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jeu 18.10.2001
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Exposition------vernissage
Suite Laurent Turin, Fr, photo Laurent Turin, photographe et comédien, a travaillé sur le film "Dans le Noir" de Katherine Libert, qui sera présenté au Nova le 4 et le 9 novembre. Il travaille comme photographe depuis quelques années pour différentes compagnies de danse en Belgique et en France. Actuellement, il prépare son premier long-métrage qui sera un film de danse. Les photographies exposées au Nova présentent le danseur dans son espace scénique avec un regard proche, le photographe ayant été intégré dans le spectacle-même. Laurent Turin arrive ainsi à être le plus proche possible de son sujet. Il tente de retranscrire l’émotion à l’origine de la danse en réalisant des séries, dont une sera présentée au Nova. Moving Target Michaël Clémeur, Belg, photo Michaël Clémeur, photographe résidant à Bruxelles, a réalisé cette série entre 1999 et 2000 dans divers pôles de la danse contemporaine belges tels que : La Bellone, Charleroi-Danses (...). Il n’est pas montré ici une chorégraphie dans son intégralité, mais bien un regard, une interrogation sur le corps et la place de celui-ci dans une psychologie contemporaine (rapport à son (...) -
D.H.L.
Une proposition de Pierre Rubio pour Barbara Manzetti et Tonja Livingstone. Une rencontre impromptue entre des artistes utilisant la danse parmi d’autres médias pour développer leur poétique. Une conversation libre sur le corps, ses images, ses représentations, son cinéma. Un écran sur lequel sont projetées des images de danses de tous styles et de toutes époques, et dans lequel est incrustée l’image filmée, par les performeurs eux-mêmes, de la situation réelle : un cadre confortable dans lequel ils conversent. une Lecture de notre Histoire de la Danse/une Danse de notre Lecture de l’Histoire Un quatrième improvisateur, Dimitri Chamblas, s’inscrira ce soir dans la performance. Le danseur français est également invité pour présenter son film "Horace-Benedict" dont la projection suivra le spectacle. + Horace-Benedict - 17 observations d’artistes dans les alpages Dimitri Chamblas & Aldo Lee, Fr, 38’, sans dial, video Première en Belgique : le film du danseur Dimitri Chamblas montre une collaboration inusuelle entre 17 artistes partis ensemble se ressourcer dans les Alpages. Malgré la captation sur le vif, les cadres ainsi que le (...) -
Glitterbug
De 1971 à 1986, Derek Jarman filmait une sorte de journal intime. Glitterbug est constitué d’une partie de ces enregistrements super-8, un format qu’il a beaucoup expérimenté, montés de sorte qu’ils rendent alternativement une impression de beauté éphèmère ou celle d’une "borderline" proche de l’agressivité et de l’intransigeance. Le film est une vision unique de la vie personnelle et professionnelle du réalisateur, mais aussi le témoin interne de cette période punk gay des années 70 et 80, dont l’ambiance est sous-jacente dans les autres films de Derek Jarman. Glitterbug aborde certainement davantage la question du rythme et du montage des images que celle de la danse à l’écran. Le film est une évocation : au-delà de ce qui est montré, c’est une ambiance, un sentiment par rapport à une époque (pendant laquelle le tatchérisme sévit) que l’on perçoit. Film abstrait et fragmentaire par excellence, parfois beau, surtout puissant lorsque l’on connaît Derek Jarman, son époque ou son travail. La bande son a été réalisée par le célèbre et reconnu Brian Eno, et rajoute au plaisir. + Bad Mood Woman (cfr Compil Express Yourself) Le 21/10 : + Kill Kill Choregraphy -
ven 19.10.2001
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Compil#1
Un ensemble de films impressionistes, aux effets cinématographiques originaux : cette compil 1 est la preuve qu’à l’heure du digital, il reste encore des jeunes espoirs du super 8 et du 16mm ! The Very Eye of Night Maya Deren, USA, 1959, 15’, sans dial, 16mm Le film est une collaboration chorégraphique avec Anthony Tudor, et musicale avec Teiji Ito. L’avant-gardiste Maya Deren livre ici un ballet nocturne, entièrement filmé en négatif. "Le thème de ce film est le monde intérieur de l’homme au moment où il s’endort." (Maya Deren) Ghosts of a Future Lost Ryan Le Garrec, Belg, 2001, 8’, sans dial, 16mm Ceci est un film trouvé lors d’une séance Open Screen. Montage dynamique, ellipses, endroit vide et athmosphère lumineuse surréelle ; deux danseuses se cherchentŠ Delilah Tanya Syed, UK,1994, 9’, sans dial, 16mm Femme et femme. ’Delilah’ multiplie les points de vue et les mouvements de caméra. Tourné en noir et blanc, le film repose aussi sur l’utilisation du rythme. Chorégraphiée et improvisée, la danse est une évocation du désir et de la peur de l’invasion. Salamander Tanya Syed, UK, 1994, 15’, sans dial, 16mm Une Pitta Kebab House (...) -
XPMTL
Cette compilation rassemble des classiques de l’expérimental et des réalisateurs plus récents. Notamment Anne Van Dienderen sera présente ce vendredi pour présenter son film. L’idée est d’étendre l’idée de la danse au cinéma jusqu’à la chorégraphie et le rythme dans l’image. *Portrait of John Whitney Stefan Chodorov, USA, 1975, 28’, vo ang, video* Pionnier infographique et artiste du cinéma (les effets spéciaux de ’2001 Odyssée de l’espace’ lui doivent beaucoup) John Whitney nous explique ses premières expériences sur ordinateur, le design de ses propres caméras, et comment il a réussi à créer une réponse émotive à la musique propre aux formes en mouvement. Une traduction écrite des dialogues du film sera distribuée aux spectateurs. *Arabesque John Whitney, USA, 1975, 8’, sans dial, 16 mm* Pour John Whitney la caméra n’est qu’un instrument d’enregistrement à partir duquel on peut composer une architecture liquide, qui est justement le propre de la musique. Avec un ordinateur, créer des motifs évoluant dans le temps, figures en expansion ou en contraction qui produisent des mélodies visuelles. La couleur venant introduire une dimension (...) -
Pakeezah
Film-culte, tourné en ourdou, qui a fait la renommée du réalisateur Kamal Amrohi, est une célébration nostalgique d’une époque révolue. Ce grand film d’amour est avant tout un hymne à la tradition poétique, musicale et dansée indo-musulmane du nord de l’Inde, des divertissements des cours princières -mongholes en particulier- puis des maisons des "tawaifs" (chanteuses- danseuses-courtisanes). Lucknow fut un centre brillant, aux XVIII-XIXe siècle de la danse ’nautch’ (appelée ainsi par les colons britanniques), combinant les traditions hindoues et musulmanes. C’est l’histoire de deux générations de courtisanes où la danseuse Nargis, interprétée par la célèbre actrice Meena Kumari, rêve d’echapper à sa condition et épouse un aristocrate. Le mariage n’est pas reconnu par la familleŠ Nargis meurt, laissant une petite fille qui devient à son tour une courtisane. Elle-même s’éprend d’un homme d’un milieu aisé. Leur union ne sera consentie qu’à la découverte des origines nobles de la jeune fille. + Synopsis/Catharsis Alexandre Perigot, Fr, 1998, 4’, sans dial, video "J’ai demandé à plusieurs personnes de rejouer leurs séquences de jeux vidéo (...) -
