• jeu 04.03.2010
  • 19:00

    Kûki ningyô
    Hirokazu Kore-Eda, 2009, JP, 35mm, vo st fr & nl, 126'
    Hideo, célibataire endurci, combat sa solitude en compagnie de Nozomi, une poupée gonflable. Il lui dit tout, l’habille, la lave, lui fait l’amour et lui souhaite une bonne journée en l’embrassant chaque matin. Dès qu’il est parti au travail, Nozomi prend vie. Elle revêt son costume de serveuse et s’en va promener dans le quartier, découvrant le monde avec une curiosité enfantine. Comment vivre quand son existence dépend du souffle d’un autre ? "Air Doll" est un petit conte urbain poétique sur la solitude et ce que cela signifie d’être humain. Oser le pari d’une version contemporaine de Pinocchio à la sauce otaku n’était pas une garantie de réussite, mais c’est Hirokazu Kore-Eda qui l’a tenté. Il a déjà fait ses preuves, dans un registre plus classique, avec "Nobody Knows" et "Still Walking" mais s’était aussi essayé au fantastique avec le très beau "After Life". L’actrice coréenne Bae Du-Na ("Sympathy for Mr. Vengeance", "The Host") campe Nozomi avec un jeu plastique tout à fait convaincant.
  • 22:00

    Jess Franco, 1977, DE-CH, 35mm, vt de st ang, 82'
    Après avoir espionné Susan Hemingway qui frouchelait avec son amant dans les bois, un prêtre pervers convainc sa pauvre mère d’envoyer la mignonne au couvent, en lui promettant sinon une vie de damnation. La mère supérieure très stricte a la délicatesse, en guise d’accueil, de lui glisser sa main froide entre les cuisses pour vérifier sa pureté. Satisfaite, elle la confie au prêtre qui regardait la scène la bave aux lèvres... Adroitement filmée par Franco, l’histoire est ici au premier plan. Et quelle histoire ! Elle commence par la quête d’apaisement que les jeunes nonnes, tiraillées par leurs hormones, recherchent dans les bras l’une de l’autre, pour ensuite partir en vrille lorsque la communauté religieuse se révèle être une secte satanique et que débarque Lucifer en personne, animé d’une idée précise de l’utilité des nonnettes restées chastes. Incontestablement l’un des grands classiques de la Nunsploitation ! En présence de Jess Franco et Lina Romay. Note : la copie 35mm que nous comptions projeter a une bobine manquante, nous sommes donc contraints de passer le film en format vidéo, désolé pour les puristes.
  • ven 05.03.2010
  • 20:00

    Dominic Murphy, 2008, GB-US-HR, 35mm, vo st fr & nl, 90'
    Dans les profondeurs moites du sud de la Virginie Occidentale, en la chaude année 1956, naquit Jesco, fruit de l’union de Birty Mae et Donald Ray White. D Ray, réputé comme un des meilleurs "mountain dancers", espérait que la vie sourirait à son fils sniffeur de benzine. Il pensait le remettre sur le droit chemin en lui apprenant cette danse traditionnelle, sorte de claquettes à l’appalachienne, qui avait fait de lui une célébrité. Mais le petit Jesco n’est pas très fort face à ses démons et est balancé d’institution spécialisée en institution spécialisée. Alors qu’il est une nouvelle fois en fugue, son père est brutalement tué pour une bête histoire. Pour honorer sa mémoire, Jesco se consacrera, à sa manière, à la danse des montagnes et se produira de bar en bar, accompagné de son grand amour, Enid. Mais les petites voix dans sa tête restent présentent et ses pulsions violentes ne sont pas facilement vaincues. "White Lightnin’" est basé sur la vie du vrai "dancing outlaw", Jesco White, devenu une icône de la récente vague de white trash sublimée (consécration ultime : la fine équipe de Jackass vient de réaliser un documentaire sur la famille (...)
    + The Comic That Frenches Your Mind
    Bruce Bickford, 2008, US, video, vo, 5'
  • 22:00

    La fille au sexe brillant
    Jess Franco, 1977, BE-FR, 35mm, vt fr , 74'
    Voilà un film de science-fiction bien étrange, avec dans le rôle principal... l’intimité rasée de Lina Romay. La froide blonde Alpha et son partenaire Andros se délectent du chaud numéro de danse de Romay dans une boîte de nuit. Sous l’emprise de l’alcool, cette dernière se laisse entraîner dans leur appartement où ils se livrent, à trois, à une partie de gémissements. Profitant de l’étourdissement satisfait de Lina Romay, Alpha enduit son vagin d’une substance toxique. Contrôlée télépathiquement par Alpha, elle se retrouve au coeur d’un complot intergalactique qui implique son sexe et beaucoup de mâles inconnus qui vivront avec elle leur dernier orgasme. "Shining Sex" fut tourné en même temps que "Midnight Party", mais sans que l’équipe et les acteurs - qui comprenaient de moins en moins le script - ne soient au courant qu’ils travaillaient sur deux films. Il n’y a pas de petites économies : l’astuce devait permettre au producteur de ne leur payer qu’un salaire... Les zooms fougueux palpent les corps nus avec envie dans ce film à l’atmosphère irréelle, accompagné par une bande son de mauvais augure de Daniel White, qui mène le film jusqu’à sa fin (...)
  • 24:00

