• jeu 19.11.2009
  • 19:00

    En marge du tournage en solitaire de son film "Arcana" (projeté le 27.11 et le 12.12) réalisé avec une caméra 16mm, Cristobal Vicente a documenté la vie dans la prison politique de Valparaìso (Chili) par d’autres moyens : livre, site internet, travail photographique, textes et dessins. Pour la première fois, le Nova propose une exposition reprenant une partie de ces éléments. En parallèle, sera exposée sous le titre "(Out of) control", une série de 12 photographies réalisées par deux détenues du quartier des femmes de la prison de Lantin (Liège), dans le cadre de l’atelier médias mené depuis 2006 par le GSARA dans cette maison d’arrêt. Expérience du regard, traque des interstices qui appelle en vain un autre espace temps. Ces brèches renvoient inexorablement aux parois qui constituent le cadre carcéral. Du 19.11 au 13.12 www.proyectoarcana.cl www.gsara.be
  • jeu 19.11.2009
  • 20:00 Live Soundtrack

    Abram Room, 1929, URSS, 35mm, sans dial, 69'
    José Real, ouvrier de l’industrie pétrolière en Amérique latine, purge une peine d’emprisonnement à perpétuité pour ses idées révolutionnaires. Son dernier appel à l’émeute conduit les autorités à vouloir le liquider lors de sa permission de 24h octroyée après dix années d’incarcération... Derrière son titre énigmatique, se cache un chef d’oeuvre atypique de la fin du cinéma muet avant-gardiste de l’ancienne Union Soviétique. Adapté d’une nouvelle d’Henri Barbusse, le film regorge de trouvailles visuelles et narratives. Sa vision du monde carcéral teintée de lutte des classes est d’une terrible expressivité, comme celle de cet homme qui redécouvre après tant d’années de captivité la sensation de marcher en liberté... Un film étonnant, injustement méconnu, qui ne manquera pas d’inspirer l’accompagnement musical "live" de Minimax, un duo bruxellois (Quentin Manfroy et Eric Bribosia) utilisant flutes, instruments à touches, clefs à molettes, bruits bizarres et mélodies hendécaphoniques. "Des tréfonds de la terre aux hautes cimes de l’esprit, Minimax, un minimum de moyens pour un maximum d’effets (ou est-ce l’inverse ?...)". [ 5 / 3,5 eur ]
    + Un chant d’amour
    Jean Genet, 1950, FR, 35mm, sans dial, 25'
  • ven 20.11.2009
  • 20:00

    Alix Lambert, 2007, US-RU, video, vo st fr, 73'
    Par le biais de la tradition russe du tatouage de prison, "The Mark of Cain" nous offre une approche des conflits et des transitions dans la Russie d’aujourd’hui. Les prisonniers, en nous dévoilant leur corps, nous révèlent en même temps les conditions carcérales en Russie. La réalité des tensions entre détenus de différentes générations et les différents systèmes socio-économiques émergent à travers l’histoire de leurs tatouages. A chaque événement personnel, chaque acte commis, chaque conflit vécu, ces tatouages viennent marquer leur peau. Depuis son origine, cet art clandestin est une forme de communication, utilisée par les détenus pour se situer d’emblée face aux autres. Mais cette pratique artistique disparaît peu à peu. A travers ces récits de vie singuliers, la réalisatrice américaine Alix Lambert pénètre la réalité des geôles russes et nous donne des clefs pour mieux comprendre la nature des changements se déroulant actuellement au sein de la société russe. [ 5 / 3,5 eur ]
  • 22:00

    Stéphane Mercurio, 2007, FR, 35mm, vo fr , 91'
    Un film sur l’absence. Et sur l’amour. Sur la prison aussi, mais en creux. "A côté" s’intéresse à l’extérieur : on y entend beaucoup parler de parloirs et d’administrations pénitentiaires, mais on n’y va jamais. On reste à côté, dans une maison d’accueil accolée au mur de la prison des hommes de Rennes, où les proches de détenus viennent (parfois de loin) pour attendre... l’heure d’une visite parfois improbable. C’est dans ce rare lieu où les familles peuvent se rencontrer, s’échanger des informations et se remonter le moral que Stéphane Mercurio a planté sa caméra. Sa présence a indéniablement libéré la parole, tant les témoignages de femmes qu’elle a rapportés sont forts et sensibles. Niées par la société et méprisées par l’administration, ces femmes ont vu dans son film une possibilité de s’exprimer... et peut-être même d’être entendues. www.a-cote.eu [ 5 / 3,5 eur ]
    + Sauf le silence
    Léa Fehner, 2006, FR, 35mn, vo fr , 14'
  • sam 21.11.2009
  • 19:00

