnant une sorte de médiateur entre des univers opposés : la communauté afro-américaine et le patronat blanc de la pizzeria. Inspiré de la tragédie de Howard Beach au cours de laquelle un jeune Afro-américain fut lynché par une foule d’Italo-américains, ce film est un portrait coloré de Brooklyn et une réflexion sur le racisme et les relations complexes entre des communautés dont les droits sont parfois bafoués. A l’époque, le Hip-Hop est à son apogée (le personnage de Radio Raheem incarne cette voix engagée avec son ghettoblaster jouant "Fight the Power") et le phénomène de la gentrification fait son apparition dans les quartiers populaires... Parsemé d’allusions culturelles et historiques, "Do the Right Thing" nous fait le bonheur d’éviter les dichotomies simplistes, s’attachant aux dialectiques amour/haine et pacifisme/violence, (...)
  • sam 20.08.2011
  • 16:00 Balade

    Balade sur ce remarquable site de 10 hectares où sont en activité l’un des derniers abattoirs urbains d’Europe et le plus grand marché alimentaire de Bruxelles (100.000 visiteurs chaque semaine). Créé en 1890 à proximité de la gare de Cureghem, de l’Ecole des vétérinaires et du canal, l’abattoir d’Anderlecht a connu des années de prospérité avant d’entamer un lent déclin aboutissant en 1970 au retrait du label CEE et à l’interdiction d’exporter la viande qui y était abattue. Cette situation a conduit les maîtres-abatteurs et les grossistes à se regrouper au sein d’une société anonyme (Abatan) qui obtint de la commune en 1983 de gérer les abattoirs pour une durée de 30 ans. Avec le soutien de fonds européens et de la Région bruxelloise, cette société envisage aujourd’hui de transformer le site en un pôle événementiel avec marché de standing et espace de congrès assorti de logements, quitte à effacer sa fonction originale et à participer à la gentrification du quartier. Des professeurs et étudiants de La Cambre-Horta (qui travaille depuis 3 ans sur cette question), un membre du Centre de rénovation urbaine (CRU) et un représentant d’Abatan évoqueront (...)
  • 19:00 Lieu

    Etalé sur 3 km2, Cureghem représente un cinquième du territoire d’Anderlecht. Cet ancien hameau des faubourgs bruxellois se développa autour de la Senne et du premier canal construit en 1827 avec son cortège d’industries, auxquels s’ajoutent l’Ecole des Vétérinaires (1835), les Abattoirs d’Anderlecht (1890), ainsi que l’essor des chemins de fer avec la gare de Cureghem (inaugurée en 1870 face du Quai de Biestebroeck et détruite en 1990) et celle du Midi. La fulgurance du développement économique, démographique et urbanistique du quartier n’eut d’égal que la puissance de son déclin à la fin du rêve industriel. Heureusement, les immigrés venus s’y installer y ont depuis développé de nouvelles activités, en partie basées sur le recyclage et la débrouille. Aujourd’hui, Cureghem est fréquenté pour ses commerces alimentaires, de vêtements (quartier du Triangle), ses garages (Heyvaert), ou encore ses églises évangélistes. Plusieurs écoles professionnelles y sont basées. Mais, longtemps délaissé par les pouvoirs publics, Cureghem reste un lieu de transit et frôle avec les records de chômage (quasi 30%). Les nombreux contrats de quartier n’y ont pas changé (...)
  • 20:00 Concert

    Mam’Sika est la rencontre entre le jazz, l’Afrique, la musique de l’Est, l’improvisation et la transe. Ou comment la musique sublime et transfigure les frontières et les territoires. Mêlant des mesures impaires, des modes influencés de musiques du monde, de la funk, de l’électro et de l’improvisation, Mam’sika invente un "jazz nomade". Les textes en français, fon (bénin) ou en langage imaginaire laissent une grande place à l’imprévu et au dialogue scénique entre les membres du groupe. Composé de Sika Gblondoumé, chanteuse, vocaliste, explorant la voix dans tous ses registres. De Cyril Blanc, percusionniste éclectique de congas, cajun, bongos et autre udu. Du guitariste Thierry Fornel, joueur de n’goni et de oud. Et de Hugues Vincent, violoncelliste sans filet. Entre musiques traditionnelles et musiques d’aujourd’hui, Mam’Sika vous emmène en voyage…
  • 21:30 Court métrage

