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jeu 10.03.2011
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Microboutiek
La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Cut-Paste-Expo
Cette "triple" exposition portera sur l’art du collage où la dextérité graphique s’allie aux associations d’idées débridées, humoristiques, poétiques, voire politiques. Technique "simple" de récupération et de détournement d’images issues de notre société spectaculaire, le collage ou photomontage prend sa source dans les mouvements artistiques du début du XXè siècle, en particulier le Dadaïsme qui aura développé sa dimension subversive et dont les travaux de Wim, Lila et Laurent se font en quelque sorte l’écho. Bien que signées par "Taciturn", les œuvres de Wim dégagent une clarté expressive humoristique et critique dont les réminiscences vont de Dada au Pop Art. Lila nous propose quant à elle des compositions poétiques extravagantes aux emprunts surréalistes oscillant entre fragilité des émotions et humour corrosif. Enfin, chez Laurent, c’est avant tout l’absurde qui domine ses montages fabriqués à partir de toutes boîtes et autres dépliants publicitaires… Trois approches talentueuses du collage dont le Nova raffole et qui ne manqueront pas de toucher à la fois votre imagination et vos zygomatiques ! Du 10.03 au 10.04 Vernissage : 10.03 à 19:00 -
Quelques minutes de soleil après minuit
Déjà le titre nous promet mystères et poésie... Infatigable aventurier de la pellicule, Xavier Quérel - membre co-fondateur de la Cellule d’intervention Metamkine, que les afficionados du Nova connaissent bien – nous revient avec une nouvelle performance, cette fois concoctée avec David Chiesa (contrebasse) et Jean-Philippe Gross (électronique). Manipulations et tripotages sonores, jongleries visuelles, jeux de prestidigitation avec la mécanique cinéma, voilà quelques-uns des ingrédients composant cette performance qui s’apparente plus à un concert qu’à un film-concert "classique". "Quelques minutes de soleil après minuit" nous fera faire la traversée d’un paysage sonore-visuel variant de l’intime au chaos, de la tranquillité au sauvage... En contre-point ou en fusion avec la contrebasse et les appareils électroniques, le projecteur 16mm nous délivrera un jeu visuel par moments ludique et poétique, par d’autres nerveux et déjanté. On ne revient jamais indemne des prouesses visuelles de Xavier Quérel, on vous le dit ! http://metamkine.free.fr http://david.chiesa.free.fr http://jxpx.free.fr -
ven 11.03.2011
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Goodbye, Mister Christie
Le retour (et l’adieu ?) de la famille Christie, dont les tribulations absurdes et hilarantes étaient dépeintes dans la série "The Christies". Leur quotidien, déjà assez mouvementé, est perturbé par l’arrivée dans le village de Wellington Green de Ramon, un marin français au charme irrésistible. Avec l’aide d’une petite mélodie romantique, il envoûte tous les membres de la famille et les pousse à coucher avec lui. Lors de la rencontre intime entre Ramon et M. Christie, on découvre qu’on est en réalité en train de regarder un documentaire sur la famille et que M. Christie vient de baisser son pantalon en direct à la télévision nationale, ce qui ne manquera pas de faire grimper l’audience et de le rendre célèbre. L’histoire deviendra de plus en plus tordue, se moquant joyeusement du culte de la célébrité (et du culte en général) et ne pourra se conclure que par un final radical. Et pour les fans, sachez qu’on y retrouve Buster le chien qui parle, M. Yakamoto, M. Hitler et même Dieu. Mulloy explore un peu plus loin la technique employée pour les "Christies", dans un style plus abouti. Il réussi à nouveau à nous immerger dans cet univers à l’apparence (...) -
Letters from a Dead Man
Dans un monde ravagé par une apocalypse nucléaire, un scientifique survit en s’obstinant à croire son fils vivant. Les lettres qu’il lui écrit, qui ne seront jamais lues, lui servent à coucher sur papier ses réflexions sur l’humanité et son sentiment de culpabilité dans cette folie technologique qui conduisit à la tragédie. Car c’est bien la seule chose restant aux survivants : méditer sur l’extinction de leur espèce. L’instinct de survie fait voir à certains une lueur d’espoir, dans la rumeur d’un monde souterrain où l’on pourrait se réfugier en attendant de pouvoir retourner à l’air libre. Mais d’autres sont résignés, ne voyant d’ailleurs plus ce qu’il y avait de bon à sauver dans la société "d’avant"... L’esthétique du film est sombre, l’image jaunie, comme irradiée. L’ambiance fascinante rappelle "Stalker" de Tarkovsky. Pour l’anecdote, le tournage fut terminé cinq semaines avant Tchernobyl... -
sam 12.03.2011
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Visitor of a Museum