    Alan Clarke, 1979, GB, 35mm, vo, 96'
    Dans sa première version "Scum" (insulte argotique en anglais) appartenait à la catégorie des "drames documentaires" créés par la télévision britannique dans les années 70. Mais comme le bouillant Alan Clarke en avait fait un film trop noir, trop violent et trop réaliste pour la BBC, celle-ci le mit au placard et l’y enferma durant plus de vingt ans. Avec aplomb, Clarke en racheta les droits pour tourner cette version destinée au cinéma. Encore plus fougueux et haletant que l’original, c’est l’exemple type du film réalisé sur le fil du rasoir. Un regard sans concession sur un institut britannique de rééducation pour jeunes délinquants. D’une efficacité redoutable, "Scum" n’a pas pris une ride. Ray "Sexy Beast" Winstone nous y offre une interprétation poignante d’un jeune criminel qui se retrouve dans un régime où l’éducation, l’assistance psychologique et la correction ne sont pas de mise. Un univers impressionnant de colère rentrée et de violence sous-jacente, où la sauvagerie est générée par des humiliations permanentes, des rapports de pouvoir très marqués et une promiscuité néfaste. Quand on traite les humains comme des bêtes, ils finissent par (...)
  • 22:00

    Blurt est un trio anglais sévissant depuis 30 ans. Né en Angleterre à Stroud le groupe est mené rondement par son fondateur Ted Milton qui a plusieurs cordes à son sax (écrivain, poete, marionnettiste, saxophoniste, etc.). En trois décennies, l’infatigable groupe aura arpenté les scènes du monde en conservant une fraîcheur inouïe. Ted Milton est un musicien autodidacte se jouant de son "manque d’expertise" pour offrir un son libre. Une forme de free jazz avec une rythmique binaire, africaine. Ted Milton clame haut et fort, éructe, déclame sur une rythmique robotique. Sax et voix sont mêlés et se fondent. Début des années 80 Blurt se trouve être l’équivalent anglais de James Chance and The Contorsions. Depuis quelques années Blurt s’est lancé dans une tournée annoncée comme étant la toute dernière. Il n’en est rien. Il s’agit d’un gros gimmick. www.myspace.com/tedmiltonblurt www.tedmilton.com [ 7,5 / 6 eur ]
  • dim 22.11.2009
  • 18:00

    • Film : • Débat : Derrière les murs, grillages et barreaux, s’offrent des espaces "libres" à toutes sortes de fantasmes sociétaux : qu’y a-t-il d’à ce point indicible en prison pour qu’on n’en parle pas ou qu’on la mette en spectacle par le petit bout de la lorgnette, à coup d’évasions, d’hélicoptères et de personnages représentés comme monstrueux ? Les "réalités" carcérales, complexes, se situent entre chape de plomb et construction de la peur ou de la terreur. Après la projection de "Qui prier pour oublier ?", Jean-Marc et Marcus, deux des protagonistes du film, anciens détenus ayant fait le choix assez rare de continuer à parler de la prison, prolongeront leur analyse du système carcéral. Deux autres intervenants travaillant en prison, Florence Dufaux et Cédric Tolley, donneront leurs impressions et sentiments sur les relations de domination et d’assujettissement au sein d’une institution close et totale — avec comme hypothèse que le microcosme pénitentiaire est un archétype exacerbé de la société dans laquelle nous vivons —, et partageront leur étonnement de voir à quel point l’ordre et la gestion de celui-ci repose en grande partie sur (...)
    + Qui prier pour oublier ?
    Ekin Ercan, 2007, BE, video, vo fr , 46'
  • 21:00

    Deux moyens métrages sur la question des prisonniers politiques, dont l’existence est souvent niée par les États tandis que des traitements d’exception leur sont infligés pendant leur détention. [ 5 / 3,5 eur ]
    + Zwei Protokolle
    Wolfgang Höpfner, 1977, DE, 16mm > video, vo st fr, 41'
    + La prisonnière du Pont aux Dions
    Gaël Lépingle, 2005, FR, video, vo fr , 27'
  • jeu 26.11.2009
  • 20:00

