• jeu 28.04.2011
  • 20:00

    Maxime Coton, 2011, BE, video, vo fr st ang, 64'
    Poète, preneur de son, monteur et mixeur pour la radio et le cinéma, Maxime Coton signe ici son premier film en tant que réalisateur. Un film qui lui permet de partir à la rencontre de son père Marc, ouvrier dans une usine sidérurgique en Wallonie, et de son univers de travail duquel il avait tenu son fils à l’écart. La rencontre est forte et sensible, mêlant une approche poétique et politique, intime et universelle. "C’est un film qui s’interroge sur ce qui lie aujourd’hui les deux structures que l’analyse marxiste avait décodées, celle qui produit et celle qui en pense quelque chose, et la pertinence particulière de ce film, c’est que ce questionnement a pour cadre un rapport de filiation. Un cinéaste, qui n’apprendra ni ne fera le métier de son père, cherche à voir et à montrer ce que l’enceinte de l’usine lui avait toujours dissimulé : des lumières, des vapeurs, des éclaboussures, les vacarmes de machines obscures, des gestes, des visages, des conversations brèves et un homme au travail qu’il ne savait pas et dont il est le fils" (Marc Trivier).
    + La mécanique des corps
    Maxime Coton, 2011, BE, video, vo fr , 12'
  • 22:00 Film

    Un monde sans eau
    Udo Maurer , 2007, AT, 35mm, vo st fr, 83'
    Trois exemples emblématiques de la la relation qui unit l’homme et l’eau... Au Bangladesh, le premier film d’Udo Maurer nous mène à la rencontre des paysans du delta du fleuve Brahmaputra, forcés par la montée des eaux à se muer en nomades. Au Kazakhstan, il filme les conséquences de la politique soviétique d’irrigation des cultures cotonnières, qui a fait perdre la moitié de sa superficie à la mer d’Aral, obligeant des hommes et des femmes à parcourir des longues distances pour continuer à vivre de la pêche. Au Kenya, il nous plonge dans les réalités du plus grand bidonville de Nairobi (Kenya) où l’eau est devenue une véritable marchandise. A travers ces trois situations, des inondations au problème de l’assèchement de la mer d’Aral en passant par la bataille quotidienne pour la recherche d’eau potable, cet excellent film nous fait prendre conscience de divers problèmes liés à l’eau.
    + Drying Up Palestine
    Rima Essa & Peter Snowdon, 2007, GB, video, vo st fr, 28'
  • ven 29.04.2011
  • 20:00

    The Fall
    Leopoldo Torre Nilsson, 1959, AR, 35mm, vo st ang, 84'
    Albertine part de sa campagne pour faire des études à Buenos Aires. Elle loue une chambre bon marché chez une étrange famille. L’ambiance est étouffante et malsaine. La mère, malade et névrosée, est alitée, laissant les quatre enfants sous la seule surveillance de Dieu... Nilsson donne magnifiquement corps à l’atmosphère gothique du scénario écrit par sa femme, Beatriz Guido. Les angles de vue étranges et les plans serrés renforcent le style expressionniste du réalisateur, esthétique qu’il attribue à sa myopie extrême qui lui fait voir "un monde déformé et fantomatique"...
  • 22:00

    The Hand in the Trap
    Leopoldo Torre Nilsson, 1961, AR, 35mm, vo st ang, 91'
    Laura passe l’été dans la résidence familiale. Elle décide qu’il est temps de démêler le secret qui hante la famille depuis longtemps et de découvrir ce qui se cache réellement dans la petite pièce au fond du grenier... Ce film est le fruit d’une nouvelle collaboration entre le réalisateur et sa femme, l’écrivaine Beatriz Guido. Il nous plonge dans le monde étouffant de l’amour pathologique, de la morale à double tranchant, des préjugés, des tromperies et de l’hypocrisie. C’est un parfait exemple de l’habilité du réalisateur à faire se rencontrer une vision critique de la société et une imagination visuelle baroque. Sans doute le chef-d’oeuvre de Torre Nilsson, qui remporta le prix de la critique internationale à Cannes en 1961.
  • 24:00

    Blood of the Virgins
    Emilio Vieyra, 1967, AR, video, vo st ang, 77'
    Un prologue gothique nous montre le commencement d’une romance maudite entre une belle jeune fille et un vampire. Nous bondissons rapidement jusqu’aux années 1960 pour rencontrer une charmante bande de jeunes aux sports d’hiver en Patagonie. Ambiance détente, boîte de nuit, swing topless pour les filles, cols roulés pour les garçons. Sur le chemin du retour, les jeunes tombent en panne d’essence, se logent dans une maison en apparence abandonnée et se font vampiriser les uns après les autres - vous connaissez la chanson. S’il n’y a rien de nouveau sous la pleine lune, c’est justement parce que ce genre de films, avec ceux des studios anglais Hammer (dont Vieyra s’inspire clairement), ont tracé des chemins encore suivis aujourd’hui. Vieyra a tout de même eu la particulièrement bonne idée de faire un mélange épicé d’érotisme et d’horreur, quelques années avant ses petits collègues du vieux monde !
  • sam 30.04.2011
  • 20:00 Film

    Annik Leroy, 1999, BE, 16mm, vo fr st nl, 87'
    Les cours d’eau ne connaissant ni frontières ni obstacles, Annik Leroy fait du long Danube le personnage principal de ce documentaire-voyage. De sa source à son embouchure dans la Mer Noire, la cinéaste nous emmène dans une longue dérive visuelle et sensorielle. Le film débute en Allemagne de l’Est avant de traverser l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie, s’échappant toujours plus vers l’Est. Dès les premières images, le film nous berce avec la lenteur que seule la dérive d’un faible courant entraîne. Ainsi au rythme de déplacements dans les plaines, forêts et montagnes bordant le fleuve, Annik Leroy se fait le guide des flots et des rives, de la lumière et des ombres, du temps et du moment, de tout ce qui marque et subjugue cette dérive. Posant ses rames de temps à autre, au gré des rencontres, elle fait entendre des témoignages historiques, philosophiques ou même anecdotiques. Au terme de ce parcours filmique, les images, que l’on ne peut retenir, voguent et se diluent vers d’autres horizons, comme le fleuve dans la Mer Noire.
  • 22:00

    Pablo Trapero, 1999, AR, 35mm, vo st fr & nl, 90'
    Le quinquagénaire Rulo, autrefois bassiste dans un groupe de rock, cumule aujourd’hui pour s’en sortir toutes sortes de petits boulots dans la construction. En effet, il a à sa charge financière son fils et son ex-femme. Quand un emploi fixe de grutier se libère, il fait tout pour l’obtenir. Il s’initie à manœuvrer un tel colosse, se préparant en tout de façon optimale. Plein de confiance, il entame une relation avec Adriana, vendeuse dans un étal de légumes. Mais l’emploi de ses rêves lui file sous le nez et il se retrouve obligé d’accepter un job dans le sud de l’Argentine, à des milliers de kilomètres de son domicile de Buenos Aires. Ce premier film de Pablo Trapero s’inspire du néoréalisme italien des années cinquante. Dans un sobre noir et blanc, il dépeint la vie de l’homme ordinaire, l’ouvrier dans son combat contre le chômage. Mais à la différence du néoréalisme qui recourait à la colère et à une violence pour dénoncer l’injustice, Trapero choisit un ton tout aussi efficace mais plus optimiste, teinté d’ironie.
  • dim 01.05.2011
  • 18:00