    Corsaires, 2011, BE, video, vo fr , 4'
    Deux petits reportages réalisés par Corsaires TV, web télévision basée à Cureghem, consacrés à la Tiss Team : un groupe de tout jeunes rappeurs formé dans le cadre d’un atelier d’écriture dans le quartier du square Albert 1er.
  • 22:00 Film

    Agostino Ferrente, 2006, IT, 35mm, vo st fr, 93'
    La Piazza Vittorio, à Rome, est devenue au fil des dernières années un quartier où les Italiens sont une minorité de la population qui y habite. Le boulanger est chinois, l’épicier du coin bengalais, et les parfums épicés se mélangent avec ceux de "la pizza al taglio". De nombreux habitants du quartier sont aussi musiciens, certains autodidactes, d’autres diplômés. Certains vivotent de leur musique en jouant dans les rues, d’autres préfèrent faire la plonge dans un restaurant pour gagner leur bout de pain quotidien. Faire d’un orchestre de musique mélangeant ces réalités diverses, un lieu de dépassement de nos morcellements et d’encrage sur un territoire urbain composite, tel est le pari d’une poignée d’habitants du quartier, et aussi le défi d’Agostino Ferrente qui, soulevant maintes questions tout en nous divertissant, réussit là un projet de film unique en son genre. Et cet orchestre hors norme n’est pas une fiction !
  • mer 24.08.2011
  • 16:00 Balade

    Depuis quelques années, le canal de Bruxelles a le vent en poupe. Pouvoirs publics, administrations, promoteurs et autres développeurs ont tous les yeux rivés sur ce bras d’eau traversant les quartiers populaires de la ville, regroupés sous le nom de "croissant pauvre". Depuis les années 90, les contrats de quartier et les fonds européens pleuvent sur ce territoire déshérité. Un bienfait ? D’aucuns l’affirment. C’est oublier que le canal a une fonction économique qui n’est pas celle de la promotion immobilière, mais bien celle du transport de matériaux et de marchandises au bénéfice de la ville. C’est oublier qu’habitent dans ces quartiers des personnes peu argentées qui trouvent encore là à se loger et vivre d’une économie de subsistance. De nombreux projets immobiliers qui se concoctent et se bousculent sur les rives du canal semblent vouloir faire table rase de ces réalités. Pour mesurer l’ampleur de cette vague inquiétante, le PleinOPENair vous convie à une balade à contre-courant qui remontera dans l’histoire du canal pour mettre l’accent sur ses enjeux actuels. Elle se déroulera en péniche de 16h à 20h en compagnie de Guido Vanderhulst (...)
  • ven 26.08.2011
  • 19:00 Lieu

    Le Zuen (Zuun en flamand) est un ruisseau qui prend sa source dans le Payotenland, chemine sur un petit bout d’Anderlecht et traverse le canal pour se jetter dans la Senne à hauteur de Forest. Il donna son nom à un grand hameau, faisant partie aujourd’hui de Sint-Pieters-Leeuw en bordure de Bruxelles. La rue de Zuen est d’ailleurs limitrophe aux régions flamande (le hameau de Negenmanneke) et bruxelloise (Anderlecht), le Zuen en délimitant la frontière. Un lieu de contraste comme on les affectionne au PleinOPENair, situé à deux pas du ring, pas très loin des prairies du Vogelzang et de Neerpede, et offrant une vue imprenable sur la cheminée Electrabel de Drogenbos. C’est un petit coin encore peu urbanisé qui paraît suspendu entre deux mondes : d’un côté la zone verte, marécageuse et inondable (l’hiver dernier, le canal a débordé à cet endroit), de l’autre la ville et ses industries. La rue de Zuen, cachée entre un zoning commercial et le canal de Bruxelles-Charleroi, était encore un chemin de terre il y a quelques mois à peine. Elle vient d’être asphaltée. On y trouve des jardins potagers, un club canin et quelques maisons dont certaines ont (...)
  • 20:00 Concert