    Janusz Mrozowski, 2009, PL-FR, video, vo st fr, 120'
    Réalisateur franco-polonais qui s’est intéressé à plusieurs reprises à la question des prisons, Janusz Mrozowski a demandé à l’administration pénitentiaire polonaise d’être incarcéré dans les mêmes conditions que les détenus. Dix jours de tournage lui sont accordés dans une cellule où cohabitent sept prisonniers dans un espace de 15 m2 prévu pour cinq : une société miniaturisée, un territoire minuscule lui-même divisé en sept territoires à la taille du corps. Résistance contre l’oubli et l’isolement, résistance pour continuer à être humain, débrouille et survie composent l’ordinaire de la cellule 425. Janusz Mrozowski se fond dans ce quotidien et se place à égal des détenus pour leur donner la parole. La technique cinéma réduite à minima, la lumière naturelle du jour ou celle du néon du plafond comme seuls éclairages, le son capté par la caméra, sans preneur de son. "Laisser dehors le cinéma pour se fondre dans l’espace, physique et relationnel. Capter à moindre interférence en essayant de se faire oublier". Une expérience de cinéaste. Et de spectateur : "Bad Boys Cellule 425" nous enferme deux heures durant dans une cellule, captivé par l’état de (...)
  • ven 27.11.2009
  • 20:00

    Jacques Becker, 1960, FR, 35mm, vo fr , 115'
    "Le trou" est un chef-d’oeuvre d’entomologie pénitentiaire basé sur un fait réel. Ancien repris de justice qui a échappé à la guillotine par une grâce commuant sa peine en travaux forcés, José Giovanni publie en 1957 son premier roman, racontant la tentative d’évasion qu’il entreprit avec ses co-détenus. C’est le début d’une carrière alternant littérature et cinéma, qui débute avec la proposition de Jean Becker d’adapter "Le trou" au grand écran. Giovanni y fait ses premiers pas comme scénariste mais aussi acteur, puisqu’il interprète ici son propre rôle. A ses côtés : des comédiens non professionnels (tel Michel Constantin, dont c’est la première apparition à l’écran) parmi lesquels d’anciens détenus dont la présence renforce la poésie, l’intensité et l’authenticité du film. La trame sonore, conçue comme une mise en partition des sons assourdis de la prison, contribue, elle aussi, à la fascination qu’exerce encore ce film cinquante ans après sa réalisation. Bien plus qu’un simple "film d’évasion" à suspense, "Le trou" s’offre comme une expérience de cinéma hors du commun dans laquelle les images révèlent l’univers invisible des sentiments et des (...)
  • 22:00

    Cristobal Vicente, 2005, CL, 16mm > video, vo es st fr, 83'
    Cristobal Vicente a tourné pendant un an, seul, à l’intérieur de l’imposante prison située au coeur de la ville portuaire de Valparaìso. Son projet consiste en un livre, un site internet et un film pour explorer la vie des détenus dans ce qui fut l’un des hauts lieux de la torture et de l’enfermement des opposants politiques au régime de Pinochet. Dix ans après la fin de la dictature, la prison était toujours en activité. Le changement du régime chilien allait-il suffire à dépasser près de vingt ans de violence, de cris étouffés, de morts sans sépulture...? Quelques mois avant la fermeture de l’édifice, un cinéaste venu du "dehors" tente de rendre lisible un "dedans" indicible et opaque. Mais ici, les fantômes semblent avoir la parole plus facile que les vivants qui n’offrent à la caméra qu’une bien légère image. Comme l’un d’entre eux le répète au réalisateur tout au long du film : "Tout le monde te ment et tu auras beau rester longtemps près de nous, personne ne te révèlera le vrai visage de cette prison". Un film sobre, brutal et saisissant. www.proyectoarcana.cl [ 5 / 3,5 eur ]
  • sam 28.11.2009
  • 17:00

    [ 3,5 / 2,5 eur ]
    + Mirage
    Tiziana Bancheri (Lieux fictifs), 2000, FR, video, vo fr , 40'
    + Projection
    Anne Toussaint (Les yeux de l'ouïe), 2005, FR, video, vo, 10'
    + Suspendu
    Saïd S. (Les yeux de l'ouïe), 2005, FR, video, vo fr , 6'
  • 19:00