    Jan Vromman, 1999, BE, video, vo nl st fr, 86'
    "1995 : l’entreprise est occupée, le glas sonne pour le chantier naval. Cette constatation chargée d’émotion contraste avec l’histoire de la croissance et de l’épanouissement de la société. Le tonnage des bateaux explose. Les embarcations en bois deviennent des navires-citernes à gaz ultra modernes. Le nombre de salariés augmente. Il finira par y en avoir plus de 3.000. Sur le chantier, les vaisseaux grandissent, de la quille au nid-de-pie, de la proue à la poupe."
  • 18:00

    Tant que chanteront les constructeurs de navires
    Jan Vromman, 1999, BE, video, vo nl st fr, 86'+81'+83'
    1995. Jan Vromman entend parler à la radio de l’occupation du chantier naval Boelwerf par ses ouvriers. Il décide de s’y rendre, à Tamise, à la fois intéressé par leur lutte et fasciné par l’image de la construction de bateaux hauts comme des immeubles. Il a conscience d’être présent à un moment clé et d’en devenir un témoin, mais réalise que c’est toute l’histoire de cette industrie qui doit être racontée pour comprendre la faillite qui s’annonce (et qui sera définitive en 1997). Un travail de mémoire s’impose, cette histoire n’est pas écrite, n’est pas filmée, n’est pas dans les musées. Il a tous les éléments à portée de main, les vieux ouvriers dont il a gagné la sympathie sont encore là pour raconter, les documents et archives sont accessibles en cette période d’attention médiatique. Il collecte un maximum d’informations, le projet prend de l’ampleur. Il achèvera cette saga retraçant un siècle et demi d’histoire industrielle, économique, politique et humaine en 1999. "Tant que chanterons..." devient modestement un portrait complet de cette industrie, ancré localement à Boelwerf, mais qui en dit long sur l’évolution mondiale des visions (...)
  • 21:00

    Ivresse (1969-1986)
    Jan Vromman, 1999, BE, video, vo nl st fr, 81'
    "Ce sont des années merveilleuses, un monde équitable où tout serait possible, d’autres rapports sociaux notamment… L’ouvrier conscientisé ne s’oppose pas seulement au patron pour défendre ses droits mais des tensions existent aussi avec les représentants officiels des syndicats. Mais le syndicalisme de combat devient un syndicalisme de concertation. En même temps, l’entreprise entre dans la tourmente."
  • 22:30

    Gueule de bois (1986-1997)
    Jan Vromman, 1999, BE, video, vo nl st fr, 83'
    "Débâcle, faillite, occupation d’entreprise, deuxième faillite, deuxième occupation, liquidation, les derniers navires… L’histoire de cette agonie fait surgir les problèmes de l’emploi et de l’avenir. Dans l’angoisse de perdre notre bien-être matériel, nous n’osons plus nous poser la question d’un travail qui aurait du sens."
  • jeu 05.05.2011
  • 20:00

    Sofie Benoot, 2010, BE, video, vo ang st fr, 80'
    En suivant le Mississippi, de Cairo dans l’Illinois jusqu’à Venice en Louisiane, “Blue Meridian” est un voyage envoûtant à travers le Sud profond et délabré des États-Unis. Avec ses 3770 km, le second fleuve des États-Unis traverse autant le "Deep South" que l’imaginaire de la nation américaine. Méridien bleu, il délimite la frontière entre l’Est et l’Ouest du pays, tout en marquant la division entre le Nord et le Sud. Il représente la relation complexe entre lieu et identité en Amérique du Nord. "Blue Meridian" trace le portrait de personnes qui vivent dans la décrépitude de lieux quasi-abandonnés et essayent de reconstruire leur vie. Les inondations récurrentes, les émeutes à l’époque du mouvement des droits civiques, les tensions raciales et plus récemment la spéculation immobilière ont causé le départ d’une grande partie de la population de ces villes et villages. Ce film est l’histoire des tentatives d’un peuple pour réaliser les promesses américaines, dans un monde où les maisons sont devenues inhabitables : tantôt confisquées, tantôt détruites par les tempêtes…
  • 22:00

    The Fall
    Leopoldo Torre Nilsson, 1959, AR, 35mm, vo st ang, 84'
    Albertine part de sa campagne pour faire des études à Buenos Aires. Elle loue une chambre bon marché chez une étrange famille. L’ambiance est étouffante et malsaine. La mère, malade et névrosée, est alitée, laissant les quatre enfants sous la seule surveillance de Dieu... Nilsson donne magnifiquement corps à l’atmosphère gothique du scénario écrit par sa femme, Beatriz Guido. Les angles de vue étranges et les plans serrés renforcent le style expressionniste du réalisateur, esthétique qu’il attribue à sa myopie extrême qui lui fait voir "un monde déformé et fantomatique"...
  • sam 07.05.2011
  • 20:00

    Pablo Trapero, 2002, AR, 35mm, vo st fr & nl, 105'
    À 32 ans, le naïf Enrique Orlando Mendoza - Zapa pour les intimes - est un serrurier de province. Pour avoir participé à un casse, il se retrouve en prison. Son oncle, un ancien policier, s’arrange pour que Zapa intègre une formation d’agent de police dans la banlieue de Buenos Aires. Ici dans cette ville, le fait qu’un voleur soit promu du jour au lendemain agent de police va de soi : les plus grands truands portent en effet l’uniforme bleu. Les flics n’hésitent pas à user de leur position et de leur pouvoir. De même, ils se laissent facilement corrompre. Zapa aussi, imperturbable, collectera l’argent du racket pour son commissaire peu scrupuleux. Au travers de très longs plans soigneusement cadrés, Trapero dresse avec minutie le portrait réaliste de la police de Buenos Aires. Trapero s’abstient de tout jugement moral. Il se contente de nous montrer comment un jeune et naïf policier est pris dans l’engrenage d’un système corrompu.
  • 22:00

    Pablo Trapero, 2004, AR, 35mm, vo st fr & nl, 103'
    À l’orée de son quatre-vingt-quatrième anniversaire, mamie Emilia prend de court tous ses enfants et petits-enfants. Elle leur annonce qu’on l’a invitée à une noce dans son village natal de Misiones et elle veut que toute sa famille voyage avec elle. Sans guère protester, onze personnes s’entassent dans un camping-car pour un long périple de Buenos Aires jusqu’au fin fond du pays. Le beau-fils Oscar a équipé le vieux camping-car de toutes les commodités, mais il ne résiste pas au voyage de 1500 kilomètres. Le véhicule s’échoue avec un moteur surchauffé et un chauffeur exténué. Mais ce n’est pas tout. Claudia, la fille, a une rage de dents pendant que son mari Ernesto tente de séduire sa sœur Marta. Trapero, attentif aux moindres détails, observe comment les relations habituelles se déplacent et évoluent sous la pression de circonstances inhabituelles. Il traduit tout cela en images d’une manière très naturelle. Trapero sollicite davantage l’implication du spectateur par un usage réfléchi du gros-plan. Le paysage argentin acquiert et joue lui aussi un rôle très important : dans les reflets des vitres du camping-car, l’âpreté sauvage fait sans cesse (...)
  • dim 08.05.2011
  • 18:00 Film + débat