    La partouze de minuit
    Jess Franco, 1977, BE-FR, 35mm, vt fr st nl, 75'
    La danseuse érotique Lina Romay secoue voluptueusement ses seins et ses hanches dans un night club douteux quand une bande de swingers branchés l’invite pour une partouze d’anthologie. Après une nuit de sueur, pleine de mains baladeuses et de zooms gynécologiques, elle se réveille aux côtés de deux cadavres, ayant chacun eut droit à leur poignard entre les omoplates. Prise de panique, elle tente de s’enfuir, mais est rattrapée et ligotée sur un lit. À partir de là, le film part dans un délire chaotique fait de papiers-peints à vomir, de dialogues profondément débiles, de Jess Franco en agent secret sadique à la jambe de bois et surtout, bien entendu, des rondeurs gracieuses de Lina Romay. Tourné en une semaine dans des chambres d’hôtel bon marché, avec un budget minimal, "Midnight Party" est un ramassis de non sens volontaires. Franco s’amuse de la place du spectateur, et n’hésite pas à faire valser le quatrième mur quand Romay s’adresse directement à la caméra pour débiter des obscénités. En présence de Jess Franco et Lina Romay.
  • sam 06.03.2010
  • 18:00

    Kûki ningyô
    Hirokazu Kore-Eda, 2009, JP, 35mm, vo st fr & nl, 126'
    Hideo, célibataire endurci, combat sa solitude en compagnie de Nozomi, une poupée gonflable. Il lui dit tout, l’habille, la lave, lui fait l’amour et lui souhaite une bonne journée en l’embrassant chaque matin. Dès qu’il est parti au travail, Nozomi prend vie. Elle revêt son costume de serveuse et s’en va promener dans le quartier, découvrant le monde avec une curiosité enfantine. Comment vivre quand son existence dépend du souffle d’un autre ? "Air Doll" est un petit conte urbain poétique sur la solitude et ce que cela signifie d’être humain. Oser le pari d’une version contemporaine de Pinocchio à la sauce otaku n’était pas une garantie de réussite, mais c’est Hirokazu Kore-Eda qui l’a tenté. Il a déjà fait ses preuves, dans un registre plus classique, avec "Nobody Knows" et "Still Walking" mais s’était aussi essayé au fantastique avec le très beau "After Life". L’actrice coréenne Bae Du-Na ("Sympathy for Mr. Vengeance", "The Host") campe Nozomi avec un jeu plastique tout à fait convaincant.
  • 20:00

    Apan
    Jesper Ganslandt, 2009, SE, 35mm, vo st ang, 81'
    Krister se réveille ensanglanté, s’affole un tantinet puis pars au travail. La caméra va ensuite le suivre et nous décrire une journée très noire... Les frustrations quotidiennes de la société normative s’ajoutent au stress et au désespoir d’un personnage tendu, déboussolé, et qui semble avoir commis l’irréparable. Ce film dérangeant par son sujet et ses choix narratifs, nous permet d’accompagner dans l’horreur un personnage insupportable, mût par le stress, l’angoisse et la haine de soi. Le scénario a la bonne idée de se concentrer sur ce qui se passe après une catastrophe, quand la frontière est franchie et que plus rien ne fait sens. L’approche du sujet, typiquement scandinave, nous plonge dans une société dure et implacable où l’individu décalé et malade, n’arrive plus à s’accommoder des faux semblants, et pour qui le sport, la famille et la consommation comme palliatifs ne suffisent plus. Par le réalisateur de "Falkenberg Farewell".
    + Oedipus
    Capucine, 2008, JP-FR, video, sans dial, 7'
  • 22:00

    Yomigaeri no chi
    Toshiaki Toyoda, 2009, JP, 35mm, vo st ang, 83'
    Après "Blue Spring" (2001) et "Nine Souls" (2003), le réalisateur Toshiaki Toyoda revient avec ce film fantastico-onirique inspiré d’une légende kabuki. Dans une ambiance médiévale stylisée, "quand les démons régnaient sur les humains", un masseur réputé se retrouve, de force, au service d’un tyran halluciné et sans pitié, un "méchant" ultime. Un combat au delà de la vie et de la mort suivra, lors de séquences psychédéliques et surprenantes. Les dialogues et les ambiances toujours décalés, entre film de sabre japonais, Conan et Xena, induisent souvent en erreur sur le ton que le réalisateur cherche à donner à son film. Une vraie curiosité qui ravira les fans de genre, avec un twist. La musique de Twin Tail et l’esthétique radicale vont sans nul doute diviser et méduser le public venu voir ce film unique en son genre !
    + Asomnie
    Yann Bertrand & Damien Serban, 2009, FR, video, sans dial, 6'
  • 24:00

    Greta, Haus ohne Männer
    Jess Franco, 1977, DE-CH, 35mm, vt de st fr & nl, 84'
    Connu aussi sous le nom de "Greta, Haus ohne Männer" et mille autres titres, il s’agit bien d’un Ilsa apocryphe réalisé par Jess Franco ! Dyanne Thorne campe une nouvelle fois une directrice de prison particulièrement perverse. Officiellement ouverte pour soigner les déviances sexuelles féminines, la prison sert en réalité de geôle politique. Le tout se passant dans une république fasciste d’Amérique centrale, un genre de San Théodoros... On se doute bien que ce n’est pas l’histoire qui nous intéresse ici mais plutôt le traitement que fait subir Franco à ce personnage iconique. Comme dans la plupart de ses films de "Femmes en prison", le réalisateur fait jouer Lina Romay, ici bras droit et souffre douleur d’Ilsa. Franco zoom et dé-zoom plus vite que son ombre, on entend des cris de singes au loin, la version allemande est géniale, les nombreuses scènes de tortures sexuelles sont ahurissantes. Le nombre de scènes d’anthologie est intimidant : une scène de douche/bain inaugurale montée en alternance, une scène d’acuponcture mammaire, une scène de torture avec une machine qui fait "dolooloozwingshriodooloo" et une scène finale imprévisible et (...)
  • dim 07.03.2010
  • 18:00