Sangharsh
Bollywood, méga-industrie de films Hindis (plus de 800 films par an !Š la plus grosse production de films au monde) s’est spécialisée, comme toute bonne industrie, dans les remakes. Pour vous laisser juger de leur qualité, nous vous proposons rien moins qu’une version infernale de "Silence of the Lambs" ("Le silence des agneaux") à la sauce Bollywood ! L’histoire est celle d’une jeune stagiaire au CBI (la CIA indienne) qui demande l’aide d’un détenu (sorte d’Hannibal Lecter, en plus séduisant) pour capturer le mangeur d’hommes Ashutosh Rana. Ce qui devait arriver arriva : la stagiaire tombe amoureuse du prisonnier (dont on ne sait trop s’il est victime ou criminel)Š Comme le veut la tradition du cinéma de Bombay, "Sangharsh" n’évite pas les scènes de comédie musicale. La première rencontre entre les deux personnages, toute en tension et suspens, est par exemple joliment chorégraphiée. Imaginez-vous la naissance d’une idylle interdite entre un prisonnier perturbé et une jolie stagiaire incapable de résoudre l’énigme sans son aide. Aucun ingrédient ne manque à l’appel : combat entre le Bien et le Mal, scènes de boucherie, cannibalisme, histoire (...) -
sam 20.10.2001
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Merce Cunningham, un itinéraire
Charles Atlas nous dresse un portrait intime et historique de l’artiste. Né à Centralia aux Etats-Unis en 1919, Merce Cunnimgham fait partie des artistes les plus importants de l’art contemporain. Le chorégraphe crée des spectacles de danse depuis plus de cinquante ans. Sa rencontre avec John Cage (compositeur) en 1937 sera déterminante pour son travail de danseur/chorégraphe. Leur collaboration débuta en 1973 avec " Walkaround Time " qui fut la première expérimentation de la video par un chorégraphe. L’utilisation du cinéma chez Merce Cunnimgham imposa une nouvelle approche dans l’étude de la danse et du mouvement. Ce très bon documentaire nous montre les différents aspects créatifs dans l’oeuvre de Merce Cunningham. + Meditation on Violence Maya Deren, USA, 1948, 10’, sans dial, 16mm 20/10 > 20:00 Le film montre les différentes attitudes de quelques variantes de la boxe chinoise traditionnelle assez proches (l’école Wu Tang et Shao Lin). Les mouvements de la caméra passent d’un rythme fluide vers un style plus frénétique à mesure que l’agressivité augmente. En cela, "Meditation on Violence" se veut le reflet du fait que les mouvements (...) -
Compil#1
Un ensemble de films impressionistes, aux effets cinématographiques originaux : cette compil 1 est la preuve qu’à l’heure du digital, il reste encore des jeunes espoirs du super 8 et du 16mm ! The Very Eye of Night Maya Deren, USA, 1959, 15’, sans dial, 16mm Le film est une collaboration chorégraphique avec Anthony Tudor, et musicale avec Teiji Ito. L’avant-gardiste Maya Deren livre ici un ballet nocturne, entièrement filmé en négatif. "Le thème de ce film est le monde intérieur de l’homme au moment où il s’endort." (Maya Deren) Ghosts of a Future Lost Ryan Le Garrec, Belg, 2001, 8’, sans dial, 16mm Ceci est un film trouvé lors d’une séance Open Screen. Montage dynamique, ellipses, endroit vide et athmosphère lumineuse surréelle ; deux danseuses se cherchentŠ Delilah Tanya Syed, UK,1994, 9’, sans dial, 16mm Femme et femme. ’Delilah’ multiplie les points de vue et les mouvements de caméra. Tourné en noir et blanc, le film repose aussi sur l’utilisation du rythme. Chorégraphiée et improvisée, la danse est une évocation du désir et de la peur de l’invasion. Salamander Tanya Syed, UK, 1994, 15’, sans dial, 16mm Une Pitta Kebab House (...) -
dim 21.10.2001
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Enter Achilles
Hautes tensions entre un groupe de jeunes mâles qui se défient et se menacent, entre le désir et la violenceŠ Les chorégraphies Lloyd Newson ont soufflé un vent dévastateur en Angleterre et dans le monde. Il a sans conteste trouvé un créneau personnel en danse, où il s’inspire de la vie quotidienne, ici en allant visiter les sex-shop. "Enter Achilles" questionne les limites de la personnalité et des stéréotypes. Les Achilles se trouvent dans un bar typique en Angleterre. La chorégraphie tente de cerner les comportements de ces hommes ensembles, autour d’une bière, en mal de désir. Le monde agressif des mâles y explose avec des moments surréalistes de débordements. La réalisatrice accentue la dynamique des mouvements en multipliant les points de vue et met en valeur les textures, l’ambiance par le traitement de la lumière. La violence revient toujours, comme un leitmotiv, sous forme d’une lutte contre soi et la solitude, révélant le malaise d’un groupe autant que celui des individus. + Dansité (cfr Compil abstraction) -
Glitterbug
De 1971 à 1986, Derek Jarman filmait une sorte de journal intime. Glitterbug est constitué d’une partie de ces enregistrements super-8, un format qu’il a beaucoup expérimenté, montés de sorte qu’ils rendent alternativement une impression de beauté éphèmère ou celle d’une "borderline" proche de l’agressivité et de l’intransigeance. Le film est une vision unique de la vie personnelle et professionnelle du réalisateur, mais aussi le témoin interne de cette période punk gay des années 70 et 80, dont l’ambiance est sous-jacente dans les autres films de Derek Jarman. Glitterbug aborde certainement davantage la question du rythme et du montage des images que celle de la danse à l’écran. Le film est une évocation : au-delà de ce qui est montré, c’est une ambiance, un sentiment par rapport à une époque (pendant laquelle le tatchérisme sévit) que l’on perçoit. Film abstrait et fragmentaire par excellence, parfois beau, surtout puissant lorsque l’on connaît Derek Jarman, son époque ou son travail. La bande son a été réalisée par le célèbre et reconnu Brian Eno, et rajoute au plaisir. + Kill Kill Choregraphy Alexandre Perigot, Fr, 1996, 4’, sans dial, (...) -
DECALAGES
