• jeu 14.05.2009
  • 12:00

    Ajoutée en dernière minute, et donc non citée dans le programme papier du Nova, Sarah vous proposera une série de brochures à prix libre, autour des alternatives à la propriété intellectuelle, mais aussi d’autres thématiques hors des sentiers battus...
  • 18:30

    Le Tigre est un magazine indépendant, sans publicité, qui propose un regard à contre-courant. Composé de multiples rubriques, dossiers et autres articles ; émaillé de photos, de dessins, de jeux, de citations, de détournements, l’ensemble est intriguant, beau, excitant, drôle et intéressant. Le Tigre est réalisé avec des logiciels libres et est attaché à la libre diffusion du savoir. Les archives du journal sont accessibles gratuitement sur internet et une partie est sous licence "copyleft". Le Tigre est notre invité pour cette soirée d’ouverture et contribue à l’exposition collective qui ornera les murs du bar durant toute la programmation. Une présentation du magazine aura lieu dès 18h30 dans le bar, les invités resteront pour discuter avec vous toute la soirée. Avis aux curieux ! http://www.le-tigre.net
  • 20:00

    Brett Gaylor, 2009, CA, video, vo st fr, 80'
    Partant du portrait de "Girl Talk", un DJ pratiquant le "mashup" (mélange de deux morceaux, souvent festif et ludique, mais aussi illégal), ce documentaire innovant questionne, face à la liberté d’expression, le bien-fondé de la propriété intellectuelle à l’ère du numérique. Des personnalités adeptes du "libre" y sont rencontrées : Lawrence Lessig, fondateur des Creative Commons (cc) ; Cory Doctorow, journaliste bloggeur et auteur de science-fiction publiant sous cc ; ou encore Gilberto Gil, le célèbre chanteur brésilien, un temps Ministre de la Culture du premier gouvernement Lula. Par une analyse subtile, RiP en vient à égratigner des icônes du divertissement de masse tels Walt Disney ou les Rolling Stones, qui ont bâti leur succès sur l’usurpation... Et d’invoquer une réaction urgente du "Mouse Liberation Front" ! Considéré comme le premier "documentaire Open Source", RiP a pris 6 années d’élaboration : Brett Gaylor - réalisateur indépendant et activiste web dont le projet "homelessnation.org" mériterait aussi d’être découvert - a partagé ses rushes ou "images sources" avec des centaines d’internautes, les incitant à remixer ses séquences et (...)
  • 22:00

    Craig Baldwin, 1995, US, 16mm, vo, 87'
    Attention les yeux et les oreilles ! "Sonic Outlaws" est la rencontre de Negativland, pionniers du ’culture jamming’ et du collage sonore, et de Craig Baldwin, cinéaste et farfouilleur extraordinaire, spécialiste du détournement et de la "recontextualisation" d’images et de sons. A l’origine, il allait les piquer dans les salles obscures armé de sa caméra super8. Aujourd’hui il est projectionniste... Partant de l’affaire "U2 vs. Negativland" (poursuites pour violation du copyright et de "la marque" U2) Craig Baldwin crée, en miroir aux techniques que Negativland utilise dans son travail sonore, un film-collage frénétique puisant dans tous les recoins de la culture. Il élargit l’enquête en rencontrant une série de pirates culturels, barbares médiatiques et autres bidouilleurs en tous genres jouant avec les détritus de la société mercantile et donnant une nouvelle vie à cette matière vouée à l’usage unique et à l’oubli. La force, l’intelligence et l’humour de "Sonic Outlaws" résident dans le croisement du propos et de la forme même du film. Le collage devient un langage ; les images, les sons, et les décalages entre toutes ces informations illustrent (...)
  • ven 15.05.2009
  • 20:00

    Une collection particulère
    Simon Backès, 2008, BE, video, vo fr , 58'
    Enquêtant sur la mystérieuse collection d’"Art Volé", présentée en 1978 à l’étage d’une galerie new-yorkaise par l’artiste tchèque Pavel Novak, Simon Backès se questionne sur l’identité de l’Art, envisagé comme objet de propriété à la fois matérielle et intellectuelle. L’oeuvre d’art peut-elle exister sans l’artiste ? La Beauté peut-elle exister sans copyright ? Et qu’en est-il de la personnalité obscure de Pavel Novak ? Est-il un faussaire génial teinté de machiavélisme ? Ou plutôt un malfaiteur qui, à l’insu ddes plus grands musées, aurait permuté avec des faux des chefs-d’oeuvre à présent douteux ? D’ailleurs, comment être sûr qu’un tableau non signé, dont on a perdu un temps la trace, soit réellement du maître à qui on l’accrédite ? Autant de questions troublantes auxquelles ce film tente de répondre, faisant écho à "F for Fake" d’Orson Welles présenté également dans cette programmation. En présence de Simon Backès
  • 22:00

    Nina Paley, 2008, US, 35mn, vo st fr, 82'
    Adaptation libre du "Râmâyana" - l’épopée indienne légendaire de Sita, femme de Râma, prisonnière du démon Râvana - croisée avec les déboires d’une jeune américaine de notre époque, plaquée par son mec. Une comédie musicale animée où autobiographie et fantasmagorie se donnent le change pour notre plus grande joie ! Un délire visuel en une explosion de musiques et de couleurs, virevoltant d’une technique d’animation à l’autre, et d’une spontanéité qui nous laisse bouche bée... "Sita Sings the Blues" à été entièrement écrit, réalisé, animé et produit par Nina Paley, sans argent et sans "Studio", avec son ordinateur, puisant dans des sources d’images libres de droits, comptant aussi sur quelques amis pour le son et la musique, et tout cela avec beaucoup d’astuces, de talents et de générosité ! Nina Paley se double aussi d’un activisme "anti-copyright" proclamé (à voir son blog). D’autant plus que les héritiers des ayant-droits des partitions des chansons jazz des années 20 interprétées par Annette Hanshaw - enregistrements d’époque dans le domaine public, centraux au travail créatif de Nina Paley - réclament des sommes d’argent impossibles à honorer (...)
  • 24:00