    Gabor Altorjay, 1982, DE, video, vo st ang, 96'
    Nous accueillons avec grand plaisir Gabor Altorjay, réalisateur d’origine hongroise au caractère bien trempé. Son parcours de vie est étonnant et il profitera de sa présence pour vous prouvez qu’il est un conteur intarissable. C’est d’ailleurs ce que l’on peut deviner en voyant ce petit ovni qu’est "Tscherwonez" où un marin russe, à bord d’un navire à l’atmosphère potemkinienne, débarque dans un Hambourg bloqué entre passé et années quatre vingt rutilantes. La recherche de son frère et d’une pièce de monnaie, Tscherwonez, sont le prétexte à une déambulation jouissive peuplée de scènes absurdes, d’humour slapstick et de répliques drôles et décalées. Les membres du groupe NDW Wirtschafstwunder composent la musique et jouent eux même dans le film. Film témoin d’une époque charnière de l’histoire du cinéma allemand où tout semblait possible, il constituera une parfaite manière de lancer cette soirée consacrée à ce mouvement musical glacé et sournoisement débridé.
  • 18:00

    La Neue Deutsche Welle (Nouvelle vague allemande) est un courant, c’est à dire une étiquette mise par des journalistes sur un ensemble non homogène de groupes allemands (principalement de Berlin, Hambourg, Hanovre et Düsseldorf) inspirés par la New wave, le punk, les Residents, Kraftwerk et plein d’autres trucs. Dès le début des années 80, le mouvement est récupéré par l’industrie du disque qui crée des groupes de toutes pièces qui n’ont souvent aucun rapport avec le propos initial. Ceci dit, de vrais groupes pertinents et marrants contribuent au succès de la vague, comme Trio et son Da Da Da. Voilà pour une définition subjective et terne. Felix Kubin vient au Nova pour proposer une soirée dépoussiérante, des vidéos et des disques sous le bras. Donc au lieu de "définir", circonscrire et momifier le genre, on vous propose de découvrir de manière vivante une vision de la NDW par des gens qui l’ont connue, animé et aimé sans avoir l’impression d’en être des représentants officiels... Une soirée qui s’annonce variée, pleine de surprises et de découvertes inattendues.
  • 20:00

    Ce musicien allemand hors norme, rassembleur et habitué du Nova viendra vider une partie de son sac à malice sur notre écran et nos platines. Documents vidéos inédits, rares et clandestins dans un premier temps, histoire de revivre en image et en musique un autre versant de la Neue Deutsche Welle, tour à tour commerciale et underground. Le but du jeu étant ici de faire exploser les barrières... La soirée se terminera en musique puisque Felix Kubin utilisera les platines comme machine à remonter le temps afin de transformer notre bar bruxellois en boîte sordide et branchée, reine de la nuit sur l’Arenbergstrasse. A, E, I, O, U, Ich bin Analphabet, Ich bin Analphabet ! http://www.felixkubin.com
  • jeu 11.03.2010
  • 20:00

    Brett Ingram, 2004, US, video, vo st fr, 80'
    Ce documentaire, filmé sur une période de cinq ans, propose une plongée dans l’univers de Bruce Bickford. Il nous en dévoile une partie des mystères, en revenant sur sa cosmogonie et en explorant différentes facettes de la vie et du travail obsessionnel de Bickford. Brett Ingram le suit au quotidien, notamment dans la relation qu’il avait avec son père, philosophe Alzheimer, aujourd’hui décédé. "Monster Road" laisse une grande place aux extraits de films et prend le temps de nous ouvrir les portes de son imaginaire, de ses mondes d’enfant. Quand on découvre une partie de son travail, on a du mal à se représenter les années et la dévotion qui se cachent derrière. Les séquences frénétiques font presque oublier que les processus pour animer de la plasticine ou des dessins sont extrêmement lents. Pourtant la technique est visible et les imperfections font partie du film, on sent la main du créateur. Il est fascinant de constater jusqu’où Bickford pousse ces procédés, et comment il multiplie les sujets à animer en arrivant toujours à garder leurs mouvements à l’esprit. Certains disent qu’il est simplement le meilleur animateur au monde. Suivi d’une rencontre avec Bruce Bickford.
  • 22:00

    Bruce Bickford est un créateur compulsif, jamais loin de l’art brut. Il alimente ses mondes imaginaires sans relâche, et presque sans souci de les faire découvrir à d’autres. À part quelques séquences finalisées, son œuvre est une sorte de ’work in progress’ perpétuel. Son garage-entrepôt contient des milliers de figurines en plasticine minutieusement conservées, et des dizaines de boîtes pleines de feuilles constituant ses animations, pour la plupart jamais encore filmées ! "Cas’l" est un montage récent de séquences réalisées essentiellement dans les années 1990, parfois en réutilisant des figurines faites à l’époque où il travaillait pour Frank Zappa, près de 20 ans plus tôt ! C’est un enchaînement onirique de scènes pseudo-narratives mettant en scène des dizaines de personnages minuscules (pour pouvoir en caser un maximum à l’image !) où l’on peut être sûr qu’il se passe en permanence au moins dix choses à la fois. On ne reprend son souffle qu’à la fin du film ! La projection sera précédée et suivie de courts métrages d’animations dessinés auxquels Bruce se consacre aujourd’hui, qui sont au moins aussi fascinants que ses créations en plasticine. En présence de Bruce Bickford
  • ven 12.03.2010
  • 20:00