Les comédies musicales font "comme si"... Mais qu’arrive-t’il lorsque cela se passe "pour de vrai" ? Trois chorégraphies et une improvisation qui plongent le danseur dans le réel de la rue, de la gare centrale. Confrontations. *Turnpike Tom Barman, Music : dEUS, Belg, 6’, sans dial, video* Video clip, censuré sur MTV, de Deus : le long des Champs Elysées, Seymour Cassel marche tranquille, cigare au bec ; Sam Loewyck, danseur aux Ballets CdelaB, perd peu à peu son calme. *Avoir mal partout Giovanni Cionni, danse : Barbara Manzetti, Belg, 1997,15’, sans dial, DV* La danseuse marche, puis se couche parmi les touristes et consommateurs de l’Avenue Toison d’Or à Bruxelles. Regards. Ce film est Giovanni Cionni livre, sous une forme brute, la trace d’une collaboration avec l’improvisatrice. Le montage n’a été effectué quasi que lors du tournage. En présence du réalisateur et de Barbara Manzetti (danseuse). *Gloamming Kate Mc Intosh, danse : Igor Paszkiewicz, Belg, 2001, 8’, video* La Gare Centrale, les trains, les navetteurs et le danseur. Rencontre insolite. Les uns trop plongés dans la notion de temps, l’autre tout-à-fait hors-temps. En présence de la réalisatrice.+ Un homme se réveille dans la rue après une soirée arrosée et tente de rassembler ses souvenirs. « Les disparates » est un film sonore mais sans paroles prononcées -
jeu 25.10.2001
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Crossing the Borders
Place aux artistes issus de l’immigration qui refusent d’adopter les catégories imposées par les politiques culturelles des pays ’d’acceuil’ qui les cloisonnent dans des ’ghetto’s ethniques’. Leurs nouveaux langages chorégraphiques sont le résultat d’une résistance à ces choix identitaires imposés entre soit s’assimiler à une culture qui les considère comme ’étranger’ , soit s’identifier à leur pays d’origine auquel ils ne peuvent plus appartenir. Au travers de leurs créations hybrides ils revendiquent leurs propres positions au sein de la culture. Le film ’Site’ (projeté en avant-programme) de An Van Dienderen nous parle de façon inventive de cette problématique (cfr la compilation XPMTL). Ulozi Mxolisi George Khumalo, South Africa, performance, 30’ Dans ’Ulozi’, son solo de fin d’études, Khumalo renoue avec sa jeunesse passée à Soweto. Ulozi évoque le monde des mythes et rituels africains. Il y intègre et transforme le travail rythmique des jambes des danses traditionnelles africaines et emprunte des postures des sculptures africaines. Il questionne le sens que ce matériau pourrait adopter ici et maintenant et l’appréhension de ses racines (...) -
The Chess Players
Satajit Ray nous dresse le portrait de Mir et Mirza, deux aristocrates soucieux de leur plaisir, particutièrement passionnés par les échecs, dans l’Inde du XIXème siècle. Deux personnages apolitiques dans un pays colonisé par l’Angleterre. Par ce film, Ray rejoint "Le Salon de Musique" qu’il réalisa vingt ans plus tôt, en y ajoutant cette fois la couleur (une première pour lui), en y rehaussant la splendeur des Palais d’antan, mais surtout en y mettant en avant la culture musulmane indienne. "Les joueurs d’échecs" est son premier film en langue hindi. Le film présente plusieurs scènes de danse Kathak ( danse traditionnelle du nord de l’Inde ) qui, dans le film, reflètent les différences de classes sociales en Inde. Chorégraphié par un des maîtres de la danse indienne Birju Maharaj et dansé par Saswati Sen ; la musique du film fût supervisée par Ray lui-même et le parolier, Reba Muhuri. + Synopsis / Catharsis Alexandre Perigot, Fr, 1998, 4’, sans dial, video "J’ai demandé à plusieurs personnes de rejouer leurs séquences de jeux vidéo préférés accompagnées d’effets spéciaux de la télévision et du cinéma." (A. Perigot). "Complètement ouf !" : (...) -
ven 26.10.2001
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Torse
"L’une des trois caméras prenait constamment toute la scène sans bouger, et les deux autres, mobiles, étaient placées légèrement plus bas, au fond du théâtre, au même niveau de chaque côté. La caméra fixe était surveillée par un technicien, les caméras mobiles étaient aux mains de Charles Atlas et de moi-même. Nous suivions les groupes de danseurs et assurions les gros plans possibles. Après quoi, il restait pour Charles Atlas à monter le film, qui se projette maintenant dans sa version complète avec deux projecteurs synchrones." (Merce cunningham). La projection de "Torse" au cinéma Nova est une première en Belgique ! Ce film est une bi-projection, il permet ainsi de voir à la fois la chorégraphie du spectacle et les gestes des danseurs filmés en plans plus rapprochés. -
Dancing Courtisans
Au coeur du cinéma, la dimension musicale chantée et dansée en est venue dans le monde entier à caractériser le cinéma indien. A l’apparition du parlant, le théâtre musical et chanté est donc depuis des lustres un divertissement populaire et bourgeois majeur. Il fait partie intégrante de l’expression narrative -moteur de l’action ou ’embellissement’ d’appoint- et de la ’visualisation’ de l’histoire dans tous les genres du cinema indien : mythologique, historique, mélodrame, comédie ou social. Certains historiens du cinéma indien ont souligné la fonction ’orgasmique’ des chansons et des danses, souvent extrêmement lascives et destinées jusqu’à aujourd’hui à suggérer l’acte sexuel dans une cinématographie qui la censure, et plus encore la bienséance. Les moeurs empêchent d’être explicite (aucune nudité, aucun baiser selon la ’no kissing policy’, du moins jusqu’au années 80...). L’art de la suggestion et des symboles est devenu la norme et on connaît l’un des principaux procédés pour montrer le corps d’une femme : la faire paraître moulée dans son sari mouillé, par la pluie ou après un bain, ou bien encore en la faisant brièvement disparaître dans un (...) -
Pakeezah
Film-culte, tourné en ourdou, qui a fait la renommée du réalisateur Kamal Amrohi, est une célébration nostalgique d’une époque révolue. Ce grand film d’amour est avant tout un hymne à la tradition poétique, musicale et dansée indo-musulmane du nord de l’Inde, des divertissements des cours princières -mongholes en particulier- puis des maisons des "tawaifs" (chanteuses- danseuses-courtisanes). Lucknow fut un centre brillant, aux XVIII-XIXe siècle de la danse ’nautch’ (appelée ainsi par les colons britanniques), combinant les traditions hindoues et musulmanes. C’est l’histoire de deux générations de courtisanes où la danseuse Nargis, interprétée par la célèbre actrice Meena Kumari, rêve d’echapper à sa condition et épouse un aristocrate. Le mariage n’est pas reconnu par la familleŠ Nargis meurt, laissant une petite fille qui devient à son tour une courtisane. Elle-même s’éprend d’un homme d’un milieu aisé. Leur union ne sera consentie qu’à la découverte des origines nobles de la jeune fille. Le 19/10 : + Synopsis/Catharsis -
Rocky Horror Picture Show
*Pour quatre personnes : 1kg de riz, des vieux journaux, des pistolets à eaux, des gants caoutchouc, des confettis, du papier WC, un briquet, 4 tranches de pain, des jarretelles. *Mode d’emploi : 1. A la sortie de l’Eglise, jetez le riz. 2. Pendant l’orage, à l’abri sous le journal ! 3.ŠFeu ! A vos pistolets ! 4. Faites une étincelle au moment précis du coup d’éclair. 5. Faites claquer aussi bien que Frank vos gants de caoutchouc. 6. Faites aussi bon usage que les Transylvaniens des confettis et papier WC. 7. Quand Frank propose un toast, jetez les pains en l’air. 8. Quand vous entendez "Brad Majors", répondre par "Asshole" (toute autre réplique doit sonner juste, les petits malins seront coupés en morceaux et mis au congélateur, sans recours possible). 9. Laissez-vous aller pendant les scènes d’orgie (jarretelles et autres dessous voyants peuvent aider). 10. Bref, laissez-vous tenter, "Don’t dream it, be it" ! + En avant programme, Ginger et Astaire sortent de leur tombe pour une danse éternelle. (The Wedding Night, Mad Tobias Olsen, 1997, Dan, 12", sans dial, 35mm) + Le 09/11 !!! !TRANSYLVANIAN PARTY ! -