    Mike Davis, 2008, US, video, vo st fr, 78'
    Les problèmes de surpopulation et de réchauffement climatique ne vont pas être résolus de sitôt, si bien que dans une centaine d’années, le gouvernement Terrestre déclarera le sexe illégal. Un groupe d’astronautes solitaires en mission, titillés par une rumeur concernant une planète habitée par des femelles insatiables, décide de faire un petit crochet pour vérifier si cette "Sex Galaxy" existe vraiment... En voilà un bon scénario de comédie de "sci-fi sexploitation" ! Mais l’originalité de "Sex Galaxy" est d’être un film 100% recyclé, entièrement constitué d’images issues d’autres films ! Tout comme Roger Corman, et bien d’autres bricoleurs de séries Z qui ne se gênaient pas de piquer une scène de monstre d’un autre film ou tourner une scène de sexe supplémentaire afin de pimenter leur production, Mike Davis a allègrement puisé dans un patrimoine tombé dans le domaine public. La source principale d’images est ici "Voyage to the Planet of Prehistoric Women", une production Corman qui n’était déjà qu’une mercantile ressortie de "Voyage to the Prehistoric Planet", agrémentée d’une sous-intrigue érotique. Ce premier film étant en réalité la version (...)
  • sam 16.05.2009
  • 18:00

    Agnès Varda, 2000, FR, 35mm, vo st nl, 82'
    Petite caméra DV au poing, Agnès Varda, "vieille cinéaste, jeune plasticienne", rencontre en ville ou à la campagne des personnes de tous âges, souvent de condition modeste, qui vont glaner dans les champs ou grappiller dans les arbres après les récoltes. Ses interlocuteurs ramassent également les légumes ou les fruits hors calibre rejetés par l’industrie agricole, ou récupèrent de la nourriture dans les poubelles des grandes surfaces ou à la fin des marchés. Le glanage se rattache aussi aux récupérations d’objets usagés, notamment le jour de ramassage des objets encombrants par les municipalités. Ils sont alors réparés, recyclés et réutilisés dans le quotidien, parfois comme matières premières à des oeuvres artistiques. Le glanage est non seulement toléré, mais aussi réglementé, quand bien même il se fait sur des terrains privés. La pratique ne dérange pas pour autant les propriétaires des lieux, au contraire... Agnès, la glaneuse du titre, promène aussi sa caméra dans les musées à la recherche d’images d’oeuvres d’art du passé, en contre-point d’une pratique ancestrale d’un monde qui survit malgré tout...
  • 20:00

    Vérités et mensonges
    Orson Welles, 1974, FR, 35mn, vo st fr, 85'
    "Mesdames et messieurs, ce film traite de supercheries, de fraudes, de mensonges... Toute histoire contient sa part de mensonge. Mais pas celle-ci, je vous le promets. Tout ce que vous verrez dans l’heure qui suit est vrai. Vraiment." C’est par ces mots qu’Orson Welles entraine le spectateur dans son film, juste avant que défilent à l’écran des centaines de FAKE ! FAKE ! FAKE ! De quoi attiser notre méfiance ! À travers une enquête sur l’un des plus grand faussaire du XXe siècle, Elmyr de Hory, Welles fait réfléchir sur le vrai et le faux. Il joue avec notre perception du réel d’une manière fort ambigüe, n’hésitant pas à se présenter lui-même comme un charlatan expert en tricheries pour mieux nous faire douter de faits réels, avant de nous étourdir avec des tours de passe-passe. Tournant en dérision le marché de l’art et ses experts, les faussaires posent des questions très pertinentes : Qui fait l’oeuvre ? L’artiste, ou la construction qui se fait autour de sa signature ? Et un artiste qui se spécialiserait en contre-façons, est-il un artiste ou un escroc ? Pourquoi seul Picasso aurait-il le droit de faire un Picasso ? Et peut-il, lui, faire un (...)
  • 22:00

    Ventres glacés
    Slatan Dudow, 1932, DE, 16mm, vo st fr, 85'
    Dans le Berlin de la Grande Dépression, Annie fréquente Fritz, lorsque le frère de la jeune fille, chômeur, se suicide. Ne pouvant plus assurer le loyer, la famille est expulsée. Le couple fête donc ses fiançailles sous la tente des parents d’Annie, dans un camp autogéré de sans emplois nommé Kuhle Wampe. Un jour, une fête sportive et politique est organisée pour galvaniser les victimes de la crise... La censure interdit à l’époque ce pamphlet politique écrit par Bertolt Brecht, dans lequel il posait la question simple : "à qui appartient le monde ?" Aux exploiteurs ou aux exploités ? Sa vigueur polémique et didactique, portée par la musique de Hanns Eisler, faisait de ce film un efficace instrument d’agit-prop. Méconnu, "Kuhle Wampe" est depuis tombé dans le domaine public, et fait selon nous vaguement écho à la TAZ (Zone Autonome Temporaire), un concept politique développé par l’"anarchiste ontologique" Hakim Bey, qui s’est depuis répandu dans les milieux de la cyber-culture. TAZ > http://infokiosques.net/spip.php?article381 (en collaboration avec le Goethe Institut)
    + Nécessaire(s) Territoire
    Benoît Perraud, 2006, FR, video, vo st ang, 21'
  • dim 17.05.2009
  • 12:00

    Ajoutée en dernière minute, et donc non citée dans le programme papier du Nova, Sarah vous proposera une série de brochures à prix libre, autour des alternatives à la propriété intellectuelle, mais aussi d’autres thématiques hors des sentiers battus...
  • 14:00

    Le secret le mieux gardé de l’industrie alimentaire ? C’est ce qu’on dit, mais pourtant une recette ancienne circule librement sous le nom d’OpenCola et permet à tout courageux cuisinier-bricoleur de s’essayer à la fabrication de son propre Cola. C’est ainsi que quelques membres du cinéma Cube Microplex de Bristol ont établi leur atelier, fabriqué un équipement spécial, recherché les meilleures ingrédients de par le monde et adapté la recette à leur goût en expérimentant. Ils débarqueront avec leur labo-cuisine et animeront un workshop pour une dizaine de personnes motivées, sur réservation (saboum@nova-cinema.org) ! http://sparror.cubecinema.com/cube/cola/ http://sparror.cubecinema.com/cube/cola/service/cini_nova_bruxelles/
  • 18:00