    Joshuu 701-gô : Sasori
    Shunya Ito, 1972, JP, 35mm, vo st ang, 87'
    Le premier volet débute comme un pur film WIP (Women In Prison) ultra stylé, puis nous conte l’histoire tragique de Matsu, jeune fille trompée par un flic véreux pour infiltrer un gang de Yakuza. Surnommée Sasori (Scorpion) en prison, elle n’a de cesse de trouver une solution pour s’échapper et se venger violemment. Le film pose les bases des personnages et surprend à chaque bobine : la scène du viol, les sévices, et surtout une scène de douche (figure imposée dans tout film WIP qui se respecte) proprement hallucinante.
  • 22:00

    Joshuu sasori : Dai-41 zakkyo-bô
    Shunya Ito, 1972, JP, 35mm, vo st fr & ang, 90'
    Alors que le directeur de la prison tente de la faire assassiner avant de partir en retraite, Sasori parvient à s’échapper en compagnie d’autres prisonnières. Il lui faut affronter une nature hostile, une société viciée, des policiers sans pitié et des compagnes d’infortunes sans foi ni loi. Autre ambiance dans cet épisode violemment poétique où Japons ancien et moderne se percutent à tout moment. La scène inspirée du théâtre Kabuki, où sont présentées une à une les fugitives, est inoubliable.
  • 24:00

    Joshuu sasori : Kemono-beya
    Shunya Ito, 1973, JP, 35mm, vo st ang, 87'
    Enfin libre, mais contrainte de se cacher, Sasori se retrouve affublée d’une jeune femme perdue, obligée de coucher avec son propre frère aux pulsions sexuelles déviantes. La vie urbaine n’est pas plus simple que celle en prison, semble nous dire Ito dans ce troisième épisode intense. On retrouve Sasori se nourrissant du bras arraché d’un policier et malencontreusement accroché à l’extrémité d’une paire de menottes. Les séquences où Sasori se cache dans les égouts parviennent à nous faire oublier Orson Welles dans "Le troisième homme".
  • sam 13.03.2010
  • 18:00

    Apan
    Jesper Ganslandt, 2009, SE, 35mm, vo st ang, 81'
    Krister se réveille ensanglanté, s’affole un tantinet puis pars au travail. La caméra va ensuite le suivre et nous décrire une journée très noire... Les frustrations quotidiennes de la société normative s’ajoutent au stress et au désespoir d’un personnage tendu, déboussolé, et qui semble avoir commis l’irréparable. Ce film dérangeant par son sujet et ses choix narratifs, nous permet d’accompagner dans l’horreur un personnage insupportable, mût par le stress, l’angoisse et la haine de soi. Le scénario a la bonne idée de se concentrer sur ce qui se passe après une catastrophe, quand la frontière est franchie et que plus rien ne fait sens. L’approche du sujet, typiquement scandinave, nous plonge dans une société dure et implacable où l’individu décalé et malade, n’arrive plus à s’accommoder des faux semblants, et pour qui le sport, la famille et la consommation comme palliatifs ne suffisent plus. Par le réalisateur de "Falkenberg Farewell".
    + Oedipus
    Capucine, 2008, JP-FR, video, sans dial, 7'
  • 20:00

    Na pude aneb Kdo má dneska narozeniny ?
    Jirí Barta, 2009, CZ, 35mm, vo st fr & ang, 74'
    Le dernier long métrage en date du maître tchèque Jirí Barta date de 1985, il y a 25 ans. Malgré le succès de son premier long "Krysar", il ne put obtenir suffisamment de soutien financier pour son deuxième projet, "Golem". Jirí Barta a pourtant du talent à revendre et n’hésite pas à sortir des sentiers battus avec son propre style d’animation, tout comme son compatriote Jan Svankmajer. "In The Attic" est une parfaite illustration de son imagerie bluffante et de sa volonté de pousser la tradition de l’animation tchèque dans son originalité, dans ses techniques artisanales, et dans sa critique sociale. De vieilles poupées usées et d’autres jouets de récupération se trouvent valorisés et remis au premier plan dans l’animation en image par image et en prises de vue en temps réel. Un vieux fer à repasser devient un radiateur, une carte postale jaunie devient un paysage et des pions d’échiquiers deviennent des passagers de train. Une valise s’ouvre, des jouets apparaissent et viennent à la vie. Ils partent à la recherche de leur propriétaire, tombée aux mains de "la tête", un buste de dictateur qui dirige le monde obscure de la pièce voisine. La force (...)
    + Naïade
    Nadia Micault & Lorenzo Nanni, 2008, FR, video, sans dial, 12'
  • 22:00