    + De l’ombre à la lumière Ateliers fugitifs, BE, 1999, video, vo fr / fr ov, 15’ Cinq prisonniers essayant de filmer la tour centrale de la prison, relatent l’un après l’autre ce contre quoi ils s’insurgent. École, violence, drogue, justice, politique, tout y passe pour terminer sur une note de musique et d’espoir. [ 3,5 / 2,5 eur ]
    + La cicatrice
    Cinéma de quartier, 2006, FR, video, vo, 13'
    + Hello Mr Pigeon !
    Cinéma de quartier, 2006, FR, video, vo, 10'
    + Pile ou face
    Ateliers fugitifs, 1999, BE, video, vo fr , 13'
  • 22:00

    Les yeux de l'ouïe, FR, video, vo fr , 6'
    + Le pli "Plier la ligne, on le sait, est l’expression qui désigne ce geste artiste par lequel on invente un lieu, un abri précaire où vivre. La poésie est ce pli-là, je crois, ces pliure et torsion de la langue pour la rendre à la fois habitable et en même temps apte à affronter la ligne du dehors, et témoigner de cet affrontement. Vie et mort tenues dans la seule main qui écrit : Un créateur est quelqu’un qui crée ses propres impossibilités, et qui crée du possible en même temps" (Gilles Deleuze). [ 3,5 / 2,5 eur ]
    + Un visage
    Graphoui & Inattendus, 2002, FR-BE, video, vo fr , 6'
    + In
    Ateliers fugitifs, 1999, BE, video, vo fr , 15'
    + Jailhouse Rap
    Nimetulla Parlaku (Culture et démocratie), 2007, BE, video, vo fr , 26'
  • 24:00

    Slam session avec RCS, alias Réseau Criminel Suspect, Régime Carcéral Strict ou encore Rimes Carrément Sauvages, un collectif de rappeurs composé d’anciens détenus d’horizons, d’âges et d’origines très différentes. Formé à la prison d’Ittre en 2003, RCS a participé à l’atelier rap & slam qui y a été donné de 2005 à 2007. RCS, "un crew formé sous pression par les laissés pour compte". Gratis
  • dim 29.11.2009
  • 18:00

    FilmsRencontre-débat Une rencontre pour mettre en perspective différents moyens de faire sortir de l’information sur la situation dans les prisons, et d’y faire entrer un soutien de l’extérieur. A quelles difficultés, limites, contradictions ou compromissions se heurtent les initiatives qui visent à faire vivre de tels liens ? Nous en discuterons notamment avec Luk Vervaet, enseignant de néerlandais à la prison de Saint-Gilles mais aussi visiteur de détenus et militant anti-carcéral, qui vient de se voir interdire l’accès aux prisons pour "raisons de sécurité". Mais également avec d’anciens animateurs de l’émission Passe Muraille (Radio Air Libre) qui, depuis 1983, a joué un rôle important dans les liens entre les détenus bruxellois et le monde extérieur. http://lukvervaet.blogspot.com www.passe-muraille.fr.gd [ 3,5 / 2,5 eur ]
    + La brèche
    Alain Moreau, 1993, FR, video, vo fr , 52'
    + Through the Wire
    Pip Starr, 2005, AU, video, vo ang , 10'
  • 21:00

    Joseph Cesarini & Jimmy Glasberg, 2005, FR, 35mm, vo fr , 94'
    Cette fiction-documentaire est le fruit d’une expérience collective menée à la prison des Baumettes à Marseille, en lien avec l’association Lieux Fictifs. Dans un studio, partie intégrante de l’infrastructure carcérale où figure l’exacte réplique d’une cellule de 9m", plusieurs groupes de deux détenus équipés d’une petite caméra DV se filment eux-mêmes, afin de mettre en scène leur quotidien et d’apporter un regard aguerri sur un milieu volontiers sujet à la déformation médiatique ou cinématographique. Fiction nourrie de réel, "9m" pour deux" est une oeuvre atypique, indéfinissable. Film d’atelier ou film d’auteurs ? Le monteur du film, Roger Ikhlef (qui a travaillé avec Welles, Resnais, Franju, Depardon...) apporte sa réponse : "Dans la plupart des films sur la prison, le réalisateur a le pouvoir de regarder, il est en possession de clés. Or il semble cette fois que ce soit les hommes détenus qui les aient"... [ 5 / 3,5 eur ]
  • jeu 03.12.2009
  • 20:00