    Jennifer Abbott & Mark Achbar, 2003, CA, vo st fr, 145'
    "The Corporation" décortique les mécanismes tant juridiques que psychologiques qui ont amené les multinationales à dominer le monde, et à le détruire en toute impunité ! Ainsi, ces "personnes morales" aux comportements pathologiques, irresponsables donc, et pour lesquelles l’usurpation est une spécialité, chérissent avant tout leurs "trademarks" (marques déposées) en harcelant le consommateur de son berceau à sa tombe par un marketing continu. Du coup, par un lobbying bien huilé auprès des pouvoirs en place, ces sociétés sans réelles nationalités revendiquent toujours plus de privatisations des services et des espaces publics qu’elles envahissent subrepticement. Et ce jusqu’à s’intéresser à la vie même : une goutte d’eau tombant du ciel peut très bien être accaparée au nom du "profit" et de la "propriété", ainsi que nos gènes, voire notre conscience... Édifiant et rondement mené, "The Corporation" est aussi un plaisir visuel, riche en archives étonnantes pour la plupart trouvées via la banque de données de domaine public "archive.org", qui aura permis au film d’exister. À la suite d’une mauvaise distribution en salle, les auteurs décidèrent de (...)
  • 21:00

    Un duo mettant en jeu deux figures de la scène expérimentale internationale, avec le guitariste Alan Licht et le sorcier jongleur de cassettes et walkman Aki Onda. Les deux musiciens nous proposent de vastes paysages sonores. La combinaison d’une improvisation avec des cassettes comportant des traces d’histoires personnelles ou "empruntées". Aki Onda s’inscrit pertinemment dans la programmation dans la mesure où son travail est basé sur un projet qu’il mène depuis de longues années : des travaux compilés à partir d’un "journal sonore" collecté. Il capture des enregistrements environnementaux avec des walkman (field recordings) qu’il manipule physiquement avec de l’électronique. Impossible de comptabiliser les collaborations impliquant Alan Licht. Quelques noms jetés malgré tout : John Zorn, Rhys Chatham, Derek Bailey, Tom Verlaine, Arthur Lee, Arto Lindsay, ou Jandek. Il a enregistré cinq albums de compositions pour cassettes et guitare. Le duo présentera un bricolage bucolique, une musique à la fois intimiste et discrète mais aussi la joie du boucan.
  • jeu 21.05.2009
  • 18:30

    "Je tiens souvent à faire valoir, qu’il s’agisse de la genèse même du site [le terrier] ou de celle plus générale de toutes les oeuvres humaines auxquelles je tiens, tout ce que cela doit à la singularité devant l’hégémonie, à la faiblesse devant les démonstrations de force, à la contradiction des rêves totalisants, à la solitude têtue devant le bavardage collectivisant... Tout cela forme, peu à peu comme le disait Blanchot, une forme de "communauté négative" rassemblant pas à pas toutes les créatures chétives et perdues inaptes à la communauté. J’aime bien l’étrange sentiment de contradiction qui se dégage du pluriel de "seuls"." (L.L. de Mars) Le Terrier est un site internet en forme d’île labyrinthique et tentaculaire, un archipel artistique à la nature "copyleft". Orchestré depuis fin 1997 de sa Bretagne natale par L.L. de Mars (un étrange animal qui aurait pu s’échapper d’un texte de Lautréamont dont il a d’ailleurs magistralement illustré les chants de Maldoror) le Terrier est un antre virtuel où se côtoient d’irréductibles expérimentateurs provenant de toutes les contrées artistiques possibles. Ils se joignent en une communauté évoquant (...)
    + Qu’est-ce que le Copyleft ?
    L.L.Mars, 2004, FR, 7'
    + Et brûle le cinéma
    Colas Ricard, 2005, FR, super8, 3'
  • ven 22.05.2009
  • 20:00

    Craig Baldwin, 1995, US, 16mm, vo, 87'
    Attention les yeux et les oreilles ! "Sonic Outlaws" est la rencontre de Negativland, pionniers du ’culture jamming’ et du collage sonore, et de Craig Baldwin, cinéaste et farfouilleur extraordinaire, spécialiste du détournement et de la "recontextualisation" d’images et de sons. A l’origine, il allait les piquer dans les salles obscures armé de sa caméra super8. Aujourd’hui il est projectionniste... Partant de l’affaire "U2 vs. Negativland" (poursuites pour violation du copyright et de "la marque" U2) Craig Baldwin crée, en miroir aux techniques que Negativland utilise dans son travail sonore, un film-collage frénétique puisant dans tous les recoins de la culture. Il élargit l’enquête en rencontrant une série de pirates culturels, barbares médiatiques et autres bidouilleurs en tous genres jouant avec les détritus de la société mercantile et donnant une nouvelle vie à cette matière vouée à l’usage unique et à l’oubli. La force, l’intelligence et l’humour de "Sonic Outlaws" résident dans le croisement du propos et de la forme même du film. Le collage devient un langage ; les images, les sons, et les décalages entre toutes ces informations illustrent (...)
  • 22:00

    Dennis Nyback presents...
    Sans les collectionneurs et autres archivistes amateurs, une grande partie du patrimoine culturel dont on peut profiter aujourd’hui aurait disparu depuis bien longtemps. Que dire alors des oeuvres que certains préféreraient envoyer aux oubliettes... Dennis Nyback est l’un de ces curieux "film collectors", et les courts métrages d’animation des années ’30 et ’40 qu’il nous propose aujourd’hui sont certainement dans cette catégorie ! La compilation "Fuck Mickey Mouse" regroupe dix animations désopilantes montrant comment d’autres studios se sont positionnés contre le mastodonte Disney en piquant ses icônes ou en parodiant, parfois très crûment, les films d’oncle Walt (voir la version nègre de Blanche-Neige !). Certains films originaux montrent aussi que, non content d’avoir fait siennes histoires traditionnelles, fables et contes de fées immémoriaux, Disney à plagié sans honte les créations d’autres studios. Quand on sait que la Disney Company est aujourd’hui l’un des plus féroce et efficace défenseur du copyright, il y a de quoi grincer des dents ! Pour terminer en beauté, un vrai film des studios Disney, qui a même remporté l’Oscar en 1943 avant (...)
  • sam 23.05.2009
  • 18:00