    Furyô anego den : Inoshika Ochô
    Norifumi Suzuki, 1973, JP, 35mn, vo st ang, 88'
    Reiko Ike, dirigée une nouvelle fois par Norifumi Suzuki, incarne Ocho Inoshika, une femme meurtrie dès l’enfance par la vision de son père tué sous ses yeux. Elle décide de se venger et se retrouve mêlée à de sombres histoires d’espionnage, de poker et, bien sûr, de sexe ! Une atmosphère particulière et une mise en scène enthousiasmante servent d’écrin à un scénario certes alambiqué, mais surtout prétexte à d’incroyables scènes. Citons celle où Ike est attaquée dans son bain, dont elle sort nue et armée d’un sabre, pour dézinguer sous la neige, et au ralenti, une quantité non raisonnable d’ennemis. Suzuki soigne particulièrement sa scène finale, et il ne faut pas chercher plus loin les influences de Tarantino pour "Kill Bill"... sauf qu’ici c’est authentiquement décalé ! De nombreuses autres raisons de voir le film peuvent être évoquées : la musique, la peinture d’occidentaux décadents... mais cette scène dans la neige est incontournable ! Nue ! Au ralenti ! Avec un sabre ! Dans la Neige !!!!
  • 24:00

    Yasagure anego den : sôkatsu rinchi
    Teruo Ishii, 1973, JP, 35mm, vo st ang, 86'
    La suite informelle de "Sex & Fury", avec Teruo Ishii en remplacement de Suzuki à la réalisation. On ne perd pas au change puisque ce dernier est tout aussi capable et original. Ike reprend le rôle de Ocho Inoshika la vengeresse et s’attaque cette fois à un serial killer, une mère maquerelle, puis un gang qui fait entrer de la drogue dans le pays en utilisant des cachettes aussi intimes qu’inattendues... Nous sommes face à un autre style de réalisation et un scénario plus tendu, dans lequel se déchainent plus de sexe et de violence que dans le premier volet. Le film s’ouvre sur une scène rappelant le combat chorégraphique sous la neige du précédent volet... mais cette fois sous la pluie ! La suite est quant à elle différente, tout aussi efficace, et ne laisse aucun répit. Des personnages vraiment étonnants apparaissent puis disparaissent au gré d’intrigues sadiques et dérangeantes. Là aussi, pas question de gâcher la scène finale, une espèce d’épilogue westernien et féministe, qui régalera cependant les plus voyeurs d’entre vous. Une double (kill) bill aux petits oignons...
  • dim 14.03.2010
  • 14:00

    Atelier de film d’animation 14.03 > 14:00 (2,5 euros) Découvre les secrets de l’univers unique de Jiri Barta et explore les limites de ta propre imagination ! Comme dans l’oeuvre du cinéaste tchèque, vieux jouets et marionnettes prendront vie sous tes doigts, grâce à l’animation en "stop motion" (image par image). Fouille ton grenier, ta cave ou tes vieilles malles, et ramène tout ce qui y traîne et pourrait servir ton film. Dans le foyer du Nova, ces vieilles affaires trouveront une nouvelle vie... sur grand écran. Âge conseillé : à partir de 9 ans. Inscription obligatoire : cineketjes@nova-cinema.org Film : "In The Attic..." 14.03 > 16:00 (2,5/3,5 euros) Plusieurs fois déjà, Cineketje a eu l’occasion de programmer les maîtres de l’animation tchécoslovaques : Jan Svankmajer, Zdenek Miller, Hermina Tyrlova, Karel Zeman, Bretislav Pojar et Jiri Trnka. Sorti lui aussi de cette riche école, Jiri Barta nous revient avec un tout nouveau film de marionnettes plein de fantaisie, "Drôle de grenier".
  • 16:00

    Na pude aneb Kdo má dneska narozeniny ?
    Jirí Barta, 2009, CZ, 35mm, vo st fr & ang, 74'
    Le dernier long métrage en date du maître tchèque Jirí Barta date de 1985, il y a 25 ans. Malgré le succès de son premier long "Krysar", il ne put obtenir suffisamment de soutien financier pour son deuxième projet, "Golem". Jirí Barta a pourtant du talent à revendre et n’hésite pas à sortir des sentiers battus avec son propre style d’animation, tout comme son compatriote Jan Svankmajer. "In The Attic" est une parfaite illustration de son imagerie bluffante et de sa volonté de pousser la tradition de l’animation tchèque dans son originalité, dans ses techniques artisanales, et dans sa critique sociale. De vieilles poupées usées et d’autres jouets de récupération se trouvent valorisés et remis au premier plan dans l’animation en image par image et en prises de vue en temps réel. Un vieux fer à repasser devient un radiateur, une carte postale jaunie devient un paysage et des pions d’échiquiers deviennent des passagers de train. Une valise s’ouvre, des jouets apparaissent et viennent à la vie. Ils partent à la recherche de leur propriétaire, tombée aux mains de "la tête", un buste de dictateur qui dirige le monde obscure de la pièce voisine. La force (...)
    + Naïade
    Nadia Micault & Lorenzo Nanni, 2008, FR, video, sans dial, 12'
  • 18:00

    Nora-neko rokku : Sekkusu hanta
    Yasuharu Hasebe, 1970, JP, 35mm, vo st ang, 85'
    Meiko Kaji dirige un gang de jeunes filles délurées et violentes, opérant sous la coupe d’un gang de yakuzas misogynes, racistes et provinciaux. La ville est en partie peuplée de "sang mêlés", des enfants de soldats noirs américains et de femmes japonaises, vraisemblablement conçus au sortir de la seconde guerre mondiale... Tout se complique lorsque les filles défendent ces apatrides et que l’une d’elle s’avère être elle-même "impure". Ce film est antérieur à la vague "Sukeban" présentée ici, et fait partie d’une série réalisée par Yasuharu Hasebe (réalisateur du 4ème Female Prisoner Scorpion...) qui amorcera le succès des films de gangs de filles. Il utilise abondamment la violence, mais ne présente pas les mêmes caractéristiques de mise en scène pyrotechniques et de profusion de sexe. Il est historiquement pertinent et s’apparente au chaînon manquant entre le souffle apporté par la nouvelle vague nipponne et la déferlante "Pinky Violence" à venir. La critique sociale (racisme et patriarcat) contenue dans le film est sans concession et Meiko Kaji y trouve un de ses premiers rôles fort.
  • 20:00