    Joy as a Toy, dont le nom est inspiré du titre éponyme de Soft Machine, est un trio bruxellois plongeant allègrement dans le power pop psychédélique délirant et pourtant toujours sous contrôle. Ils n’avaient pas pu répondre à notre invitation l’an dernier pour cause d’agenda, mais le trio sera bel et bien présent sur la scène du PleinOPENair cette année. C’est qu’ils aiment prendre leur pied et ça se sent. Car, s’ils s’autoproclament les "Beach Boys de Bruxelles" avec des arrangements et des chœurs typiques du genre, ils n’hésitent pas une seconde à partir en vrille sur d’autres rythmes, d’autres couleurs, parfois inspirés par Zappa, les Talking Heads... avec, au final, un son dense, puissant, débridé, aux harmonies alambiquées. Hybride, leur musique ? Un peu à l’image de ce drôle d’animal trônant sur leur dernier album "Valparaiso", mixe de singe, de grenouille et de chien. Ces mélanges improbables forment un tout jouissif où la tête est en voyage pendant que les guibolles gigotent !
  • 21:30 Film

    Seuls sont les indomptés
    David Miller, 1962, US, 35mm, vo st fr, 107'
    Jack Burns est peut-être l’un des derniers cow-boys. Mais il chevauche encore sur de vastes terres grignotées par la propriété privée, des routes goudronnées et des villes bétonnées. Eperdu de liberté, Jack refuse que son ami Paul Bondi soit emprisonné pour avoir porté aide à des immigrés clandestins. En se faisant délibérément enfermer auprès de Paul, Jack tente de le persuader de s’évader. Mais celui-ci refuse pour ne pas risquer de prolonger sa peine l’éloignant de sa famille. Jack, solitaire hors-la-loi, s’évade donc seul et retrouve Whisky, sa farouche jument. Ils s’enfuient, des policiers motorisés à leurs trousses... Ecrit par l’excellent Dalton Trumbo, ce western des temps modernes est le film préféré de Kirk Douglas qu’il a en partie réalisé tout en incarnant brillamment le rôle principal. On y croise la "débutante" Gena Rowlands en femme au foyer et Walter Matthau en shérif désinvolte. C’est avant tout une magnifique allégorie sur la liberté et celle conditionnée de notre époque. Une projection idéale dans les plaines de la rue de Zuen avec ses allures de terre sauvage envahie par les ersatz de liberté de notre société.
  • 21:30 Court métrage

    POA-PTTL, 2011, BE, video, vo fr , 20'
    Un vrai film historique mêlant le ton de l’humour noir à celui d’un faux reportage de propagande... Cette année, le PleinOPENair et Plus Tôt Te Laat (PTTL) vous proposent un avant-programme inspiré en droite ligne du langage du monde de la promotion immobilière, des pouvoirs publics et de la presse au sujet de leurs appétits sur le canal et ses abords. Il vous fera découvrir quelques-uns des projets pharaoniques que certains investisseurs privés caressent pour "réhabiliter" cette partie de Bruxelles, qu’ils perçoivent comme un nouvel Eldorado. Un plongeon qui vous fera rire ou pleurer, c’est selon...
  • 24:00 Concert

    Joy as a Toy, dont le nom est inspiré du titre éponyme de Soft Machine, est un trio bruxellois plongeant allègrement dans le power pop psychédélique délirant et pourtant toujours sous contrôle. Ils n’avaient pas pu répondre à notre invitation l’an dernier pour cause d’agenda, mais le trio sera bel et bien présent sur la scène du PleinOPENair cette année. C’est qu’ils aiment prendre leur pied et ça se sent. Car, s’ils s’autoproclament les "Beach Boys de Bruxelles" avec des arrangements et des chœurs typiques du genre, ils n’hésitent pas une seconde à partir en vrille sur d’autres rythmes, d’autres couleurs, parfois inspirés par Zappa, les Talking Heads... avec, au final, un son dense, puissant, débridé, aux harmonies alambiquées. Hybride, leur musique ? Un peu à l’image de ce drôle d’animal trônant sur leur dernier album "Valparaiso", mixe de singe, de grenouille et de chien. Ces mélanges improbables forment un tout jouissif où la tête est en voyage pendant que les guibolles gigotent !
  • sam 27.08.2011
  • 10:00 Balade

    A travers un itinéraire urbain contrasté, cette balade à vélo historique nous mènera sur les traces des rivières et ruisseaux bruxellois de l’ouest de la ville. Nous y croiserons la Senne, bien sûr, mais aussi, dans le désordre, la Zuun, le Vogelzangbeek, la Pede ou Veeweydebeek, le Broeck et le Molenbeek… sans oublier le canal de Charleroi. Aujourd’hui disparus ou enterrés (à l’exception du canal), la plupart de ces cours d’eau a pourtant contribué de manière significative au façonnement du paysage bruxellois, au développement industriel de la ville (brasseries, industries textile…) et à la structuration des espaces contemporains (noyaux d’habitat, frontières…). Ces différents aspects historiques évoqués in situ nous permettront d’apporter de l’eau au moulin de nos réflexions sur la coexistence des activités/fonctions économiques dans la ville, sur la place, le rôle et la gestion de l’eau dans les territoires urbanisés, et sur les relations entre une ville et son hinterland. Le nombre de places étant limité (25 personnes), réservation indispensable auprès de pleinopenair@nova-cinema.org.
  • 16:00 Balade