sam 27.10.2001
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NOVA’S BAND PRESENTS « CIRCUS OVER THE RAINBOW »
Après-midi unique au cinéma Nova. Laissez-vous guider par Monsieur Loyal dans les arcanes et les traditions du cirque classique. Sur le grand écran blanc, une pléïade d’artistes vous déclineront par le rire et le drame les liens viscéraux entre les arts du cirque et le cinéma. Un spectacle animé par Laurent, le prince des illusions lumineuses ; Misha, la somptueuse geïsha aux airs enchanteurs ; Philippe, le maître ès quilles et boulles ; et l’illustre clown Bachy qui détient les secrets du plus grand "petit cirque du monde". Et après ce tour de force rafraîchissant, à chacun, enfants ou parents, de manier les pinceaux, les marqueurs et les crêpes afin de réaliser une affiche sur le monde merveilleux du cirque pour une sympathique exposition en 2002. 14H30 : accueil, spectacle et projection (dont le fameux "Cirque de Calder") 16H15 : atelier-affiches + crêpes -
ASIA
*Bali Mecanique Henry Hills, USA, 1992, 14’, sans dial, 16mm* Composé en deux parties, "Bali Mecanique" combine des techniques de film expérimental avec des prises de vue propre au style documentaire : danse Legong, entrecoupée avec des images de Odalans (célébrations de temple), danses connotées érotiques pour les occidentaux,... *Kathak, danse de l’Inde A. Bhaskar Rao, Indi, 9’, sans dial, 16mm* Film colonialiste muet tourné en studio qui présente les danseurs dans leurs costumes ’exotiques’. Le Kathak trouve ses origines dans les récits mimétiques des conteurs itinéraires, ainsi que comme danse de cour. *Loose in Flight Rachel Davies, UK, 1999, 5’, sans dial, video* D’origine musulmane du Bangladesh et vivant en Grande-Bretagne, Akram Kan combine les rythmiques complexes du Kathak avec des mouvements inspirés de la danse contemporaine. Le film explore son nouveau langage chorégraphique dans le contexte urbain britannique. *Naheed Ki Katha’ (L’histoire de Naheed) Beena Sarwar, Pakh, 2001, 20’, vo st ang, video* Documentaire qui relate l’histoire d’une danseuse pakhistanaise, contrainte par le régime islamiste de quitter son pays. (...) -
Cage/Cunningham
Ce documentaire extrêmement riche en images d’archives, nous montre deux créateurs dont la collaboration révolutionna le langage musical et chorégraphique, deux boulimiques du travail. Un des mérites du films est d’avoir montré que leurs oeuvres ont été enrichies par la collaboration des plus grands artistes de notre époque dans toutes les diciplines. Cage fut longtemps l’âme, le coeur, l’esprit et la conscience de la compagnie, Cunningham en était l’homme pragmatique. Certaines images du film sont tournées furtivement par une caméra amateur, elle interviennent presque clandestinement dans le film (Au sommet d’une colline, Merce Cunningham et son groupe de danseurs glissent, pivotent les uns autour des autres en exécutant des figures qui pourraient appartenir à des spectacles de Tudor, Agnès de Mille ou Martha Graham). -
Ki-Respiration
"Ki-respiration" est une série de tableaux non-narratifs, à l’athmosphère sombre, et laisse un sentiment d’invasion. L’idéogramme KI exprime l’énergie qui anime les créatures de l’univers. A l’origine, le mot signifie "respiration". Il y a dans le titre un jeu de mot sur le mot "Keep Respiration", et sur l’idée de "Respiration Respiration". Très année 80 dans son esthétique, le film reflète cette énergie des éléments en replaçant la danseuse dans des paysages naturels envahissants. Par la musique et le rythme du film, le réalisateur tente de refléter l’idée de cette respiration à la base de la danse Butoh performée qui, à son tour, envahit la nature pour lui donner une nouvelle signification. + Japon Series Cécile Fontaine, Fr, 1991, 7’, sans dial, 16mm Travail sur la couleur après séparation et recomposition des différentes couches colorées d’un documentaire (trouvé) sur la performance parisienne d’un groupe japonais de danseurs Butoh. Cécile Fontaine a une approche experimentale et s’inspire souvent de Len Lye. -
dim 28.10.2001
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Ki-Respiration
"Ki-respiration" est une série de tableaux non-narratifs, à l’athmosphère sombre, et laisse un sentiment d’invasion. L’idéogramme KI exprime l’énergie qui anime les créatures de l’univers. A l’origine, le mot signifie "respiration". Il y a dans le titre un jeu de mot sur le mot "Keep Respiration", et sur l’idée de "Respiration Respiration". Très année 80 dans son esthétique, le film reflète cette énergie des éléments en replaçant la danseuse dans des paysages naturels envahissants. Par la musique et le rythme du film, le réalisateur tente de refléter l’idée de cette respiration à la base de la danse Butoh performée qui, à son tour, envahit la nature pour lui donner une nouvelle signification. + Japon Series Cécile Fontaine, Fr, 1991, 7’, sans dial, 16mm Travail sur la couleur après séparation et recomposition des différentes couches colorées d’un documentaire (trouvé) sur la performance parisienne d’un groupe japonais de danseurs Butoh. Cécile Fontaine a une approche experimentale et s’inspire souvent de Len Lye. -
ABSTRACTION
Monoloog van Fumiyo Ikeda op het Einde van Ottone/Ottone Walter Verdin & Anne Teresa De Keersmaeker, Belg, 1990, 6’, sans dial, video Focus sur le visage de la danseuse Fumyio Ikeda tandis que passe un chant d’opéra. Son visage, progressivement, se transforme en image de souffrance, rage et colère : son monologue. Dansité (+ 21/10 > 18:00) Jean-Paul Dupuis, Fr, 1978, 10", sans dial, 16mm Sur une chorégraphie de François Verret, juste avant le début de son succès. Le parti-pris de Dupuis a été de montrer, plus que la danse, une athmosphère qui se dégageait de l’ensemble des deux corps en mouvement, entremêlés, suspendus entre ciel et terre, sable et rocher. Ex-tension Jean-Paul Dupuis, Fr, 1988, 6’, sans dial, 16mm "Ex-tension" est un film sur la possiblité d’étendre le corps jusqu’aux éléments naturels grâce à la danse et l’image. Rochers, eaux, écorces, sable, peau, corps : confusion et distinction à l’image. Dust Anthony Atanasio, UK, 1998, 9’, sans dial, 35mm Le trajet d’un nageur qui, de façon surréaliste, traverse un décor lunaire. Lutte contre le vent, éléments visuels hallucinatoires, ainsi qu’une athmosphère calculée (...) -
Que font Pina Bausch et ses danseurs à Wuppertal ?