    David Russo, 2009, US, video, vo st fr & nl, 100'
    Après avoir perdu lamentablement son emploi, Dory finit concierge dans une grande entreprise de biscuit. Il y découvre des collègues aussi décalés que lui et en profite pour adopter une nouvelle vie sociale emplie d’excès. Ils dévorent ensemble une quantité déraisonnable de biscuits, aux effets secondaires étranges puisqu’il se retrouvent enceints et accouchent de créatures bizarres qui vont transformer leurs vies en "trips" incontrôlables. Ce premier long métrage est une comédie absurde et visuellement osée où les effets, loin d’être gratuits, dépeignent une atmosphère originale permettant de lancer de nombreuses pistes narratives. Un délire de situations et d’images inédites qui servent les pérégrinations de personnages bien campés par de jeunes acteurs pertinents, qui ont l’air de profiter de la liberté insufflée dans le film.
  • 22:00

    Sukeban gerira
    Norifumi Suzuki, 1972, JP, 35mn, vo st ang, 84'
    Norifumi Suzuki dirige pour notre plus grande joie deux actrices/icônes du genre : Reiko Ike et Miki Sugimoto. Ces deux actrices se retrouvent dans plusieurs films, dont celui-ci est l’un des plus emblématiques de leur parcours commun. Un gang de "motardes" débarque à Kyoto et doit se confronter d’abord au gang adverse, avant de tomber sur les yakuzas qui chapeautent le tout. Tout y passe, un prêtre, une bonzesse, des morpions, un boxeur, un chanteur niais, et des multitudes de jeunes filles "topless" à moto. Bien sûr, dans ce film franchement impertinent, tout est traité par dessus la jambe et en dessous de la ceinture. Il s’agit sans doute du film de notre sélection qui se tourne le plus vers la comédie. Une fois de plus, Toei a mis des moyens généreux à disposition, la photo comme les mouvements de caméra sont très réussis. Le film propose un divertissement pervers de haute volée. Autre caractéristique notable : la musique y est particulièrement bondissante et même drôle lorsqu’intervient une sorte de Didier Barbelivien local, avec guitare en bandoulière et coucher de soleil kitsch en toile de fond.
  • jeu 18.03.2010
  • 20:00

    Cory McAbee, 2009, US, 35mm, vo st fr, 61'
    "Stringray Sam is not a hero, but he does do the things that folks don’t do that need to be done" Il y a les westerns, les films de science-fiction, les comédies musicales, et puis il y a... "Stingray Sam", véritable ovni cinématographique en 6 épisodes conçu par Cory McAbee ("The American Astronaut") et sa bande de potes du groupe Billy Nayer Show. Fable burlesque, le film narre la quête de deux condamnés : les cowboys Stingray Sam (Cory McAbee) et son acolyte de toujours, le Quasar Kid (Crugie). Afin de récupérer leur liberté et de payer leur dette à la société, les deux compères s’engagent dans un voyage intergalactique pour sauver une jeune fille kidnappée. Divisé en six chapitres, le film est ponctué de séquences animées "informatives", qui ne seront pas sans rappeler les animations de Terry Gilliam dans les "Flying Circus". Enfilez vos santiags, attachez vos ceintures, sortez le crachoir à noyaux d’olive et surtout, accrochez-vous pour ce voyage au coeur de l’univers !
    + Next Floor
    Denis Villeneuve, 2008, CA, 35mm, sans dial, 11'
  • 22:00

    Dabide no hoshi : Bishôjo-gari
    Norifumi Suzuki, 1979, JP, 35mn, vo st ang, 100'
    Après avoir réalisé certains des films les plus marquants de la vague Pinky Violence, le réalisateur Norifumi Suziki ("Sex and Fury", "Le couvent de la bête sacrée") quitta la Toei pour passer au studio voisin et concurrent, la Nikkatsu, alors en plein succès avec ses ’romans porno’. La rencontre entre les deux mondes de décadence, d’érotisme et de violence est matérialisée dans ce "Star of David", l’un des films les plus pervers et les plus fascinants de la sélection ! Quelques années ont passé, le film est également le plus osé... Né d’un viol et traumatisé dès son enfance, Tatsuya développe une fascination malsaine pour l’humiliation, les déviances et les sévices sexuels. Quand ses deux parents meurent, il hérite de la fortune familiale et construit une chambre des tortures dans la cave de sa grande demeure. Il part à la chasse de belles jeunes filles à ramener et à utiliser dans ses jeux de dégénéré. Il cherche une relation avec elles dans leur soumission et dans leur dévergondage. Suzuki réussi à nous plonger dans l’esprit de ce personnage, aidé par un scénario intelligent, des acteurs convaincants et une mise en scène époustouflante. Malgré (...)
  • ven 19.03.2010
  • 20:00