    Le conflit qui a opposé fin 2009 Veolia à la Région de Bruxelles-Capitale autour de l’arrêt de la station d’épuration Nord a propulsé dans l’espace public le débat sur les dangers de l’implication d’une entreprise privée dans la gestion de l’eau. Dans les autres pays d’Europe, la privatisation des services de l’eau va bon train depuis deux décennies. Où en est-on de ce point de vue-là en Belgique et à Bruxelles et quelle sont les tendances qui se dessinent actuellement ? Quel est le rôle joué par l’Union Européenne dans les mécanismes qui mènent à la privatisation ? Et finalement, doit-on se méfier du secteur privé ou au contraire peut-il apporter des solutions inaccessibles aux structures publiques ? Avec : Martin Pigeon (Corporate Europe Observatory), Christian Legros (directeur de Belgaqua, la fédération belge du secteur de l’eau) et Emmanuel Petrella (Responsable scientifique à l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau).
    + Eau, service public à vendre
    Leslie Franke & Hermann Lorenz, 2005, DE, video, vo st fr, 58'
  • 22:00 Film

    Yorgos Avgeropoulos, 2009, GR, video, vo st fr, 60'
    "Droits d’eau à vendre, 100.000 m"/an à perpétuité, 3,7 €/ m" (à négocier), seules les propositions sérieuses seront examinées". Voici le genre de petites annonces que l’on peut trouver dans les journaux chiliens depuis que la quasi-totalité des ressources d’eau aient été divisées en droits vendus aux plus offrants. Cette situation unique au monde a permis à certaines compagnies d’acquérir toutes les ressources en eau sur des territoires aussi grands que la Belgique. "Life for Sale" investigue les conséquences catastrophiques de ce système dans un pays très largement désertique, où les rivières sont parfois les seules sources d’eau. Plus fondamentalement, ce documentaire soulève la question de savoir s’il est souhaitable qu’un État abandonne ses responsabilités en matière de gestion de l’eau pour laisser le marché attribuer les ressources aux usages ayant le rendement économique le plus élevé. Face à cette logique de rendement, les communautés qui ont développé un système de valeur ancestral où prédomine l’attachement à la terre le bien commun se retrouvent bien démunies…
  • jeu 12.05.2011
  • 20:00

    Philippe Van Cutsem, 2007, BE, video, vo fr , 62'
    Hendrik Sturm est artiste promeneur. À partir d’un travail de repérage sur le terrain et de recherches en archives, il élabore des parcours poétiques – le plus souvent en milieu urbain ou périurbain – qui révèlent la complexité des territoires, mettent en lumière les logiques urbaines et nous font découvrir des aspects insoupçonnés de la ville. Ses promenades sont proposées à des associations et à des institutions, ainsi qu’à quiconque souhaite l’accompagner. Une des balades de son répertoire est celle qui suit en surface le tracé rectiligne de la Galerie de la Mer, tunnel qui relie les mines de Gardanne au port autonome de Marseille. Le film est celui de cette promenade, faite en novembre 2006 en compagnie du critique de cinéma Patrick Leboutte et du philosophe Jean-Paul Curnier. Cette balade filmée témoigne de quelques-unes des multiples facettes de Marseille et de ses habitants. Elle est aussi l’occasion d’un dialogue à bâtons rompus, que les lieux traversés et les situations rencontrées relancent à chaque fois. Si le chemin est tout tracé, il reste ouvert à l’imprévu...
  • 22:00 Film

    Olivier Meys & Liping Weng, 2004, BE-CH, video, vo st fr, 83'
    Au bord de la rivière Danin, un affluent du Yangtsé, un village vit dans l’attente de son engloutissement par la construction du gigantesque barrage des Trois Gorges. Dans la famille Gao, tradition et modernité vont s’opposer : les générations vont faire des choix différents qui conduiront inéluctablement à la destruction du tissu familial. Les anciens qui transmettent une sagesse ancestrale où nature et culture fusionnent, se résignent à aller vivre dans un nouveau village modernisé où il ne leur reste plus qu’à penser au passé révolu. Les jeunes, eux, sont attirés par l’argent et les moyens de s’en procurer. Seule issue, puisque dans la région tout est voué à l’immobilisme, partir pour Shanghai, cette ville où les gens ne sont pas chaleureux, où les filles veulent "du concret". Sur fond d’images superbes, ce film mélancolique et délicat montre les bouleversements culturels et sociaux, profonds et irréversibles, provoqués par la montée des eaux liée à la construction de ce barrage destiné au développement économique et industriel de la Chine.
  • ven 13.05.2011
  • 20:00

    Pablo Trapero, 1999, AR, 35mm, vo st fr & nl, 90'
    Le quinquagénaire Rulo, autrefois bassiste dans un groupe de rock, cumule aujourd’hui pour s’en sortir toutes sortes de petits boulots dans la construction. En effet, il a à sa charge financière son fils et son ex-femme. Quand un emploi fixe de grutier se libère, il fait tout pour l’obtenir. Il s’initie à manœuvrer un tel colosse, se préparant en tout de façon optimale. Plein de confiance, il entame une relation avec Adriana, vendeuse dans un étal de légumes. Mais l’emploi de ses rêves lui file sous le nez et il se retrouve obligé d’accepter un job dans le sud de l’Argentine, à des milliers de kilomètres de son domicile de Buenos Aires. Ce premier film de Pablo Trapero s’inspire du néoréalisme italien des années cinquante. Dans un sobre noir et blanc, il dépeint la vie de l’homme ordinaire, l’ouvrier dans son combat contre le chômage. Mais à la différence du néoréalisme qui recourait à la colère et à une violence pour dénoncer l’injustice, Trapero choisit un ton tout aussi efficace mais plus optimiste, teinté d’ironie.
  • 22:00

    The Hand in the Trap
    Leopoldo Torre Nilsson, 1961, AR, 35mm, vo st ang, 91'
    Laura passe l’été dans la résidence familiale. Elle décide qu’il est temps de démêler le secret qui hante la famille depuis longtemps et de découvrir ce qui se cache réellement dans la petite pièce au fond du grenier... Ce film est le fruit d’une nouvelle collaboration entre le réalisateur et sa femme, l’écrivaine Beatriz Guido. Il nous plonge dans le monde étouffant de l’amour pathologique, de la morale à double tranchant, des préjugés, des tromperies et de l’hypocrisie. C’est un parfait exemple de l’habilité du réalisateur à faire se rencontrer une vision critique de la société et une imagination visuelle baroque. Sans doute le chef-d’oeuvre de Torre Nilsson, qui remporta le prix de la critique internationale à Cannes en 1961.
  • 24:00