Dans un monde post-apocalyptique touché par une catastrophe naturelle d’une gigantesque ampleur, une grande part de la population est formée de déments et mutants déformés. Un homme tente de visiter les ruines d’un musée englouti sous les vagues et auquel il ne peut accéder qu’à marée basse. Lopushansky tend avec son second long métrage à saisir la nature métaphysique du mal au travers d’une parabole religieuse sur la quête de vérité et de sens. L’effroyable noirceur du ton déploie une expérience visuelle éprouvante mais inoubliable. “Visitor of a Museum” est un hymne à la destruction et au déclin. Il nous entraîne impitoyablement au coeur des ténèbres, où la folie semble être la seule issue pour l’humanité. Pour appuyer avec force sa vision du monde apocalyptique et sans compromis, Lopushansky a travaillé avec des centaines de vrais patients atteints de troubles mentaux pour les scènes de foule. Qu’il y soit parvenu d’une façon si convaincante ne nous rend pas plus joyeux... -
The Christies
Cette série de douze épisodes met en scène une famille composée de Monsieur et Madame Christie, leur fils Terry, sa petite copine Tracy et leur chien Buster. Les épisodes sont présentés ici comme un tout, dressant le portrait de cette famille anglaise "typique", dont les déviances sont poussées à l’extrême. Et oui, on est dans le monde cruel et absurde de Phil Mulloy ! Tout le monde est vulgaire et violent : le père est ultra grossier et a une imagination sexuelle détraquée ; la mère complote avec le Diable contre son mari ; le fils idolâtre un chanteur stupide ; la famille côtoie Hitler, un chanteur de blues japonais pédophile, un canard maléfique, des assistants sociaux inquisiteurs... Il y est très souvent question de sexe, de religion, de perversion, de meurtre et de stupidité. Avec "The Christies", Mulloy change de style, tout en restant dans le minimalisme. Les personnages ne sont que des profils noirs dessinés et animés de manière très schématique, qui se détachent des décors-papiers peints aux couleurs criardes. Les dialogues absurdes et hilarants sont débités par des voix robotiques de logiciel de synthèse vocale. Mulloy s’amuse avec la (...) -
dim 13.03.2011
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Taqwacore, the Birth of Punk Islam
Jeune blanc converti à l’Islam à 15 ans, Michael Muhammad Knight écrit "The Taqwacores" en 2003, un roman sur des groupes punk islamiques. Il y raconte la vie d’une colocation de punks à Buffalo, aux Etats-Unis. Tous sont musulmans pratiquants, mais le week-end ils rangent leur tapis de prière et organisent des soirées punk-rock. La parution du livre permettra à de jeunes punks musulmans américains de s’y reconnaître et de mieux définir leur identité. "Taqwacore" donne alors naissance à un mouvement musical. Quelques années plus tard, pour partager ensemble leur musique et leurs croyances, Michael Muhammad et ses amis punks organisent une tournée dans l’ouest américain. On assiste alors a des concerts punks où des jeunes filles voilées reprennent les refrains en cœur, et où tout le monde "pogotte". En brisant certains interdits, par la pratique même de leur musique (femme qui chante, instrument à cordes électrique), les jeunes punks réalisent un affront direct aux idées même du culte musulman. "I want to fuck you during ramadan" ! Une audace qui surprend, justifiée par un affranchissement du culte : donner leur propre interprétation de ce qu’est (...) -
Goodbye, Mister Christie
Le retour (et l’adieu ?) de la famille Christie, dont les tribulations absurdes et hilarantes étaient dépeintes dans la série "The Christies". Leur quotidien, déjà assez mouvementé, est perturbé par l’arrivée dans le village de Wellington Green de Ramon, un marin français au charme irrésistible. Avec l’aide d’une petite mélodie romantique, il envoûte tous les membres de la famille et les pousse à coucher avec lui. Lors de la rencontre intime entre Ramon et M. Christie, on découvre qu’on est en réalité en train de regarder un documentaire sur la famille et que M. Christie vient de baisser son pantalon en direct à la télévision nationale, ce qui ne manquera pas de faire grimper l’audience et de le rendre célèbre. L’histoire deviendra de plus en plus tordue, se moquant joyeusement du culte de la célébrité (et du culte en général) et ne pourra se conclure que par un final radical. Et pour les fans, sachez qu’on y retrouve Buster le chien qui parle, M. Yakamoto, M. Hitler et même Dieu. Mulloy explore un peu plus loin la technique employée pour les "Christies", dans un style plus abouti. Il réussi à nouveau à nous immerger dans cet univers à l’apparence (...) -
jeu 17.03.2011
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Aria Tammorra
Pour sa première réalisation, Andrea Gagliardi, fils d’immigrés italiens issu du monde ouvrier et paysan, part à la recherche de ses racines culturelles et nous invite à rencontrer des chanteurs virtuoses des communautés paysannes des alentours du Vésuve. "Les sociologues et les historiens des migrations le savent bien : tôt ou tard, nombre de descendants de migrants et de personnes déplacées ressentent le besoin de comprendre la raison de leur présence ici et maintenant, en retournant à la source, à l’origine du grand voyage que firent leurs ancêtres. (...) Le film d’Andrea Gagliardi met en scène avec sensibilité cette quête identitaire d’un "vieux" de la seconde génération italienne en Wallonie" (Marco Martiniello, FRS-FNRS, ULg). Il en résulte un film généreux consacré à une tradition musicale d’une vitalité inouïe, la Tammurriata. Un hommage à ces personnages qui revendiquent leur droit à vivre en harmonie avec leur terre, dans une des régions les plus dégradées d’Italie, et qui réussissent à transmettre un bien précieux : la puissance de la fête. -