    Recht averecht
    Maria Tarantino, 2009, IT-BE, video, vo st fr & nl, 52'
    Premier documentaire de la journaliste italo-bruxelloise Maria Tarantino, ce film suit le travail quotidien de Marta Costantino, alors directrice d’un établissement pénitentiaire dans le Nord de l’Italie et qui a, elle-même, autorisé l’équipe de tournage à circuler dans toute la prison. À côté du travail des matons et de la routine journalière des prisonniers, on y voit le processus de création d’une pièce de théâtre écrite et jouée par les détenus d’après "Surveiller et punir" de Michel Foucault. Tandis qu’ils y dénoncent leurs conditions de vie, on assiste au combat d’une directrice atypique s’opposant à son administration et parfois à son personnel pour tenter d’améliorer la situation dans la prison. "Diritto Rovescio" est une recherche sur les structures du pouvoir et les relations humaines dans une institution où chaque aspect de la vie est cadré par un règlement. http://dirittorovescio.wordpress.com En présence de la réalisatrice Maria Tarantino. [ 3,5 / 2,5 eur ]
  • 22:00

    Jean-Michel Carré, 1994, FR, video, vo fr , 52'
    Jean-Michel Carré parle du cinéma comme "l’art le plus adéquat pour l’activisme politique". Co-fondateur de la société de production Les Films du Grain de Sable en vue de se consacrer à une critique de ce que Michel Foucault nommait "les milieux d’enfermement" (écoles, hôpitaux, usines, prisons...), il a notamment réalisé plusieurs films sur la prison. Il a, par exemple, passé deux ans à Fleury-Mérogis pour faire témoigner des détenues. Ici, il décide de donner la parole à celles qui ont choisi d’y entrer : les matonnes. Ce documentaire nous plonge dans leur malaise. Tiraillées entre volonté d’humanisme et réalité répressive de leur rôle, elles veulent dépasser l’image du simple "porte-clés". [ 3,5 / 2,5 eur ]
    + Duras à la Petite Roquette
    Jean-Noël Roy (ORTF), 1967, FR, video, vo fr , 12'
  • ven 04.12.2009
  • 20:00

    Deux moyens métrages sur la question des prisonniers politiques, dont l’existence est souvent niée par les États tandis que des traitements d’exception leur sont infligés pendant leur détention. [ 5 / 3,5 eur ]
    + Zwei Protokolle
    Wolfgang Höpfner, 1977, DE, 16mm > video, vo st fr, 41'
    + La prisonnière du Pont aux Dions
    Gaël Lépingle, 2005, FR, video, vo fr , 27'
  • 22:00

    Jack Hill, 1971, US-PH, 35mm, vo ang , 95'
    Un "classique" du genre et du Nova, encore présenté en 2008 lors de la venue de Jack Hill ! Le film offre un terrain de jeu idéal à Pam Grier et Sid Haig. On y retrouve les éléments constitutifs du WIP : détenue fraîchement arrivée, gardienne sadique, drogue, frustrations sexuelles, évasions... ainsi que le savoir-faire de Jack Hill et sa faculté à raconter des histoires, tout en n’hésitant pas à apporter des éléments iconoclastes. Il sait aussi profiter des décors exotiques, bien mis en valeur par la photo et des cadres ludiques, qui ancrent le film dans son époque. Car ce film est aussi un représentant du sous-sous-genre de Jungle WIP... l’un des plus marquants ! Produit par Roger Corman, pour un budget dérisoire, le film engrangea des millions de Dollars et permit la pérennité du genre durant les 1970. [ 5 / 3,5 eur ]
  • 24:00

    AKA Frauengefängnis
    Jess Franco, 1975, CH, 35mm, vt de st ang, 78'
    Connu aussi sous le nom de "Frauengefängnis", ce film est à la fois un condensé de WIP et de "l’art" de son auteur. Ici, les scènes d’exploitation sont poussées à l’extrême, le sexe et la torture sont crus et abondants. On peut imaginer la réception d’un tel cinéma et on conçoit parfois avec difficulté ce qui passe par la tête de ceux qui le façonnent. Le casting féminin est aussi varié qu’interloquant, même si on y retrouve bien évidemment la femme du cinéaste, filmée une fois de plus sous toutes les coutures. Si le contenu est très explicite et très codifié, c’est la forme qui donne à un film de Franco sa signature. Rien que la scène d’ouverture est hallucinante : zoom, pano, dézoom, re-pano... une mise en scène et un travail de caméra déconcertants qui divisent encore les spectateurs. [ 5 / 3,5 eur ]
  • sam 05.12.2009
  • 19:00