    Armando Bó, 1968, AR, 35mm, vt ang , 84'
    La pauvre Laura est nymphomane. Fraîchement mariée, elle ne peut s’empêcher de continuer sa relation passionnelle avec la bonne. Ah, si ce n’était que ça... Elle en est aussi réduite à arpenter les rues en quête d’hommes qui calmeront, au moins un temps, son appétit sexuel insatiable. La voluptueuse Isabel Sarli nue sous un manteau de fourrure mal fermé, se dandinant devant les passants, leur jetant des regards appuyés, tout ça sur l’air endiablé de la chanson titre ; une expérience cinématographique unique qu’on vous dit ! Mais attention, on est ici dans un mélodrame, un peu de sérieux... Et puis réjouissons-nous, les censeurs insensibles avaient fait interdire le film pendant de nombreuses années, il est aujourd’hui culte !
  • sam 14.05.2011
  • 20:00 Film

    Chris Metzler & Jeff Springer, 2004, US, video, vo ang , 73'
    Une fable moderne sur l’erreur humaine et l’indifférence. Né en 1901 à la suite de ruptures accidentelles de digues sur de canaux alimentés par le fleuve Colorado, ce lac s’est progressivement acidifié, ses alentours ont alors été massivement abandonnés par le tourisme et le politique, laissant les communautés locales face à elles-mêmes. Cette vallée de l’Imperial, située non loin de Palm Springs, est aujourd’hui menacée par des transferts massifs d’eau pour alimenter San Diego et Los Angeles. À travers des interviews de gens du coin, des archives télévisées et des animations, ce documentaire déjanté nous entraîne dans les arcanes de l’histoire surréaliste du lac de Salton Sea, considéré autrefois comme la Riviera californienne et devenu aujourd’hui l’un des pires désastres écologiques américain. Cette curiosité, en plus d’être très second degré, est narrée avec brio par John Waters et accompagnée par le son post-rock de Friends of Dean Martinez.
  • 22:00 Film

    Roman Polanski, 1974, US, 35mm, vo ang st fr, 122'
    Jack Nicholson, Faye Dunaway, John Huston... portent avec brio ce film noir de Roman Polanski dont l’histoire se déroule à Los Angeles en 1937, alors que la ville est en pleine sécheresse. Un détective privé est engagé par une femme pour enquêter sur une liaison extra conjugale de son soi-disant époux, ingénieur des eaux de la ville. Ce dernier est retrouvé, noyé dans un aqueduc. Le détective est plongé dans un tourbillon de mensonges et de scandales. Malgré la menace de tueurs professionnels il ira jusqu’à la découverte de la vérité, jusqu’à un final dramatique dans le quartier chinois de Los Angeles. De nombreuses références dans le film renvoient à la gestion de l’eau et aux enjeux y liés. Le personnage de l’ingénieur est inspiré de William Mulholland (département des eaux et de l’énergie de Los Angeles) ; ce même personnage fait référence au barrage Saint Francis qui s’est réellement écroulé en 1928 et qui devait alimenter une zone faisant l’objet de manipulations immobilières ; enfin, le film montre les enjeux et oppositions qui naquirent dans les "California Water Wars".
  • dim 15.05.2011
  • 15:00 Compilation

    De petites perles du cinéma d’animation pour les tout-petits, qui portent un regard sur la vie sous et sans l’eau. Durée totale : 42 minutes.
    The Gift
    Jessica Langford, 2005, GB, video, sans dial, 9'
    Rybka
    Sergei Ryabov, 2007, RU, video, sans dial, 12'
    Rif
    Eric Steegstra, 2008, NL, video, sans dial, 12'
    ...
  • 16:00 Cineketje

    Des courts métrages (animation et fiction) qui portent un regard sur la vie sous l’eau et sans l’eau. À partir de 10 ans. Durée totale : 45 minutes.
    + The Deep
    PES, 2011, US, video, sans dial, 2'
    + De Jager und das madchen
    Jadwiga Kowalska, 2010, CH, video, sans dial, 5'
    + Traverser
    Hugo Frasetto, 2006, FR, video, sans dial, 5'
    + Aral
    Delphine Renard & Delphine Cousin, 2009, BE, 35mm, vo fr , 15'
    + The Water Diary
    Jane Campion, 2006, AU, video, vo st fr, 18'
  • 18:00 Conférence

    En explorant les bacs de vinyles soul-funk chez n’importe quel vendeur, une image sur les pochettes apparaît, revient, se décline, s’impose à nos yeux presque tous les dix disques. Laquelle ? La célèbre coupe "Afro" ! Nous connaissons tous ces cheveux frisés, englobant le visage d’une rayonnante sphère noire et crépue, courte ou volumineuse à souhait, et montée à l’aide d’un peigne à longues dents. Symbole important de la communauté noire-américaine, portée par tant de musiciens – jazz, funk, soul, disco, hip-hop et bien plus -, on se doute qu’elle doit avoir une histoire, une signification profonde, une origine. Quelle est-elle ? C’est là que vient la surprise. Véritable épopée à travers le temps et l’espace, la recherche de ses significations nous fera voyager sur des milliers d’années et de kilomètres. Traversant combats afro-américains et moments clefs des luttes pan-africaines, s’arrêtant sur ses dimensions énergétiques ancestrales, l’épopée se terminera, c’est bien certain, sur une fin de mythologie étoilée ! I Am Somebody I May Be Poor But I Am Somebody I May Be Young But I Am Somebody I May Be On Welfare But I Am Somebody I May Be Small (...)
  • 21:00 Film

    Mel Stuart, 1972, US, 35mm, vo ang st fr, 99'
    “I am… somebody !” Poings levés, une foule euphorique de plus de cent mille personnes, presque exclusivement à la peau noire, reprend en choeur le discours du jeune révérend Jesse Jackson, dressé sur la scène. Nous sommes le 20 août 1972 : sous l’égide du label Stax, roi de la deep soul, et de sa plus grande star Isaac Hayes, s’ouvre un concert d’anthologie qui restera dans les annales comme le Woodstock de la communauté afro-américaine. A la fois acte militant et gigantesque fête populaire, l’événement dura six heures, de musique, de danse et d’euphorie collective, destinées à commémorer les sanglantes émeutes de Watts survenues sept ans plus tôt. Il célèbre également, avec le Black Power, l’esprit de résistance et la vitalité de la culture noire. Toutes les stars du label sont réunies pour un évènement musical majeur de l’Amérique noire. Mel Stuart nous propose un contrepoint politique et sociologique, s’aventurant dans les rues, les cabarets, les bistrots et les coiffeurs du ghetto, en dressant un portrait fascinant sur les relations humaines entre afro-américains et les rapports entre les communautés noire et blanche.
  • jeu 19.05.2011
  • 20:00 Compilation

    Ou l’ultime chance de présenter vos films avant l’été. Nous serons comme d’habitude très cléments, c’est-à-dire aucune censure aucune, à conditions que cela fasse moins de 15 minutes et que ça ne soit pas en HD 3D car on n’a pas l’équipement pour. NOUVEAUTÉ : Merci de nous faire parvenir vos films deux semaines à l’avance au 14 rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles, ils seront alors annoncés sur le site web du Nova ! D’où l’importance d’une fiche technique détaillée et complète... Et puis sachez que chaque film (cf conditions précitées...) sera projeté, donc notez bien la date de la séance dans vos agendas. Programme provisoire : - La violence de Clochette Yannick Bandali-Renard, BE, video, 2011, 13’ - Cabeça de papel Chico de Assis, Luciano Ferreira, BR, video,2011, 5’ - 14 vues de Chaily en Brie Thibault Gondard, FR, video, 2011, - Jérôme Bosch Valentin Soulet, BE, video, 2011, - Luciole Mariette Michaud, Elsa Rosster, Jean-Marcel Busson, BE, super8, 2011, 20’ - Pierre Feuille Ciseaux L.L. de Mars, FR, 2010, vidéo, 22’ - Shoot If You Live : Filmmaking Stories by Alex Cox Gert Verbeeck, BE, video, 2010, 25’ - (sans titre) Flore Bleiberg, FR, 16mm, 2010, 9’
  • ven 20.05.2011
  • 20:00 Concert