ven 18.03.2011
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Taqwacore, the Birth of Punk Islam
Jeune blanc converti à l’Islam à 15 ans, Michael Muhammad Knight écrit "The Taqwacores" en 2003, un roman sur des groupes punk islamiques. Il y raconte la vie d’une colocation de punks à Buffalo, aux Etats-Unis. Tous sont musulmans pratiquants, mais le week-end ils rangent leur tapis de prière et organisent des soirées punk-rock. La parution du livre permettra à de jeunes punks musulmans américains de s’y reconnaître et de mieux définir leur identité. "Taqwacore" donne alors naissance à un mouvement musical. Quelques années plus tard, pour partager ensemble leur musique et leurs croyances, Michael Muhammad et ses amis punks organisent une tournée dans l’ouest américain. On assiste alors a des concerts punks où des jeunes filles voilées reprennent les refrains en cœur, et où tout le monde "pogotte". En brisant certains interdits, par la pratique même de leur musique (femme qui chante, instrument à cordes électrique), les jeunes punks réalisent un affront direct aux idées même du culte musulman. "I want to fuck you during ramadan" ! Une audace qui surprend, justifiée par un affranchissement du culte : donner leur propre interprétation de ce qu’est (...) -
The Christies
Cette série de douze épisodes met en scène une famille composée de Monsieur et Madame Christie, leur fils Terry, sa petite copine Tracy et leur chien Buster. Les épisodes sont présentés ici comme un tout, dressant le portrait de cette famille anglaise "typique", dont les déviances sont poussées à l’extrême. Et oui, on est dans le monde cruel et absurde de Phil Mulloy ! Tout le monde est vulgaire et violent : le père est ultra grossier et a une imagination sexuelle détraquée ; la mère complote avec le Diable contre son mari ; le fils idolâtre un chanteur stupide ; la famille côtoie Hitler, un chanteur de blues japonais pédophile, un canard maléfique, des assistants sociaux inquisiteurs... Il y est très souvent question de sexe, de religion, de perversion, de meurtre et de stupidité. Avec "The Christies", Mulloy change de style, tout en restant dans le minimalisme. Les personnages ne sont que des profils noirs dessinés et animés de manière très schématique, qui se détachent des décors-papiers peints aux couleurs criardes. Les dialogues absurdes et hilarants sont débités par des voix robotiques de logiciel de synthèse vocale. Mulloy s’amuse avec la (...) -
sam 19.03.2011
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Letters from a Dead Man
Dans un monde ravagé par une apocalypse nucléaire, un scientifique survit en s’obstinant à croire son fils vivant. Les lettres qu’il lui écrit, qui ne seront jamais lues, lui servent à coucher sur papier ses réflexions sur l’humanité et son sentiment de culpabilité dans cette folie technologique qui conduisit à la tragédie. Car c’est bien la seule chose restant aux survivants : méditer sur l’extinction de leur espèce. L’instinct de survie fait voir à certains une lueur d’espoir, dans la rumeur d’un monde souterrain où l’on pourrait se réfugier en attendant de pouvoir retourner à l’air libre. Mais d’autres sont résignés, ne voyant d’ailleurs plus ce qu’il y avait de bon à sauver dans la société "d’avant"... L’esthétique du film est sombre, l’image jaunie, comme irradiée. L’ambiance fascinante rappelle "Stalker" de Tarkovsky. Pour l’anecdote, le tournage fut terminé cinq semaines avant Tchernobyl... -
Mondo Mulloy
"Mondo Mulloy" est une compilation de onze courts métrages à la fois violents et très drôles. Phil Mulloy y passe à la moulinette les mœurs sociales, politiques et culturelles, et est une excellente introduction à son univers torturé, sombre et acide. Il observe finement le monde qui l’entoure et le représente, de manière pas si caricaturale que ça, sous une forme primitive et minimaliste, cependant très expressive. L’animation lui permet d’inventer des situations parfois absurdes pour mieux dévoiler leur nature réelle, d’inventer des extraterrestres pour révéler des choses sur les humains, de dénoncer le puritanisme actuel en imaginant son origine préhistorique. Miroir, miroir... Il s’attaque à ses thèmes de prédilections que sont la sexualité et le puritanisme, la société phallocrate et violente, la religion et la soumission, ou la stupidité humaine en général, très souvent avec un humour féroce, humour qu’il met parfois de côté pour s’assumer plus sérieux. Ces courts représentent l’évolution certaine de son travail, qui changera encore d’apparence avec les "Christies". -
dim 20.03.2011
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Intolerance I-III