Documentaire filmé lors des répétitions de la pièce "Walzer", montrant les différentes étapes de construction de celle-ci. Ce film à la fois rencontre les danseurs, Pina Bausch, des proches, les replaçant dans leur contexte ; à la fois se présente comme une découverte personnelle et curieuse, de la part du réalisateur, du Tanz Theater de Wuppertal. Cependant, le film est aujourd’hui loin du travail effectué actuellement par Pina Bausch et sa troupe. Il reste néanmoins le témoin d’une époque. l’ancienne collaboratrice de Kurt Joos donne effectivement à son travail un rythme de plus en plus libre et ample. Du libéralisme à la trivialité, du music-hall aux variétés chinoises, de l’école expressionniste allemande aux danses traditionnelles indiennesŠ -
mer 31.10.2001
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MICROBOUTIEKJE
Trésors du monde de la micro-édition ; revues et fanzines sérigraphiés, stencilés ou photocopiés ; comics ou pure littérature ; musique ; vidéosŠ Amateurs de choses rares, la cave du Nova fera-t-elle votre bonheur ? Avec notamment les stocks de l"ex-"Afish"theek", à consulter ou à acheter. -
Chimère
Boomerang à trois mains Un contrebassiste, un projectionniste, un danseur-poète, presque là par le miracle du n’importe quoi. Chimère n’est pas un spectacle multimédia, mais une pataphysique appliquée à la chair du son, du mouvement, des images. Les corps agissants, les parois d’un lieu réel transformé en écran, les instruments de musique et les appareils techniques deviennent des amplificateurs de lumière, de son, de danse et de poésie : l’anatomie humaine quitte ses vieux vêtements hors d’usage à la recherche d’un lien direct avec l’expérience intérieure imprévisible de trois improvisateurs. Le trio acteurs de cette performance se composera de David Chiesa à la contrebasse, Xavier Quérel (membre de Metamkine) pour le film et la lumière, ainsi que de Tiên Ly Thanh pour la danse et la poésie. + Projection de "Christine" en avant programme (cfr Compil#1). -
Anita - Tänze des Lasters
L’histoire d’une danseuse nudiste allemande dans le Berlin des années vingt, qui fascina et provoqua le public avec sa danse du vice, d’extase et de l’horreur. Sa vie de débauche, inclus drogues et bisexualité, fait qu’on l’afficha comme le symbôle de la chute des valeurs traditionnelles allemande de l’aprés-guerre. Elle mourut en 1928 à l’âge de 29 ans. La réussite de Rosas von Praunheim est d’avoir sorti son héroïne du contexte historique et de la transposer au présent en racontant de manière fragmentée la biographie de Anita Berber à partir d’un personnage délirant qui s’identifie à la danseuse excentrique. Internée dans un hôpital psychiatrique, suite à un striptease donné dans la principale avenue du Berlin occidental. La "folle" est magistralement interprétée par Lotti Huber l’actrice fétiche de von Praunheim. Une satire grotesque, à l’image du cinéma muet expressionniste. -
jeu 01.11.2001
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Merce by Merce by Paik
Réalisé en collaboration avec Shigeko Kubota pour les images et David Held, Earl Howard et John Cage pour la bande sonore, "Merce by MerceŠ" est une vidéo en deux parties : "Blue Studio" (1976), et "Merce and Marcel". Sur des images et des sons d’origines multiples, Merce Cunningham s’interroge sur une possible définition de la danse. Pour Cunningham la danse ne se limite pas a l’espace scénique, elle se saissit de tout, la danse est partout. -
MICROBOUTIEKJE
Trésors du monde de la micro-édition ; revues et fanzines sérigraphiés, stencilés ou photocopiés ; comics ou pure littérature ; musique ; vidéosŠ Amateurs de choses rares, la cave du Nova fera-t-elle votre bonheur ? Avec notamment les stocks de l"ex-"Afish"theek", à consulter ou à acheter. -
Performances
Portes (Work in Progress) Pierre Rubio, Belg, performance, 15’ Un solo de et par Pierre Rubio. "C’est un solo, c’est-à-dire que je serai seul pendant la représentation. Il y aura peu de technique et aucun effet spectaculaire. L’idée est de m’affronter à ce que je ne peux pas réaliser avec mes moyens propres. Dans l’état actuel de mes possibilités et de mes connaissances." Work in Progress : Tenter de rester dans le cadre formé par la lumière qui filtre à travers une porte ouverte. Le corps bouge à cause de différentes tâches pré-établies, toutes en rapport avec les limites de cet espace. + Duo Violetta Todo Gonzalez, Charly, Belg-Esp, performance, 20’ Après avoir étudié la danse classique pendant plus de 15 ans, elle intègre l’Instituto de Théatre de Barcelone en 92 en danse contemporaine. Elle travaille en Espagne avec entre autres Mar Gòmez, Danat Danza, Simona Cuartucci. En 2000, elle devient membre du X.group à Bruxelles et travaille avec la jeune chorégraphe Maria Clara Villa Lobos. Elle présentera au Nova un duo de 30’ : un homme porte une structure sur laquelle est posé un projecteur video qui renvoie l’image de la danseuse sur son (...) -
OPEN SCREEN
Faut-il encore présenter la formule ? Tous formats ou presque, maximum 15 minutes, appelez d"abord ou passez directement. En tout cas, amenez vos films (films de danse hautement encouragés). C"est gratuitŠ >GRATIS -
ven 02.11.2001
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Dom Svobode
Dom Svobode est une prouesse technique : les danseurs suspendus aux falaises par des filins défient la pesanteur. La caméra rejoint ceux-ci dans la réalisation de cette tâche impossible. Dans la continuité de Vertigo Bird, Iztok Kovac donne aux mouvements du corps le rôle de dialogues, alternant les moments abstraits de danse pure et les moments de dramaturgie. Tout comme pour le premier, le film se situe à Trbovlje. Cette région industrielle symbolise, pour le chorégraphe, l’essence mythique de l’Europe de l’Est. Sa lenteur, ses traditions et sa religion omniprésente sont confrontées aux prouesses des danseurs, lutte qui symbolise le combat contre les banalités de la vie. Le film est le résultat d’une conception du chorégraphe Slovaine et de Saso Podgrosek ainsi que du travail du réalisateur-compositeur belge Thierry de Mey pour la bande son. Sa force visuelle exalte le message dansé de la liberté des corps. Iztok Kovac est un de ceux à avoir mis sur pied un langage personnel qui permet une fusion de la danse et du cinéma. + Vertigo Bird Saso Podgorsek, Slov, 1996, 33’,sans dial, 35mm VRTOGLAVI PTIC en Slovène, est un film basé sur une (...) -
Dead Dreams of Monochrome Men
Une soirée dans un entrepôt désolé. Des hommes attendent en silence, dansent, se regardent. Sauvage, sombre, le film est ce que l’on pourrait appeler "ancré dans le réalisme sexuel urbain". L’histoire se déroule entre des homosexuels, qui attendent leur plaisir et le recherchent dans une violence destructrice. Echangisme, course, lutte, prouesses techniques des danseurs. Le film évoque un cercle vicieux salace, dans lequel s’enchaînent chorégraphies rythmées et arrêts sur image. La lumière du film, en noir et blanc, accentue le côté angoissant et paumé de la narration. ’Dead Dreams of Monochrome Men’ a choqué par ses aspects provocateurs, pervers, et sa tendance à toucher aux limites de ce dont on peut parler sans tomber dans la catégorie du pornographique facile. Au contraire, le film est choquant parce qu’il semble étonnemment vrai pour une situation imaginée. Le plaisir y semble lié à la mort. + Elegy (cfr Compil abstraction) -
The Institute Benjamenta