    A travers un itinéraire urbain contrasté, cette balade à vélo historique nous mènera sur les traces des rivières et ruisseaux bruxellois de l’ouest de la ville. Nous y croiserons la Senne, bien sûr, mais aussi, dans le désordre, la Zuun, le Vogelzangbeek, la Pede ou Veeweydebeek, le Broeck et le Molenbeek… sans oublier le canal de Charleroi. Aujourd’hui disparus ou enterrés (à l’exception du canal), la plupart de ces cours d’eau a pourtant contribué de manière significative au façonnement du paysage bruxellois, au développement industriel de la ville (brasseries, industries textile…) et à la structuration des espaces contemporains (noyaux d’habitat, frontières…). Ces différents aspects historiques évoqués in situ nous permettront d’apporter de l’eau au moulin de nos réflexions sur la coexistence des activités/fonctions économiques dans la ville, sur la place, le rôle et la gestion de l’eau dans les territoires urbanisés, et sur les relations entre une ville et son hinterland. Le nombre de places étant limité (25 personnes), réservation indispensable auprès de pleinopenair@nova-cinema.org.
  • 18:00 Jeu

    La pétanque pointera le bout de son cochonnet sur un bout de prairie ou à l’ombre d’un potager à la rue de Zuen, samedi en fin d’après-midi. Pas de tournoi mais juste pour le plaisir... Boules disponibles sur place, mais n’hésitez pas à amener les vôtres.
  • 18:00 Lieu

    Le Zuen (Zuun en flamand) est un ruisseau qui prend sa source dans le Payotenland, chemine sur un petit bout d’Anderlecht et traverse le canal pour se jetter dans la Senne à hauteur de Forest. Il donna son nom à un grand hameau, faisant partie aujourd’hui de Sint-Pieters-Leeuw en bordure de Bruxelles. La rue de Zuen est d’ailleurs limitrophe aux régions flamande (le hameau de Negenmanneke) et bruxelloise (Anderlecht), le Zuen en délimitant la frontière. Un lieu de contraste comme on les affectionne au PleinOPENair, situé à deux pas du ring, pas très loin des prairies du Vogelzang et de Neerpede, et offrant une vue imprenable sur la cheminée Electrabel de Drogenbos. C’est un petit coin encore peu urbanisé qui paraît suspendu entre deux mondes : d’un côté la zone verte, marécageuse et inondable (l’hiver dernier, le canal a débordé à cet endroit), de l’autre la ville et ses industries. La rue de Zuen, cachée entre un zoning commercial et le canal de Bruxelles-Charleroi, était encore un chemin de terre il y a quelques mois à peine. Elle vient d’être asphaltée. On y trouve des jardins potagers, un club canin et quelques maisons dont certaines ont (...)
  • 20:00 Concert

    Réné Binamé : → http://aredje.net/biname/ Oui, le Soucous et la New Wave peuvent faire bon ménage. La preuve par S.W.A.N. et son "électro-soucous" : David Bovée, leader du groupe Think of One (dont le but était de jouer et enregistrer avec des musiciens du Maroc, Brésil, Congo et de l’Arctique canadien), aime à mélanger les extrêmes comme la chaleur du Congo et le froid du Groenland. Pour une musique tiède ? En fait, pour une ambiance chauffée à blanc ! Le côté brulant est assuré par les chœurs et un inlassable rythme soucous au groove chaloupé à la batterie. Le côté glacial, lui, se reflète dans les sons "dark punk techno" entêtés des claviers. Car si le Zuen est un affluent de la Senne, limitrophe aux régions bruxelloise et flamande, S.W.A.N. Musica est à la confluence des cultures. Un peu comme Bruxelles, non ? Mais l’ensemble ne serait rien sans l’effervescence qui naît de cette alchimie enivrante. Sur scène, auto-dérision, délires et pas de danses sont au service d’un même objectif : la fête... pour clôturer en beauté ce PleinOPENair 2011.
  • 21:30 Film