Une bobine de film est retrouvée dans l’espace. La découverte est extraordinaire : le film expose, sous toutes les coutures, la vie et les mœurs d’une race d’extraterrestres, les Zogs, semblables aux humains à un détail près... ils ont les organes génitaux et la tête inversés. La vision de ce document très explicite horrifie l’humanité puritaine, au point qu’il est décidé d’envoyer un bataillon spatial exterminer les Zogs afin de mettre un terme à ces sacrilèges. Ce que les terriens ignorent, c’est qu’au même moment, il se passe exactement la même chose sur la planète Zog et que leur flotte est en route pour détruire la Terre ! Mais tout cela est-il bien réel ? Les Zogs seraient-ils déjà arrivés sur Terre ? Après 2.000 ans de voyage à la recherche de la planète Zog, les descendants des missionnaires sont partagés entre ces croyances anciennes et l’espoir d’un jour meilleur, sur la planète Zog ou ailleurs. Avec cette histoire délirante en trois parties, Phil Mulloy s’en donne à cœur joie. La trilogie "Intolerance" est une satire sociale qui vise particulièrement les tabous liés à la sexualité, les manipulations et barbaries commises au nom de la (...) -
Goodbye, Mister Christie
Le retour (et l’adieu ?) de la famille Christie, dont les tribulations absurdes et hilarantes étaient dépeintes dans la série "The Christies". Leur quotidien, déjà assez mouvementé, est perturbé par l’arrivée dans le village de Wellington Green de Ramon, un marin français au charme irrésistible. Avec l’aide d’une petite mélodie romantique, il envoûte tous les membres de la famille et les pousse à coucher avec lui. Lors de la rencontre intime entre Ramon et M. Christie, on découvre qu’on est en réalité en train de regarder un documentaire sur la famille et que M. Christie vient de baisser son pantalon en direct à la télévision nationale, ce qui ne manquera pas de faire grimper l’audience et de le rendre célèbre. L’histoire deviendra de plus en plus tordue, se moquant joyeusement du culte de la célébrité (et du culte en général) et ne pourra se conclure que par un final radical. Et pour les fans, sachez qu’on y retrouve Buster le chien qui parle, M. Yakamoto, M. Hitler et même Dieu. Mulloy explore un peu plus loin la technique employée pour les "Christies", dans un style plus abouti. Il réussi à nouveau à nous immerger dans cet univers à l’apparence (...) -
Visitor of a Museum
Dans un monde post-apocalyptique touché par une catastrophe naturelle d’une gigantesque ampleur, une grande part de la population est formée de déments et mutants déformés. Un homme tente de visiter les ruines d’un musée englouti sous les vagues et auquel il ne peut accéder qu’à marée basse. Lopushansky tend avec son second long métrage à saisir la nature métaphysique du mal au travers d’une parabole religieuse sur la quête de vérité et de sens. L’effroyable noirceur du ton déploie une expérience visuelle éprouvante mais inoubliable. “Visitor of a Museum” est un hymne à la destruction et au déclin. Il nous entraîne impitoyablement au coeur des ténèbres, où la folie semble être la seule issue pour l’humanité. Pour appuyer avec force sa vision du monde apocalyptique et sans compromis, Lopushansky a travaillé avec des centaines de vrais patients atteints de troubles mentaux pour les scènes de foule. Qu’il y soit parvenu d’une façon si convaincante ne nous rend pas plus joyeux... -
jeu 24.03.2011
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Trilogie tropicale
Durant trois ans (2005-2008), l’asbl Tropiques a invité le cinéaste Gérard Preszow à animer un atelier vidéo au sein de son centre de jour pour handicapés mentaux. Une expérience rare permettant à tous les partenaires de tisser des liens forts et à la confiance de s’installer, laissant la liberté au cinéaste de travailler sur la durée, et aux participants d’évoluer quant à leur rapport à la caméra. Un long et dix courts métrages sont issus de ce travail dont nous vous présentons la majeure partie.+ Voyage aux Tropiques (extraits)+ Ça déménage... sous les Tropiques+ La Belgique vue des Tropiques -
ven 25.03.2011
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The Ugly Swans
Inspiré d’un récit des frères Strougatski, le film se déroule dans une ville fantôme où un internat pour enfants surdoués a pour professeurs des êtres "aquatiques", ressemblant à des mutants. Dans cette ville, le climat change en permanence. Différentes commissions viennent y étudier ce phénomène. Parmi les enfants de l’internat se trouve la fille de l’écrivain Victor Banev qui entreprend ses recherches visant à éclaircir le destin de ces enfants... et le sort de l’humanité qui en dépend directement. On reconnaîtra aisément dans ce pamphlet – où toute différence est considérée comme un danger – les reliquats de l’époque soviétique à laquelle il a été écrit. Mais Lopushansky a remanié le script de manière à lui donner une résonance plus universelle et plus contemporaine. Visuellement, le film est absolument splendide, réussissant à rendre toutes les textures de l’eau, mais aussi la décrépitude des matières. -
The Milky Black Way TV Show
Pour traverser en images la voie lactée de cette Great Black Music, un programme de clips vidéos, shows télé, extraits de films et de concerts valent bien mieux qu’un long discours ! Spiritual jazz, funk from outer space, angel soul, electro robots, techno stellaire, alien hip hop et R’n’B from beyond… De Sun Ra à Flying Lotus, en passant par Afrika Bambaataa, H. Hancock, Outkast, Parliament, U.R., Jeff Mills, Kool Keith & many others - de la poésie étoilée, infinite fantasy, mythologies futuristes, cosmic groove… People get ready ! Le passage du Mothership est annoncé. -