Adapté de l’écrivain Robert Walser (en qui Kafka disait avoir trouvé un maître), "L’institut Benjamenta" conte la plongée d’un jeune imbécile appelé Jakob, dans le monde mystérieux des apprentis-domestiques d’un Institut aux pratiques autoritaires. Dans ce théâtre claustrophobique du "rêve que les gens appellent la vie", les pensionnaires tranquillement lobotomisés à force d’inculquer encore et toujours la même leçon déambulent comme des fantômes dans d’interminables couloirs Filmant comme d’autres peignent, par couches successives et dans un noir et blanc poudreux, les frères Quay ont aussi conçu "L’institut Benjamenta" comme un voyage sonore pourtant presque sans paroles où foisonnent bruits et murmures ; bribes d’allemand, d’anglais, de français ou d’italien. Ces frères jumeaux du cinéma anglais, mieux connus pour leurs courts métrages d’animation utilisant des marionnettes, effectuent ici leur première incursion dans le monde du long métrage et de l’image réelle. Fidèle au bricolage inventif et à l’imaginaire surréel qui caractérisent leur œuvre, le résultat est un film impressionniste, impressionnant et qui ne connaît probablement rien de (...) -
Sangharsh
Bollywood, méga-industrie de films Hindis (plus de 800 films par an !Š la plus grosse production de films au monde) s’est spécialisée, comme toute bonne industrie, dans les remakes. Pour vous laisser juger de leur qualité, nous vous proposons rien moins qu’une version infernale de "Silence of the Lambs" ("Le silence des agneaux") à la sauce Bollywood ! L’histoire est celle d’une jeune stagiaire au CBI (la CIA indienne) qui demande l’aide d’un détenu (sorte d’Hannibal Lecter, en plus séduisant) pour capturer le mangeur d’hommes Ashutosh Rana. Ce qui devait arriver arriva : la stagiaire tombe amoureuse du prisonnier (dont on ne sait trop s’il est victime ou criminel)Š Comme le veut la tradition du cinéma de Bombay, "Sangharsh" n’évite pas les scènes de comédie musicale. La première rencontre entre les deux personnages, toute en tension et suspens, est par exemple joliment chorégraphiée. Imaginez-vous la naissance d’une idylle interdite entre un prisonnier perturbé et une jolie stagiaire incapable de résoudre l’énigme sans son aide. Aucun ingrédient ne manque à l’appel : combat entre le Bien et le Mal, scènes de boucherie, cannibalisme, histoire (...) -
sam 03.11.2001
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The Gold Diggers
’The Gold Diggers’ est une oeuvre de science-fiction, féministe, imprévisible jusqu’au bout. Ce film repose sur une narration non-linéaire et le passage de lieux en lieux. Tournés en noir et blanc, certains plans subliment l’histoire. Céleste, une employée de banque, s’interroge sur la signification des copies qu’elle remplit chaque jour pour son employeur. Elle est ainsi confrontée au chauvinisme machiste de son patron, mais finit par découvrir que l’or est la clé du mystère. En même temps, une jeune actrice de films ’B’ et ’X’, Ruby (Julie Christie), s’interroge sur ses origines. Elle rencontre Céleste, qui découvre le rôle que Ruby joue dans ses films et l’image qu’elle renvoie et sert. A 20 ans, la réalisatrice avait déjà réalisé de nombreux courts-métrages et faisait partie de la London Filmmakers Cooperative. Ensuite, elle fondait sa propre troupe de danse et se lançait dans la chorégraphie, mélangeant performance de danse, films et autres médias. Dans ’The Gold Diggers’, Sally Potter met de côté les conventions cinématographiques, ce qui lui valu aussi bien des admirateurs que des détracteurs. Elle rejoindra par la suite un cinéma moins (...) -
Express Yourself !
Les courts-métrages les plus déjantés et provocateurs de la série... *A Portrait of Meredith Monk Mark Berger, USA, 1974, 25’, sans dial, 16mm* Sourires spontanés, mises-en-scènes,... Le film est à la fois esthétiquement maîtrisé et trash, délibérément provocateur. La musique et la voix particulières de Meredith Monk constituent la bande son de ce portrait. Son travail en temps que performeuse, chorégraphe, chanteuse et réalisatrice fait partie des must de l’avant-garde féministe américaine des années 60. *Pantyhead Alison Murray, UK, 1994, 10’, sans dial, 16mm* Une jeune TV girl danse sur un clip qui passe à la TV. Soudain, un vieux présentateur sort de l’écran, un slip de femme sur la tête... *Bad Mood Woman Alison Murray, UK, 1997, 1’, sans dial, video* Une femme qui a ses règles plutôt dangereuse : le slogan de la fin sera le dernier cri de rage... (+ 18/10 > 22:00) *Kissy Suzuki Suck Alison Murray,1992, UK, 18’, vo ang, video* Alison Murray décortique avec soin les aspects sociaux et psychologiques qui émergent dans la sexualité. Dans "Kissy Suzuki Suck", elle pose une ambiance trash de la fin des années 80, (...) -
dim 04.11.2001
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Compil#2
Des courts-métragesŠ Fictions, narratifs et non-narratifs. Nous ne pouvons vous en dire plus, sinon qu’ils viennent de chez nous et abordent dans un court laps de temps le rapport du cinéma à la danse de nombreuses manières, avec une image et un découpage clairs et précis. La complainte du progrès du progrès Claudio Pazienza, Belg, 1997, 5’, sans dial, 35mm Sur une chanson de Boris Vian, avec une chorégraphie de ALIS, le film montre un couple engagé méticuleusement dans une série d’activités : verser le café, préparer le repas, faire la vaisselleŠ Ya Rayah Claudio Pazienza, Belg, 2001, sans dial, 35mm Cinéaste et photographe autodidacte, Pazienza a réalisé depuis 1991 plusieurs courts-métrages. "Ya Rayah" nous plonge dans l’univers des lieux de nuits sur l’air de Dahmane El Harrachi. Musique de table Thierry De Mey, Belg, 1999, 9’, sans dial, 35mm Pour le réalisateur de " Rosas danst Rosas ", l"enjeu est : parcourir la ligne sensible entre la musique et le geste qui produit le son ; montrer la ligne de démarcation entre danse et musique. Dans le noir Katherine Libert, Belg, 1999, 25’, vo st-bil, 35mm Un mur abattu à Berlin en (...) -
Goldberg Variation 1-30
Le film montre Steve Paxon à la recherche de nouveaux mouvements. Partant du naturel, du simple, utilisant des mouvements plus classiques pour les décomposer et en recomposer d’autres. Le danseur improvise devant Walter Verdin. Le réalisateur a travaillé le montage en fonction de la logique évolutive du danseur. ’Goldberg Variation’ est un film destiné à des danseurs. Montrant une recherche de travail plutôt que de chercher à intéresser, à offrir un produit. Le travail de Verdin parvient cependant à donner un côté plus attractif au film, tout en respectant la danse et la logique du danseur. + A Study in Choregraphy for Camera Maya Deren, USA, 1945, 3’, sans dial, 16mm L’idée du film est de réaliser un duo entre le danseur Talley Beatty et l’espace même de la danse au moyen du montage et de la caméra. Ceci met en évidence la présence et la dynamique du monde extérieur au danseur. Maya Deren est une avant-gardiste du film de danse. Ses films sont à la fois évocatifs, psychologiques et toujours servis par un traitement superbe de l’image. -
Anita - Tänze des Lasters
L’histoire d’une danseuse nudiste allemande dans le Berlin des années vingt, qui fascina et provoqua le public avec sa danse du vice, d’extase et de l’horreur. Sa vie de débauche, inclus drogues et bisexualité, fait qu’on l’afficha comme le symbôle de la chute des valeurs traditionnelles allemande de l’aprés-guerre. Elle mourut en 1928 à l’âge de 29 ans. La réussite de Rosas von Praunheim est d’avoir sorti son héroïne du contexte historique et de la transposer au présent en racontant de manière fragmentée la biographie de Anita Berber à partir d’un personnage délirant qui s’identifie à la danseuse excentrique. Internée dans un hôpital psychiatrique, suite à un striptease donné dans la principale avenue du Berlin occidental. La "folle" est magistralement interprétée par Lotti Huber l’actrice fétiche de von Praunheim. Une satire grotesque, à l’image du cinéma muet expressionniste. -
jeu 08.11.2001
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Torse