    Nina Paley, 2008, US, 35mn, vo st fr, 82'
    Adaptation libre du "Râmâyana" - l’épopée indienne légendaire de Sita, femme de Râma, prisonnière du démon Râvana - croisée avec les déboires d’une jeune américaine de notre époque, plaquée par son mec. Une comédie musicale animée où autobiographie et fantasmagorie se donnent le change pour notre plus grande joie ! Un délire visuel en une explosion de musiques et de couleurs, virevoltant d’une technique d’animation à l’autre, et d’une spontanéité qui nous laisse bouche bée... "Sita Sings the Blues" à été entièrement écrit, réalisé, animé et produit par Nina Paley, sans argent et sans "Studio", avec son ordinateur, puisant dans des sources d’images libres de droits, comptant aussi sur quelques amis pour le son et la musique, et tout cela avec beaucoup d’astuces, de talents et de générosité ! Nina Paley se double aussi d’un activisme "anti-copyright" proclamé (à voir son blog). D’autant plus que les héritiers des ayant-droits des partitions des chansons jazz des années 20 interprétées par Annette Hanshaw - enregistrements d’époque dans le domaine public, centraux au travail créatif de Nina Paley - réclament des sommes d’argent impossibles à honorer (...)
  • 20:00

    Blanche-Neige Lucie Pierre Huyghe, FR, 1997,,, 4’ Chronique de Lucie Dolène, interprète française de Blanche Neige. Elle a donné sa voix à un personnage imaginaire, et elle prend aujourd’hui la parole pour parler de son travail et se défendre contre l’usage qui a été fait de sa voix. oeil pour oeil Yan Duyvendak, NL, 2002,,, 6’ Zapping à travers l’actualité télévisuelle du mois de septembre 2002, des têtes de la télévision projetées à même la tête de Yan Duyvendak, et ce n’est plus big brother qui nous regarde, mais nous sommes big brother regardant, et nous voyons, les yeux dans les yeux, l’ennemi que nous sommes à nous-mêmes. (Videoart, Suisse) Papillon d’amour Nicolas Provost, BE, 2003,,, 4’ Par un effet miroir sur l’une des séquences du film "Rashomon" d’Akira Kurosawa, Provost parvient a recréer avec économie une scène hallucinante de la transformation d’une femme chrysalide en un papillon explosif. Un film lyrique, véritable expérience physique audiovisuelle. TV Sweet Marie Daubert, FR, 1997,,, 6’ Quand les sous-titres filmés sur un moniteur de TV, mis bout-à-bout, racontent une histoire. Passage à l’acte Martin Arnold, USA, (...)
    + Fast Film
    Virgil Widric, 2003, AT-LU, 35mm, sans dial, 14'
    + Outer Space
    Peter Tscherkassky, 1999, AT, 35mm, sans dial, 10'
    + The Artwork in the Age of its Mechanical Reproductibility by Walter Benjamin as told to Keith Sanborn
    Keith Sanborn, 1996, US, video, 4'
    + E.T. and me
    Xavier Gautier, 2000, FR, video, sans dial, 1'
    + Michiko
    Xavier Gautier, 2000, FR, video, sans dial, 1'
  • 21:30

    Let’s Go to Town DEMOLECULARISATION, FR, 2009,,, Le son prend ici le rôle de l’image, et va évoquer un univers visuel à travers des vinyls d’illustration sonore, des bruitages pour cinéma, des audio-descriptions ("sous-titres" pour aveugles)... L’image, quant à elle, prend en charge toutes les informations sonores à travers des sous-titres de dialogue, sous-titres de description sonore (sous-titres pour malentendants). Par des membres de projectsinge.net... Love Will Tear Us Apart Pokipoki, FR/US, 2008,,, Film monté en direct, qui réinvente à chaque performance une relation textes/images/son à partir de témoignages de rencontres amoureuses. Samples de films, musiques, trames vidéos, jeux sonores... Pokipoki (mot japonais signifiant quelque chose qui craque ou encore quelque chose de craquant) est un duo féminin parisien composé de Sylvie Astié et de Patricia Maincent. Monochrome RybN, FR, 2008,,, Performance audiovisuelle obscure dérivée du projet Monochrome:tube... http://www.incident.net/hors/monochrome/tube-monochrome/ Ode to Joy Michaël Sellam, FR, 2007,,, Relecture extrême et en direct de la captation vidéo du concert "Ode à la (...)
  • dim 24.05.2009
  • 12:00

    Ajoutée en dernière minute, et donc non citée dans le programme papier du Nova, Sarah vous proposera une série de brochures à prix libre, autour des alternatives à la propriété intellectuelle, mais aussi d’autres thématiques hors des sentiers battus...
  • 15:00 Cineketje

    Les voyages de Gulliver
    Dave Fleischer, 1939, US, 16mm, vo st fr & nl, 68'
    Un classique du cinéma américain, "Les Voyages de Gulliver" - second long métrage d’animation distribué en salles après le "Blanche-Neige" des Studios Disney - est assez vieux pour être aujourd’hui tombé dans le domaine public (ce qui n’est pourtant pas le cas du Disney). Mais il est nettement moins ancien que l’oeuvre qui l’a inspiré : le roman satirique de Jonathan Swift datant de 1726... Le navire du capitaine Gulliver fait naufrage et jette ce dernier sur le rivage du royaume de Lilliput. Au pays de ces minuscules habitants, tout le monde est en liesse : le roi Little III fête les fiançailles de sa fille Gloria avec le prince David, fils du roi Bombo de Blefuscu. Mais un différend naît concernant la musique de noce, et la guerre éclate. C’est à ce moment que Gulliver se réveille, capturé et ramené tant bien que mal par les Lilliputiens au palais royal. "Les Voyages de Gulliver" est à la fois une satire de la société anglaise (et européenne) de l’époque, de sa Cour, sa science et ses moeurs, et une parodie du genre des récits de voyage. Un film d’images et d’aventures, hilarant et merveilleux, qui ravira grands et petits à partir de cinq ans. (...)
  • 18:00