Astro Mix Technologic
Pour cette seconde programmation - voyage du funk au dub, en passant par l’électro, la techno, le dance hall et le hip hop... hey, pas question de juste venir s’asseoir et écouter les histoires derrières ces musiques. En ouverture de programmation, on vous invite d’abord à venir chevaucher les rythmes sur le dancefloor ! Feel the groove, ride the rythm ! Destination Unknown. Trois bruxellois aux platines. Cette fois, Pierre ouvrira avec quelques grooves jazz, sci-fi hip hop & tribal R’n’B. DeFi-J, co-fondateur de la Zulu Nation - belgian chapter, nous revient pour un set funk tout feu tout flamme. DJ Athome, l’homme derrière l’émission Bis-Art Shaker (Radio Panik), nous livrera une sélection d’early house et autres black alien electronic music. En début de nuit, la compilation d’astro clips et de show télés constituera la mise en condition idéale ! Don’t miss it. -
sam 26.03.2011
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Taqwacore, the Birth of Punk Islam
Jeune blanc converti à l’Islam à 15 ans, Michael Muhammad Knight écrit "The Taqwacores" en 2003, un roman sur des groupes punk islamiques. Il y raconte la vie d’une colocation de punks à Buffalo, aux Etats-Unis. Tous sont musulmans pratiquants, mais le week-end ils rangent leur tapis de prière et organisent des soirées punk-rock. La parution du livre permettra à de jeunes punks musulmans américains de s’y reconnaître et de mieux définir leur identité. "Taqwacore" donne alors naissance à un mouvement musical. Quelques années plus tard, pour partager ensemble leur musique et leurs croyances, Michael Muhammad et ses amis punks organisent une tournée dans l’ouest américain. On assiste alors a des concerts punks où des jeunes filles voilées reprennent les refrains en cœur, et où tout le monde "pogotte". En brisant certains interdits, par la pratique même de leur musique (femme qui chante, instrument à cordes électrique), les jeunes punks réalisent un affront direct aux idées même du culte musulman. "I want to fuck you during ramadan" ! Une audace qui surprend, justifiée par un affranchissement du culte : donner leur propre interprétation de ce qu’est (...) -
Goodbye, Mister Christie
Le retour (et l’adieu ?) de la famille Christie, dont les tribulations absurdes et hilarantes étaient dépeintes dans la série "The Christies". Leur quotidien, déjà assez mouvementé, est perturbé par l’arrivée dans le village de Wellington Green de Ramon, un marin français au charme irrésistible. Avec l’aide d’une petite mélodie romantique, il envoûte tous les membres de la famille et les pousse à coucher avec lui. Lors de la rencontre intime entre Ramon et M. Christie, on découvre qu’on est en réalité en train de regarder un documentaire sur la famille et que M. Christie vient de baisser son pantalon en direct à la télévision nationale, ce qui ne manquera pas de faire grimper l’audience et de le rendre célèbre. L’histoire deviendra de plus en plus tordue, se moquant joyeusement du culte de la célébrité (et du culte en général) et ne pourra se conclure que par un final radical. Et pour les fans, sachez qu’on y retrouve Buster le chien qui parle, M. Yakamoto, M. Hitler et même Dieu. Mulloy explore un peu plus loin la technique employée pour les "Christies", dans un style plus abouti. Il réussi à nouveau à nous immerger dans cet univers à l’apparence (...) -
dim 27.03.2011
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The Mothership Connection
Redémarrant là où l’exploration de Sun Ra nous avait laissé en janvier dernier, le quatrième épisode approfondira de nouvelles thématiques, entre-aperçues en début de cycle. Traversant le "spiritual jazz" aux accents étoilés - Albert Ayler, Art Ensemble of Chicago, Alice & John Coltrane… - puis s‘arrêtant un moment sur le rider électrique "who kiss the Sky" que fut Jimi Hendrix, nous fouillerons surtout dans le funk des années 70, ses danses, émanations corporelles, son excentricité cosmique, et ses mythologies p-funk, mettant en scène l’affrontement d’anges/Starchild et le sir Nose D’Voidoffunk qui, lui, ne veut pas danser. Mais en fait, de quelle nature est ce funk finalement ? Et son vaisseau-mère ? Qu’est-ce que cette "angel race" ? Ceux là-même, armés de bop gun et faisceaux lumineux, qui ainsi nous bénissent : "May the funk be with you". Light years in time, ahead of our time Free your mind, come fly, with me. (George Clinton / Funkadelic) -
The Last Angel of History
