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ven 30.07.2010
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Fantazio
Les habitués du Nova connaissent bien Fantazio. Sous des airs doux et gentils, ce poète, écorché vif, aime pratiquer la transe dans une sorte de duel échevelé avec sa contrebasse. L’éléphanteau à la voix rauque chante la musique populaire dans un style improbable aux influences contradictoires. Etourdissant sur scène, son combo a aussi autoproduit deux disques bouillonnants dont le tout récent "Cinq mille ans de danse crue et de grands pas chassés", où il allie la musique traditionnelle japonaise à la chanson française, le rap au ska, le twist-rock au psycho-punk, le tout traversé par des hoquets rythm’n’blues et des infra-basses techno... Fantazio pratique le nomadisme urbain, s’appliquant à surgir là où l’on attend personne (carrefours, cages d’escaliers, appartements…). Pour le PleinOPENair, il se produira en trio avec le crooner furieux Frank Williams, à la guitare, et l’incomparable bricoleur multi-instrumentiste Benjamin Colin, aux bruits et sons. Deux sets (avant et après la projection) à l’ombre du dinosaure du Museum des sciences naturelles... -
POA filmpje
Depuis deux ans, le PleinOPENair propose, en avant-programme du grand film, un court métrage produit pour l’occasion et présentant le site visité et ses enjeux. Cette année, un film unique sera réalisé sur le quartier européen et plus spécifiquement sous l’angle sécuritaire. Brrrr... Ce film d’une dizaine de minutes est réalisé avec Plus Tôt Te Laat (PTTL), un collectif hétérogène qui utilise le graphisme et la vidéo comme principaux modes d’expression. Pour voir les films réalisés en 2008 et 2009 cliquer ici -
The Host
Partant d’un incident réel qui provoqua un scandale national (le déversement de déchets chimiques d’une base militaire américaine dans le fleuve Han, en plein cœur de Séoul, et l’incapacité de la justice coréenne de poursuivre les responsables), Bong Joon-Ho ("Memories of Murder", "Tokyo") imagine une histoire de monstre mutant qui sème la panique sur les rives. La bête emporte une fillette dans un égout lui servant de tanière et la famille de la petite, convaincue qu’elle est encore en vie, se démène pour partir à son secours. Mais l’armée a pris le contrôle des abords du fleuve et enquête sur un virus mystérieux qui serait transmis par la créature... Le film démarre en trombe, oscillant entre un humour ravageur et une horreur indicible, il surprend par ses changements de ton, évoluant vers le tragique sur fond de critique politique et de scandale dépassant l’ampleur de la pollution initiale. Un blockbuster étonnant qui reste captivant jusqu’aux dernières secondes et donne un nouveau souffle au genre du film de monstres, souvent teinté de discours écologistes. À (re)découvrir sous le regard bienveillant d’un Iguanodon... -
sam 31.07.2010
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Un tour au pays des haricots
Une des formes de résistance face à la grande machine qui calibre et contrôle nos vies est de récupérer notre autonomie alimentaire. C’est la mission que s’est donnée l’association Le Début des Haricots en recréant les liens entre consommateurs et agriculteurs locaux, en développant des groupements d’achats solidaires autogérés en ville, en suscitant l’auto production au travers de jardins partagés urbains. Les haricots seront parmi nous le vendredi 30 juillet avec leur production autonome cuisinée. Le lendemain à 18h00, possibilité de visiter leur jardin collectif de la rue Gray à Ixelles. Réservation indispensable pour la balade : pleinopenair@nova-cinema.org. -
Pétanque
Le point commun entre Casablanca, Vientiane ou Saint-Gilles ? Le boulodrome, bien-sûr ! La pétanque pointera le bout de son cochonnet au POA chaque samedi, fin d’après-midi. Pas de tournoi mais juste pour le plaisir... Boules disponibles sur place, mais n’hésitez pas à amener les vôtres. -
POA filmpje