    A tribute to Sun City Girls and Charles Gocher
    L’effervescence était grande lorsque la salle België à Hasselt annonçait les Sun City Girls en concert en 2007. On avait, à vrai dire, très très rarement eu l’occasion de voir ce groupe américain mythique jouer en Europe, se consolant avec la sortie de leurs innombrables disques. L’annonce, quelques semaines avant la tournée, de la mort de Charles Gocher, batteur et âme du groupe, fut donc une nouvelle terrifiante. Après 27 ans d’existence et d’explorations musicales diverses, les Sun City Girls n’étaient plus. Les frères Richard et Alan Bishop ont depuis poursuivi leurs activités soli, collaboré avec Hisham Mayet et Mark Gergis à l’aventure du label Sublime Frequencies (qui sort à une cadence incroyable des disques qui le sont tout autant) et donnent maintenant une série de concerts en hommage à Charles Gocher, revisitant le répertoire volumineux et pour le moins éclectique des Sun City Girls, sous le très beau nom de Brothers Unconnected. Alors, bien sûr, l’effervescence est de retour... les frères Bishop au Nova !!!!! On se doute que ça va être autre chose que le retour de Police ou des Doors... Vu l’habitude du groupe à ne jamais jouer ce (...)
  • sam 21.05.2011
  • 20:00

    Pablo Trapero, 2004, AR, 35mm, vo st fr & nl, 103'
    À l’orée de son quatre-vingt-quatrième anniversaire, mamie Emilia prend de court tous ses enfants et petits-enfants. Elle leur annonce qu’on l’a invitée à une noce dans son village natal de Misiones et elle veut que toute sa famille voyage avec elle. Sans guère protester, onze personnes s’entassent dans un camping-car pour un long périple de Buenos Aires jusqu’au fin fond du pays. Le beau-fils Oscar a équipé le vieux camping-car de toutes les commodités, mais il ne résiste pas au voyage de 1500 kilomètres. Le véhicule s’échoue avec un moteur surchauffé et un chauffeur exténué. Mais ce n’est pas tout. Claudia, la fille, a une rage de dents pendant que son mari Ernesto tente de séduire sa sœur Marta. Trapero, attentif aux moindres détails, observe comment les relations habituelles se déplacent et évoluent sous la pression de circonstances inhabituelles. Il traduit tout cela en images d’une manière très naturelle. Trapero sollicite davantage l’implication du spectateur par un usage réfléchi du gros-plan. Le paysage argentin acquiert et joue lui aussi un rôle très important : dans les reflets des vitres du camping-car, l’âpreté sauvage fait sans cesse (...)
  • 22:00

    Pablo Trapero, 2002, AR, 35mm, vo st fr & nl, 105'
    À 32 ans, le naïf Enrique Orlando Mendoza - Zapa pour les intimes - est un serrurier de province. Pour avoir participé à un casse, il se retrouve en prison. Son oncle, un ancien policier, s’arrange pour que Zapa intègre une formation d’agent de police dans la banlieue de Buenos Aires. Ici dans cette ville, le fait qu’un voleur soit promu du jour au lendemain agent de police va de soi : les plus grands truands portent en effet l’uniforme bleu. Les flics n’hésitent pas à user de leur position et de leur pouvoir. De même, ils se laissent facilement corrompre. Zapa aussi, imperturbable, collectera l’argent du racket pour son commissaire peu scrupuleux. Au travers de très longs plans soigneusement cadrés, Trapero dresse avec minutie le portrait réaliste de la police de Buenos Aires. Trapero s’abstient de tout jugement moral. Il se contente de nous montrer comment un jeune et naïf policier est pris dans l’engrenage d’un système corrompu.
  • dim 22.05.2011
  • 18:00 Film + débat

    Dans nos sociétés, les luttes seraient-elles terminées ? Assisterions-nous à la fin de l’Histoire, comme d’aucuns le prétendent ? Tout ne deviendrait-il pas seulement recherche de solutions techniques et questions de services ou de communication ? Il suffirait d’y mettre le prix... Personne ne croit à cette fable bien sûr. Notre système dit démocratique soumis au marché mondialisé va laisser de plus en plus de monde sur le carreau, sans compter les dégâts écologiques déjà bien avancés. La question de l’eau n’échappe pas à cette mécanique en marche. Même si en Belgique et à Bruxelles des gardes fous semblent avoir été placés et que la gestion publique de l’eau semble tenir bon, on a pu observer des lézardes dans ces remparts. Mais on peut lutter. Si l’on veut que l’eau reste un bien commun, il faut qu’elle puisse être gérée en commun. La discussion explorera dès lors des manières de se donner les capacités à agir, à Bruxelles ou ailleurs dans le monde. Avec : Dominique Nalpas (Parcours citoyen/Plate-forme Eau Water Zone), David Cammaers (Lagwa asbl), Luba Vink ("Agua Dulce")...
    + The Water Front
    Liz Miller, 2008, US, video, vo ang st fr, 53'
    + Agua Dulce
    Luba Vink, 2006, FR-AR, video, vo st fr, 30'
    + Super Desasphaltico
    Groupe vidéo Ixelles, 2008, BE, video, sans dial, 4'
  • 22:00 Film

    Veit Helmer, 2008, DE, 35mm, vo st fr, 88'
    Pour réaliser ce film, Veit Helmer ("Tuvalu") se serait inspiré d’une histoire vraie. On est en Asie centrale dans un minuscule village baigné de poussière et de lumière où rien ne se passe, où l’on semble attendre... Un jour, les canalisations d’eau vétustes éclatent. Les femmes, fatiguées de voir leurs maris jouer aux cartes plutôt que de s’occuper du problème, décrètent une grève du sexe. Mais rien n’y fait. En marge du conflit, deux jeune gens, Aya et Temelko, pour consommer leur amour doivent, selon la tradition, s’immerger dans l’eau. Et comme le village est à sec... Temelko, à bout de patience, décide de prendre les choses en main. Et comme on le sait, l’amour fait bouger des montagnes. Cette fable philosophique semble signifier que l’absurde naît du vide du désir qui a ses raisons que la raison ne connaît pas. L’absurde est dans la croyance qu’il y a quelque chose à attendre... de Dieu, de l’Etat, de l’Argent ?
  • jeu 26.05.2011
  • 19:00 Micro Evening