Essai cinématographique autour des thématiques “afro-futuristes” - et unique documentaire sur le sujet ! - "Last Angel of History" explore les relations entre culture pan-africaine, science-fiction et prolifération grandissante des technologies informatiques. Rencontre du troisième type, ingénierie génétique, identité cyborg et voyage inter-galactique… ces thématiques sont vues comme des métaphores de l’expérience pan-africaine de déplacement, de réinvention culturelle et d’Alien Nation. Entrecoupés de collages d’images nous faisant voyager dans le temps et l’espace, Akomfrah présente les interviews des musiciens George Clinton, Derick May, Juan Atkins, Goldie, A Guy Called Gerald, Dj Spooky… et revient sur l’œuvre de Sun Ra et Lee Perry. De plus, il fait résonner toutes ces approches musicales avec les écrits d’auteurs de science-fiction noirs américains, tels R. Delaney et Octavia Butler, interviewés eux aussi, de même que le premier astronaute noir-américain a être allé dans l’espace !... Un must pour tous ceux qui s’intéressent à cette thématique. -
jeu 31.03.2011
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Open Screen
Sans explication aucune, l’Open Screen du mois de mars est souvent l’un des plus denses. Des rumeurs dans le monde entier, depuis février, s’élèvent et grondent au rythme des giboulées. Voyons si cela sera le cas cette année encore ! Envoyez vos films de moins de 15 minutes, une semaine à l’avance, dans n’importe quel format raisonnable, au bureau du Nova du 14 de la rue d’Arenberg à 1000 Bruxelles. Tous types de films sont acceptés, n’hésitez donc pas à proposer des choses inouïes... -
ven 01.04.2011
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Scratch
Filmé à San Francisco, New York, Los Angeles et San Bernardino, d’octobre 1999 à août 2000, "Scratch" nous propose une superbe introduction à la culture Hip-Hop. En allant à la rencontre de nombreux DJs pionniers et figures emblématiques du "turntablism", ce film rend de manière communicative l’enthousiasme et les "positive vibes" de l’avènement du hip-hop, autour de la réinvention des platines comme instrument de musique à part entière. S’y retrouvent DJ Premier, Afrika Bambaataa, Grand Wizard Theodore, Q-Bert, Babu, Mix Master Mike, the X-ecutioners, Jazzy Jay, Steinski… Le lien avec notre cycle ? Tambour du nouveau Monde, Wheels of Steel pour voyage dans l’espace-temps, communication extraterrestre, interactions robotiques… Ce savoureux documentaire nous distille - parfois dans les coins de l’image - quantités de liens et d’éléments avec notre thématique. Un film à voir et revoir.+ Kool_Koor_TimelessOne -
Mondo Mulloy
"Mondo Mulloy" est une compilation de onze courts métrages à la fois violents et très drôles. Phil Mulloy y passe à la moulinette les mœurs sociales, politiques et culturelles, et est une excellente introduction à son univers torturé, sombre et acide. Il observe finement le monde qui l’entoure et le représente, de manière pas si caricaturale que ça, sous une forme primitive et minimaliste, cependant très expressive. L’animation lui permet d’inventer des situations parfois absurdes pour mieux dévoiler leur nature réelle, d’inventer des extraterrestres pour révéler des choses sur les humains, de dénoncer le puritanisme actuel en imaginant son origine préhistorique. Miroir, miroir... Il s’attaque à ses thèmes de prédilections que sont la sexualité et le puritanisme, la société phallocrate et violente, la religion et la soumission, ou la stupidité humaine en général, très souvent avec un humour féroce, humour qu’il met parfois de côté pour s’assumer plus sérieux. Ces courts représentent l’évolution certaine de son travail, qui changera encore d’apparence avec les "Christies". -
sam 02.04.2011
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Nouvelles générations - nouveaux noms : courts métrages russes
Lopushansky donne des cours au département des Arts audiovisuels de l’Université du Cinéma et de la Télévision de Saint-Pétersbourg. Il a sélectionné une série de courts métrages de fin d’études variés, de fiction, documentaires ou encore d’animation, qu’il viendra nous présenter. Cette sélection reflète le travail prometteur de jeunes cinéastes russes actuels. The Script Nikolay Borts, RU, 2007, video, vo st fr / ov fr ond, 21’ Elevated Feelings Leonid Pasternak, RU, 2007, video, vo st fr / ov fr ond, 26’ Argentina Michail Mareskin, RU, 2007, video, vo st fr / ov fr ond, 35’ Life After Sergey Koumish, RU, 2009, video, vo st fr / ov fr ond, 16’ Sarafan Alexandra Strelyanaya, RU, 2006, video, vo st fr / ov fr ond, 21’ -
The Ugly Swans
Inspiré d’un récit des frères Strougatski, le film se déroule dans une ville fantôme où un internat pour enfants surdoués a pour professeurs des êtres "aquatiques", ressemblant à des mutants. Dans cette ville, le climat change en permanence. Différentes commissions viennent y étudier ce phénomène. Parmi les enfants de l’internat se trouve la fille de l’écrivain Victor Banev qui entreprend ses recherches visant à éclaircir le destin de ces enfants... et le sort de l’humanité qui en dépend directement. On reconnaîtra aisément dans ce pamphlet – où toute différence est considérée comme un danger – les reliquats de l’époque soviétique à laquelle il a été écrit. Mais Lopushansky a remanié le script de manière à lui donner une résonance plus universelle et plus contemporaine. Visuellement, le film est absolument splendide, réussissant à rendre toutes les textures de l’eau, mais aussi la décrépitude des matières. -
dim 03.04.2011
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Black Secret Technology