Depuis deux ans, le PleinOPENair propose, en avant-programme du grand film, un court métrage produit pour l’occasion et présentant le site visité et ses enjeux. Cette année, un film unique sera réalisé sur le quartier européen et plus spécifiquement sous l’angle sécuritaire. Brrrr... Ce film d’une dizaine de minutes est réalisé avec Plus Tôt Te Laat (PTTL), un collectif hétérogène qui utilise le graphisme et la vidéo comme principaux modes d’expression. Pour voir les films réalisés en 2008 et 2009 cliquer ici -
The Conversation
Tout commence par l’écoute à distance d’une conversation anodine entre un homme et une femme dans la foule, selon un procédé d’enregistrement ingénieux orchestré par Harry Caul (incarné par Gene Hackman, impressionnant). Maître incontesté en techniques d’espionnage, ce dernier offre ses services à des clients fortunés. Cependant, effacé et solitaire, sa vie sociale est un désastre, obsédé qu’il est par son métier, et depuis peu par cette nouvelle affaire où sa conscience sera durement éprouvée… Film lucide poussant à la réflexion, "The Conversation" est incontournable lorsque l’on veut parler de surveillance et de l’interprétation de données volées à l’insu des surveillés. À l’instar du "Blow Up" d’Antonioni qui questionnait l’image, "The Conversation", par un montage sonore inventif, nous plonge dans un thriller des apparences. Malgré des techniques d’investigation pouvant sembler désuètes - présentant néanmoins des écueils similaires aux techniques actuelles - l’histoire de ce professionnel névrosé dénonce avec force un système paranoïaque qui ne cesse de courir à sa perte, et à la nôtre… -
mer 04.08.2010
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Les techniques spéciales d’enquête
Avant la projection d’"Operation Spring", nous débattrons avec le sociologue et essayiste Jean-Claude Paye, auteur entre autre de "La Fin de l’État de droit" (Ed. La Dispute), qui nous parlera des techniques spéciales d’enquête introduite dans la loi belge, lesquelles sont à replacer dans un contexte international. "Il s’agit de montrer que ces lois actuelles ont pour effet de placer les citoyens sous des mesures de surveillance qui autrefois relevaient du contre espionnage, c’est-à-dire réservées aux ennemis". -
Operation Spring
"Operation Spring" est le nom d’une enquête policière menée dès 1999 en Autriche à l’encontre de Nigériens suspectés de trafic de drogue. C’était une première pour ce pays dans l’utilisation de méthodes "spéciales" d’investigation qui préfigurent les lois "anti-terroristes" promulguées de par le monde à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Au total, 850 policiers furent mobilisés, une centaine de ressortissants africains inculpés, la plupart réfugiés, écopant au final de sentences qui, additionnées, se chiffrent à plusieurs centaines d’années d’emprisonnement. A travers une série de témoignages, le film évolue dans un univers kafkaïen où les preuves collectées, à l’instar d’images confuses de caméras cachées, s’avèrent plus que douteuses. Et de démonter minutieusement cette effroyable mascarade tant policière que judiciaire. -
ven 06.08.2010
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Capsule
Capsule est un vrai big-band d’avant-garde anversois. Le collectif de huit musiciens voyage entre speedjazz, cartoonerjazz mélodique, funkrock, musique de film noir et musique électronique sauvage. Ce groupe fut fondé au bord de l’Escaut avec des musiciens provenant entre autre de Wawadadakwa, Traktor, Tip Toe Topic et Wizard of Ooze. Leur premier album "Haunted House" sort en 2007. En 2008, ils collaborent avec le groupe de théatre "Abattoir Fermé", dont ils partagent la prédilection pour les atmosphères de science-fiction, les orgues et les vieilles maisons sombres. Capsule se compose de trois voix, d’orgues électroniques, d’instruments à vent et d’une solide section rythmique. L’ensemble produit un style sonore unique : parfois intime et fragile, parfois sauvage et brut. www.myspace.com/capsuletheredorchestra www.rotaktrecords.be -
Grenze
Un groupe de personnes fait la file devant un poste-frontière situé au milieu de nulle part, en pleine neige. Pour passer de l’autre côté, elles tentent de s’adapter à des règles qui ne cessent de changer. Une petite comédie sur l’absurdité, bien réelle, des frontières et du droit de circuler. -
Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ?