    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2009, BE, 35mm, sans dial, 90'
    "Amer" est le récit cinématographique d’une vie, celle d’une enfant qui deviendra adolescente puis femme. Le film est fragmenté, l’intrigue minimaliste progresse par ellipses et ne s’encombre pas d’étapes inutiles, ni même de dialogues. "Amer" est avant tout une expérience sensorielle qui s’assume. Pas d’histoire-prétexte ici, on est là pour vivre ces 90 minutes les yeux et les oreilles grands ouverts. Le registre est posé dès le début, on est dans l’univers du giallo, thriller à l’italienne des années 1970, façon Dario Argento, Mario Bava ou Sergio Martino. Mais "Amer" n’est pas un giallo en tant que tel, c’est un hommage en même temps qu’un exercice de style, c’est un film à part entière qui tire sa substance des codes d’un genre, avec brio. L’expérience visuelle et sonore est époustouflante, l’ambiance et la réalisation soignée nous emportent dans les sensations de l’héroïne. Les gros plans sont à fleur de peau. Les regards sont pénétrants. On sent les caresses et les frissons, la séduction et la peur, l’érotisme et la mort. Un premier film réalisé par des mains expertes, gantées de noir... En présence de Hélène Cattet, Bruno Forzani et d’autres membres de l’équipe du film
    + Lucía
    Cristóbal León, Joaquín Cociña & Niles Atallah, 2007, CL, video, vo st ang, 4'
  • 22:00

    Il prezzo del potere
    Tonino Valerii, 1969, IT-ES, 35mm, vo st ang, 108'
    Le film se déroule à Dallas en 1880, mais les événements évoquent ceux de 1963. Un président progressiste en visite dans la ville est abattu de sang-froid. Rapidement, on arrête un suspect, et ce dernier est assassiné lors de son transfert. Des agents d’Etat enquêtent et plus aucune information ne paraît. Des journalistes et d’autres personnes meurent dans des circonstances suspectes. La version officielle proclame que le meurtrier a agit seul. Bill Willer, avec l’aide d’un reporter honnête, veut faire éclater la vérité au grand jour : le pauvre type assassiné serait innocent, le président aurait été abattu par plusieurs tireurs recrutés par de riches racistes du sud et le vice-président tremperait dans le complot. "The Price of Power" adapte l’histoire du meurtre de Kennedy dans un western : un exemple notable de spaghetti politique incontournable pour les fans d’Eurowesterns. Le réalisateur Tonino Valerii recycla pour ce film les décors et une partie du casting du célèbre film de Leone "Once Upon a Time in the West".
  • 24:00

    Carlo Lizzani, 1966, IT, 16mm, vt ang , 92'
    Un général américain décadent massacre tout un village mexicain. Sans le savoir, il laisse derrière lui un survivant - un jeune garçon (Lou Castel) qui sera adopté par une famille chrétienne. Plus tard, quand sa demi-soeur fugue pour devenir prostituée, il est chargé de la retrouver. Le voici piégé dans la lutte des classes entre ouvriers agricoles mexicains et le général raciste qui les exploite. En dépit de son éducation religieuse, il est devenu entre-temps un tireur chevronné surnommé ’Requiescant’ (parce qu’il prie pour le salut de l’âme de ses victimes). Lorsque notre héros apprend que le général est responsable du massacre de sa famille, il entreprend de se venger. "Requiescant" est un western politique culte, à la réputation méritée. Le réalisateur Carlo Lizzani était communiste, et c’est manifeste dans son oeuvre. Pier Paolo Pasolini collabora au scénario et interpréta même avec un plaisir malin le rôle d’un prêtre révolutionnaire. "Requiescant" est stylé, morbide, souvent comique et en tout outrancier - comme tout bon western spaghetti qui se respecte.
  • sam 20.03.2010
  • 18:00

    David Russo, 2009, US, video, vo st fr & nl, 100'
    Après avoir perdu lamentablement son emploi, Dory finit concierge dans une grande entreprise de biscuit. Il y découvre des collègues aussi décalés que lui et en profite pour adopter une nouvelle vie sociale emplie d’excès. Ils dévorent ensemble une quantité déraisonnable de biscuits, aux effets secondaires étranges puisqu’il se retrouvent enceints et accouchent de créatures bizarres qui vont transformer leurs vies en "trips" incontrôlables. Ce premier long métrage est une comédie absurde et visuellement osée où les effets, loin d’être gratuits, dépeignent une atmosphère originale permettant de lancer de nombreuses pistes narratives. Un délire de situations et d’images inédites qui servent les pérégrinations de personnages bien campés par de jeunes acteurs pertinents, qui ont l’air de profiter de la liberté insufflée dans le film.
  • 20:00

    Il grande Silenzio
    Sergio Corbucci, 1968, FR-IT, 35mm, vo ang st de & fr, 105'
    Hiver 1898, dans les plaines enneigées de l’Utah : un groupe de paysans et bûcherons affamés pillent les routes et les villages environnants pour survivre à l’hiver. Afin de stopper les violences et promouvoir sa campagne électorale, le gouverneur de l’État est prêt à leur accorder une amnistie et à leur fournir des vivres. Pour ce faire, il envoie le shérif Burnett (Frank Wolff) préserver le calme et l’ordre jusqu’à ce que le traité soit signé. Mais c’est sans compter sur un groupe de mercenaires engagés pour assassiner les hors-la-loi, dont fait partie Tigrero (Klaus Kinski), vil chasseur de primes sans pitié, obsédé par l’argent et l’odeur de la mort. Venu de nulle part, un étranger muet à la gâchette rapide, Silence (Jean-Louis Trintignant), arrive au village et accepte de venger la mort d’un des hors-la-loi en se chargeant d’éliminer tous les chasseurs de primes. S’engage alors un combat entre le shérif et les mercenaires cruels et sans pitié, un combat pour la justice et l’égalité.
  • 22:00