"L’une des trois caméras prenait constamment toute la scène sans bouger, et les deux autres, mobiles, étaient placées légèrement plus bas, au fond du théâtre, au même niveau de chaque côté. La caméra fixe était surveillée par un technicien, les caméras mobiles étaient aux mains de Charles Atlas et de moi-même. Nous suivions les groupes de danseurs et assurions les gros plans possibles. Après quoi, il restait pour Charles Atlas à monter le film, qui se projette maintenant dans sa version complète avec deux projecteurs synchrones." (Merce cunningham). La projection de "Torse" au cinéma Nova est une première en Belgique ! Ce film est une bi-projection, il permet ainsi de voir à la fois la chorégraphie du spectacle et les gestes des danseurs filmés en plans plus rapprochés. -
La Plainte de l’impératrice
Pina Bausch, chorégraphe allemande, pourfendeuse des académismes, est pourtant à la tête d’une des plus grandes écoles de danse nouvelle. Elle crée le scandale dès ses débuts en ouvrant une brèche novatrice dans les arts de la scène, s’inspirant d’une tradition théâtrale imagino-sociale radicale allemande. Son concept de danse-théâtre se retrouve dans ce premier film qui est un collage de scènes évoquant des personnages à la fois reconnaissables, à la fois hors-catégories. "La plainte de l’impératrice" est une présentation de personnages féminins, hommes et femmes, les plus incongrus : travesti dénudé dans un café, employée de bureau assise au milieu d’un boulevard, cow-girl perdue dans la natureŠ Les impératrices sont des moutons noirs perdus au milieu des blancs. Le film est envoûtant de par son rythme. La mise-en-scène, quant à elle, est à la fois visionnaire et réaliste. S’inspirant de mythes et d’images reconnaissables et dénonçant les revers de ceux-ci. "Il faut apprendre à être touché par la beauté, par un geste, un souffle, pas seulement par ce qui est dit et dans quelle langue : percevoir indépendamment de ce que l’on "sait"." (Pina Bausch). -
Allee der Kosmonauten
Réalisé pour la télévision allemande, le film révèle la vie, dans un building communautaire, d’une famille allemande et de ses voisins de toutes origines. Sans pitié, le film rappelle les feuilletons télévisés des débuts de soiréeŠ Allee der Kosmonauten est également une allusion à la réunification des deux Allemagnes. A la fois ironique, satyrique, drôle, le film est un continuel mouvement, traversé par des passages surréalistes : séquences de rêves, fin apocalyptique,Š Tous les clichés y sont rassemblés : l’homme brutal, la jeune fille amoureuse, la mère-femme-au-foyer délaissée et frustrée, la bombe sexuelle, le jeune macho,Š La chorégraphie de Sasha Waltz enchaîne les évènements les uns après les autres. A de longues séquences aux rythmes effrénés approchant l’hystérie succèdent des moments de calme, de tendresse, d’ennui, de peurŠ Le premier soap TV dansé ! + Habit Miranda Pennel, UK, 1997, 4’, vo ang, video Collaboration entre Michael Donaghy, poête et Miranda Pennel, ’habit’ raconte les pensées intimes d’un personnage féminin aux longs cheveux roux obsédé par les habits. Le film est un jeu de mot sur le double sens du mot ’Habit’ en (...) -
ven 09.11.2001
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Compil#2
Des courts-métragesŠ Fictions, narratifs et non-narratifs. Nous ne pouvons vous en dire plus, sinon qu’ils viennent de chez nous et abordent dans un court laps de temps le rapport du cinéma à la danse de nombreuses manières, avec une image et un découpage clairs et précis. La complainte du progrès du progrès Claudio Pazienza, Belg, 1997, 5’, sans dial, 35mm Sur une chanson de Boris Vian, avec une chorégraphie de ALIS, le film montre un couple engagé méticuleusement dans une série d’activités : verser le café, préparer le repas, faire la vaisselleŠ Ya Rayah Claudio Pazienza, Belg, 2001, sans dial, 35mm Cinéaste et photographe autodidacte, Pazienza a réalisé depuis 1991 plusieurs courts-métrages. "Ya Rayah" nous plonge dans l’univers des lieux de nuits sur l’air de Dahmane El Harrachi. Musique de table Thierry De Mey, Belg, 1999, 9’, sans dial, 35mm Pour le réalisateur de " Rosas danst Rosas ", l"enjeu est : parcourir la ligne sensible entre la musique et le geste qui produit le son ; montrer la ligne de démarcation entre danse et musique. Dans le noir Katherine Libert, Belg, 1999, 25’, vo st-bil, 35mm Un mur abattu à Berlin en (...) -
MICROBOUTIEKJE
Trésors du monde de la micro-édition ; revues et fanzines sérigraphiés, stencilés ou photocopiés ; comics ou pure littérature ; musique ; vidéosŠ Amateurs de choses rares, la cave du Nova fera-t-elle votre bonheur ? Avec notamment les stocks de l"ex-"Afish"theek", à consulter ou à acheter. -
Rosas danst Rosas
Des écolières, alignées sur des chaises, se mettent à bouger progressivementŠ Troisième oeuvre de Anne Térésa De Keersmaeker, après "Asch et Fase" et "Four Movements on the Music of Steve Reich", "Rosas danst Rosas" (le spectacle de 1983), posa les fondements du groupe Rosas comme ensemble. "Le film aborde ce spectacle-culte en mêlant, d’une part, un découpage précis rendant la lecture de la chorégraphie limpide, simple et efficace, d’autre part en utilisant des procédés cinématographiques plus expérimentaux pour faire ressortir les choix esthétiques fondamentaux et radicaux de Rosas danst Rosas". Le film allie des éléments théâtraux : jeux d’acteurs, regards caméra,Š et des éléments purement chorégraphiques, tels que la répétition des séquences. La musique et la chorégraphie furent écrites simultanément, ce qui produit une convergence qui donne sa dynamique au film. + The Gods Love those Silent OnesŠ (cfr Compil#2) -
Cage/Cunningham
Ce documentaire extrêmement riche en images d’archives, nous montre deux créateurs dont la collaboration révolutionna le langage musical et chorégraphique, deux boulimiques du travail. Un des mérites du films est d’avoir montré que leurs oeuvres ont été enrichies par la collaboration des plus grands artistes de notre époque dans toutes les diciplines. Cage fut longtemps l’âme, le coeur, l’esprit et la conscience de la compagnie, Cunningham en était l’homme pragmatique. Certaines images du film sont tournées furtivement par une caméra amateur, elle interviennent presque clandestinement dans le film (Au sommet d’une colline, Merce Cunningham et son groupe de danseurs glissent, pivotent les uns autour des autres en exécutant des figures qui pourraient appartenir à des spectacles de Tudor, Agnès de Mille ou Martha Graham). -
Rocky Horror Picture Show
*Pour quatre personnes : 1kg de riz, des vieux journaux, des pistolets à eaux, des gants caoutchouc, des confettis, du papier WC, un briquet, 4 tranches de pain, des jarretelles. *Mode d’emploi : 1. A la sortie de l’Eglise, jetez le riz. 2. Pendant l’orage, à l’abri sous le journal ! 3.ŠFeu ! A vos pistolets ! 4. Faites une étincelle au moment précis du coup d’éclair. 5. Faites claquer aussi bien que Frank vos gants de caoutchouc. 6. Faites aussi bon usage que les Transylvaniens des confettis et papier WC. 7. Quand Frank propose un toast, jetez les pains en l’air. 8. Quand vous entendez "Brad Majors", répondre par "Asshole" (toute autre réplique doit sonner juste, les petits malins seront coupés en morceaux et mis au congélateur, sans recours possible). 9. Laissez-vous aller pendant les scènes d’orgie (jarretelles et autres dessous voyants peuvent aider). 10. Bref, laissez-vous tenter, "Don’t dream it, be it" ! + En avant programme, Ginger et Astaire sortent de leur tombe pour une danse éternelle. (The Wedding Night, Mad Tobias Olsen, 1997, Dan, 12", sans dial, 35mm) + Le 09/11 !!! !TRANSYLVANIAN PARTY ! -
sam 10.11.2001
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Express Yourself !