The nigger, they had no choice but to invent. (James Baldwin) Mi ’60, les robots appliqués à l’industrie font leur entrée dans les grandes villes du nord, Chicago, Detroit, capitale de l’automobile. Dans ces Metropolis qui électrifièrent le blues, vit le plus haut taux d’afro-américains, eux qui avaient fuit leur statut "d’outil animé", quittant un siècle plus tôt les états du sud ségrégationnistes. Mi ’70, début ’80, partout, les machines entrent en scène dans la Black Music. Instruments, danses, voix filtrées, lyrics… Ouvrant de nouveaux espaces sonores et imaginaires, l’alliance avec la machine décuple les pouvoirs de la "black magic soul power" : rites de désenvoûtement, quête du beat, transport vers de nouveaux territoires et transes avec l’esprit de la machine. Revenant d’abord sur quelques pionniers de l’électricité, ce parcours-ci explorera la naissance de l’électro, la techno et la culture Hip hop, suivant les développements technologiques de leurs grands sorciers, voyageant dans l’espace-temps sur les "Wheels of Steele" et TR "eight-0-eight". Grandmaster Flash, Electrifying Mojo, Jonzun Crew, electric boogie, Model 500, Underground (...) -
The Cycles of the Mental Machine
Revenant sur la fin des années 70 et la chute de Detroit, passée de Motor City triomphante à "Ruins City", galeuse et abandonnée, "The Cycles of The Mental Machine" explore le contexte d’apparition de la musique techno. Au sein de cette capitale de la blackmusic, cité du rythme et de la technologie, la production de transports motorisés de plus en plus rapides et accessibles ouvrira la porte à de nouveaux univers, sonores et imaginaires. De l’urbanisation du blues, des prêches et gospels, en passant par l’usine à tubes que devint la Motown, une voix nous guide dans ce voyage musical : The Electrifying Mojo, DJ légendaire, "poète de la machine mentale", qui propulsa le funk et la techno dans l’espace au sein de son émission radio Midnight Funk Association. Dans le présent, "Mad" Mike Banks, pilier du collectif Underground Resistance et Carl Craig, artistes de cette contre-culture techno militante, interviennent de manière incisive. -
jeu 07.04.2011
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Ateliers urbains #1 : Flagey
"La Place Flagey, c’est une affaire d’argent, et pas une affaire de poésie et de gratuité, de convivialité ou de rencontre. C’est un espace business", nous dit un habitant d’Ixelles. Il n’est pas le seul à faire ce constat. Dans ce documentaire qui donne la voix à des habitants d’âges et d’origines diverses, tous dénoncent la même chose : depuis sa rénovation, la plus grande place publique de Bruxelles est sournoisement transformée en espace public privatisé. Des sociétés privées, des agences de pub et de marketing y mènent des campagnes promotionnelles avec une insolente désinvolture. Ainsi, un festival de musique, une plaine de jeux pour enfants, ou tout autre événement culturel, deviennent autant de prétextes à brandir des étendards publicitaires ou des écrans digitaux aux couleurs tonitruantes. Réalisé dans le cadre d’un atelier créé par le Centre vidéo de Bruxelles (CVB) et Plus Tôt Te Laat (PTTL), ce film collectif brosse avec humour et poésie un portrait de cette place et ses nombreux dysfonctionnements. Un film ludique, bourré de petites trouvailles et de minutieux détails. Ça fait sourire, rire, et grincer des dents car malheureusement (...) -
ven 08.04.2011
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Microboutiek
La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas ! -
Burstscratch
Créé en 1994 à Strasbourg, Burstscratch est un collectif d’individualités à géométrie variable ayant en commun un travail autour du support film, Super8 ou 16mm, sous forme de création ou de diffusion. Ce travail se développera ce soir sous la forme du "Point Aveugle", une séance de cinéma en direct, performance visuelle et sonore utilisant principalement des projecteurs 16mm, quelques câbles électriques, des platines-disques et une table de mixage. Les images et les sons sont manipulés et modifiés par différents moyens : variations de focales et de volumes, superpositions, répétitions de séquences, masquages partiels, utilisation d’objets transparents pour l’image et de filtres analogiques pour le son... Conçu comme un "work in progress", le projet est né d’étapes d’improvisations avec le désir d’inventer en direct un objet filmique et sonore en mouvement permanent, sans structure figée. Nourris des différentes sensibilités de chacune des personnes ayant traversé cette aventure, Le Point Aveugle évolue de manière permanente depuis 2002. Tel un dialogue entre plusieurs cinéastes et musiciens, cette performance considère l’image et le son comme (...) -
Unlimited Destruction
Lee "Scratch" Perry, the ultimate alien, filmé chez lui à Zurich. Entouré de sa femme et ses enfants, arrangeant dans son jardin des autels futuristes reflétant le soleil et présentant les icônes et objets de pouvoirs de son studio son, le maître du dub nous livre, sous influence cannabique, des messages mystiques par moments difficiles à saisir, souvent fulgurants de répartie. Le film présente des documents rares de proximité avec cette figure incontournable des musiques jamaïcaines, qui mène en 1990 une vie lointaine de son passé de producteur à Kingston. (Le documentaire étant produit sans sous-titres et l’anglais de Perry difficile à saisir, un travail de retranscription sera réalisé pour l’occasion, afin de faciliter la compréhension.) -