    Se sei vivo, spara !
    Giulio Questi, 1967, IT-ES, 35mm, vo st ang, 100'
    Deux indiens trouvent un bandit blessé (’l’Etranger’, un rôle sur mesure pour Tomas Milian) rampant hors d’une tombe. Il fut laissé pour mort par son ancien complice Oaks et la bande... qui ont filé avec un butin d’or volé. Une fois guéri, l’Etranger fomente sa vengeance. Avec son pistolet chargé de balles en or, il arrive dans une petite ville. Il apprend que seul Oaks a échappé à la fureur sadique de la population et que l’or volé a disparu. L’Etranger est pris en tenaille entre deux factions rivales : celle des Mexicains, composée de muchachos vêtus de cuir noir, dirigés par le bandit Sorro, et celle des citadins menée par le tenancier du saloon (dont le perroquet prodigue ses commentaires sur l’action). Et ce n’est que le début... "Django kill !" est un phénomène à part dans le sous-genre western spaghetti : peu de films sont aussi brutaux, surréels et gothiques. Réalisé par un familier de Fellini, Giulio Questi ("Death Laid An Egg"), c’est un des films préférés d’Alex Cox.
  • 24:00 Special Screening

    Alex Cox, 2009, US, video, vo, 85'
    Le cinéaste Alex Cox, outsider iconoclaste qui compte une série de films cultes à son actif, n’en est pas à son premier conflit avec les grands studios. Il a notamment eu des ennuis avec son producteur Universal Studio, pour avoir donné une partie du budget de son film "Walker" aux sandinistes, lors du tournage au Nicaragua... Quand la rumeur qu’Alex Cox tourne un projet nommé "Repo Chick" arrive aux oreilles des juristes d’Universal, branle-bas de combat : Alex Cox n’a pas le droit de tourner une suite à son "Repo Man" de 1984 sans l’aval du Studio, qui détient toujours des droits sur le film. Cox se défend de tourner la suite et parle d’un projet différent qui y fait juste référence. Le film est tourné. En 2009, alors qu’il s’apprête à le sortir, voilà qu’Universal annonce un film de science-fiction à gros budget portant le titre "Repo Men, en fait une ancienne production vaguement inspirée du concept de "Repo Man" qu’Universal n’a jamais su distribuer et qui portait un autre titre à l’origine. Or Universal n’aurait le droit de produire un remake du film d’Alex Cox qu’à la condition que ce dernier le réalise. Un conflit s’amorce donc entre Alex (...)
  • dim 21.03.2010
  • 19:00

    Luis Nieto, 2009, FR, video, vo, 45'
    Voyage entre l’Alsace et le Centre d’étude du langage animal sur l’île d’Osumi, au Japon, "Capucine" nous montre le développement d’une expérience qui a duré plus de dix ans : le projet Oedipe - tentative d’apprentissage du langage et des codes cinématographiques à des singes capucins. L’un des spécimens (Capucine), particulièrement doué, peut être considéré comme le premier réalisateur simien de l’histoire du cinéma ! Le documentaire relate l’évolution du projet et dévoile comment le court métrage "Oedipe", présenté par ailleurs pendant Offscreen, a pu être "réalisé" par Capucine elle-même. Assisté par du matériel à la pointe de la technologie, le petit singe construit son film à partir de séquences préexistantes, dans une base de données contenant plusieurs millions de fichiers vidéos archivés et classés. Toute l’ergonomie des appareils ayant été spécialement conçue pour en simplifier l’utilisation par des primates, Capucine n’a plus qu’à agir selon les désirs de son imagination. Ainsi "Le Voyage dans la Lune" de George Méliès côtoiera des séquences du jeu d’arcade Donkey Kong de S. Miyamoto pour un résultat des plus... étonnant ! (...)
  • 20:00 Clôture

    Vladimir Perisic, 2009, FR-RU-CH, 35mm, vo st ang fr & nl, 80'
    Le titre de ce film est en adéquation avec son histoire et sa mise en scène sobre et discrète : un jeune soldat serbe commençant doucement sa journée de nouveau dans une petite brigade de soldats. Sans trop savoir où ni pourquoi, ces derniers sont embarqués dans un bus. La jeune recrue a visiblement le temps de s’inquiéter de sa mission et de son intégration dans le groupe lors du voyage les menant dans une ferme isolée, inondée de soleil, où ils ne comprennent toujours pas leur assignation. Vladimir Perisic propose un suivi hyper-réaliste de cette brigade de soldats, ballotés entre des situations désarmantes de simplicités mais à la fois éminemment complexes dans leurs implications, leurs absurdités et leurs horreurs. L’atmosphère est d’autant plus lourde que la guerre n’est pas désignée comme un souci d’universalité, et par la banalisation d’une violence pourtant extrême. Un film parfaitement maîtrisé, qui glace le sang par sa froideur et les liens d’identifications inévitables entre le spectateurs et ces gens ordinaires.
    + Luis
    Cristóbal León, Joaquín Cociña & Niles Atallah, 2008, CL, video, vo st ang, 4'