    Marie-Monique Robin, 2005, FR, video, vo, 55'
    En 1999, l’Office des brevets de Washington accorde un brevet à Larry Proctor, qui dit avoir inventé une variété de haricot jaune. Seulement ces haricots qu’il cultive aux États-Unis, il les a ramené du Mexique ! Le brevet lui est donné sur base, notamment, du fait que cette culture est nouvelle aux USA, mais selon les accords internationaux il serait en droit de réclamer des royalties aux paysans mexicains ! En Inde, une lutte populaire a surgi face à la prédation des Offices des brevets américain, européen et japonais, agissant pour les multinationales. Les usages multiples de plantes faisant partie intégrante de la culture et des traditions - tel le margousier, à la base de la médecine indienne - sont menacés par un brevetage de leurs différentes propriétés. M-M Robin questionne la légitimité du brevetage d’organismes vivants et dénonce les dérives et abus du système, ainsi que les relations qui s’installent si quelqu’un peut s’approprier le patrimoine sur lequel d’autres comptent pour vivre. Les brevets sont délivrés relativement facilement et sans toujours respecter les critères de nouveauté et d’invention sur lesquels le système est pourtant (...)
  • 19:00

    Le début des haricots, association belge dont l’objectif principal est de recréer le lien entre les consommateurs et les agriculteurs locaux, mettra les petits plats dans les grands pour cette table d’hôtes du 24 mai. Plats notamment composés de légumes et autres céréales issus des semences paysannes ! Ce sont les semences naturelles et diversifiées, de variétés-population non reprises dans le catalogue officiel des grands semenciers dont les semences "certifiées", véritables clones, deviennent nuisibles à la biodiversité... http://www.haricots.org ps : malheureusement, suite à une série de malentendus, la table d’hôte ne fût pas préparée par "le début des haricots", mais in extremis par une autre association qui s’attache à la qualité des produits utilisés, "La rencontre des Continents" qui donne notamment des cours de cuisine...
  • 20:00

    Marie-Monique Robin, 2008, FR, video, vo st ang, 108'
    Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenu le leader mondial des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) et l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle, la fabrication de produits chimiques toxiques étant sa principale source de bénéfices. Souvenez-vous du terrible agent orange utilisé par l’armée américaine contre la population vietnamienne, qui a toujours des taux records de cancers. Ou encore des effets dramatiques du Roundup, cet herbicide devant être employé en quantité gigantesque pour garantir une récolte de plantes transgéniques. Une tragédie pour nombre d’agriculteurs des pays du Sud qui, ruinés, se suicident par dizaines de milliers en avalant le poison liquide. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès, ce qui ne l’empêche pas de se présenter aujourd’hui comme une entreprise des "sciences de la vie", prétendument convertie aux vertus du développement durable... "Greenwashing", quand tu nous tiens ! À partir de documents inédits, de témoignages de victimes, de scientifiques et d’hommes politiques, "Le monde selon Monsanto" reconstitue la genèse d’un empire industriel qui, à grand (...)
  • 22:00

    Brett Gaylor, 2009, CA, video, vo st fr, 80'
    Partant du portrait de "Girl Talk", un DJ pratiquant le "mashup" (mélange de deux morceaux, souvent festif et ludique, mais aussi illégal), ce documentaire innovant questionne, face à la liberté d’expression, le bien-fondé de la propriété intellectuelle à l’ère du numérique. Des personnalités adeptes du "libre" y sont rencontrées : Lawrence Lessig, fondateur des Creative Commons (cc) ; Cory Doctorow, journaliste bloggeur et auteur de science-fiction publiant sous cc ; ou encore Gilberto Gil, le célèbre chanteur brésilien, un temps Ministre de la Culture du premier gouvernement Lula. Par une analyse subtile, RiP en vient à égratigner des icônes du divertissement de masse tels Walt Disney ou les Rolling Stones, qui ont bâti leur succès sur l’usurpation... Et d’invoquer une réaction urgente du "Mouse Liberation Front" ! Considéré comme le premier "documentaire Open Source", RiP a pris 6 années d’élaboration : Brett Gaylor - réalisateur indépendant et activiste web dont le projet "homelessnation.org" mériterait aussi d’être découvert - a partagé ses rushes ou "images sources" avec des centaines d’internautes, les incitant à remixer ses séquences et (...)
  • jeu 28.05.2009
  • 19:00

    Open Source Publishing est une agence de graphisme expérimentale qui utilise des logiciels libres et explore l’hypothèse que leur usage modifie profondément la pratique graphique et son rapport avec la société. Après quelques Print Parties à Bruxelles, OSP déroulera cette fois-ci une petite sélection de scripts animés, vidéos "mode d’emploi", dessins en live à distance, entretiens, clips, slideshows numériques, captures d’écran vidéo et autres matériaux en mouvement. Avec quelques délicatesses canadiennes à se mettre sous la dent, ils parcourront leurs aventures avec les logiciels libres, les contenus sous licence libre et le travail collaboratif. http://ospublish.constantvzw.org
  • 20:00

    Allez, un dernier Open Screen avant l’été ! Pas de surprise, ça sera comme d’habitude, tous les films de moins de quinze minutes déposés au Nova avant le jour J (si possible une semaine à l’avance !) seront sélectionnés. On accepte tous les formats mais c’est à vous de voir lequel sera le plus "projetable". À l’heure d’écrire ces lignes, plusieurs films nous sont déjà parvenus. La rumeur court aussi que l’on pourra découvrir le nouveau clip de Réné Binamé, ce flibustier de plat-pays dont les ballades anarchistes sont mises à disposition sur aredje.net.Il devrait être aussi question de Creative Commmons avec des propositions de ralamax.net. Libre à vous de compléter le programme.... Libre à vous de compléter le programme...
  • ven 29.05.2009
  • 20:00

    League of Noble Peers, 2009, SE, video, vo st fr, 50'
    Tourné de façon collaborative et proposé en libre téléchargement, "Steal This Film" raconte, dans sa première partie, un épisode du premier bras de fer entre The Pirate Bay et les industries hollywoodiennes du divertissement (en 2006). La deuxième partie du film, Steal This Film II, propose une réflexion plus vaste sur la notion de droit d’auteur, remontant jusqu’à l’invention de l’imprimerie. Composé d’interviews de différents acteurs du monde du peer-to-peer (p2p), ce film apporte un point de vue peu médiatisé mais largement commenté sur la toile : celui des utilisateurs des réseaux pairs-à-pairs, souvent stigmatisés sous le vocable de "pirates"... Comme vous le savez certainement, Pirate Bay vient de perdre son procès, mais selon les animateurs du site : "Rien ne se passera pour The Pirate Bay, pour nous personnellement, ou pour le partage de fichiers en général. C’est juste une pièce de théâtre pour les médias". Ce contexte était l’occasion rêvée de sortir une version spéciale du film, remix baptisé "STF Pirate Bay Trial Edition", incluant des images, interviews et reconstitutions filmées dans le cadre du procès, justement très théâtral et (...)
  • 22:00