    Den brysomme mannen
    Jens Lien, 2007, NO, 35mm, vo st fr & nl, 95'
    Dans un paysage décharné, un bus dépose devant une station délabrée son unique passager : Andreas. La quarantaine, hirsute, il se fait conduire par un homme dans une ville aseptisée où on lui offre un poste de comptable et un appartement. Plus tard, Andréas rencontre Anne Britt, une décoratrice avec laquelle il emménage. Mais ce que lui a dit un soir cet inconnu ivre dans les toilettes d’un dancing l’obsède : le plaisir serait banni de la mystérieuse cité. Et ce n’est pas sa nouvelle maîtresse, Ingeborg, qui contredira cette funeste réalité... L’influence de Roy Andersson souffle sur ce film nordique, tant au niveau de l’image que de l’intrigue. L’atmosphère glaciale et suffocante y est en effet compensée par un humour noir jouissif. Les situations saugrenues s’enchaînent, tel un cauchemar absurde qui emprisonne notre anti-héros, à l’image de cette ville technocratique où les enfants sont absents et les conversations parlent souvent de catalogues de meubles design. Projeter "No(r)way of Life" au pied d’une enseigne Ikea allait donc de soi…
  • 21:30 Court métrage

    POA-PTTL, 2011, BE, video, vo fr , 20'
    Un vrai film historique mêlant le ton de l’humour noir à celui d’un faux reportage de propagande... Cette année, le PleinOPENair et Plus Tôt Te Laat (PTTL) vous proposent un avant-programme inspiré en droite ligne du langage du monde de la promotion immobilière, des pouvoirs publics et de la presse au sujet de leurs appétits sur le canal et ses abords. Il vous fera découvrir quelques-uns des projets pharaoniques que certains investisseurs privés caressent pour "réhabiliter" cette partie de Bruxelles, qu’ils perçoivent comme un nouvel Eldorado. Un plongeon qui vous fera rire ou pleurer, c’est selon...
  • 24:00 Concert

    Réné Binamé : → http://aredje.net/biname/ Oui, le Soucous et la New Wave peuvent faire bon ménage. La preuve par S.W.A.N. et son "électro-soucous" : David Bovée, leader du groupe Think of One (dont le but était de jouer et enregistrer avec des musiciens du Maroc, Brésil, Congo et de l’Arctique canadien), aime à mélanger les extrêmes comme la chaleur du Congo et le froid du Groenland. Pour une musique tiède ? En fait, pour une ambiance chauffée à blanc ! Le côté brulant est assuré par les chœurs et un inlassable rythme soucous au groove chaloupé à la batterie. Le côté glacial, lui, se reflète dans les sons "dark punk techno" entêtés des claviers. Car si le Zuen est un affluent de la Senne, limitrophe aux régions bruxelloise et flamande, S.W.A.N. Musica est à la confluence des cultures. Un peu comme Bruxelles, non ? Mais l’ensemble ne serait rien sans l’effervescence qui naît de cette alchimie enivrante. Sur scène, auto-dérision, délires et pas de danses sont au service d’un même objectif : la fête... pour clôturer en beauté ce PleinOPENair 2011.
  • dim 28.08.2011
  • 10:00 Balade

    A travers un itinéraire urbain contrasté, cette balade à vélo historique nous mènera sur les traces des rivières et ruisseaux bruxellois de l’ouest de la ville. Nous y croiserons la Senne, bien sûr, mais aussi, dans le désordre, la Zuun, le Vogelzangbeek, la Pede ou Veeweydebeek, le Broeck et le Molenbeek… sans oublier le canal de Charleroi. Aujourd’hui disparus ou enterrés (à l’exception du canal), la plupart de ces cours d’eau a pourtant contribué de manière significative au façonnement du paysage bruxellois, au développement industriel de la ville (brasseries, industries textile…) et à la structuration des espaces contemporains (noyaux d’habitat, frontières…). Ces différents aspects historiques évoqués in situ nous permettront d’apporter de l’eau au moulin de nos réflexions sur la coexistence des activités/fonctions économiques dans la ville, sur la place, le rôle et la gestion de l’eau dans les territoires urbanisés, et sur les relations entre une ville et son hinterland. Le nombre de places étant limité (25 personnes), réservation indispensable auprès de pleinopenair@nova-cinema.org.