    Stéphane Mercurio, 2007, FR, 35mm, vo fr , 91'
    Un film sur l’absence. Et sur l’amour. Sur la prison aussi, mais en creux. "A côté" s’intéresse à l’extérieur : on y entend beaucoup parler de parloirs et d’administrations pénitentiaires, mais on n’y va jamais. On reste à côté, dans une maison d’accueil accolée au mur de la prison des hommes de Rennes, où les proches de détenus viennent (parfois de loin) pour attendre... l’heure d’une visite parfois improbable. C’est dans ce rare lieu où les familles peuvent se rencontrer, s’échanger des informations et se remonter le moral que Stéphane Mercurio a planté sa caméra. Sa présence a indéniablement libéré la parole, tant les témoignages de femmes qu’elle a rapportés sont forts et sensibles. Niées par la société et méprisées par l’administration, ces femmes ont vu dans son film une possibilité de s’exprimer... et peut-être même d’être entendues. www.a-cote.eu [ 5 / 3,5 eur ]
    + Sauf le silence
    Léa Fehner, 2006, FR, 35mn, vo fr , 14'
  • 21:00

    Allein in 4 wänden
    Alexandra Westmeier, 2007, DE-RU, 35mm-video, vo st ang, 85'
    Ce n’est pas un camp militaire, ça ne ressemble pas exactement à une prison pour adultes. Ce camp de rééducation de l’Oural détient cent vingt enfants, entre onze et quinze ans, incarcérés pour des peines de plusieurs années (parfois 10 ans) pour avoir commis de lourds délits : vols, viols ou crimes. Ici, ils ne doivent pas se battre pour exister dans un avenir incertain, mais ils peuvent être ce qu’ils sont : des enfants. Salué et primé dans de nombreux festivals (Sundance, Locarno...), "Alone in Four Walls" est un documentaire qui perturbe par l’absence de frontières, si claires dans notre société occidentale, entre l’enfance et le monde des adultes. Notre regard protecteur sur l’innocence infantile n’y trouve tout simplement plus sa place. [ 5 / 3,5 eur ]
    + Viena
    Audrius Stonys, 2001, LT, 35mm, sans dial, 16'
  • dim 06.12.2009
  • 16:00

    Une série de courts de fiction ou d’animation sans paroles, sur l’homme et son irrépressible besoin de liberté, traité tour à tour sur le mode burlesque, dramatique ou ironique. À partir de 8 ans. Une discussion suivra le film, durant laquelle les enfants pourront, en petits groupes, réfléchir ensemble aux thèmes de la liberté et de la contrainte. [ 2,5 eur ]
    + Charlot s’évade
    Charlie Chaplin, 1917, US, 16mm, sans dial, 20'
    + Le rêve
    Arnolds Burovs, 1983, LV, 35mm, 20'
    + Rebelle
    Marc Levie, 2006, BE, 35mn, 6'
    + L’évasion
    Arnaud Demuynck, 2007, BE-FR, 35mm, vo fr , 10'
  • 18:00

    ° Films : Discussion croisée avec Jacques Lesage de la Haye (psychologue, psychanalyste, ancien détenu et militant du Groupe Information Prisons et du Comité d’Action des Prisonniers, auteur de "La guillotine du sexe" et animateur de l’émission radio "Ras-les-murs" à Paris) et Juliette Beghin (administratrice de la Ligue belge des Droits de l’Homme, ex-directrice de l’Observatoire international des prisons et ancienne travailleuse d’un service d’aide aux détenus).
    + Lettre de prison
    Patrick Ledoux, 1979, BE, 16mm, vo fr , 60'
    + La prison
    Hélène Defromont, 2007, FR-BE, video, vo fr , 5'
  • 21:00

    Alan Clarke, 1979, GB, 35mm, vo, 96'
    Dans sa première version "Scum" (insulte argotique en anglais) appartenait à la catégorie des "drames documentaires" créés par la télévision britannique dans les années 70. Mais comme le bouillant Alan Clarke en avait fait un film trop noir, trop violent et trop réaliste pour la BBC, celle-ci le mit au placard et l’y enferma durant plus de vingt ans. Avec aplomb, Clarke en racheta les droits pour tourner cette version destinée au cinéma. Encore plus fougueux et haletant que l’original, c’est l’exemple type du film réalisé sur le fil du rasoir. Un regard sans concession sur un institut britannique de rééducation pour jeunes délinquants. D’une efficacité redoutable, "Scum" n’a pas pris une ride. Ray "Sexy Beast" Winstone nous y offre une interprétation poignante d’un jeune criminel qui se retrouve dans un régime où l’éducation, l’assistance psychologique et la correction ne sont pas de mise. Un univers impressionnant de colère rentrée et de violence sous-jacente, où la sauvagerie est générée par des humiliations permanentes, des rapports de pouvoir très marqués et une promiscuité néfaste. Quand on traite les humains comme des bêtes, ils finissent par (...)
  • jeu 10.12.2009
  • 20:00