Les courts-métrages les plus déjantés et provocateurs de la série... *A Portrait of Meredith Monk Mark Berger, USA, 1974, 25’, sans dial, 16mm* Sourires spontanés, mises-en-scènes,... Le film est à la fois esthétiquement maîtrisé et trash, délibérément provocateur. La musique et la voix particulières de Meredith Monk constituent la bande son de ce portrait. Son travail en temps que performeuse, chorégraphe, chanteuse et réalisatrice fait partie des must de l’avant-garde féministe américaine des années 60. *Pantyhead Alison Murray, UK, 1994, 10’, sans dial, 16mm* Une jeune TV girl danse sur un clip qui passe à la TV. Soudain, un vieux présentateur sort de l’écran, un slip de femme sur la tête... *Bad Mood Woman Alison Murray, UK, 1997, 1’, sans dial, video* Une femme qui a ses règles plutôt dangereuse : le slogan de la fin sera le dernier cri de rage... (+ 18/10 > 22:00) *Kissy Suzuki Suck Alison Murray,1992, UK, 18’, vo ang, video* Alison Murray décortique avec soin les aspects sociaux et psychologiques qui émergent dans la sexualité. Dans "Kissy Suzuki Suck", elle pose une ambiance trash de la fin des années 80, (...) -
La Plainte de l’impératrice
Pina Bausch, chorégraphe allemande, pourfendeuse des académismes, est pourtant à la tête d’une des plus grandes écoles de danse nouvelle. Elle crée le scandale dès ses débuts en ouvrant une brèche novatrice dans les arts de la scène, s’inspirant d’une tradition théâtrale imagino-sociale radicale allemande. Son concept de danse-théâtre se retrouve dans ce premier film qui est un collage de scènes évoquant des personnages à la fois reconnaissables, à la fois hors-catégories. "La plainte de l’impératrice" est une présentation de personnages féminins, hommes et femmes, les plus incongrus : travesti dénudé dans un café, employée de bureau assise au milieu d’un boulevard, cow-girl perdue dans la natureŠ Les impératrices sont des moutons noirs perdus au milieu des blancs. Le film est envoûtant de par son rythme. La mise-en-scène, quant à elle, est à la fois visionnaire et réaliste. S’inspirant de mythes et d’images reconnaissables et dénonçant les revers de ceux-ci. "Il faut apprendre à être touché par la beauté, par un geste, un souffle, pas seulement par ce qui est dit et dans quelle langue : percevoir indépendamment de ce que l’on "sait"." (Pina Bausch). -
The Institute Benjamenta
Adapté de l’écrivain Robert Walser (en qui Kafka disait avoir trouvé un maître), "L’institut Benjamenta" conte la plongée d’un jeune imbécile appelé Jakob, dans le monde mystérieux des apprentis-domestiques d’un Institut aux pratiques autoritaires. Dans ce théâtre claustrophobique du "rêve que les gens appellent la vie", les pensionnaires tranquillement lobotomisés à force d’inculquer encore et toujours la même leçon déambulent comme des fantômes dans d’interminables couloirs Filmant comme d’autres peignent, par couches successives et dans un noir et blanc poudreux, les frères Quay ont aussi conçu "L’institut Benjamenta" comme un voyage sonore pourtant presque sans paroles où foisonnent bruits et murmures ; bribes d’allemand, d’anglais, de français ou d’italien. Ces frères jumeaux du cinéma anglais, mieux connus pour leurs courts métrages d’animation utilisant des marionnettes, effectuent ici leur première incursion dans le monde du long métrage et de l’image réelle. Fidèle au bricolage inventif et à l’imaginaire surréel qui caractérisent leur œuvre, le résultat est un film impressionniste, impressionnant et qui ne connaît probablement rien de (...) -
dim 11.11.2001
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The Gold Diggers
’The Gold Diggers’ est une oeuvre de science-fiction, féministe, imprévisible jusqu’au bout. Ce film repose sur une narration non-linéaire et le passage de lieux en lieux. Tournés en noir et blanc, certains plans subliment l’histoire. Céleste, une employée de banque, s’interroge sur la signification des copies qu’elle remplit chaque jour pour son employeur. Elle est ainsi confrontée au chauvinisme machiste de son patron, mais finit par découvrir que l’or est la clé du mystère. En même temps, une jeune actrice de films ’B’ et ’X’, Ruby (Julie Christie), s’interroge sur ses origines. Elle rencontre Céleste, qui découvre le rôle que Ruby joue dans ses films et l’image qu’elle renvoie et sert. A 20 ans, la réalisatrice avait déjà réalisé de nombreux courts-métrages et faisait partie de la London Filmmakers Cooperative. Ensuite, elle fondait sa propre troupe de danse et se lançait dans la chorégraphie, mélangeant performance de danse, films et autres médias. Dans ’The Gold Diggers’, Sally Potter met de côté les conventions cinématographiques, ce qui lui valu aussi bien des admirateurs que des détracteurs. Elle rejoindra par la suite un cinéma moins (...) -
ABSTRACTION
Monoloog van Fumiyo Ikeda op het Einde van Ottone/Ottone Walter Verdin & Anne Teresa De Keersmaeker, Belg, 1990, 6’, sans dial, video Focus sur le visage de la danseuse Fumyio Ikeda tandis que passe un chant d’opéra. Son visage, progressivement, se transforme en image de souffrance, rage et colère : son monologue. Dansité (+ 21/10 > 18:00) Jean-Paul Dupuis, Fr, 1978, 10", sans dial, 16mm Sur une chorégraphie de François Verret, juste avant le début de son succès. Le parti-pris de Dupuis a été de montrer, plus que la danse, une athmosphère qui se dégageait de l’ensemble des deux corps en mouvement, entremêlés, suspendus entre ciel et terre, sable et rocher. Ex-tension Jean-Paul Dupuis, Fr, 1988, 6’, sans dial, 16mm "Ex-tension" est un film sur la possiblité d’étendre le corps jusqu’aux éléments naturels grâce à la danse et l’image. Rochers, eaux, écorces, sable, peau, corps : confusion et distinction à l’image. Dust Anthony Atanasio, UK, 1998, 9’, sans dial, 35mm Le trajet d’un nageur qui, de façon surréaliste, traverse un décor lunaire. Lutte contre le vent, éléments visuels hallucinatoires, ainsi qu’une athmosphère calculée (...)