    Guy Debord, 1973, FR, 35mm, vo, 88'
    "Le monde actuel a tellement été transcrit dans les images que l’on peut aujourd’hui lui trouver partout au moins deux propriétaires : celui qui en détient la propriété effective et celui qui possède les droits de l’image qui en a été tirée. De sorte que ce monde risque de devenir paradoxalement invisible si, aux simples droits monnayables de reproduction, s’ajoute l’exercice, par l’un ou l’autre de ces propriétaires, d’un droit de regard et de censure qui aboutirait vite à interdire de montrer ce monde, dans chacun de ses détails et donc dans l’ensemble, d’une manière qui ne soit pas apologétique. Interdire de réemployer tout ou partie des images existantes (dans une époque qui prétend attacher une place si éminente à cette culture qui lui fait si cruellement défaut) revient à retirer à un artiste le droit de citer, et le droit de remettre en jeu les données culturelles préexistantes ; à retirer à un critique de la "société spectaculaire" le droit de montrer ce dont il parle. Par ailleurs, l’auteur ne se réclame pas d’un statut privilégié qui serait reconnu à "l’artiste". La critique du spectacle est aussi une critique de l’art. Mais l’art, pour (...)
    + Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu’hostiles, qui ont été jusqu’ici portés sur le film "La Société du spectacle"
    Guy Debord, 1975, FR, 35mm, vo, 22'
  • sam 30.05.2009
  • 18:00

    Brett Gaylor, 2009, CA, video, vo st fr, 80'
    Partant du portrait de "Girl Talk", un DJ pratiquant le "mashup" (mélange de deux morceaux, souvent festif et ludique, mais aussi illégal), ce documentaire innovant questionne, face à la liberté d’expression, le bien-fondé de la propriété intellectuelle à l’ère du numérique. Des personnalités adeptes du "libre" y sont rencontrées : Lawrence Lessig, fondateur des Creative Commons (cc) ; Cory Doctorow, journaliste bloggeur et auteur de science-fiction publiant sous cc ; ou encore Gilberto Gil, le célèbre chanteur brésilien, un temps Ministre de la Culture du premier gouvernement Lula. Par une analyse subtile, RiP en vient à égratigner des icônes du divertissement de masse tels Walt Disney ou les Rolling Stones, qui ont bâti leur succès sur l’usurpation... Et d’invoquer une réaction urgente du "Mouse Liberation Front" ! Considéré comme le premier "documentaire Open Source", RiP a pris 6 années d’élaboration : Brett Gaylor - réalisateur indépendant et activiste web dont le projet "homelessnation.org" mériterait aussi d’être découvert - a partagé ses rushes ou "images sources" avec des centaines d’internautes, les incitant à remixer ses séquences et (...)
  • 20:00

    Ventres glacés
    Slatan Dudow, 1932, DE, 16mm, vo st fr, 85'
    Dans le Berlin de la Grande Dépression, Annie fréquente Fritz, lorsque le frère de la jeune fille, chômeur, se suicide. Ne pouvant plus assurer le loyer, la famille est expulsée. Le couple fête donc ses fiançailles sous la tente des parents d’Annie, dans un camp autogéré de sans emplois nommé Kuhle Wampe. Un jour, une fête sportive et politique est organisée pour galvaniser les victimes de la crise... La censure interdit à l’époque ce pamphlet politique écrit par Bertolt Brecht, dans lequel il posait la question simple : "à qui appartient le monde ?" Aux exploiteurs ou aux exploités ? Sa vigueur polémique et didactique, portée par la musique de Hanns Eisler, faisait de ce film un efficace instrument d’agit-prop. Méconnu, "Kuhle Wampe" est depuis tombé dans le domaine public, et fait selon nous vaguement écho à la TAZ (Zone Autonome Temporaire), un concept politique développé par l’"anarchiste ontologique" Hakim Bey, qui s’est depuis répandu dans les milieux de la cyber-culture. TAZ > http://infokiosques.net/spip.php?article381 (en collaboration avec le Goethe Institut)
    + Nécessaire(s) Territoire
    Benoît Perraud, 2006, FR, video, vo st ang, 21'
  • 22:00

    + In Limbo
    Simon Arazi, 2001, BE, video, vo nl st fr, 43'
    + Rip in Pieces America
    Dominic Gagnon, 2009, CA, video, vo ang , 62'
  • dim 31.05.2009
  • 12:00

    Ajoutée en dernière minute, et donc non citée dans le programme papier du Nova, Sarah vous proposera une série de brochures à prix libre, autour des alternatives à la propriété intellectuelle, mais aussi d’autres thématiques hors des sentiers battus...
  • 18:00

    "Les utilisateurs fournissent les données (qui appartiennent ensuite à la compagnie). Les utilisateurs fournissent les métadonnées (qui appartiennent ensuite à la compagnie). Les utilisateurs construisent l’application (qui appartient ensuite à la compagnie). Les utilisateurs payent la compagnie continuellement pour avoir le droit d’utiliser l’application qu’ils ont construit pour accéder et manipuler les données qu’ils ont fournit." Cette définition d’Edward Bilodeau s’applique-t-elle au web 2.0 ? Au détour de Google, Myspace, Facebook, Dailymotion... qu’est-ce qui fait fonctionner si facilement un "business model" où sont captées nos énergies et nos données personnelles afin de valoriser les profits d’entreprises ? Le web indépendant est-il mort ? Sommes-nous devenus des "cobayes" bienveillants au micro-fichage généralisé ? Sommes-nous des portes-drapeaux du ’profiling’ et de la publicité permanente ? Nous tenterons de répondre à toutes ces questions lors de ce débat. À l’heure où les lobbys de l’industrie du divertissement poussent à ce que les opérateurs de télécommunication puissent remettre en cause la "neutralité" d’internet et ne plus (...)
  • 18:00