sam 09.04.2011
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Goodbye, Mister Christie
Le retour (et l’adieu ?) de la famille Christie, dont les tribulations absurdes et hilarantes étaient dépeintes dans la série "The Christies". Leur quotidien, déjà assez mouvementé, est perturbé par l’arrivée dans le village de Wellington Green de Ramon, un marin français au charme irrésistible. Avec l’aide d’une petite mélodie romantique, il envoûte tous les membres de la famille et les pousse à coucher avec lui. Lors de la rencontre intime entre Ramon et M. Christie, on découvre qu’on est en réalité en train de regarder un documentaire sur la famille et que M. Christie vient de baisser son pantalon en direct à la télévision nationale, ce qui ne manquera pas de faire grimper l’audience et de le rendre célèbre. L’histoire deviendra de plus en plus tordue, se moquant joyeusement du culte de la célébrité (et du culte en général) et ne pourra se conclure que par un final radical. Et pour les fans, sachez qu’on y retrouve Buster le chien qui parle, M. Yakamoto, M. Hitler et même Dieu. Mulloy explore un peu plus loin la technique employée pour les "Christies", dans un style plus abouti. Il réussi à nouveau à nous immerger dans cet univers à l’apparence (...) -
Taqwacore, the Birth of Punk Islam
Jeune blanc converti à l’Islam à 15 ans, Michael Muhammad Knight écrit "The Taqwacores" en 2003, un roman sur des groupes punk islamiques. Il y raconte la vie d’une colocation de punks à Buffalo, aux Etats-Unis. Tous sont musulmans pratiquants, mais le week-end ils rangent leur tapis de prière et organisent des soirées punk-rock. La parution du livre permettra à de jeunes punks musulmans américains de s’y reconnaître et de mieux définir leur identité. "Taqwacore" donne alors naissance à un mouvement musical. Quelques années plus tard, pour partager ensemble leur musique et leurs croyances, Michael Muhammad et ses amis punks organisent une tournée dans l’ouest américain. On assiste alors a des concerts punks où des jeunes filles voilées reprennent les refrains en cœur, et où tout le monde "pogotte". En brisant certains interdits, par la pratique même de leur musique (femme qui chante, instrument à cordes électrique), les jeunes punks réalisent un affront direct aux idées même du culte musulman. "I want to fuck you during ramadan" ! Une audace qui surprend, justifiée par un affranchissement du culte : donner leur propre interprétation de ce qu’est (...) -
dim 10.04.2011
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A Place Called Jamaïca
Des pulsations de tambours Nyahbinghi aux échos Dub du "Black Ark" studio de Lee Perry, nous assistons à la montée planétaire de la basse, ses profondes fréquences éclosant à la surface. Suivant les inventivités techniques "low-budget" ayant renouvelé la production mondiale et détaillant les mythologies solaires des "lion man" rastafari, nous vous emmenons pour un parcours dans les musiques de cette île 700 fois plus petite que les Etats-Unis, mais ayant pourtant accueilli 3 fois plus d’esclaves. S’inspirant d’abord de Black Music made in US, les jamaïcains développeront leur propre histoire, celle d’une île noire à 17° de l’équateur. Résonances et singularités, les thématiques vues au long du cycle donneront un nouveau regard sur ces musiques. Traversant Mento, Ska, Rocksteady, Reggae, Dub et Dancehall, le film révèle leur contextes d’apparition - social, géographique, politique et spirituel - dans une exploration d’une musique "roots" tendant les battements de la Terre vers le Ciel, et faisant décoller le train à sa propre rythmique, dilatée sous le soleil… Spirituality is not theology or ideology. It is simply a way of life, pure and (...) -
Rockers
Filmé en 1978 en Jamaïque, Rockers devait être à l’origine un documentaire sur la scène reggae du moment. En cours de route, l’option de narrer une fiction rebelle apparut, nous laissant dès lors avec une œuvre très particulière, sorte de "blaxploitation musicale" - mais à la sauce jamaïcaine - où la plupart des protagonistes sont des stars reggae de l’époque ! (Big Youth, Gregory Isaac, Dillinger, Jacob Miller, Burning Spear, Bunny Wailer, Robbie Shakespeare…). Bref, un film culte. Le batteur et personnage central, Leroy "Horsemouth" Wallace (étant même filmé chez lui, sa femme et ses enfants jouant leur propres rôles), trouve comme moyen de s’extraire de sa vie de "sufferer" le travail de distribution des 45t aux magasins et sound systems de toute l’île. Lui manque juste la monture digne de ce nom pour son entreprise : la célèbre Honda S90, qu’il fera recouvrir d’un "Lion of Juda". Suivant ces mésaventures avec la mafia locale qui plume jusqu’aux plus pauvres, le film/docu nous fait entrer dans la véritable ambiance de la culture jamaïcaine et rastafari, en explorant ses mythes et univers sonores. Les airs joués et la beauté des dialogues, tenus (...)