9-3, Cité des Bosquets dans la banlieue parisienne. Kamel (interprété par le réalisateur lui-même), victime de la double peine, vient de purger cinq ans de prison, puis deux ans de "bannissement" en Algérie. De retour clandestinement dans son quartier, il retrouve sa famille, son petit frère Mouss devenu caïd, ses amis et les façades taguées qui l’ont vu grandir. Alors que Kamel est confronté à l’insécurité permanente de son existence sans papiers (recherche de travail, mariage blanc, peur du contrôle de police...), la vie continue sur le bitume des grands ensembles qui se délabrent… C’est une vie ordinaire dans la cité, sans fard ni cliché, qu’Ameur-Zaïmeche transpose dans son premier film, autoproduit, composé à rebours du délire médiatique et de cette paranoïa sociale qui fabrique les ghettos modernes. Très finement, il nous invite à reconsidérer notre système de représentation de la jeunesse des banlieues. D’une étonnante humanité, "Wesh Wesh" oscille entre documentaire et fiction sans jamais poser de jugement moralisateur. Un regard sincère et juste qui nous rappelle que les liens se tissent malgré tout dans cet univers de béton. -
Capsule
Capsule est un vrai big-band d’avant-garde anversois. Le collectif de huit musiciens voyage entre speedjazz, cartoonerjazz mélodique, funkrock, musique de film noir et musique électronique sauvage. Ce groupe fut fondé au bord de l’Escaut avec des musiciens provenant entre autre de Wawadadakwa, Traktor, Tip Toe Topic et Wizard of Ooze. Leur premier album "Haunted House" sort en 2007. En 2008, ils collaborent avec le groupe de théatre "Abattoir Fermé", dont ils partagent la prédilection pour les atmosphères de science-fiction, les orgues et les vieilles maisons sombres. Capsule se compose de trois voix, d’orgues électroniques, d’instruments à vent et d’une solide section rythmique. L’ensemble produit un style sonore unique : parfois intime et fragile, parfois sauvage et brut. www.myspace.com/capsuletheredorchestra www.rotaktrecords.be -
sam 07.08.2010
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Pétanque
Le point commun entre Casablanca, Vientiane ou Saint-Gilles ? Le boulodrome, bien-sûr ! La pétanque pointera le bout de son cochonnet au POA chaque samedi, fin d’après-midi. Pas de tournoi mais juste pour le plaisir... Boules disponibles sur place, mais n’hésitez pas à amener les vôtres. -
Los Trogos
Vous avez déjà dû croiser ces Ostroghots au quartier Midi lors du PleinOPENair 2006 mais aussi dans les rues et parcs de Bruxelles, ville à laquelle ils sont indéfectiblement liés puisque la fanfare s’était formée en 2004 pour une prestation unique lors de la première Zinneke parade. Leur melting pot de cuivres, flûtes, accordéons et autres percussions distillent les tonalités d’une communauté bien ancrée à Bruxelles et particulièrement dans le bas de Saint-Gilles et Forest : la communauté latino. Déambuleront ainsi dans le parc Forest et Duden des tangos argentins, des cumbias colombiennes et des sambas brésiliennes, mêlées à des touches de musette et des accents de kermesse. Une entrée en fanfare sautillante qui précédera le film mexicain "La Zona". -
Los Trogos
Vous avez déjà dû croiser ces Ostroghots au quartier Midi lors du PleinOPENair 2006 mais aussi dans les rues et parcs de Bruxelles, ville à laquelle ils sont indéfectiblement liés puisque la fanfare s’était formée en 2004 pour une prestation unique lors de la première Zinneke parade. Leur melting pot de cuivres, flûtes, accordéons et autres percussions distillent les tonalités d’une communauté bien ancrée à Bruxelles et particulièrement dans le bas de Saint-Gilles et Forest : la communauté latino. Déambuleront ainsi dans le parc Forest et Duden des tangos argentins, des cumbias colombiennes et des sambas brésiliennes, mêlées à des touches de musette et des accents de kermesse. Une entrée en fanfare sautillante qui précédera le film mexicain "La Zona". -