    Agnès Varda, 2002, FR, 35mm, vo st nl, 63'
    "Les Glaneurs et la Glaneuse" connut chez nous et ailleurs un réel engouement populaire. Suite aux très nombreuses et surprenantes marques de sympathie, aux remerciements et aux nouveaux témoignages de glanage reçus par Agnès Varda, notre débonnaire glaneuse d’images décide de retrouver quelques-uns des protagonistes de son film, mais aussi certains des auteurs de missives atypiques reçues par voie postale. En complément de cette suite intitulée simplement "Deux ans après", nous vous présenterons une courte analyse par Varda du tableau "Des Glaneuses", peint en 1857 par Jean-François Millet et central dans son diptyque filmique que l’on vous conseille de (re)découvrir !
  • 20:00

    Nina Paley, 2008, US, 35mn, vo st fr, 82'
    Adaptation libre du "Râmâyana" - l’épopée indienne légendaire de Sita, femme de Râma, prisonnière du démon Râvana - croisée avec les déboires d’une jeune américaine de notre époque, plaquée par son mec. Une comédie musicale animée où autobiographie et fantasmagorie se donnent le change pour notre plus grande joie ! Un délire visuel en une explosion de musiques et de couleurs, virevoltant d’une technique d’animation à l’autre, et d’une spontanéité qui nous laisse bouche bée... "Sita Sings the Blues" à été entièrement écrit, réalisé, animé et produit par Nina Paley, sans argent et sans "Studio", avec son ordinateur, puisant dans des sources d’images libres de droits, comptant aussi sur quelques amis pour le son et la musique, et tout cela avec beaucoup d’astuces, de talents et de générosité ! Nina Paley se double aussi d’un activisme "anti-copyright" proclamé (à voir son blog). D’autant plus que les héritiers des ayant-droits des partitions des chansons jazz des années 20 interprétées par Annette Hanshaw - enregistrements d’époque dans le domaine public, centraux au travail créatif de Nina Paley - réclament des sommes d’argent impossibles à honorer (...)
  • 22:00

    Twila Raftu & Shaun Cronin, 2006, US, video, vo, 68'
    Grâce à un pouvoir économique et médiatique immense, ainsi qu’à une influence politique basée sur l’ignorance et la menace (économique) d’un effondrement de la création artistique, l’industrie de la culture continue d’imposer sa vision de la propriété intellectuelle et de faire construire un cadre garantissant sa protection. "Alternative Freedom" en dénonce les contradictions et les dangers. Les renforts récents de lois sur le copyright ne font que criminaliser de plus en plus de pratiques, et évitent à l’industrie d’avoir à s’adapter. Aujourd’hui, les lois seules ne peuvent empêcher la création en elle-même, mais les évolutions légales et technologiques qui s’annoncent risquent bien d’agir directement sur les possibilités de créer, en bloquant les outils et l’accès aux ressources culturelles. Laisser les gens utiliser les outils à leur guise, puiser dans la culture, partager leurs créations et leurs expériences serait dangereux pour l’industrie. Et c’est précisément ce que certains ont proposé en introduisant des alternatives basées sur les principes de liberté, d’indépendance et de communauté. Le film en propose un petit tour d’horizon, avec des (...)
    + Dear Bill Gates
    Sarah J. Christman, 2006, US, video, vo, 17'
  • jeu 04.06.2009
  • 20:00

    Peu appréciés par les puissants, les sites internet de partage de fichiers permettent de véhiculer des films et autres médias librement. Parmi ceux-ci se trouvent parfois des perles rares, aux copies introuvables, ou ne pouvant être diffusées faute de pouvoir payer les droits sur des archives pourtant de patrimoine collectif. C’est le cas de cette série de 14 documentaires sur l’histoire des droits civiques aux USA, "Eyes on the Prize"(1987-1990) par le méconnu Henry Hampton, longtemps "inédite" aux USA et toujours en Europe. Ou encore, des oeuvres "invisibles" suite à des imbroglios juridiques, comme le regrette Pierre Etaix actuellement (www.lesfilmsdetaix.fr). Certains films, souvent diffusés sous Creative Commons, se laissent découvrir librement sur internet. Ainsi "Can I Get an Amen" (2004) de Nate Harrison, raconte avec brio l’histoire peu connue d’un sample de quelques secondes, "Amen break", base de la Drum & Bass et autres musiques actuelles, se doublant d’une réflexion passionnante sur la notion illusoire de propriété... C’est un peu tout cela, avec des choses plus légères, que propose Pirate Cinema, un collectif informel d’origine (...)
  • ven 05.06.2009
  • 20:00

    Un vrai pirate ce Merejkowsky ! Rendez-vous compte : ce cinéaste ubuesque dont les débuts remontent au milieu des années 70, a osé siffler 7 secondes de "L’Internationale" en 2004 dans son premier long métrage de fiction "Insurrection/Résurrection". Grand mal lui a pris ! La société française de gestion des droits musicaux, Sacem, lui a réclamé 1000 euros, l’oeuvre musicale étant "protégée" jusqu’en octobre 2017 en France... Comme tout bon révolutionnaire est censé le savoir ! L’iconoclaste enragé a bien entendu refusé de verser la somme due. L’anecdote prête à rire, mais son producteur lui a tout de même évité un procès en négociant une solution à l’amiable avec la Sacem... Pierre Merejkowsky est un cas à part dans le paysage cinématographique mondial. Sérieux. Il est peut-être burlesque, égocentrique, parfois hystérique, perpétuelle victime d’un monde qui ne le comprend pas, il ose pourtant avec panache dénoncer de front le "système", tel Don Quichotte face aux moulins ! Que ce soit dans la réalité, dans ses films ou ses écrits, Merejkowsy est un "vecteur de transformation quotidienne"... Un "drôle" de parleur aussi, d’une inextinguible et (...)
    + Le délégué et moi
    Pierre Merejkowsky, 2002, FR, video, vo, 23'
    + Filmer et punir
    Pierre Merejkowsky, 2006, FR, video, vo, 65'
    + Que faire ?
    Pierre Merejkowsky, 2009, FR, video, vo, 75'
  • 24:00

    René Viénet, 1973, FR-HK, video, vo fr , 90'
    S’inspirant des techniques cinématographiques de détournement popularisées par Guy Debord, chef de file de l’internationale situationniste, René Viénet glisse dans la bouche des héros de ce quelconque film de Kung Fu des questionnements sur l’aliénation de la société, l’échec du socialisme et la révolution. Il colle un message subversif sur un produit d’une idéologie qu’il dénonce, le rendant ainsi bien plus percutant, et drôle, que toute autre forme de militantisme. Il en profite au passage pour remuer le spectateur et lui faire prendre conscience de son rôle dans le spectacle cinématographique... et social !
  • sam 06.06.2009
  • 12:00