    Un dernier Open Screen avant Noël, bien au chaud au Nova, pendant que la tempête de neige fait rage et qu’un chien errant, tout faible, meurt devant votre garage. N’oubliez pas d’envoyer vos films une semaine avant l’événement, d’une durée de 15 minutes maximum, dans n’importe quel format (même si les clés USB... bof) et une fiche technique avec votre contact. Une fois de plus, la qualité de la séance ne dépend que de vous !
  • 22:00

    Alix Lambert, 2007, US-RU, video, vo st fr, 73'
    Par le biais de la tradition russe du tatouage de prison, "The Mark of Cain" nous offre une approche des conflits et des transitions dans la Russie d’aujourd’hui. Les prisonniers, en nous dévoilant leur corps, nous révèlent en même temps les conditions carcérales en Russie. La réalité des tensions entre détenus de différentes générations et les différents systèmes socio-économiques émergent à travers l’histoire de leurs tatouages. A chaque événement personnel, chaque acte commis, chaque conflit vécu, ces tatouages viennent marquer leur peau. Depuis son origine, cet art clandestin est une forme de communication, utilisée par les détenus pour se situer d’emblée face aux autres. Mais cette pratique artistique disparaît peu à peu. A travers ces récits de vie singuliers, la réalisatrice américaine Alix Lambert pénètre la réalité des geôles russes et nous donne des clefs pour mieux comprendre la nature des changements se déroulant actuellement au sein de la société russe. [ 5 / 3,5 eur ]
  • ven 11.12.2009
  • 20:00

    Allein in 4 wänden
    Alexandra Westmeier, 2007, DE-RU, 35mm-video, vo st ang, 85'
    Ce n’est pas un camp militaire, ça ne ressemble pas exactement à une prison pour adultes. Ce camp de rééducation de l’Oural détient cent vingt enfants, entre onze et quinze ans, incarcérés pour des peines de plusieurs années (parfois 10 ans) pour avoir commis de lourds délits : vols, viols ou crimes. Ici, ils ne doivent pas se battre pour exister dans un avenir incertain, mais ils peuvent être ce qu’ils sont : des enfants. Salué et primé dans de nombreux festivals (Sundance, Locarno...), "Alone in Four Walls" est un documentaire qui perturbe par l’absence de frontières, si claires dans notre société occidentale, entre l’enfance et le monde des adultes. Notre regard protecteur sur l’innocence infantile n’y trouve tout simplement plus sa place. [ 5 / 3,5 eur ]
    + Viena
    Audrius Stonys, 2001, LT, 35mm, sans dial, 16'
  • 22:00

    Jonathan Demme, 1974, US, 35mm, vo ang , 83'
    Jonathan Demme tourne, sous l’aile de Corman, ce WIP aux qualités de mise en scène supérieures à la moyenne. Les codes, là aussi, sont respectés, jusqu’à la thématique "raciale" et l’aspect "féministe" un peu douteux. Les personnages sadiques sont délicieux (cf. le docteur), les scènes musclées sont réussies et les personnages plutôt bien campés par un casting pertinent. On retrouve aussi une pointe d’humour et un décalage certain (cf. le nom des personnages) ce qui explique en grande partie la réputation du film et son statut de "classique" du genre. Question, toutes les femmes incarcérées sont coupables et ne purgent pas de peines incohérentes : est-ce là un élément conformiste ou subversif ? [ 5 / 3,5 eur ]
  • 24:00