    Les Micro Evenings sont des soirées ponctuelles organisées autour de la Microboutiek du Nova, une échoppe improvisée régulièrement dans le foyer du cinéma proposant des micro-éditions de toutes disciplines en marge de la culture dominante. Dans ce cadre, le Nova présentera pour la première fois le résultat des "24h Bande Dessinée 2011", un événement annuel lors duquel de nombreux participants s’engagent à créer 24 pages BD durant 24 heures, selon une contrainte de fond ou de forme. Sans oublier d’autres dimensions créatrices qui se joignent à l’exercice cette année : la réalisation de films d’animation et la composition de plages musicales ! Les 24h auront lieu le week-end des 21 et 22 mai à l’ULB, de 14h à 14h - en direct sur le site Grandpapier.org ou sur Radio Campus (92.1 FM) - tandis que la présentation du résultat des 24h se déroulera le soir du jeudi 26 mai au Nova. Une occasion pour vous, cher public, d’alimenter aussi le panel d’œuvres disponibles dans sa Microboutiek ! Si vous réalisez vos fanzines, collaborez à des revues, auto-éditez vos ouvrages, films, musiques, etc, apportez le tout et déposez-le au Nova. Pour ce qui est des (...)
  • 19:00

    Férus d’éditions rares faites de bric et de broc, de bouts de ficelles et de savoir-faire maison, venez fouiner dans la Microboutiek ! Lieu de dépôt accessible à tous, point de diffusion alimenté par son propre public, espace dédié aux savoirs-faire "maison" et aux arts "mineurs", collection d’éditions artisanales, visuelles, sonores, littéraires, graphiques, pressées, collées, dessinées, sérigraphiées, gravées, photocopiées, tournées-montées... Il est voué à l’expression des singularités, aux expérimentations, aux démarches autodidactes et d’auto-production !
  • ven 27.05.2011
  • 20:00 Film

    Olivier Meys & Liping Weng, 2004, BE-CH, video, vo st fr, 83'
    Au bord de la rivière Danin, un affluent du Yangtsé, un village vit dans l’attente de son engloutissement par la construction du gigantesque barrage des Trois Gorges. Dans la famille Gao, tradition et modernité vont s’opposer : les générations vont faire des choix différents qui conduiront inéluctablement à la destruction du tissu familial. Les anciens qui transmettent une sagesse ancestrale où nature et culture fusionnent, se résignent à aller vivre dans un nouveau village modernisé où il ne leur reste plus qu’à penser au passé révolu. Les jeunes, eux, sont attirés par l’argent et les moyens de s’en procurer. Seule issue, puisque dans la région tout est voué à l’immobilisme, partir pour Shanghai, cette ville où les gens ne sont pas chaleureux, où les filles veulent "du concret". Sur fond d’images superbes, ce film mélancolique et délicat montre les bouleversements culturels et sociaux, profonds et irréversibles, provoqués par la montée des eaux liée à la construction de ce barrage destiné au développement économique et industriel de la Chine.
  • 22:00 Film

    Première partie
    Paule Muxel & Bertrand De Solliers, 1993, FR, 35mm, vo, 104'
  • sam 28.05.2011
  • 18:00 Film + débat

    Deuxième partie
    Paule Muxel & Bertrand De Solliers, 1993, FR, 35mm, vo, 107'
  • 22:00 Concert

    Né en 2007, le Wild Classical Musical Ensemble est basé depuis le début sur l’improvisation et l’expérimentation sonore et d’objets. Johan, Lynh, Kim, Rudy ne sont ni sages, ni prêts à se faire "cataloguer", ils sont peut-être même un peu différents de vous. Leur musique évolue entre rock-punk, noise, mélodies, sampling, silences... C’est une musique qu’ils vivent dans le profond de leur tripes. Vous de même, respirez un bon coup avant de goûter à cette expérience musicale hors du commun. Le Wild Classical Musical Ensemble vient de signer un disque avec le label Sub-Rosa, et c’est peut-être tout dire... – Attention : le concert commencera à l’heure !!
  • dim 29.05.2011
  • 18:00 Conférence

    Recherche de nouveaux rythmes pour Nouveau Monde à habiter ! Nous suivons ici l’histoire de la diaspora africaine à travers la perte et la réinvention des tambours, progressivement interdits dans les états esclavagistes, mais continuellement retrouvés. Des rythmiques traditionnelles africaines aux phrasés de batteurs bop et swing, du tap dancing au beatboxin’, voici un parcours à travers 100 ans de détournement d’instruments où chaises, outils, chaussures, piano, basse, platines, cordes vocales… tout devient support d’une véritable quête du beat. Dans son déroulement historique, quelques œuvres et moments clefs – hymnes de la diaspora à la recherche de ses racines - nous content la profondeur de cette quête sacrée. Keep looking, searching, seeking, finding Looking, searching, seeking, finding Keep looking, searching, seeking, finding Looking, searching, seeking, finding Keep looking for the perfect beat And it’ll help you reach your peak Keep dancing to our perfect beat And it’ll help you reach your peak (Afrika Bambaataa)
  • 22:00 Film

    William Klein, 1969, FR-AL, 35mm > video, vo st fr, 90'
    Alger, juillet 1969. Dans une alchimie de sons, de couleurs, de langues et de danses, l’Algérie vit un moment unique de l’Histoire africaine : le premier Festival culturel panafricain d’Alger (Panaf). Pendant une semaine, des délégations venues de toute l’Afrique s’élancent dans la ville, défilant dans l’exubérance et l’euphorie, au gré de leurs rythmiques propres. Le mot d’ordre : affirmer la culture d’un continent dont plusieurs pays sont encore colonisés. Photographe, peintre et graphiste engagé, William Klein fut chargé de coordonner la réalisation d’un documentaire sur cet évènement sans précédent, révolutionnaire et festif. Musiciens (Miriam Makeba, Archie Shepp), intellectuels (Check Anta Diop, Amadou Hampaté Bâ), leaders des mouvements de libération africains (Amilcar Cabral, Agostinho Neto), tous se sont emparés d’Alger dans un sentiment de fête et d’espoir d’une Afrique libre, unie et fraternelle. Un film flamboyant, saisissant ce grand espoir panafricain que l’Histoire n’allait pas confirmer, témoignant de la force et de la beauté d’une "utopie" en mouvement.
  • jeu 02.06.2011
  • 20:00 Séance d’écoute

    Ears Open propose irrégulièrement dans la salle du Nova des écoutes collectives, dans la pénombre, de créations plongeant l’auditrice/eur dans le réel, l’imaginaire, le poétique, le politique... Des travaux sonores seront fournis par des étudiants de l’Insas, une cellule de l’ACSR ainsi que d’autres écoles. Tandis que Aymeric de Tapol co animera la soirée et fera entendre une partie de ses travaux. Ce compositeur de musique expérimentale et électroacoustique pour la danse contemporaine et la création radiophonique vit à Bruxelles. Son travail s’est récemment focalisé sur les prises de sons climatiques (vent, orage, neige, etc) avec la composition "Air/Water/Fire" commandée par Radia Radio Network. Il en résulte des compositions où se confrontent paysages minimalistes et masses organiques, se rapprochant du Noise ou du Microsound. Nous écouterons deux pièces de "Statics, Islands", album composé en 2009 entre Strasbourg et Bruxelles, qui sortira sur le label Tsuku Bsohi.
  • ven 03.06.2011
  • 20:00 Film