    Ajoutée en dernière minute, et donc non citée dans le programme papier du Nova, Sarah vous proposera une série de brochures à prix libre, autour des alternatives à la propriété intellectuelle, mais aussi d’autres thématiques hors des sentiers battus...
  • 18:00

    L’association espagnole EXGAE passe à l’action ! Et afin de résister aux "organismes bureaucratiques désuets" tels la SGAE (pendant hispanique de notre "chère" SABAM) propose des solutions argumentées aux Institutions tant nationales que supranationales. Elle apporte aussi une aide juridique aux artistes, associations ou entreprises culturelles pour sortir de l’emprise de ces sociétés de gestion de droits immatériels, soutenues par des lois de plus en plus contraignantes. EXGAE accompagne ainsi le mouvement de la société civile qui est toujours en avance d’une loi. Et pour atteindre les esprits et stimuler l’imagination, elle organise des événements. Déjà le 28 octobre dernier avec les oXcars, "The First Non-Competitive Awards in the History of Culture", EXGAE a réussi un beau coup ! Vous pourrez d’ailleurs y assister en différé, grâce à "oXcars - The Movie", l’efficace captation de cette ironique cérémonie de remise de prix du libre, rondement menée par des artistes de haut rang. La soirée réunissait 1500 spectateurs déchaînés et bien plus via un streaming live ! Que ce soit la performance "coups de théâtre" de l’extravagant comédien italien (...)
    + oXcars - The Movie
    eXgae, 2009, ES, video, vo st ang, 70'
  • 20:00

    Il ne se passe plus une semaine sans que les médias ne se fassent l’écho des dangers du "piratage", le présentant comme une menace sur la création et l’innovation, ou encore comme un pillage du patrimoine des auteurs et inventeurs. Alors que le numérique permet des formes d’abondance culturelle, il sera toujours plus rentable de créer artificiellement de la rareté et d’appeler à "notre guerre à nous contre le terrorisme" (expression de Jack Valenti, ancien président de la MPAA, association qui regroupe les principaux studios hollywoodiens). Dans un autre domaine, tant pis pour les dizaines de millions de malades du sida ! Comme disent les patrons des laboratoires : "les actes de piraterie seront éradiqués comme l’a été la piraterie maritime au XVIIe siècle" (à propos de la copie de médicaments génériques). En marge de ces discours rodés des lobbies de l’industrie (musicale, cinématographique, pharmaceutique, agro-alimentaire, etc.), d’autres voix tentent de repenser un compromis entre les mélomanes, les patients, le public, les paysans... et les créateurs. Invités : > Florent Latrive, journaliste à Libération et auteur "Du bon usage de la (...)
  • dim 07.06.2009
  • 14:00

    Le débat "Tous pirates ?" sera prolongé le lendemain, lors d’une discussion-brunch informelle sur les impasses du système actuel de gestion des droits d’auteur pour la création et la diffusion artistique (créateurs, producteurs indépendants, radios associatives, salles de concert, plate-forme de diffuseurs, ... sans oublier l’expérience du Nova). Pour s’inscrire, envoyer un mail à saboum@nova-cinema.org
  • 18:00

    Jim Brown, 2007, US, video, vo, 93'
    Ce film de Jim Brown retrace la vie et la carrière de Pete Seeger, figure centrale séminale du "revival" folk des années 50. Personnage à plusieurs facettes, il est à la fois communiste, religieux, patriote, et incarne une idée de l’Amérique tout à fait particulière. A partir de nombreuses archives publiques et privées, on retrouve Pete Seeger aux côtés de Woody Guthrie et Leadbelly, Dylan et Johnny Cash, des Weavers, de Martin Luther King, mais aussi construisant sa maison de ses propres mains ou un bateau écolo pour dépolluer l’Hudson River. Soupçonné pendant le maccarthysme puis interdit d’antenne pendant 17 ans, il ne cesse de vouloir transmettre ses messages et la musique populaire de façon directe et collective. Il a aujourd’hui 90 ans et s’est engagé depuis longtemps contre l’idée de copyright, qui rend absurde le processus même de la folk music. Ce film, tout en présentant une personnalité importante et forte, propose une des histoires parallèles du XXe siècle américain, trop méconnue chez nous.
  • 20:00

    Une manière "vivante" de prolonger le film dédié à Pete Seeger où seront présentés des morceaux ayant subi des changements lors des différents "revivals" folk. Ou comment une chanson religieuse devient politique sans changer de sens, une ballade traditionnelle devient la plus acide "protest song", ou encore comment une chanson source peut aboutir à des versions fort différentes. Il y a un véritable paradoxe entre une œuvre artistique individuelle censée être définitive et gravée dans le marbre, ce dont témoignent les enregistrements sur disque, et une pratique artistique collective fugitive. Bref, une tentative de recontextualisation d’une musique vivante et souvent improvisée bien différente du folk introspectif actuellement en vogue...
  • 21:00

    "In the end, everything becomes melody". Cette belle formule d’un ami de Frederic Rzewski [prononcez ZHEV-ski], correspond assez bien à ses compositions aux influences plurielles, de la grande tradition musicale classique, à la tradition populaire. Frederic Rzewski est un compositeur engagé qui assume ses convictions. Ses 36 Variations de "The People United Will Never Be Defeated !" d’après la chanson révolutionnaire Chilienne de Sergio Ortega & Quilapayúnet, et inspirées des "Diabelli" de Beethoven en est un bon exemple. Mais Frédéric Rzewski est aussi un pianiste virtuose admiré et respecté. Américain établi en Belgique dès 1977, il vient de fêter ses 71 ans. Sa vie ne peut être racontée ici tant elle est riche en recherches musicales érudites, de l’électronique à l’improvisation, en passant par l’enseignement de la musique et l’écriture. Ajoutons cependant que lorsqu’on lui parle de droits d’auteurs, Rzewski fait la grimace, et rappelle que son oeuvre est depuis longtemps libre de diffusion ! Merci à Françoise Walot de nous avoir présenté son mari un soir au bar du Nova... Un artiste entier que l’on a plaisir à écouter, une réelle sommité qui (...)