    Paul Nicolas, 1983, US-DE, 35mn, vo ang , 95'
    Un bel exemple des WIP 80’s avec Linda Blair, sortie de "L’exorciste" mais pas encore désenvoûtée... Une drôle d’histoire où drogue et prostitution sont mêlées. Plutôt mieux menée que d’autres bandes de la même époque, "Chained Heat" eut droit à deux suites crapuleuses qui ont fait les beaux jours des arrières salles de video-clubs. Ce film présente aussi un intérêt interactif puisqu’il propose un jeu consistant à compter le nombre de fois où le micro apparaît dans le champ de la caméra. A moins qu’il ne s’agisse d’un élément post-moderne, d’une mise en abîme subtile, où le micro serait un symbole phallique (il a un bonnet rouge !) censé nous rappeler que tout est vanité. Un indice : la scène où ledit micro arrive en-dessous de l’image entre les cuisses de Sybil Danning... [ 5 / 3,5 eur ]
  • sam 12.12.2009
  • 19:00

    Cristobal Vicente, 2005, CL, 16mm > video, vo es st fr, 83'
    Cristobal Vicente a tourné pendant un an, seul, à l’intérieur de l’imposante prison située au coeur de la ville portuaire de Valparaìso. Son projet consiste en un livre, un site internet et un film pour explorer la vie des détenus dans ce qui fut l’un des hauts lieux de la torture et de l’enfermement des opposants politiques au régime de Pinochet. Dix ans après la fin de la dictature, la prison était toujours en activité. Le changement du régime chilien allait-il suffire à dépasser près de vingt ans de violence, de cris étouffés, de morts sans sépulture...? Quelques mois avant la fermeture de l’édifice, un cinéaste venu du "dehors" tente de rendre lisible un "dedans" indicible et opaque. Mais ici, les fantômes semblent avoir la parole plus facile que les vivants qui n’offrent à la caméra qu’une bien légère image. Comme l’un d’entre eux le répète au réalisateur tout au long du film : "Tout le monde te ment et tu auras beau rester longtemps près de nous, personne ne te révèlera le vrai visage de cette prison". Un film sobre, brutal et saisissant. www.proyectoarcana.cl [ 5 / 3,5 eur ]
  • 21:00

    Jacques Becker, 1960, FR, 35mm, vo fr , 115'
    "Le trou" est un chef-d’oeuvre d’entomologie pénitentiaire basé sur un fait réel. Ancien repris de justice qui a échappé à la guillotine par une grâce commuant sa peine en travaux forcés, José Giovanni publie en 1957 son premier roman, racontant la tentative d’évasion qu’il entreprit avec ses co-détenus. C’est le début d’une carrière alternant littérature et cinéma, qui débute avec la proposition de Jean Becker d’adapter "Le trou" au grand écran. Giovanni y fait ses premiers pas comme scénariste mais aussi acteur, puisqu’il interprète ici son propre rôle. A ses côtés : des comédiens non professionnels (tel Michel Constantin, dont c’est la première apparition à l’écran) parmi lesquels d’anciens détenus dont la présence renforce la poésie, l’intensité et l’authenticité du film. La trame sonore, conçue comme une mise en partition des sons assourdis de la prison, contribue, elle aussi, à la fascination qu’exerce encore ce film cinquante ans après sa réalisation. Bien plus qu’un simple "film d’évasion" à suspense, "Le trou" s’offre comme une expérience de cinéma hors du commun dans laquelle les images révèlent l’univers invisible des sentiments et des (...)
  • dim 13.12.2009
  • 18:00

    ° Film : ° Conférence-débat : Le GIP a été créé en 1971 par, e.a., Daniel Defert, Gilles Deleuze, Jean-Marie Domenach, Michel Foucault, Danielle Rancière, Pierre Vidal-Naquet qui l’ont dissout deux ans plus tard, lorsque d’autres collectifs ont pris la relève. Le GIP est une expérience marquante et inspirante à bien des égards. Il a su rassembler des détenus, ex-détenus, familles de détenus, aumôniers, travailleurs sociaux et psychiatres autour d’une volonté commune de pratiquer une "intolérance active" contre l’intolérable : la prison. Il s’est instigué comme instrument de relais et non comme porte-parole des prisonniers. Il a organisé des manifestations, publié des témoignages, rédigé des tribunes et des tracts, produit un film, etc. Il a soutenu les prisonniers et leurs révoltes, il a transporté leur savoir et leurs revendications en dehors des murs de la détention, sans poser de conditions à ce soutien. Il s’est adressé aux magistrats et avocats afin d’étayer davantage encore les informations reprises sur les conditions de vie et de défense des prisonniers. En un mot, le GIP a cultivé une pluralité polymorphe et hétéroclite, il a brisé les (...)
    + Les prisons aussi
    Hélène Châtelain & René Lefort, 1973, FR, 16mm > video, vo fr , 92'