Barres
Depuis ce mois de juillet, les Bruxellois n’ont plus rien à envier aux Parisiens et bénéficient enfin d’un parcours santé géant gracieusement installé sur le réseau de la STIB. Idéal pour les petits exercices quotidiens, ce type de parcours d’obstacles a déjà fait ses preuves dans de nombreuses villes. Il stimule en effet de manière ludique les talents d’acrobates ainsi que l’ingéniosité et la solidarité des fraudeurs de compétition. Ce petit film pédagogique est un guide parfait pour le débutant. -
Le repos du fakir
Monographie burlesque du mobilier urbain conçu pour empêcher les "pauses" dans la ville moderne. L’espace public n’a plus de vocation sociale, on est dans un lieu de passage d’individus grouillant entre des cases fonctionnelles : maison, boulot, shopping, loisir. Dans ce schéma, pas de place pour les zonards et autres fainéants indésirables qui feraient tache, voire peur ! L’art de concevoir l’inconfort... Circulez, allez, ouste ! -
La Zona
Il y a deux ans, le PleinOPENair projetait "Wassup Rockers" de Larry Clark avec son cortège de jeunes hispanos faisant irruption dans les quartiers luxueux de Beverly Hills. "La Zona" y fait écho, portant un cran plus loin la violence urbaine et la cruauté sociale en mettant en scène l’immersion d’un groupe de jeunes habitants des barrios (les bidonvilles) dans l’univers clos, aseptisé et ultra-sécurisé d’une "gated community" implantée en plein cœur de Mexico City. Pour se préserver des quartiers pauvres qui l’entourent, cette cité résidentielle bâtie par la haute bourgeoisie est entourée d’un mur quasi infranchissable, truffée de caméras de surveillance et dotée d’une milice privée. Gouvernés par la peur, ses résidents se sont inventés leurs propres lois, comme l’apprendront à leurs dépens trois jeunes visiteurs nocturnes... À la frontière entre le thriller social et l’anticipation, le premier long métrage du Mexicain Rodrigo Plá est porté par une réalisation efficace, une narration classique, parfois un peu manichéenne, mais surtout par une réflexion politique sur la dualité sociale qui s’accroît dans les milieux urbains de nos sociétés capitalistes. -
mer 11.08.2010
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Comme tout autre humain
Eglise Saint-Boniface, Bruxelles, 2006. Plus de 120 hommes, femmes et enfants attendent d’être régularisés. Depuis parfois plus de 10 ans sur le territoire, ces familles vivent dans l’ombre de la société, en attente de papiers qui leur ouvriront une vie meilleure en Belgique. "Comme tout autre humain !", scandé dès le début du film : un appel naturel au respect et à la dignité. Au détour des parcours de Rashid qui a fui la guerre civile en Algérie, de la famille Bol, chassée du Soudan par la Sharia, et de Hawa, guinéenne mariée de force, on découvre qu’après l’obtention si laborieuse de papiers d’identité, la vie quotidienne reste un combat permanent. En plaçant la notion de dignité au centre du documentaire, les réalisateurs témoignent de la difficulté pour ces exilés de mener une vie normale dans un pays où ils tentent de trouver refuge. Entre abandon du politique, confrontation aux violences policières, solitude, difficulté à trouver du travail, tracasseries administratives et "apprentissage du savoir-vivre occidental", ces familles qualifiées d’ "illégales" sont dans une quête permanente d’un respect naturel qu’on ne veut pas leur donner. -
Asyl
Pour ce film, la réalisatrice a filmé des dizaines d’heures d’interrogatoires de Bosniaques ayant fui leur pays au moment de la guerre en ex-Yougoslavie et venant demander refuge en Suisse. Les 15 minutes tendues qu’elle en a gardé suffisent amplement à montrer l’absurdité et l’horreur de la politique d’asile des pays européens.