    Roman Polanski, 1974, US, 35mm, vo ang st fr, 122'
    Jack Nicholson, Faye Dunaway, John Huston... portent avec brio ce film noir de Roman Polanski dont l’histoire se déroule à Los Angeles en 1937, alors que la ville est en pleine sécheresse. Un détective privé est engagé par une femme pour enquêter sur une liaison extra conjugale de son soi-disant époux, ingénieur des eaux de la ville. Ce dernier est retrouvé, noyé dans un aqueduc. Le détective est plongé dans un tourbillon de mensonges et de scandales. Malgré la menace de tueurs professionnels il ira jusqu’à la découverte de la vérité, jusqu’à un final dramatique dans le quartier chinois de Los Angeles. De nombreuses références dans le film renvoient à la gestion de l’eau et aux enjeux y liés. Le personnage de l’ingénieur est inspiré de William Mulholland (département des eaux et de l’énergie de Los Angeles) ; ce même personnage fait référence au barrage Saint Francis qui s’est réellement écroulé en 1928 et qui devait alimenter une zone faisant l’objet de manipulations immobilières ; enfin, le film montre les enjeux et oppositions qui naquirent dans les "California Water Wars".
  • 22:00 Film

    Chris Metzler & Jeff Springer, 2004, US, video, vo ang , 73'
    Une fable moderne sur l’erreur humaine et l’indifférence. Né en 1901 à la suite de ruptures accidentelles de digues sur de canaux alimentés par le fleuve Colorado, ce lac s’est progressivement acidifié, ses alentours ont alors été massivement abandonnés par le tourisme et le politique, laissant les communautés locales face à elles-mêmes. Cette vallée de l’Imperial, située non loin de Palm Springs, est aujourd’hui menacée par des transferts massifs d’eau pour alimenter San Diego et Los Angeles. À travers des interviews de gens du coin, des archives télévisées et des animations, ce documentaire déjanté nous entraîne dans les arcanes de l’histoire surréaliste du lac de Salton Sea, considéré autrefois comme la Riviera californienne et devenu aujourd’hui l’un des pires désastres écologiques américain. Cette curiosité, en plus d’être très second degré, est narrée avec brio par John Waters et accompagnée par le son post-rock de Friends of Dean Martinez.
  • sam 04.06.2011
  • 20:00

    A Bullet for the General
    Damiano Damiani, 1966, IT, 35mm, vt ang , 120'
    L’un des meilleurs westerns spaghetti et sans doute le plus brillant des "Zappata westerns", sous-genre du premier dédié à la révolution mexicaine. Gian Maria Volonté y incarne El Chuncho, révolutionnaire haut en couleur accompagné de sa bande dans laquelle on retrouve El Santo (Klaus Kinski), prophète apocalyptique à faire froid dans le dos. Lors de l’attaque d’un train, ils rencontrent un jeune américain (Lou Castel) qu’ils décident d’emmener avec eux. Ces personnages disparates mènent tant bien que mal leurs expéditions sans éviter de houleux désaccords. Il faut dire qu’ils n’ont pas tout à fait les mêmes objectifs... D’une construction solide, ce beau western désabusé vient, 5 ans avant "Il était une fois la révolution", nous rappeler l’âpreté et la fragilité des rapports virils dans une situation où politique et avidité forment un cocktail explosif.
  • 22:00

    Face to Face
    Sergio Solima, 1967, SP-IT, video, vo it st fr, 108'
    Sollima est l’autre grand Sergio du western italien, et "Le dernier face à face" est son chef-d’oeuvre. C’est le quatrième et dernier western de Gian Maria Volonté faisant face ici à Tomas Milian qui poursuivra, lui, sa carrière dans le genre. Brett Fletcher, professeur d’histoire (Volonté) part vers l’Ouest pour améliorer sa santé très faible, mais tombe vite aux mains de Soloman Bennett (Milian), bandit sans vergogne. Fletcher vit très mal les scènes de violence qui se déroulent sous ses yeux, lui, le défenseur de la civilisation pacifique. Commence alors entre les deux hommes une relation tendue où admiration et rivalité ne se perdent jamais de vue. L’impeccable et rigoureux scénario est parfaitement servi par des acteurs concernés et investis et une mise en scène époustouflante. On n’oublie pas de sitôt les cadres, les mouvements, les décors, ainsi que les variations effrayantes de ce monument cinématographique rarement visible.
  • dim 05.06.2011
  • 18:00 Film + débat

    Pour ce dernier débat, nous parlerons des grands projets hydrauliques, ces mastodontes pensés et construits sous la bannière du Progrès et de la Modernité. Nous questionnerons l’inévitable fuite en avant induite par la technologisation croissante et l’hyperconcentration de la technique dans la gestion actuelle de l’eau à travers le monde. Qu’en est-il de la déconnexion latente entre ces outils gigantissimes et la réalité des pratiques et modes de vie des populations locales qui bénéficient de leurs bienfaits ou en subissent les conséquences ? Si on part du principe que le cycle naturel de l’eau est complexe et s’inscrit sur des temps longs, que dire de l’actuelle gestion centralisée et à court terme qui prévaut dans bon nombre de nos pays "développés" ? En filigrane de ce débat, se posera la question de la nécessité de changer de paradigme dans la gestion de l’eau, d’une gestion technique et financière vers une gestion complexe, décentralisée. Avec : Riccardo Petrella (Institut Européen de Recherche pour la Politique de l’Eau) et Jean-Marie Thomas (Ingénieurs sans Frontières).
    + Future of Water 1
    Erik Hannemann & Anders Taylor Larsen, 2008, NO, video, vo st fr, 52'
  • 22:00 Film

    Sanxia Haoren
    Zhang Ke Jia, 2006, CH, 35mm, vo st fr & nl, 108'
    Chronique de la fin annoncée de la ville de Fengjie, située sur les bords du Yangtsé (le fleuve Bleu), en amont du barrage des Trois Gorges. Au cœur de ce paysage urbain voué à disparaître, la ville continue de grouiller d’activités. Cette fiction nous plonge dans les méandres de deux trajectoires de vie, celle de Han Sanming, un mineur et celle de Shen Hong, une infirmière, tous deux perdus dans cette ville qu’ils ne reconnaissent plus. Ces deux histoires se construisent, se déconstruisent et croisent celles d’autres citadins forcés de quitter leurs racines pour migrer vers d’autres villes de la région. Une œuvre réaliste qui a pour toile de fond le contraste entre un ouvrage pharaonique, incarnant le rêve de modernité de générations de dirigeants chinois, et la déstructuration des liens sociaux. Tourné quelques mois avant que Fengjie ne sombre dans l’oubli, submergée par les 150 mètres d’eau du lac de retenue, "Still Life" se révèle être une trace archéologique pour les générations futures…
  • jeu 09.06.2011
  • 20:00 Compilation

    Richie, 200x-2011, BE, video, vo, 75'
    Les films de Richie, figure récurrente et électrisante de l’Open Screen, viennent au monde à Wavre et s’exposent à Bruxelles. D’une esthétique foncièrement eighties, tournés et montés en VHS, effets vidéo vintage, musique originale composée dans les mêmes conditions, ces courts métrages radicaux ne sont pourtant pas rétro-branchouille. C’est une vrai proposition de cinéma riche, drôle, loin de la pose, ou plutôt qui pose selon ses règles et dit des choses étonnantes, pertinentes sur une réalité concrète et immédiate. L’aspect rétro apporte ici une dimension éternelle à ces films du temps présent, qui brouillent les frontières entre narration décalée et expérimental brut ; de l’expression populaire à travers le prisme d’un geste technique fracassant. Richie sera des nôtres lors de cette cette séance, pour présenter, avec une présence et un phrasé inimitables, la projection de "Wavre to Los Angeles", "Enduro Stretching", et plusieurs autres dont les inénarrables "Body Came" 2 et 3, le premier étant déjà légendaire....
  • ven 10.06.2011
  • 20:00

    Face to Face
    Sergio Solima, 1967, SP-IT, video, vo it st fr, 108'
    Sollima est l’autre grand Sergio du western italien, et "Le dernier face à face" est son chef-d’oeuvre. C’est le quatrième et dernier western de Gian Maria Volonté faisant face ici à Tomas Milian qui poursuivra, lui, sa carrière dans le genre. Brett Fletcher, professeur d’histoire (Volonté) part vers l’Ouest pour améliorer sa santé très faible, mais tombe vite aux mains de Soloman Bennett (Milian), bandit sans vergogne. Fletcher vit très mal les scènes de violence qui se déroulent sous ses yeux, lui, le défenseur de la civilisation pacifique. Commence alors entre les deux hommes une relation tendue où admiration et rivalité ne se perdent jamais de vue. L’impeccable et rigoureux scénario est parfaitement servi par des acteurs concernés et investis et une mise en scène époustouflante. On n’oublie pas de sitôt les cadres, les mouvements, les décors, ainsi que les variations effrayantes de ce monument cinématographique rarement visible.
  • 22:00

    A Bullet for the General
    Damiano Damiani, 1966, IT, 35mm, vt ang , 120'
    L’un des meilleurs westerns spaghetti et sans doute le plus brillant des "Zappata westerns", sous-genre du premier dédié à la révolution mexicaine. Gian Maria Volonté y incarne El Chuncho, révolutionnaire haut en couleur accompagné de sa bande dans laquelle on retrouve El Santo (Klaus Kinski), prophète apocalyptique à faire froid dans le dos. Lors de l’attaque d’un train, ils rencontrent un jeune américain (Lou Castel) qu’ils décident d’emmener avec eux. Ces personnages disparates mènent tant bien que mal leurs expéditions sans éviter de houleux désaccords. Il faut dire qu’ils n’ont pas tout à fait les mêmes objectifs... D’une construction solide, ce beau western désabusé vient, 5 ans avant "Il était une fois la révolution", nous rappeler l’âpreté et la fragilité des rapports virils dans une situation où politique et avidité forment un cocktail explosif.
  • sam 11.06.2011
  • 20:00 Film

    Un monde sans eau
    Udo Maurer , 2007, AT, 35mm, vo st fr, 83'
    Trois exemples emblématiques de la la relation qui unit l’homme et l’eau... Au Bangladesh, le premier film d’Udo Maurer nous mène à la rencontre des paysans du delta du fleuve Brahmaputra, forcés par la montée des eaux à se muer en nomades. Au Kazakhstan, il filme les conséquences de la politique soviétique d’irrigation des cultures cotonnières, qui a fait perdre la moitié de sa superficie à la mer d’Aral, obligeant des hommes et des femmes à parcourir des longues distances pour continuer à vivre de la pêche. Au Kenya, il nous plonge dans les réalités du plus grand bidonville de Nairobi (Kenya) où l’eau est devenue une véritable marchandise. A travers ces trois situations, des inondations au problème de l’assèchement de la mer d’Aral en passant par la bataille quotidienne pour la recherche d’eau potable, cet excellent film nous fait prendre conscience de divers problèmes liés à l’eau.
    + Drying Up Palestine
    Rima Essa & Peter Snowdon, 2007, GB, video, vo st fr, 28'
  • 22:00 Film

    Annik Leroy, 1999, BE, 16mm, vo fr st nl, 87'
    Les cours d’eau ne connaissant ni frontières ni obstacles, Annik Leroy fait du long Danube le personnage principal de ce documentaire-voyage. De sa source à son embouchure dans la Mer Noire, la cinéaste nous emmène dans une longue dérive visuelle et sensorielle. Le film débute en Allemagne de l’Est avant de traverser l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie, s’échappant toujours plus vers l’Est. Dès les premières images, le film nous berce avec la lenteur que seule la dérive d’un faible courant entraîne. Ainsi au rythme de déplacements dans les plaines, forêts et montagnes bordant le fleuve, Annik Leroy se fait le guide des flots et des rives, de la lumière et des ombres, du temps et du moment, de tout ce qui marque et subjugue cette dérive. Posant ses rames de temps à autre, au gré des rencontres, elle fait entendre des témoignages historiques, philosophiques ou même anecdotiques. Au terme de ce parcours filmique, les images, que l’on ne peut retenir, voguent et se diluent vers d’autres horizons, comme le fleuve dans la Mer Noire.
  • dim 12.06.2011
  • 18:00 Séance d’écoute

    Arrivé à ce point de notre parcours, après huit explorations de 2h et plus, arrêtons-nous devant le sphinx, gardien de la porte étoilée... Il nous pose une énigme. Faut-il y répondre par la raison ? Ou juste contempler la beauté de son mystère ? La musique serait-elle cette méditation accordant notre être, tel un véhicule pour franchir la "heavenly gate" ? Si un précédent épisode nous plongea dans la poésie et la pensée de Sun Ra - génie du Jazz et expert en sonic spaceship –, il put laisser sur leur faim ceux qui voulaient davantage explorer sa musique. Pour le tout dernier rendez-vous de ce cycle, quoi de mieux que de terminer par une séance d’écoute ? Brièvement introduites, les pièces seront écoutées dans leur entièreté, le plus souvent possible à partir de disques vinyles. Invitation au voyage, résonance avec les mythologies abordées, sur 40 ans d’enregistrement et plus de 150 disques disponibles, les airs choisis se déploieront telle une odyssée. Opéra jazz cosmique, cinéma pour l’oreille, écoutons Ra et empruntons sa barque solaire. Qui sait... Peut-être nous emmènera-t-elle "on the other side of nowhere". This is the music of greater (...)
  • 22:00 Film

    John Sayles, 1984, US, 35mm, vo ang st fr, 110'
    Un extraterrestre noir, poursuivi par un duo de chasseurs de prime de l’espace, se réfugie à Harlem. Muet, notre frère venu d’une autre planète (interprété par Joe Morton) va déambuler dans la ville et découvrir à ses dépens comment sont considérés les Noirs dans l’Amérique urbaine des années 1980. “Ce qui rend “Brother” si savoureux (un film qui se déguste scène par scène, comme autant de couplets de funky-cinéma), c’est bien sûr la manière de John Sayles, un des cinéastes les plus intéressants de ces dernières années. Autant sa mise en scène proprement dite est alanguie, presqu’immobile par moments (ce qui n’est pas un défaut : ça coïncide au quart de tour avec le "cool, brother, cool" du scénario), autant sa conception du film, l’esprit, le découpage sont vifs, coupants, ingénieux, inédits” (Louis Skorecki, “Libération”, 12/04/1985) Même si les effets spéciaux ont beaucoup vieillis, “Brother” reste une allégorie jubilatoire sur le racisme et l’esclavage.